vendredi 10 mai 2013

Journée nationale de l'abolition de l'esclavage : hypocrisie socialiste !

Le président de la République célébrera la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions, le vendredi 10 mai, lors d’une cérémonie de commémoration organisée au Jardin du
Luxembourg, annonce fièrement le site de l'Elysée.

Super ... La chance de Hollande, c'est quand même l'indulgence de la presse, une indulgence qui frise l'amnésie. 

Mardi 10 mai 2011 . Au lieu d'avoir une attitude digne de la Journée nationale de l'abolition de l'esclavage, les socialistes préfèrent célébrer la victoire de Mitterrand de 1981. Pas un journaliste pour souligner l'indécence de ces donneurs de leçons. 


Juin 2012. Arrivent au gouvernement : 

  • Najat Belkacem, pourtant rendue célèbre par des propos révisionnistes sur la traite négrière tenus dans le cadre de la sulfureuse fac de Lyon (lire Najat Belkacem chahutée sur l'esclavage sur Lyon Capitale). Comment peut-on accepter de tels propos ?
  • Manuel Valls, celui qui trouve qui trouve que Direct 8 filme mal sa bonne ville d'Evry ("pas assez de blancos")

Octobre 2012 Hollande se prononce en faveur de la reconnaissance morale de l'esclavage de la France en Afrique et ouvre la boite de pandore de la mémoire sélective (voir le post 17 Octobre - la mémoire sélective). Déjà, est ce que les français de 2012 sont responsables de crimes commis par les français du XVIIIeme et XIXeme siècle ? Si oui, ne serait-ce pas à la famille politique héritière du parti colonial à assumer la responsabilité ? Comment Hollande peut en même temps s'autoriser à célébrer la
Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions et ne pas s'excuser d'avoir rendu hommage à Jules Ferry, l'homme qui pensait que la France avait une mission civilisatrice

Les lois mémorielles semblent poser plus de problèmes qu'elles n'en résolvent, surtout quand ils s'agit de situations complexes. Traite négrière, shoah et génocide vendéen sont des faits lourds dont nous devrions évidemment respecter la mémoire. Mais nous ne devrions pas avoir à porter ce fardeau collectivement. Que les coupables, des gens et des institutions, soient identifiés, plutôt. Et celles et ceux qui en nient ou minimisent le caractère raciste, voire en font l'apologie.


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