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mercredi 21 mai 2014

Ebola en Afrique Subsaharienne : merci à le Pen d'en avoir parlé

Le président d'honneur du FN a estimé à Marseille que "Monseigneur Ebola [pouvait] régler" le problème de l'immigration massive "en trois mois".
Apparemment, d'après la journaliste du Point, Pauline de Saint Remy, les propos n'ont rien d'improvisé.



Il y a quelque chose de doublement choquant dans l'indignation que l'on constate, ici ou là, au sein de la gauche socialiste notamment (voir la tribune de Jérome Guedj (1) ). Non seulement cette indignation ressemble à des larmes de crocodile, mais en plus elle est improductive. 

D'une part, cette indignation est improductive car il ne sert à rien de nier que des millions de français pensent, à tort ou à raison, que la France va, à court ou moyen terme, être submergée par une vague d'immigration en provenance de pays pauvres, notamment d'Afrique, et que la France devrait au contraire rester un pays riche, blanc, Européen. Peut-on critiquer cette opinion alors que le Premier Ministre de France lui-même regrette l'absence, dans certains coins, de white, de blancos (2), et trouve qu'il y a au contraire trop de black, de negros dans ces mêmes coins ? 
Quand des gens comme Jerome Guedj et autres personnalités politiques des partis traditionnels critiquent les propos des Le Pen, ils ne font que leur donner encore plus d'importance, et font donc gagner des voix à l'extrême droite, sans, en plus, se soucier de la cohérence idéologique de leurs propres camps. Est-ce que le PS s'est donné pour but de faire du FN le premier parti de France ? 

D'autre part, il est choquant de constater que les gens se réveillent, non pas quand l'ebola tue des gens, mais quand l'extrême droite s'en réjouit. En effet, cela fait des mois que les ONG tirent la sonnette d'alarme et s'emploient sur le terrain à lutter contre les effets de la maladie.
donnez pour lutter contre l'Ebola

On peut par exemple penser à la Croix Rouge qui est présente aux cotés de la population guinéenne pour aider les gens (3). Ce n'est pas protester contre les propos de Jean-Marie le Pen qu'il faut faire, mais donner de toute urgence à la Croix Rouge, qui appelle à l'aide depuis le 7 avril 2014 (4).


L'immigration clandestine en provenance d'Afrique subsaharienne existe. On pourrait évidemment en réduire les couts collatéraux, en mettant en oeuvre les solutions que les libéraux préconisent, à savoir laisser les gens circuler librement ET supprimer l'aide sociale, afin que seuls des gens désireux de travailler émigrent. Mais les gouvernements successifs, de gauche comme de droite, s'y refusent, préférant continuer à ponctionner les contribuables pour un système coûteux et inefficace. Il est plus simple de se faire élire en allant racoler à l'extrême gauche, de critiquer les discours virulents, puis de poursuivre la politique des gouvernements précédents (rafles à Barbès (5), maintien de la ZAPI 3 de Roissy, etc), comme le font Valls et Hollande.

Il est aussi plus simple de dénoncer les propos de l'extrême droite plutôt que de suggérer à l'Espagne d'abandonner Ceuta et Mellila, points d'entrée de l'UE, situés en Afrique, deux villes qui donnent des images spectaculaires qui illustrent à merveille le discours lepéniste. 




A croire que le PS a vraiment besoin de cet épouvantail qu'est l'extrême droite.




(1) Mediapart Les vœux génocidaires de Jean-Marie Le Pen 21 mai 2014
(2) Le Monde Pour Manuel Valls, il manque "quelques Blancs" à Evry 10 juin 2009
(3) Croix Rouge Virus Ebola : déploiement d'une équipe ERU en Guinée 9 avril 2014
(4) Tribune de Genève Appel d'urgence de la Croix-Rouge face au virus Ebola 7 avril 2014
(5) Streetpress Quand la police met Barbès en état de siège pour rafler des sans-papiers 14 juin 2013

lundi 16 décembre 2013

Le principe de précaution et l'interventionnisme public tuent le devoir d'assistance à autrui

(également publié sur Contrepoints)

Ce matin, une activiste de l'extrême gauche parisienne, Leila Chaibi, interpelle Carrefour.

La membre du Front de Gauche demande pourquoi Carrefour "insulte les pauvres" en faisant afficher sur les poubelles d'un supermarché ceci.



Les "pauvres" sont prévenus. S'ils prennent des produits périmés dans les poubelles, ce sera à leurs risques et périls.

Seulement, dans ce cas précis, le problème ne vient pas que de Carrefour, mais du principe de précaution, qui trouve un débouché dans tout un tas de législation, dont cette recommandation faite par la Direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF) concernant les produits qui ont une DLC.
Les produits soumis à une date limite de consommation (produits frais, charcuterie, viande) devraient être détruits dès lors que leur DLC est dépassée, d’où le fait que la DGCCRF recommande d’asperger d’eau de javel ces produits jugés périmés, afin d’éviter des intoxications et donc l’engagement de la responsabilité du distributeur devant les tribunaux (source :  France Nature Environnement, Rue 89).

Voila aussi pourquoi les ONG de proximité comme la Croix Rouge ont tant de mal à récupérer des produits alimentaires non secs ou conditionnés hors conserves qu'ils pourraient redistribuer.

Saviez-vous, par exemple, que pour savoir comment donner de la nourriture à la restauration collective, il convient de lire 131 pages de réglementation et de recommandations publiques, donc étatiques (lire http://draaf.rhone-alpes.agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/Guide_dons_restauration_sept2013_cle091e14.pdf).

Ces tonnes de réglementations sont évidemment adoptées au nom des pauvres. LSA, le magazine de référence de la Grande Distrib, note qu'à la DGCCRF on pense que « Ce qui est mauvais pour les gens normaux n'est pas meilleur pour les gens pauvres ! » (source LSA). Et si on en croit cet article du Figaro qui parle de chaines qui se spécialisent dans les produits proches des dates de péremption, la DGCCRF veille ! 

Il ne s'agit pas donc que d'une absurdité qui consiste à envoyer à la poubelle 10 ou 20% de la production alimentaire française, un chiffre choquant en soi, mais aussi des effets collatéraux des législations qui visent à surprotéger tout le monde. Il y a 40 ou 50 ans en Europe, et encore dans de nombreux endroits du monde, il n'y avait ni DLC ni DLUO, mais du bon sens et moins de nourriture industrielle et hors saison, aussi. 

Ce qui est certain, c'est que les ONG réclament un assouplissement des règles concernant la consommation de produits proches de leurs DLC. La balle est dans le camp des législateurs et de la DGCCRF




mercredi 5 décembre 2012

22% des jeunes de 18-24 ans sous le seuil de pauvreté



Avez-vous lu le rapport du Secours Catholique sur la pauvreté des jeunes en France ? Avant toute remarque, on ne peut que rendre hommage aux dizaines de milliers de bénévoles de cette association ou leurs collègues de la Croix Rouge, des Restos du Coeur et de toutes les ONG qui se battent sur le terrain pour améliorer la vie de leurs prochains. 

Si vous le pouvez, n'hésitez pas à donner de votre temps ou de votre argent, car comme vous le savez, les besoins ne diminuent pas. 

Bravo les restos du Coeur !
Ils font un formidable boulot chaque année.
Ils ont besoin de votre aide.
 Soyez actif: si vous le pouvez, donnez un peu de votre caddie ou de votre temps.
 Les Libertariens

Ceci étant dit, et alors que nous sommes en France, que peut-on dire de la pauvreté des jeunes ? C'est important de souligner que ce rapport concerne la France, et non pas un pays sans SMIC (Suisse, Allemagne, Suède, Royaume Uni), un pays sans minima sociaux (Espagne), un pays sans taxation des dividendes (Belgique) ou sans ISF (Luxembourg), un pays sans ministère de légalité des territoires (à peu près le monde entier) car il semblait au contribuable que la France était un pays où la solidarité forcé pesait quand même lourd sur la fiche de paye et sur les feuilles d'imposition. 

Il n'y a pas de hasard dans la pauvreté. En France en 2012, il y a certains résidents plus égaux que d'autres devant la pauvreté : les étrangers (29% de l'échantillon du Secours Catholique), les personnes adultes isolées, les personnes éloignées de l'emploi. 

Autrement dit, il n'est pas illogique que des étudiants (personnes sans revenus ni qualifications) soient pauvres. C'est un état transitoire. Par contre, peut-être qu'il faudrait informer les futurs étudiants, que les études ont un cout élevé, ne serait-ce qu'à Paris à cause du logement, et que le rendement des études ne sera pas forcément celui qu'ils attendent. 
Le diplôme protège contre le chômage et la pauvreté. Pourquoi ne pas préférer faire des études courtes et donnant des formations recherchées, comme les BEP chaudronnerie, plutôt que de se lancer dans des études de sciences sociales, parfois jusqu'au niveau PhD ? Les désillusions sont parfois sévères, comme le montre la chronique de cette jeune doctorante en Lettres sans avenir tracé postée sur Agoravox.

Dans un pays d'immigration et de population relativement jeune (grâce à la démographie), il y aura toujours des pauvres. Après, le politique aura deux options : soit tout faire pour faire des pauvres une clientèle sur le principe problème solution (idée socialiste), soit penser qu'il faut une société de mobilité, dans laquelle chacun doit avoir des perspectives, peu importe les écarts de richesse entre les gens (idée  libérale). Que préférez-vous ? 


samedi 7 août 2010

Pour soutenir les ONG cet été ...


... n'hesitez pas à profiter des opérations marketing passées par certaines d'entre elles avec la grande distribution o ou les marques.

Exemple : la Croix Rouge et Hansaplast ou L'Occitane et l'Ordre de Malte.

Achetez malin, ca fera coup double !

Et meme si ca reste marginal (85% des ressources de ces deux ONG provient des dons et quêtes), ca permettra d'assurer du lien social dans la Capitale cet été.

mardi 2 mars 2010

Pavlovisme avéré chez Libération !

Alors que la Terre s’énerve et que les êtres Humains encourent ses foudres en Vendée comme au Chili, le rédacteur en chef de la Pravda Libération, dans un edito d’anthologie , affirme sans rire « Mais on constatera aussi que les secours sont arrivés vite, que le gouvernement s’est mobilisé, que pompiers, médecins, secouristes, gendarmes et préfets ont fait diligence. Bref on se rassurera de voir fonctionner normalement cette organisation dont on a pourtant, sous l’injonction libérale, dit tant de mal depuis deux décennies : l’Etat. ». Il ajoute, toujours sans rire « Les Chiliens, comme les Français, ont des fonctionnaires nombreux et compétents. Ils doivent s’en féliciter ».

Comme pour les chiffres macro économiques annoncés en hâte et révisés un mois plus tard, la réactivité est souvent un choix pris au détriment de la précision.


Si Laurent Joffrin avait attendu ne serait-ce que 24 heures, il aurait su que la catastrophe qui a frappé la Faute sur Mer met directement en cause les pouvoirs publics dans leur politique d’attribution des permis de construire. L’événement soulève aussi des questions sur la capacité de ce fameux Etat à entretenir ses ouvrages, puisqu’il semble que les digues aient cédé faute d’entretien.
Joffrin aurait également entendu ces chiliens appeler au secours un Etat incapable d’assurer ses fonctions régaliennes de sécurité.
Enfin, il aurait vu qu’en cas de problèmes, les ONG sont réactives.