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mardi 21 avril 2015
vendredi 26 juillet 2013
Les libéraux répondent à #TerraNova et à @juliettemeadel
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| Juliette Méadel Terra Nova |
Juliette Méadel, 37 ans, avocate d'affaires et énarque, est anti libérale et directrice de Terra Nova, le think tank qui nous sert des analyses si exactes (relire Face à la désertification intellectuelle : contrer Terra Nova, un post du 12 avril 2011).
On l'a entendu chez #CarrementBrunet, ou elle challengeait les propos de Gaspard Koenig. (réécoutez le podcast sur le site de RMC) en débattant sur le sujet le libéralisme est il la clé pour sortir de la crise ?
#RMC je serai chez Brunet à 13h30 pour répondre à la question "le libéralisme est il la clé pour sortir de la crise"?
— Juliette Méadel (@juliettemeadel) July 24, 2013
Pour Juliette Méadel, la réponse est non, à l'inverse de ce que nombreux bloggeurs tentent pourtant de rappeler, comme :
Comme, finalement, en une heure de temps, Gaspard Koenig n'a pas forcément eu le temps de répondre précisément sur tous les points évoqués, voici les liens pour celles et ceux qui veulent creuser les sujets qui ont été abordés.
- Vincent Bénard, sur Contrepoints Pourquoi le libéralisme est la solution à la crise financière
- Pierre Chappaz sur Libertarien Pourquoi le libéralisme est LA réponse à la crise!
- H16 Le libéralisme, une réponse à la crise ?
- L'Hérétique Le libéralisme, solution à la crise ? Soit, mais lequel ?
- Franck Boizard sur la Lime Pourquoi le libéralisme est LA réponse à la crise
- et, ici même Pourquoi le libéralisme est LA réponse à la crise
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| Gaspard Koenig Parti Libéral Démocrate |
- Poncif : La loi de 1973 crée les déficits publics
- Réponse de H16 : on manque en réalité d'épargne pour financer des déficits de toutes façons trop importants (lire Pour en finir avec la loi de 1973)
- Réponse : c'est quand même comique de parler de la loi de 1973, une loi qui a son équivalent dans les législations Suisses ou Suédoises, et de penser que ces lois font du déficit et de la dette.
- Poncif : La main invisible date du XIXeme/XXeme siècle
- Passons l'erreur factuelle (la Main invisible date du XVIIIeme siècle, Juliette Méadel confond avec le commissaire priseur Walrassien
- Réponse de Libertarien : Je n'aime pas la Main invisible
- Poncif : Si on laisse le marché tourner tout seul, ça provoque des catastrophes
- Réponse : quand on laisse l'Etat réguler l'économie, cela donne Dexia, le Credit Lyonnais, le plan calcul, la dette de la SNCF, et, dans les versions extrêmes : Cuba, la Corée du Nord et le Venezuela (Etat pétrolier qui connait des pénuries alimentaires)
- Réponse : si vraiment les politiciens pouvaient diriger l'économie, pourquoi, plutôt que le train, le téléphone ou la médecine, ils ne nationalisent pas le logement et la production alimentaire, qui sont bien plus vitaux ? Réponse : parce qu'ils savent que le marché décentralisé est la meilleure/moins mauvaise réponse à ces questions vitales
- Réponse : les économies plutôt libérales (Hong Kong, Suisse, Canada, Ghana, Nouvelle Zélande, Luxembourg) sont en meilleur état que les économies régulées
- Lire aussi : Comment faire passer le chômage sous les 3% sur le blog de Pierre Chappaz
- Ah bon, pas de SMIC dans le canton de Vaud ?, un post Le Parisien Libéral du 19 mai 2011
- Poncif : La crise des subprimes, née aux Etats-Unis, montre que si on intervient pas pour réglementer, il y a des catastrophes
- Réponse : le subprime est un mécanisme de bonification de prêts pour des populations insolvables, d'origine gouvernementale, promu par l'administration Clinton, et la crise des subprimes a pour source l'excès de liquidités crées par la Fed après le 9/11
- Poncif : La crise des subprimes est une crise du manque de régulation
- Réponse : Freddie Mac et Fanny Mae étaient précisément des agences gouvernementales, et non pas d'obscurs hedge funds.
- Réponse : la crise des subprimes est l'échec de l'interventionnisme fédéral US
- Lire Infaillibilité du marché et régulation étatique sur le blog Analyse Libérale
- Poncif : En France, où on régule, il n'y a pas eu de faillites bancaires, grâce à l'Etat
- Natixis ? Dexia ? Les pertes de la Caisse des Dépots et Consignations ?
- Poncif : Les Etats Unis sont un pays libéral
- Réponse : Ronald Reagan a commencé le travail mais les Etats Unis ne sont pas libéraux, ils subventionnent leur agriculture, lèvent des droits de douanes protectionnistes sur l'acier, investissent l'argent du contribuable dans General Motors, et mènent sans sourciller des politiques liberticides. Les Etats Unis sont moins anti libéraux que l'Europe, dont la France, certes, mais rien de plus. Si des gens comme Edward Snowden ou Ron Paul prennent la parole, c'est justement pour dénoncer la glissade des Etats Unis.
- Comme il existe de grosses différences entre Malte et la France, entre l'Allemagne et la Grèce, il y a des différences énormes entre le Delaware et New York, entre le New Hampshire (cf le Free State Project) et la Californie
- Poncif : Economie de marché = capitalisme = libéralisme
- Réponse : on peut etre libéral et anticapitaliste, lire Christian Lanrut sur Agoravox Peut on être libéral et anti-capitaliste ?
- Réponse : on peut être capitaliste et communiste (Chine)
- Poncif : La France est un pays libéral
- Réponse : 57% du PIB passe par les mains de l'Etat. Nous sommes très très loin de la limite de 40% dont parlait VGE.
- Lire aussi : Mise au point sur les idées libérales : Non : il n'y a pas eu de mesures libérales en 5 ans, entre 2007 et 2012, en France, ou presque (hormis le statut de l'auto entrepeneur et l'autonomie des universités)
- Poncif : Depuis 1986, il n'y a plus d'ordonnances pour définir les prix
- Réponse : en 2013, une ministre imagine pouvoir réguler les prix de l'immobilier, alors que nous souffrons déjà , en région parisienne notamment, de pénurie
- Poncif : La croissance ne viendra pas toute seule si l'Etat réduit son périmètre d'intervention
- Réponse : pour "lutter contre la crise", le président Sarkozy a fait exploser les déficits et la dette. Or, la France a été en récession. La séquence post Lehman Brothers montre que, partout dans le monde, le keynesianisme a définitivement échoué.
- Réponse : la croissance n'est un objectif que parce que nous sommes, en Occident, dans un sytème pyramidal à la Ponzi-Maddoff, pour les retraites notamment. Mais les libéraux, adeptes de l'école autrichienne d'économie, ne pensent pas la croissance économique puisse être un objectif de politique économique
- Réponse : la croissance (réelle) survient quand des entrepreneurs parviennent à faire mieux, plus efficacement, ou différemment quelque chose. La croissance est le fruit indirect de décisions de création d'un environnement favorable aux entrepreneurs : stabilité juridique et fiscale, facilité d'accès aux facteurs de production
- Poncif : Quand il n'y a pas d'Etat, c'est la loi de la jungle
- Réponse : le nombre de SDF à Paris devrait nous inciter, nous français, à plus de modestie.
- Réponse : en absence d'Etat, les gens donnent spontanément de l'argent ou du temps à des causes, et créent une société de solidarités réelles, à la place de la société de solidarités forcées que le fisc nous impose.
- Poncif : Margaret Thatcher a fait progressé le chômage
- Réponse : en URSS, le taux de chômage était effectivement à 0%. Si l'Etat veut vraiment lutter contre le chômage, effectivement, il le peut,en mettant tout le monde au "travail", ouvrier dans des usines improductives, employé du KGB ou gardien de goulag.
- Réponse : en 1979, quand Maggie est arrivée au pouvoir, le UK était sous tutelle du FMI. Le taux de chômage était à 6%, comme en France, et, en 1990, il était à 5.8%, moitié moins qu'en France.
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| Source : Cairn Info |
- Poncif : Le système de santé britannique est une catastrophe
- Réponse : le système de santé français est une catastrophe : 11% des français n'ont pas les moyens de se soigner
- Poncif : le libéralisme heurte les plus faibles
- Réponse : le libéralisme a tiré de la pauvreté absolue des milliards d'Asiatiques, et bientôt d'Africains, ce qui, pour les internationalistes que les socialistes disent être, devrait les réjouir.
- Réponse : personne n'est définitivement plus faible. Chacun a une part de talents qui ne demande qu'à s'exprimer. Sur le plan académique, Steve Jobs n' pas la compétence d'un énarque. Mais il a crée un univers.
Tout ceci pousse à relire la thèse de Juliette Meadel, Les marchés financiers et l'ordre public, et à se poser des questions sur la formation des élites. Il est symptomatique d'entendre de la part de Gaspard Koenig qu'il a fallu qu'il traverse l'Atlantique pour entendre parler des origines Françaises et Européennes du libéralisme.
Cantillon, Say, Bastiat, Constant ou Toqueville ne sont pas des cow boys débarqués du Far West, mais bien des penseurs nés de ce coté ci de l'Atlantique. Mais pour diverses raisons, ils sont totalement passés sous silence ici chez nous.
Sur le même sujet, lisez
Bonnes lectures !
Cantillon, Say, Bastiat, Constant ou Toqueville ne sont pas des cow boys débarqués du Far West, mais bien des penseurs nés de ce coté ci de l'Atlantique. Mais pour diverses raisons, ils sont totalement passés sous silence ici chez nous.
Sur le même sujet, lisez
- Clichés et idées fausses sur le libéralisme, un document rédigé par la Fédération Belge des Etudiants Libéraux
- Ce document est commenté chez Diffraction
- Pulp Libéralisme, la tradition libérale pour les débutants, un livre rédigé par Daniel Tourre
- Cliché : le libéralisme, c’est la propriété contre les pauvres !, un article de Contrepoints
- Libéralisme ? Economie ? Cliché quand tu nous tiens, un article rédigé par Patrick Aubin dans le Journal Toulousain
- Convertis au libéralisme ? Et si la crise était en train de changer la vision que les Français ont de l’Etat... , un article de William Genieys, Mathieu Laine et Alexandre Melnik publié chez Atlantico
- Libéral, vous avez dit libéral ?, un podcast de France Inter
- Pourquoi je quitte le Front de gauche pour les libéraux, un post du blog St Cyr l'Ecole au Coeur
- Le libéralisme c'est le règne de la violence, un post d'Alain Cohen-Dumouchel sur le blog Gauche Libérale
- Les libéraux sont les alliés du grand capital un post d'Alain Cohen-Dumouchel sur le blog Gauche Libérale
- Il existe deux libéralismes bien distincts : le libéralisme politique et le libéralisme économique un post d'Alain Cohen-Dumouchel sur le blog Gauche Libérale
- Le libéralisme c'est chacun pour soi un post d'Alain Cohen-Dumouchel sur le blog Gauche Libérale
- Le libéralisme c'est la Loi de la jungle. un post d'Alain Cohen-Dumouchel sur le blog Gauche Libérale
- Le libéralisme, vous connaissez ?, un post du 27 novembre 2012
- Libres ! 100 auteurs, 100 idées, un essai collectif rédigé par des profs aussi bien que par des praticiens concrets du libéralisme : entrepreneurs, etc
Bonnes lectures !
jeudi 28 avril 2011
Couts de la monarchie : leçons d'Europe
En ces jours de Windsormania, penchons nous sur un sujet qui fâche, la comparaison entre le cout de la très républicaine Présidence de la République Française, comparée à ce que coutent les monarchies de nos voisins britanniques, belges, luxembourgeois, espagnols ou suédois. Après tout, les anglais s'apprêtent à se faire dépouiller de quelques millions de livres sterling, en guise de cadeau forcé de mariage pour William & Kate, non ?
Evacuons illico le suspence, et venons-en aux faits : en brut, l'Elysée coute plus cher que ses équivalents royaux, donc trop cher.
La France est entourée de monarchies, c'est à dire de pays où une famille royale a survécu aux révolutions, cette dernière étant censée se contenter de toucher des dividendes tout en alimentant la presse people.
Longtemps, en France, on a vécu dans l'hypocrisie toute Mitterrandienne de la vertu Républicaine, donc forcément désinteressée. Heureusement, les fonds secrets aidaient à mettre un peu de beurre fermier au gros sel de Noirmoutier dans les épinards du potager. En ce sens, on ne peut que saluer la décision de Sarkozy d'augmenter le salaire du président de la République, et de jouer la transparence.
Avant cela et à court terme, que l'Elysée confie à un cabinet de conseil une mission de cost killing (évitons Bercy, leurs talents en réduction des couts semble limité) plutôt que de jeter de la poudre aux yeux en annulant la Garden Party annuelle (cout : 700 000 euros, soit 150 heures de vol de Dassault Falcon).
(1) http://www.elysee.fr/president/la-presidence/le-budget-de-la-presidence-de-la-republique/le-budget-de-la-presidence-de-la-republique.7112.html
(2) http://www.rue89.com/2010/07/15/les-voyages-de-lelysee-encore-epingles-par-la-cour-des-comptes-158801
(3) http://www.journaldunet.com/economie/business-de/president-de-la-republique-elysee/8-interview-rene-dosiere.shtml
(4) http://www.leconomiste.com/article/la-monarchie-espagnole-moins-chere-que-la-france
(5) http://www.presseurop.eu/en/content/article/221181-royals-still-rattling-their-jewellery
Evacuons illico le suspence, et venons-en aux faits : en brut, l'Elysée coute plus cher que ses équivalents royaux, donc trop cher.
Longtemps, en France, on a vécu dans l'hypocrisie toute Mitterrandienne de la vertu Républicaine, donc forcément désinteressée. Heureusement, les fonds secrets aidaient à mettre un peu de beurre fermier au gros sel de Noirmoutier dans les épinards du potager. En ce sens, on ne peut que saluer la décision de Sarkozy d'augmenter le salaire du président de la République, et de jouer la transparence.
Problème : on arrive à un cout officiel de 112 millions d'euros, chiffre publié par l'Elysée (1). 1.72 euros par français.
Qu'est ce qui coûte tant au 55 rue du Faubourg Saint Honoré ? D'abord, les voyages : près de 20% du total. sans parler de frais de personnels importants (2). La Cour des Comptes a beau dénoncer la situation, il semble difficile de la changer, la hausse semble inexorable (3).
Ce chiffre de 112 millions, il faut le rapprocher de ce que coute la monarchie Espagnole (4). Par contre, vivre en monarchie ne signifie ni transparence ni modération des couts. Herman Matthijs, professeur de sciences politiques à Vrije Universiteit Brussel/Université Libre de Bruxelles a montré que la monarchie Belge ne publiait pas de chiffres réalistes et globaux (5).
Et puis, il faut bien l'avouer, 218 ans après l'execution de Louis XVI et Marie Antoinette d'Autriche, la France est encore à la fois dans le ressentiment vis à vis d'une monarchie qui fut jugée trop dispendieuse et (paradoxe) dans l'acceptation de ce qui fait exploser le cout de revient de nos gouvernants, tels que les Paris-le Mans en jet privé plutôt qu'en TGV, les 40 et quelques véhicules pour un seul ministre ou la sous location de HLM par des ministres.
Ca n'est pas uniquement le coût direct des gouvernants qui compte. C'est aussi l'ensemble des lois ou usages qui perdurent et contribuent à remplir leur portefeuille. Même si William & Kate font don à des associations humanitaires des cadeaux qu'ils recevront (c'est tout à leur honneur), Charles continuera, lui, à toucher les dividendes de la Politique Agricole Commune (PAC), un peu comme la famille de Monaco, qui fait bien de conserver ses terres de l'Aisne.
De tous les souverains regnant en Europe actuellement, seuls les banquiers du Liechstenstein semblent vivre de leur travail plus que d'une quelconque subvention de contribuables. Alors, à quand de vraies monarchies libertariennes, en attendant que la Belgique, bien partie, se transforme en Free State Project ?
De tous les souverains regnant en Europe actuellement, seuls les banquiers du Liechstenstein semblent vivre de leur travail plus que d'une quelconque subvention de contribuables. Alors, à quand de vraies monarchies libertariennes, en attendant que la Belgique, bien partie, se transforme en Free State Project ?
Avant cela et à court terme, que l'Elysée confie à un cabinet de conseil une mission de cost killing (évitons Bercy, leurs talents en réduction des couts semble limité) plutôt que de jeter de la poudre aux yeux en annulant la Garden Party annuelle (cout : 700 000 euros, soit 150 heures de vol de Dassault Falcon).
(1) http://www.elysee.fr/president/la-presidence/le-budget-de-la-presidence-de-la-republique/le-budget-de-la-presidence-de-la-republique.7112.html
(2) http://www.rue89.com/2010/07/15/les-voyages-de-lelysee-encore-epingles-par-la-cour-des-comptes-158801
(3) http://www.journaldunet.com/economie/business-de/president-de-la-republique-elysee/8-interview-rene-dosiere.shtml
(4) http://www.leconomiste.com/article/la-monarchie-espagnole-moins-chere-que-la-france
(5) http://www.presseurop.eu/en/content/article/221181-royals-still-rattling-their-jewellery
lundi 31 janvier 2011
Le libéralisme et les libéraux en France - Etat des lieux
On lit souvent des poncifs sur le libéralisme, et il y a également beaucoup de questions soulevées sur la réalité du libéralisme. Voici quelques élements de réponse
Question : le libéralisme, de gauche, de droite ?
Réponse: les libéraux ne se reconnaissent pas dans la notion de gauche / droite, ils se reconnaissent dans la notion étatisme / libéralisme. Les libéraux préferent le diagramme de Nolan à l'élipse d'une Assemblée.
Voir le post "paysage politique français" du 21 Aout 2010.
Toutefois, pour des questions de moindre appétence (théorique) pour l'action étatique, la droite conservatrice est, dans un système bi partisan strict comme la Veme République, le partenaire des libéraux.
De même, dans les régimes parlementaires aussi, les couples naturels sont libéraux et conservateurs, comme en Allemagne (FDP), au Royaume Uni (Libdem) ou aux Pays Bas (VVD). Plus les libéraux s'appuient sur les Centristes, plus ils sont à même de pouvoir combattre les conservatismes. (Voir le post Conservatisme vs Libéralisme du 19 janvier 2010).
Cela dit, il faut bien s'assoir quelque part à l'Assemblée Nationale ;-)
Question : quel est le lien entre capitalisme et libéralisme ?
Réponse: le capitalisme est un mode de production, le libéralisme est un régime politique de libertés dont celle de vivre en économie de marché.
Le libéralisme est plus large que le capitalisme.
En 1989, quand le Mur de Berlin est tombé, les pays de l'Est ont voté pour le libéralisme. On trouve des capitalistes (des gens qui mettent du capital au service d'une production dans le but de faire un profit) chez les communistes chinois et dans les régimes autoritaires.
Wikiliberal complète la définition.
Question : quel est le livre de chevet des libéraux français ?
Réponse: il y en a plusieurs
- 1984, de George Orwell
- le meilleur des mondes, de Aldous Huxley
- La Pétition des fabricants de chandelles, de Frédéric Bastiat
- Atlas Schrugged, de Ayn Rand
mais aussi, plus récents
- Le Capital, suites et fin, de Guy Sorman (lien vers son blog le futur c'est tout de suite)
- Le jour où la France a fait faillite, de Philippe Jaffré et Philippe Riès
- Un libéral nommé Jésus, de Charles Gave (lien vers son blog la faillite de l'etat)
Au demeurant, dire que tel ou tel ouvrage est le livre de chevet des libéraux est aussi pertinent que de se demander si les socialistes dorment avec "Le Capital" de Marx sur leur table de nuit, ou si les droiters lisent une page des "souffrances du jeune Werther" avant de se coucher. Chaque pensée est plurielle.
Vous trouverez sur le blog de Tu peux courir une biblioteque virtuelle liberale (libertarienne).
Question : Pinochet , un libéral ?
Réponse : Non. Pinochet est un militaire conservateur, qui, dans un pays ultra socialiste des années 70, a appliqué un régime capitaliste. L'intervention de l'Ecole de Chicago dans l'experience chilienne a certes été bénéfique pour l'économie du pays, mais au prix d'un bain de sang que les libéraux n'approuvent pas, pas plus qu'ils l'approuvent la présidence Allende. Les libéraux français estiment que l'Université de Chicago a commis une grave erreur en s'appuyant sur la table rase de Pinochet pour expérimenter leurs théories. La gauche renvoit souvent aux libéraux Pinochet, mais oublie le cas du Canada des années 90, qui s'est désétatisé sans recours à une dictature. La référence des libéraux, s'il devait y en avoir une, serait plus le Canada que le Chili, ou encore la Suisse et sa démocratie directe.
Question : pourquoi tant de banquiers et financiers chez les libéraux ?
Réponse: Il n'y a pas plus de banquiers et de financiers chez les libéraux qu'ailleurs, et les banquiers et financiers ne sont ni plus ni moins libéraux que la moyenne de la population; Certains d'entre eux ne crachent pas sur l'argent public d'ailleurs. Jean-Marc Vernes, Jacques Heyer ont soutenu ou soutiennent la droite RPR-UMP, pas Alternative Libérale tandis que Jacques Attali, Benjamin de Rothschild, Matthieu Pigasse soutiennent le PS, pas les libéraux. Des hedge funds soutiennent un ministre en exercice (!) voir le Post Les hedge funds réhabilités ? du 22 Juillet 2010. Un gérant de fond de private equity (oui, grace au journaliste Laurent Mauduit, on sait que Pierre Bergé gagne de l'argent dans des LBO sur des meubles d'hypermarché, pas en vendant de la haute couture) soutient Marie-Ségolène Royal.
Question : le libéralisme, le recyclage de l'extreme droite ?
Réponse: il y a des anciens GUDards et autres extrémistes de droite des années 60 et 70 qui sont devenus libéraux. On pense à Alain Madelin and co. Les libéraux sont partagés par rapport à cela, car ils savent que pour certains, la conversion n'est que de facade. De nombreux anciens du Parti des Forces Nouvelles sont toujours radicalement contre la démocratie, notamment.
Ceci étant dit, les faits comptent plus que les actes, et la génération Madelin a été parmi les premiers à dénoncer l'horreur des Boat People, des Laogai et autres joyeusetés issues du communisme. De plus, la présence d'extrémistes actuels et surtout passés n'est pas limitée aux libéraux.
On trouve des trotskystes chez les Socialistes, des gens qui appelent au meutre au Parti de Gauche, des anciens du FN à l'UMP, des anciens communistes au Front National, des communistes au Parti Communistes, des pro life actifs au Modem etc... que chacun balaye devant sa porte, quand on sait que le Parti Socialiste n'abolit jamais les lois extrémistes votées par la droite, sous la pression des idées d'extrème droite, quand il est au pouvoir. Jospin crée le FNAEG, ne supprime pas la double peine, fait voter la loi du 3 Octobre 2001 sur les fouilles de véhicules, Huchon valide le Pass Navigo malgré l'avis négatif (mais consulatif) de la CNIL. Etc...
Donc oui il existe des anciens d'extrème droite chez les libéraux, mais 1. ils ont changé 2. ils sont minoritaires. 3. il y a moins d'extrémistes chez AL qu'au sein des autres partis : Alternative Libérale, née en 2006, a une moyenne d'age proche de 33 ans au niveau de ses adhérents.
Question : le libéralisme, la loi du plus fort ?
Réponse: le libéralisme c'est le respect du contrat librement établi entre deux parties. Rien à voir avec les violences policières impunies typiques des régimes ultra socialistes, le mépris des clients dans les services publics et autres. Le droit du plus fort s'exerce mieux en Chine qu'entre Carrefour France et ses clients. (Voir le post Entreprises libres et tribunaux indépendants sont les mamelles de la démocratie du 20 Décembre 2010). Le droit du plus fort, c'est le socialisme, qui garantit à l'Etat qu'il sera toujours le plus fort, et ce de manière légale.
Question : être libéral c'est accepter les inégalités ?
Réponse: oui. Les inégalités existent. Mais les pires inégalités sont probablement celles dont on ne parle pas assez. On dit souvent que l'argent achète tout. C'est faux. Les fils de commercants sont parmi les pires taux de réussite à l'école, alors que les enfants de professeurs ont des taux de réussite disproportionnés, qui ne s'explique que par du délit d'initié non marchand. De plus, le fait qu'on trouve des Enarques dont un parent est Enarque est tout simplement inconcevable sur le plan statistique. Etre libéral c'est accepter les inégalités pour mieux créer de l'équité, et non pas pour garantir le statu quo de l'hypocrisie.
C'est aussi être responsable et savoir que l'engagement personnel pour des causes fonctionne mieux que l'engagement étatique. Il faut bien comprendre que, de toutes façons, les expériences d'égalitarisme forcenées ont toujours échoué et fini dans la violence, de la République de Sparte au régime des Khmers, en passant par la RDA ou la Corée du Nord.
Question : être libéral c'est refuser la solidarité ?
Réponse: les libéraux pensent, comme la majorité des français, que la solidarité et la mixité sociale forcées ne sont pas de bonnes réponses. Les exemples sont nombreux pour montrer que la solidarité, on l'aime chez les autres. Des hierarques socialistes vivant dans le VIeme arr mais pronant des HLM chez les autres, en passant par la persistance de droits sans devoirs, Alternative Libérale préfererait une société où chacun puisse aligner les mots et les actes, plutot que ce décalage entre la devise de la République et la réalité de terrain.
Question : pourquoi l'allliance Alternative Libérale Nouveau Centre ?
Réponse: le libéralisme économique et sociétal, l'engagement pour une Europe Fédérale, l'Atlantisme sont des valeurs partagées par les Centristes libéraux démocrates à travers toute l'Europe et en France également. Le Nouveau Centre, la Nouvelle UDF, est un bon partenaire pour AL dans le cadre de la reconstitution du Centre.
Question : un parti libéral, n'est ce pas paradoxal ?
Réponse: quelque part, et sur le plan philosophique, oui. Maintenant, sur le plan pratique, pour changer les lois il faut prendre le pouvoir. Face au consensus français entre l'UMP et le PS vis a vis de l'Etat, il faut un parti libéral, il faut Alternative Libérale.
Question : pourquoi le rejet de la dette publique et l'acceptation des dettes privées ?
Réponse: c'est une question de responsabilité. Les problèmes qui sont à tout le monde ne sont à personne. Et les opportunités qui sont à tout le monde finissent en réalité par n'appartenir qu'à quelques uns.
Question : pourquoi les libéraux se définissent ils comme humanistes ?
Réponse : les libéraux pensent que les gens sont mieux placés que les Etats pous savoir ce qui est bon pour eux.
Question : a quoi ressemble le paradis libéral ?
Réponse: A rien ! Il n'y a pas de paradis libéral possible car les hommes sont imparfaits ! Maintenant, il existe des pays plus libres que d'autres. Les petites monarchies constitutionnelles Européennes, toutes bien notées au niveau de leur Indice de Développement Humain, ainsi que la Suisse, semblent être de bons compromis. Le Free State Project est un test intéressant également. Maintenant, en ce qui concerne la France, toute baisse du poids de l'Etat ne peut qu'immanquablement nous faire progresser, vu d'où nous partons. Plus de la moitié du PIB est étatisé d'une manière ou d'une autre, en France.
Question : les libéraux sont ils un groupuscule destinés à ne jamais gouverner ?
Réponse: les libéraux sont au gouvernement de nombreux pays Européens (cf le Post Les libéraux en Europe - mise à jour du 5 Décembre 2010) et leur partenariat avec le Nouveau Centre renforcent leur crédibilité.
Question : les libéraux sont ils d'accord entre eux ?
Réponse: globalement, tous les libéraux veulent moins d'impots, plus de libertés, et plus d'équité. Les libéraux veulent un Etat impartial. Après, la où les libéraux débattront, c'est eventuellement sur la méthode à privilégier. Est ce que l'Etat va s'effrondrer de lui meme sous le poids de ses contradictions (poids des lobbys, dette publique) ou bien faudra t il piloter la désinflation législative et budgétaire, telle est la question. Autre poids de débat : l'Europe est elle en risque de devenir un nouvel échelon du Leviathan ou bien est elle la garantie que les Etats fédérés respectent dans leurs législations au niveau des droits fondamentaux .? Chez Alternative Libérale on privilégie la deuxième solution, celle d'une Europe qui protège nos libertés.
Question : le libéralisme, de gauche, de droite ?
Réponse: les libéraux ne se reconnaissent pas dans la notion de gauche / droite, ils se reconnaissent dans la notion étatisme / libéralisme. Les libéraux préferent le diagramme de Nolan à l'élipse d'une Assemblée.
Voir le post "paysage politique français" du 21 Aout 2010.
Toutefois, pour des questions de moindre appétence (théorique) pour l'action étatique, la droite conservatrice est, dans un système bi partisan strict comme la Veme République, le partenaire des libéraux.
De même, dans les régimes parlementaires aussi, les couples naturels sont libéraux et conservateurs, comme en Allemagne (FDP), au Royaume Uni (Libdem) ou aux Pays Bas (VVD). Plus les libéraux s'appuient sur les Centristes, plus ils sont à même de pouvoir combattre les conservatismes. (Voir le post Conservatisme vs Libéralisme du 19 janvier 2010).
Cela dit, il faut bien s'assoir quelque part à l'Assemblée Nationale ;-)
Question : quel est le lien entre capitalisme et libéralisme ?
Réponse: le capitalisme est un mode de production, le libéralisme est un régime politique de libertés dont celle de vivre en économie de marché.
Le libéralisme est plus large que le capitalisme.
En 1989, quand le Mur de Berlin est tombé, les pays de l'Est ont voté pour le libéralisme. On trouve des capitalistes (des gens qui mettent du capital au service d'une production dans le but de faire un profit) chez les communistes chinois et dans les régimes autoritaires.
Wikiliberal complète la définition.
Question : quel est le livre de chevet des libéraux français ?
Réponse: il y en a plusieurs
- 1984, de George Orwell
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- La Pétition des fabricants de chandelles, de Frédéric Bastiat
- Atlas Schrugged, de Ayn Rand
mais aussi, plus récents
- Le Capital, suites et fin, de Guy Sorman (lien vers son blog le futur c'est tout de suite)
- Le jour où la France a fait faillite, de Philippe Jaffré et Philippe Riès
- Un libéral nommé Jésus, de Charles Gave (lien vers son blog la faillite de l'etat)
Au demeurant, dire que tel ou tel ouvrage est le livre de chevet des libéraux est aussi pertinent que de se demander si les socialistes dorment avec "Le Capital" de Marx sur leur table de nuit, ou si les droiters lisent une page des "souffrances du jeune Werther" avant de se coucher. Chaque pensée est plurielle.
Vous trouverez sur le blog de Tu peux courir une biblioteque virtuelle liberale (libertarienne).
Question : Pinochet , un libéral ?
Réponse : Non. Pinochet est un militaire conservateur, qui, dans un pays ultra socialiste des années 70, a appliqué un régime capitaliste. L'intervention de l'Ecole de Chicago dans l'experience chilienne a certes été bénéfique pour l'économie du pays, mais au prix d'un bain de sang que les libéraux n'approuvent pas, pas plus qu'ils l'approuvent la présidence Allende. Les libéraux français estiment que l'Université de Chicago a commis une grave erreur en s'appuyant sur la table rase de Pinochet pour expérimenter leurs théories. La gauche renvoit souvent aux libéraux Pinochet, mais oublie le cas du Canada des années 90, qui s'est désétatisé sans recours à une dictature. La référence des libéraux, s'il devait y en avoir une, serait plus le Canada que le Chili, ou encore la Suisse et sa démocratie directe.
Question : pourquoi tant de banquiers et financiers chez les libéraux ?
Réponse: Il n'y a pas plus de banquiers et de financiers chez les libéraux qu'ailleurs, et les banquiers et financiers ne sont ni plus ni moins libéraux que la moyenne de la population; Certains d'entre eux ne crachent pas sur l'argent public d'ailleurs. Jean-Marc Vernes, Jacques Heyer ont soutenu ou soutiennent la droite RPR-UMP, pas Alternative Libérale tandis que Jacques Attali, Benjamin de Rothschild, Matthieu Pigasse soutiennent le PS, pas les libéraux. Des hedge funds soutiennent un ministre en exercice (!) voir le Post Les hedge funds réhabilités ? du 22 Juillet 2010. Un gérant de fond de private equity (oui, grace au journaliste Laurent Mauduit, on sait que Pierre Bergé gagne de l'argent dans des LBO sur des meubles d'hypermarché, pas en vendant de la haute couture) soutient Marie-Ségolène Royal.
Question : le libéralisme, le recyclage de l'extreme droite ?
Réponse: il y a des anciens GUDards et autres extrémistes de droite des années 60 et 70 qui sont devenus libéraux. On pense à Alain Madelin and co. Les libéraux sont partagés par rapport à cela, car ils savent que pour certains, la conversion n'est que de facade. De nombreux anciens du Parti des Forces Nouvelles sont toujours radicalement contre la démocratie, notamment.
Ceci étant dit, les faits comptent plus que les actes, et la génération Madelin a été parmi les premiers à dénoncer l'horreur des Boat People, des Laogai et autres joyeusetés issues du communisme. De plus, la présence d'extrémistes actuels et surtout passés n'est pas limitée aux libéraux.
On trouve des trotskystes chez les Socialistes, des gens qui appelent au meutre au Parti de Gauche, des anciens du FN à l'UMP, des anciens communistes au Front National, des communistes au Parti Communistes, des pro life actifs au Modem etc... que chacun balaye devant sa porte, quand on sait que le Parti Socialiste n'abolit jamais les lois extrémistes votées par la droite, sous la pression des idées d'extrème droite, quand il est au pouvoir. Jospin crée le FNAEG, ne supprime pas la double peine, fait voter la loi du 3 Octobre 2001 sur les fouilles de véhicules, Huchon valide le Pass Navigo malgré l'avis négatif (mais consulatif) de la CNIL. Etc...
Donc oui il existe des anciens d'extrème droite chez les libéraux, mais 1. ils ont changé 2. ils sont minoritaires. 3. il y a moins d'extrémistes chez AL qu'au sein des autres partis : Alternative Libérale, née en 2006, a une moyenne d'age proche de 33 ans au niveau de ses adhérents.
Question : le libéralisme, la loi du plus fort ?
Réponse: le libéralisme c'est le respect du contrat librement établi entre deux parties. Rien à voir avec les violences policières impunies typiques des régimes ultra socialistes, le mépris des clients dans les services publics et autres. Le droit du plus fort s'exerce mieux en Chine qu'entre Carrefour France et ses clients. (Voir le post Entreprises libres et tribunaux indépendants sont les mamelles de la démocratie du 20 Décembre 2010). Le droit du plus fort, c'est le socialisme, qui garantit à l'Etat qu'il sera toujours le plus fort, et ce de manière légale.
Question : être libéral c'est accepter les inégalités ?
Réponse: oui. Les inégalités existent. Mais les pires inégalités sont probablement celles dont on ne parle pas assez. On dit souvent que l'argent achète tout. C'est faux. Les fils de commercants sont parmi les pires taux de réussite à l'école, alors que les enfants de professeurs ont des taux de réussite disproportionnés, qui ne s'explique que par du délit d'initié non marchand. De plus, le fait qu'on trouve des Enarques dont un parent est Enarque est tout simplement inconcevable sur le plan statistique. Etre libéral c'est accepter les inégalités pour mieux créer de l'équité, et non pas pour garantir le statu quo de l'hypocrisie.
C'est aussi être responsable et savoir que l'engagement personnel pour des causes fonctionne mieux que l'engagement étatique. Il faut bien comprendre que, de toutes façons, les expériences d'égalitarisme forcenées ont toujours échoué et fini dans la violence, de la République de Sparte au régime des Khmers, en passant par la RDA ou la Corée du Nord.
Question : être libéral c'est refuser la solidarité ?
Réponse: les libéraux pensent, comme la majorité des français, que la solidarité et la mixité sociale forcées ne sont pas de bonnes réponses. Les exemples sont nombreux pour montrer que la solidarité, on l'aime chez les autres. Des hierarques socialistes vivant dans le VIeme arr mais pronant des HLM chez les autres, en passant par la persistance de droits sans devoirs, Alternative Libérale préfererait une société où chacun puisse aligner les mots et les actes, plutot que ce décalage entre la devise de la République et la réalité de terrain.
Question : pourquoi l'allliance Alternative Libérale Nouveau Centre ?
Réponse: le libéralisme économique et sociétal, l'engagement pour une Europe Fédérale, l'Atlantisme sont des valeurs partagées par les Centristes libéraux démocrates à travers toute l'Europe et en France également. Le Nouveau Centre, la Nouvelle UDF, est un bon partenaire pour AL dans le cadre de la reconstitution du Centre.
Question : un parti libéral, n'est ce pas paradoxal ?
Réponse: quelque part, et sur le plan philosophique, oui. Maintenant, sur le plan pratique, pour changer les lois il faut prendre le pouvoir. Face au consensus français entre l'UMP et le PS vis a vis de l'Etat, il faut un parti libéral, il faut Alternative Libérale.
Question : pourquoi le rejet de la dette publique et l'acceptation des dettes privées ?
Réponse: c'est une question de responsabilité. Les problèmes qui sont à tout le monde ne sont à personne. Et les opportunités qui sont à tout le monde finissent en réalité par n'appartenir qu'à quelques uns.
Question : pourquoi les libéraux se définissent ils comme humanistes ?
Réponse : les libéraux pensent que les gens sont mieux placés que les Etats pous savoir ce qui est bon pour eux.
Question : a quoi ressemble le paradis libéral ?
Réponse: A rien ! Il n'y a pas de paradis libéral possible car les hommes sont imparfaits ! Maintenant, il existe des pays plus libres que d'autres. Les petites monarchies constitutionnelles Européennes, toutes bien notées au niveau de leur Indice de Développement Humain, ainsi que la Suisse, semblent être de bons compromis. Le Free State Project est un test intéressant également. Maintenant, en ce qui concerne la France, toute baisse du poids de l'Etat ne peut qu'immanquablement nous faire progresser, vu d'où nous partons. Plus de la moitié du PIB est étatisé d'une manière ou d'une autre, en France.
Question : les libéraux sont ils un groupuscule destinés à ne jamais gouverner ?
Réponse: les libéraux sont au gouvernement de nombreux pays Européens (cf le Post Les libéraux en Europe - mise à jour du 5 Décembre 2010) et leur partenariat avec le Nouveau Centre renforcent leur crédibilité.
Question : les libéraux sont ils d'accord entre eux ?
Réponse: globalement, tous les libéraux veulent moins d'impots, plus de libertés, et plus d'équité. Les libéraux veulent un Etat impartial. Après, la où les libéraux débattront, c'est eventuellement sur la méthode à privilégier. Est ce que l'Etat va s'effrondrer de lui meme sous le poids de ses contradictions (poids des lobbys, dette publique) ou bien faudra t il piloter la désinflation législative et budgétaire, telle est la question. Autre poids de débat : l'Europe est elle en risque de devenir un nouvel échelon du Leviathan ou bien est elle la garantie que les Etats fédérés respectent dans leurs législations au niveau des droits fondamentaux .? Chez Alternative Libérale on privilégie la deuxième solution, celle d'une Europe qui protège nos libertés.
mercredi 12 mai 2010
Du caractère mortel des pays
La crise financière actuelle qui secoue l'Europe (en fait, la crise de l'endettement public, telle qu'Alternative Libérale l'avait décrite à l'occasion des Elections Européennes 2009) révele un pré-supposé très présent parmi les politiciens et une grande partie des gens. Un pays comme la France, le Royaume Uni, les Etats Unis ou même la Grèce ne peut pas disparaitre, comme ca, pour de vulgaires problèmes budgétaires.
Nous devrions nous souvenir que non seulement les Etats sont mortels ou au moins largement faillibles (Argentine, Somalie, mais aussi, en remontant plus loin, l' Empire Ottoman, la Lotharingie ou Rome, et peut etre bientot la Belgique ?) mais qu'également, des alternatives existent : fédération d'Etats Libres comme le Saint Empire Romain Germanique, Free State, ou états virtuels, comme le montre l'exemple du film qui sort ce mercredi.
Imaginez qu'une fédération de hackers, ou meme le management de Facebook, décide de se coaliser en force politique comme dans le film, ou bien, à la manière des cartels criminels, prenne le controle d'un territoire ? (cette possibilité est évoquée à plusieurs reprises par Jacques Attali). On peut dire que les états traditionnels, surrendettés, ne formant pas une armée de cyber-guerre, seraient confrontés à une concurrence d'un genre nouveau.
En termes opérationnels, les Etats et entités territoriales ne peuvent plus ignorer la toile, et la on se rend compte que certains ont manqué le top départ !
France sur Facebook : 63 255 personnes aiment ça
Geneve sur Facebook : 13 170 personnes aiment ça
Paris sur Facebook : 231 262 personnes aiment ça
Nous devrions nous souvenir que non seulement les Etats sont mortels ou au moins largement faillibles (Argentine, Somalie, mais aussi, en remontant plus loin, l' Empire Ottoman, la Lotharingie ou Rome, et peut etre bientot la Belgique ?) mais qu'également, des alternatives existent : fédération d'Etats Libres comme le Saint Empire Romain Germanique, Free State, ou états virtuels, comme le montre l'exemple du film qui sort ce mercredi.
Imaginez qu'une fédération de hackers, ou meme le management de Facebook, décide de se coaliser en force politique comme dans le film, ou bien, à la manière des cartels criminels, prenne le controle d'un territoire ? (cette possibilité est évoquée à plusieurs reprises par Jacques Attali). On peut dire que les états traditionnels, surrendettés, ne formant pas une armée de cyber-guerre, seraient confrontés à une concurrence d'un genre nouveau.
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