samedi 4 juillet 2015

Cinq ans de prison dont quatre avec sursis pour René Galinier

La nouvelle est un peu étonnante (euphémisme) : Un retraité de l’Hérault avait grièvement blessé à coup de fusil en 2010 deux jeunes cambrioleuses  qu’il avait surprises chez lui. Il a écopé de cinq ans de prison dont quatre avec sursis (1)

On comprend bien une partie de l'idée du jugement : la justice ne veut pas que les français se fassent justice eux-mêmes et fait tout pour préserver le monopole de la violence, détenue par la police et le système judiciaire. Ce point, en lui-même, est déjà contestable, puisque manifestement, la police et la justice sont débordées. En revanche, l'autre idée du jugement, la lutte contre le racisme, est vraiment stupide. Peut être que, si ça se trouve, le retraité de l'Hérault est raciste et qu'il déteste les roms, un peu comme l'ancienne Première Ministre Edith Cresson déteste les gens du voyage quand ils débarquent chez elle (2). Mais la justice ne craint-elle pas le fait que donner un blanc sein à tous les cambrioleurs Roms, qui pourront toujours invoquer le racisme des méchants propriétaires qu'ils viennent voler pendant leur sieste ? 

A croire que la justice travaille au succès du FN ...



vendredi 3 juillet 2015

Légalisation de la GPA : le gouvernement PS n'a plus le choix !

La gauche est au pouvoir. Alors, certes, depuis 2012, il y a  600 000 chômeurs de plus. 200 milliards d'euros de dette supplémentaire. 17% de bénéficiaires du RSA en plus ... autrement dit, un échec total en ce qui concerne l'économie.
Mais la gauche au pouvoir, c'est aussi le retour des "marqueurs", notamment sociétaux ! La gauche est progressiste, nous dit-on. Elle est fière d'avoir accordé l'égalité, à savoir, l'autorisation que les couples homos se marient. Pourtant, elle continue à afficher son opposition à la GPA, en dépit de toutes les décisions de justice comme celle de ce vendredi 3 juillet 2015.



Pourquoi les activistes gays tenaient tant à pouvoir se marier, alors qu'il y a 10 ans encore, à l'instar de ce que pensait et disait Bertrand Delanoé (2), le mariage était un projet communautariste et conservateur ? C'est très simple, il suffit de reprendre la contribution du club Homosexualité et Socialisme (1) au  projet PS : elle statue que :  "la loi qui ouvrira le mariage, le partage de l'autorité parentale, l'adoption et l'assistance médicale à la procréation à tous les couples doit voir le jour [...] Tous les projets de parentalité doivent avoir leur chance : ceux émanant d’un couple hétérosexuel comme ceux émanant d’un couple homosexuel, ceux émanant de personnes seules et ceux impliquant des personnes trans. Tous les projets de parentalité doivent avoir leur chance, ceux qui ont recours à l’adoption en France et à l'international, bien sur, mais aussi ceux qui impliquent de partager à plusieurs l’autorité parentale (la pluriparentalité), ceux qui reposent sur l’aide médicale à la procréation, qu’il s’agisse de l’insémination par donneur anonyme (IDA), la fécondation in vitro (FIV) ou de l’insémination artificielle avec assistance médicale. Le débat sur les modalités d’encadrement strict de la gestation pour autrui (GPA) doit se poursuivre, sans dogmatisme ni naïveté. De même, il faut sécuriser la situation juridique des enfants nés de GPA pratiquées légalement à l’étranger".
Autrement dit, puisqu'en France, nous avons choisi la loi, plutôt que des contrats librement consentis entre adultes consentants, qu'ils soient ou non du même sexe, qu'ils soient ou non deux ou plus, pour définir le mariage civil et les droits associés, dont la parentalité, si on voulait que les couples gays puissent eux aussi valider leur "projet parental", alors il fallait que le mariage civil leur soit accessible.

Le mariage dit pour tous était-il la seule revendication ? Non. Le texte de HES est très clair, et c'est logique au vu du lien entre mariage et projet parental. 

Alors, de quel droit le Parti Socialiste peut-il refuser la GPA à des couples français (voir les réactions de Valls (3) ou Touraine (4)) alors qu'il se réclame de l'égalité ?  
Jusqu'à preuve du contraire, deux hommes ne peuvent pas faire d'enfants ensemble. En revanche, si une mère porteuse s'en mèle, alors la situation est différente, surtout si cela est possible chez certains de nos voisins (Belgique, Royaume Uni) ou plus loin (Certains états des Etats Unis, Russie, Inde, Thailande ...). 

Les raisons pour lesquelles le Parti Socialiste s'oppose à la GPA sont risibles. D'une part, quand Marisol Touraine ou Manuel Valls rejettent la gestation pour autrui par rejet de la "marchandisation du corps des femmes" et que c'est la position du gouvernement de "ne pas justifier la commercialisation des êtres humains et notamment celle du corps des femmes", ils reprennent les arguments de la Manif pour Tous, celle qu'ils ont méprisé, en la traitant d'homophobe. 
D'autre part, ils nient la capacité de femmes adultes, certes non françaises mais adultes quand même, à passer librement des contrats (aussi légitimes ou bien aussi peu ragoutants peuvent-ils sembler, selon les valeurs culturelles de chacun). 

Il est quand même étonnant que le gouvernement se place sur le terrain des valeurs. En effet, lors des débats relatifs à la loi Taubira, le gouvernement répétait en boucle :
  • Le mariage pour tous n'enlève rien à personne
  • Les familles concernées par le mariage pour tous existent déjà
  • La France est en retard puisque le mariage gay existe déjà à l'étranger (5)
  • "Au nom d’un prétendu droit à l’enfant, vous refusez des droits à des enfants que vous choisissez de ne pas voir" (6)


Or, tous ces arguments, on peut très facilement les transposer à l'argumentaire pro légalisation de la GPA : 

  • Qu'une femme français accepte de porter l'enfant d'un autre n'enlèvera rien ni à la vie de Valls, ni à celle de Touraine, c'est son affaire ? 
  • Les familles françaises concernées par la GPA existent déjà (d'où les polémiques actuelles)
  • La France est en retard par rapport à Israel, au Royaume Uni ou aux Etats-Unis. 


L'hypocrisie absolue serait de reconnaître l'idée qu'il faille interdire chez nous ce qui est non sanctionné à l'étranger, un peu comme si on décidait de sanctionner ici chez nous en France un touriste néerlandais coupable d'avoir consommé du cannabis chez lui aux Pays Bas. A moins que le gouvernement socialiste ne veuille donner raison à la Manif pour Tous, il ferait donc mieux de sortir de ses contradictions, en allant au bout du projet du mariage pour tous et en légalisant la GPA en France. 



(1) Homosexualité Et Socialisme Contribution présentée par HES  
(2) LCI Bertrand Delanoë 
(3) Direct Matin Pour Valls, "la GPA demeure un interdit absolu" 3 juillet 2015
(4) Libération Marisol Touraine, «résolument hostile à la GPA» 3 juillet 2015
(5) Le Plus Nouvel Obs "C'est la France qui est en retard" 8 octobre 2014
(5) La 1ere Mariage pour tous : "Un acte d'égalité", pour Christiane Taubira 30 janvier 2013




Sur le même sujet 

Gestation pour autrui (GPA) : ils font rire, ces socialistes ..., un post du 30 janvier 2013

jeudi 2 juillet 2015

Mixité sociale : la "droite" parisienne prise au piège de son penchant socialiste

Sacrés soi-disant droitards !

Faute de formuler une alternative claire à la politique menée par le Parti Socialiste, ils en sont réduis, en plein conseil municipal, à élever la voix contre les "staliniens" qui pratiquent une politique "dogmatique" en matière de logement (1). 
L'objet de la discorde : les HLM dans le XVIeme arrondissement. Le communiste Ian Brossat est fier de pouvoir en implanter. 

Il est vrai que si on considère que la loi SRU est légitime et que, deuxième condition, les arrondissements parisiens sont, en ce qui concerne le logement, des villes à part entière, alors force est de constater que le seizième arrondissement n'est pas un bon élève du logement social. 


Source : APUR
Alors que 36% des logements du XIXeme sont des HLM, cette proportion tombe à moins de 3% dans le XVIeme.


Pourtant, les critiques du parti Les Républicains contre la politique du Parti Socialiste et du Parti Communiste à Paris tombe un peu à plat, faute de s'attaquer au coeur du problème : l'existence du concept de LM, une hérésie. 

A t-on vu la "droite" parisienne expliquer, lors de la dernière campagne municipale, qu'il fallait remettre en cause la loi SRU et l'existence du parc HLM ? Non. Trop soucieuse de courir après le PS, et désireuse de ne pas faire de vagues, elle a préféré faire profil bas sur le sujet, dont on sait pourtant qu'il a contribué à la victoire d'Hidalgo (2). 

Un logement, c'est quoi ? Citons Wikipedia : Un logement, C'est un local, un appartement ou une maison et plus généralement tout endroit où une ou plusieurs personnes peuvent s'abriter, en particulier pour se détendre, dormir, manger et vivre en privé. C'est un endroit pour s'abriter (héberger) le jour et la nuit.
Et un logement social, c'est quoi ? Un logement social est un logement destiné, à la suite d'une initiative publique ou privée, à des personnes à revenus modestes qui auraient des difficultés à se loger sur le marché privé. L'expression sert aussi à désigner le secteur économique constitué par ce marché immobilier et les politiques d'économie sociale qui président à son administration.

Première erreur de la "droite" : penser qu'il faille aider les personnes à revenus modestes qui auraient des difficultés à se loger sur le marché privé.
Si on reprend la pyramide des besoins selon Maslow, le logement, certes indispensable, vient néanmoins, dans la hiérarchie des besoins auxquels les êtres humains sont confrontés, directement derrière les fonctions vitales, telles que se nourrir. Or, depuis l'échec de l'expérience communiste, personne ne songe sérieusement à nationaliser l'agriculture, Danone, Auchan et Carrefour pour que l'Etat s'assure que chacun mange. Pour se nourrir, une fonction vitale, on fait confiance au marché et à ses millions d'intervenants décentralisés, du producteur de semences au caissier du magasin. Alors pourquoi le logement devrait sortir de ce schéma ? 

Si des parisiens n'arrivent pas à se loger dans Paris, pourquoi les aider alors qu'ils peuvent tout simplement déménager pour aller plus loin ? 

Deuxième erreur de la droite : souscrire au concept de mixité sociale. L'idée du PS, c'est que le logement social permet aux "pauvres" de vivre aux cotés des "riches". Mais qui a dit que les différents groupes sociaux aient envie de se méler ? 
Pas les pauvres, en tout cas, ni les riches, pour peu que l'on puisse adopter une typologie aussi simpliste. 
Quand les habitants de HLM s'installent dans le VIIeme ou le XVIeme, ils ne font pas leur course à Passy ou rue Cler, ils prennent le métro pour trouver des produits moins cher. Et oui, habiter quelque part ne fait pas tout, encore faut-il que l'environnement ne soit pas hostile. 
On peut d'autant plus rire quand on évoque la question de la mixité sociale quand on reprend toutes es stratégies que les plus informés mettent en oeuvre pour éviter à leur enfant la mixité scolaire. Entre les options rares, les classes spéciales ou carrément les écoles privées, n'est ce pas la caractéristique des CSP+ de gauche, pas forcément ultra fortunées mais à fort capital intellectuel, que de penser que leurs enfants n'ont pas à subir les volontés niveleuses de l'Education Nationale ? Il ne s'agit pas de blâmer ces parents, mais juste de voir les choses en face : la mixité sociale, personne n'en veut (3). 

Troisième erreur de la droite : valider l'idée de mixité sociale se fait par arrondissement. C'est vrai, pourquoi ne pas chercher à affiner le concept, et vérifier que dans chaque rue, voire dans chaque immeuble, il y a maximum 40% de diplomés de l'enseignement supérieur, 10 ou 15% de gays, 52% de femmes, 10% de maghrébins, bref que chaque immeuble reflète bien la sociologie de l'Ile de France ? Mieux, pourquoi ne pas bloquer les mariages de CSP + (4) ou de CSP +++, afin de s'assurer que la mixité sociale s'applique aussi aux familles ? 

Résumons nous : les HLM sont une arnaque sur le plan intellectuel. Ils octroient un pouvoir démesuré au politique, et ce au détriment des contribuables. De plus, des gens qui y résident n'ont rien à y faire. L'avantage qu'il implique est tel qu'il fait l'objet de trafics. 
Si la droite était vraiment une opposition, elle proposerait la seule idée qui vaille : privatiser ces logements sociaux, en les proposant à la vente à qui veut, à commencer par leurs actuels occupants. 




(1) Municipales 2014 à Paris #HLM : affrontement Goasguen-Brossat en #Conseil de Paris 2 juillet 2015
(2) Challenges Et si la résistance du PS à Paris s'expliquait par... ses HLM ? 31 mars 2014
(3) LPL La mixité sociale, personne n'en veut 28 mars 2012
(4) Le Parisien Paris : Anne Hidalgo a marié Emmanuelle Cosse et Denis Baupin 20 juin 2015
(5) Le Parisien Anne Hidalgo va marier Pierre Moscovici 3 juin 2015




Sur le même sujet 


La question du logement à Paris, un post du 16 novembre 2011

Privatiser pour en finir avec le scandale des HLM, un post du 23 mars 2012
Pas surpris par l'affaire Philippe Kaltenbach (sénateur maire #PS de Clamart) ...! 5 aout 2013
Affaire #FrigideBarjot & scandale des HLM parisiens : tous les vendre, au prix du marché. 18 septembre 2013
S'opposer à l'idée de logement social à Paris, oui et alors ? 19 décembre 2013
#MUN75003 - Affaire de HLM donnés à des cadres sups de la FFT ? Quelle surprise ! 20 février 2014
Contrôle des sous-locations de HLM parisiens : hypocrite mais bienvenu ! 7 mars 2015

mercredi 1 juillet 2015

Les #QAG qu'on n'entendra pas cette après-midi à l'@AssembleeNat

Et maintenant, un ministre qui conseille aux français de boire de l'eau quand il fait chaud ! Ce n'est pas comme s'il y avait d'autres priorités à gérer, à commencer par la défense des libertés civiles ou l'optimisation des finances publiques ! Et si les députés, les membres du corps législatifs, poussaient l’exécutif à aller dans le sens d'un recentrage de l'Etat sur ses seules missions régaliennes et sur la protection des citoyens et contribuables contre un Etat à la dérive. Poseront-ils les questions au gouvernement ("QAG) suivantes ? 


  • Question au Ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve : Monsieur le Ministre, pouvez-vous nous préciser de quel droit vous demandez aux préfets de prendre des sanctions judiciaires (1) contre les VTC ? La séparation des pouvoirs vous dit-elle quelque chose ? De même, quid de la présomption d'innocence (2), qui existe aussi pour les présumés terroristes ? Monsieur le Ministre, au vu de votre mépris de certaines de ces valeurs fondamentales, mais aussi vu vos résultats en matière d'insécurité, sans parler de votre foulage au pied des libertés civiles, comment pouvez-vous rester en poste une seule minute de plus ? 

  • Question au Garde des sceaux, ministre de la Justice, Christiane Taubira : Madame la Ministre, il fait chaud, cela ne vous aura pas échappé, surtout si vous suivez les bons conseils de votre collègue de l'environnement. Il fait chaud pour tout le monde, certes, mais certains français, ou étrangers sur notre territoire, risquent de souffrir plus que d'autres : ce sont les 65.000 détenus dans les prisons françaises. On sait que ces prisons, qui n'ont jamais été autant remplies, sont surpeuplées (3). Au delà des condamnations pour atteinte aux Droits de l'Homme dont la France, die Grosse Nation, n'a que faire, comment se fait-il qu'en 3 ans, et ce alors que le budget de la justice est censé être une priorité, il n'y ait eu aucune annonce de plan massif e construction de nouvelles prisons ? Attendez-vous que tous ces prisonniers se transforment en terroristes, par vengeance contre la France, pour vous inquiétez, ou bien pensez-vous, comme les Norvégiens par exemple, que bien traiter ses prisonniers (notamment en leur donnant des cellules individuelles) fait partie de la solution ? 


  • Question au Ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius : Monsieur le Ministre, pouvez-vous nous dire où en est l’enquête interne que vous n'aurez certainement pas manqué de diligenter, concernant les propos d'un diplomate français, en marge du sommet du G7, et qui avait eu un impact sur l'euro dollar ? S'agissait-il d'une terrible maladresse, ou d'un mouvement délibéré afin de faire profiter certaines personnes ? 

  • Question au Ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian : Monsieur le Ministre, le 12 octobre 2012, le président Hollande déclarait à Dakar : "Le temps de la Françafrique est révolu". Aujourd'hui, un grand quotidien français parle de vous comme du ministre de l'Afrique (4). Pouvez-vous nous dire, Monsieur le Ministre, pourquoi, alors que la France est à 30% de déficit et que nous ne parvenons même pas à payer les soldats en temps et en heure, nous sommes autant impliqués dans des guerres lointaines, et ce au détriment d'autres champs de bataille ? 


  • Question au Ministre de l'Économie, Emmanuel Macron : Monsieur le Ministre, en perdant cinq places en 2015, la France glisse au 32e rang du classement IMD des pays les plus compétitifs au monde (5). Selon l'IMD, les principaux défis à relever pour la France sont "la réduction des formalités administratives, la baisse des coûts du travail et de la charge fiscale, l'encouragement à l'investissement privé". Quelles mesures la France compte-t-elle sérieusement prendre pour restaurer sa compétitivité ? 


Evidemment, on pourrait aussi se demander si Manuel Valls compte rembourser son Poitiers-Berlin, si Jean-Marie le Guen trouve normal qu'un président de la République aille séjourner dans le château d'un milliardaire PDG d'une entreprise du CAC 40, ou même demander à Patrick Kanner, André Vallini, Ségolène Neuville ou Annick Girardin à quoi ils servent. Mais cela passerait relativement mal. On connait la susceptibilité du gouvernement, à commencer par celle du premier des Ministres.

(4) L'Opinion Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Afrique 1 juillet 2015
(5) le Point La France dégringole au classement des pays les plus compétitifs 27 juin 2015





Episodes précédents 


mardi 30 juin 2015

On fait quoi, en cas de Grexit ?

Cette apres-midi, le député centriste Charles de Courson demandait au ministre de l'économie s'il avait un plan B en cas de refus de la Grèce des exigences de la troika.

Cette question avait un coté involontairement comique puisque, rappelons le, Valls et Sapin sont tout aussi incapable qu'Alexis Tsipras, Yanis Varoufakis et Euclide Tsakalotos d'équilibrer leur budget. La seule différence entre la France et la Grèce ne réside que dans l'ampleur de la catastrophe.

Alors, la Grèce serait-elle entre la mort et le suicide, comme le dit H16 (1), et sa sortie de l'Euro va t-elle nous entraîner avec elle, au point que l'on doive retenir notre souffle (2) ?

Nathalie MP le rappelle (3), la Grèce est sans doute le meilleur exemple d’un pays qui n’aurait jamais dû rentrer dans l’UE et dans l’Euro. C'est un constat que chacun partagera. Mais maintenant, on fait quoi ?

C'est simple : on laisse la Grèce faire défaut, ce qui du coup, forcera l'Etat grec a vraiment mettre la clef sous la porte, virer ses fonctionnaires, revoir ses relations avec la Turquie ...

Les Grecs tiennent aussi à leur souveraineté. Très bien. C'est leur droit.
Qu'on leur rappelle le triangle des incompatibilités de Mundell, que Margaret Thatcher avait si bien compris, et qu'on leur demande, à eux et aux 27 autres membres de l'UE, s'ils veulent des Etats Nation  ou un Etat fédéral.





(1) H16 La Grèce entre la mort et le suicide 30 juin 2015
(2) L'Hérétique Et si les Grecs sauvaient la Grèce malgré Tsipras ? 30 juin 2015
(3) Nathalie MP Quelques mots sur la Grèce 30 juin 2015