jeudi 24 juillet 2014

Merci Bertrand Delanoe et Anne Hidalgo !


Et qu'Anne Hidalgo ne vienne pas nous dire qu'elle ne savait pas, qu'elle n'avait rien vu venir.
Anne Hidalgo a été la première adjointe de Delanoë, élue entre 2001 et 2013.  

L'Hérétique tente de tracer un bilan nuancé des premiers mois en tant que maire d'Anne Hidalgo. Il est bien indulgent !
La vérité c'est qu'Anne Hidalgo a, on ne sait pas trop comment, réussi à étouffer la concurrence et les voies discordantes au sein du Parti Socialiste Parisien, puis a fait une campagne basée sur le mensonge. Il est vrai que ceci fut facilité par l'habile façon dont Hidalgo a réussi à faire croire qu'il s'agissait d'un combat gauche droite, PS/UMP, Hidalgo/NKM, locale/parachutée, expérimentée/incompétente. 

Avec des si, on mettrait Paris en bouteille ... mais si la presse avait rappelé qu'il s'agissait d'un match à 5 ou 6, et si NKM avait eu un slogan et un seul "ce que vous promettez, Madame Hidalgo, pourquoi ne l'avez vous pas fait en 12 ans ?", nous n'en serions pas la. Mais comme dit le proverbe ...


mercredi 23 juillet 2014

Loi Cazeneuve : tous présumés terroristes ?


Les parlementaires sont en train de voter à la quasi-unanimité le projet de loi de prétendue « lutte contre le terrorisme ». Ce texte fait reculer comme jamais nos libertés, en particulier la liberté d’expression et la protection des sources de la presse. Une fois de plus, les élus révèlent leur méconnaissance des nouvelles technologies et piétinent nos libertés sans scrupule. Le député des Vosges François Vannson ne craint pas le ridicule et ose même proposer l’interdiction des pseudonymes sur Internet.
Le projet transforme les intermédiaires privés, en particulier les fournisseurs d’accès à Internet, en délateurs, policiers et magistrats. Ils devront bloquer d’eux-mêmes ou sur requête d’une autorité administrative dépendant du pouvoir exécutif l’accès des sites jugés (sans procès) coupables de provocation au terrorisme et d’apologie du terrorisme. Ils n’en ont ni la compétence, ni la légitimité. Le PLD estime que cette mission relève exclusivement du pouvoir judiciaire, dont nous condamnons la restriction des prérogatives. Elle ne peut s'opérer que dans le cadre de procédures respectueuses des droits de la défense.
Ces mesures ne seront d'aucune efficacité pour lutter contre des réseaux structurés au fait des dernières innovations technologiques capables de contourner les blocages de toutes natures. Elles dépouilleront en revanche les citoyens de protections légitimes contre l’arbitraire du pouvoir. Elles affaibliront aussi un peu plus la capacité de la presse à être un contre-pouvoir aux excès de l'Etat. Si ces intrusions se font aujourd’hui sous couvert de lutte contre le terrorisme, nous devinons qu’elles seront vite employées à d'autres fins, par exemple fiscales ou politiques.
Nous soutenons l’opposition solide et argumentée de la députée Laure de la Raudière contre ce texte inique et incapable de limiter les menaces terroristes.



Source : Parti Libéral Démocrate

ن - Samedi : rassemblement pacifique de soutien aux Chrétiens d'Irak


mardi 22 juillet 2014

Tuez le messager !

Pour Pierre Gattaz, le patron du Medef, "la situation du pays est catastrophique", "proche de la liquidation". L'interview du Figaro a été largement commentée, du Parisien à RTL, en passant par Mediapart. Les réponses les plus épiques et surréalistes sont sans doutes celles de Jean-Claude Mailly, de Force Ouvrière (1), ou inénarrable Christian Eckert (2)  

Mais que répond François Hollande, le Président de la République ? Que Pierre Gattaz a raison ? Que quand on est à presque 100% de dette/PIB, 4% de déficits publics, 0.5% de croissance, 3 millions de chômeurs, on essaye de faire profil bas et on réfléchit à sa politique ? 
Non. Il affirme que Pierre Gattaz doit changer de ton.



Hollande a texto dit à des journalistes "Ce n'est pas la première fois qu'il a ce type de déclarations. Il y a un problème de langage, ce langage-là doit changer."

Déjà, sur la forme, chacun reconnaîtra le "baisse les yeux" caractéristique des gens au profil agressif qu'on peut parfois croiser dans les couloirs du RER ;-) ou à l'Assemblée Nationale (4). De quel droit le Président de la République intime t-il l'ordre à Pierre Gattaz de changer de langage ? Du droit du plus fort ? 





On l'a bien compris. Au sein de l’exécutif en mode panique, l'heure est à l'invective plus qu'au débat de fond.

Ensuite, sur le fond, justement, on se rend compte à quel point le Président Hollande se moque du monde. Partons du principe que le Président de la République, diplômé d'HEC et de l'ENA, certes socialiste donc dogmatique mais néanmoins doté de deux yeux, deux oreilles et un cerveau, sait lire et écouter, notamment les chroniques de sa nouvelle conseillère, Laurence Boone (5). Gageons aussi le fait que François Hollande a entendu les prédictions économiques de son ami Dominique Strauss-Kahn (6). Autrement dit, même si Hollande et ses ministres en charge des affaires économiques, Valls, Montebourg et Eckert, n'ont pas (re)lu Hayek (7), ils ne peuvent pas ne pas savoir que le rôle de l'Etat doit se limiter au fait de mettre en place un environnement économique, fiscal et social favorable aux entrepreneurs, et non pas tenter de diriger l'économie ou même de favoriser la croissance économique.


Toutefois, la prise de parole de François Hollande permet de rappeler que Pierre Gattaz, lui aussi, a un énorme problème : non seulement il a fait une énorme erreur de communication, avec son badge "1 million d'emploi", mais il a aussi et surtout un problème de représentativité. 
En effet, le Medef a beau être une association d'entrepreneurs (plutôt à la tête d'entreprises plus grosses, plus anciennes et moins dynamiques que ceux d'autres organismes patronaux comme la CGPME ou Croissance Plus), il n'est pas aux entreprises ce que le ministère de la fonction publique est aux fonctionnaires; Pierre Gattaz aura beau négocier tous les pactes du monde, le Medef n'a aucun moyen de forcer ou même d'inciter les entreprises à créer un million d'emploi, ou même 10 000. Les emplois ne sont pas un but des entreprises, ce sont des moyens. Le but des entreprises est de faire du profit. Créer des emplois sont un des moyens, parfois, pour parvenir à ce but. Ni Gattaz ni Hollande ne peuvent ignorer cela. 

Autrement dit, Hollande donne à Gattaz l'importance qu'il n'a pas, pour se dédouaner à l'avance de l'échec 100%  prévisible du pacte de responsabilité. Cette stratégie du bouc émissaire, disons le, est un peu cheap. Pourtant, Hollande avait le choix d'une autre stratégie. Il pouvait par exemple choisir d'arrêter le massacre ultra étatiste, plutôt que de continuer à ménager la chèvre et le chou. Mais il est clair que jusqu'à présent, le président Hollande est en droite ligne avec sa campagne électorale de 2012, fondée sur le mensonge et la politique de l'autruche. La seule chose qui "rassure", c'est qu'en 1979, le Royaume Uni était dans un état voisin de celui de la France de 2014. Alors, même si le Président Hollande choisit de tuer le messager Gattaz et de mettre la poussière sous le tapis, certes les problèmes ne disparaîtront pas, mais les solutions non plus. les solutions, on les connait. Elles s’appellent liberté pour les entrepreneurs.



(1) L'Express l'Entreprise Mailly (FO): Gattaz se situe "entre thatchérisme et poujadisme" 21 juillet 2014
(2) Public Sénat Situation économique de la France «catastrophique» ? 21 juillet 2014 

lundi 21 juillet 2014

Exigeons la démission de Jacques Boutault, maire EELV du 75002 !

Jacques Boutault, le maire Europe Ecologie les Verts du 2eme arrondissement, membre de la coalition d'Anne Hidalgo, était à la manif interdite par la préfecture de police de Paris, samedi.

Encore une fois, dans un pays totalement démocratique et non pas juste républicain au sens socialiste du terme, la manif aurait été autorisée. 
Mais puisqu'elle était interdite, est-il acceptable que des élus de la république, de représentants de la loi, des officiers d'état civil en écharpe tricolore, s'y soient rendus ? 

On peut répondre oui, au nom du droit à chacun d'exprimer ses opinions. Mais dans ce cas, déjà, pourquoi faire partie d'une coalition de gauche pour qui la liberté d'opinion doit être subordonnée à la défense des valeurs républicaines, au sens socialiste du terme ? 
Et puis, surtout, comment réconcilier cette liberté d'opinion avec les précédentes prises de position de Jacques Boutault contre les "apéros saucissons-pinard (1) ou contre un bus peint aux couleurs de la Manif pour tous (2) 

Si vous êtes d'accord avec cette analyse et que vous aussi, vous demandez :

  • la démission de Jacques Boutault
  • une réaction urgente d'Anne Hidalgo, maire de Paris
  • la révocation du préfet de police de Paris, Bernard Boucault, puisque ce dernier est incapable d'assurer l'ordre de Barbès au Troca, etc
  • la tenue de nouvelles élections dans le 2eme arr

Alors retweetez le tweet d'Hélène Delsol. 


De toutes façons, au delà même du fond de l'affaire (la guerre entre Israël et la Palestine), l’exécutif parisien, dont Jacques Boutault fait partie, n'a t-il pas mieux à faire ? Par exemple, trouver 400 millions d'euros pour le prochain exercice budgétaire, informer les parisiens sur la dérive financière de la Philarmonie ou des Halles, trouver des idées pour faire de Paris une ville propre ? 
Hidalgo, Boutault et ses amis avaient tant reproché à l'UMP et à NKM de se tromper de campagne, en ne se concentrant pas sur les sujets locaux. Pourquoi ne s'appliquent-ils pas à eux-mêmes cette remarque ?

Alors, si  Jacques Boutault n'est pas intéressé par les agressions et l'insécurité à Bonne Nouvelle mais préfère se rendre à des manif interdites, qu'il le dise ! D'autres feront mieux le job de maire du 2eme arr que lui.



(1) Jacques Boutault Pas d’apéro anti-islam dans le 2e !  27 octobre 2010
(2) Le Huff Post Un bus de la manif pour tous sillonne déjà les rues de Paris: le maire du 2e demande son interdiction 20 mars 2013