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jeudi 3 octobre 2013

L’armée suisse simule l’attaque d’une France surendettée

Dans un nouvel exercice de l’armée, le Jura français rebaptisé «Saônia», appuyé par la Brigade libre de Dijon, menace d’attaquer la Suisse si elle ne reprend pas une partie de sa dette, dixit le quotidien romand Le Matin.

Ça fait un moment que les Suisses observent l'instabilité croissante à leurs frontières (voir le post Suisse : L'armée prépare ses frontières au chaos social européen, du 16 octobre 2012), et ils se doutent bien qu'ils ne pourront rester isolés sur leur ile au milieu d'un continent qui vacille.

Toutefois, ce scenario n'est pas de la fiction : la guerre a en réalité déjà commencé, ici, chez nous. En pratiquant le recel de listes volées, la France a commencé la guerre contre les libertés, en s'attaquant à ses propres principes, fondés, théoriquement, sur le droit. La fraude fiscale est un délit, mais le recel également. L'Etat de droit peut-il utiliser des principes mafieux qu'il dit combattre ?

Les libéraux disent depuis un moment que dans sa folie ultra étatiste, qui requiert toujours plus de pression sur les contribuables et sur les citoyens, l'Etat au sens large allait dériver vers des pratiques non démocratiques. Nous y sommes. 
Comme le note h16 : "Sécurité Sociale : ça y est, l’Etat français installe des miradors". Mais le problème est loin d'être purement fiscal, ou même limité à la seule France. Le fait est que l'Occident tend à rompre avec les principes démocratiques qui, par le biais de la démocratie directe et du libéralisme économique, ont encore cours en Suisse.

Rappelez-vous l'affaire des écoutes de la NSA, sur lesquelles le gouvernement français ne revient plus, ou celles de la DGSE, que l'on ne commente pas plus que ça. (lire Les Etats occidentaux ont les mains sales! #NSA #Snowden sur le blog de Chappaz) Ou encore la légitimité douteuse de la guerre du Mali. L'Occident, gardien des principes de la démocratie libérale, s'autorise des écarts qui décrédibilisent au final sa parole et donnent du poids aux dirigeants type Poutine ou el Assad.

La Suisse a bien raison de rester méfiante. Personne ne sait qui est Ueli Maurer, le Président de la Confédération Helvétique, et c'est tant mieux, car avec un voisin comme la France socialiste, il vaut mieux rester à la fois discret, vigilant et prêt à réagir à toutes les options. 

samedi 20 juillet 2013

Le Président de la République devrait-il démissionner ?

Le Président de la République devrait-il démissionner ?

Article également publié par Contrepoints, le webzine Libertarien 

Certes, cette question ne figurera jamais dans les QCM que les sondeurs posent au peuple français pour tester la popularité, même en employant le conditionnel comme c'est le cas ici, et non pas l'impératif, afin de ne pas tomber dans le crime de lèse majesté. 

Mais reprenons la séquence présidentielle depuis le 14 Juillet. 

En début de semaine, Europe 1 nous disait "François Hollande a mal vécu son 14 juillet", parce que Hollande avait été sifflé sur les Champs Elysées, puis boudé par les téléspectateurs. 

Avant hier, Hollande recevait 100 journalistes pour échanger des informations, à l'occasion d'un dîner, et Françoise Fressoz, du Monde, titre "Hollande dans la tragédie du quinquennat" car le président de la
République réaliserait le fait que 5 ans, pou changer la France, c'est un peu court.

Europe 1 est même plus précis en écrivant que Hollande veut en prendre pour dix ans.

Mais quel est le problème avec le Président Hollande ? Il y en a plusieurs : sa campagne, son équipe, sa foi en l'Etat, son parti politique et les mécontents.


Sa campagne
Les lecteurs fidèles de ce blog savent qu'ils ne trouveront pas ici d'apologie du Sarkozysme, ce socialisme de droite. Néanmoins, et quoi qu'on pense de la crise des subprimes (chez les libéraux, on rappelle sans relache qu'il s'agit d'une crise de la régulation étatique et non pas une crise un capitalisme, au départ (1)) on se souvient du fait que Hollande a nié à Sarkozy l'idée que cette crise, exogène, ait pu gêné la mise en oeuvre de son programme (cf le débat télévisé du 6 mai). On se souvient d'un candidat Hollande qui a passé la campagne présidentielle a nier ou à minimiser la crise, avant de se réveiller brutalement le 31 Août 2012. Pire, maintenant que la prise de conscience a eu lieu, on sait que le président Hollande est persuadé que la France "prendra le train de la croissance mondiale" quoi qu'il se passe en France, au niveau de la politique économique catastrophique qu'il mène. Question : est ce que Hollande a menti pour être élu, comme dirait Marc de Scitivaux (2) ? 

Son équipe
Le Président Hollande est l'ancien premier secrétaire du PS, et son gouvernement reflète son CV. Quelle cohérence y a-t-il à avoir au sein de la même équipe une personne qui pense que les problèmes de PSA Peugeot Citroen sont une chance pour la transition écologique et une autre personne pour qui le sauvetage de PSA, avec le concours des pouvoirs publics, est essentiel, si possible en faisant rendre gorge à l'odieuse famille capitaliste qui possède l'entreprise (3) ? 
De plus, pourquoi avoir embauché Jérome Cahuzac en temps que chargé de la lutte contre la fraude fiscale, lui qui, avant même l'affaire Cahuzac de comptes en Suisse, avait été reconnu coupable d'embauche de femme de ménage non déclarée, sans papiers ? Est-ce que ce talentueux chirurgien engagé à gauche n'avait vraiment pas les moyens intellectuels et financiers pour embaucher de manière officielle une personne autorisée à résider sur le territoire français ? 

Sa foi en l'Etat 
La foi en l'Etat de Hollande ne diverge guère de celle que les socialistes de droite de l'UMP manifestent, mais au PS, cela tourne à la blague récurrente. A chaque interview du Président Hollande ou du gouvernement, vous êtes sûr de lire "crédit impôt compétitivité", "banque publique d'investissement", "contrats de génération", "60.000 profs", bref la fameuse boite à outil. 
Manifestement, Hollande et son équipe n'ont toujours pas compris que les individus et les entreprises n'ont pas besoin d'Etat nounou pour leur tenir la main, ils ont juste besoin d'un état régalien qui fait bien son travail de production des services publiques régaliens (police, justice, armée et diplomatie) et qui promeut la stabilité juridique et fiscale. 
En 2013, les français ont compris deux choses

  • l'Etat, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde (4) 
  • la courbe de Laffer existe : trop d’impôts tue l’impôt.
Ou, en résumé :

L'État n'est pas la solution, c'est le problème. (Ronald Reagan)

Son parti politique, le PS
Faut-il rappeler que Sylvie Andrieux a été autorisée à se présenter aux législatives alors que de forts soupçons pesaient sur elle ? Faut-il évoquer la Fédération PS du Pas de Calais ? Faut-il parler de Dalongeville ?

La diversité des mécontents
Comment le Président Hollande (et le gouvernement Ayrault) va tenir encore 4 ans face aux opposants suivants :

  • les manifestants de Notre Dame des Landes (5) : Ayrault veut son nouvel aéroport, eux non. le clash est inévitable. Montebourg a bien résumé la situation (6)
  • la Manif Pour Tous : est ce que poursuivre les G.A.V des veilleurs pacifiques ou des gens qui ont pour seul délit d'avoir un t-shirt MPT va aider à calmer les esprits ? 
  • une partie de la communauté gay (et ses soutiens), pour qui le mariage pour tous n'est qu'un préalable, et qui attend la PMA et la GPA avec impatience (en toute logique !)
  • les contribuables, à commencer par Xavier Kemlin. En effet, François Hollande n'a pas fait de déclaration conjointe de patrimoine avec celle que tout le monde s'accorde à nommer sa conjointe/concubine/partenaire. C'est pourtant obligatoire dans le cadre de l'ISF. 
  • l'armée, qui sera l'une des principales victimes du budget 2014
  • les chômeurs, qui n'ont rien à attendre d'une politique socialiste (7) 
  • les militants des Droits de l'Homme, qui ont en travers de  la gorge les contrôles au faciès, la traque des sans papiers par les policiers, le maintien de la ZAPI 3 de Roissy ou la poursuite des expulsions de Roms
  • les minorités ethniques, à commencer par les arabes et les musulmans. Ils ont déjà compris que Hollande & Valls, c'est le même combat que Sarkozy & Hortefeux
  • le Parti Socialiste et Claude Bartolone, qui ont tout fait pour déminer le projet de transparence des patrimoines (8)
  • les viticulteurs occitants, pour qui ca boome !
  • les automobilistes, qui rouleront bientôt à 120 sur autoroute et à 30 en ville
  • les parents, attachés à une certaine qualité de l'enseignement et à la motivation des professeurs (9)
  • les entrepreneurs, qui ne peuvent que craindre la persistance de l'instabilité juridique et fiscale. 

Est-ce que exhiber, de temps en temps, un néonazi, dans une séquence digne de Minority Report, suffira à occuper le terrain médiatique ? Non.

Que devrait-il faire ? 

François Hollande n'est pas Margaret Thatcher. Pourtant, bien qu'il n'ait pas le caractère de feu la Dame de Fer, Hollande n'a pas pour autant généré la France apaisée qu'il appelait de ses voeux. Le Hollandisme est bien du Sarkozysme par d'autres moyens. Il n'y a qu'à voir le climat partout en France pour s'en rendre compte.


Mais si le Président Hollande trouve la tache trop difficile et les français trop peu reconnaissants, il lui reste toujours les armes de la dissolution de l'Assemblée Nationale et de la démission. 
Il ne ferait que reprendre les sages exemples de la Reine Beatrix des Pays Bas (10), ou du Roi Albert II de Belgique, sans oublier le Pape Benoit XVI.

Evidemment, cela supposerait que Hollande accepte, sagement, de renoncer aux attributs du pouvoir présidentiel. Mais la relève existe, qu'elle soit républicaine (Jean-Louis Borloo, Hervé Morin, Bruno le Maire, Nathalie Kosciusko-Morizet),   monarchique (Louis XX (11), Jean de France), technocratique (Pascal Lamy) ou encoren helas, autoritaire et antilibérale (l'extrémiste de gauche Jean-Luc Mélenchon et son alter ego  Marine le Pen), sans parler de tous les talents non mentionnés dans cette courte liste.



(1) Libertarien : Qui sont les vrais responsables de la crise ?
(2) La Lime : La politique et le mensonge
(3) Ecologie Libérale : Les écolos ne sont pas socialistes mais centristes voire libéraux
(4) l'Etat, de Frédéric Bastiat
(5) Ecologie Libérale : Notre Dame des Landes
(6) "Tu fais chier la terre entière avec ton aéroport de Notre-Dame-des-Landes, tu gères la France comme le conseil municipal de Nantes" source le JDD, cité par PaSiDupe "Pulvar: Montebourg est une nuisance au gouvernement"
(7) Le Parisien Libéral : Le tour de vis fiscal fait chuter l'emploi à domicile
(8) Municipales 2014 à Paris : Visitez la maison de Claude Bartolone
(9) PaSiDupe : Education: les socialistes recrutent des professeurs au rabais pour faire nombre
(10) Noblesse et Royautés : Les futures activités de Béatrix des Pays-Bas
(11) Economie Matin : Louis XX prêt à se lancer en politique en France en 2013 ?

jeudi 17 janvier 2013

la France : pays en guerre

Oui, la France est un pays en guerre. Pas seulement contre le Mali (maintenant de façon terrestre, cf Opex360) ou contre ds factions somaliennes (cf Theatrum Belli). 
NB : on a beaucoup parlé de l'unanimité des politiciens français pour aller faire la guerre au Mali, mais ça n'empêche pas la blogosphère de s'interroger sur cette guerre qui coûte 400 000 euros par jour  (lire "Pourquoi va-t-on au Mali ? de Bruno J. sur Nouvelles de France ou L'intervention militaire au Mali est-elle justifiée ? de Jean-Hugues Kabuiku, sur Contrepoints) 

Non, la France est surtout et avant tout en guerre civile, et les médias ne peuvent pas éviter de s'en faire l’écho : 



Les français perdent leurs nerfs car ils sentent bien que les politiciens sont des interminents du spectacle, sans pourvoir réel, bien plus que des managers responsables de l'Entreprise France. 
Comment se fait-il que sur l'essentiel (police, justice, armée et diplomatie), on serait bien en peine de définir ce qu'est notre stratégie ? Comment peut-on accepter que celles et ceux qui votent le budget (systématiquement en déficit) ne soient pas indéfiniment responsables sur leurs biens de la gabegie d'argent public ? 
Les français sentent bien que sur ces points clefs, services publics régaliens et budget, ils n'ont pas leurs mot à dire puisque le débat n'est jamais ouvert. Du coup ils s'étripent sur des sujets mineurs dont tout le monde se moque et ressortent des lignes de partage ringardes, héritées du temps où Marx et ces autres terroristes que sont les penseurs de l’extrême gauche définissaient de manière très artificielle la notion de classes, pour mieux écraser les droits de l'individu. 

Non, nous ne sommes pas une société. Oui, nous pouvons vivre ensemble, chacun dans le libre exercice de notre liberté. 

jeudi 27 décembre 2012

Web politique français 2013 et Linkfluence

Vous avez lu sur lemonde.fr l'article de Samuel Laurent intitulé "

Une "droitosphère" en expansion face à une "gauchosphère" en plein doute"

Linkfluence y explique qu'ils "établissent depuis cinq ans une cartographie annuelle de cette blogosphère : à partir des liens que font entre eux sites et blogs politiques, un algorithme génère automatiquement une cartographie qui "fait émerger des proximités entre les sites qui sont au final des proximités idéologiques et communautaires, d'interaction et d'échange",, ". 

Mais comment Linkfluence a pu ne pas voir les liens entre ce blog, le Parisien Libéral, et Libertarien, Extreme Centre, Alain Madelin ou Nouvelles de France ?


vendredi 5 octobre 2012

Atlas shrugged (La grève), de Ayn Rand

Pourquoi le monde semble-t-il se détraquer ? Pourquoi, sans raison apparente, un sentiment de désespoir et de frustration se répand-il partout ? Pourquoi, dans les pires moments, entend-on ce nom, sans visage et sans origine ? Tel est le point de départ d'Atlas Shrugged, d'Ayn Rand, traduit en français sous le titre la Grève et édité par les Belles Lettres. 

Alain Laurent - les belles lettres
Ce roman a été écrit en 1957 par une philosophe américaine d'origine Russe, qui sait : 
  • non seulement ce qu'est le communisme (pas celui à qui Hollande rend hommage, le vrai, celui qui a fait 100 millions de morts au XXeme siècle) 
  • mais a aussi la prescience de penser que même les démocraties libérales à économie de marché ne sont pas immunisées contre les tentations collectivistes de tout poil. 
Stéphane Soumier a parlé de la Grève ce matin, sur BFM. Pourquoi ? Tout simplement parce que, toutes proportions gardées, 2012 ressemble au monde de la Grève. Avec le mouvement des #geonpi et même en tenant compte des limites et contradictions de ce collectif d'entrepreneurs, on a des créateurs d'entreprises qui prennent conscience et veulent signaler leur rôle et leur importance. Avec un gouvernement qui prépare un projet de loi sur la vente forcée de sites de production jugés rentables, on fait un pas vers la renonciation au droit de propriété (pourtant constitutionnel et moral, art 17 de la DDHC). 

Tous les entrepreneurs du net ne sont pas des Steve Jobs, des Hank Rearden en puissance. Le marché, c'est à dire les clients, décidera s'ils sont bons ou non. Mais les start-ups ont bien plus contribué à changer le monde que 30 et quelques ministres qui dépensent des milliards en dépit du bon sens. Kiala (crée par Denis Payre) a donné de l'activité supplémentaires à 7000 commerçants. Meetic (crée par Marc Simoncini) a permis a des millions de gens de trouver l'amour. Free (crée par Xavier Niel) a fait plus pour le pouvoir d'achat que toutes les lois sur le blocage du prix de l'essence ou la TVA à taux réduit. Vente Privée (crée par Jacques-Antoine Granjon) a révolutionné le concept de destockage. Kelkoo (crée par Pierre Chappaz) a permis au consommateur de s'informer bien plus que n'importe quel organisme public. Et puis il y a toutes ces start ups plus ou moins inconnues, comme AKD, Melty, Tiki'Mee ou Wiseed, Elles seront peut-être des grandes demain mais elles créent dès aujourd'hui des nouveaux produits, de l'activité et des emplois. D'autre part, même les symboles de la France publique, rappelons le, ont pour origine un entrepreneur. Le chemin de fer doit tout aux frères Peireire (juifs portuguais) et rien à l'Etat, la Sécurité Sociale peut dire merci à J.J.Lablé (luxembourgeois), des mines de Maxeville. La Poste doit tout à une initiative des Valois. En ce qui concerne l'électricité, l'Etat s'est juste contenté d'observer pendant longtemps.

A la lecture de la Grève, certains diront que Paris n'est pas Washington et que aucun français ne fuit dans le Colorado ? Certes. Mais la vague de départ est là ! Des riches Français vendent leurs logements pour partir à l'étranger, titre l'AFP. Peut-être que ces riches français sont des corpocrates surpayés ou des héritiers oisifs. Peut-être aussi que, malgré tout, ils sont consommateurs de biens où la France est bien positionnée (produits de luxe) et qu'ils contribuent aussi à créer des emplois pour tous, qualifiés (avocats fiscalistes, garagistes Bugatti) ou non (nounou, pressing).

Il est temps que le gouvernement entende le message des entrepreneurs, avant que ceux-ci ne se mettent en grève. 


Pour lire des critiques de la Grève d'Ayn Rand, il y a



mardi 25 septembre 2012

"Le FN est un parti qui a soutenu pendant la guerre la collaboration avec les nazis" (!?)

Hum ... Pour Anne Hidalgo, "L'histoire a du sens, vous savez. Le [Parti de la fille à papa de Saint Cloud] n'est pas un parti qui s'est constitué dans le cadre républicain. C'est un parti qui a lutté contre la République. C'est un parti qui a soutenu pendant la guerre la collaboration avec les nazis". (cf Big Browser le Monde)

Sur le plan purement marketing, quel intérêt à une telle déclaration ? Anne Hidalgo, aux dernières nouvelles, est en lice pour la mairie de Paris, une capitale allergique aux idées du parti de la fille à papa de Saint Cloud et une ville dont le système électoral rend impossible l'implantation électorale de l’extrême droite. S'il s'agit de rassurer les Parisiens, pas besoin : ils se moquent de la fille à papa de Saint Cloud et n'ont pas attendu pour cela.

Sur le plan des idées, par contre, cette déclaration est problématique, à cause du retour de flamme que madame Hidalgo ne pourra pas éviter. Certes, nul ne niera que le Front National rappelle les heures les plus sombres de notre histoire, dans l'esprit (car, notons quand même que le parti de la fille à papa de Saint Cloud est né en 1972). Mais ce qu'on sait également, c'est que si les socialistes parlent autant de la collaboration et des valeurs anti-républicaines, c'est qu'ils ne sont au clair ni avec l'une, ni avec l'autre, et ce depuis le début de l'histoire des socialistes.

Notez plutôt : 

Déjà, certains élus socialistes parisiens sont prêts à voter en faveur d'une "Rue Robespierre" dans la capitale (source : Marianne). Rappelons simplement, sans craindre l'anachronisme que certains au PS pratiquent allegrement, que Robespierre est au XVIIIeme siècle ce que Pol Pot est au XXeme siècle : un doctrinaire sanguinaire et ultra jacobin (cf François Furet, Le Passé d’une illusion: Essais sur l’idée communiste au Xxe siècle, Paris, Robert Laffont, 1995.) 

Le mouvement Socialiste http://www.parti-socialiste.fr/les-debuts-du-mouvement-socialiste a été influencé par Marx. C'est le site web du Parti Socialiste qui l'affirme. Or, Marx est à l'origine d'une idéologie, le communisme, qui a fait 100 millions de morts. Hollande a d'ailleurs rendu hommage au communisme.



Notons, pour être  précis, que le socialisme est l'étape intermédiaire entre la liberté et le communisme (source : "Manuel d'économie politique maoïste, si si, ca existe). Anne Hidalgo valide t-elle ce principe de société sans classes qui accouchera d'un Homme Nouveau, de préférence dans le sang s'il le faut ?

Quand Anne Hidalgo parle des valeurs républicaines, pense t-elle que le racisme en fasse parti ? Approuve t-elle, comme Hollande qui lui a rendu hommage (source : le Monde), les propos de Jules ferry «Il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures. (...) Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures. (...) Ces devoirs ont souvent été méconnus dans l'histoire des siècles précédents, et certainement quand les soldats et les explorateurs espagnols introduisaient l'esclavage dans l'Amérique centrale, ils n'accomplissaient pas leur devoir d'hommes de race supérieure. Mais de nos jours, je soutiens que les nations européennes s'acquittent avec largeur, grandeur et honnêteté de ce devoir supérieur de la civilisation.» 

Passons sur l'antisémitisme à gauche (lire l'antisémitisme à gauche, histoire d'un paradoxe, de Michel Dreyfus) et venons en à la collaboration. Déjà, bien malin celui ou celle qui, en 2012, pourrait jurer la main sur le coeur qu'il n'aurait pas été, lui ou elle aussi, un ou une collabo, prêt(e) à tout pour manger à sa faim, sauver sa famille ou récupérer la boutique tant convoitée du type d'à coté. Mais surtout, il ne faut pas oublier que le Parti Socialiste français a collaboré à tous les niveaux avec le parti National Socialiste allemand. Faut-il rappeler que Mussolini (source : TV5 ou Cliotexte)  et son alter égo allemand ont été avant tout des socialistes ? Anne Hidalgo sait ausi très bien que des socialistes ont voté les pleins pouvoirs à Pétain (source : Sepharade.net ou, même s'ils nuancent, Centenaire du Parti Socialiste.fr).  170 parlementaires SFIO ont ainsi voté "pour", voila les faits. Après avoir voté les pleins pouvoirs à Pétain, les socialistes ont gouverné à Vichy, aux cotés de Pétain. On peut penser à Déat, Albertini, Laval ou Mitterrand. Contreculture.org établit la liste impressionnante de tous ces bons républicains qui sont devenus de zélés collabos entre mai 1940 et le 5 Juin 1944. Et puis surtout, les communistes français, eux, étaient la succursale locale de cette multinationale qui négociait le Pacte Germano Soviétique.

Ensuite, nous avons eu François Mitterrand. Cet ex-employé du régime de Vichy (donc collabo ?) avant de devenir "vichysso résistant" a ensuite fait une belle carrière, notamment grâce à la répression sanglante en Algérie (source : Libération) et a pu ou su protéger ses amis comme Bousquet. Ce même Mitterrand n'a pas hésité non plus à agir en dehors du cadre républicain quand cela l'arrangeait (Rainbow Warrior, écoutes illégales). A t-on jamais entendu les socialistes demander pardon pour cela ? Qu'est devenu le droit d'inventaire ?

Anne Hidalgo fait une erreur en affiliant de cette façon la fille à papa de Saint Cloud aux nazis. Déjà, les choses sont plus complexes que cela au sein de l’extrême droite (lire l'analyse de Enquete & Debat- Marine Le Pen, entre souverainisme et identitarisme). Ensuite, elle pousse les français à soulever le couvercle de la peu reluisante marmite socialiste. Enfin, elle donne une tribune à la fille à papa de Saint Cloud au lieu de parler du danger que court la France à s'endetter pour payer des retraites à 60 ans ou à aller faire la guerre au Mali.

Alors, puisqu'Anne Hidalgo veut, apparemment lutter contre les heures les plus sombres de notre histoire et contre les atteintes aux valeurs républicaines, pouvons nous lui suggérer de :


  • demander l'abolition des lois Pasqua-Debré en matière d'immigration (les socialistes les critiquent toujours dans l'opposition mais jamais quand ils sont au pouvoir)
  • suspendre la videosurveillance à Paris, inutile et couteuse, ou alors la rendre accessible à tous, sur Internet, si elle ne viole les libertés de personne
  • fermer la ZAPI 3 de Roissy 
  • demander à Valls pourquoi il n'y aura pas de récépissé de contrôle d'identité au faciès
  • amender le règlement de la RATP, adopté en 1942 (...)
  • exiger l’arrêt des expulsions de Roms, qui étaient qualifiées de déportations quand l'UMP était au pouvoir
  • suspendre l'application de la loi du 15 novembre 2001 
  • suspendre le FNAEG, crée par Jospin, au début "juste pour les violeurs".
  • demander si la carte d'identité numérique est bien suspendue
Evidemment, c'est plus facile d'enfoncer des portes ouvertes sur le parti de la fille à papa de Saint Cloud que de régler les problèmes concrets des parisiens, eux aussi victimes de l'ultra étatisme qu'Anne Hidalgo et ses amis socialistes (de gauche comme de droite) mettent en avant tous les jours un peu plus.

mercredi 18 avril 2012

Mise au point sur les idées libérales

Non : il n'y a pas eu de mesures libérales en 5 ans, ou presque.

Tel est le message que les libéraux transmettent à la gauchosphère, comme Gauche de Combat, Jegoun,  Dedalus Sarkononmerci (!), les privilégiés parlent aux français, Clémentine Autain et bien d'autres rouges de rage mais aussi à ces soit disant ultra libéraux que sont Laurent Wauquiez (qui a déclaré "Une dérive ultralibérale de l'UMP serait une mauvaise idée : parce que la crise a montré les limites de cette doctrine et parce que la droite, en France, ce n'est pas cela") ou tous les gens de la Droite Pop. 


Le billet le plus comique de ces dernières heures est peut être celui intitulé "Sarkozy, fils naturel de Reagan et Thatcher". C'est d'un drôle.

Rappelons ce que serait une politique libérale :


- une baisse et une simplification des impots (flat tax, suppression de l'ISF)
- un budget voté en équilibre (donc une forte baisse des dépenses publiques)
- moins de lois votées au parlement
- la dérégulation de toutes les mesures qui empèchent les marchés de fonctionner (fin du SMIC et de la taxe sur les transactions financières)
- la liberté de faire gérer par qui on veut les prélévements sociaux obligatoires (salaire complet)

- un moratoire sur les mesures liberticides (arret de Loppsi et Hadopi) et de la généralisation de la vidéosurveillance
- l'application stricte du principe de subsidiarité pour tous les services publics qui ne seraient pas gérés au niveau fédéral communautaire
- le remplacement de toute l'aide sociale par le revenu universel garanti 
- l'alignement du droit public sur le droit privé


Il y a eu deux mesures incontestablement libérales en 5 ans : la création du statut de l'auto entrepreneur, grace à Hervé Novelli, et la loi sur l'autonomie des universités. 


Sinon, on a eu 


- 51 taxes crées ou relevées depuis 2007
- des budgets votés en déficit
- une progression constante de la dépense publique, faute de licenciements dans la fonction publique 
- 17 000 lois votées 
- hausse du SMIC
- maintien des 35 heures
- acharnement thérapeutique sur le système de retraites, pour lui donner quelques années de racket de plus
- création de la Hadopi
- extension du domaine d'application du Secret Défense
- projet de loi de la carte d'identité biométrique, soutenu par les socialistes sauf Serge Blisko
- maintien de l'avantage juridique qu'ont les fonctionnaires dans leurs procès contre les citoyens


et ne parlons pas de la politique étrangère (accueil de Khadafi, serrage de louche de Poutine, lachage des otages suisses en Lybie, achat de listes volées en Suisse, JO de Pekin 2008, menaces contre Schenghen etc).


Faute de réformes type Reagan Thatcher, justement, le Président de la République n'a pas su mettre fin à la République Socialiste de France, tout comme Chirac a viré Madelin en 1995 au lieu de suivre le bon sens. 
Voila l'opinion des libéraux, appuyés par les faits listés ci dessus. 






C'est d'ailleurs pourquoi un certain nombre d'entre eux s'apprêtent à voter Frédéric Bastiat, car un mort ne fera pas pire que les vivants. Quelque soit le vainqueur dimanche prochain, on ne voit pas quelle politique libérale sera initié de gré par le nouveau (ou la nouvelle) Président (e) de la République. On sait juste que la gauche socialiste et communiste prendra encore moins de gants pour enfoncer la France dans l'ultra étatisme et l'ultra socialisme. 




Sur le même sujet 

Qu'est ce qui rapproche Brice Hortefeux de la Mitterrandie ? http://leparisienliberal.blogspot.fr/2011/05/quest-ce-qui-rapproche-brice-hortefeux.html






vendredi 30 mars 2012

Le dilemme des électeurs de droite

Sur le papier, pour un électeur de droite, les choses sont en théorie simple : il y a un et un seul candidat pour qui voter, et d'autres pour qui ne pas voter. Il faut dire que les choses ont été bien faites : Christine Boutin, Frédéric Nihous, Hervé Morin et Dominique de Villepin ont laissé tomber, ou n'ont  pas pu se présenter, faute de 500 signatures. Les 4 se sont peu ou prou ralliés, peut importe si l'UMP se montre anti-européenne (lire Pour Shenghen, pour l’Euro, donc contre Sarkollande ?) , qu'elle n'ait pas prévu de repousser les dates de la chasse à la poule d'eau ou qu'elle soit bien peu catholique canal historique. A ce jour, le programme économique de l'UMP est toujours inconnu, et ce que nous avons vu depuis 5 ans ne rassure guère : 51 taxes crées ou relevées depuis 2007.




A coté, nous avons Nicolas Dupont-Aignan, qui répète, et il a raison d’être cohérent, qu'il préférerait mourir plutôt que de voter Sarkozy. D'ailleurs, n'a t-il pas également dit qu'il choisirait la fille à papa de Saint Cloud comme premier ministre s'il était élu Président de la République (cf le Télégramme de Brest) ? En effet, tous deux partagent la même horreur de l'euro. Après, il faudrait qu'ils expliquent à leurs électeurs comment ils vont acheter le pétrole, avec des francs ^^.

Au centre, puisqu'Hervé Morin n'est pas candidat, il y a François Bayrou. L'homme est ou n'est pas sympathique, peu importe, mais une partie des libéraux, du Parti Libéral Démocrate, le soutiennent ouvertement. Ils voient en lui, non pas un libéral (il veut créer un ministère de l'égalité anti discriminations et ne prévoit pas de remettre en cause le SMIC, le système d'aide sociale, le périmètre du secteur public et le caractère national de l'Education Nationale), mais un démocrate qui cessera d'opposer les français les uns aux autres, ce qui est une bonne chose. Bayrou est aussi en mesure, malgré son projet de généralisation du Made In France, de revoir le système de subventions aux entreprises, sauf si son ami Jean Lassalle refait une grève de la fin pour protester contre le déplacement d'une usine de 80 km (lire l'Usine Nouvelle). 
Ce qui fait peur aux électeurs libéraux démocrates, c'est le socialisme assumé d'un certain nombre de militants du Modem. Passons sur Jean Peyrelevade, ancien dirigeant du Crazy Lyonnais. Depuis, il s'est reconverti investment banker dans une structure qui marche, il est donc absous. Et surtout, il tape sur les socialistes. Non, les vrais militants du Modem, comme Phil de Malakoff, Christophe Grébert, et d'autres, revendiquent un attachement à gauche. Ils pensent, en toute sincérité, que l'humanisme est une vertu socialiste. C'est normal, le lavage de cerveau de l'Education Nationale et des médias (ainsi que le comportement de l'UMP) empêche de penser autre chose. C'est pourtant archi faux. On peut être de gauche, éduqué et égoiste comme tout le monde.



Ne mentionnons même pas Mélenchon qui a fait de l'intolérance un point cardinal.


Voila tout le dilemme des électeurs de droite,  c'est à dire, libéraux, démocrates, pros Européen, constatant que le capitalisme marche tandis que le communisme a 100 millions de morts sur les bras. Ils n'ont toujours pas de candidat, à un mois du premier tour. Pour qui vont voter H16 Hashtable, les Libéraux du Modem, Alain Madelin, Jean-Louis Bourlanges , le Champ Libre, Ca Réagit, Gauche Libérale (ils ne sont pas de gauche ^^), Libertas, Objectif Liberté, Un Raleur de Plus, Sulfure et Contre Culture, Trop Libre et même l'Hérétique, au delà du choix partisan ? Mystère. Ils ont autant de raisons de voter Sarkozy que Bayrou, avec une préférence pour Bayrou pour tous ceux qui ne veulent pas être associés à Claude Guéant, Brice Hortefeux ou Guillaume Peltier (dont le parcours politique est edifiant, lire sur Wikipedia) ? Il y aura aussi tous ceux qui ne voteront pas Sarkozy pour protester contre l'avalanche de taxes, (lire ces libéraux qui ne voteront pas Sarkozy en 2012, sur Nouvelles de France) les milliers de lois votées en 5 ans, l'instabilité fiscale et législative, sans parler des affaires (scooter du Prince Jean EPAD, etc ). Est ce que le ticket Bayrou-Sarkozy, comme le suggère Douce de Franclieu, est la solution ?

A croire qu'il n'y a que Frédéric Bastiat 2012 pour les départager, car en réalité, le vrai problème des électeurs de droite réside dans le fait qu'aucun candidat (de droite) ne propose moins d'impots, moins d'Etat, plus de libertés. A Gauche, c'est pire encore. En attendant la restauration de la monarchie de France et le retour de Louis XX ou son cousin Jean de France, il faut croire que les Présidentiables monarchisants se cantonneront toujours à cette compétition du toujours plus d'"Etat, c'est moi !" au lieu de faire confiance aux citoyens.

dimanche 26 février 2012

Libéraux, pour quel président voter ?

Comme en 2007, les libéraux sont privés de candidature authentiquement libérale, désireuse de défendre le reflux du service public à ses seules fonctions régaliennes, le vote de budgets en équilibre (donc la très forte baisse des prélèvements obligatoires), le maintien des libertés civiles, l’arrêt des politiques publiques liberticides. 

Du coup les stratégies divergent. Aurélien Véron, Arnaud Dassier, Louis-Marie Bachelot et le Parti Libéral Démocrate penchent pour François Bayrou. Alternative Libérale , Nelly Guet ou Frédéric de Harven ont confirmé leur soutien à Hervé Morin et à sa stratégie de "recentrage" du Nouveau Centre sur un parti de centre droit, libéral et européen, à l'image de nos amis libéraux allemands FDP. Les Libéraux du Modem, logiquement, soutiennent Bayrou. D'autres, comme l'Amiral Woland, penchent pour Nihous (!?) qui n'est plus en lice.  
Bref, on comprend bien qu'on manque d'un Alain Madelin, d'une Margaret Thatcher, d'un Ron Paul en France et de manière plus générale, Gauche Libérale fait une bonne analyse des divergences d'analyse entre libéraux.

Ceux qui avaient voté pour Nicolas Sarkozy en 2007 en sont pour leurs frais : 51 taxes et impôts relevées ou crées en 5 ans (lire démocratie libérale le blog, contribuables associés, politique.net, lemonde.fr ...), progression de l'ultra étatisme dans à peu près tous les domaines, et derive (comme prévu) ultra droitière dont le summum est atteint avec le recrutement de Guillaume Peltier en tant que porte parole. Qui est Guillaume Peltier ? C'est l'ancien FNJ puis Villiériste. Tout le monde fait des erreurs de jeunesse mais, comme les "jeunes" des médias, Peltier n'est plus un jeune. C'est un prof d'histoire géo et père de famille de 36 ans. Il est le chainon manquant entre l'UMP et le parti de la fille à papa de Saint Cloud. 


Les réflexions de l'entourage de Bayrou peuvent faire peur également. Quand on lit, en réaction à ce qui se passe à Florange chez Arcelor Mittal, sur le par ailleurs excellent blog de l'Hérétique : 

L"état français n'a vraiment pas joué son rôle en 2006 en favorisant avec des collusion avec des grands hommes d"affaire la "vente" d'Arcelor à Mittal. Il a sacrifié Les intérêts de la Françe et ceux de l'Europe à Moyen Long terme pour le "plaisir" d'experts des marchés et sous prétexte de "modernisation économique" et d'intérêts à court terme. F. Bayrou a depuis longtemps les idées très claires et réalistes dans ce domaine.

on peut se dire que la culture économique au Modem n'est pas au top (ou inégalement répartie).

Du coup, il reste un candidat. Certes, il est né il y a 211 ans. Mais il ne pourra pas être pire que les hommes et femmes politiques qui nous endettent depuis 30 ans.
Votez Frédéric Bastiat !


Et surtout, restez mobilisés pour les législatives ! Vous pourrez y voter libéral.



vendredi 20 janvier 2012

Italie : Mario Monti libéralise l'économie pour la dynamiser.


Mario Monti, premier ministre d'Italie, libéralise  en vue de relancer l'économie du pays entré en récession.

Taxis, pharmacies, transports publics locaux, distribution d'essence, gaz, professions libérales: les secteurs qui seront plus ouverts à la concurrence sous l'effet de ces mesures sont nombreux.

Selon les premiers éléments ayant filtré dans la presse, ce plan prévoit notamment l'augmentation du nombre de licences de taxis, la hausse du nombre de pharmacies, la liberté de choix des fournisseurs pour certaines stations-service ou l'abolition des tarifs minimums des avocats ou des notaires...

Afin de faire baisser les prix du gaz en renforçant la concurrence, le gouvernement compte en outre obliger le géant de l'énergie ENI à céder son réseau de transport Snam Rete Gas.

vendredi 23 décembre 2011

Hervé Morin peut et doit passer la deuxième

Hervé qui ? Le Président du Nouveau Centre (1) , ministre de la Défense pendant 3 ans. Un inconnu ? Pas vraiment.


Le Président de la République, s’irrite des "candidatures solitaires", nous dit LCP (1) . La présence des Morin, Boutin et autres Villepin, tous ceux que Christophe Barbier, de l'Express, qualifie de "grotesques", cf  le blog Gauche Libérale (3)  serait donc un problème pour le Président de la République.

Avec tout le respect qu'on doit aux brillants stratèges qui conseillent le chef de l'Etat, cette analyse est stupide, car elle donne raison à la gauche qui affirme que les déplacements Présidentiels doivent rentrer dans les frais de campagne (4). Pourtant, il n'est pas candidat, à moins que nous ayons raté l'annonce ?

Toujours est-il que malgré ce climat de guerre des tranchées à droite et au centre, Hervé Morin doit maintenant s'affirmer sur ce qui constitue sa matrice politique : le libéralisme économique et sociétal. Alors que le gouvernement actuel a crée 35 nouvelles taxes et impots depuis 2007 et que la quasi totalité des candidats nous promettent encore plus d'Etat, il est temps d'affirmer que l'ultra étatisme et l'ultra socialisme ont provoqué la crise de 2008, et ont frappé une France qui n'avait pas profité de la période de croissance pour se réformer et baisser ses deficits.

Certains, à l'UMP, affirment qu'Hervé Morin n'a pas le droit de critiquer un gouvernement dont il a fait partie pendant 3 ans. Que des médecins spécialistes de l'amnésie se précipitent rue de la Boétie dans le XVeme arr ! N'a t-on pas eu, en 2006, un Ministre de l'Intérieur qui a critiqué son premier ministre et son Président de la République ?

Il reste peu de temps pôur faire passer l'idée qu'un Etat recentré sur ses seules missions régaliennes (police, justice, armée, diplomatie) et de préférence gerées au niveau Communautaire, un Etat appliquant le principe de subsidiarité dans tous les domaines et faisant confiance aux corps intermédiaires que sont les entreprises et les associations, fonctionnerait mieux que cet Etat omni présent qui prétend tout faire, de la fabrication de voitures à la surveillance du Net, en passant par la gestion catastrophique du système éducatif ou la subvention de business non rentables.

Une autre France est possible, une France libérale, une France dans laquelle l'Elysée quitterait le 55 rue du Faubourg St Honoré pour délocaliser un gouvernement resserré à Paris la Défense ou au Havre et où le contrat librement consenti entre individus libres remplacerait cette profusion de lois que quasi tous ignorent, faute de pouvoir en prendre connaissance.

Hervé Morin peut représenter cette famille libérale qui pour le moment n'a pas de candidats. 

(1) http://www.hervemorin.fr/
(2) http://www.lcp.fr/actualites/politique/51847-nicolas-sarkozy-s-irrite-des-candidatures-solitaires
(3) http://www.gaucheliberale.org/post/2011/12/19/L-Express.fr-censure-une-nouvelle-fois-un-commentaire-post%C3%A9-sur-son-site-%3A
(4) http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2011/12/15/une-partie-des-frais-de-campagne-de-sarkozy-pourra-relever-des-comptes-de-campagne_1619457_1471069.html

mardi 6 décembre 2011

La Belgique se dote d'un gouvernement

Dommage pour eux, ils fonctionnaient très bien avec les intérimaires qui géraient les affaires courantes et juste les affaires courantes.
Une preuve : le taux de croissance du PIB pendant la crise.
Maintenant qu'un socialiste dirigeant d'une région en faillite prend le pouvoir à Bruxelles, peut-être que le Roi et Fitch seront rassurés, mais certainement pas les contribuables et entrepreneurs.
Les villes libres de Belgique avait pourtant tout pour tenter l'expérience de monarchies libertariennes.

lundi 5 décembre 2011

Faut-il sortir de l’Euro ?


La prochaine conférence-débat de l’association Catholiques pour les Libertés Économiques (CLE) aura pour sujet « Faut-il sortir de l’euro? ».
Conférencier : Jean-Jacques Rosa, économiste, professeur des Universités, auteur de « L’euro : Comment s’en débarrasser » (Grasset).
Le jeudi 8 décembre 2011 à 18h30. Salle de l’ASIEM, 6 rue Albert de Lapparent 75007 Paris (métro Sèvres Lecourbe).


jeudi 1 décembre 2011

Alsace vs Bade Wuertemberg


Vous voyez la ligne bleue du Rhin ? D'un coté de cette ligne (jaune ou bleu, à vous de choisir), le taux de chomage est inférieur à 4%, de l'autre il est à 8.4% (ce qui est déjà mieux que la moyenne nationale).

Toujours dans l'un des deux territoires, il n'y a pas de SMIC, la Sécurité Sociale est en concurrence avec des centaines de caisses privées, la vitesse sur certaines portions d'autoroutes est libre, et pourtant, a priori, nous sommes loin de la "jungle ultra libérale capitaliste du far west américain", le taux de tués sur les routes n'est pas supérieur et le niveau de vie moyen est supérieur (en tout cas, c'est ce que constatent les 50.000 frontaliers).

Inspirons nous de ce qu'il a de bon à prendre chez nos voisins, pour redonner aux citoyens franciliens et français leurs libertés.

lundi 10 octobre 2011

Les liberaux doivent faire leur mea culpa

C'est vrai, les libéraux vous doivent des excuses. Ils doivent dire à quel point ils sont désolés. Désolés de ne pas avoir su ou pu conquérir le pouvoir ces dernières années. 

En effet, la semaine prochaine, le vainqueur de la primaire socialiste sera, selon une probabilité de 90% au moins, sera un adversaire du libéralisme sociétal, et selon une chance de 99.9%, un adversaire du libéralisme économique. Il promettra aux français de lutter contre la crise grace à plus d'Etat. 
Le fait est qu'à droite, c'est la même chose. De discours de Toulon en menaces de recapitalisations forcées des banques, l'Etat est le roi. 
Pourtant, l'Etat, ou plus exactement l'excès d'Etat, est à l'origine de la crise, dans le monde entier. Or, les libéraux, actifs sur la scène politique par divers moyens, Alain Madelin en 2002, Alternative Libérale en 2007 et 2009, le Parti Libéral Démocrate actuellement ainsi que certains "libéraux" de Gauche Moderne, de Gauche Libérale, du Modem, du Nouveau Centre ou de l'UMP ont toujours eu le même discours : ne tombons pas dans le piège de la dette publique. 


Intervention d'Aurélien Veron par AlternativeLiberale
(écoutez à partir de 4'59''  la bulle de la dette publique, tourné en 2009).

Parmi les trois points du programme que défendait Alternative Libérale en 2009 à l'occasion des élections Européennes : la question des déficits publics et de la dette publique http://europeennes.blog.lemonde.fr/category/alternative-liberale/

Aujourd'hui, après des années de socialisme généralisé, non seulement nous sommes tous, collectivement en Europe, en difficulté, mais en plus nous les contribuables sommes invités à généreusement donner pour Dexia, la Grèce ou le régime spécial des pensions de la SNCF/RFF, tout comme nous avons donné pour le Crédit Lyonnais ou les retraites des ministres et sénateurs. 

Evidemment, à force d'entendre que Dexia est victime des turbulences financières ou du libéralisme (ultra ou néo...), on est amenés à croire que ce qui est repeté en boucle sur les médias est vrai. La faute en incombe sans doute aux libéraux qui n'ont jamais tranché la question suivante : est ce que la contrainte Européenne est suffisante pour imposer de la discipline aux gouvernements. Certains, comme le financier Charles Gave http://lafaillitedeletat.com/ pensent que non, et parient de fait sur la future mort de la zone Euro. D'autres, comme l'essayiste Guy Sorman http://gsorman.typepad.com/, sont plus optimistes et pensent que la volonté politique saura accompagner les faits économiques, même si l'Europe n'est pas une zone monétaire optimale. Après tout, la France n'est pas une zone monétaire optimale non plus : un chomeur lorrain n'a pas le même intéret qu'un exportateur vendéen. Mais une chose est sûre : les libéraux, même si vous ne l'avez pas entendu dire, sont d'accord sur un point : l'irresponsabilité (dans tous les sens du terme) des hommes politiques nationaux débarrassés de contrepouvoirs est une source de problèmes pour nous tous les citoyens et contribuables. 

L'actualité française est dominée par les sirènes du socialisme triomphant, ces jours ci. Mais ne vous y trompez pas. Le vrai souci vient du fait que les gouvernements conservateurs, y compris avec une composante soi disante libérale, pratiquent le socialisme comme leurs collègues de gauche. François Fillon était à Bruxelles, hier : l'avez vous entendu dire que pas un Euro d'argent public ira dans Dexia ? Que la France va enfin équilibrer son budget public ? Et saviez vous qu'au deuxième trimestre 2011, la dépense publique britannique, en livres courantes, n'avait pas baissé par rapport au deuxième trimestre 2010 ? 
Alors, oui, les choses ne sont pas faciles. On parle ici de baisser les salaires de la fonction publique de 30 ou 40%, ou de baisser le nombre de fonctionnaires de 30 ou 40%. 

Mais les faits sont la. Les hommes et femmes politiques préfèrent attendre que le FMI ou que la République Populaire de Chine fassent le boulot, puisque Bruxelles est aussi incapable que les instances nationales de rétablir un peu de bon sens. Les prochaines échéances electorales seront pour nous tous l'occasion de voter soit pour des molassons, des socialistes UMPS (adjoints de leurs Fronts) ou de choisir les libéraux. Que choisirons-nous ?