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mardi 7 juillet 2015

On va enfin pouvoir ouvrir le débat de la monarchie en France

Dans la vie politique et médiatique française, il existe toute une série de totems auxquels il vaut mieux ne pas toucher : il ne faut pas critiquer les lois Pleven-Gayssot anti racisme, il est admis que un service public est forcément une entreprise publique détenue à 100% par l'Etat, énoncer le monopole de la Sécurité Sociale est un acte quasi terroriste (1), la liberté d'expression n'est valable que pour ceux qui sont Charlie (2) ...

Autre totem : la République.

Ah, la République ... ! Tous les partis s'en réclament, du Front National (3) au Front De Gauche (4), en passant par les Républicains (sacré coup de trolling de Sarkozy), l'UDI, le Modem, EELV ou le PS.

Il existe bien des partis politiques royalistes (Alliance Royale, Nouvelle Action Royaliste) qui ne sont pas pris au sérieux et qui ressurgissent tous les 5 ans pour tenter de grapiller des voix aux Européennes, mais globalement, le procès en anti républicanisme est la forme d'excommunication la plus sévère.

Prenez par exemple l'un des derniers éditos de Bruno Roger-Petit "Marion Maréchal-Le Pen, la sombre tentation catho-royaliste" (5) Tentation catho-royaliste ... ! Même si le discours de gauche du Pape François brouille un peu les pistes ultra balisées de la pensée dominante française, en Hollandie, "républicaine" et "progressiste" donc forcément christianophobe, une tentation catho-royaliste pose le décor, à l'extrême droite de l'extrême droite, non ? D'ailleurs, Roger-Petit l'écrit : la petite dernière du clan de Saint Cloud fait resurgir Maurras dans le paysage politique français. Objectivement, difficile d'adhérer, donc, quand bien même on pourrait réfléchir à la pertinence de certaines des analyses telles que "La France n’est pas que la République".

Dans ce contexte, on ne peut qu'être très surpris de l'interview qu'Emmanuel Macron a donné à Valeurs Actuelles et que ce sulfureux média a titré "Emmanuel Macron : royaliste !" (6). Soit le ministre de l'économie n'a plus aucune ambition politique, voire attend d'être démissionné, soit il pense vraiment qu'on peut faire appel à l'intelligence du lecteur, et ouvrir le débat, même si celui-ci semble être une sorte de provocation. En effet, quand on affirme " Il nous manque un roi" ou "Le peuple français » n’a pas « fondamentalement » voulu la mort de la figure du roi", il faut s'attendre à soulever une tempête parmi ceux qui invoquent la République du matin au soir.

Pourtant, nombre d'observateurs, y compris modérés comme le centriste Hervé Morin, seront d'accord pour dire que la présidentialisation de la France est un vrai problème, et que nous ferions mieux d'en finir avec l'élection présidentielle au suffrage universel direct, une des sources du déséquilibre institutionnel de notre pays. D'autres, comme Ghislaine Ottenheimer, noterons que la France est « la seule (vraie) Monarchie d’Europe » au sens du « pouvoir d’un seul », et que ce n'est plus possible (8).

On pourra également ajouter, en totale contradiction avec la doxa communément admise, que non, république et démocratie ne sont pas du tout synonymes, loin de la. C'est bien, par exemple, le défenseur des valeurs républicaines, Manuel Valls, qui a livré à la justice espagnole une ressortissante française accusée en Espagne d'un délit non condamnable en France (9). C'est au nom des valeurs républicaines que le gouvernement a fait passer la loi renseignement, contre l'avis d'une foule d'associations pro libertés civiles, d'Amnesty à la Ligue des Droits de l'Homme (10).

Attention, ne nous trompons pas. La France d'avant 1789 n'avait rien de démocratique. La Révolution Française, qui au passage a d'abord installé une monarchie constitutionnelle, a évidemment constitué un progrès en terme d'égalité devant la Loi et de respect des Droits de l'Homme. Mais en 1789, à part dans une certaine mesure l'Angleterre Hanovrienne ou la Confédération Helvétique, qui était une démocratie ? Inversement, en 2015, certains de nos partenaires au sein de l'Union Européenne sont des monarchies et des pays plus démocratiques que nous, que ce soit selon le PNUD (Norvège, Danemark, Royaume Uni),  The Economist (Norvège, Suède, Danemark, Pays Bas, Luxembourg, Royaume Uni, Espagne) ou Reporters Sans Frontières (Pays-Bas, Norvège , Luxembourg, Danemark, Liechtenstein, Suède, Belgique, Royaume-Uni, Espagne).
La question, c'est comment en est-on venu à confondre schéma d'organisation institutionnel, ou formes de gouvernement, et valeurs ? 
Ni la république, ni même le régime représentatif, si la séparation des pouvoirs n'est pas strictement respectée, ne sont garants de la démocratie.
La République, c'est une forme d'organisation parmi d'autres. Les républiques, aussi bien que les monarchies, peuvent être des démocraties ou des tyrannies. 

Alors, 222 ans après que Louis XVI ait été décapité, nul ne peut dire ce qu'il en serait de la France, si les Bourbons comme Louis XX (11) ou les Orléans comme le prince Jean de France (12) étaient à la tête de l'état. 
Sans doute que nous serions comme nos voisins britanniques ou ibériques, à savoir des démocraties parlementaires gouvernées par des majorités de gauche ou de droite et les débats économiques ou sociétaux qui vont avec, tout simplement. C'est bien le Luxembourg qui marie au sein d'un couple gay son premier ministre, c'est bien au Royaume Uni que la GPA existe, c'est bien aux Pays Bas que les expériences de légalisation de drogues douces ont été menées.

Mais un certain nombre d'éléments seraient surs : d'une part, nous ferions des économies : l'Elysée, rappelons le, coûte plus cher à la France que Buckingham Palace au Royaume Uni (13). D'autre part, nous n'aurions pas cette insupportable propension d'une grande partie de la presse politique à tout ramener à Hollande, Sarkozy ou le Pen, personnages entièrement tournés vers la présidentielle, rien d'autre, et que les français ne supportent plus (14).
Enfin et surtout, nous sortirions de l'hypocrisie pour enfin devenir une monarchie assumée, tout en cessant d'amalgamer les notions de gouvernement et de pays. 

Alors, faut-il souhaiter que l'on ferme l'ancien boudoir de Jeanne-Antoinette Poisson, marquise de Pompadour, qu'on ramène Louis de Bourbon et qu'on l'installe à Fontainebleau, Versailles, Saint Germain en Laye ou Vincennes, afin de faire en sorte que la France devienne une monarchie parlementaire ?





(3) Front National Vous avez dit «républicain» ? 2 mars 2015
(6) Valeurs Actuelles Emmanuel Macron : royaliste ! 7 juillet 2015
(7) Nouveau Centre Hervé MORIN : "En finir avec l'élection présidentielle au suffrage universel direct" 20 octobre 2013
(8) Contrepoints « Poison présidentiel » de Ghislaine Ottenheimer 15 mai 2015
(9) Le Monde Extradition d'Aurore Martin : Manuel Valls demande d'arrêter la polémique 7 novembre 2012
(10) Le Monde La galaxie des opposants au projet de loi sur le renseignement 1 avril 2015
(11) Telegramme de Brest Louis de Bourbon. L'héritier des rois est en visite en Bretagne 30 mai 2015
(12) Le Figaro La succession du comte de Paris aiguise l'appétit du prince Jean 22 septembre 2014
(13) Pure People Coût des monarchies 23 juillet 2012
(14) Le Figaro Jean-François Kahn : «Hollande, Sarkozy, Le Pen, un choix impossible» 3 juillet 2015

mercredi 25 mars 2015

Felipe VI, Roi d'Espagne, interrompt sa visite en France

Suite au dramatique crash du vol vol 4U9525 de Germanwings entre Barcelone et Dusseldorf, dans les Alpes Françaises, le roi d'Espage, Felipe VI, a préféré interrompre sa visite en France. En effet, ce mardi, le président Hollande et et son premier ministre Manuel Valls devaient accueillir le roi et la reine d’Espagne à Paris (1) , Felipe VI d'Espagne et la Reine Letizia d'Espagne, notamment pour visiter l’exposition Velasquez au Grand Palais (2). Apparemment, cette rétrospective est une première par son ampleur, d'autant plus que ses tableaux quittent manifestement rarement le musée le Prado de Madrid ou des collections privées. 

Evidemment, après l'accident du massif des 3 Evéchés, il n'était plus question de la visite officielle. 


Dommage que cette visite officielle soit annulée. Le motif, un deuil Européen que nous partageons tous aux cotés de nos voisins allemands et espagnols, est parfaitement légitime.



Mais même si Felipe VI n'a absolument aucun rôle constitutionnel, il aurait sans doute eu des choses à dire à la tête de l’exécutif français.
En effet, qui peut nier que alors que la France, depuis 2008, se montre incapable de se réformer, l'Espagne, elle, a supporté une politique de recentrage de l'Etat sur ses seules missions régaliennes, ainsi que d'une austérité sans précédent ?
Peut être qu'à la faveur d'une telle visite, le président Hollande aurait pu comprendre pourquoi l'Espagne reçoit moins de touristes que nous mais en tire plus de recettes, ou pourquoi ce pays se remet à exporter des voitures, y compris "françaises" PSA ou Renault (3).
Pendant qu'on s'interroge, en France, sur notre "modèle" social et qu'on s'imagine que l'Etat doit s'occuper de tout, en Espagne, l'EDF local, Endesa, est privatisé, ainsi que le gestionnaire des aéroports (4), l'eau (Aguas de Barcelona appartient à une entreprise française) ou le contrôle aérien (5), les télécoms bien sur (Il y a belle lurette que l'Etat espagnol n'intervient plus dans Telefonica).

Tout est très loin d’être rose en Espagne, et il faudra des années pour effacer les conséquences de la bulle immobilière des années 2000 alimentée par la politique accommodante de la FED et par la convergence des taux d'intérêts en Europe. Il faudra tout autant de temps pour arriver à un taux de chômage espagnol proche de la moyenne européenne. Certes, un pays ne peut pas se résumer à ses exportations d'huile d'olive ou de voitures crossover. De plus, Le cousin de Louis XX (et descendant de Louis XIV), qui règne sur l'Espagne depuis moins d'un an, a à faire face à un certain nombre de défis à commencer par l'unité de l'Espagne et la possible future sortie de la Catalogne de l'Espagne.

Mais force est de constater qu'entre ces deux monarchies, une officielle, avec un roi, l'autre républicaine, avec des marquis qui se servent de fonctionnaires porte-parapluie parce qu'ils sont plus égaux que les autres (comme la maire de Paris (6)), les sujets de discussion ne devraient pas manquer.

Un ministre français se cache sur cette photo.
Saurez-vous le retrouver ?




mercredi 21 janvier 2015

222 ans après l'assassinat de Louis XVI, Louis XX au pouvoir ?

Le 21 janvier 1793 à 10h22, Louis XVI est guillotiné place de la Concorde (1), ayant été déclaré coupable de trahison pour ne pas avoir respecté son rôle constitutionnel, pour avoir manœuvré secrètement contre la Révolution et pour avoir tenté de fuir la France en juin 1791. 
Faut-il, 222 ans après cette exécution, revenir sur cet épisode de l'histoire de France, alors que tout particulièrement ces jours-ci, on nous a beaucoup parlé de "la République et de ses vertus" (2) ? 

Se souvenir de la mort de Louis XVI, c'est d'abord avoir un regard lucide sur la Révolution Française. 
Il y a eu des idées libérales dans la Révolution Française (3), incontestablement, et on peut être fier de cet héritage : la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, la nuit du 4 Août et l'abolition des privilèges ou encore la loi le Chapelier (4) sont des avancées.
Mais la Révolution a rapidement été prise en otage par des terroristes (5), d'inspiration socialo-communiste pourrait-on dire aujourd'hui. L'empressement qu'a récemment eu Jean-Luc Mélenchon à défendre le peu recommandable Robespierre (6), personnage admiré par les dictateurs communistes de tout poil (7), montre qu'il n'y a pas eu un seul bloc idéologique pour inspirer et conduire la Révolution Française. Cette dernière n'a pas représenté que des avancées, donc. La Révolution, c'est aussi le déni de la propriété privée, la germanophobie et des épisodes génocidaires dont on ne parle toujours pas aujourd'hui. Jusqu'en 2014, la France a toujours eu du mal à admettre qu'à de nombreuses reprises de son histoire, elle a perpétré des massacres de masse passés sous silence (les noyades de Vendée (8) ou ou le passage au napalm d'une partie du Cameroun (9) notamment) 
Se souvenir de la mort de Louis XVI, c'est aussi cela : voir la France comme elle est, avec ses zones d'ombres et de lumière.


C'est ensuite se rappeler le danger des crises financières et du problème que représentent les déficits publics. On ne rappellera jamais assez que la plus grosse erreur de Louis XVI, outre le fait qu'il ait été victime de la conjoncture économique, c'est de ne pas avoir écouté son ministre des finances, Turgot (10). Anne Robert Jacques Turgot, baron de l'Aulne, avait pourtant bien briefé Louis XVI : "il faut laisser faire, laisser passer" (une maxime lancée par son ami Vincent de Gournay) et la France a besoin de finances saines" fondées sur un budget équilibré et des impôts moins injustes (11). Une des fautes majeures de Louis XVI, c'est de ne pas avoir lu et appliqué la célèbre lettre de Turgot à son roi (12). Le libéralisme que Turgot proposait à Louis XVI, qui l'a refusé, fait écho à la situation actuelle, dans laquelle le président Hollande est à la fois poussé par la réalité économique (2000 milliards d'euros de dette et 32% de déficit public (13)) et par les institutions telles que les traités européens. 

Du coup, on peut se demander ce que ferait un roi, actuellement, à la tête de la France. 
Commençons par une évidence : si la France de 2015 devenait une monarchie, cela n'aurait rien d'un anachronisme. Nombre de nos partenaires (Belgique, Luxembourg, Pays Bas, Suède, Royaume-Uni) sont des monarchies, sans pour autant qu'elles vivent dans le moyen-age. 

Un roi à la tête de la France, que ce soit Louis de Bourbon, duc d'Anjou ("Louis XX") ou Jean d’Orléans, duc de Vendôme ("Jean de France"), amènerait un premier avantage pour la France : la fin de l'exception présidentielle et la possibilité d'un retour à un régime parlementaire. Un certain nombre de politiciens, dont le centriste Hervé Morin (14), l'ont parfaitement diagnostiqué : la France souffre du présidentialisme et de tout ce que cela implique pour la vie politique française. De Gaulle, à la faveur d'une situation exceptionnelle, avait pu se tailler des institutions sur mesure, mais n'est pas de Gaulle qui veut. Les deux dernières présidences, Sarkozy et Hollande, soulignent le fait que la présidentielle donnent à des personnes ni décisives sur le plan des idées, ni exceptionnelles sur le plan des capacités, un pouvoir disproportionné et un droit sur nos vies sans lien avec la liberté à laquelle nous aspirons tous.  

Un roi à la tête de la France amènerait un second avantage théorique : la baisse du coût de fonctionnement de l'Elysée. En effet, on sait que la France souffre de l'excès de courbette de l'ensemble du système politico-administratif devant le pouvoir du Président de la République, le chef transitoire de la caste des 500. Comment se fait-il que l'Elysée coûte plus aux français que ce que le Buckingham Palace coûte aux britanniques (15) ? 
Est-ce qu'on peut admettre le fait qu'Anne Hidalgo, une jeune retraitée cumularde quinquagénaire, ait besoin d'un fonctionnaire porte parapluie quand elle reçoit la Reine Elisabeth II qui, elle, porte elle même son parapluie (16) ? 
Peut-on si facilement accepter le fait qu'après avoir vertement critiqué l'usage par Sarkozy du pavillon de la Lanterne à Versailles ou l'aménagement d'Air Sarko One, les socialistes se taisent maintenant que Hollande utilise lui aussi le pavillon de la Lanterne à Versailles ou Air Sarko One ? 
Est-ce que, dans une république démocratique où, théoriquement, seuls les fonctionnaires, c'est à des des gens recrutés de manière officielle pour effectuer une mission précise (quelque soit la légitimité de cette mission, c'est un autre débat), le Président de la République attribue, de son propre chef, des centaines de milliers d'euros à sa concubine du moment pour financer un cabinet avec attaché de presse et autres collaborateurs ? 

La restauration royale n'est pas pour tout de suite. Déjà, la critique du Parti Socialiste était qualifiée, par la majorité actuelle, d'attaque contre la République et donc contre la France, dans une contestable assimilation de la France en tant qu'état à la nature de son régime politique, sans parler de la nation (comme si la France n'existait pas avant 1789, cf le discours de Louis XX (17)). En revanche, les questions que l'on peut se poser demeurent. Nul doute que les personnes qui se réuniront ce mercredi 21 janvier 2015 notamment place de la Concorde à 10h ou à Saint Germain l'Auxerrois à midi les auront en tête. De la à afficher, comme le Salon Beige (18), nous sommes tous Louis XVI ...




(3) Wikilibéral Révolution française
(4) Contrepoints Logique libérale de la Révolution française 29 mars 2011
(5) Contrepoints Quand le terrorisme était une valeur républicaine 19 janvier 2015
(6) Le Parisien Libéral Il est temps de débaptiser la station Robespierre 13 novembre 2014
(8) Atlantico Et le génocide vendéen, alors ? 28 décembre 2011 
(10) Institut Coppet Turgot, une pensée française. Par Damien Theillier 7 juillet 2012
(12) Médiapart La lettre de Turgot au roi Louis XVI 17 septembre 2010
(13) Libertarien TV Le déficit public est de 32% et non 4% 10 décembre 2014
(14) Nouveau Centre UDI - section Orne Hervé MORIN : "En finir avec l'élection présidentielle au suffrage universel direct" 20 octobre 2013
(16) Le Point La République des (très) mal élevés 10 juin 2014 
(18) Le Salon Beige 21 janvier : commémoration de l'assassinat de Louis XVI 21 janvier 2015

samedi 20 juillet 2013

Le Président de la République devrait-il démissionner ?

Le Président de la République devrait-il démissionner ?

Article également publié par Contrepoints, le webzine Libertarien 

Certes, cette question ne figurera jamais dans les QCM que les sondeurs posent au peuple français pour tester la popularité, même en employant le conditionnel comme c'est le cas ici, et non pas l'impératif, afin de ne pas tomber dans le crime de lèse majesté. 

Mais reprenons la séquence présidentielle depuis le 14 Juillet. 

En début de semaine, Europe 1 nous disait "François Hollande a mal vécu son 14 juillet", parce que Hollande avait été sifflé sur les Champs Elysées, puis boudé par les téléspectateurs. 

Avant hier, Hollande recevait 100 journalistes pour échanger des informations, à l'occasion d'un dîner, et Françoise Fressoz, du Monde, titre "Hollande dans la tragédie du quinquennat" car le président de la
République réaliserait le fait que 5 ans, pou changer la France, c'est un peu court.

Europe 1 est même plus précis en écrivant que Hollande veut en prendre pour dix ans.

Mais quel est le problème avec le Président Hollande ? Il y en a plusieurs : sa campagne, son équipe, sa foi en l'Etat, son parti politique et les mécontents.


Sa campagne
Les lecteurs fidèles de ce blog savent qu'ils ne trouveront pas ici d'apologie du Sarkozysme, ce socialisme de droite. Néanmoins, et quoi qu'on pense de la crise des subprimes (chez les libéraux, on rappelle sans relache qu'il s'agit d'une crise de la régulation étatique et non pas une crise un capitalisme, au départ (1)) on se souvient du fait que Hollande a nié à Sarkozy l'idée que cette crise, exogène, ait pu gêné la mise en oeuvre de son programme (cf le débat télévisé du 6 mai). On se souvient d'un candidat Hollande qui a passé la campagne présidentielle a nier ou à minimiser la crise, avant de se réveiller brutalement le 31 Août 2012. Pire, maintenant que la prise de conscience a eu lieu, on sait que le président Hollande est persuadé que la France "prendra le train de la croissance mondiale" quoi qu'il se passe en France, au niveau de la politique économique catastrophique qu'il mène. Question : est ce que Hollande a menti pour être élu, comme dirait Marc de Scitivaux (2) ? 

Son équipe
Le Président Hollande est l'ancien premier secrétaire du PS, et son gouvernement reflète son CV. Quelle cohérence y a-t-il à avoir au sein de la même équipe une personne qui pense que les problèmes de PSA Peugeot Citroen sont une chance pour la transition écologique et une autre personne pour qui le sauvetage de PSA, avec le concours des pouvoirs publics, est essentiel, si possible en faisant rendre gorge à l'odieuse famille capitaliste qui possède l'entreprise (3) ? 
De plus, pourquoi avoir embauché Jérome Cahuzac en temps que chargé de la lutte contre la fraude fiscale, lui qui, avant même l'affaire Cahuzac de comptes en Suisse, avait été reconnu coupable d'embauche de femme de ménage non déclarée, sans papiers ? Est-ce que ce talentueux chirurgien engagé à gauche n'avait vraiment pas les moyens intellectuels et financiers pour embaucher de manière officielle une personne autorisée à résider sur le territoire français ? 

Sa foi en l'Etat 
La foi en l'Etat de Hollande ne diverge guère de celle que les socialistes de droite de l'UMP manifestent, mais au PS, cela tourne à la blague récurrente. A chaque interview du Président Hollande ou du gouvernement, vous êtes sûr de lire "crédit impôt compétitivité", "banque publique d'investissement", "contrats de génération", "60.000 profs", bref la fameuse boite à outil. 
Manifestement, Hollande et son équipe n'ont toujours pas compris que les individus et les entreprises n'ont pas besoin d'Etat nounou pour leur tenir la main, ils ont juste besoin d'un état régalien qui fait bien son travail de production des services publiques régaliens (police, justice, armée et diplomatie) et qui promeut la stabilité juridique et fiscale. 
En 2013, les français ont compris deux choses

  • l'Etat, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde (4) 
  • la courbe de Laffer existe : trop d’impôts tue l’impôt.
Ou, en résumé :

L'État n'est pas la solution, c'est le problème. (Ronald Reagan)

Son parti politique, le PS
Faut-il rappeler que Sylvie Andrieux a été autorisée à se présenter aux législatives alors que de forts soupçons pesaient sur elle ? Faut-il évoquer la Fédération PS du Pas de Calais ? Faut-il parler de Dalongeville ?

La diversité des mécontents
Comment le Président Hollande (et le gouvernement Ayrault) va tenir encore 4 ans face aux opposants suivants :

  • les manifestants de Notre Dame des Landes (5) : Ayrault veut son nouvel aéroport, eux non. le clash est inévitable. Montebourg a bien résumé la situation (6)
  • la Manif Pour Tous : est ce que poursuivre les G.A.V des veilleurs pacifiques ou des gens qui ont pour seul délit d'avoir un t-shirt MPT va aider à calmer les esprits ? 
  • une partie de la communauté gay (et ses soutiens), pour qui le mariage pour tous n'est qu'un préalable, et qui attend la PMA et la GPA avec impatience (en toute logique !)
  • les contribuables, à commencer par Xavier Kemlin. En effet, François Hollande n'a pas fait de déclaration conjointe de patrimoine avec celle que tout le monde s'accorde à nommer sa conjointe/concubine/partenaire. C'est pourtant obligatoire dans le cadre de l'ISF. 
  • l'armée, qui sera l'une des principales victimes du budget 2014
  • les chômeurs, qui n'ont rien à attendre d'une politique socialiste (7) 
  • les militants des Droits de l'Homme, qui ont en travers de  la gorge les contrôles au faciès, la traque des sans papiers par les policiers, le maintien de la ZAPI 3 de Roissy ou la poursuite des expulsions de Roms
  • les minorités ethniques, à commencer par les arabes et les musulmans. Ils ont déjà compris que Hollande & Valls, c'est le même combat que Sarkozy & Hortefeux
  • le Parti Socialiste et Claude Bartolone, qui ont tout fait pour déminer le projet de transparence des patrimoines (8)
  • les viticulteurs occitants, pour qui ca boome !
  • les automobilistes, qui rouleront bientôt à 120 sur autoroute et à 30 en ville
  • les parents, attachés à une certaine qualité de l'enseignement et à la motivation des professeurs (9)
  • les entrepreneurs, qui ne peuvent que craindre la persistance de l'instabilité juridique et fiscale. 

Est-ce que exhiber, de temps en temps, un néonazi, dans une séquence digne de Minority Report, suffira à occuper le terrain médiatique ? Non.

Que devrait-il faire ? 

François Hollande n'est pas Margaret Thatcher. Pourtant, bien qu'il n'ait pas le caractère de feu la Dame de Fer, Hollande n'a pas pour autant généré la France apaisée qu'il appelait de ses voeux. Le Hollandisme est bien du Sarkozysme par d'autres moyens. Il n'y a qu'à voir le climat partout en France pour s'en rendre compte.


Mais si le Président Hollande trouve la tache trop difficile et les français trop peu reconnaissants, il lui reste toujours les armes de la dissolution de l'Assemblée Nationale et de la démission. 
Il ne ferait que reprendre les sages exemples de la Reine Beatrix des Pays Bas (10), ou du Roi Albert II de Belgique, sans oublier le Pape Benoit XVI.

Evidemment, cela supposerait que Hollande accepte, sagement, de renoncer aux attributs du pouvoir présidentiel. Mais la relève existe, qu'elle soit républicaine (Jean-Louis Borloo, Hervé Morin, Bruno le MaireNathalie Kosciusko-Morizet),   monarchique (Louis XX (11), Jean de France), technocratique (Pascal Lamy) ou encoren helas, autoritaire et antilibérale (l'extrémiste de gauche Jean-Luc Mélenchon et son alter ego  Marine le Pen), sans parler de tous les talents non mentionnés dans cette courte liste.



(1) Libertarien : Qui sont les vrais responsables de la crise ?
(2) La Lime : La politique et le mensonge
(3) Ecologie Libérale : Les écolos ne sont pas socialistes mais centristes voire libéraux
(4) l'Etat, de Frédéric Bastiat
(5) Ecologie Libérale : Notre Dame des Landes
(6) "Tu fais chier la terre entière avec ton aéroport de Notre-Dame-des-Landes, tu gères la France comme le conseil municipal de Nantes" source le JDD, cité par PaSiDupe "Pulvar: Montebourg est une nuisance au gouvernement"
(7) Le Parisien Libéral : Le tour de vis fiscal fait chuter l'emploi à domicile
(8) Municipales 2014 à Paris : Visitez la maison de Claude Bartolone
(9) PaSiDupe : Education: les socialistes recrutent des professeurs au rabais pour faire nombre
(10) Noblesse et Royautés : Les futures activités de Béatrix des Pays-Bas
(11) Economie Matin : Louis XX prêt à se lancer en politique en France en 2013 ?

lundi 21 janvier 2013

Louis XVI, la nouvelle star ?

Derrière le titre second degré, l'étonnement. Certes, il y a 220 ans, les révolutionnaires guillotinaient Louis XVI. Mais à part quelques poignées d'irréductibles comme Le Petit Conservateur Palaisien, Démocratie Royale, ou la presse people, gotha et monarchie comme Noblesse & Royautés ou Lyon People, qui cela intéresse t-il ? 

Louis de Bourbon
Pourtant, Le Point, qui est quand même un média tout ce qu'il y a de plus mainstream, a quand même rédigé un article sur le sujet. C'est aussi le cas de Sud Ouest ou le Progrès de Lyon. Alors ? Signe annonciateur favorable pour Louis XX (prêt à se lancer en politique en France en 2013 ? se demande Economie Matin), ou son concurrent Jean de France ? (nous ne prendrons pas parti dans la querelle dynastique :-) )

Il est clair que 220 ans après la Révolution Française, on peut ouvrir les yeux. Les promesses d’égalité de situation n’ont pas été tenues, car elles ne peuvent pas l’être (même en URSS entre 1919 et 1991 ou en Europe de l’Est entre 1945 et 1989, les gens rêvaient d’inégalités et de liberté). Quand aux promesses de démocratie représentative dans laquelle les élus représentent le peuple, elles sont à nuancer. Certes, nous élisons librement nos représentants (la moitié de Français qui ne vote jamais n’a à ce sujet, qu’à s’en prendre qu’à elle même puisqu'elle ne veut pas imaginer qu’il existe autre chose que l’UMP et le PS et leurs deux Fronts, de gauche ou national).
Jean d'Orléans
Mais quelles sont les possibilités d'interpeller nos élus pour qu'ils votent des budgets en équilibre, ne se présentent plus aux élections quand ils sont condamnés, soient responsables sur leurs biens propres des dérapages de la dépense publique, ou, tout simplement, aient la décence de bien vouloir être taxés sur 100% de leur revenu ?

On a certes coupé la tête de Louis XVI, mais les français ont-ils conscience du fait que Flamby Mollande François Normal 1er Hollande nous coûte plus cher que ce que la Reine Elisabeth II coute aux britanniques ? Les français ont-ils bien en tête que lorsqu'un courageux député, Charles de Courson (Nouveau Centre UDI) pour ne pas le nommer, cherche à fiscaliser la part de l'indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) – 6 412 euros par mois – non utilisée à des fins professionnelles,  les députés rejettent l'idée ? Est-ce là l'héritage des belles paroles des révolutionnaires (sur fond de bain de sang en Vendée et d'inégalité constitutionnalisée pour les femmes et les esclaves des Antilles, au passage).

La Belgique, les Pays Bas, le Luxembourg, la Suède, la Norvège ou le Royaume Uni fonctionnent. La Suisse, la République Fédérale d'Allemagne aussi. En France, nous avons préféré prendre les défauts de chaque système (monarchie présidentielle, oukases et crimes de lèse majesté, personnalisation du pouvoir, création de potentats locaux) et délaisser les avantages (la stabilité d'Elisabeth II ou le régime de démocratie directe suisse). Quand choisiront-nous ? Du point de vue budgétaire aussi bien qu'au niveau des libertés civiles, ça urge ! Alors pourquoi pas une monarchie libérale voire libertarienne dans le cadre d'un nouveau Saint Empire Romain Germanique ? Ne poussons pas l'hypothèse plus loin. Dans un pays comme la France de 2013, un roi désireux de recentrer l'Etat sur ses seules missions régalienne serait vite poussé par son premier ministre, fatalement ultra étatiste, à s'occuper de tout et à recréer un état nounou. Le préalable, c'est donc bien la libéralisation de la France.

dimanche 29 juillet 2012

La Reine flambe ! Flamby aussi ...

HRH Queen Elisabeth, nouvelle James Bond Girl ! ;-)
35 millions d'euros bien utilisés ! Cest ce qu'on peut dire du coût de la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Londres ! Le spectacle "offert" a en effet été grandiose, et il eut été dommage qu'à ce prix la, les contribuables britanniques n'offrent pas un spot publicitaire à la gloire de Londres et du Royaume Uni des plus attractifs. Car ce qui leur pesera peut-être plus sur l'estomac d'un Christmas Pudding, c'est le coût total des Jeux Olympiques : 12 milliards d'euros et 7 ans de travaux.

Par contre, au delà de cette one-off charge (comme disent les comptables), il y a un élément permanent qui devrait nous interpeller, nous habitants de la Normalie, en ces temps de réflexion sur les problématiques budgétaires : le coût comparé de l'Elysée et de Buckingham Palace. Il y a justement ce professeur flamand, Herman Matthijs, professeur de sciences politiques à Vrije Universiteit, qui a calculé que le chef d'Etat le plus coûteux d'Europe n'est pas un monarque, mais un président : le palais de l'Elysée qu'occupe désormais François Hollande perçoit environ 115 millions d'euros pour ses frais de fonctionnement, soit plus qu'une bonne partie des familles royales réunies. Vous avez bien lu. Normal 1er coute 4 fois plus cher qu'Elisabeth II. C'est un peu fort de Flamby, non ?

Il faut dire que pendant qu'Elisabeth II gagne le gros de son argent en placements immobiliers ou à la bourse,  Flamby Mollande François Normal 1er Hollande n'est qu'un simple fonctionnaire qui a été pris en charge par le contribuable depuis qu'il est entré à l'ENA. Encore un argument pour le retour de la monarchie en France, puisque Louis XX est un gérant de patrimoine (et son concurrent, Jean d'Orleans, un chef d'entreprise). Si on estime (hypothèse discutable) qu'il faut un chef d'Etat distinct du chef de gouvernement à la tête de la France, alors que le chef de l'Etat devrait être à la tête de l'Union Européenne tout simplement, alors pourquoi ne pas, pour la France, envisager le retour des Bourbons ou des Orleans ? Ils nous coûteront moins cher !

Hollande l'a adopté !
Les socialistes avaient tant (et à juste titre) critiqué l'avion Air Sarko One, l'usage de la Lanterne par le Président de la République et autres symboles d'une république dépensière. Il faut croire qu'ils s'en sont accommodé, depuis.


samedi 14 avril 2012

Circulation difficile dans Paris à prévoir !



cette après-midi : la Marche Orange de Bayrou.
Pour plus d'informations : Mon 3eme.com, le blog de Jacky Smadja









 Demain matin : le Marathon de Paris. Bon courage aux sportifs comme Fred de Runners, Louis XX, un participant régulier et les 39.998 autres inscrits !





Enfin, demain après midi, le Président de la République donne rendez-vous Place de la Concorde. Va t-il annoncer que le milliard à investir en Corse est une blague, qu'on va désétatiser la France et que les 51 taxes et impots crées ou relevées par le gouvernement depuis 2007 seront annulées ? A suivre ! Pour plus d'informations, voir le blog de Claude Goasguen.


Par ailleurs, Hollande essaye de concurrencer son ami Mélenchon demain à Vincennes en organisant lui-aussi son rassemblement sandwich merguez de plein air.




Donc si vous êtes automobiliste, vous savez ce qu'il vous reste à faire ... !

vendredi 10 février 2012

L'Elysée coute 130 millions, SAR Elisabeth II : 46

Comme disent les allemands, c'est Wie Gott in Frankreich à l'Elysée. Avec 113 millions d’euros de dépenses par an relevées à l’Elysée, la reine Elisabeth est battue à plates coutures. Les dépenses de Buckingham pour subvenir aux besoins de la Reine et du duc d’Edimbourg ne se seraient en effet élevées qu’à 45,6 millions d’euros sur l’année fiscale 2009-2010, selon les chiffres publiés par sa Majesté.

Si on en croit MyEurop, les  luxembourgeois paient ainsi chacun 17,7 euros pour entretenir les Grands-ducs de Luxembourg, une somme très supérieure à la Norvège (5,77 euros), aux Pays-Bas (2,38 euros) et au Danemark (2,30 euros). Après la Suède (1,31 euros) et la Belgique (1,28 euros), le Royaume-Uni (0,79 euros) et l’Espagne (0,20 euros). En toute logique, plus un pays est grand, moins sa classe royale pèse sur les contribuables.
Or, pour la France on est donc à 1,73 euros par personne, (ou plus exactement 4,52 euros par contribuable assujetti à l'IRPP).

 Notez bien : "jamais, la souveraine britannique, H.E.R Elisabeth II  n’oserait s’offrir 12.000 d’euros de frais de bouche par jour – incluant les grands crûs, ni même 200.000 livres de fleurs par an (près de 240.000 euros) (lire le DailyMail qui a ce titre assez drole : Austerity, moi? Nicolas Sarkozy spends £10k a day on food and keeps 121 cars under his palace).

Jean d'Orléans
Louis XX
Alors certes, comme le note Challenges, la transparence a progressé. Mais tout ceci est encore un argument de plus pour la restauration d'un roi en France. 
D'ailleurs la transparence n'est pas une caractéristique de l'Elysée uniquement : la famille royale espagnole la pratique également. 

Comme en France on fait les choses bien, on a deux prétendants, tout deux professionnels, ni fonctionnaires ni avocats. Louis XX ,duc d'Anjou, l’héritier des Bourbons, est manager d'une banque, tandis que Jean d'Orléans, duc de Vendome est consultant. 

Question : comment revenir à une monarchie dans un système républicain ? Réponse : voter pour un parti royaliste, dont le président élu se désistera au profit du roi (c'est ce promet Patrick de Villenoisy, d'Alliance Royale). En plus, cela permettrait de rendre la création d'un équivalent du Saint Empire Romain Germanique possible en Europe, avec tout ce que cela promettrait en terme de décentralisation.

En tout cas, ça n'est pas en continuant à voter UMPS que nous aurons un quelconque levier d'action sur les dirigeants.


jeudi 12 janvier 2012

Dans 100 jours, la Présidentielle

Candidats déclarés


Christine Boutin du Parti Chrétien Démocrate 
Proposition phare : rappeler les origines chrétiennes de l'Europe dans la constitution
Fait d'armes majeur : a embauché un DirCab vivant en HLM parisien


Christophe Vincent, candidat libertarien
Propositions phares : payer les français au salaire complet, supprimer le SMIC, supprimer les subventions publiques aux entreprises
Fait d'armes majeur : être comme nous tous, un salarié n'a de choix autre que subir l'Etat 


Corinne Lepage du Cap21 
Proposition phare : 
Fait d'armes majeur : 


Dominique Galouzeau de Villepin de République Solidaire
Proposition phare : 
Fait d'armes majeur : 


Eric Cantona
Proposition phare : 
Fait d'armes majeur :

Eva Joly d'Europe Ecologie-Les Verts
Proposition phare : faire rentrer Kippour et l'Aid dans le calendrier des fêtes françaises
Fait d'armes majeur : a lancé le débat sur le défilé militaire du 14 Juillet

François Asselineau de l'Union Populaire Républicaine
Proposition phare : sortir de l'OTAN et de l'Union Européenne
Fait d'armes majeur :  

François Bayrou du Mouvement Démocrate
Proposition phare : made in France (sauf pour le pétrole, les oranges, les Ipod ou les Audi ...)
Fait d'armes majeur : une gifle donnée  à un gamin a fait basculer Alain Madelin sous les 5% en 2002


François Hollande du Parti Socialiste
Proposition phare : heeeeeeeeeeeeeeeeeeeeu
Fait d'armes majeur : Mr J'aime pas les riches gère une SCI qui fait de lui un millionnaire. 


Hervé Morin du Nouveau Centre 
Propositions phares : comptabilisation des votes blancs, pilule anonyme, stabilité législative (une loi votée ne peut être modifiée en cours de quinquennat, égalité du nombre de jours de carence entre public et privé).  
Fait d'armes majeur : a mené, en tant que Ministre de la Défense, de fronts 4 OPEX dont une guerre, tout en réorganisant la carte des bases militaires françaises et en réduisant le nombre d'employés à la Défense

Jean-Luc Mélenchon du Front de Gauche
Proposition phare :  envoi au goulag des français à droite du Front de Gauche
Fait d'armes majeur : insulte jusqu'à ses amis politiques 

Jean-Pierre Chevènement du Mouvement Républicain et Citoyen
Proposition phare : 
Fait d'armes majeur : son HLM

Marion le Pen du Front National
Proposition phare : pour un service public des transports, de l’éducation, de la santé, des banques et des personnes âgées. (lire : Contrepoints)
Fait d'armes majeur : 

Nathalie Arthaud de Lutte Ouvrière
Proposition phare : 
Fait d'armes majeur :


Patrick Cosseron de Villenoisy de l'Alliance Royale
Proposition phare : rétablir la monarchie en France (mais avec quel Roi : Jean de France ou Louis XX ?)
Fait d'armes majeur : chef d'entreprise émérite qui trouve le temps de faire la promotion du royalisme en France.

Philippe Poutou du Nouveau Parti Anticapitaliste
Proposition phare : interdire les licenciements (et donc, les embauches ?)
Fait d'armes majeur : a involontairement illustré, par une interview chez France Inter, à quel point la "gauche" élitiste bobo Parisienne se moque du peuple dit de gauche.

dimanche 9 octobre 2011

Henri IV doit retrouver la nécropole royale à Saint-Denis



«Henri IV doit retrouver la nécropole royale à Saint-Denis», source le Parisien
L'interview, un peu surréaliste,  par ces temps de primaires socialistes en France, de recapitalisation de banques franco-belges ou de vote couru d'avance au Cameroun , de Luis Alfonso de Borbón y Martínez-Bordiú, alias Louis XX, rappelle que certains ont effectivement du temps pour penser le long terme, sans contingeance électorale. Ne rentrons pas dans le débat pour savoir si le chef de la maison légitimiste est bien légitime face à son alter ego Jean d'Orleans, le débat entre spécialistes fait rage. Notons simplement que Saint Denis, ca n'est pas que ceci. 




C'est aussi cela.



Un très bel exemple de l'architecture gothique qui  a tant influencé l'Ile de France au delà, le bassin Parisien et la France.
Avant dernière station de la ligne 13 du métro, une belle balade culturelle.

jeudi 6 octobre 2011

Politique politicienne : Hervé Morin doit maintenir sa candidature

Trop drôle. Nos amis de l'UMP, aidés par le système médiatique, mettent sur le même plan le retrait de Borloo et la suite du parcours de Morin. Mo qui ?
Haaaaa oui, Hervé Morin, 1% dans les sondages.

C'est vrai que la notoriété spontanée de l'ancien ministre de la Défense est quasi nulle, en dehors du cercle de ses amis centristes ou en dehors de Normandie. Est-ce une raison pour abandonner ? En 2007, nous avions quatre extrémistes de gauche en lice, dont le célébrissime Schivardi, maire d'un bled paumé du sud de la France.

UMP+CNPT+GM+PCD+NC...
L'UMP sort alors son deuxième argument, celui du risque de division. C'est oublier les leçons des derniers scrutins, dont les Régionales. Rappelez-vous les magnifiques affiches de Valérie Pécresse, dont les logos des partis associés prenaient tant de place. Ces listes d'union ont-elles permis de gagner face au PS et à EELV ?
Si le Président de la République n'a pas de clair leadership dans les sondages ces jours ci, c'est tout simplement parce que les centristes, libéraux démocrates, ne veulent pas cautionner une politique ultra étatiste. Doit on critiquer les choix de l'UMP ? Non. D'une part, ils sont au pouvoir et c'est la règle de la démocratie représentative, que d'élire des gens de droite qui ensuite dont libres de pratiquer une politique socialiste. D'autre part, l'UMP n'a toujours pas résolu son dilemne qui consiste à attirer les partisants du protectionnisme à tous les niveaux

Que se passera t-il si Hervé Morin ne se présente pas ? Il n'y a rien que l'on puisse affirmer avec certitude, mais les résultats électoraux des 5 dernières années nous donnent une idée : les centristes partageront leur vote entre François Bayrou, cohérent dans sa démarche isolationniste à défaut d'être porteur en France des valeurs libérales qu'il défend à Bruxelles, le candidat UMP (que ce soit le Président de la République ou un autre), l'abstention, le vote blanc, le vote Frédéric Bastiat (voir le blog de Daniel Tourre, du Parti Libéral Démocrate : Aux régionales, le 14 et 21 mars, je vote Frédéric Bastiat).

Avec une fille à papa de Saint Cloud à 25% et un candidat socialiste à 25% également, on voit mal comment l'UMP pourrait encore être à l'Elysée en 2012. Que nos amis de la rue de la Boétie se rassurent : les socialistes à l'Elysée, ca ne changera pas grand chose au niveau politique. Ca sera le même régime de toujours plus d'impots et de lois, avec juste peut-être cette petite touch de gauchisme assumé pour l'affichage.

Certains députés de droite (mais pas membres de l'UMP) écrivent même des lettres de menace conseils à Hervé Morin, en jouant sur le thème de la trahison, citant Hugues Capet demandant à Adalbert de Périgord : « qui t'a fait comte ? ». Très bonne question ! Mais ces députés ignorent-ils que le métier de politicien professionnel donne une prime à ceux qui trahissent ? Oublient-ils qu'en matière de trahison, l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine a porté cette technique au niveau d'art ? Il existe plusieurs tactiques pour parvenir à abolir ce genre de comportement peu recommandables. La première est de confier le pouvoir politique à ceux qui en ont les moyens. Le maire de New York City, Michael Bloomberg, est un bon exemple. En remplaçant Giuliani, Bloomberg a renoncé au salaire de maire. La deuxième est de mettre de la proportionnelle à l'Assemblée Nationale, ou du tirage au sort : fini les magouilles d'arrière cour.
Louis XX, roi de France

Ceci étant dit, tout ce débat autour de la Présidentielle met en lumière trois anomalies : d'une part, le Président de la République Française écrase le gouvernement, à un point tel qu'on se prend à rêver du retour officiel du roi, pour que le monarque préside clairement et que le gouvernement gouverne enfin.

D'autre part, une fois de plus, et alors qu'on nous dit que la crise impose une Européanisation de notre politique économique, tous les partis (enfin, surtout la gauche, parce que la droite, on a du mal à entendre ce qu'elle dit) nous parlent de politique française.

Enfin, les français ne veulent plus du concept d'homme ou de femme providentiel(le), or l'UMP, le PS ou EELV nous vendent des personnes, pas des idées. Les gens qui font la France ne sont pas uniquement à l'Elysée. Ils sont aussi dans la zone industrielle de Massy Palaiseau, sortie 4, première à droite, dans un labo de l'Université Paris VI ou dans un bureau de la Défense, voire de la City ou de la Silicon Valley. Le rôle des politiciens devrait être de faire fonctionner les services publics régaliens (police, justice, armée, diplomatie) et de protéger le droit de propriété, pas de voter des budgets en déficit et de pondre toujours plus de lois. L'UMP prend-elle la direction de cette vision du moins et mieux d'Etat ?

Dans le contexte électoral actuel, un président modeste et inconnu est peut-être l'occasion de redonner un peu de pouvoir à la société civile et d'en retirer à la politique, car une autre France est possible, une France libérale.

mardi 28 juin 2011

Bien sûr que nous sommes (presque) tous des enfants d'immigrés

Yvan Rioufol, le bloggeur star des conservateurs et du Figaro, très en forme, casse Borloo qui aurait dit "nous sommes tous des enfants d'immigrés, seule la date d'arrivée change".  

Evidemment, ce genre de propos est vrai et faux en même temps. Borloo parle d'immigrés au sens juridique du terme, Rioufol parle de noirs et d'arabes, en gros.

Par contre, ce qui est drôle, c'est la référence à la Nation à laquelle nos amis (ironique) du Figaro font si souvent référence. Mais de quelle Nation parlent-ils ? La Nation au sens de Renan que chacun peut s'approprier, ou bien au sens de Maurras, héritée ? Celle qui boit de la bière et mange de la charcuterie (Nord de la France : trois fois plus de bière que de vin consommé, voir la carte du blog Biere Paris)


les nordistes boivent autant de bière que les Tcheques ou les belges, pas les toulousains


ou celle qui boit du vin et parle une langue d'oc ? Celle ultra fonctionnarisée, laicarde et egalitariste (Corse, Montpellier) ou celle entrepreneuriale et catholique (Vendée, Maine, Yvelines) ?


En France, on le sait, il y a au moins trois pays.

Les identités régionales n'ont pas encore été broyées par la matrice ultra-étatiste.
Et la Nation de coeur, c'est la région.

Les marseillais sont fiers d'être marseillais, les parisiens sont fiers de leurs couleurs ;-) , les alsaciens ont leur identité, les bretons ne sont pas des corses ou des basques, les ch'tis ne sont pas des bourguignons, ce qui n'empêche pas de se sentir français, tout comme un Bavarois ou un Berlinois est aussi un allemand.




Rioufol dénonce aussi l'étude des civilisations du Monomotapa et du Songhaï en 4eme, "à la place de Louis XIV et de Henri IV". ca fait suite à la polémique (éternelle) sur les programmes d'histoire (voir l'explication sur Pyepimanla/notre histoire).
C'est 3 heures qui seront donc consacrées à la traite négrière en classe de 4eme (trois heures) contre 8 pour la Révolution (période qui sera revue en long et en large au lycée). Lire un prof d'histoire qui écrit "le grand fil de notre mémoire nationale, de Valmy à Waterloo en passant par Austerlitz, est totalement passé sous silence et ne sera jamais porté à la connaissances des élèves !!!" est risible ou triste. Ce prof ne sait-il pas que les élèves poursuivent leurs études après la 4eme ?
Les Rioufol et autres Zemmour se trompent de cible. C'est l'Education Nationale qu'il faut supprimer et décentraliser. Chaque école doit faire son programme.
Il faut arrêter avec la fiction des études et diplômes nationaux. De toutes façons, même l'étude de Napoléon pourrait se faire d'un autre point de vue que ce celui des français. Chez nos voisins, Napoléon n'est pas un héros. C'est un chef de guerre qui a amené de bonnes choses ET une armée de soudards, pillards et violeurs (comme toutes les armées). Régionaliser les programme, ca donnerait : Le flamand devrait être la LV2 naturelle à Lille, les études de comptabilité de fonds seraient plus accessibles aux lorrains proches de la frontière luxembourgeoise et les députés (même socialistes) apprendraient les paroles de la Marseillaise !

La France fantasmée par certains n'existe pas telle qu'ils la rêvent; De toutes façons, le cadre de vie réel des français est double : c'est d'une part la région, et d'autre part l'Europe. La région, de la taille d'un Lander allemand, est le bon échelon économique et démocratique. De point de vue des fonctions régaliennes, l'Europe (approfondie avant d'être élargie à de nouveaux pays) est le bon cadre pour une armée et une diplomatie.


La France initiale : Paris, Senlis, Orléans

Pour revenir sur les vrais français et les immigrés, il existe un seul groupe de personnes dont on peut attester sans doute qu'ils sont français au sens du droit du sang : ce sont les gens qui sont recensés par l'Association de la Noblesse Française et dont les ancêtres ont fait les Croisades. En ce sens, Louis XX est bien plus français qu'Yvan Rioufol, bien qu'habitant à Miami.
Tous les autres sont tous des enfants d'immigrés, seule la date d'arrivée change. Etant donné que c'est le droit du sol qui est en vigueur dans notre pays, que Rioufol ou Zemmour se rassurent : personne ne leur cherchera noise si d'aventure un ancètre castillan, lituanien ou saxon venait à surgir dans leur arbre généalogique.