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dimanche 4 août 2013

Révolte fiscale : les Bretons refusent les taxes de l'État français !

L'heure de la révolte fiscale a sonné du coté de la Bretagne !
Hier, des manifestants ont abattu un portique écotaxe situé à Guiclan (sur la N12, entre Morlaix, Landivisiau et Carantec)


Si cela n'est pas, avec la révolte des tondus, méprisée par Marisol Touraine, le début d'une jacquerie de grande ampleur !




Que va faire Valls ? Envoyer des CRS quadriller la Bretagne ? Grace aux 35 heures, depuis le mois de mai dernier, il n'y pas assez de policiers et gendarmes, selon Economie Matin. De toutes façons, entre les troubles à Marseille, les Roms à expulser à Lille, à Paris ou dans l'Essonne, la surveillance des stations balnéaires à risque (lire Le Figaro : La délinquance gagne les plages) ou le réveil des anti Notre Dame des Landes, ce ne sont pas les théâtres d'opération qui manquent ! 

Les français n'en peuvent plus de tous ces impôts que l'UMP et le PS s'ingénient à inventer. Cela fait quelques mois que le gouvernement sait que la zone rouge est atteinte, et que le rendement fiscal diminue alors que les taux et assiettes augmentent, vérifiant ainsi la courbe de Laffer. 
Maintenant, avec la révolte de Guiclan, le message est clair : non, c'est non !

Ceci étant dit, rendons quand même à César ce qui appartient à César. Ce ne sont pas Moscovici, Cahuzac et Ayrault qui ont décidé le principe de l'écotaxe poids lourds. C'est une décision du précédent gouvernement.  Et si on en croit l'Agence Bretagne Presse, le trouble suscité par l'écotaxe en Bretagne va bien au delà des 0.02 € à 0.25€/km de taxe demandés aux poids lourds : c'est bien le respect du traité signé entre Anne de Bretagne et François 1er qui est en jeu, et il faut croire que décidément, conformément à ce que soulignait un article du Figaro du 9 mai 2009, Sarkozy n'avait effectivement rien compris à la Bretagne et à son anti jacobinisme. 

Reste toutefois le principe de l'écotaxe. Elle vise, dans son principe, à faire internaliser par les usagers de la route (dont les routiers) les coûts environnementaux réels ou supposés générés par le trafic routier, afin de rendre le train et le ferroutage plus compétitif. Le problème est que l'Etat, actionnaire à 100% de la SNCF, bloque les initiatives privées et régionales de fret ferroviaire (lire Novatrans-Combiwest : l’Araf tranche en faveur de RFF), en admettant même que le ferroutage puisse atteindre le degré de flexibilité du fret routier un jour, ce qui est evidemment impossible. 
L'autre problème réside dans le fait que le trafic routier est déjà ultra taxé. Automobilistes, aviez-vous remarqué que vous êtes sujets à une double taxation sur chaque litre d'essence ? La TVA s'ajoute à la TIPP payée, dans un joyeux micmac d'autant moins clair que l'Etat ne veut pas que les distributeurs affichent clairement sur les tickets de caisse la distinction entre les deux taxes. 

Quelque part, l'ecotaxe correspond quand même à une vision, celle d'accélérer la transition énergétique, afin de faire évoluer l'économie française, trop dépendante au pétrole, vers une économie plus verte, décarbonnée, circulaire (qui favorise le recyclage), conformément au schéma de Jeremy Rifkin. 

Mais quand bien même on serait séduit par le concept (et c'est loin d'être gagné), rien n'est dit par son auteur quand aux moyens politiques à mettre en oeuvre pour parvenir à cette situation. Or, on réalise bien que pour le PS, EELV, les deux Fronts (de gauche ou national) et une partie de l'UMP, il y a une avant garde éclairée, qui doit guider le peuple,de gré ou de force, à coup de barrières ecotaxes installées sans débats ni concertation. Ne serait-il pas plus simple de laisser les gens débattre ? Qui, par exemple, dans le monde politique français, rappelle que notre mode de vie implique toujours plus de guerres au Mali ou ailleurs et de baisers sur les pieds des Saoudiens ? Les gens sont capables de comprendre que le tout-pétrole est incompatible avec une diplomatie des Droits de l'Homme. Ils n'ont pas besoin d'écotaxe pour cela. Ils ont juste besoin d'alternatives simples, efficaces et disponibles. Les Velibs, les véhicules électriques, et le train, n'en sont pas.

Si Jean-Marc Ayrault, Philippe Martin, Nathalie Kosciusko-Morizet ou Cécile Duflot sont tellement interessés par l'écologie, qu'ils démissionnent de la fonction publique, abandonnent la politique et créent des entreprises focalisées sur la recherche d'alternatives au pétrole. Sinon, qu'ils laissent les gens rouler, de préférence en baissant les taxes, histoire de les laisser profiter d'une liberté constitutionnelle, celle de circuler librement. Le marché, en ajustant les prix du pétrole à la demande, se chargera de faire le tri, tout seul comme un grand, sans Etat nounou pour lui tenir la main. 

vendredi 11 janvier 2013

Greve des taxis Parisiens

Désolé, Mesdames et Messieurs les chauffeurs de taxis parisiens, mais Jacques Attali a raison : vous méritez ce qui vous arrive, à savoir : moins de clients. ""Les taxis n'ont à s'en prendre qu'à eux-mêmes", 100% d'accord avec cette phrase de l'auteur du rapport Attali. 

Faire grêve contre la concurrence déloyale et contre la cherté du carburant ... vraiment, Mesdames et Messieurs les chauffeurs de taxis parisiens, vous donnez envie de rouvrir et de relire la Pétition des marchands de chandelles, de Frédéric Bastiat, car vous y êtes ! 

Vous ne comprenez donc pas que si la concurrence "déloyale" se développe, c'est parce que vous avez refusé la concurrence tout court ? C'est simple, il n'y a pas assez de taxis à Paris, comment faut-il vous le dire ? 
Par le dessin ?   Vahram Muratyan et son livre Paris vs New York http://parisvsnyc.blogspot.com/ le fait avec humour

Par les chiffres ? Lisez ceux de http://moto-taxi-paris.over-blog.com/:   à Paris, il y a 2,8 taxis pour 1000 habitants contre 4,7 à Berlin, 8,6 à Londres, 11,1 à New York et même 17 à Stockholm !

Par les reportages de Bernard de la Villardière, qui, quand il n'est pas en train de traquer la drogue et la prostitution dans une capitale asiatique, suit les tribulations des nightclubbers Parisiens ?

Vous savez, Mesdames et Messieurs les chauffeurs de taxis parisiens, quand on est un touriste qui visite la capitale, un business man ou une business woman avec des rendez-vous, un malade cherchant à se rendre dans un hôpital  ou tout simplement un fêtard cherchant à rentrer chez lui après une nuit parisienne, une fois qu'on a été confronté à cette hallucinante pénurie de taxis, une fois, deux fois, dix fois, on est très content de trouver des solutions alternatives et de pouvoir se passer de vous, si possible à vie. Vous vouliez protéger la valeur de votre patrimoine ? On ne peut pas vous le reprocher. Mais ce faisant, vous aviez commencé à scier la branche sur laquelle vous êtes assis.

Vélib, mototaxis, voitures avec chauffeur, deux roues motorisés, taxis clandestins, sociétés de transport de personnes, pourquoi pensez-vous que tout cela rencontre un succès croissant ? Vous avez été trop malthusiens  trop protectionnistes, pas assez audacieux, pas assez libéraux. Vous préférez attendre 4 heures à Roissy et faire une course à 50 euros plutôt que faire 10 courses à 5 euros ? Ça peut se comprendre. Sauf que sur le Paris-Roissy, il y aura toujours un concurrent, du plus low cost (RER B) au plus haut de gamme (Voitures Jaunes par exemple). Et les 9 autres clients potentiels que vous avez ignoré, parce qu'ils ne pouvaient pas se permettre le coût du taxi, parce que vous n'étiez pas là où ils vous attendaient, parce qu'ils ne vous revenaient pas, parce qu'ils étaient très pressés, parce qu'ils voulaient un véhicule propre, ils ont  tous trouvé des solutions alternatives, des voitures d'Aziz Senni à l'Autolib, en passant par d'autres solutions.

Les libéraux vous avaient alerté, prévenu. En réaction à tous ces entrepreneurs comme Alex qui vous déteste, l'Ifrap avait fait un rapport, Contrepoints avait proposé de libérer le prix de la course, Claude Reichmann pensait à vendre les voitures des ministères ;-), Serge Féderbusch, du Parti des Libertés, vous demandait combien de temps encore fallait-il laisser la France piégée dans ses conservatismes de tout poil, Alternative Libérale avait soutenu la proposition d'abolir le monopole des Taxis Parisiens à Roissy CDG, mais vous avez tenu bon, aidés, il est vrai, par le conservatisme, le manque de courage et l'anti libéralisme de la gauche socialiste française et de l'UMP, le parti socialiste de droite.

Bravo les gars, et mesdames ! Mais maintenant que la concurrence est là, vous faites quoi ? Vous ne pourrez pas empêcher un client d'appeler un type à moto, par téléphone, pour qu'il passe le prendre.  
Paris est une ville de tourisme et d'échanges. Vous auriez pu être les rois du pétrole de cette ville qui ne demande qu'à vivre H24. Vous avez préféré en être les agents du couvre-feu. Dommage.  

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jeudi 23 décembre 2010

Chomage, monopoles, le socialisme en action à Paris

Décidemment une fin d'année difficile pour Paris. Si on regarde vu du ciel, tout va bien,  (à part quelques flocons, cf Neige à Paris : comment auraient fait les autres ? ). Mais si on regarde à la loupe (à 26 gigapixel par exemple, voir le post  paris-26-gigapixelscom ), les choses sont moins brillantes.
Oublions le 2-0 du PSG face à Nancy, qui clot 2 mois d'invincibilité des parisiens. Prenons plutot les chiffres sur lesquels le maire de la Capitale est censé avoir un impact, notamment au niveau économique.

Première "nouvelle" : le taux de chomage en Ile de France est élevé en Seine Saint Denis...et à Paris. Pire, une étude de chercheurs du Centre d'Etudes de l'Emploi affirme qu'habiter Paris pourrait ne pas être optimal dans certains cas, vu que les emplois sont de plus en plus en 1ere et 2eme couronne.

Deuxième nouvelle : la Mairie de Paris s'inquiète EN-FIN de la situation concurrentielle du commerce alimentaire dans la Capitale. Passons sur le fait que les médias rapportent sans vérifier la part de marché de 60% de Casino, en assimilant un peu abusivement Monoprix au groupe Casino (Monoprix n'est détenu qu'à 50% par Casino, l'autre moitié appartenant aux Galeries Lafayettes). Regardons simplement les faits : il est difficile d'ouvrir des surfaces commerciales dans Paris, soit pour des raisons financières (le prix du foncier), soit pour des raisons légales et administratives. Ca n'est pas tout de suite que Lidl ou Aldi poursuivront leur implantation dans le 75 pour faire baisser les prix. NB : l'étude en circulation ne tient pas compte du petit commerce de détail de proximité, type de magasin que les parisiens fréquentent en moyenne plus que la moyenne des français.

Récapitulons. les impots locaux explosent. L'activité économique marque le pas. Le  taux de chomage ne baisse pas. Les HLM, maintenant on le sait, sont occupés par des personnes qui n'ont parfois rien à y faire. La vidéosurveillance est adoptée sans débat.

Est ce que le Maire de la Capitale fait quelque chose ? Non, il s'occupe de la politique politicienne socialiste (tiens, ils se tirent dans les pattes au PS ? Comme c'est étonnant. Source : Libération), et supervise la destruction planifiée des Serres d'Auteuil pour un tournoi de Roland Garros dont les bénéfices financiers apparaissent de moins en moins évidents pour Paris. Ah si, il s'occupe d'Autolib ...

Que ferait le Parisien Liberal si vous lui confiez les clefs du 1, Place de l'Hôtel de Ville - 75196 Paris cedex 04 ? Déja, baisser les impots, ce qui supposerait concomitamment de baisser les dépenses publiques donc de ne plus garantir aux Parisiens que les papiers et mégots jetés par terre seront systématiquement ramassés par une armée de petits bonhommes verts. Nous devrions passer à une ère de responsabilité individuelle.  Ensuite, privatiser les HLM. Si l'URSS, après 70 ans de communisme, l'a fait, nous pouvons le faire. Où logeraient les pauvres, objectera t-on ? Rassurez-vous, les pauvres n'habitent déjà plus Paris. Il s'agit avant tout de fluidifier le marché pour permettre aux Jeunes de revenir à Paris. On pourrait aussi ouvrir le marché du métro en confiant les lignes à des compagnies différentes, comme c'était le cas lors de la création du métro. Les usagers de la ligne 12 Mairie d'Issy - Porte de la Chapelle en ont un rappel visuel tous les jours quand ils lèvent les yeux vers les faienceries du Nord Sud.


Le RER fonctionnerait 24h/24 afin de rendre les emplois lointains ou nocturnes, de Roissy Charles de Gaulle notamment, plus accessibles. Paris proposerait également à quelques communes limitrophes de fusionner et de devenir de nouveaux arrondissements Parisiens.
Qui plus est, il faudrait aussi qu'on se penche sur l'extradordinaire inefficacité du dispositif de sécurité à Paris. Cette ville est la capitale Européenne la plus dense en police (trois fois plus qu'à Berlin par habitant et deux fois plus qu'à Londres) hors Monaco mais c'est aussi celle où le sentiment d'insécurité est le plus élevé, notamment le soir en ce qui concerne les personnes agées ou les jeunes femmes. On peut imaginer que dans ce domaine comme dans d'autres, moins = mieux.
Enfin (last but not least), Paris cederait tous les biens inutiles mais valorisable en sa possession : les villas sur le Mont Canisy au dessus de Deauville, les sources de la Seine, les ressources foncières et autres.

Aussi bien qu'une autre France est possible, un autre Paris est possible, un Paris Libéral !

dimanche 31 octobre 2010

Bertrand Delanoé va faire disjoncter la Capitale !

L'Autolib c'est parti ! Très bien ! Après tout, qui peut être contre un système de partage de véhicules propres, qui permettra a priori de faire baisser la pollution et les embouteillages ?

Il faudra juste s'assurer de ceci : y aura t-il assez de courant pour recharger toutes ces voitures ? Pour ceux qui l'ignorent, le réseau électrique de la capitale est en relativement mauvais état. Les gros clients industriels comme les banques ou les telecoms savent que les coupures ne sont plus si rares que ca. Et puis en hiver, chacun l'a constaté, la France n'a pas de marge de manoeuvre. Delanoé va t-il relancer les permis de prospection géothermique et autoriser les forages sous le Champ de Mars ou sous les Invalides ?

Deuxième question : le stationnement. En surface, au détriment des places de parking actuelles, ou en sous sol, en parking souterrain, c'est à dire au détriment de la potentielle clientèle féminine qui continuent à les bouder ? Si la Mairie privilégie la première option, cela sera autant de ressources en moins, tant au niveau tickets de parkings que d'amendes. Si la Mairie choisit la seconde option, c'est le business plan qui est en péril.

Au moment où le modèle économique du Velib est en péril, du fait des vols et de la casse bien plus elevés que prévus, les contribuables vont ils accepter de financer l'Autolib, alors que Avis, Hertz, Rent a Car, EasyCar, Europcar et les autres louent déjà des voitures ? Qu'est devenu le service Autopartage lancé en 2007 ? Il ne marche pas ?

Quatrème point : les dangers liés à la conception même des voitures électriques et l'absence de bruit. Les véhicules electriques de Bolloré, seront-ils source de moins d'incidents et accidents que les taxis Toyota Prius, dont le silence les rendent particulièrement dangereuses pour les piétons et les deux roues ?

Enfin, peut etre le point le plus important, la banlieue. Chaque commune va t elle devoir se battre pour avoir son Autolib chez elle, comme pour le Velib ? Il n'y a pas trop de voitures du 75 dans Paris, il y a trop de franciliens qui ont besoin de venir à Paris en voiture, aux mêmes heures. Qu'est il prévu pour eux, dans ce dispositif ?

NB : Lyon utilise déjà le nom Autolib. Ils sont d'accord pour partager ? Ou alors Paris va sortir l'artillerie lourde, comme la Mairie a fait pour écraser le Touquet Paris Plage ?