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samedi 27 février 2016

Taxis Parisiens vs VTC : le combat d'arrière garde ?

N'est-il pas significatif que les archi conservateurs de l'extrême gauche ou de l'extrême droite soient parmi les derniers soutiens pro statu quo des taxis parisiens ?

Pendant que le Front de Gauche (1) et le Front National (2) dénoncent la stratégie d'ubérisation de notre société/les américains / les paradis fiscaux / la concurrence déloyale et se battent pour "protéger le modèle social français", le front de l'innovation se déplace.

La guerre est-elle entre Uber/Le Cab/Chauffeur-Privé et les taxis ? Même plus. C'est limite du passé. 

On a appris cette semaine que, dans le cadre de l'analyse des projets de smart city, Jean-Louis Missika, en charge de ces dossiers à la mairie de Paris, "étudie la mise en place à Paris de transports sans chauffeur d'ici 2020" (3).
Les taxis se battent contre les VTC, alors que les VTC sont déjà dans le paysage et qu'une autre offre est en train d'émerger. 

Il n'y a pas de surprise à une telle annonce de la part de la ville de Paris..

Déjà, chez Google, les voitures sans chauffeurs avancent, et ce n'est pas le seul acteur.
Par exemple, Londres va lancer des voitures sans chauffeur à Heathrow cet été (4). Même Uber a une réflexion (sans doute très avancée) sur le sujet (5).

Ensuite, et c'est dommage que la campagne 2015 des régionales Ile de France ait préféré mettre l'accent sur des petites phrases type "candidat de la race blanche" plutôt que sur des enjeux stratégiques, le candidat centriste et libéral Aurélien Véron, de la plateforme aux Urnes Citoyens, avait fait passé le message d'un archaïsme des monopoles publics type RATP (6) ou privés type taxis sous licence, face à l'émergence de nouvelles technologies alternatives, comme la voiture ou les bus sans chauffeur.




Les électeurs, dont les taxis, et les médias, avaient-ils reçu le message ? Le message est en train de se transformer, sous nos yeux, en faits.

Face à cette vague technologique, des taxis, et même des VTC, n'ont pas tout à perdre. Ils ont même une carte à jouer, celle du service et de la relation directe, humaine.
Disons bien : Des taxis, pas Les taxis. Les taxis, ça ne veut rien dire. Il y en a des inutiles (au véhicule sale ou obsolète, pas équipées en lecteur de carte de crédit, à la conversation insipide ou pénible) et il y en a des bons (a propos dans la conversation, conduisant bien, équipés de véhicules plaisants).
Il y aura toujours des gens qui préféreront faire des déplacements en taxi. Tout est dans l'offre, tout comme le concept de la start up parisienne 4 roues sous un parapluie (se promener dans Paris en Citroen 2 CV décapotée) n'a tué le Vélib, ni la ligne 73 des bus RATP, ni la ligne 6 du métro, ni les velos-taxis, ni les même les taxis. Le même client peut avoir envie d'expériences différentes et peut donc être amené à utiliser tous ces services. Et ne parlons pas de ceux qui, véhicules sans chauffeur ou pas, ne seront jamais des clients des taxis.

Si les politiciens voulaient rendre service au taxis, ils leur proposeraient deux choses : d'une part, une opération vérité sur ces fameuses licences. Ils rappelleraient que les licences de taxis font certes l'objet d'un commerce, mais qu'elles ont aussi été distribuées gratuitement par la préfecture de police de Paris. 

D'autre part, ils leur feraient lire la pétition des marchands de chandelles, le classique de Frédéric Bastiat (7). Les plaintes des vendeurs de bougie contre la concurrence déloyale du soleil sont décidément d'une telle actualité ...


On pourrait ajouter une troisième action : faire prendre conscience aux 12 millions de franciliens que nous sommes tous des ambassadeurs de Paris, et de l'image, positive ou négative, véhiculée auprès des touristes.
Faire brûler des pneus sur le périf ou organiser des opérations escargot sur la A1 est-elle la meilleure réponse que les taxis puissent apporter, dans ce contexte ? 
Toutes les villes de la terre, qui ont vu fleurir les VTC, sont la preuve vivante que le marché est assez grand pour tous et que le marché s’est étendu, sans faire de victimes de la faillite (7). C'est normal : la diversité crée le marché !

Ce qui est sûr, c'est que c'est fini, les rentes de situation, et tant mieux ! Les taxis parisiens, une fois qu'ils auront fini de pleurer la perte du contrat Agnès Saal (9), pourront peut-être passer à autre chose ? 




(2) Front National Taxis : les raisons d’une juste colère 27 janvier 2016
(3) Municipales 2014 à Paris Transports: Des minibus sans chauffeurs à Paris avant 2020 26 février 2016
(5) Les Echos Uber accélère sur la voiture autonome 25 février 2016
(6) Huffington Post La fin annoncée des transports publics en Ile-de-France 20 octobre 2015

mardi 26 janvier 2016

Campagne de pub pour le tourisme à Paris

Il fallait bien ça, les manif de taxis, après les attentats de novembre 2015.





Bravo les taxis parisiens, continuez comme ça !

lundi 29 juin 2015

Affaire #Uberpop : l'étatisme qui tombe le masque ?

Décidément, cette affaire de guerre entre les taxis et les nouveaux modes de transports issus des nouvelles technologie ne finit pas d'en dire long sur l'ADN de notre classe politique.

Egalement publié sur Agoravox


Récapitulons : la semaine dernière, des racailles taxis retournent, au sens propre du terme, des véhicules de type VTC, c'est à dire des voitures propres, conduites par des chauffeurs avec un minimum de présentation. 




Et à votre avis, qui est condamné en comparution immédiate à de la prison ? Un taxi voyou lanceur de parpaing sur une famille ? Un fosssoyeur d'un pan important de l'économie française ? Ou un fou furieux contrevenant à la liberté de circulation ? Non, un VTC qui ne faisait que se défendre. 



On croyait avoir touché le fond avec cette condamnation, mais le meilleur était encore à venir. En effet, ce week end, alors que la France voyait son plan Vigipirate renforcé du fait de la crainte de menaces terroristes supplémentaires, n'a t-on pas vu la police être mobilisée, non pas pour traquer ceux qui lancent une guerre de civilisation (c), mais pour pourchasser les chauffeurs "UberPop" potentiels ?


Mais le bouquet a été atteint cette après-midi. Alors que Cahuzac est toujours libre, alors que Manuel Valls n'a toujours pas remboursé son voyage privé Poitiers-Berlin, alors que le séjour de Hollande dans un château de Bernard Arnault n'a toujours pas fait le moindre début de commencement d'une enquête de police, on met 2 dirigeants d’Uber France en garde à vue, dans le cadre d’une enquête pour exercice illégal de la profession de taxi  et dissimulation de données informatiques ? 


Chacun conviendra sur l'idée que les taxis sont en train de remporter une victoire à la Pyrrhus, et encore, de très court terme. Car, comme le rappelle Le Duff (1), quel parisien ou quel touriste n'a pas eu droit , en prenant un taxi, à une "amabilité rasant les pâquerettes, une  voiture sale et/ou sentant fortement le tabac, à des trajets farfelus pour saler la note, au refus de la CB, voire au refus de la course" ?  

De plus, sur le plan politique, et puisque le gouvernement a choisi son camp, celui des taxis, par pur clientélisme, pense Ordre Spontané (2), quel sens y a t-il à faire passer quelques mesures de libéralisation de l'économie, avec la loi Macron (pensons aux lignes de bus, par exemple), et ce à l'aide de 49.3 fort peu démocratique et respectueux du parlement, pour ensuite annonçer que le service de transport de personnes UberPOP, symbole des activités nouvelles liées aux développements d’internet, des smartphones et des réseaux sociaux, devait être « dissous et déclaré illégal », comme le remarque Nathalie MP (3) ? 

En réalité, c'est juste un masque qui tombe. Celui de l'alignement de certains intérêts. N'allons même pas juqu'aux analyses qui cherchent à déterminer si il existe un lien entre la G7 et le PS. 



Après tout, l'ex UMP, aujourd'hui les Républicains, s'est elle aussi montrée incapable ou en tout cas non désireuse de solutionner un problème identifié ... en 1959 par le rapport Armand-Rueff.
Non, prenons simplement les faits : les bénéficiaires de rentes, souvent liées à l'organisation du pays depuis la Seconde Guerre Mondiale, affichent clairement leur mépris du client, surtout quand la loi est de leur coté. Les taxis sont la caricature de cette situation, mais d'autres secteurs sont exactement dans la même situation, pensons à la Sécurité Sociale par exemple.

Combien de temps les français vont-ils accepter ce genre de situations ?
Le succès de toutes les alternatives aux taxis, que ce soit Uber, UberPop, les autres compagnies de VTC, les motos taxis (4) ou le covoiturage prouve bien que les français attendent de l'Etat qu'il se préoccupe plus de sécurisation des biens et des personnes que de la préservation de monopoles légaux (5) !






(1) Vous reprendrez bien un peu de socialisme ? La France s’überisera ou mourra 25 juin 2015
(2) Ordre Spontané Ne tirez pas sur le taxi 25 juin 2015
(3) Nathalie MP POPérisons la France au lieu de la paupériser dans l’Etat providence 27 juin 2015
(4) Libres ! 100 auteurs, 100 idées - Stanislas Mozoluk, Taxi! Vous êtes libre ?
(5) Parti Libéral Démocrate Légalisons UberPop, protégeons les personnes et les biens 25 juin 2015

jeudi 25 juin 2015

Taxis Parisiens, nous avons reçu votre message 5/5



Il est également bon de rappeler que les taxis se revendent entre eux à prix d'or des licences distribuées gratuitement par l'Etat.

Taxis parisiens, vous donnez raison à cet internaute qui vous déteste et l'a fait savoir sur Facebook (150 000 likes ...).

lundi 13 janvier 2014

Le monopole des taxis en France

Grève des taxis parisiens : parfaite publicité pour les VTC !






vendredi 11 octobre 2013

Nos bureaux sont ouverts de 9h à 17h, du lundi au vendredi

Tel est le message de nivellement par le bas que les socialistes (de gauche comme de droite), au pouvoir à tous les étages en France, font passer.
Et gare à ceux qui veulent sortir des clous !

Le Parisien de ce matin publie un bon article titré Paris, la Ville Lumière, s’éteint (1), en notant qu'entre la fermeture des magasins dès 21 heures, l'extinction des illuminations et la concurrence des autres capitales : Paris vit de moins en moins la nuit.

Et s'il ne s'agissait que de le nuit ! C'est plus large que cela. Il y a tant de décisions séparées qui vont dans le même sens : de la volonté de faire plier des salariés de Sephora (2) à la lutte contre le développement des voitures de tourisme avec chauffeur (3), tout semble fait par les politiques et par les syndicats pour qu'effectivement, et à rebours de la réalité du monde aussi bien que des intérêts de Paris et des parisiens, la marche des choses se plie à une seule idée : tout le monde sur une seule ligne !

OK, Paris n'est ni Londres, ni Berlin, ni Barcelone. Paris a son propre charme, et c'est heureux d'ailleurs que les touristes aient encore la gentillesse de venir nous aider à faire tourner le Louvre, Louis Vuitton ou Disneyland. Mais, même dans ce domaine qui constitue un point fort français, ne pourrait-on pas considérer que quitte à avoir des touristes et les désagréments qui vont éventuellement avec, on pourrait quand même en profiter pour les accueillir au mieux et donc espérer maximiser la recette par visiteur ? 




Il y a un lien entre l’effondrement de la place financière de Paris (4), le plan social d'Air France (5) et la cherté des prix de l'immobilier parisien : la méfiance envers la liberté des gens et le rejet des mécanismes de marché. 

La France souffre d'un double problème : d'une part, la confusion entre Etat et Nation, qui aboutit à cette culture jacobine et irresponsable d'ultra étatisme généralisé, et d'autre part la prise en otage du pays par l'élite des baby boomers et leurs alliés. 
En effet, y compris en tordant le bras à la réalité (6), les socialistes entretiennent l'illusion selon laquelle il existerait un léviathan bienveillant (que les puristes excusent cette antinomie) appelé Etat et qui, du haut de quelques ministères situés dans la capitale, seraient en mesure de savoir ce qui est bon pour tout le monde, et mieux que quiconque. 

Il est urgent de cesser de croire que l'Etat (où plus exactement, le contribuable) doive payer/réguler/taxer/réglementer/subventionner/légiférer/organiser/punir chaque parcelle de notre vie. Nous pouvons, tous ensemble, refuser cette mainmise du public sur nos vies et faire émerger, spontanément, des solutions valables ici mais pas la bas. 

Si ne serait-ce qu'une seule salariée de Sephora veut travailler entre 21h et minuit, qu'est ce que cela peut faire à la CGT ? 
Si des parisiens veulent faire des courses alimentaires le soir en sortant du travail, et que des supérettes sont justement ouvertes, pourquoi vouloir punir (7) ? 

Parce que le pire, c'est qu'une fois que l'Etat, la loi et les syndicats auront tué une fois pour toute le dynamisme de l'économie parisienne et les velléités entrepreneuriales, ils se tourneront vers un alourdissement de la fiscalité pour compenser ! En effet, il faudra bien indemniser les chômeurs et trouver des sources de financement pour tous les services abusivement qualifiés de publics (crèches, etc). A ce moment la, la boucle sera bouclée, et le couvre feu que les étatistes auront mis en place trouvera sa touche finale par le mise en place de miradors fiscaux (8). 

Chouette perspective ...

Sinon, en 2014, il y a des élections. A Paris notamment, il y a des gens comme Christian Saint-Etienne(9) (le candidat de l'UDI) qui pensent que rien n'est écrit et qu'un sursaut entrepreneurial (10) peut sauver Paris et le pays, à condition de la classe politique effectue sa propre révolution dans sa façon de gérer l'Etat (11). 
Si jamais la classe politique choisissait de ne rien changer, les citoyens, eux, voteraient de toutes façons avec leurs pieds (12).





(1) Le Parisien Paris, la Ville Lumière, s’éteint 11 octobre 2013
(4) Le Temps La place de Paris lutte contre son déclin 4 septembre 2013
(6) Les Decodeurs du Monde Manuel Valls réinvente la nation 9 octobre 2013
(10) Municipales 2014 à Paris L’ICONOMIE - Pour sortir de la crise - Christian Saint-Etienne (#UDI) 30 septembre 2013
(12) Contrepoints Bricoleurs du dimanche contre bricoleurs du quotidien 4 octobre 2013

samedi 27 juillet 2013

Taxis Parisien vs voitures de tourisme avec chauffeur (VTC)

Quelle belle illustration de soumission à un lobby existant !

Les taxis menacent de bloquer la ville de Paris si le gouvernement ne fait rien contre les voitures de tourisme avec chauffeur (VTC) qui se développent à toute vitesse, et hop ! Le gouvernement édicte une source le Point).
réglementation contraignante et ridicule : un projet d'arrêté pour contraindre les VTC à respecter un délai minimal de quinze minutes entre le moment où le client réserve et celui où il est pris en charge serait sur le point de voir le jour (

Si c'est vrai, c'est vraiment révélateur de la vision gouvernementale en matière du fameux "intérêt général".

Surtout, c'est pour les taxis que la situation est en réalité la plus critique. Pourquoi ? 

Certes, les VTC peuvent constituer à très court terme une concurrence pour les taxis qui, eux, ont acheté une licence (1). Ça, c'est ce qui se voit. 
Mais ce qui ne se voit pas, c'est les choix de long terme des parisiens et des touristes. 

Chacun a en tête un champ des possibles, en matière de déplacements notamment, qui se modifie à chaque fois que des paramètres changent : l'ouverture du Tunnel sous la Manche et le lancement de l'Eurostar a facilité les déplacements Paris-Londres, le Velib a fait prendre conscience aux parisiens que certains déplacements courts, peu pratiques en bus, pouvaient se faire sans attente, et la politique anti voiture de Delanoé commence à avoir un impact sur le nombre de voitures qui entrent dans Paris. 

Les VTC sont potentiellement une bonne chose et pour les déplacements des parisiens et pour les taxis, à long terme, car ils élargissent la palette d'outils pour les parisiens et les gens de passage qui ne veulent pas ou ne peuvent pas posséder leur propre véhicule individuel. 

Mais si à force de chercher (et de ne pas trouver) de taxis le soir en sortant, ou même en journée pour aller à un rendez-vous, les parisiens finissent par intégrer dans leur tête le fait qu'il faut qu'ils aient des voitures ou des scooters, ou qu'ils se privent de sorties après 2h du matin, ce qui va se passer, c'est que les taxis auront fini de scier la branche sur laquelle il sont assis. Est-ce vraiment ce qu'ils veulent ? 

(1) NB semble t-il qu'au départ, ces plaques de taxis n'etaient pas revendables mais que la pratique a finalement été légalisée en 1995, source Web Libre

vendredi 11 janvier 2013

Greve des taxis Parisiens

Désolé, Mesdames et Messieurs les chauffeurs de taxis parisiens, mais Jacques Attali a raison : vous méritez ce qui vous arrive, à savoir : moins de clients. ""Les taxis n'ont à s'en prendre qu'à eux-mêmes", 100% d'accord avec cette phrase de l'auteur du rapport Attali. 

Faire grêve contre la concurrence déloyale et contre la cherté du carburant ... vraiment, Mesdames et Messieurs les chauffeurs de taxis parisiens, vous donnez envie de rouvrir et de relire la Pétition des marchands de chandelles, de Frédéric Bastiat, car vous y êtes ! 

Vous ne comprenez donc pas que si la concurrence "déloyale" se développe, c'est parce que vous avez refusé la concurrence tout court ? C'est simple, il n'y a pas assez de taxis à Paris, comment faut-il vous le dire ? 
Par le dessin ?   Vahram Muratyan et son livre Paris vs New York http://parisvsnyc.blogspot.com/ le fait avec humour

Par les chiffres ? Lisez ceux de http://moto-taxi-paris.over-blog.com/:   à Paris, il y a 2,8 taxis pour 1000 habitants contre 4,7 à Berlin, 8,6 à Londres, 11,1 à New York et même 17 à Stockholm !

Par les reportages de Bernard de la Villardière, qui, quand il n'est pas en train de traquer la drogue et la prostitution dans une capitale asiatique, suit les tribulations des nightclubbers Parisiens ?

Vous savez, Mesdames et Messieurs les chauffeurs de taxis parisiens, quand on est un touriste qui visite la capitale, un business man ou une business woman avec des rendez-vous, un malade cherchant à se rendre dans un hôpital  ou tout simplement un fêtard cherchant à rentrer chez lui après une nuit parisienne, une fois qu'on a été confronté à cette hallucinante pénurie de taxis, une fois, deux fois, dix fois, on est très content de trouver des solutions alternatives et de pouvoir se passer de vous, si possible à vie. Vous vouliez protéger la valeur de votre patrimoine ? On ne peut pas vous le reprocher. Mais ce faisant, vous aviez commencé à scier la branche sur laquelle vous êtes assis.

Vélib, mototaxis, voitures avec chauffeur, deux roues motorisés, taxis clandestins, sociétés de transport de personnes, pourquoi pensez-vous que tout cela rencontre un succès croissant ? Vous avez été trop malthusiens  trop protectionnistes, pas assez audacieux, pas assez libéraux. Vous préférez attendre 4 heures à Roissy et faire une course à 50 euros plutôt que faire 10 courses à 5 euros ? Ça peut se comprendre. Sauf que sur le Paris-Roissy, il y aura toujours un concurrent, du plus low cost (RER B) au plus haut de gamme (Voitures Jaunes par exemple). Et les 9 autres clients potentiels que vous avez ignoré, parce qu'ils ne pouvaient pas se permettre le coût du taxi, parce que vous n'étiez pas là où ils vous attendaient, parce qu'ils ne vous revenaient pas, parce qu'ils étaient très pressés, parce qu'ils voulaient un véhicule propre, ils ont  tous trouvé des solutions alternatives, des voitures d'Aziz Senni à l'Autolib, en passant par d'autres solutions.

Les libéraux vous avaient alerté, prévenu. En réaction à tous ces entrepreneurs comme Alex qui vous déteste, l'Ifrap avait fait un rapport, Contrepoints avait proposé de libérer le prix de la course, Claude Reichmann pensait à vendre les voitures des ministères ;-), Serge Féderbusch, du Parti des Libertés, vous demandait combien de temps encore fallait-il laisser la France piégée dans ses conservatismes de tout poil, Alternative Libérale avait soutenu la proposition d'abolir le monopole des Taxis Parisiens à Roissy CDG, mais vous avez tenu bon, aidés, il est vrai, par le conservatisme, le manque de courage et l'anti libéralisme de la gauche socialiste française et de l'UMP, le parti socialiste de droite.

Bravo les gars, et mesdames ! Mais maintenant que la concurrence est là, vous faites quoi ? Vous ne pourrez pas empêcher un client d'appeler un type à moto, par téléphone, pour qu'il passe le prendre.  
Paris est une ville de tourisme et d'échanges. Vous auriez pu être les rois du pétrole de cette ville qui ne demande qu'à vivre H24. Vous avez préféré en être les agents du couvre-feu. Dommage.  

Sur le même sujet 

vendredi 20 janvier 2012

Italie : Mario Monti libéralise l'économie pour la dynamiser.


Mario Monti, premier ministre d'Italie, libéralise  en vue de relancer l'économie du pays entré en récession.

Taxis, pharmacies, transports publics locaux, distribution d'essence, gaz, professions libérales: les secteurs qui seront plus ouverts à la concurrence sous l'effet de ces mesures sont nombreux.

Selon les premiers éléments ayant filtré dans la presse, ce plan prévoit notamment l'augmentation du nombre de licences de taxis, la hausse du nombre de pharmacies, la liberté de choix des fournisseurs pour certaines stations-service ou l'abolition des tarifs minimums des avocats ou des notaires...

Afin de faire baisser les prix du gaz en renforçant la concurrence, le gouvernement compte en outre obliger le géant de l'énergie ENI à céder son réseau de transport Snam Rete Gas.

lundi 12 décembre 2011

Taxis Parisiens, le combat d'arrière garde ?

En ces jours où la SNCF va devoir affronter ses usagers, ainsi que la concurrence qui s'installe sur les lignes internationales, un autre lobby lutte pour sa survie en prenant en otage les clients : les taxis parisiens.
Notez, on peut comprendre que nos amis taxis parisiens soient un peu à cran : ils ont payé cher le droit de pratiquer leur métier.
Ensuite, il n'existe pas de manière simple de réguler un marché de taxis. Voir cette étude intéressante de TELECOM Paris Tech "Valeur de licence et régulation du marché des taxis ", rédigé par Maya Bacache-Beauvallet, Lionel Janin et Emmanuel Blervaque en Septembre 2008.

Simplement, il y a deux problèmes : malgré le monopole, les taxis ne peuvent pas bloquer indéfiniment la concurrence. De plus, leur principal souci, le prix de leur licence, n'a de valeur que parce que la numerus clausus existe. La revente des licences est certes courante mais en théorie interdite.

Les taxis parisiens manifestent contre : les véhicules de tourisme avec chauffeurs, les navettes pour les aéroports, les taxis alternatifs comme la société d'Aziz Senni (le conseiller PME d'Hervé Morin), les moto-taxis, les scooteurs, Autolib, etc. On est vraiment, quasiment mot pour mot, dans le cadre de la pétition des marchands de chandelle de Bastiat (lire Bastiat.org), où des marchands protestent contre la concurrence déloyale que fournit ... le soleil  !

Les Parisiens ne trouvent de taxis ni quand ils débarquent de leur avion (lire : L'URSS survit à Roissy Charles de Gaulle, un post du 27 septembre 2010, Taxis, ne vous trompez pas de cible ! du 23 février 2010), ni quand ils sortent le soir (voir "Les Controverses" des Jeunes Centristes 75 : Sauvons la nuit à Paris !). Une fois qu'ils ont fait l'expérience du RER B ou des Noctambus, il peut leur arriver de réagir, et de prendre leurs dispositions. Qu'est ce que les chauffeurs de taxis vont faire ? Détruire le parc de 2 roues de la capitale ? Demander à faire interdire la circulation de Vélib ? Si le métier de taxi est difficile, c'est aussi parce qu'ils ont accepté de se mettre sous la coupe de l'Etat et de penser qu'ils pouvaient s'isoler du monde réel de la concurrence et des clients. 

Taxis,  c'est l'impasse. Vous allez très logiquement défendre votre situation (chèrement acquise, au sens financier du terme), et les clients vont continuer à préférer des solutions alternatives. Malgré les détaxes, l'accès qui vous est réservé dans les couloirs de bus et le numerus clausus, sans parler des longues heures de travail, votre situation ne s'améliore pas. Question : et si on testait autre chose, l'air du large de la concurrence par exemple ?

mercredi 23 février 2011

Taxis, ne vous trompez pas de cible !

Que les taxis manifestent peut sembler légitime de leur point de vue. Après tout, ils ont payé suffisamment cher leur licence pour que leur business plan ne soit pas perturbé par des changements de règle du jeu. Le problème est que les Parisiens et les Franciliens ne bénéficient pas d'un nombre assez élevé de taxis.

Considérer l'Autolib’ et ses futures 3 000 voitures électriques en région parisienne - à l’automne 2011 - comme une « concurrence déloyale », tant au niveau clientèles que place, ou encore et l’aménagement des voies sur berges comme un allongement du temps de transport, ca ressemble aux arguments développés contre le Velib il y a quelques années. Mais le vrai problème est que la préfecture de police, dont dépendent les taxis parisiens, a maintenu le nombre de plaques parisiennes est à peu près stable depuis 1938 !

Alors, taxis, allez vous accepter qu'il y ait à Paris 2,8 taxis pour 1000 habitants contre 4,7 à Berlin, 8,6 à Londres, 11,1 à New York et même 17 à Stockholm ? Ne parlons même pas des différences de prix des courses.

vendredi 10 décembre 2010

Neige à Paris : comment auraient fait les autres ?

Les Franciliens, automobilistes ou non, ont vécu une journée difficile Mardi. L'épisode neigeux assez impressionant a surpris. En effet, 10 centimètres de neige dans Paris un 8 Décembre, c'est du jamais vu depuis 1987. C'est sur que passer 4 ou 5 heures dans sa voiture quand on est pas préparé, ca n'a rien d'agréable.

Maintenant, est ce qu il faut absolument un coupable ?

Le gouvernement, bien rodé en matière de techniques de communication, a bien anticipé le coup. Le Ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, après s'être initialement trompé ("il n'y a pas de pagaille") n'a t-il pas immédiatement lancé une "mission d'expertise" sur les méthodes d'action des pays d'Europe occidentale face aux intempéries. Si on comprend bien, des fonctionnaires ou des élus vont être mandatés pour se rendre dans trois ou quatre pays voisins pour aller "étudier" la façon dont ils gèrent les épisodes neigeux ?
Par ces temps de restriction budgétaire et de downgrading en cascade des notes Portuguaises et Irlandaises et de dette publique hors de controle, nous ne saurions que trop questionner l'intéret d'une telle mission. En échange, nous pourrions suggérer au ministère de l'intérieur de ce gouvernement parfois qualifié d'ultra libéral d'explorer deux autres pistes :

- user de la blogosphère et de la télévision pour s'informer, voire du téléphone, ca marche aussi très bien
- retourner la question aux automobilistes : étiez vous préparés ?

L'exemple dans la zone de la Grande Région (Sarre Lorraine Luxembourg) est éloquant. Les premiers froids venus, la monte des pneus neige est un sujet de conversation en soi. C'est vrai pour le Grand Duché , comme pour l'Allemagne. Est ce le cas en France ? Par ailleurs, combien d'automobilistes ont leurs chaines dans le coffre ? C'est certes contraignant, mais l'est ce autant que de devoir passer la nuit dans un gymnase de Velizy ou de Versailles ? Même les taxis franciliens ont été pris au piège de cotes enneigées. C'est dire à quel point les franciliens sont prêts à faire face à des conditions adverses.

Le Premier Ministre François Fillon accuse Meteo France, depuis Moscou. Mais pourtant Meteo France avait prévu et prevenu. La neige était annoncée, et nous avions eu une première alerte le 2 décembre, rappelez vous. De plus, Meteo France a bon dos. L'info meteo est aisément accessible, que ce soit sur les chaines TV type BFM, ou par les widgets à installer sur n'importe quel ordinateur ou smartphone. La où on peut se poser des questions, c'est au niveau d'Aeroports de Paris qui apparemment a connu plus de difficultés que prévu à Roissy-Charles de Gaulle.

Conclusion : dans une configuration comme celle de l'Ile de France, il parait peu vraisemblable que les DDE soient suffisamment réactives pour pouvoir parer à un événement de ce genre. Quand bien même les moyens en terme de machines et de stocks de sel seraient présents, comment accèderaient ils à la A1 ou à la N118 un mardi en pleine journée, sans bloquer le trafic, ce qui, on imagine bien, entrainerait des protestations ? Les autoroutes franciliennes sont saturées en permanence, ce qui rajoute une difficulté supplémentaire. C'est d'ailleurs pour cela que les travaux de maintenance sont faits de nuit. C'est donc aux automobilistes à être prévoyants, ou à accepter la "fatalité" s'ils percoivent les intempéries comme telles.

En matière de météo comme de sauvetage de l'euro, il n'y a rien ou presque à attendre des gouvernements, pour des raisons techniques mais aussi parce qu'à un moment, on ne peut pas tout avoir non plus. N'oubliez pas que le salage à outrance des routes forme des nids de poule qu'il faudra bien payer en 2011.

“Don’t ask what your country can do for you. Ask instead what you can do for your country”


Pour terminer, quelques images de parisiens qui ont su profiter des intempéries, disponibles sur Skipass. La N118 ou le Trocadero constitueraient également de bons spots alternatifs, parait il.

lundi 27 septembre 2010

L'URSS survit à Roissy Charles de Gaulle

Roissy Charles de Gaulle ? Porte de la France et gros point faible de Paris.


















Les touristes le savaient déjà, les Parisiens en prennent conscience.



















Il faut dire, il n'ont pas de "chance", à Roissy. Frédéric de Harven le secrétaire général d'Alternative Libérale, sur son blog, avait déjà parlé souligné à quel point le RER B est problématique. Il semble que du coté des taxis, ca ne soit pas mieux.

Illustration en image.

Il est 23h30, le RER B est cette fois ci en panne ou en grève ou en travaux ou en incident, les cars Air France ne fonctionnent déjà plus (il serait stupide de faire tourner des bus alors que des passagers arrivent encore, n'est ce pas ?), le bus RATP est inaccessible, faute de fléchage digne de ce nom (et de toutes façons vous savez que Roissy n'est pas loin de Tremblay en France donc vous hésitez à prendre le bus :-) ), alors il reste le taxi.














Et la c'est le choc. Il faut attendre une demi-heure en plein courant d'air dans un lieu directement inspiré par un architecte de formation soviétique ! Cet artiste a oublié qu'à Paris, parfois, il pleut et il fait froid, et que donc il aurait été judicieux de mettre la file d'attente indoor. Il a donc preféré faire au plus simple, s'inspirer des solutions techniques retenues devant les gares parisiennnes, au lieu de réfléchir à un autre concept.

Quand aux taxis eux même, même eux ne sont pas contents de Roissy non plus. Ils se plaignent du système d'accès, apparemment super complexe, au parking dépose minute.

Enfin, problème récurrent, le nombre de taxis à Paris, insuffisant, dont le député Yanick Paternotte (UMP Val d'Oise) a déjà parlé, sans que ses collègues réagissent.

Bref, Paris, Aeroports de Paris, préfecture de Paris, il ne sert à rien de mettre des photos de Tour Eiffel et écrivant "bienvenue à Paris !". Il faut surtout se mettre à la place du client (pas de l'"usager") .
A croire que le service public à la Française est d'accord avec Margareth Thatcher, qui aurait répondu "prenez votre propre voiture" !


















Suggestion pour ADP et la Préfecture ?

- Créer un couloir vitré d'attente, pourquoi pas avec des TV
- Libéraliser le nombre de taxis (des centaines de taxis clandestins sont prêts à travailler)
- Interroger les clients directement sur ce qu'ils verraient

Prenez une junior entreprise comme Conception Ouest, Dauphine Junior Conseil ou leurs concurrentes franciliennes si les budgets market ont déjà été dépassés. Mais faites quelque chose !!

lundi 19 juillet 2010

Hep taxi !

Ce qui est bien, avec certains corps de métiers qui prennent leurs clients en otage, c'est qu'il est possible de faire des copier coller de post.
Ainsi, les taxis sont à nouveau en train de manifester, ce matin, à Roissy.

Raison ?

Un arrêté préfectoral limitant leurs courses à deux par jour sur la plate-forme aéroportuaire entre en vigueur aujourd'hui pour fluidifier le trafic de taxis. Cet arreté fait suite au protocole d'accord signé en mai 2008 entre l'Etat et les organisations professionnelles.

On a donc des salariés et des entrepreneurs qui choisissent une profession réglementée (au détriment des clients !) mais qui refusent la régulation par leur autorité de tutelle. Pendant ce temps, les touristes tentent de visiter la Capitale, et les hommes et femmes d'affaires tentent d'investir dans la région. taxis, ne sciez pas la branche sur laquelle vous êtes assis. Et clients, soutenez les rares députés conscients du problème des taxis à Paris !