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mardi 5 mai 2015

Les #QAG qu'on n'entendra pas cette après-midi à l'@AssembleeNat

Dette, déficits, chomage et faillite du système social : la France est en danger. Et de quoi s'occupe les journalistes et les politiciens ? Des affaires internes à un parti, le FN, qui n'est même pas au pouvoir, au lieu de regarder ce que fait le gouvernement. Or, force est de constater que le gouvernement ne chôme pas, à l'inverse des 6 millions de français privés de travail. La preuve, c'est que malgré l'intense mobilisation contre le projet de loi renseignement, la majorité va le voter, sur quasi ordre du gouvernement.

Toutefois, nous le peuple élisons des représentants, les mêmes qui qualifient de populiste toute suggestion de démocratie directe (pétitions, référendums) afin que ceux-ci contrôlent l'action de l’exécutif, en plus de voter le budget et les lois. C'est uniquement si ce contrôle est effectué que la séparation des pouvoirs est valide. Alors, suggérons aux députés quelques questions au gouvernement, qu'ils pourraient poser en vertu des pouvoirs que la Constitution leur octroient : 

  • Question au Premier Ministre, Manuel Valls : le 11 janvier dernier, des millions de français ont manifesté leur soutien à la liberté d'expression, pas à la surveillance d'Etat. Le 28 avril dernier, vous avez reçu, à Matignon, une pétition signée par 119.000 Français contre la loi Renseignement (1). Monsieur le premier ministre, allez-vous rester sourd à tous les appels de nombreux français pour qui la liberté est la première des sécurités, contrairement à ce que vous, et d'autres gens, pouvez penser (2) ? Même en vous accordant le bénéfice du doute, c'est à dire en imaginant que vous êtes animé d'intentions démocratiques, comment pouvez en même temps exprimer vos "craintes" sur l'arrivée du FN au pouvoir et promouvoir une législation qui inscrira das le marbre des pratiques liberticides ?
  • Question au Ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian : suite à la dénonciation par un lanceur d'alerte (3) de cas de viols commis en Centrafrique par des militaires français, vous avez demandé, Monsieur le Ministre, aux coupables de se dénoncer (4). En attendant que les coupables soient punis par la justice, allez-vous demander au parlement de débattre de l'opportunité de mener plusieurs guerres, notamment en Afrique, puisque le PS, avant 2012, déniait à l’exécutif le droit de décider seul des guerres et voulaient impliquer les parlementaires ?
  • Question au Ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius : Monsieur le Ministre, étant donné que vous êtes toujours Conseiller municipal délégué au développement durable de la ville de Grand Quevilly, trouvez-vous que votre situation est conforme à l'engagement de "Moi Président de la République" énonçant le fait que "les ministres ne pourront pas cumuler leur fonction avec un mandat local parce que je considère qu'ils devraient se consacrer pleinement à leur tâche" ? 
  • Question à la Ministre de l'Écologie, Ségolène Royal : Madame la Ministre, le 4 juillet 2010, vous avez demandé à Nicolas Sarkozy de sacrifier "son avion privé à 180 millions d'euros" (Air Sarko One) pour financer la reconstruction des digues endommagées par la tempete Xynthia (5). Est-ce même avion que vous avez utilisé pour rentrer d'une conférence à Lima (6) ? Allez-vous demander au président Hollande de vendre cet avion à 180 millions d'euros pour financer les travaux à mener sur les autoroutes publiques de région parisienne ?
  • Question à la Ministre de l'Éducation nationale, Najat Belkacem : Madame la Ministre, personne ne semble accrocher à votre proposition de réforme de l'Education Nationale,  peut etre notamment parce qu'elle part du haut au lieu de partir du bas. Pourquoi ne pas reprendre la proposition de Nelly Guet, ancienne proviseur et spécialiste de l’éducationrégionaliser l’Éducation nationale (7) ? 
  • Question au Garde des sceaux, Christiane Taubira : le bâtonnier de l'Ordre des avocats de Paris, Pierre-Olivier Sur, parle du projet de loi renseignement comme d’un “mensonge d’État”

  • Allez vous, Madame la Ministre, transmettre cette opinion à vos collègues, notamment à l'intérieur et à Matignon et dire aux députés qui s’apprêtent à voter que 1984 n'était pas censé être un manuel d'instruction ? 
  • Question au Ministre des Finances, Michel Sapin : Monsieur le Ministre,  malgré les baisses du pétrole, de l’euro et des taux d’intérêts (l'alignement des planètes si cher au président Hollande ...), le moral des entreprises reste en berne en France (8). Conclusion, comme vous ne voyez pas d'effets aux mesures de la "boite à outils" que vous avez prises (CICE, BPI ...), vous et votre collègue Marisol Touraine préférez insulter les entrepreneurs. Mais comprendrez-vous que les chefs d'entreprises n'obéissent pas à des directives venues d'en haut ?
  • Question au Ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve : Monsieur le Ministre, Amadou Koumé, 33 ans, est mort dans la nuit du 5 au 6 mars dernier au commissariat du Xe arrondissement de Paris, (en France, pas à Baltimore ou Jakarta), suite à une interpellation (9). Le gouvernement n'a pas commenté le cas, contrairement à celui de Serge Atlaoui, reconnu coupable par l'Indonésie de participation à une entreprise de narco trafic. Le 2 mai, deux Juifs ont été attaqués par des individus apparemment colleurs d'affiche du NPA dans le XIeme arrondissement. Le cas a moins été commenté que l'opération des Femen au sein du défilé du Front National. Quand le gouvernement cessera t-il ce deux poids deux mesures dans sa dénonciation des crimes et délits, notamment quand ils impliquent des fonctionnaires ou des militants d'extrême gauche ?
  • Question au Ministre de l'Emploi et du Travail, François Rebsamen : à l'occasion de sa visite officielle en Suisse, le président Hollande s'est vu remettre par Jean-François Liess , délégué consulaire en Suisse et membre du Parti Libéral Démocrate, un code du travail suisse (130 pages). Allez-vous vous en inspirer pour tailler dans le code du travail français ?
  • Question à la Ministre de la Santé, Marisol Touraine : Madame la Ministre, votre projet e loi, actuellement en discussion à l'Assemblée Nationale, prévoit de socialiser un peu plus la médecine générale, dont le vocable de "libéral" est surréaliste. Pourra t-on admettre que le contrôle des prix met à mal notre médecine générale (10) et, dès lors, engager la réflexion sur d'autres pistes ?
  • Question au Ministre l'Emploi, François Rebsamen : Monsieur le Ministre, au vu des chiffres du chomage publiés au titre du mois de mars 2015, reprendrez-vous la célèbre formule de votre collègue Ségolène Royal qui concluait, avant 2012, face à une situation identique, que "la France n’est ni présidée ni gouvernée" (11) , ou bien comptez-vous sur plus de ventes d'armes à des pays tels que le Qatar, pour enfin "inverser la courbe" (12) ?

Le gouvernement Valls ne peut comprendre seul que la France a envie de rester une démocratie et donc un pays de libertés. C'est au parlement, qui a le droit et le devoir, en tant que corps législatif, de contrôler l'action de l’exécutif, qu'il revient de formuler ce rappel. Mesdames et Messieurs les députés, au travail !



Episodes précédents 







(5) Sud Ouest Ségolène Royal : « Sarkozy doit sacrifier son avion de luxe » 4 juillet 2010
(6) Le Lab Europe 1 Le jour où Ségolène Royal a forcé Laurent Fabius a prendre un vol low-cost 25 avril 2015
(7) Trop Libre Il faut régionaliser l’Éducation nationale ! 17 avril 2015
(8) L'Opinion Reprise : la France à petite vitesse 23 avril 2015
(9) Le Parisien Paris : mort au commissariat 20 avril 2015
(10) Objectif Liberté Comment le contrôle des prix met à mal notre médecine générale ? 23 avril 2015
(11) Le Blog du Duff Le chômage a encore progressé, la France n’est ni présidée ni gouvernée. 30 avril 2015
(12) Le blog de Nathalie MP L’inversion de la courbe du Qatar 3 mai 2015

mercredi 26 novembre 2014

Les #QAG qu'on entendra pas cette après-midi à l' @AssembleeNat

Article 20 de la Constitution française
Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la nation. Il dispose de l'administration et de la force armée. Il est responsable devant le Parlement
Article 24
Le Parlement vote la loi. Il contrôle l'action du Gouvernement. Il évalue les politiques publiques. 
Article 48 
Une séance par semaine au moins [...] est réservée par priorité aux questions des membres du Parlement et aux réponses du Gouvernement.




Suggérons à nos députés quelques questions à poser au gouvernement, afin qu'ils en contrôlent effectivement l'action 



  • Question pour Manuel Valls, 1er ministre : Mr le Premier Ministre, vous dites être un grand républicain, un garant du vivre ensemble. Allez-vous vous exprimer et condamner les actes christianophobes qui jalonnent l'actualité (1), ou bien allez-vous considérer qu'il existe certains groupes religieux qui n'ont pas droit au respect, en France ? Le cas échéant, si vous préférez ne pas condamner, allez-vous enfin proposer de supprimer les lois Gayssot et Pleven qui portent atteinte à la liberté d'expression (2) ? 
  • Question pour Jean-Marie le Guen, ministre des relations avec le parlement : comment se fait-il que  vous n'ayez toujours pas signé la pétition de Contribuables Associés et la PPL visant à proposer l'inéligibilité des élus fraudeurs (3) ? Allez vous dire à Sylvie Andrieux, condamnée à de la prison ferme (4), à défaut de pouvoir la forcer à démissionner, que sa présence au sein de l'Assemblée Nationale, sur ces bancs, constituent une insulte à l'attachement à nos institutions, et que cette remarque est aussi bien valable pour Patrick Balkany ? Votre propre sous évaluation de votre patrimoine, de 700 000 euros, détectée par Médiapart (5), vous empêche t-elle de tenir un tel discours ? 
  • Question pour Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères : vous êtes assisté par un secrétaire d'État aux Affaires européennes, Harlem Désir. A quoi sert-il, puisque par définition, toutes les matières ministérielles françaises sont Européennes, étant donné que la France est un des 28 états membres de l'Union Européenne. Allez-vous proposer, par souci d'économie, de supprimer ce poste de secrétaire d'état aux affaires européennes ? 
  • Question pour Christiane Taubira, ministre de la justice : la France se targue d'être le pays des droits de l'homme et la gauche se targue, parait-il, de faire autrement que ces prédécesseurs. Cependant, le nombre d'arrestations ne baisse pas, et les prisons sont toujours aussi pleines. Allez-vous, plutôt que de commenter ce qui se passe aux Etats-Unis, faire en sorte que le pays des droits de l'homme traite ses prisonniers convenablement ? Quels sont les plans, à la fois, de construction de prison, de dépénalisation des délits les moins graves et de recherche de peines alternatives à la prison ? Quelle réforme de la comparution immédiate envisagez vous également ?
  • Question pour Jean-Yves le Drian, ministre de la défense : le Président de la République, en cohérence avec l'embargo sur les exportations vers la Russie, a décidé de suspendre la livraison de deux frégates à livrer à la Russie sine die (6). Quelles conséquences prévoyez-vous ? L'Ukraine sera t-elle à 2014 ce que la Serbie a été à 1914 ?
  • Question pour François Rebsamen, ministre du travail : Il parait que le débat ouvert par votre collègue Emmanuel Macron est clos (7). Est-ce que vous pouvez nous expliquer comment, vous, vous arrivez à assurer vos fonctions de ministre du travail et de conseiller municipal de la ville de Dijon, en 35 heures par semaine ? 
  • Question pour Bernard Cazeneuve, ministre de l'intérieur : après l'affaire du Tireur Fou, où le coupable, Abdelhakim Dehkar, était mû par des idéaux d'extrême gauche (8), après les violences de Nantes, où les "antifas" se sont illustrés, allez-vous, en cohérence avec des précédentes décisions de dissolutions de groupuscules d'extrême droite, demander la dissolution du NPA, de Lutte Ouvrière et autres groupuscules d'extrême gauche ? Ou bien considérez-vous, à juste titre, que dissoudre un groupe ne fait pas disparaître des idées, et que, du coup, Manuel Valls a eu tort de dissoudre l'Oeuvre Française et les Jeunesses Nationalistes suite à l'affaire Méric ? 
  • Question pour Pascale Boistard, la secrétaire d'État aux Droits des femmes : le Parti Socialiste, malgré l' affaire Jacques Maheas (9), malgré l'affaire Yacine Chaouat (10), se veut le parti qui protège l'intégrité physique et morale des femmes et respecte les gens en général. Or, on apprend que, selon le Point (11), vous êtes mise en cause pour harcèlement. Considérez-vous que vous êtes toujours légitime dans l'exercice de vos fonctions ministérielles, ou alors allez-vous porter plainte en diffamation contre Le Point et la jeune femme qui vous accuse ? 
  • Question pour Michel Sapin, ministre des finances : pouvez-vous confirmer que les français, écrasés par les impôts, doivent, contre leur gré, financer toujours plus des syndicats toujours moins représentatifs ? (12) Le Parti Libéral Démocrate le rappelle (13), les salariés refuseraient, si on le leur demandait, de payer une cotisation supplémentaire pour financer les syndicats !
  • Question pour Najat Belkacem, ministre de l'éducation nationale : Madame la ministre, une de vos collègues s'est récemment illustrée en notant qu'elle n'avait pas le temps de lire. Oserions nous vous recommander de prendre le temps de parcourir "Virage européen ou mirage républicain" de Nelly Guet (14), afin de réfléchir à un avenir pour une éducation dont le caractère méritocratique est désormais clairement une fiction ? 



Tout ceci fait parti des sujets dont on aimerait entendre plus parler. Mais non, vous verrez que les députés discuteront des chiffres truqués de la délinquance, du barrage de Sivens, un sujet local, ou de telle ou telle subvention. Après tout, les vrais sujets, l'équilibre budgétaire, le bon fonctionnement des missions régaliennes de l'Etat, l'égalité devant la justice et le respect des libertés civiles sont des questions de second ordre ...




(4) Le Monde La députée Sylvie Andrieux condamnée en appel 23 septembre 2014
(12) Le Point Sapin : les syndicats lui disent merci ! 26 novembre 2014 
(13) Parti Libéral Démocrate Refusons la rente syndicale 26 novembre 2014

mardi 23 juillet 2013

Sinon, l'Union des Démocrates et Indépendants (#UDI) ?

Tous les étés, c'est pareil.

L'actualité nationale et internationale a beau être chargée :

  • Attentats quotidiens ultra meurtriers à Bagdad (1)
  • Enlisement français au Mali (2)
  • Réveil d'un volcan dangereux en Indonésie (3)
  • Guerre ouverte de la France envers son voisin et "ami" Suisse (4)
  • L'affaire Cahuzac et la rencontre du 16 décembre (5)
et bien d'autres (sécheresse au Brésil, difficultés budgétaires en France, etc), les journalistes sont partis en vacances (Ile de Ré, Avignon, etc), et les stagiaires prennent le pouvoir ;-) . 

Du coup, les médias se concentrent sur les sujets faciles, et qui font du buzz :
  • Le #RoyalBaby (6) de Kate & William (congratulations ! :-) )
  • les propos (7) de Gilles Bourdouleix, un élu CNIP de Cholet, qui a dérapé :-/
Reprenons le fil des événements, comme les racontent Ouest France : 

Une  mission évangélique de 150 caravanes, dimanche en fin d’après-midi. En provenance de Tours, elle s’est installée [sans autorisations] dans un champ [privé] de 5 ha le long de la route de Nantes, empêchant de fait les agriculteurs qui l’exploitent d’y envoyer leur troupeau. Le député-maire de Cholet, Gilles Bourdouleix, s’est rendu sur place. Lors de vifs échanges verbaux, une personne des gens du voyage a alors déclamé le salut nazi : «Heil Hitler». Et le maire de répondre : «Comme quoi il n'en a peut-être pas tué assez...» Des propos confirmés par la bande-son enregistrée par un journaliste du Courrier de l'Ouest, Fabien Leduc.



Suite à cette réaction que chacun qualifiera sans équivoque d'intolérable, l'UDI a très vite réagi, par le biais de Jean Arthuis (8), Jean-Louis Borloo (9) et Jean-Christophe Lagarde (10). 
Pourquoi ? 
Parce que l'humanisme au sens démocrate chrétien du terme fait partie de l'ADN de l'UDI, un parti de centre droit dans lequel l'apologie de crimes contre l'humanité, même au millième degré, n'a pas sa place. 
Il était logique que les dirigeants de l'UDI réagissent vite et se démarquent clairement des propos de Gilles Bourdouleix. Dans un parti porté sur les fonds baptismaux par Simone Veil et Valery Giscard d'Estaing, on ne peut pas tenir de tels propos. 

La justice va faire son travail. Maintenant, pendant que l'UDI montre l'exemple en réagissant vite et fermement, où était la justice quand un maire d'Evry trouvait qu'il n'y avait pas assez de white, de blancos, dans sa ville [et donc, sous entendus, trop de blacks, de negros] ? Harlem Désir a cru bon réagir aux propos de Bourdouleix.  Mais pourquoi n'a t-il pas recadré son camarade Michel Pajon, député maire socialiste de Noisy le Grand, en novembre dernier, suite à ses propos relatifs aux Rroms (12) ?    Qu'avait dit Harlem Désir face aux propos de Georges Frèche, déjà ? 

Et surtout, n'oublions pas que pendant que Bourdouleix et d'autres se perdent en propos condamnables, les villes PS, elles, agissent, sans discours de Grenoble, sans bruit, dans le respect de la République. De Lille (13) à Nantes, en passant par Paris (14) ou Saint Denis (15), les socialistes reprennent sans le dire des thématiques que l'on croyaient Sarkozystes.

En tout cas, cette affaire montre que les politiciens n'ont toujours pas compris qu'en 2013, nous vivons à l'ère de Twitter et des chaines d'information continue


L'UDI reste néanmoins concentrée sur sa mission, de gens sérieux qui proposent une alternative au socialisme de gauche comme de droite. 

L'économiste et élu parisien Christian Saint-Etienne, à Paris, construit son projet d'alternative au socialisme d'Anne Hidalgo, qui codirige la ville depuis 2001, avec Bertrand Delanoë. 

Le député Charles de Courson continue à mener la commission d'enquête qui montre que Hollande avait été prévenu dès mi décembre, par Mediapart, du fait qu'il y avait plus qu'un doute au sujet de Jérome Cahuzac. 

La députée Européenne Christine de Veyrac protège les libertés des conducteurs de deux-roues, et leur porte-monnaie, en rejetant le contrôle technique Européen

Nelly Guet, spécialiste de l'éducation, effectue une mise au point sur Hartz IV et montre que la France aurait à gagner si elle suivait le modèle allemand en la matière. 

Le député maire de Neuilly sur Seine, Jean-Christophe Fromantin continue à pousser son projet d'exposition universelle en France en 2025


Bref, l'UDI ne s'arrête pas à Gilles Bourdouleix. 

Et au moment où la France est surtout menacée par la crise de la dette publique et par l'ultra étatisme qui étouffe le pays et ses entrepreneurs, c'est bien le minimum que l'on puisse demander à l'opposition : être au travail. 




jeudi 10 janvier 2013

La palme du sujet débile ;-) : la parité dans la blogosphère

A gauche, on n'a pas peur des contradiction. D'un coté on veut s'affranchir du genre quand il s'agit de mariage (pourquoi pas, c'est une idée qui se défend) mais d'un autre coté, on se pose la question du sexe de celui ou celle qui se cache derrière son blog. Allez comprendre !

Euterpe, une féministe plus Clémentine Autain que Spice Girls, a fait son recensement. Citons la : " il n'y a que 6 Leftblogueuses sur 40 Leftblogs : Trublyonne, Mrs Clooney, Corinne Morel Darleux, Elooooody, CC (Cycee), Marie Engagée ! On est loin de la parité !"

Oui, vous avez bien lu "On est loin de la parité !". 

Du coup, Jegoun, Romain Blachier, Rosaelle et d'autres ont fait leur mapping de la gauchosphere féminine. Ils ont simplement oublié de préciser si ces blogueuses étaient hétéros ou homos, noires ou blanches, musulmanes ou bouddhistes

Avec un tel état d'esprit, on comprend mieux la campagne d'Anne Hidalgo, dont l'argument clef, au bout de 10 ans de pouvoir à la Mairie de Paris, est "Paris mérite une maire femme". Vous n'y croyez pas ? Lisez Anne Hidalgo, la femme qui révait de Paris, sur Paris Match, Anne Hidalgo, une dame de fer dans un monde de brutes sur le monde.fr, Anne Hidalgo veut devenir la première femme maire de Paris sur BFM TV, Municipales 2014 : Anne Hidalgo veut conjuguer Paris au féminin sur Terra Femina, etc. Allo ? Où sont les associations féministes, qui soi-disant luttent contre l'essencialisation des femmes ? A-ton lu des protestations contre ces Unes mettant en avant la caractéristique de femme d'Anne Hidalgo, avant même son  orientation (socialiste), son parcours (jamais élue par une majorité d'électeurs du XVeme) ou son C.V. (ancienne chargée de mission à la Générale des Eaux) sans parler, évidemment  de ses fonctions actuelles (1ere adjointe à la Mairie de Paris et donc, chers lecteurs et chers lectrices, directement responsable de la hausse des impôts locaux). L'idéologie à caractère variable sera décidément toujours une source d'étonnement. Gageons que Cécile Duflot saura faire une compagne plus open-minded

Si vous pensez que les femmes ont des qualités spécifiques et différentes des hommes, pourquoi pas, mais dans ce cas pourquoi laisser penser que la vie en communauté est possible si les hommes et les femmes sont différents ? Comment croire que des hommes puissent vouloir voter pour des femmes ? Et comment conjuguer cette idée avec celle qui veut que le sexe d'un individu est une donnée sociétale et non pas biologique ? C'est complètement contradictoire. 

Anne Hidalgo n'est pas (qu')une femme, elle est surtout et avant tout une élue avec un bilan, incroyablement mauvais sur les variables 
  • de sa responsabilité (impôts locaux parisiens, propreté, qualité des transports en commun)
  • ou pas ! (chômage, délinquance, niveau des loyers)
Du coup, les centristes et libéraux démocrates sont-ils d'affreux machos qui masquent le manque de femmes dans la blogosphère libérale par leur rejet des thèses féministes gauchistes ? 
Pas du tout !

Suivez : 

Pour conclure : les femmes, fragiles poupées qui sauront mettre un peu de douceur dans ce monde de brutes, ou bien robots interchangeables avec les hommes ? Réponse, ni l'un ni l'autre. C'est chaque individu qui a ses qualités propres, indépendamment de son sexe, ce qui n'exclue pas de tenir compte du réel et de la différence entre sexes, comme dirait Don't Tread On Me (Romance, complicité, réalité du genre, « sexo-différencialisme » et complémentarité… droitard et vintage ?). Dans le monde où nous sommes, il y a des Margaret Thatcher, mais il y a aussi des Flamby Mollande. Il y a des Angela Merkel et des Jean-Marc Ayrault. Mais il y a aussi des Najat Belkacem et des Charles de Courson. Les gens font ce qu'ils peuvent avec ce qu'ils ont.


Sur le même sujet 




mardi 15 mai 2012

Berlin : Conseils pour le Flamby !

Cher Flamby Hollandréou,

bon courage pour ce soir. C'est toujours émouvant, le premier rendez-vous, on peut faire des gaffes, alors quelques conseils.


  • bien que tu sois allié avec une extrème gauche dure, anti libérale et ultra étatiste et bien que tu ais rendu hommage aux valeurs communistes, ne fais pas l'apologie du communisme à Berlin, une ville qui sait ce que communisme veut dire : barbelés, miradors, Stasi. Pose toi plutot les questions suivantes : comment se fait-il qu'avant 1989, personne n'a fuit de RFA vers la RDA (et après, personne n'a fuit de Miami à Cuba ou de Séoul à Pyong Yang), et, également, comment se fait-il que les démocraties populaires de l'est restreignaient la liberté de circuler ?
  • du coup, ne dis pas que Jean-Luc Mélenchon , ce clone de la fille à papa de Saint Cloud, ne pense pas que Cuba soit une dictature, que Alexis Tsipras cherche à te rencontrer, que tu as été élu avec les voix du FN, finalement, etc ...




  • Bien que tu ais fais Sciences Po, HEC et l'ENA, bref le top du top, apparemment tu as du mal avec les additions.  Ne t'emmèle pas les pinceaux dans les chiffres, la chancelière Merkel, une scientifique, pourrait prendre les autres français (par définition inférieurs à toi et à ton background d'élite) pour des idiots





Nelly Guet
  • ne fais pas l'erreur de t'appuyer sur les analyses de tes conseillers qui ont peut-être appris l'allemand, mais pas l'Allemagne. Lis plutôt ceci L'Allemagne n'existe pas, la Bundesrepublik Deutschland si, un post du 3 février 2012. N'hésite pas à t'inspirer de cette idée pour cesser de croire que des gens dans un ministère du VIIeme arr sont plus qualifiés que les gens sur le terrain à Nantes, à Marseille ou à Strasbourg pour savoir ce qui est bon pour eux. Exemple : penses tu que les jeunes allemands soient des incultes sous éduqués ? Dans ce cas, que penses tu de la régionalisation du Bac ? Penses tu que les ouvriers allemands soient plus pauvres que les ouvriers français ? Dans ce cas que penses tu de l'absence de SMIC en Allemagne (comme en Suisse, d'ailleurs) ? Penses-tu que les familles allemandes soient moins bien soignées que chez-nous et que le pays est dévasté par des épidémies ? Dans ce cas que penses tu de la mise en concurrence des caisses de sécurité sociales, privées ? Tu cherches une vraie spécialiste de l'Allemagne ? Il y a Nelly Guet, prof d'allemand, proviseur, créatrice d'entreprise, candidate aux législatives 2012. Pour l'écouter sur Deutschland Funk : ('http://www.dradio.de/aodflash/player.php?station=1&broadcast=196841&datum=20120505&playtime=1336198296&fileid=e13f6a47&sendung=57967&beitrag=1748285&/');

Voila, bon courage avec Merkel. 
Espérons que tu as "affuté tes arguments". 

jeudi 22 mars 2012

L'Europe fédérale, une solution pour la France

Est ce qu'il faut garder sa langue dans sa poche et taire des concepts soit-disant impopulaires sous prétexte que nous sommes en campagne électorale ? Alternative Libérale a encore une fois prouvé que non. Hier soir, AL a rassemblé deux députés Européens, Jean-Marie Cavada (Nouveau Centre - NC) et Michael Theurer (Frei Demokratische Partei - FDP)  à l'Assemblée Nationale, devant un large public qui n'a pas été décu: oui, il existe encore chez les députés centristes, libéraux démocrates, la volonté de faire progresser l'Europe et d'en parler autrement que pour dénoncer la soit-disante passoire Shenghen ou regretter qu'on réglemente la taille des concombres. 
Non, être libéral n'est pas un gros mot, et Michael Theurer l'a affirmé avec clarté et conviction, en donnant une définition dans laquelle un large nombre de français pourront se reconnaître : autant de libertés que possible, autant d'état que nécessaire. 

Accuser l'Europe, c'est bien, mais respecter les traités, c'est mieux. Si l'Euro pose des problèmes à certains pays, alors qu'ils n'étaient pas forcés de rejoindre l'Eurozone (le UK, la Suède sont restés en dehors, sans soucis), peut-être pourraient-ils se demander si le respect des critères de Maastricht était une option, ou non. Les contraintes du fédéralisme sont connus, ils supposent un minimum de coopération. Si chacun choisit librement d’accroître ses déficits structurels au delà du raisonnable, forcément, on a un problème. C'est donc par pure démagogie que les gouvernements nationaux accusent Bruxelles ou Standard & Poor's, au lieu de challenger leurs propres aptitudes à équilibrer un budget, il faut le dire.

De même, on voit souvent ce qui ne marche pas en Europe, en oubliant ce que l'Europe a permis pour nous français. Sans l'UE, Air France - Air Inter serait tranquillement assise sur son monopole national, Easyjet et Ryanair ne se poseraient pas chez nous, et l'avion serait demeuré ce qu'il était pendant les années 80 : un mode de transports pour happy few. De même, le dégroupage a donné naissance à Free, à une époque où France Telecom disait qu'une offre Internet illimitée, à haut débit, à 200 FRF/30 EUR par mois ne serait pas rentable. Même l'Euro nous a protégé partiellement de la hausse du baril de pétrole, que nous payons en dollars. 

Nous avons besoin de plus d'Europe, de plus de politique de la concurrence sur le marché unique. Mais nous n'avons ni besoin dun super état vers lequel l'UE pourrait glisser, ni de la constitution d'une classe de politiciens incompétents et voleurs, comme le note H16/Hashtable (lire Un délicieux surcroît de démocratie au Parlement Européen). C'est sur que si nous envoyons à Bruxelles des personnes incompétentes ou pas motivées qui pensent qu"'Il va y avoir un drame avant que je finisse mon mandat", l'image du parlement européen ne va pas s'améliorer. C'est bien le mot de Nelly Guet que nous devons reprendre : à nous, citoyens, de surveiller ce qui se passe chez les politiques, et de nous saisir du sujet de l'Europe !
Reste un grand nombre de chantiers à faire avancer : one seat (arrêt de la transhumance Strasbourg/Luxembourg/Bruxelles), fédéralisation des polices, justices, armées et diplomatie des 27, renforcement du principe de subsidiarité, renforcement des relations franco-allemandes, désétatisation de l'Education Nationale Française, et Alternative Libérale, le Nouveau Centre et le FDP porteront certainement ces combats !

jeudi 19 janvier 2012

Le ministère de l'Éducation nationale en 2012


Alternative Libérale apporte à Hervé Morin son point de vue sur ce que devrait être l'éducation (ou mieux appelé) l'enseignement donné à nos enfants.



Nicolas Sarkozy s’est exprimé le 5 janvier sur l’éducation. Son constat est juste, mais les solutions qu’il propose sont largement insuffisantes pour éviter le naufrage !
Oui : la situation est préoccupante. Oui : elle n’a pas été prise au sérieux jusqu’à présent et les mesures prises ont été inadaptées à la menace. Oui : il faut maintenant faire preuve de courage politique et écouter Claude Allègre, qui le répète depuis plus de dix ans.
Puisqu’il est conscient du danger, nous lui proposons de reprendre la parole et de déclarer :
- Un tel "paquebot" ne peut changer de cap brutalement : 12 millions d’élèves, un million de personnels titulaires, dont plus de 730 000 enseignants, un budget de 60,5 milliards d’euros en 2011.
- Nous n’avons plus le choix : nous devons renoncer à ce modèle qui a fait notre fierté, faute de quoi nous sacrifierons notre jeunesse !
Regardons autour de nous : l’Europe, le monde nous invitent à partager des valeurs et des pratiques que nous approuvons :
L’école doit prendre en compte chaque enfant : doit lui permettre de s’engager de manière délibérée dans un processus volontaire, gage de sa motivation et de sa réussite. L’élève est alors partie prenante dans la construction de sa scolarité : la négociation aboutit à un accord sur des objectifs différenciés et sur les modes d’évaluation.
Les nouvelles orientations reposent sur une conception négociée et interactive du fonctionnement de l’école, prenant en compte les besoins spécifiques de chaque élève, imposant le travail en équipe, donnant lieu à un travail par projet sur des sujets transdisciplinaires, entraînant une résolution des problèmes en collaboration, faisant émerger l’esprit d’initiative, d’entrepreneuriat dans les établissements scolaires devenus responsables du pilotage pédagogique.
Mesures d'urgence
Devant permettre la remise à plat de l’institution en fonction des besoins de l’école du 21e siècle et non de l’école française du XIXe siècle
1) Création d'agences indépendantes en charge :
• De l’évaluation des établissements scolaires publics et privés.
• Du respect de nos engagements européens :
- 50% de diplômés de l’enseignement supérieur.
- Formation tout au long de la vie.
- Orientation vers des métiers scientifiques et technologiques.
- Suppression du décrochage en cours de formation scolaire, des sorties du système sans qualification. 
- Lutte contre l’illettrisme.

2) Création de directions régionales
• À la place des Recteurs – héritage du passé, deux siècles d’existence - et des directeurs d’administration centrale, peu formés aux fonctions de leadership : de vrais managers en charge de l’éducation dans une Académie/Région.
• Obligation pour chaque autorité régionale de chiffrer en euros le coût de sa politique éducative et de rendre compte de ses dépenses.
3) Conseils d'administration
Renforcer le pouvoir des conseils d’administration devant se saisir chaque année de la question de l’évaluation des résultats de l’établissement.
4) Conseils pédagogiques
Renforcer le pouvoir des conseils pédagogiques : leur conférer l'obligation de prendre en compte le diagnostic du chef d'établissement et sa lettre de mission.
5) Chefs d'établissement
• Conférer aux chefs d'établissements du premier et du second degré d’établissement des responsabilités pédagogiques comparables à celles de leurs voisins européens (cf. Allemagne, GB, NL, etc.), leur permettant de retrouver une marge de manœuvre, de s’affranchir des programmes disciplinaires nationaux et des prescrip-tions d’utilisation des moyens.
• Leur confier le recrutement de l'équipe de professeurs et la mise en place d'une véritable GRH.
6) Enseignants 
• Les maîtres du premier et second degré - dans un contexte d’autonomie renforcée des acteurs locaux - ont désormais un rôle clé : leur engagement sur le projet de l’établissement devient indispensable au moment du recrutement.
• Ils seront formés au nécessaire travail en équipe et devront s’engager à se former tout au long de la vie : comme en Finlande, chaque professeur travaille dans une équipe et dispose d’un budget propre pour prendre en charge deux ou trois responsabilités particulières (en interne, mais aussi avec des partenaires extérieurs). Les équipes ont une vision stratégique et l’objectif d’améliorer les conditions d’apprentissage et les innovations.
• Un enseignant est davantage un guide qu’un professeur et doit considérer ses élèves comme des adultes en devenir. C'est ce qui fait son autorité. Nul n'est besoin de lui en conférer une autre. D'autre part, il sera recruté sur son aptitude à diriger : sans autorité naturelle et peu enclin à encadrer des groupes de personnes, il devra revoir son choix professionnel et se "réorienter" !
• Le modèle : un professeur = une classe = une discipline a vécu. Le décret découlant de la loi d’orientation de 2005, relatif au service des enseignants, abrogé le 1er septembre 2007 par Xavier Darcos dès son arrivée au M.E.N., redeviendra le point de départ de l'élaboration d'un nouveau statut du métier d'enseignant.
• La dualité éducation-enseignement, une exception française très néfaste à l’ensemble des élèves disparaîtra au profit d’un décloisonnement entre "vie scolaire" et "enseignement".
7) Parents
En conséquence, les parents d’élèves pourront choisir l’école de leurs enfants, en étant en mesure d’évaluer la capacité de chaque école à prendre en compte la diversité des besoins des élèves. Un système de financement de la scolarité intégrant chèque éducation et crédit d’impôt permettra une réelle diversification de l’offre.
Nelly GUET – 9/01/2012 Alternative Libérale
Avec son aimable autorisation, en reprise du Post.fr et des Echos