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jeudi 24 janvier 2013

Une ville qui réussit est une ville qui attire les pauvres

Tout n'est pas perdu en France ! Il existe encore des intellectuels
  • qui pensent
  • qui pensent en dehors des clous
  • qui pensent en dehors des clous et transmettent leurs conclusion au public que nous sommes
Un exemple ? Julien Darmon. Il s'agit d'un sociologue, professeur associé au master d’urbanisme à Sciences Po, diplômé de l’ESCP et titulaire d’un doctorat de sociologie de l’Université Paris-IV Sorbonne. Sa production, vous pouvez la retrouver sur le site web de la Fondapol, sur celui des Echos , chez Trop Libre ou chez Atlantico

Que nous raconte t-il d'intéressant aujourd'hui ? Il dit "Une ville qui réussit est une ville qui attire les pauvres" (voir l'article du quotidien suisse le Temps). C'est logique, quand on y pense. Les SDF (catégorie qui ne veut rien dire, vu la diversité de situations) sont rationnels, ils essaient d'aller la où ils ont un espoir soit de pouvoir travailler (dynamisme économique de la ville), soit de pouvoir toucher des allocs ou de faire la quête. 

Du coup, qu'est ce qu'il faut en conclure, dans une ville comme Paris ? Déjà, fort logiquement, que la logique socialo-interventionniste ne marche pas, surtout si les gens sont libres d'aller et venir. Il y a aura toujours des SDF à Paris, soit par espoir de trouver du travail (une bonne chose, donc) soit dans l'idée d'avoir le RMI ou une aide au retour (effet pervers de la dépense publique). Ensuite, que l'interventionnisme public est inapte à intervenir sur des situations individuelles complexes. Enfin, que nous les citoyens pouvons tous faire quelque chose, tandis que Cécile Duflot, elle, ne peut rien faire (voir la vidéo de Libertarien TV "Cécile Duflot prend une leçon de solidarité" chez Enquête & Débat ou Don't Tread on Me, Ecologie Libérale, ... ;-) ).

Si vous voulez faire quelque chose pour tous les pauvres justement ou abusivement attirés par la ville en général et Paris en particulier, vous pouvez donner de votre temps ou de votre argent à la Croix Rouge, au Secours Catholique ou à Fleur de Bitume, non pas par bonne conscience ou par haine de l'ultra étatisme (même si tous deux peuvent faire parti des motifs) mais tout simplement parce que la bataille de l'inclusion se joue rue par rue, bouche de métro par bouche de métro, trottoir par trottoir, de manière décentralisée.

mercredi 20 juillet 2011

L'Etat ne protège pas les plus démunis

Tout le monde connait le SAMU Social, ainsi que le 115, le numéro de téléphone à appeler pour rechercher un hébergement d'urgence. Ils font un travail énorme, d'écoute et d'orientation, si on en croit les chiffres rapportés par Le monde de l'exclusion, Le blog d'informations sur l'exclusion sociale de François Michelot. Par contre, on apprend que l'Etat est le seul financeur du Samu Social. Dans ce domaine comme dans d'autre, alors que nous payons des impots censés assurer le fameux filet de sécurité pour tous, l'Etat est en réalité incapable d'assurer ou de faire faire les missions pour lesquelles il s'est auto mandaté.

Il faut dire aussi, qu'en matière de lutte contre l'exclusion, l'Etat (ou plus exactement la gestion ultra socialiste et ultra étatique des politiques publiques) est un peu pompier pyromane. On ne fait rien pour restaurer les mécanismes de marché en matière de logement par exemple, et on crée le droit au logement opposable, dont nombre de gens soulignait son caractère déresponsabilisant (cf ce point de vue du Quebecois Libre).

Comment on s'occupe des gens qui dorment dans la rue, alors ? Plusieurs étapes.
  • A très court terme, il n'y a pas grand chose à faire si ce n'est qu'espérer que fils et filles de logés en HLM Parisien ou les bobos qui manifestent souvent aux cotés des associations a-politiques (^^) hébergent chez eux, dans leurs  lofts de 300 m2 à Bastille ou Bruxelles, des gens en difficulté (NB : l'ILN du XVeme arr de Georges Tron, maire de Draveil, se libère t-il ?)
  • A court terme, on peut donner de l'argent aux autres associations qui s'occupent d'action sociale dans Paris, comme la Croix Rouge ou Fleur de Bitume.
  • A moyen terme, il est vraiment urgent de désétatiser le pays afin que 1/ nous touchions tous notre salaire complet, préalable au libre choix des missions que nous voudrions financer (ou pas), librement 2/ l'accès au logement soit facilité car la sortie du logement sera rendue plus simple (ou plus expéditive, selon le point de vue) 3/ le foncier se libère.
Il est vraiment temps de sortir de cette prise en otage qui consiste à taxer les gens au maximum et à ensuite organiser la solidarité, au lieu de laisser les gens s'organiser spontanement autour d'associations et d'ONG.

mercredi 1 décembre 2010

Fausse polémique sur le Téléthon de la Bourse et de la Finance


Comme tous les ans, 200 000 bénévoles, 53 000 associations, 10 000 communes vont participer au Téléthon. Et parmi ces bénévoles, les chers banquiers et financiers http://www.telethon-bourse-finance.fr/ . On va pas critiquer un petit coup d'altruisme de la part de BNP Paribas, Natixis, Neuflize OBC, le Club des Jeunes Financiers, Societe Generale Corporate & Investment Banking, CA CIB et autres ! Et bien si ! Il y aura toujoours un marianne.fr pour dénoncer la soit disante tentative de "rattrapage" de la part des banquiers et financiers.

Un peu facile.

Déjà, au delà de Dexia et Natixis (controlés capitalistiquement ou au niveau du board par l'Etat) il existe 450 sociétés de gestion à Paris, et la finance emploie des centaines de milliers de salariés. Tous ne sont pas des traders fous, mais juste des gens qui essayent de faire leur boulot. Ceux qui n'ont pas fait leur travail, c'est, disons le clairement, les conseils d'administrations des banques où il y a eu des problèmes, et les législateurs.

Ensuite, il faut arreter de dire "les banques doivent rembourser, et ce pour trois raisons.

- elles ont déjà remboursé, remember ? et pas à 0%.
- une partie de ceux qui critiquent le soutien public sont ceux qui voulaient nationaliser ces banques (donc, soutenir à 100% avec de l'argent public !)
- certaines banques n'avaient rien demandé

On pourrait ajouter : avec tout ce qu'elles ont fait gagner, avant la crise, aux collectivités à qui elles payent des impots, on serait fort peu gré de faire la fine bouche maintenant. Les anti banquiers auraient mieux fait d'écouter les libéraux : une boite qui fait des pertes doit être fermée, et surtout pas soutenue.

Alors, le problème, ce sont les rémunérations des traders ? La encore, qu'on se rassure. Il existe peu de traders, ensuite la taxe sur les bonus est une réalité. Mais si on veut empécher les opérateurs commerciaux des banques de gagner trop, pourquoi d'arreter aux commerciaux des banques ? Quid de ceux de l'immobilier ? des piscines ? de l'art ? de l'armement ? Une rémunération variable est variable, par défiinition. Et puis pourquoi s'arreter aux commerciaux ?

Si on en croit Google, Miss France, qui fera concurrence au Téléthon Samedi, gagne 4000 euros par mois. Quatre Mille Euros par mois pour une jeune fille de 18 ans, sans autre diplome que sa "beauté". C'est juste ?

La vie est injuste. Certains sont malades et victimes de maladies orphelines. D'autres sont jeunes et belles. D'autres encore sont bons en maths, font Dauphine ou Centrale, et deviennent les rois des options sur actions. Chercher à tout prix l'égalitarisme soviétique ne servirait à rien, en tout cas ca n'aiderait pas le malade, et ca ne rendrait pas aussi belle que Miss France toutes celles qui n'auront pu concourir, par contre, on peut essayer de créer un monde où chacun se tend la main. C'est ce que feront certainement les banquiers et financiers qui vont courir à Bercy Village ce week end au profit du Téléthon.

dimanche 14 mars 2010

Changer le monde et Paris, vraiment



Un des facteurs de crédibilité des verts et d'Europe-Ecologie : l'engagement associatif ou au service de causes de la part de leurs principaux responsables, comme Emmanuelle Cosse chez Act Up ou Augustin Legrand avec les collectifs liés à l'habitat précaire. On aime ou on aime pas les causes, force est de constater que les Ecolos sont partis de la constatation de la nécessité de prolonger l'engagement par la politique, et non pas l'inverse comme on le constate au sein de l'UMPS.

Alors, comment changer le monde, et autrement qu'en chansons depuis le bar d'un TGV filant vers la Baule, comme les jeunes UMP ?

L'engagement humanitaire est une possibilité. On le constate tous, à Paris, les besoins sont nombreux, ici et maintenant auprès de gens d'ici. Le Secours Populaire, l'Ordre de Malte, le Secours Catholique, la Croix Rouge Paris, les Restos du Coeur, ou des associations plus petites comme Fleur de Bitume Dauphine, autant de moyens de faire quelque chose, vraiment, pour donner du temps au service des autres ou économiser sur les impôts. Souvent, la liste des missions disponible est en ligne sur Espace Bénévolat. Sinon, il faut contacter directement les délégations locales pour les associations à couverture nationale.

L'Etat ne peut pas tout. Mais nous non plus ne pouvons pas, seuls avec nos petits bras, changer le monde. Par contre on peut essayer de contribuer à changer quelques petites choses à coté de chez nous. Alors, les libéraux, à vous de suivre la voie ouverte par les Verts !