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mardi 7 juillet 2015

On va enfin pouvoir ouvrir le débat de la monarchie en France

Dans la vie politique et médiatique française, il existe toute une série de totems auxquels il vaut mieux ne pas toucher : il ne faut pas critiquer les lois Pleven-Gayssot anti racisme, il est admis que un service public est forcément une entreprise publique détenue à 100% par l'Etat, énoncer le monopole de la Sécurité Sociale est un acte quasi terroriste (1), la liberté d'expression n'est valable que pour ceux qui sont Charlie (2) ...

Autre totem : la République.

Ah, la République ... ! Tous les partis s'en réclament, du Front National (3) au Front De Gauche (4), en passant par les Républicains (sacré coup de trolling de Sarkozy), l'UDI, le Modem, EELV ou le PS.

Il existe bien des partis politiques royalistes (Alliance Royale, Nouvelle Action Royaliste) qui ne sont pas pris au sérieux et qui ressurgissent tous les 5 ans pour tenter de grapiller des voix aux Européennes, mais globalement, le procès en anti républicanisme est la forme d'excommunication la plus sévère.

Prenez par exemple l'un des derniers éditos de Bruno Roger-Petit "Marion Maréchal-Le Pen, la sombre tentation catho-royaliste" (5) Tentation catho-royaliste ... ! Même si le discours de gauche du Pape François brouille un peu les pistes ultra balisées de la pensée dominante française, en Hollandie, "républicaine" et "progressiste" donc forcément christianophobe, une tentation catho-royaliste pose le décor, à l'extrême droite de l'extrême droite, non ? D'ailleurs, Roger-Petit l'écrit : la petite dernière du clan de Saint Cloud fait resurgir Maurras dans le paysage politique français. Objectivement, difficile d'adhérer, donc, quand bien même on pourrait réfléchir à la pertinence de certaines des analyses telles que "La France n’est pas que la République".

Dans ce contexte, on ne peut qu'être très surpris de l'interview qu'Emmanuel Macron a donné à Valeurs Actuelles et que ce sulfureux média a titré "Emmanuel Macron : royaliste !" (6). Soit le ministre de l'économie n'a plus aucune ambition politique, voire attend d'être démissionné, soit il pense vraiment qu'on peut faire appel à l'intelligence du lecteur, et ouvrir le débat, même si celui-ci semble être une sorte de provocation. En effet, quand on affirme " Il nous manque un roi" ou "Le peuple français » n’a pas « fondamentalement » voulu la mort de la figure du roi", il faut s'attendre à soulever une tempête parmi ceux qui invoquent la République du matin au soir.

Pourtant, nombre d'observateurs, y compris modérés comme le centriste Hervé Morin, seront d'accord pour dire que la présidentialisation de la France est un vrai problème, et que nous ferions mieux d'en finir avec l'élection présidentielle au suffrage universel direct, une des sources du déséquilibre institutionnel de notre pays. D'autres, comme Ghislaine Ottenheimer, noterons que la France est « la seule (vraie) Monarchie d’Europe » au sens du « pouvoir d’un seul », et que ce n'est plus possible (8).

On pourra également ajouter, en totale contradiction avec la doxa communément admise, que non, république et démocratie ne sont pas du tout synonymes, loin de la. C'est bien, par exemple, le défenseur des valeurs républicaines, Manuel Valls, qui a livré à la justice espagnole une ressortissante française accusée en Espagne d'un délit non condamnable en France (9). C'est au nom des valeurs républicaines que le gouvernement a fait passer la loi renseignement, contre l'avis d'une foule d'associations pro libertés civiles, d'Amnesty à la Ligue des Droits de l'Homme (10).

Attention, ne nous trompons pas. La France d'avant 1789 n'avait rien de démocratique. La Révolution Française, qui au passage a d'abord installé une monarchie constitutionnelle, a évidemment constitué un progrès en terme d'égalité devant la Loi et de respect des Droits de l'Homme. Mais en 1789, à part dans une certaine mesure l'Angleterre Hanovrienne ou la Confédération Helvétique, qui était une démocratie ? Inversement, en 2015, certains de nos partenaires au sein de l'Union Européenne sont des monarchies et des pays plus démocratiques que nous, que ce soit selon le PNUD (Norvège, Danemark, Royaume Uni),  The Economist (Norvège, Suède, Danemark, Pays Bas, Luxembourg, Royaume Uni, Espagne) ou Reporters Sans Frontières (Pays-Bas, Norvège , Luxembourg, Danemark, Liechtenstein, Suède, Belgique, Royaume-Uni, Espagne).
La question, c'est comment en est-on venu à confondre schéma d'organisation institutionnel, ou formes de gouvernement, et valeurs ? 
Ni la république, ni même le régime représentatif, si la séparation des pouvoirs n'est pas strictement respectée, ne sont garants de la démocratie.
La République, c'est une forme d'organisation parmi d'autres. Les républiques, aussi bien que les monarchies, peuvent être des démocraties ou des tyrannies. 

Alors, 222 ans après que Louis XVI ait été décapité, nul ne peut dire ce qu'il en serait de la France, si les Bourbons comme Louis XX (11) ou les Orléans comme le prince Jean de France (12) étaient à la tête de l'état. 
Sans doute que nous serions comme nos voisins britanniques ou ibériques, à savoir des démocraties parlementaires gouvernées par des majorités de gauche ou de droite et les débats économiques ou sociétaux qui vont avec, tout simplement. C'est bien le Luxembourg qui marie au sein d'un couple gay son premier ministre, c'est bien au Royaume Uni que la GPA existe, c'est bien aux Pays Bas que les expériences de légalisation de drogues douces ont été menées.

Mais un certain nombre d'éléments seraient surs : d'une part, nous ferions des économies : l'Elysée, rappelons le, coûte plus cher à la France que Buckingham Palace au Royaume Uni (13). D'autre part, nous n'aurions pas cette insupportable propension d'une grande partie de la presse politique à tout ramener à Hollande, Sarkozy ou le Pen, personnages entièrement tournés vers la présidentielle, rien d'autre, et que les français ne supportent plus (14).
Enfin et surtout, nous sortirions de l'hypocrisie pour enfin devenir une monarchie assumée, tout en cessant d'amalgamer les notions de gouvernement et de pays. 

Alors, faut-il souhaiter que l'on ferme l'ancien boudoir de Jeanne-Antoinette Poisson, marquise de Pompadour, qu'on ramène Louis de Bourbon et qu'on l'installe à Fontainebleau, Versailles, Saint Germain en Laye ou Vincennes, afin de faire en sorte que la France devienne une monarchie parlementaire ?





(3) Front National Vous avez dit «républicain» ? 2 mars 2015
(6) Valeurs Actuelles Emmanuel Macron : royaliste ! 7 juillet 2015
(7) Nouveau Centre Hervé MORIN : "En finir avec l'élection présidentielle au suffrage universel direct" 20 octobre 2013
(8) Contrepoints « Poison présidentiel » de Ghislaine Ottenheimer 15 mai 2015
(9) Le Monde Extradition d'Aurore Martin : Manuel Valls demande d'arrêter la polémique 7 novembre 2012
(10) Le Monde La galaxie des opposants au projet de loi sur le renseignement 1 avril 2015
(11) Telegramme de Brest Louis de Bourbon. L'héritier des rois est en visite en Bretagne 30 mai 2015
(12) Le Figaro La succession du comte de Paris aiguise l'appétit du prince Jean 22 septembre 2014
(13) Pure People Coût des monarchies 23 juillet 2012
(14) Le Figaro Jean-François Kahn : «Hollande, Sarkozy, Le Pen, un choix impossible» 3 juillet 2015

mercredi 21 janvier 2015

222 ans après l'assassinat de Louis XVI, Louis XX au pouvoir ?

Le 21 janvier 1793 à 10h22, Louis XVI est guillotiné place de la Concorde (1), ayant été déclaré coupable de trahison pour ne pas avoir respecté son rôle constitutionnel, pour avoir manœuvré secrètement contre la Révolution et pour avoir tenté de fuir la France en juin 1791. 
Faut-il, 222 ans après cette exécution, revenir sur cet épisode de l'histoire de France, alors que tout particulièrement ces jours-ci, on nous a beaucoup parlé de "la République et de ses vertus" (2) ? 

Se souvenir de la mort de Louis XVI, c'est d'abord avoir un regard lucide sur la Révolution Française. 
Il y a eu des idées libérales dans la Révolution Française (3), incontestablement, et on peut être fier de cet héritage : la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, la nuit du 4 Août et l'abolition des privilèges ou encore la loi le Chapelier (4) sont des avancées.
Mais la Révolution a rapidement été prise en otage par des terroristes (5), d'inspiration socialo-communiste pourrait-on dire aujourd'hui. L'empressement qu'a récemment eu Jean-Luc Mélenchon à défendre le peu recommandable Robespierre (6), personnage admiré par les dictateurs communistes de tout poil (7), montre qu'il n'y a pas eu un seul bloc idéologique pour inspirer et conduire la Révolution Française. Cette dernière n'a pas représenté que des avancées, donc. La Révolution, c'est aussi le déni de la propriété privée, la germanophobie et des épisodes génocidaires dont on ne parle toujours pas aujourd'hui. Jusqu'en 2014, la France a toujours eu du mal à admettre qu'à de nombreuses reprises de son histoire, elle a perpétré des massacres de masse passés sous silence (les noyades de Vendée (8) ou ou le passage au napalm d'une partie du Cameroun (9) notamment) 
Se souvenir de la mort de Louis XVI, c'est aussi cela : voir la France comme elle est, avec ses zones d'ombres et de lumière.


C'est ensuite se rappeler le danger des crises financières et du problème que représentent les déficits publics. On ne rappellera jamais assez que la plus grosse erreur de Louis XVI, outre le fait qu'il ait été victime de la conjoncture économique, c'est de ne pas avoir écouté son ministre des finances, Turgot (10). Anne Robert Jacques Turgot, baron de l'Aulne, avait pourtant bien briefé Louis XVI : "il faut laisser faire, laisser passer" (une maxime lancée par son ami Vincent de Gournay) et la France a besoin de finances saines" fondées sur un budget équilibré et des impôts moins injustes (11). Une des fautes majeures de Louis XVI, c'est de ne pas avoir lu et appliqué la célèbre lettre de Turgot à son roi (12). Le libéralisme que Turgot proposait à Louis XVI, qui l'a refusé, fait écho à la situation actuelle, dans laquelle le président Hollande est à la fois poussé par la réalité économique (2000 milliards d'euros de dette et 32% de déficit public (13)) et par les institutions telles que les traités européens. 

Du coup, on peut se demander ce que ferait un roi, actuellement, à la tête de la France. 
Commençons par une évidence : si la France de 2015 devenait une monarchie, cela n'aurait rien d'un anachronisme. Nombre de nos partenaires (Belgique, Luxembourg, Pays Bas, Suède, Royaume-Uni) sont des monarchies, sans pour autant qu'elles vivent dans le moyen-age. 

Un roi à la tête de la France, que ce soit Louis de Bourbon, duc d'Anjou ("Louis XX") ou Jean d’Orléans, duc de Vendôme ("Jean de France"), amènerait un premier avantage pour la France : la fin de l'exception présidentielle et la possibilité d'un retour à un régime parlementaire. Un certain nombre de politiciens, dont le centriste Hervé Morin (14), l'ont parfaitement diagnostiqué : la France souffre du présidentialisme et de tout ce que cela implique pour la vie politique française. De Gaulle, à la faveur d'une situation exceptionnelle, avait pu se tailler des institutions sur mesure, mais n'est pas de Gaulle qui veut. Les deux dernières présidences, Sarkozy et Hollande, soulignent le fait que la présidentielle donnent à des personnes ni décisives sur le plan des idées, ni exceptionnelles sur le plan des capacités, un pouvoir disproportionné et un droit sur nos vies sans lien avec la liberté à laquelle nous aspirons tous.  

Un roi à la tête de la France amènerait un second avantage théorique : la baisse du coût de fonctionnement de l'Elysée. En effet, on sait que la France souffre de l'excès de courbette de l'ensemble du système politico-administratif devant le pouvoir du Président de la République, le chef transitoire de la caste des 500. Comment se fait-il que l'Elysée coûte plus aux français que ce que le Buckingham Palace coûte aux britanniques (15) ? 
Est-ce qu'on peut admettre le fait qu'Anne Hidalgo, une jeune retraitée cumularde quinquagénaire, ait besoin d'un fonctionnaire porte parapluie quand elle reçoit la Reine Elisabeth II qui, elle, porte elle même son parapluie (16) ? 
Peut-on si facilement accepter le fait qu'après avoir vertement critiqué l'usage par Sarkozy du pavillon de la Lanterne à Versailles ou l'aménagement d'Air Sarko One, les socialistes se taisent maintenant que Hollande utilise lui aussi le pavillon de la Lanterne à Versailles ou Air Sarko One ? 
Est-ce que, dans une république démocratique où, théoriquement, seuls les fonctionnaires, c'est à des des gens recrutés de manière officielle pour effectuer une mission précise (quelque soit la légitimité de cette mission, c'est un autre débat), le Président de la République attribue, de son propre chef, des centaines de milliers d'euros à sa concubine du moment pour financer un cabinet avec attaché de presse et autres collaborateurs ? 

La restauration royale n'est pas pour tout de suite. Déjà, la critique du Parti Socialiste était qualifiée, par la majorité actuelle, d'attaque contre la République et donc contre la France, dans une contestable assimilation de la France en tant qu'état à la nature de son régime politique, sans parler de la nation (comme si la France n'existait pas avant 1789, cf le discours de Louis XX (17)). En revanche, les questions que l'on peut se poser demeurent. Nul doute que les personnes qui se réuniront ce mercredi 21 janvier 2015 notamment place de la Concorde à 10h ou à Saint Germain l'Auxerrois à midi les auront en tête. De la à afficher, comme le Salon Beige (18), nous sommes tous Louis XVI ...




(3) Wikilibéral Révolution française
(4) Contrepoints Logique libérale de la Révolution française 29 mars 2011
(5) Contrepoints Quand le terrorisme était une valeur républicaine 19 janvier 2015
(6) Le Parisien Libéral Il est temps de débaptiser la station Robespierre 13 novembre 2014
(8) Atlantico Et le génocide vendéen, alors ? 28 décembre 2011 
(10) Institut Coppet Turgot, une pensée française. Par Damien Theillier 7 juillet 2012
(12) Médiapart La lettre de Turgot au roi Louis XVI 17 septembre 2010
(13) Libertarien TV Le déficit public est de 32% et non 4% 10 décembre 2014
(14) Nouveau Centre UDI - section Orne Hervé MORIN : "En finir avec l'élection présidentielle au suffrage universel direct" 20 octobre 2013
(16) Le Point La République des (très) mal élevés 10 juin 2014 
(18) Le Salon Beige 21 janvier : commémoration de l'assassinat de Louis XVI 21 janvier 2015

mardi 21 janvier 2014

Il y a 221 ans, la mort de Louis XVI

En ces temps de République qui gagne (y compris contre la Démocratie), il est bon de se remémorer que pour que la France en arrive la où elle est, tout n'a pas été rose, au propre comme au figuré.

La République, pour s'imposer, a commencé par massacrer en masse (pensons au génocide vendéen) ou par pratiquer des frappes ciblées, comme l'envoi à la guillotine de Louis XVI et d'une partie de la noblesse française.

Le sang sur les mains de la République doit nous permettre de ne pas idéaliser 1789, surtout à la lumière de 1793, et de nous souvenir que tout régime démocratique peut toujours dériver vers une dictature.

Quand aux politiciens, ils se souviendront du fait qu'en cas de crise financière, il serait de bon ton de prêter une oreille attentive à tous ceux qui, comme Turgot à l'époque, alertaient sur les dangers.

Enfin, puisque des gens comme Manuel Valls ("tu me mets quelques blancs, quelques white, quelques blancos"), Razzy Hammadi ("toutes les cités de Montreuil vont descendre, sale fils de p..." ), Jean-Luc Mélenchon ou Marine le Pen se réclament de la République, souvenons-nous du fait que République, Démocratie et pays apaisé ne sont pas forcément synonymes, et qu'au contraire, un grand nombre de nos partenaires au sein de l'UE sont des monarchies (Espagne, Royaume Uni, Danemark, Suède, Belgique, Luxembourg, Pays Bas).

jeudi 11 juillet 2013

14 Juillet 2013 à Paris

Que faire le 14 Juillet 2013 à Paris ? Réponse sur le site web de la mairie centrale de la capitale :  


  • Bals des pompiers du 13 juillet au 14 juillet, de Montmartre à Issy-les-Moulineaux (voir le détail sur Paris Info)
  • Défilé militaire de 9h à 12h sur les Champs Elysées (qui, selon Jean-Dominique Merchet, de l'Opinion, sera ouvert par l'armée Malienne)
  • Rencontre armée - Parisiens aux Invalides à 13h
  • Concert à 21h30 au Trocadéro 
  • feu d'artifice à 23h à la Tour Eiffel
Et en ces temps de socialie aiguë où les gouvernants actuels pensent que les français veulent plus de protection et moins de libertés, rappelons quand même que parmi les hommes et les femmes qui ont
fait la révolution française
, un grand nombre d'entre eux, Turgot, La Fayette ou Thomas Paine et bien d'autres, tous pas forcément opposés à la personne de Louis XVI, se sont battus, non pas pour plus de social et de réglementations, mais bien pour plus de libertés.

Le 14 juillet 2013, n'oublions pas ce message. En 2013, quelles sont nos Bastilles ? 


Pour nos amis belges qui, le 21 juillet 2013, fêteront et leur fête nationale et la prestation de serment du roi Philippe, allez voir "Détails de la journée du 21 juillet à Bruxelles" sur le blog Noblesse & Royauté. 

lundi 21 janvier 2013

Louis XVI, la nouvelle star ?

Derrière le titre second degré, l'étonnement. Certes, il y a 220 ans, les révolutionnaires guillotinaient Louis XVI. Mais à part quelques poignées d'irréductibles comme Le Petit Conservateur Palaisien, Démocratie Royale, ou la presse people, gotha et monarchie comme Noblesse & Royautés ou Lyon People, qui cela intéresse t-il ? 

Louis de Bourbon
Pourtant, Le Point, qui est quand même un média tout ce qu'il y a de plus mainstream, a quand même rédigé un article sur le sujet. C'est aussi le cas de Sud Ouest ou le Progrès de Lyon. Alors ? Signe annonciateur favorable pour Louis XX (prêt à se lancer en politique en France en 2013 ? se demande Economie Matin), ou son concurrent Jean de France ? (nous ne prendrons pas parti dans la querelle dynastique :-) )

Il est clair que 220 ans après la Révolution Française, on peut ouvrir les yeux. Les promesses d’égalité de situation n’ont pas été tenues, car elles ne peuvent pas l’être (même en URSS entre 1919 et 1991 ou en Europe de l’Est entre 1945 et 1989, les gens rêvaient d’inégalités et de liberté). Quand aux promesses de démocratie représentative dans laquelle les élus représentent le peuple, elles sont à nuancer. Certes, nous élisons librement nos représentants (la moitié de Français qui ne vote jamais n’a à ce sujet, qu’à s’en prendre qu’à elle même puisqu'elle ne veut pas imaginer qu’il existe autre chose que l’UMP et le PS et leurs deux Fronts, de gauche ou national).
Jean d'Orléans
Mais quelles sont les possibilités d'interpeller nos élus pour qu'ils votent des budgets en équilibre, ne se présentent plus aux élections quand ils sont condamnés, soient responsables sur leurs biens propres des dérapages de la dépense publique, ou, tout simplement, aient la décence de bien vouloir être taxés sur 100% de leur revenu ?

On a certes coupé la tête de Louis XVI, mais les français ont-ils conscience du fait que Flamby Mollande François Normal 1er Hollande nous coûte plus cher que ce que la Reine Elisabeth II coute aux britanniques ? Les français ont-ils bien en tête que lorsqu'un courageux député, Charles de Courson (Nouveau Centre UDI) pour ne pas le nommer, cherche à fiscaliser la part de l'indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) – 6 412 euros par mois – non utilisée à des fins professionnelles,  les députés rejettent l'idée ? Est-ce là l'héritage des belles paroles des révolutionnaires (sur fond de bain de sang en Vendée et d'inégalité constitutionnalisée pour les femmes et les esclaves des Antilles, au passage).

La Belgique, les Pays Bas, le Luxembourg, la Suède, la Norvège ou le Royaume Uni fonctionnent. La Suisse, la République Fédérale d'Allemagne aussi. En France, nous avons préféré prendre les défauts de chaque système (monarchie présidentielle, oukases et crimes de lèse majesté, personnalisation du pouvoir, création de potentats locaux) et délaisser les avantages (la stabilité d'Elisabeth II ou le régime de démocratie directe suisse). Quand choisiront-nous ? Du point de vue budgétaire aussi bien qu'au niveau des libertés civiles, ça urge ! Alors pourquoi pas une monarchie libérale voire libertarienne dans le cadre d'un nouveau Saint Empire Romain Germanique ? Ne poussons pas l'hypothèse plus loin. Dans un pays comme la France de 2013, un roi désireux de recentrer l'Etat sur ses seules missions régalienne serait vite poussé par son premier ministre, fatalement ultra étatiste, à s'occuper de tout et à recréer un état nounou. Le préalable, c'est donc bien la libéralisation de la France.

La France ne cédera pas au terrorisme

La France ne cédera pas au terrorisme ! Bravo, Mr le Drian, c'est une déclaration de bon sens. Seulement, on peut être un peu mal à l'aise avec cette phrase. Pas uniquement si on est d’extrême gauche et donc pacifiste bêlant comme nos confrères bloggeurs Gauche de Combat. Le Drian n'est pas le seul à penser qu'il ne faut pas céder au terrorisme. le Modem, Marielle de Sarnez et l'Hérétique eux aussi ont enfilé leur treillis. 

Non, le souci vient du souvenir, pas si lointain, du temps où Sarkozy était au pouvoir et disait lui aussi "La France ne cédera pas aux terroristes".  Souvenez-vous ! Que n'entendait-on pas ? "Sarkozy bushiste !", "Sarkozy atlantiste !", "Sarkozy adepte de la théorie du choc des civilisations !". Tout ceci est écrit sur le site web du PS et de ses satellites, comme la fondation Jean Jaures

On veut bien que la politique politicienne implique de jouer ce théâtre et de camper des postures, ou même qu'il faille mentir à tous ces gens nommés contribuables et électeurs que vous prenez pour des abrutis pour des gens aux connaissances géopolitiques limitées, mais votre attitude, chers socialistes, ne fait surtout que souligner votre propre incohérence. Il y a urgence à intervenir au Mali pour lutter contre le terrorisme ? O.K. Et la Syrie ? Et les autres pays auteurs d'actes terroristes ? Et notre propre histoire ? Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de la mort de Louis XVI. Partout en France, sont organisées des messes de souvenir de son exécution (voir Démocratie Royale, le Bourricot ou Riposte Catholique). Le débat en cours sur les colonnes infernales qui ont ravagé la Vendée Militaire à l'occasion de la Révolution Française (cf la proposition de loi  de Lionnel Lucas dont parle Authueil) montre que le concept même de terrorisme est une question de point de vue et de vocabulaire. C'est bien d'aller régler les affaires du Mali. Peut-être pourrions-nous nous pencher sur les notres, à commencer par ce climat de guerre civile que le PS au pouvoir se plait à entretenir ? 

Quand on pense, chers socialistes, que Flamby Mollande François Normal 1er Hollande avait été élu pour "apaiser la France" ... 

lundi 14 janvier 2013

La République des écrouelles

Ça valait bien la peine de faire tomber la monarchie il y a maintenant 220 ans. Les français ne semblent pas s'êtes remis du fait qu'il n'y a plus de roi pour guérir les écrouelles. Est-ce que nous pensons vraiment que l'Etat nounou peut apaiser toutes nos souffrances individuelles ? 

Ce qui s'est passé hier dans les rues de Paris et par médias interposés, c'est justement un débat sur le degré de nurserie dans lequel nous devrions vivre, par l'intermédiaire de la loi. D'un coté, nous avons des conservateurs (au sens neutre du terme), plutôt de droite mais pas uniquement, qui sont sincèrement gênés du fait que l'Etat ne les aide pas à : 
  • aligner le monde réel sur le monde rêvé par les philosophes ou les religions
  • protéger leur projet éducatif 
De l'autre, nous avons des militants "pro égalité", plutôt de gauche mais pas seulement, qui espèrent que la loi les aidera à dépasser : 
  • le long passé homophobe d'une partie de la France
  • les difficultés individuelles que les gays rencontrent en famille
Mais qui peut croire que, une fois que le mariage pour - presque - tous sera adopté, les souffrances individuelles seront apaisées ? Qui peut croire que des situations individuelles et familiales différentes de fait, que ce soit pour des raisons physiques, biologiques ou autres, aboutissent à une égalité réelle ? 

Le désir d'enfant semble être la nouvelle frontière ultime, et donc la souffrance ultime pour ceux que la nature . Etant donné que les couples gays ont déjà des enfants, par des moyens visiblement illégaux ou du moins détournés (PMA ou GPA en Belgique, en Ukraine ou aux Etats Unis), l'alignement des droits du mariage et de la parentalité semble être une mesure de bon sens. Mais bien plus que la loi, quid du contrat ? Les individus, aidés d'avocats ou des notaires ne sont-ils pas plus qualifiés que quiconque pour organiser eux-mêmes leur vie ? 

Ouvrons les yeux, une fois que le mariage gay sera adopté, il faudra adopter des lois favorisant une égalité réelle sur tous les aspects de la parentalité. 

Que l'État cesse de s'occuper de définir ce que doit être ou ne pas être un mariage ! Nous sommes fatigués de cette intervention permanente de la loi dans les aspects les plus intimes de la vie de chacun. Les libertariens proposent tous simplement que l'on privatise le mariage, et Pierre-Antoine Delhommais évoque leur point de vue dans le Point (lire Et si on privatisait le mariage?) .

Le Point qui publie un édito digne de Contrepoints ? Il se passe quelque chose en France. Peut-être que nous arriverons enfin à dépasser le régime de la République des écrouelles. A une semaine de l'anniversaire de la mort de Louix XVI, c'est le minimum que l'on pourrait attendre.


samedi 21 janvier 2012

Les risques du métier

Quel est le métier d'un soldat ? 
"En endossant l'uniforme, le militaire du rang s'engage à respecter sa mission et à servir son pays, éventuellement au péril de sa vie. Cela lui demande sens de l'honneur, courage et maîtrise de soi. Personnel d'exécution agissant sous les ordres d'un sous-officier, il doit avoir le respect de la discipline."

Ainsi, on raconte officiellement aux jeunes en quête d'information que, parfois, un soldat, dont la vocation est la défense armée de valeurs (patriotiques ou autre) et le métier : la guerre, peut parfois mourir.

On a donc du mal à comprendre, non pas l'émotion des parents ou des proches de militaires tués, mais le fait que des hommes politiques qui ont décidé d'aller faire la guerre au talibans, annoncent maintenant qu'il faille éventuellement se retirer plus vite que prévu d'Afghanistan. 

Pourquoi sommes nous en Afghanistan, un théâtre d'opération où l'URSS, sans pitié et idéologisée, a échoué ? Passons sur le fait que manifestement, la guerre d'Afghanistan n'a pas amélioré la sécurité collective puisque depuis 2001, des attentats attribués aux disciples de celui qui était la cause affichée de cette guerre, Oussama Ben Laden, ont eu lieu dans le monde : Madrid, Londres. 
Au contraire, la situation empire : le Pakistan a basculé, les théories du complot se sont propagées et installées et l'Afghanistan, cet ancien ami des Etats Unis, de 1979 à 1997, ressemble de plus en plus à cette région de "1984" soumise à une guerre éternelle, à des revirements tactiques et à la terrible tyrannie de l'insaisissable Goldstein.
De plus, l'Afghanistan, fournisseur de 92% de l'opium mondial, voit sa production repartir à la hausse (source l'Express). Apparemment, on a décidé de ne pas passer au lance flammes ou au napalm les champs de pavot. Pourtant, depuis Novembre 2001, on aurait pu avoir le temps.

A partir du moment où une guerre est lancée, donnons à nos soldats les moyens (humains, techniques ou stratégiques) de réussir. Sinon, comme dirait Ron Paul, bring back the troops home, ramenez les troupes à la maison et cessons d'interférer.

Pour les français, en revanche, en ce 21 Janvier, il y a par contre un authentique deuil, lié à l'anniversaire de la mort de Louis XVI.
Pas sûr que le dernier des capétiens à régner ait signé, lui, pour un régicide.

mercredi 30 novembre 2011

Louis XVI, l'homme qui ne voulait pas être roi

Est-ce que le gouvernement Fillon faisait partie des 3 millions de spectateurs qui ont regardé "Louis XVI, l'homme qui ne voulait pas être roi", hier soir sur France 2 ?
Synopsis



"Le 10 mai 1774, Louis XVI monte sur le trône de France alors que rien ne le destinait à être roi. Après la disparition de son père et de son frère aîné, il devient le successeur désigné de son grand-père Louis XV, un souverain vieux et détesté. Il n'a que 20 ans. Son projet est de faire le bien du peuple. Avec Turgot, son ministre des Finances, il envisage un train de réformes qui amputeraient les revenus de la noblesse et du clergé. Car les caisses de l'État sont vides. Il rappelle Malesherbes pour réformer la justice alors que les idées des Lumières se répandent. Mais il se heurte à l'opposition des privilégiés et du Parlement. Un échec qui conduira à la fin de la monarchie française... (source Europe 1)"

L'analogie de la situation de 1789 avec la situation que nous connaissons actuellement est frappante, par certains aspects : les caisses vides, les privilégiés, les injustices. Cependant, nous ne sommes pas en 1789. Les politiciens qui nous gouvernent ne tombent pas de nulle part. Ils ont choisi leurs responsabilités, après en avoir revé le matin en se rasant. D'autre part, ils ne peuvent pas être surpris par la situation. Les warnings sont au rouge depuis des années. Ils ont beau railler Moody's, Fitch, S&P ou les traders, les faits sont la. Enfin, ils sont fiers de participer à cette entreprise de destruction massive qu'est l'interventionnisme étatique, en cherchant par exemple à "aider" les PME (lire "Toujours plus d’économie administrée" sur Contrepoints).

Le pire est que ce qui se passe en Grèce donne une idée de l'ampleur du carnage qui nous attend si nous ne faisons rien, et continuons à payer 5 millions de fonctionnaires, 4 Opex (Côte d'Ivoire, Tchad, Liban, Afghanistan), les déficits de la SNCF, 7 niveaux hiérarchiques de la commune à l'Etat, des retraites ruineuses à une population toujours plus agée et cette nouvelle noblesse qu'est la corpocratie oligarchique du pruvé-priblic, étant bien entendu qu'un certain nombre de business du CAC 40 doivent moins au vrai capitalisme pur et dur qu'à la bienveillance de l'Etat soit disant neutre. On comprend que certains commencent à s'organiser, afin d'être prêts quand la France sera devenue l'Argentine de 2001, comme chez Contrepoints toujours, décidemment en forme (lire 99 objets à stocker en cas de crise grave). Car, en cas de crise grave, personne et surtout pas l'Etat, ne viendra à votre aide.

En ce qui concerne Louis XVI, nous ne sommes plus en 1789.


personne ne sera guillotiné en haut lieu. Il n'y a juste que les contribuables, déjà préssurés, qui seront saignés. Qui empechera leur massacre en 2012 ?

dimanche 28 août 2011

Taxe Coca Cola : le retour de la gabelle

Les militants UMP sont des gens extraordinaires. Alors que le gouvernement bat les Rap'tout des inconnus en matière de créativité fiscale, il y aura toujours des supporters de la cause gouvernementale pour expliquer que la lutte contre l'obésité est une cause d'intéret national. 

Une partie significative du spectre politique, du Parti Libéral Démocrate à certains députés UMP et même un socialiste, a beau dénoncer les nouvelles taxes, dont cette nouvelle gabelle sur le sucre, le gouvernement ne renoncera pas à taxer ce qui reste un produit de consommation courante. 
Cette idée selon laquelle les taxes devraient servir à inciter est étrange, et contestable. Si le Coca Cola est un produit à impact globalement négatif, pourquoi en autoriser la commercialisation ? Parce que la prohibition ne marche pas ? Ou parce qu'il faudrait ensuite s'attaquer au saucisson ou à l'excès de sel dans les plats cuisinés ?

Clairement, on se moque de nous quand on parle de souci de santé publique. Le gouvenment vise un produit à élasticité prix nulle, consommé quelque soit le moment, la latitude et le milieu. Quel supermarché peut se permettre de déréférencer Coca Cola ?
Bercy ne veut surtout pas voir l'assiette diminuer. Le but est bien de maximiser la recette, pas de s'occuper d'obésité.

Ceci étant dit, la conjonction de fortes taxes et de mauvaises récoltes pour cause de météo défavorable (voir le post d'Ecologie Liberale à ce sujet) a donné un facheux précédent, il y a 222 ans. Le Coca Cola sera t-il au contribuable de 2011 ce que la brioche soit disant attribuée à Marie-Antoinette (à tort, manifestement) fut aux Sans-Culottes de 1789 ? 54% du PIB passe par la sphère publique. Parions que même Louis XVI se retourne dans sa tombe.

On comprend mieux la démarche Soda Party France !

jeudi 28 avril 2011

Couts de la monarchie : leçons d'Europe

En ces jours de Windsormania, penchons nous sur un sujet qui fâche, la comparaison entre le cout de la très républicaine Présidence de la République Française, comparée à ce que coutent les monarchies de nos voisins britanniques, belges, luxembourgeois, espagnols ou suédois. Après tout, les anglais s'apprêtent à se faire dépouiller de quelques millions de livres sterling, en guise de cadeau forcé de mariage pour William & Kate, non ?

Evacuons illico le suspence, et venons-en aux faits : en brut, l'Elysée coute plus cher que ses équivalents royaux, donc trop cher.

La France est entourée de monarchies, c'est à dire de pays où une famille royale a survécu aux révolutions, cette dernière étant censée se contenter de toucher des dividendes tout en alimentant la presse people.

Longtemps, en France, on a vécu dans l'hypocrisie toute Mitterrandienne de la vertu Républicaine, donc forcément désinteressée. Heureusement, les fonds secrets aidaient à mettre un peu de beurre fermier au gros sel de Noirmoutier dans les épinards du potager. En ce sens, on ne peut que saluer la décision de Sarkozy d'augmenter le salaire du président de la République, et de jouer la transparence.

Problème : on arrive à un cout officiel de 112 millions d'euros, chiffre publié par l'Elysée (1). 1.72 euros par français.
Qu'est ce qui coûte tant au 55 rue du Faubourg Saint Honoré ? D'abord, les voyages : près de 20% du total.  sans parler de frais de personnels importants (2). La Cour des Comptes a beau dénoncer la situation, il semble difficile de la changer, la hausse semble inexorable (3).

Ce chiffre de 112 millions, il faut le rapprocher de ce que coute la monarchie Espagnole (4). Par contre, vivre en monarchie ne signifie ni transparence ni modération des couts. Herman Matthijs, professeur de sciences politiques à Vrije Universiteit Brussel/Université Libre de Bruxelles a montré que la monarchie Belge ne publiait pas de chiffres réalistes et globaux (5).

Et puis, il faut bien l'avouer, 218 ans après l'execution de Louis XVI et Marie Antoinette d'Autriche, la France est encore à la fois dans le ressentiment vis à vis d'une monarchie qui fut jugée trop dispendieuse et (paradoxe) dans l'acceptation de ce qui fait exploser le cout de revient de nos gouvernants, tels que les Paris-le Mans en jet privé plutôt qu'en TGV, les 40 et quelques véhicules pour un seul ministre ou la sous location de HLM par des ministres.

Ca n'est pas uniquement le coût direct des gouvernants qui compte. C'est aussi l'ensemble des lois ou usages qui perdurent et contribuent à remplir leur portefeuille. Même si William & Kate font don à des associations humanitaires des cadeaux qu'ils recevront (c'est tout à leur honneur), Charles continuera, lui, à toucher les dividendes de la Politique Agricole Commune (PAC), un peu comme la famille de Monaco, qui fait bien de conserver ses terres de l'Aisne.
De tous les souverains regnant en Europe actuellement, seuls les banquiers du Liechstenstein semblent vivre de leur travail plus que d'une quelconque subvention de contribuables. Alors, à quand de vraies monarchies libertariennes, en attendant que la Belgique, bien partie, se transforme en Free State Project ?

Avant cela et à court terme, que l'Elysée confie à un cabinet de conseil une mission de cost killing (évitons Bercy, leurs talents en réduction des couts semble limité) plutôt que de jeter de la poudre aux yeux en annulant la Garden Party annuelle (cout : 700 000 euros, soit 150 heures de vol de Dassault Falcon).

(1) http://www.elysee.fr/president/la-presidence/le-budget-de-la-presidence-de-la-republique/le-budget-de-la-presidence-de-la-republique.7112.html
(2) http://www.rue89.com/2010/07/15/les-voyages-de-lelysee-encore-epingles-par-la-cour-des-comptes-158801
(3) http://www.journaldunet.com/economie/business-de/president-de-la-republique-elysee/8-interview-rene-dosiere.shtml
(4) http://www.leconomiste.com/article/la-monarchie-espagnole-moins-chere-que-la-france
(5) http://www.presseurop.eu/en/content/article/221181-royals-still-rattling-their-jewellery

vendredi 21 janvier 2011

Des dangers de la culture officielle

Alors, Francois Frédéric Mitterrand retire Louis-Ferdinand Céline des célébrations nationales 2011
http://bit.ly/i1WTv0 !

Il faudra peut-être penser à retirer l'URSSAF de ces mêmes célébrations nationales 2011  ...
allez voir la liste des célébrations nationales : catégorie vie politique http://www.archivesdefrance.culture.gouv.fr/action-culturelle/celebrations-nationales/brochure-2010/vie-politique/



Sinon, au delà des Célébrations Nationales Françaises de 2011, faire le tri a posteriori dans le Panthéon les oeuvres culturelles, c'est quand même un peu dangereux :

- la vague incomplète  de la repentance fait qu'on en laisse circuler certaines comme la Mauvaise Vie (Frédéric Mitterrand), l'ensemble de la production de Houellebecq (ou Tintin au Congo, tout aussi négrophobe que Voyage au bout de la nuit est antisémite) ==> d'où l'intéret de légaliser tous les racismes (cf le post du 19 oct).
- on en oublie d'autres comme la Pétition des Marchands de Chandelles, de Frédéric Bastiat , ou la lettre de Turgot au Roi Louis XVI


Notons qu'en ce jour anniversaire de la mort de Louis XVI, et par ces temps de disette budgétaire (il faut vraiment que la situation soit désespérée pour que le gouvernement veuille taxer les plus values sur résidences principales !),  la lettre de Turgot au Roi prend vraiment tout son relief.

« Réduire la dépense au-dessous de la recette, et assez au-dessous pour pouvoir économiser chaque année une vingtaine de millions, afin de rembourser les dettes anciennes. Sans cela, le premier coup de canon forcerait l’État à la banqueroute
"par la suppression des abus dans la perception, et par une répartition plus équitable des impositions, à soulager sensiblement le peuple, sans diminuer beaucoup les revenus publics
Retrouvez l'intégralité de cette lettre sur le site du Ministere de l'Economie (rires).
Alors, qu'est il advenu de la monarche libertarienne dont nous aurions éventuellement pu hériter si Louis XVI avaut baissé les impots et accordé un Bill of Rights + Habeas Corpus ?
Vous connaissez l'histoire. Louis XVI a hésité, il a voulu ménager la chèvre et le chou, le contribuable bourgeois et les assistés improductifs, conclusion la Révolution est devenue une dictature ultra socialiste, le Roi est mort, et la France est bloquée.
Il reste peu de temps au pouvoir actuel pour relire le discours d'investiture de Reagan (prononcé tout juste il y a 30 ans) et  sortir la France de l'ultra-socialisme.