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lundi 14 mars 2016

Les emprunts dits toxiques de Dexia, on en parle ?

Il ne fait pas bon défendre les méchants banquiers. Surtout ceux qui, parce que leur banque n'était pas très bien gérée, auront coûté des milliards au contribuable, en terme de recapitalisation. 
C'est le cas de Dexia, banque, notons le, semi publique, qui, à la différence de BNP Paribas de la Société Générale, nous aura coûté cher : 6.6 milliards d'euros dès 2013, selon la Cour des Comptes (1). 

Mais outre le fait que cette banque, contrôlée depuis des années par des hommes politiques pourtant de haut niveau comme Jean-François Copé (dans les années 1990's) ou plus récemment François Rebsamen (En 2007 et 2008, il est administrateur de Dexia-Crédit Local (2)), était mal gérée, elle est surtout connue pour avoir vendu à des collectivités locales les fameux "emprunts toxiques" (3). 




Un emprunt, tout le monde c'est ce que c'est : vous avez un projet à financer, vous allez voir une banque pour emprunter, et vous remboursez des mensualités qui comprennent le principal du prêt, et des intérêts. Notons, c'est important de le préciser, que personne n'est obligé d'emprunter. Il n'y a rien qui force un particulier à acheter son logement à crédit, tout comme il n'y a rien qui force un député-maire à payer la piscine municipale, la salle omnisport, les ronds points, un palais des congrès ou une ligne de tram à crédit. 

Il y a, pour les particuliers comme pour les entreprises ou les collectivités, deux grandes catégories de prêts : à taux fixes ou à taux variables. Les français, dans leur immense majorité, ont privilégié les taux fixes, notamment à cause de la sécurité qu'ils apportent en terme de visibilité. 
Seulement, à l'aube des années 2000, des politiciens, souvent de ceux qui dénoncent "la finance exubérante", les "innovations financières folles", "les marchés débridés" et autres "adversaires sans visage", ont cru être plus malins que les autres, en empruntant à taux variables : c'est l'affaires des  emprunts structurés, dits "toxiques". 
Globalement, un emprunt structuré dit toxique a des chances (mais pas la certitude) de ressembler à un prêt subprime : doux au début, violent à la fin quand les condition changent. 
Et ce que nous racontent les gentils politiciens au service de leurs intérêts de l'intérêt général, c'est qu'ils ne savaient pas, qu'ils se sont faits avoir par les méchants banquiers, qu'ils ont été bernés. 

Ce type de défense,  les gentils politiciens bernés par les méchants banquiers vendeurs d'emprunts structurés, dits "toxiques", pose un problème : elle risque de confirmer l'incompétence des fonctionnaires en charge des finances et des politiciens qui les supervisent. 
En effet, quand 97 % de la dette de la Seine-Saint-Denis s'est composée d'emprunts structurés, qui a forcé Claude Bartolone à signer ces crédits ? 
Et quand ce même Claude Bartolone porte plainte contre Dexia, que dit-il, si ce n'est, au choix, que : 
  • soit les fonctionnaires de Seine Saint Denis en charge des finances, des Bac + 5 en finance publique recrutés sur concours, sont incompétents
  • soit que ces fonctionnaires savaient ce qu'ils faisaient mais que les politiciens qui ont pris les décisions ont sciemment pris trop de risques
Bref, Claude Bartolone envoie un très mauvais signal (4). 

En plus d'être mauvais, ce signal est faux en ce qui concerne la première proposition, celle de l'incompétence des fonctionnaires. Une étude universitaires récemment publiée montre que les collectivités qui ont eu recours aux emprunts structurés, dits "toxiques" ne sont pas des petits villages dirigés par des maires lambda, mais les plus grosses collectivités, dirigées par des politiciens formés, censés être compétents, et entourés de conseillers. 

Oui, en matière d'emprunts toxiques : certains élus locaux savaient ce qu’ils faisaient (5). C'est un professeur de finance de Harvard, qui a co-écrit « The Political Economy of Financial Innovation : Evidence from Local Governments » (6) , qui l'affirme. 



En réalité, les emprunts structurés, dits "toxiques" ne sont que l'actualisation d'un vieux proverbe bien connu : "après moi, le déluge", et une variation autour du thème du cycle politique de la dépense publique. On le sait, les élus aiment rendre rapidement visibles les effets de la dépense publique tout en repoussant le cout, de préférence en la faisant payer par d'autres. 

Pourquoi la ville de Saint-Etienne ne s'est pas tout simplement dit qu'elle n'avait pas les moyens de faire un tram ? Pourquoi le département de Seine Saint Denis n'a pas ajusté sa dépense publique au potentiel fiscal de ses contribuables ? 
Et pourquoi les politiciens comme le sénateur maire PS François Rebsamen n'ont jamais eu à répondre de leurs actes ? 

Telles sont quelques unes des questions auxquelles les politiciens comme Claude Bartolone ont à répondre. Ca fait quand même 5 ans que les contribuables sont exposés au risque Dexia (7). Il est temps d'avoir des explications 



(3) Libération Carte des emprunts toxiques 
(4) Le Parisien Libéral Banques : la Seine-Saint-Denis donne un mauvais signal 11 février 2011
(7) Contribuables Associés Emprunts toxiques : 5500 collectivités locales concernées 21 septembre 20111

jeudi 3 mars 2016

Racisme, antisémitisme, islamophobie : quand le PS se moque de nous

Regardez ce twitt

Cambadelis ne se moquerait-il pas de nous ?

Quel maire (socialiste) a dit, parlant du marché de sa ville où il y avait trop de noirs selon lui : "tu me mets quelques white, quelques blancs, quelques blancos" (1), adoptant une vision racialiste et communautariste peu en ligne avec les canons officiels de la gauche ?
Ce maire a t-il vu sa carrière sanctionnée ? (Indice : on nous souffle dans l'oreillette qu'il serait devenu premier ministre).

Quel premier ministre a dit, parlant d'un peuple Européen "les roms ont vocation à rentrer chez eux " ? Ce politicien socialiste né en Catalogne est-il rentré chez lui ?

Quel élu municipal socialiste a dit " « Il veut niquer Ahmed Chekhab… tu veux Zeitoun ? Tu veux Zeitoun ? Tu veux un juif ? C’est ça, mais c’est ça quoi ! c’est ça qu’t’aimes, t’aime pas quand les gens qui sont en place ils te ressemblent, ils veulent t’aider tu préfères un juif qui te nique bien, qui te nique bien, tu préfères un enculé qui te nique bien, c’est ça que tu veux. Tu veux un enculé qui te nique bien… C’est bien Zeitoun… Tu me parlais de ça au marché, les sionistes, nanani, nanahein… Tu veux un juif, tu veux un Zeitoun ? c’est ça que t’aimes… t’as perdu un ami… »
Cet élu municipal a t-il été sanctionné ?  (Indice : on nous souffle dans l'oreillette qu'il aurait reçu une promotion (3)). Certes, il a été exclu du PS. Mais est-ce suffisant ? Où est la plainte en justice ?

Question : avant de donner des leçons à la terre entière, quand est ce que le PS, héritier de cette SFIO qui a voté les pleins pouvoirs à Petain, va faire le ménage en son sein, puisqu'elle refuse la solution de bon sens, celle qui consisterait à dépénaliser et à légaliser l'expression de propos racistes ?

Et quand est ce que le PS se montrera fidèle à une de ses promesses de campagne, l'arrêt des contrôles d'identité au faciès ? N'a t-on pas appris cette semaine que le gouvernement justifiait les contrôles au faciès au prétexte que Noirs et Arabes sont les « seuls susceptibles d'être étrangers » (4) ?

Pourquoi sanctionner préventivement et sur une procédure inédite Dieudonné, quand on a félicité Ahmed Chekhab malgré des propos avérés ?




(1) Liberation A Evry, Manuel Valls veut des «Blancs, des white, des blancos» 15 février 2009
(2) Le Parisien Manuel Valls : «Les Roms ont vocation à revenir en Roumanie ou en Bulgarie» 24 septembre 2013
(3) BFM TV Un adjoint au maire de Vaulx-en-Velin promu après des insultes antisémites 13 octobre 2015
(4) BFM TV Devant la Cour de cassation, l'Etat justifie le contrôle au faciès 26 février 2016

dimanche 7 février 2016

Montebourg accuse le PS de devenir libéral, et il se trompe

Non, le paysage politico-médiatique français n'en a pas fini avec Arnaud Montebourg. Après tout, pourquoi pas, la liberté d'expression fait partie des valeurs fondamentales du pays, y compris quand on raconte des bétises des contrevérités.

Ainsi, on apprend que le PS (gouvernemental, au pouvoir) deviendrait libéral (1). 








Sacré Montebourg !

Passons sur la relation que le vice président développement d'Habitat, anti libéral donc, doit entretenir avec ses patrons et employeurs.

Non, concentrons nous sur l'analyse de l'ancien ministre de Hollande. 

Comment peut-on renvoyer dos à dos les deux formations UMP/ les Républicains et Parti Socialiste, «des partis dirigés par une sorte de bourgeoisie d'Etat, haut fonctionnarisée, qui mènent exactement les mêmes politiques, en connivence avec Bruxelles» ou évoquer un «sarkhollandisme économique», et ensuite parler de libéralisme au Parti Socialiste ? 

Pour le «sarkhollandisme économique», il n'y a pas de surprise. Les libéraux savaient, dès 2012, qu'il n'y aurait pas de changement majeur entre l'étatisme de Nicolas Sarkozy et l'étatisme de Hollande. 










Tout au plus pouvait-on deviner que François Hollande, poussé par ses hommages au communisme lors de sa campagne électorale en 2012, serait encore plus enclin à se montrer ultra étatiste et dirigiste. 

Quand à dénoncer la "haute bourgeoisie d'Etat, haut fonctionnarisée, qui mènent exactement les mêmes politiques, en connivence avec Bruxelles", c'est certes noter qu'il importe relativement peu que le pays soit dirigé par l'UMP/Les Républicains ou le PS quand l'administration (et donc le périmètre de l'Etat) ne change pas, mais pourquoi y associer Bruxelles, quand la France se montre incapable de respecter le traité de Maastricht (2) ou la Convention Européenne des Droits de l'Homme (3) ? Pour un pays soit-disant sous la coupe de Bruxelles, que d'écarts vis-a-vis des traités signés par la France et défendus, à l'époque, durant les années 90, par des gens comme François Hollande ou Manuel Valls !

Les libéraux, monsieur Montebourg, en ont assez d'être insultés par des gens qui, pourtant, ont dû suivre, dans leur cursus universitaire, un cours des idées politiques. Montebourg n'a t-il vraiment  pas lu Frédéric Bastiat, Jean-Baptiste Say ou Turgot ? 

Le libéralisme, c'est quoi (4) ? 
Le libéralisme est un ensemble de courants de philosophie politique visant à faire reconnaître la primauté des principes de liberté et de responsabilité individuelle sur l'autorité du souverain (que ce souverain soit un monarque ou le peuple). le libéralisme est une opposition à la dictature de l'absolutisme du souverain. Le libéralisme est une théorie du droit.
Les valeurs libérales sont la liberté individuelle, la créativité individuelle, la responsabilité individuelle, l'indépendance personnelle, le respect des droits individuels. On définit souvent le libéralisme par ces quelques principes, que l'on retrouve dans la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen :
• l'égalité en droit;
• la liberté individuelle et la responsabilité qui en découle;
• la propriété privée ;
• le droit de résistance à l'oppression;
• la recherche du bonheur et la sûreté.
Actualisée avec les problématiques françaises d'aujourd'hui, le libéralisme a pour priorité la redéfinition du rôle de l'Etat (limité à ses fonctions régaliennes), la restauration du libre choix de dépense de la part du contribuable (et donc la baisse de la fiscalité), et le respect du préambule de la Constitution et de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 (dont la liberté d'opinion par exemple). C'est la base du programme du seul parti libéral en France, le Parti Libéral Démocrate.

Il existe de nombreux auteurs et essayistes français plus contemporains que Locke ou Bastiat, qui permettent de prendre conscience de ce qu'est le libéralisme. 









Quelle a été la politique menée par le Parti Socialiste depuis 2012, alors qu'il contrôle l'Elysée, les principaux ministères régaliens et, avant ses défaites électorales récentes, la majorité des collectivités territoriales ? 

  • dépense publique : elle a progressé en valeur absolue. Depuis 2012, il y a eu plus d’impôts, plus de dépense publique. 
  • périmètre de l'Etat : aucune mission publique n'a été remise en cause
  • démocratie : les parlementaires n'ont même pas le droit de se prononcer pour ou contre les guerres de Hollande, au Mali ou en Syrie. 
  • libertés civiles : la Loppsi est maintenue, la Hadopi aussi, l'extension du champs d'application du secret défense aussi, la Loi Renseignement est passée, ainsi que la Loi de Programmation Militaire

Human Rights Watch (5), l'Index of Economic Freedom (6), la Ligue des Droits de l'Homme (7) ou l'association Contribuables Associés (8) sont formels : les libertés reculent en France.
On peut donc logiquement en conclure que puisque les libertés reculent, Valls n'est pas un libéral. C'est un autoritaire (9)

Oui, on peut placer le Parti Socialiste et les Républicains sur le même plan. Mais ce plan n'est certainement pas libéral, Monsieur Montebourg !







(1) Tribune de Genève Montebourg accuse le PS de devenir libéral 7 février 2016
(4) Wikiberal Libéralisme
(5) Human Rights Watch France : Les pouvoirs liés à l’état d'urgence risquent de porter atteinte aux droits humains 24 novembre 2015
(6) Heritage Foundation France
(7) Ligue des Droits de l'Homme Etat d'urgence : l'urgence d'en sortir 3 février 2016
(8) Contribuables Associés La mère des réformes, c'est la baisse de la dépense publique 28 janvier 2016
(9) Le Point Un Fouché en imper noir 5 février 2016

lundi 18 janvier 2016

2017 : Juste une question sur les velléités de Hollande

une question, qui est appuyée par deux illustrations

La première, c'est l'évolution de la fameuse courbe du chômage depuis que Hollande est au pouvoir



La deuxième, c'est la comparaison européenne


Ajoutons le vrai taux de chômage français



Question : comment l'homme qui, en 2012, reprochait à son prédécesseur ses piètres résultats en matière de chômage, comment l'homme qui disait qu'il ne pouvait pas se représenter si la courbe n'était pas inversée, comment cet homme ose t-il seulement penser à se représenter ? 

Espère t-il, en un an et trois mois, soit d'ici au mois d'avril 2017, faire baisser le nombre de chômeurs de 700 000,soit la hausse constatée depuis le 6 mai 2012, et encore en ne prenant en compte que la catégorie A en métropole (on s'en moque, des DOM TOM, non, l'INSEE ?) ? 



jeudi 31 décembre 2015

Déchéance de nationalité : victoire de l'extrême droite avec Hollande ?

Le bloggeur Hervé Torchet (1) fait une excellente analyse de la "dérive" de François Hollande, qui a commencé avec l'usage du terme, autrefois lepéniste, de français de souche (2), et qui se poursuit aujourd'hui avec le débat sur la déchéance de nationalité (3), débat qui, rappelle Daniel Cohn-Bendit, fait dire n'importe quoi au premier ministre de la république française (4). Tant pis si cet activisme gouvernemental masque l'absence de vraie stratégie contre le risque terroristee, risque qui, au passage, menace en réalité moins que les risques d'accident de la route, les coups mortels portés aux femmes battues ou les accidents domestiques.

A dire vrai, il n'y a aucune surprise à cette dérive des socialistes (5). Le socialisme n'est cohérent que dans un cadre national, même si, pour parvenir à survivre, le socialisme est bien content que l'étranger nous fasse profiter de taux d'intérêts bas, de produits low cost Made in Asia ou de travailleurs à bas coûts, rappelez-vous les travailleurs détachés du congrès du PS.

Non, il n'y a pas de surprise, car le PS nous a répété pendant des années, au sujet de Marine le Pen "tel père, telle fille". Si on accepte une telle assertion, comment Hollande, et d'autres membres du PS, peuvent-ils échapper au "tel père, tel fils" ? Le père de Hollande n'était pas qu'acquis aux idées d’extrême droite. Il les a soutenu jusqu'à se présenter à des élections. Il faut croire que son fils a retenu la leçon, et les a habillé de la robe de la technocratie énarchienne ? 

Quelque soit l'origine de cette dérive, toujours est-il qu'elle est à combattre, puisque lutter contre l'extrême droite, c'est lutter contre les gens d'extrême droite, mais aussi et surtout contre leurs idées.Peu importe que l'état d'urgence soit mis en oeuvre par Marine le Pen ou par Manuel Valls. C'est la restriction des libertés publiques qui importe, pas le commanditaire. 

Sur ce constat sombre d'une - pauvre - France au mains d'un pouvoir détestable pour encore au moins 1 an et demi, sauf miracle, bonne Saint Sylvestre !



(1) Jour pour jour Hollande ne veut que des "Français de souche" 26 décembre 2015
(5) Le Parisien Libéral La logique dérive nationaliste du Parti Socialiste 24 février 2015

mercredi 25 novembre 2015

"#FN#PS" : Hollande ne va t-il pas "un peu" trop loin ...?

Est-ce que les militants PS (mais aussi, de manière surprenante, certains centristes) qui soutiennent les récentes décisions du FN Président de la République ont noté que Marion Maréchal le Pen a dit " Le président de la République « nous a surpris, partiellement positivement, il faut bien l'avouer, parce qu'il y a eu des inflexions positives »"  (1) ?
Reprenons un peu certaine des dernières idées de celui qui a été élu du fait, notamment, de la droitisation de Sarkozy :


Drapeau tricolore





Immigration





Déchéance de nationalité




Fermer des mosquées salafistes




Etat d'urgence et suspension de la Constitution

No comment ... Il parait que le FN est un danger pour la démocratie.
En attendant, qui s'assoie sur la séparation des pouvoirs et demande de valider une loi qui pourrait manifestement être inconstitutionnelle ?





Schengen et frontières nationales







Si vous êtes un nationaliste et/ou un socialiste, il n'y a plus d'obstacle au vote Marine le Pen : François Hollande approuve ses idées et en met en oeuvre quelques unes. 
En revanche, si ces valeurs ne sont pas les vôtres, alors il faudra en tenir compte pour les prochaines élections, régionales comme présidentielles, en élisant des libéraux démocrates assumés, comme la plateforme centriste Aux Urnes Citoyens., afin de sanctionner ces girouettes qui n'ont aucunes convictions de fond. 



(1)  Le Point Marion Maréchal-Le Pen : "Hollande nous a surpris" 22 novembre 2015

lundi 2 novembre 2015

Unité de facade de la gauche parisienne

Il y a quand même quelque chose de curieux à présenter comme évident une union entre le Parti Socialiste, l'extrême gauche (PCF, Front de Gauche et autres) et les écologistes. 
Il parait qu'ils ont des valeurs communes ...
Pourtant, rien n'est moins sur. 

Prenez le conseil municipal du XVIIIeme arrondissement, ce soir. Au menu du jour, le stade Championnet, du coté de la Porte de Saint Ouen. 
Cela fait des mois qu'un collectif appelé "pas touche le stade" se bat pour en empêcher la transformation en logements (1).

C'est ça aussi, l'alliance gauche - extrême gauche (bien réelle, elle, à l'inverse de l'union fantasmée entre l'UMP-Les Républicains et le Front National) : on est élus donc on déroule le rouleau compresseur, peu importe les revendications des citoyens, de Championnet à Roland Garros. 

Dans ce contexte, EELV fait entendre sa différence. Une élue locale Europe Ecologie les Verts, Douchka Mir Markovic, n'est tout simplement pas d'accord avec la vision des communistes en terme de densification d'un arrondissement et d'une zone déjà très peuplée.



Que veulent les communistes ? Bétonner, et construire des logements (HLM, on parie). Il faut croire que 80 ans de soviétisme et l'impact que cela a eu sur l'état écologique de l'URSS ne leur a pas suffit. 

A l'heure de la COP21, si la droite se donnait la peine d'ouvrir les yeux, elle réaliserait que l'écologie pourrait être la vraie base du conservatisme (au sens positif du terme). Il n'y a qu'à voir la plateforme éléctorale de l'élu local londonien Zac Goldsmith. 
En tout cas, il n'y a vraiment rien d'inscrit au fait que l'ont trouve des écologistes uniquement aux cotés de la gauche, et un certain nombre de dossiers locaux parisiens (3) le prouve. Et il en revanche honteux que la majorité socialiste parisienne accepte de travailler avec les héritiers des régimes totalitaires qui ont généré 100 millions de morts.



Sur le meme sujet 

Contrepoints Tour Triangle, symbole de l’inanité de l’accord PS-Verts à Paris ? 12 novembre 2014


(2) Municipales 2014 à Paris 75018 - Stade Championnet : EELV pas d'accord avec la position du PCF 2 novembre 2015
(3) EELV Paris Manifestation aux Serres d'Auteuil  21 mars 2015 

dimanche 1 novembre 2015

Valls colistier de Bartolone en Ile de France ?

Comme le rappelle le blogueur l'Hérétique (1), qui a fait l'effort d'analyser le programme de Valérie Pécresse (UMP-les Républicains) et de Claude Bartolone (PS) (2), il y a des élections régionales, dans un peu plus d'un mois, les 6 et 13 décembre 2015. 
Les nombreux étrangers qui viendront en France à l'occasion du sommet de la COP 21 (du 30 novembre au 11 décembre 2015) pourront prendre une leçon de démocratie. 

Enfin, nombreux étrangers, pas forcément tant que ça. Il parait que le gouvernement craint à la fois l'immigration de gens venus des pays du sud (3), et les attaques de Black Bloc , et du coup, on va limiter la délivrance de visa et rétablir les contrôles aux frontières (4) en suspendant la libre-circulation des citoyens de l’Union européenne. Maudits étrangers (5) ! A croire que c'est le parti dont il ne faut pas prononcer le nom qui pourrait avoir raison !

Quand à la leçon de démocratie, peut-être que les visiteurs seront un peu chagrinés par le mélange des genres pratiqué du niveau gouvernemental. 

En effet, quand Manuel Valls fait des propositions pour l'Ile-de-France, dans le respect de tradition planificatrice de la classe politique actuelle, quand il propose de créer 6 quartiers sur le modèle de la Défense, que fait le premier ministre, si ce n'est être le candidat surprise d'Ile-de-France, comme le dénonce le Parti Libéral Démocrate (6) ?



Question : est ce que les interventions du gouvernement vont être ajoutées au compte de campagne des candidats PS en région, à commencer par ceux de Claude Bartolone, qui fait lui-même campagne en utilisant les moyens de l'Assemblée Nationale (7) ? 

Quand est-ce que les socialistes vont enfin mettre en cohérence leurs propos et leurs pratiques ? Manuel Valls va t-il cesser de faire ce que le PS dénonçait en 2010, quand Pécresse était ministre ? Et Claude Bartolone, qui confond la station de RER Auber et la ville d'Aubervilliers, va-t-il enfin aller sur le site ratp.fr pour réaliser qu'il peut se rendre de son luxueux logement des Lilas (8) aux studios de BFM TV, Porte de Versailles, en métro (en 50 mn) ?  
C'est là où il comprendra que l'avenir, ce n'est certainement pas plus de transports en commun (on ne pourra de toutes façons jamais mettre une station de métro au pied de l'immeuble de chaque francilien), mais au contraire la fin annoncée des transports publics en Ile-de-France ? 



(2) L'Hérétique Transports et environnement : Bartolone-Pécresse 30 octobre 2015
(6) Parti Libéral Démocrate Manuel Valls candidat surprise d'Ile-de-France ? | 16 octobre 2015
(9) Le Huffington Post La fin annoncée des transports publics en Ile-de-France 20 octobre 2015

lundi 26 octobre 2015

Les "contraintes" du budget 2016 de la ville de Paris

Le conseil municipal de Paris discute du budget 2016, et Anne Hidalgo, pour préparer ses électeurs à des lendemains qui déchantent, a envoyé le message suivant : "La situation dans laquelle s’élabore le budget pour 2016 est marquée par des contraintes inédites". Ce message est accompagné de l'infographie suivante :



On croit rêver ! Anne Hidalgo dénonce la "baisse sans précédent des dotations de l'Etat".

Est-ce qu'on parle de la maire socialiste de Paris qui a codirigé avec Bertrand Delanoé la ville, et a donc accepté, non seulement de manière générale le bilan de 12 ans de mandature (2001-2013), mais aussi plus précisément la décision de renoncer à la dette de l'Etat envers la ville de Paris ? (1)
Qu'est devenu le milliard d'euros des parisiens réclamé au gouvernement ? Anne Hidalgo et Bertrand Delanoé n'ont-ils pas explicitement subordonné une dette à une couleur gouvernementale ? 

Qui plus est, cette semaine, on a appris que non seulement, depuis la fin de l'ère Tiberi, l'enveloppe des subventions accordées aux associations a explosé de plus de 60 %, mais qu'en plus, Hidalgo a ainsi distribué 242 millions d'euros en 2014 et 246 millions en 2015 (2). 

Est-ce qu'on parle bien de la ville a qui il manquait 400 millions d'euros pour boucler le budget 2015 (3), et a qui il manque toujours 400 millions en 2016 ? 

Les parisiens ne pourront pas dire qu'ils n'étaient pas au courant. Aurélien Véron, le président du Parti Libéral Démocrate, les avaient prévenu du fait que les finances de la ville étaient en danger (4), contrairement à ce qu'affirmait le pourtant sérieux Institut Montaigne. Les parisiens avaient aussi à disposition les analyses Serge Federbusch, qui note depuis des années que le budget de la ville de Paris, structurellement plombé par le clientélisme immobilier de la mairie, ne repose que sur la bulle immobilière et ses droits de mutations (5). Cette analyse est d'ailleurs corroborée par d'autres observateurs, comme le blogueur Social Nec Mergitur (6). 

N'est ce pas comique ? Afin de lutter contre les baisses de dotations de l'Etat, conséquence directe des besoins croissants de l'Etat en argent public (qui découlent directement de la politique socialiste menée), la majorité parisienne, socialiste, se transforme en promoteur immobilier qui spécule. C'est en effet la dernière option avant la hausse de toutes les taxes possibles, et la baisse des prestations de services publics qui seront rendus. 

Tout en se gardant bien de tomber dans l'anti socialisme primaire, force est de constater qu'avec le socialisme, c'est toujours la même histoire : il fonctionne tant que le mur de la réalité n'est pas percuté de plein fouet. Les excuses, c'est bie, même si il faut aller les chercher du coté du gouvernement duquel on est censé être solidaire, mais assumer sa politique, c'est mieux !
Alors, du coup, anecdotiquement, la ville de Paris va t-elle renoncer à dépenser 60 millions d'euros uniquement pour sa candidature aux JO 2024 ? Et sur le fond, va t-elle abandonner son objectif de soviétisation du parc immobilier ? 




(4) Les Echos Paris, finances en danger, par Aurélien Véron 17 décembre 2013

mardi 20 octobre 2015

Militant socialiste, révolte toi !

Militant socialiste, 

comment peux tu accepter cette mascarade qui a tenu lieu de référendum, dont l'objet était " l’unité de la gauche et des écologistes aux élections régionales " (1)  ? 

Ton très controversé chef explique que si le PS et EELV rompent le contrat de gouvernement qui les lie au niveau régional aussi bien que national, c'est "la porte ouverte à la droite, voire au FN". 

Comment peux tu accepter de te faire traiter de la sorte ? 

Revenons à la source des problèmes, l'élection de François Hollande à la présidentielle en 2012. De cet anachronisme (nous sommes l'un des rares pays d'Europe à élire au suffrage universel direct pour le chef de l'Etat et non pas juste le gouvernement) est né le malaise que tu ne dois pas manquer de ressentir. 
En effet, comme le vil camelot de foire qui lui servait de concurrent au 2eme tour, Hollande a fait assaut de démagogie pour être élu, y compris avec des voix extrémistes. Ce faisant, il a fait trois erreurs impardonnables :
  • (se) mentir sur situation budgétaire et financière de l'Etat 
  • tenter, lors de la campagne, de réconcilier les valeurs de gauche ("sociale démocrate) et de l'extrême gauche anti libérale et anti capitaliste
  • faire des promesses qu'il n'avait pas l'intention de tenir. 
En effet, qui peut croire que l'ancien chef de l'opposition (dirigeant du PS, un des principaux partis politiques de France), une personne à la formation de top niveau (Sciences Po, HEC, ENA) dont le cv ne pouvait que l'amener à la connaissance du pays (Cour des comptes, député) n'était pas au courant, d'une part, en 2012, de la dureté de la crise économique qui sévissait, et, d'autre part, de la réalité des finances de l'Etat, des collectivités locales et du système de Sécurité Sociale ? François Hollande ne lisait-il pas les journaux ? Les rapports de la Cour des Comptes ? 
Et comment une personne qui croit (à tort) au rôle de l'Etat peut-elle reprocher à son prédécesseur d'avoir endetté la France alors que la politique menée entre 2007 et 2012 était parfaitement socialiste, interventionniste et keynésienne ? Plutôt que de réduire la dépense publique et de diminuer le rôle de l'Etat, la précédente majorité, socialiste de droite, a préféré "préserver le modèle social français". D'ailleurs, Martine Aubry l'a reconnu, elle n'aurait pas fait autrement, elle aurait fait plus. 

En plus de vouloir cacher la réalité des chiffres, Hollande a commis une deuxième erreur inacceptable (en tout cas, du point de vue démocrate), tenter de faire croire que puisque son adversaire au deuxième tour glissait vers l'extrême droite, lui pouvait glisser vers l'extrême gauche. Comment, en effet, analyser le discours du Bourget et son très populiste appel à "lutter contre la finance sans visage", elle qui permet pourtant à la France de maintenir son niveau de vie ? Comment comprendre cet hommage aux valeurs communistes (2), alors qu'elles ont généré 100 millions de morts ? Si Sarkozy a bien entendu le discours Maurrassien, il s'est abstenu de rendre hommage aux valeurs du national socialisme (En admettant qu'il y ait un point commun entre le maurrassisme et le nazisme, ce qui n'a rien d'évident).
De plus, cette concession aux valeurs de l'extrême gauche n'est pas qu'un problème purement moral. Elle a aussi une conséquence très pratique : la déception, et la colère qui va avec, d'Air France au referendum de "la vraie gauche".

Enfin, Hollande a fait des promesses catégorielles qu'il n'avait manifestement pas l'intention de tenir, alors qu'il en avait les moyens. En ce qui concerne l'économie, chacun comprendra que Hollande a menti de bonne foi, en regardant droit dans les yeux ses électeurs moins informés que lui, et qui pensent que le président de la république peut appuyer sur un bouton pour réduire le chômage. Mais le droit de vote des étrangers ? La proportionnelle ? L'arrêt des contrôles de police au faciès ? La fermeture de Fessenheim ? Toutes ces promesses, Hollande aurait pu les tenir dans les premiers mois de son mandat, quand il avait la majorité et au Sénat et à l'Assemblée Nationale. Hollande ne peut pas accuser l'opposition (elle n'a pas de pouvoirs) ou les frondeurs (ils n'existaient pas en 2012) ou même l'opposition interne au PS (elle a été réduite au silence pendant le mariage pour tous).

Cambadélis dit : il ne faut pas confondre le sujet des régionales 2015 avec celui de la critique du gouvernement. 
Soit.
Alors parlons des sujets locaux !

Quand Anne Hidalgo achète des bus diesel, il est où, le respect du contrat entre le PS et EELV ?
Quand Bernard Cazeneuve autorise une opération de police, boulevard de la Chapelle, digne de la droite de 1997, elle est où, la cohérence avec la critique systématique de la politique du RPR-UMP-LR par la gauche avant 2012 ?
Quand Manuel Valls décide, contre l'avis des riverains concernés, y compris une de ses ministres, de l'extension de Roland Garros, elle est où, la démocratie participative et renouvelée ?
Quand la municipalité socialiste accentue son programme de vidéo surveillance de la capitale, il est où le respect de la vie privée ?
Quand la ministre de la justice ferme les yeux sur les bavures policières à Saint Denis ou dans le Xeme, elle est où l'exemplarité ?

Militant socialiste, réveille toi !
Tu es en train de soutenir un gouvernement qui a fait voter la Loi Renseignement, loi qui a été dénoncé par la Ligue des Droits de l'Homme, Amnesty, les avocats, un des syndicats de la police et bien d'autres organisations.
Tu acceptes qu'un député parle en ton nom en approuvant la nouvelle doctrine française d’exécutions extra judiciaires, pratique inaugurée par Bush et amplifiée par Obama.

Au delà des magouilles politiciennes et des petits calculs, Europe Ecologie Les Verts a doublement raison de vouloir se présenter seul aux régionales face au PS : d'une part, nous ne sommes pas dans un pays de parti unique, et d'autre part, le compte n'y est pas, avec le PS, qui n'affiche guère de différences avec Les Républicains.

Maintenant, puisque les Régionales 2015 sont l'occasion de lancer un débat plus large que le rôle des régions (3), pourquoi ne pas t'intéresser, non pas aux étiquettes, mais aux programmes, comme celui d'Aux Actes Citoyens, par exemple ? Et pourquoi, également, ne pas se demander si les nouvelles régions, qui ne correspondent à rien, seront vraiment des sources d'économie ? 



(1) Le blog de Nathalie MP PS : Cambadélis et son référendum de pacotille 17 octobre 2015
(2) Libertarien TV François Hollande rend hommage au communisme
(3) L'Hérétique Régionales en île de France : vous y comprenez quelque chose, vous ? 16 octobre 2015
(4) Parti Libéral Démocrate Aux actes citoyens 30 septembre 2015

jeudi 15 octobre 2015

Tuer préventivement : Eduardo @Rihan_Cypel et @fhollande d'accord avec W.Bush

Que le représentant du Parti Socialiste parle comme W Bush, ça ne choque personne ?



Rihan Cypel n'est même pas capable, dans son bel exercice de double think, de dire si l'Etat Islamique en Irak et au Levant est un Etat.

dimanche 27 septembre 2015

Non, Bartolone n'aidera pas les parisiennes harcelées dans le métro !

Le traitement de certains sujets de campagne serait à mourir de rire si il ne concernait pas directement le sentiment d'insécurité de 53% de la population parisienne : les femmes. 
La gente féminine connait bien ce problème spécifique aux transports en commun : le harcèlement de rue.Vous vous souvenez en effet du reportage de Sofie Peteers à Bruxelles (1).
Etant donné que les régions gèrent les transports en commun (mais pas toute la police des transports en commun puisque seuls les gros bras du GPSR (2) sont employés de la RATP ), Claude Bartolone, dont le parti gère la région Ile de France depuis 17 ans, se réveille. Voila sa proposition : 
  • 1. Prévenir la violence par des campagnes permanentes de sensibilisation dans les transports en communs et les espaces publics.
  • 2. Lutter contre la violence par la présence des personnels de sécurité, [...] la création d’une police des transports par contractualisation avec l’État, le STIF, la SNCF et la RATP, la mise en place de l’arrêt à la demande sur des lignes de bus. 
  • 3. Accompagner les victimes par la formation des agents des transports à la prévention du harcèlement sexiste et à l’accompagnement des victimes.

Oui, c'est à mourir de rire. Au problème réel de la peur d'être agressée, Bartolone, dont le parti, répétons le encore une fois, détient tous les leviers du pouvoir politique et médiatique français (Elysée, Matignon, intérieur, défense, majorité à l'Assemblée Nationale, ville de Paris, région Ile de France, France Télévision, etc ...) répond par des campagnes de pub et par de la démagogie.
Oui, c'est de la démagogie que de proposer de la présence des personnels de sécurité ou la création d’une police des transports, d'abord parce que la police des transports existe déjà.



Comment se fait-il que Claude Bartolone, élu depuis 1981 (!), n'ait jamais entendu parler du Service de protection et de sécurité du métro (SPSM) de la police, du Groupe de protection et de sécurité des réseaux (GPSR) ou même de l'armée française, puisque celle ci est de facto affectée au controle des tickets de métro lorsqu'elle patrouille dans les couloirs du métro dans le cadre des missions Vigipirate ?
Claude Bartolone veut plus de personnel : ok, mais avec quel argent ? Il parait que nous sommes en léger déficit, c'est à dire que la dépense publique est déjà un chouia plus élevée que l'ensemble des recettes. Oh, rassurez-vous, trois fois rien, même si à cause de ce rien, nous avons déjà un peu de mal à payer les heures sups de la police (3) ...
Quand bien même cette police que Claude Bartolone veut recruter travaillerait gratuitement, combien veut-il de recrutements ? Il y a 5,5 millions de franciliennes, et 699 rames de métro à Paris. Faut-il un policier par francilienne ? Un par rame de métro ? Un par wagon de métro ? Quid des quais ? des couloirs ? Des ascenseurs ?
De plus, n'oublions pas qu'il faudrait que ces policiers soient des hommes, vu que les policiers femmes sont aussi des femmes (4). Voila qui nous ramène à l'absurde proposition de Marie-Ségolène Royal en 2007 ...(5) !

Combien de temps les politiciens vont-ils prendre les français pour des moutons, désireux de choisir entre divers clans de loups ?
Face à l'insécurité dans le métro, nous n'allons évidemment pas attendre qu'il y ait un policier par rame. Le type de société que cela implique, peut être est-ce dont rêve le Parti Socialiste ou leurs alter égo de "droite", mais c'est ni possible, ni, surtout, souhaitable.

Face à l'insécurité des femmes dans le métro, il y a un type de solution : la réponse individuelle, de la part des principales intéressées, mais aussi de la part des hommes.
Les femmes doivent être en situation de pouvoir se défendre face à une agression, et les témoins hommes devraient avoir le droit de défendre les victimes, sans risquer la prison (6).
Que les femmes décident de prendre des cours d'auto défense type krav maga, cela relève d'une décision individuelle. Les politiciens ne vont pas leur tenir la main pour aller s'inscrire à des cours. Dotées de ce capital d'auto défense, les femmes seraient de plus en mesure de ne plus confondre drague, même lourde, et agression sexuelle (7).
En revanche, la où le politique peut agir, c'est sur le corpus législatif qui fait qu'il est rationnel, quand on assiste à une agression, de ne surtout rien faire. Déjà, les sciences sociales nous apprennent que la responsabilité est diluée dans les endroits publics, surtout dans les pays où on apprend aux citoyens que c'est au gentil Etat omnipotent de s'occuper de tout. La ministre Laurence Rossignol en sait quelque chose (8). Mais si en plus de cette donnée psychologique, on est sur que la justice sera plus favorable aux délinquants qu'aux justiciers, à quoi bon ?

Claude Bartolone ferait donc bien mieux de convaincre ses collègues socialistes de réviser les lois sur la légitime défense, sans parler de celles interdisant le port d'armes, plutôt que de se moquer des femmes, avec des propositions de campagne aussi démagogiques !



EDIT : le blogueur centriste l'Hérétique a répondu, il n'est pas d'accord. Lire "Propositions libérale et socialiste, pas d'aide aux femmes harcelées !"




(1) Le Parisien Libéral #harcelementderue 2 aout 2015

vendredi 18 septembre 2015

Des limites de la démocratie à Paris

Les socialistes parisiens ne cessent de rappeler que décidément, si la France est clairement une république, elle ne cherche pas forcément à être une démocratie. 
La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale, d'après la constitution. Certes, on pourrait discuter du fait que la France doive être une république, indivisible qui plus est. Après tout, la France a plus vécu en monarchie qu'en république, quand à l'indivisibilité, pourquoi la maintenir à tout prix si, par exemple, les Corses ou les Bretons veulent leur indépendance, mais bon ... il se trouve que la mission de l’exécutif actuel, au niveau national, est de faire respecter la Constitution, et au niveau local, de faire fonctionner les services publics dans le respect du cadré légal qui régit notre pays. 

En plus, la France de 2015 est de gauche. Quand on a en tête la très haute opinion qu'a la gauche d'elle même, on pourrait imaginer que l’exécutif s'attacherait particulièrement au respect non seulement des lois, mais aussi de l'esprit des lois ? Qu'en est-il en réalité ? 

La démocratie, du grec ancien δημοκρατία / dēmokratía, est le régime politique dans lequel le peuple a le pouvoir ? Et la démocratie représentative, les citoyens élisent des représentants qui seront alors chargés d'établir les lois et/ou de les exécuter ? 

Alors, pourquoi nos élus ne pourraient pas un peu écouter le peuple ? 

En ce moment, la maire de Paris, Anne Hidalgo, nous vend le "budget participatif de Paris". "75 millions d'euros à investir dans votre quartier !"


L'idée est excellente ! C'est très positif que les parisiens puissent voter pour choisir les investissements à réaliser dans la ville. Seulement, il y a trois petits problèmes.
D'une part, les investissements du budget participatif ne seront qu'une toute petite partie des investissements parisiens tout court, sans même compter le fait que les dépenses d'investissement ne sont qu'une petite partie de l'ensemble des dépenses de la ville, d'abord dominées par les dépenses courantes.
D'autre part, nous sommes appelés à voter que sur les projets qui ont été sélectionnés par les hiérarques socialistes. Ces derniers ont écarté des projets de bon sens, comme la proposition de Contribuables Associés de ne pas dépenser 75 millions d'euros et de les rendre aux parisiens. On peut faire des propositions, du moment qu’elles correspondent à celles attendues par la mairie, ce qui explique pourquoi ce budget participatif est aussi "ludique, convivial, festif et végétalisé" (2).
Des limites de l'exercice participatif ...

La démocratie participative, elle touche aussi ses limites Porte d'Auteuil. Le cas est simple : les riverains ne veulent pas des travaux d'extension de Roland Garros, surtout s'ils doivent se faire au détriment du square des Poetes et des Serres d'Auteuil. Or, la mairie de Paris, elle, a décidé que Roland Garros serait étendu, peu importe l'avis des habitants.
Du coup, ca donne ce tweet de la part du représentant du PS dans le XVIe.



Non, vous ne rêvez pas.
Celui qui passe son temps à regretter le manque d'écoute au sein du conseil municipal du XVIe, a écrit : "Les recours quand ils sont systématiques  fragilisent notre démocratie...et freinent notre modernisation", ou, autrement dit, que le peuple cesse de faire systématiquement appel la justice pour faire valoir son point de vue, dès lors que l’exécutif a pris une décision.
Le pire est que l'argument de la modernisation ne tient même pas debout, puisqu'après travaux, Roland Garros restera trop petit.

Troisième exemple : les Jeux Olympiques à Paris. La mairie de Paris est pour, un certain nombre d'acteurs, dont l'extrême gauche parisienne et les écolos, sont contre.
Il existerait une solution simple pour trancher : le referendum. D'ailleurs, un référendum est souhaité par 72% des Parisiens selon un sondage du JDD,
Seulement, maintenant que la mairie a décidé, elle hésite à interroger les citoyens et contribuables. Sans doute la crainte de la réaction de la France apaisée ? 

A un moment, il faudra quand même que le peuple rappelle aux élus qu'ils ont un mandat pour executer, pas pour décider.




(1) Contribuables Associés Budget participatif de Paris : une parodie de démocratie 2 février 2015
(2) La Tribune de l'Art Paris : un budget participatif ludique, convivial, festif et végétalisé 8 septembre 2015








samedi 5 septembre 2015

Réfugiés : le Parti Socialiste place de la République, la palme du ridicule

Cette après-midi, un peu partout en Europe, de Dublin (1) à Zurich (2), des citoyens manifestaient pour :
  • dire aux réfugiés, de Syrie notamment, qu'ils étaient les bienvenus en Europe ("refugees : welcome")
  • dire que les politiques répressives anti immigration n'étaient pas conduites en leur nom ("not in our name").
En ce qui concerne Paris, la manifestation se tenait place de la République et elle devait être apolitique

Or, à cette manif, qu'y avait-il ?





Certes, il y avait des citoyens non encartés, comme des avocats pro droits de l'homme par exemple, ou des gens proches du mouvement "no borders", mais il y avait aussi des militants politiques, de l'extrême gauche anti libérale aux centristes du Modem, en passant par les écolos et ... des socialistes !



Oui, vous ne revez pas, des socialistes, élus pour certains, manifestaient autour des mots d'ordres mentionnés plus haut !! Et puis si on peut tweeter en rappelant qu'il y a des élections régionales à la fin de l'année, c'est encore mieux.

Rappelons quand même que le Président de la République, le ministre de l'intérieur, le premier ministre, le président de l'Assemblée Nationale sont membres du même parti qu'eux . En théorie, ces manifestants soutiennent la politique gouvernementale, notamment celle qui consistait à refuser la proposition européenne de répartition des migrants par pays de l'UE, en fonction de la population et de la richesse de celui-ci (3). 

Rappelons quand même que ce Parti Socialiste, il y a moins de 3 mois, a approuvé une opération policière digne de Pasqua consistant à démanteler des campements sauvages de migrants sans papiers ou clandestins ou en attente d'asile, en plein Paris.




Il parait que contrairement à "la droite", le PS agit avec "humanité". Croyons les, puisque c'est la gauche ...


La situation dramatique des migrants de Méditerranée, cela fait des mois qu'elle existe. Cela fait des mois que les citoyens s'organisent entre eux, et que des mouvements comme l'Eglise Catholique agissent.
Alors qu'aujourd'hui, le sénateur parisien (PS) David Assouline ou la conseillère régionale Ile de France (PS) Marie-Pierre de la Gontrie manifestent, c'est quand même un peu fort de café. 
Comme le note un twittos, pourquoi manifester ?


Pourquoi ne pas plutôt passer un coup de fil à Valls ? Quel était le but de la participation d'élus socialiste à cette manifestation ? Peser pour que le PS, au pouvoir, abolisse enfin les lois Pasqua-Debré ? Amener à modifier les conditions de demande d'asile au sein de l'Union Européenne ? Demander au PS, au pouvoir, de ne plus envoyer les forces de police contre les migrants ? Promouvoir la liberté de circulation des personnes au sein de l'espace Schengen, qu'elles soient migrantes réfugiées, riches entrepreneurs fuyant le fisc français ou travailleurs détachés roumains ?

Il y a enfin une question que les manifestants, socialistes notamment, n'ont pas posé : est-ce que le premier ministre socialiste Manuel Valls suivrait l'exemple de son homologue libéral de Finlande ? Ce dernier propose d'héberger des migrants chez lui, dans sa maison.


Peut-être que nos manifestants socialistes français ont eu peur de la réponse potentielle de Valls, ayant en tête sa supposée aversion, (selon le Canard Enchainé) envers les SDF et autres Roms qui saliraient les rues du 11eme arrondissement  (4) ?