Affichage des articles dont le libellé est Facebook. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Facebook. Afficher tous les articles

samedi 21 février 2015

Terrorisme : Bernard Cazeneuve est-il Charlie ?

Qui peut se dire que la lutte contre le terrorisme n'est pas un objectif prioritaire ? A priori, personne. Du coup, le gouvernement, très républicain, très dirigiste et autoritaire, se permet de prendre en otage les démocrates et les gens attachés aux Droits de l'Homme dans ce pays, avec ses propositions liberticides.

Dernier exemple en date : le voyage du ministre de l'intérieur, Bernard Cazeneuve, qui est allé rencontrer des représentants d’Apple, Google, Facebook, Twitter et Microsoft (1). Objectif : que ces géants de l'Internet s'autorégulent en bloquant par eux-mêmes les communications liées au terrorisme djihadiste (2). 
Il est vrai que le ministre n'a cessé de répéter que «90% de ceux qui basculent dans des activités terroristes au sein de l’Union européenne le font après avoir fréquenté Internet», et qu'il faut donc réguler Internet.
Terrorisme ou pas, Cazeneuve, mais aussi 90% des politiciens, veulent réguler Internet (depuis la place Beauvau plutot que depuis un bureau en Californie).
C'est comme si ca tombait bien que des jeunes partent en Syrie ou tuent à Paris, soi-disant après avoir vu une vidéo sur Youtube. C'est comme si Cazeneuve nous expliquait qu'avant 2005 (date d'invention de Youtube) ou avant 2003 (date d'invention de Facebook), il n'y avait pas de terrorisme islamiste qui tuait à Paris.


Est-ce que prendre le risque de critiquer la politique anti-terroriste (et liberticide) du gouvernement, ce n'est pas laisser penser qu'il ne faille rien faire contre le terrorisme ?

Notons quand même que la France, le pays des Droits de l'Homme, est aussi un des pays qui demande déjà le plus à Twitter d'effacer des tweets. Oui, la France, pas une grosse république populaire asiatique, une dictature communiste ou quelque état fermé sur lui-même . Il ne s'agit pas d'une information conspirationniste mais d'un fait relayé par la presse mainstream (3). On sait également, depuis les révélations d'Edward Snowden, que la France fait aussi partie des pays qui enregistrent et surveillent ce que disent et font les citoyens (4).
Autrement dit, la surveillance de masse, et les interventions chez les gros fournisseurs de services sur Internet, ça ne marche pas (5).

En réalité, il n'y pas besoin de réguler Internet, on a surtout besoin d'une doctrine au sein du gouvernement et au sein du pays.
Déjà, les membres du gouvernement eux-mêmes ne sont ps d'accord entre eux. Quand un ministre dit qu'il faut comprendre les jeunes qui partent en Syrie, qu'un autre pense qu'il faut envoyer des armes aux opposants à Bachar el Assad, qu'un autre affirme qu'aller faire la guerre au Mali, c'est lutter contre le terrorisme ici, et qu'un autre se dit que ce n'est pas grave que la France se dote d'outils de surveillance de sa population plus puissants et plus intrusifs que ceux dont la RDA disposait, où est la cohérence ?
Quand la France affirme que le terrorisme islamiste n'a rien à voir avec l'islam, mais que dans le même temps, elle interdit des pièces de théâtre ou des films qui pourraient choquer les musulmans, tout en affirmant que Charlie Hebdo a raison de pratiquer ce que les musulmans considèrent comme un blasphème, où est la cohérence (6) ?

On sait pourtant très bien que les terroristes, bien plus que de vouloir défaire militairement la France (puisqu'il parait que nous sommes en guerre ...(7)), veulent surtout introduire une guerre civile en France, et rallier à leur cause, ou du moins à leur sympathie, les 5 millions de musulmans de France, tout en luttant contre notre mode de vie, malgré tout plus libre que la moyenne encore ? Alors, pourquoi, y compris au sein du gouvernement, contribuer à donner raison à leur stratégie, en tentant d'adopter un entre-deux en terme de valeurs, et en attaquant les libertés civiles ?

Il ne faut pas lutter contre la propagande djihadiste sur Internet, et ce pour plusieurs raisons.

La première est fondamentale, elle a trait à la cohérence de l'action publique et des lois. On ne sait jamais ce qui sera considéré, dans le futur, comme étant illégal sur Internet. Si la propagande djihadiste est considérée comme étant illégale, qui dit qu'ensuite ce ne sera pas telle ou telle religion, puis, telle ou telle opinion ?

La seconde raison est pratique : comment-voulez vous repérer des gens si vous les forcez à se cacher ? Il sera beaucoup plus aisé de repérer des futurs tueurs s'ils ne prennent pas trop de précautions.

La troisième raison est aussi d'ordre pratique : imaginons que Cazeneuve parvienne, on ne sait pas trop comment, à faire préférer à YouTube les lois françaises à la freedom of speech garantie par le 1er amendement : que fera t-il ensuite quand les vidéos migreront sur RUTube ?

En réalité, et sans tomber dans la culture de l'excuse, le gouvernement français ne se pose pas exactement les bonnes questions. Certes, toutes les personnes ayant habité le XIXeme arrondissement de la capitale ne deviennent pas des délinquants, et, certes, tous les prisonniers ne deviennent pas des terroristes.
Ceci étant dit, qui peut nier que la radicalisation passe aussi par ces séjours dans des établissements surpeuplés et ignobles, mais qui dépendent pourtant du ministère de la justice française, la justice du pays des droits de l'homme ?
On le sait, Coulibaly avait fait un séjour à Fleury Merogis (8), d'où il en avait tiré un reportage diffusé sur France 2, montrant l'état inacceptable de la plus grande prison d'Europe.



Dans le secret de la prison Fleury-Mérogis 1 par Francki94


Pendant que Cazeneuve demande à Youtube de ne plus diffuser telle ou telle video, il évite de rappeler que les prisons françaises sont toujours surpeuplées (9), ce qui n'est pas digne d'un pays qui donne des leçons de droits de l'homme à la terre entière.






(1) Libération Cazeneuve traque les jihadistes au Far Web 19 février 2015
(2) L'Opinion Cyberdjihadisme : Bernard Cazeneuve veut passer un «deal» avec les géants du web 20 février 2015
(3) Le Monde La France, numéro un mondial des demandes de suppression de tweets 6 février 2014
(4) Le Monde Snowden : « la surveillance de masse est pratiquée dans tous les pays » 10 décembre 2014
(5) Contrepoints Et maintenant une bonne surveillance de masse qui ne marche pas ! 1 février 2015
(6) Delanopolis Victoire posthume des frères Kouachi : progrès spectaculaires de la «dhimmicratie» en France 4 février 2015
(7) Le Figaro Manuel Valls : «La France est en guerre contre l'islamisme radical» 14 janvier 2015
(8) Les Echos Surpopulation carcérale : la France pointée du doigt 11 février 2015
(9) Le Monde Quand Amedy Coulibaly dénonçait les conditions de détention à Fleury-Mérogis 12 janvier 2015

jeudi 15 janvier 2015

Stop aux subventions à la presse !

L'affaire de l'assassinat des dessinateurs de Charlie Hebdo ramène sur le devant de la scène un sujet qui a le don d'irriter les contribuables et citoyens que nous sommes tous : le scandale des subventions à la presse (1). Ces aides servent à « garantir la liberté de la presse et à conforter les conditions de son pluralisme ». En effet, Fleur Pellerin, ministre de la culture, avait rapidement évoqué l'idée d'une subvention exceptionnelle à Charlie Hebdo (2).

Le plus drole est de voir ces politiciens, notamment d'extrême gauche, en appeler à l'Etat, c'est à dire à notre argent, pour organiser ce "pluralisme, bien qu'au quotidien, ils luttent contre ce pluralisme, et alors que l'ensemble de la presse française, y compris celle de droite, est prise dans le carcan du cadre mental  et idéologique hérité de 1945.

Qu'est ce qu'un journal ? C'est avant tout une entreprise, c'est à dire une réunion de gens qui, parce qu'un actionnaire a mis de l'argent dans un projet, ont choisi de mettre en commun leurs compétences rédactionnelles pour servir de média, c'est à dire d'intermédiaire entre l'information et les clients. Une entreprise, c'est censé faire un produit et gagner de l'argent grâce à ses clients, ou fermer si le projet n'est pas rentable.
Le blogueur Autueil notait, il y a quelques temps, à quel point le journalisme était entré dans une phase d'obsolescence, notamment parce qu'il avait manqué la nécessaire adaptation de son produit (4). En France, c'est plus que cela. La presse française n'est pas seulement en retard au niveau numérique (avec les notables exceptions de l'Opinion ou surtout de Médiapart), elle est surtout en retard de diversité. En effet, si on admet que la presse devrait refléter la diversité d'opinion, où est le grand quotidien ou l'hebdomadaire conspirationniste (un corpus de thèses peu ou prou partagé par 50% des français (5) ) 
Où est le grand quotidien ou l'hebdomadaire anti européen voire europhobe (une opinion partagée par au moins 20% des électeurs) ?
Il est communément admis de dire qu'un journal n'est pas qu'une entreprise, mais que c'est aussi un des vecteurs de la démocratie et donc à ce titre un projet d'intérêt "général". Si c'est vrai, la France, qui lit très peu de quotidiens par rapport à ses voisins, a donc du souci à se faire.
Si la presse doit refléter le pluralisme, est-il cohérent que l'Humanité, diffusant une idéologie morte en 1989, soit aidé y compris par le biais d'amendements nocturnes et discrétionnaires  (6) ? Le gouvernement ne devrait-il pas, par cohérence, choisir d'aider autant Minute que ses alter ego d'extrême gauche ? 




En réalité, la raison pour laquelle il n'y a absolument pas besoin d'aider la presse réside dans le fait que le pluralisme existe, non pas grâce à l'État et à ses fonctionnaires, mais parce qu'en 1992, dans un laboratoire à Genève, un informaticien anglais a inventé le worldwide web, parce qu'en 1995, un jeune ingénieur californien a crée le premier navigateur grand public, et parce que depuis plus de 15 ou 20 ans maintenant, des entrepreneurs (au sens large de du terme, pas seulement au sens marchand) se saisissent de leur pouvoir de création pour lancer des plateformes d'information (Agoravox, le Huffington Post) ..., des espaces de bloggings (Blogger ...), des réseaux sociaux (Facebook, Twitter), etc.

Durant les événements de la semaine dernière Porte de Vincennes et à Dammartin-en -Goele, les musulmans avaient été invités à se démarquer des terroristes et à condamner leurs actes, alors qu'ils pouvaient éventuellement partager de la gène vis a vis des caricatures de Charlie Hebdo. Les musulmans feraient mieux, plutôt que de qualifier tel ou tel titre d'islamophobe (7), de commencer par demander l'arrêt de toutes les aides à la presse.
De manière plus globale, les français doivent comprendre que le vrai préalable au pluralisme de la presse, c'est la liberté entrepreneuriale, et le démantèlement du système actuel dominé par une AFP partiale (8) et archi subventionnée. Ainsi, une fois la liberté restaurée, on cessera de se demander pourquoi la presse parle des 17 morts de Paris mais pas des 2000 morts du Nigéria (9). 

Cette liberté, c'est celle qui fait que Charlie Hebdo survivra grâce à ses clients (10), et non pas parce que Matignon ou l'Elysée auront décidé de prendre des abonnements et le ministère de la culture fait voter une subvention.



(1) Contrepoints Le montant des aides à la presse révélé 24 décembre 2013
(2) La Tribune Qui soutient Charlie Hebdo ? 9 janvier 2015
(4) Authueil L'obsolescence du journalisme 31 décembre 2014

mercredi 15 mai 2013

Bienvenue à l'Opinion, nouveau quotidien «libéral», «pro-business» et «pro-Européen» !


Oui, bienvenue à l'Opinion, nouveau quotidien «libéral», «pro-business» et «pro-Européen» !

Ça n'est pas si souvent que l'on lance un nouveau quotidien dans ce pays, et encore moins un quotidien qui se veut proche des valeurs libérales. 
Souhaitons lui bonne chance ! Ça n'est pas si souvent que des français affichent le fait de vouloir mettre en avant des valeurs Européennes et libérales.


Simplement, espérons que L'Opinion ne tombera pas dans la caricature à laisser croire qu'être libéral et être pro business, c'est la même chose. En effet, les valeurs libérales sont avant tout celles de la liberté et du respect des droits, socle sur laquelle s'appuie la liberté d'entreprendre, et non pas l'inverse. De même, les libéraux pensent que le projet Européen doit être au service de la volonté de protéger les libertés civiles et la libre circulation des hommes, des marchandises, des capitaux et des idées, et non pas l'inverse, la constitution d'un super Etat Européen en apesanteur et loin des citoyens. 

Un quotidien libéral se devra donc, s'il s'engage dans le débat politique, donner la parole aux libéraux (en Europe : l'ALDE, et au niveau national : le Parti Libéral Démocrate UDI) plutôt qu'à la droite dirigiste, et à tous les acteurs qui se battent en faveur des libertés civiles et des Droits de l'Homme.

C'est en tout cas une excellente chose qu'un quotidien veuille transmettre le point de vue des français qui bougent et qui entreprennent. Bonne chance à l'équipe de l'Opinion !


Pour suivre l'Opinion http://www.lopinion.fr/


Et évidemment, demeurent incontournables : 



mardi 23 avril 2013

ValérieTrierweiler accusée de détournement de fonds

Valérie Trierweiler accusée de détournement de fonds, titre Juriguide, qui fait part d'une affaire de plainte de Xavier Kemlin contre Valérie Trierweiler (lire Contrepoints)


Si vous soutenez la cause, likez sur Facebook !

De deux choses l'une, nous dit l'argumentaire juridique : soit il n'y a pas de lien entre Hollande et Trierweiler, et dans ce cas, Madame. détourne de l'argent public, soit il y a un lien, et dans ce cas, Hollande a un problème de déclaration de patrimoine. Cf ce post sur un blog de Mediapart.  ou sur le blog de H16.



jeudi 9 février 2012

Produire en France ?


Nos amis du Modem, avec un remarquable sens du timing (puisque la balance commerciale française était également révélée hier) ; ont organisé une conférence intitulée « produire en France ». Aurélien Véron et les libéraux démocrates étaient invités.

Disons le clairement, ce focus sur le made in France tient à la fois du bon sens et de la supercherie. Bon sens car la production précède la consommation. Il n’y à qu’à voir l’Ipad, un produit qui il y a deux ans n’existait pas et donc ne servait pas, pour voir à quel point c’est vrai.
Supercherie car ce fétichisme du made in France procède d’une vue partielle de ce qu’est l’économie. Il ne suffit pas d'avoir des usines pour faire une économie, ou alors il faudra qu'on explique autrement que par l’échec économique l’effondrement de l'URSS. L’industriel présent à la conférence du Modem, passionné par son secteur au demeurant, a sorti un chiffre censé clore le débat : 85% des exportations sont liées à l’industrie. On avait envie de répondre : et pour cause ! C’est une convention. Les services et les flux financiers qu’ils génèrent ne sont pas toujours comptabilisés comme une exportation. On aurait pu reprendre l’exemple pris par Alain Madelin hier matin sur BFM Business, dans l’émission de Nicolas Doze, sur la balance commerciale de la ville de Saint Tropez : fortement déficitaire ! Est-ce que ça empêche les tropéziens d’être riches ? Non, car ce qui compte c’est la balance de paiements.

Si Saint Tropez importe une bouteille de champagne à 20 euros et achète une Porsche à 80000 euros mais revend la bouteille de champagne à 100 euros et loue la Porsche à 1000 euros la journée, alors la balance commerciale est négative (il en faudra, des bouteilles de rosé, pour compenser !) mais la balance des paiements est largement positive, et les Tropéziens deviennent plus riches que les Montpelliérains, tout en faisant la fortune des Champenois et des ouvriers de Stuttgart.

De même, nos amis du Modem passent un peu trop vite sur l’argument selon lequel les gains de productivité, les capacités de R&D et la possibilité d’exporter sont limitées aux grandes entreprises (+ de 5000 personnes) et aux ETI (500 à 5000 personnes). Si le taxi parisien qui reçoit un touriste investit en formation (sourire, welcome in France), alors la France cessera d’être une terre où les touristes viennent très nombreux mais dépensent beaucoup moins par personne qu’en Italie ou même en Espagne (et oui !).

En réalité, et la, tout le monde était d’accord, pour qu’on produise en France, il ne faut pas de politique spécifique, il faut une politique fiscale et législative stable et peu interventionniste. Comme disait Aurélien Véron, Yahoo, Google ou Facebook n’ont pas été le fruit d’un plan décidé dans un ministère. Il faut juste créer un environnement favorable à l’éclosion d’entrepreneurs pour que ce type de sociétés puissent éventuellement être crées.
Qui plus est, produire en France ne veut pas forcément dire recruter une classe ouvrière française à l'ancienne. Or, nous sommes en déficit commercial mais aussi en déficit d'emplois industriels peu qualifiés. 

Enfin, il demeure un point dont personne ne parle. Pour produire en France, il faut pouvoir vendre à partir de France. Si Renault s’installe à Tanger, c’est tant du fait des exonérations fiscales que de la situation portuaire de la ville. Quand est ce que la CGT du Port de Marseille, Sud Rail Fret SNCF ou les syndicats de pilotes d’Air France comprendront que s’ils bloquent le pays, la production ira s’installer ailleurs ? 

mercredi 18 janvier 2012

Imagine a world without free knowledge

On entend souvent dire que les libertariens sont des démolisseurs, des casseurs qui n'apportent rien à la "société" (même si, there is no such thing as society, disait Maggie Thatcher). On entend aussi que la liberté c'est bien, mais heureusement qu'il existe un corps et une administration des Ponts et Chaussées pour construire les routes, une inspection des finances pour garantir la levée de l’impôt, un contrôle aérien public, etc etc ...

Les libertariens et ceux qui se réclament de ce courant de pensée n'ont pas à rougir du manque supposé de réalisations qu'on leur attribue. Prenez Wikipedia. C'est un produit crée par Jimmy Wales, un chef d'entreprise inspiré par Ayn Rand et Friedrich von Hayek. Maintenant que Wikipedia existe, son principe et son intérêt apparaissent évident mais on se rappelle tous de ces encylopédies Universalis qui coutaient cher, prenaient de la place et étaient datées donc périmées dès leur sortie. Prenez Paypal, développé par Peter Thiel, soutien de Ron Paul (lire le portrait au vitriol que Causeur fait de lui). Paypal est aujourd'hui l'un des principaux fournisseurs de services de paiement en ligne, et bientôt leur carte bancaire permettra de faire des achats en magasin, (avec de la Facebook money, qui sait ?).

C'est pourquoi on ne peut que sourire, avant de s'inquiéter, quand les états comme le gouvernement fédéral américain proposent des lois comme SOPA et PIPA (non, pas Middletown). Lire ici en français l'explication de SOPA. C'est la version locale de nos bonnes vieilles Hadopi, Loppsi et autres lois dans lequel l'organisme régulateur est en même temps le juge. 
En France, le (non) débat est le même. Avez vous vu/lu/entendu Hollande/Mélenchon/Villepin/fille à papa de Saint Cloud dire qu'il fallait jeter l'Hadopi à la poubelle ? Seuls les centristes (Bayrou, Morin) se sont prononcés contre. 

Au delà de l'Hadopi chez nous, ou de Sopa et Pipa aux Etats Unis, imaginons effectivement un monde sans accès libre au savoir. On aimerait entendre les socialistes (de gauche comme de droite) qui ont toujours le principe d'"égalité républicaine" et d'école non marchande à la bouche, s'exprimer sur le sujet.



dimanche 28 août 2011

Soda Party France


En réaction à la proposition du gouvernement, UMP donc soit disant ultra libéral, de taxer les boissons gazeuses "pour raison de santé publique", Soda Party France
  • revendique le droit de payer une TVA normale sur le Coca Cola, le Fanta, le Sprite, l'Orangina ...
  • demande au gouvernement d'en finir avec la créativité fiscale (21 nouvelles taxes depuis 2007)
Si vous êtes, comme des millions de français, amateurs de Coca et autres boissons pas bonnes pour la santé :-), rejoignez le groupe Facebook Soda Party France  . Ensemble, disons non à Fillon et à ses obsessions ultra étatistes 


Communiqué le Post sur Soda Party France
Communiqué Facebook sur Soda Party France


lundi 30 mai 2011

Faut-il continuer à payer le CSA ?

Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel considère que le renvoi des téléspectateurs ou des auditeurs à la page de l’émission sur les réseaux sociaux sans les citer présente un caractère informatif, alors que le renvoi vers ces pages en nommant les réseaux sociaux concernés revêt un caractère publicitaire qui contrevient aux dispositions de l’article 9 du décret du 27 mars 1992 prohibant la publicité clandestine.
Source : CSA 

Pour Conseil Supérieur de l'Audiovisuel, citer Facebook ou Twitter, c'est de la publicité, alors que citer Libération, Mediapart, TF1 ou Canal +, ca n'est pas de la publicité ?

Nonobstant le fait qu'une fois de plus, on constate que les meilleurs médias français sont situés hors de France, puisque c'est la RTBF qui rapporte la news, le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel doit comprendre qu'il y a plus de français sur facebook (source L'Expansion) que de téléspectateurs des "JT" de 20 heures de TF1 (source l'Express) ou de lecteurs de Ouest France+Le Monde+Liberation+Le Figaro+....

Question : à quoi sert le CSA, dans un monde ouvert où chacun peut non seulement recevoir 100 ou 200 chaines TV mais surtout, être soi-même le média ?

samedi 12 février 2011

La révolution Wikileaks ne fait que commencer

Les opposants aux projets de Julian Assange s'inquiètent des risques que Wikileaks fait peser sur le coté obscur des Etats. Pourtant, la révolution de la transparence ne fait vraiment que commencer. Il sera de plus en plus difficile de pouvoir choisir entre être connecté ou non, d'opter out et d'avoir le choix entre se soumettre ou vivre libres.

Quelques exemples tirés de l'actualité :

- Nous sommes en train de changer la nature de la correspondance, puisque l'email, qui n'était déjà plus vraiment privé (cf l'affaire Bourreau-Guggenheim/Panafieu/Hadopi) est en train de disparaitre, tant du fait des pratiques de la génération Y, qui ne l'utilise plus, que du fait de la stratégies des entreprises, qui veulent remplacer le reply all et le cc par un nuage permanent d'information. Mais désormais, chacun sera donc tenu d'être toujours au courant, donc toujours connecté. Les utilisateurs forcés de Blackberry d'entreprises ont une idée de ce que ca veut dire. (NB : certes, la Douane avait déjà tous les droits).

- les tech days de Microsoft promettent l'extension du cloud computing et du net embedded à l'ensemble des objets, qui deviennent communiquants. Or, si des fabriquants nous promettent une brosse à dent qui réalise un mini check up tous les matins, nous serons fatalement amenés à stocker et comparer ces bilans d'une période sur l'autre, voire à les communiquer à notre médecin de manière volontaire ou à notre assureur de manière suggerée. Ca tombe bien, Google développe un service de gestion de votre dossier médical.

- les photos du type Paris-26-Gigapixel ou l'inaugural speech d'Obama captent le moindre visage pour l'éternité. On ne mettra plus des années à retrouver la photo prouvant qu'un tel a bien assisté à tel événement, surtout si la reconnaissance faciale automatique de Facebook se charge de suggérer l'archivage même si vous n'êtes pas sur Facebook.

L'actuel Président de la République Française en mesure déjà les effets de cette transparence forcée. Le locataire de l'Elysée est connu pour ses propos triviaux voire vulgaires tenus envers des agriculteurs ou des pécheurs. Son prédécesseur François Mitterrand aurait il survécu à l'ère de Google, YouTube et Dailymotion ? Comment aurait-il caché Mazarine Pingeot ? 


Les autocrates d'Egypte ou de Tunisie ont survécu tant que la vraie opinion des ambassadeurs Etats-Uniens sur ces régimes et leur état de corruption n'était pas connue du grand public. 
On peut donc penser que tout ceci est plutot positif. Pourtant, il ne s'en faudrait que très peu pour que nous basculions vers 1984, vraiment. 

On pourrait très bien se diriger vers un monde certes technologique mais également très centralisé, où seul le sommet de la pyramide aurait une vue exhaustive sur toute l'information. La possibilité que l'administration Etats Unis se reserve le droit de déconnecter son pays du réseau Internet avec le Internet Kill Switch en dit long. 
Déjà, ici et maintenant, 4 millions de franciliens vivent dans le zoo numérique le plus abouti de tous les temps, gràce à Jean-Paul Huchon, président socialiste du Conseil Régional, qui a adopté le Pass Navigo RFID en dépit de l'avis consultatif négatif de la CNIL. 

Cela fait un moment que les libertariens préviennent que l'Etat est en permanence un dictateur potentiel, et pas seulement en Egypte ou en Iran, mais chez nous aussi, et aux Etats Unis également. C'est bien pour cela que la Constitution doit strictement limiter et le pouvoir et les possibilités d'extension de pouvoir de l'Etat. Bref s'en tenir au maximum à un Etat concentré sur des missions régaliennes, séverement limitées.  

Alors oui, esperons que la révolution Wikileaks ne fasse que commencer, car elle est le corrolaire nécessaire des formidables potentialités liberticides que la technologie donne à quelques uns. Surveillons les surveillants !

Au niveau politique, commencons par les députés et leur vote http://www.mon-depute.fr/ et celui de leurs collègues Européens http://www.votewatch.eu/.


samedi 11 décembre 2010

Bus 52


Le Bus 52 traverse le XVIe du Nord au Sud. A priori, il s'agit d'une ligne moins difficile que certaines lignes de banlieues. Néanmoins, les usagers constatent des disfonctionnements évidents, notamment, le samedi, du fait de la gène et donc du ralentissement provoqué par le stationnement en double file systématique pratiqué Rue de la Pompe, entre les Métros Rue de la Pompe / Mandel et Place Victor Hugo.
Donnez vos idées d'amélioration de la fluidité de circulation du 52 par email leliberal@hotmail.fr, ci-dessous dans zone commentaire ou sur Facebook.

samedi 12 juin 2010

Plan d'économie ?

La France s'engage à réduire ses dépenses publiques de 45 milliards d'euros d'ici à 2013 "pour ramener son déficit public à 3% du PIB dans les limites fixées par l'Union européenne".

Problème : on a pas compris où est le plan massif de privatisation des fonctions non régaliennes de l'Etat, ni comment le gouvernement compte redonner au contribuable de la liberté.

On espère donc qu'il s'agit d'un galop d'essai.

En attendant, et puisque Christine Boutin renonce à sa rémunération de 9500 euros par mois pour un rapport dont on connait déja les conclusions, une autre catégorie de politiciens mérite qu'on se penche sur leur cas : les élus parisiens absenteistes, dont le Monde parlait la semaine dernière. Il est quand meme inadmissible que des élus parisiens cumulards ou pas invoquent des contraintes géographiques ou d'emploi du temps pour justifier leur absence alors que les institutions gouvernementales sont précisemment à Paris. Alors, rejoignez vite le groupe "Sanction financière ou démission des élus Parisiens absentéistes !" sur Facebook !

mercredi 12 mai 2010

Du caractère mortel des pays

La crise financière actuelle qui secoue l'Europe (en fait, la crise de l'endettement public, telle qu'Alternative Libérale l'avait décrite à l'occasion des Elections Européennes 2009) révele un pré-supposé très présent parmi les politiciens et une grande partie des gens. Un pays comme la France, le Royaume Uni, les Etats Unis ou même la Grèce ne peut pas disparaitre, comme ca, pour de vulgaires problèmes budgétaires.

Nous devrions nous souvenir que non seulement les Etats sont mortels ou au moins largement faillibles (Argentine, Somalie, mais aussi, en remontant plus loin, l' Empire Ottoman, la Lotharingie ou Rome, et peut etre bientot la Belgique ?) mais qu'également, des alternatives existent : fédération d'Etats Libres comme le Saint Empire Romain Germanique, Free State, ou états virtuels, comme le montre l'exemple du film qui sort ce mercredi.




Imaginez qu'une fédération de hackers, ou meme le management de Facebook, décide de se coaliser en force politique comme dans le film, ou bien, à la manière des cartels criminels, prenne le controle d'un territoire ? (cette possibilité est évoquée à plusieurs reprises par Jacques Attali). On peut dire que les états traditionnels, surrendettés, ne formant pas une armée de cyber-guerre, seraient confrontés à une concurrence d'un genre nouveau.

En termes opérationnels, les Etats et entités territoriales ne peuvent plus ignorer la toile, et la on se rend compte que certains ont manqué le top départ !
France sur Facebook : 63 255 personnes aiment ça
Geneve sur Facebook : 13 170 personnes aiment ça
Paris sur Facebook : 231 262 personnes aiment ça