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lundi 28 mars 2016

Chômage : quand le PS inverse la responsabilité

Le ministre des Finances, Michel Sapin, invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFMTV, a déclaré la semaine dernière qu'il aimerait que "les entreprises tiennent leurs engagements", alors que le Medef avait promis la création d’un million d’emplois. "


De plus,le premier secrétaire du PS a renvoyé la responsabilité du chômage en France sur les organisations patronales, le MEDEF en tête. Pour Jean-Christophe Cambadélis, la population devrait se plaindre, non pas seulement au gouvernement, mais également au MEDEF. Il a déclaré :  "Je constate quand même qu'on interpelle les politiques, on interpelle le Parti socialiste, on interpelle même parfois les syndicats mais on interpelle jamais le MEDEF". Pour le député de Paris, les 40 milliards d'euros de CICE versés aux entreprises auraient dû permettre de créer des emplois :


C'est quand même un peu fort !


D'une part, c'est le Parti Socialiste qui est élu, pas  le MEDEF. 
Gattaz ne s'est présenté à aucune élection. Hollande, si. Et c'est le président Hollande qui a promis l'inversion de la courbe, pas Gattaz, d'ailleurs en espérant un retournement du cycle économique bien plus qu'une action spécifique des entreprises.  



D'autre part, le MEDEF ne représente pas les entreprises. Le syndicat Mouvement des Entreprises de France, non seulement n'est pas aux 3 millions d'entreprises de France ce que le Ministère de la Fonction Publique et Bercy sont à la fonction publique, mais en plus, même si le MEDEF avait le pouvoir d'imposer quoique ce soit à ses membres, alors ses directives ne porteraient que sur 750.000 entreprises, une boite sur quatre.
Même si le MEDEF avait eu un mandat des 3 millions de chefs d'entreprises en France, comment aurait-il pu ensuite imposer des créations d'emplois ? Les entreprises ne créent pas des emplois. pour faire plaisir aux MEDEF, au gouvernement ou aux salariés, mais parce qu'elles pensent que ca les aidera à faire du profit.



Qui plus est, le CICE n'est pas un cadeau, c'est juste un rabais. Le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi est, d'abord, un crédit d’impôt. Il n'y a pas de don d'argent aux entreprises, il y a un crédit d’impôt, un rabais sur prélèvements. 
D'ailleurs, ce CICE vient après une énorme hausse des prélèvements obligatoires,commencée sous Sarkozy, et accélérée par Hollande. Il conviendrait donc d'arrêter de présenter le CICE comme un cadeau aux entreprises. C'est juste une ristourne sur la facture finale qui, elle, est très élevée.


Le MEDEF  a eu tort de laisser penser, d'une manière ou d'une autre, qu'il y pouvait avoir une quelconque contrepartie à toutes les mesures gouvernementales. Les emplois ne sont pas un but des entreprises, mais un moyen. D'ailleurs, le Parti Socialiste et le gouvernement en savent quelque chose : combien d'emplois ont été crées à la Poste, plus gros bénéficiaire du CICE ?

Et tout ce que demandent les entrepreneurs, c'est la stabilité juridique et fiscale, pas des "aides". L'environnement pro business est un préalable à l’éventuelle création d'emploi, mais certainement pas une condition de type causale.

dimanche 22 novembre 2015

Soutenir un pays, c'est y payer un max d'impôts ?

A l'occasion des attentats qui ont secoué la capitale la semaine dernière, une vague de solidarité sans précédent s'est manifestée à travers le monde. Certains ont twitté leurs condoléances, d'autres ont mis un drapeau bleu blanc rouge en photo de profil Facebook.
Mais, on a également vu resurgir deux débats.
D'une part, pour certains, le fait qu'en "période de guerre" implique qu'il ne soit plus possible de continuer à voter avec ses pieds (c'est l'appel de Marc Simoncini (1) qui voudrait que ses amis entrepreneurs habitent en France plutôt qu'à Londres, Bruxelles ou Genève).

D'autre part, d'autres reprochent aux GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon) de ne pas payer assez d’impôts en France  (2).

Alors, puisque la France est en guerre, les contribuables, à commencer par les net entrepreneurs, devraient-ils se montrer solidaires et désireux de financer Bercy, Brienne, le Quai d'Orsay et Matignon, plutot que Her Majesty's Revenue and Customs ou les équivalents Suisses, Belges ou Luxembourgeois ? 

Reprenons le message de Marc Simoncini : il dit "Nous sommes en guerre. Et le nerf de la guerre, c’est l’argent [...]. La France n’a plus les moyens d’assurer sa sécurité. Les effectifs et les moyens de l’armée ont été drastiquement réduits. La police œuvre avec du matériel antique. La SNCF met 400 millions d’euros pour son budget de sécurité et quand on voit l’attaque avortée dans le Thalys fin août, on se dit qu’il faudrait plus du double! Voilà pourquoi tous les entrepreneurs, qui ont de l’intelligence, des idées, qui créent les richesses, qui sont les forces vives du pays doivent rester et rentrer en France. Il faut impérativement s’unir tous d’abord pour payer des impôts, faire rentrer l’argent nécessaire mais aussi pour peser politiquement, se faire entendre, imposer une meilleure allocation des ressources budgétaires. "

Le message de Simoncini est intéressant, mais très éloigné du réel. Des entrepreneurs qui tentent de peser politiquement, se faire entendre, imposer une meilleure allocation des ressources budgétaires, il y en a, notamment au Parti Libéral Démocrate avec Arnaud Dassier ou chez Nous Citoyens avec Denis Payre. En ce qui concerne le PLD, il compte certes quelques élus locaux, mais il n'est pas encore suffisamment fort pour s'imposer dans le débat public. Quand à Nous Citoyens, rappelez-vous la réaction d'On est pas couchés face à Denis Payre quand il rappelait que lui avait crée 7000 emplois en France.



- Aymeric Caron : "peu importe le nombre d'emplois que vous avez crée, Monsieur Payre".

Voila pour ce qui est de vouloir se faire entendre.

Alors, que des entrepreneurs profitent du fait que la France soit en Europe pour tenter de préserver leurs intérêts, quoi de plus normal ? Rappelons quand même que selon l'article 14 de la DDHC de 1789,  « tous  les citoyens ont le droit de constater par eux-mêmes, ou par leurs représentants la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée ». et que, selon les traités européens, les citoyens se voient garantir la liberté de circulation et d'installation dans les pays membres.
Autrement dit, si après avoir constaté que les représentants de la Nation, qu'ils soient de gauche ou de "droite", ne reflètent pas le point de vue de ceux qui veulent moins d’Impôts et donc moins de dépense publique, pourquoi ne pas signifier son absence de consentement par un départ, tout simplement ? 
Notons qu'il ne s'agit même pas d'une question de patriotisme. Quand des contribuables français déménagent d'une ville à forte taxe d'habitation à une municipalité appliquant des taux plus cléments, quand d'autres investissent dans les DOM-TOM, quand d'autres refusent de voir leur indemnité de frais de représentation de mandats fiscalisée, on voit bien qu'il n'y a pas que les français de Bruxelles ou de Genève qui cherchent à payer moins d’impôts. 

En ce qui concerne l'accusation contre les GAFA, rappelons que l'optimisation fiscale est légale, et elle est pratiquée y compris par ces sociétés du CAC 40 dans lesquelles l'état a des intérêts, comme EDF, Engie ou Renault. Il n'y a rien de criminel à cela, il s'agit de bonne gestion, et les PME auraient tout intérêt à utiliser ces techniques tant que l'on reste dans le domaine du légal, évidemment. 

Il y a trop de dépenses en France. Ne tombons pas dans le piège de communication du gouvernement qui voudrait nous faire surestimer le cout des OPEX. Le surcout de 600 millions d'euros récemment annoncé correspond à un montant epsilonnesque du déficit de 72 milliards prévus pour l'année prochaine. 

Ne tombons pas également dans le piège qui consisterait à croire que nous avons besoin de plus de moyens financiers pour résoudre les problèmes qui se posent à la France, y compris le risque terroriste. La tentative d'attentat du Thalys a été réglée par trois militaires affûtés, pas par des Rafale coûtant quelques milliers d'euros l'heure de vol.
Si on veut lutter contre le terrorisme en France, il faut certes que nous ayons des forces de police correctement équipées, mais nous avons aussi besoin de citoyens alertes et formés aux techniques de défense.

Tous les contribuables ne peuvent pas ou même ne veulent pas partir. Mais difficile de reprocher aux quelques rares contribuables qui le peuvent d'avoir lu, compris et appliqué la Grève, d'Ayn Rand. Après, rien n'est définitif. La France a toujours le choix de dérouler un tapis rouge pour les entrepreneurs, notamment en promouvant une politique de stabilité juridique et fiscale. Ca tombe bien, c'est un corollaire du nécessaire recentrage de l'Etat sur ses seules missions régaliennes (police, justice, armée et diplomatie). En attendant ce recentrage, les GAFA et les net-entrepreneurs sont les porte-paroles des contribuables pris au piège par une classe politique française qui dépense toujours plus, à crédit en plus de la progression constante des recettes fiscales.




lundi 9 mars 2015

RSI : les indépendants manifestent à Paris

jeudi 15 janvier 2015

Stop aux subventions à la presse !

L'affaire de l'assassinat des dessinateurs de Charlie Hebdo ramène sur le devant de la scène un sujet qui a le don d'irriter les contribuables et citoyens que nous sommes tous : le scandale des subventions à la presse (1). Ces aides servent à « garantir la liberté de la presse et à conforter les conditions de son pluralisme ». En effet, Fleur Pellerin, ministre de la culture, avait rapidement évoqué l'idée d'une subvention exceptionnelle à Charlie Hebdo (2).

Le plus drole est de voir ces politiciens, notamment d'extrême gauche, en appeler à l'Etat, c'est à dire à notre argent, pour organiser ce "pluralisme, bien qu'au quotidien, ils luttent contre ce pluralisme, et alors que l'ensemble de la presse française, y compris celle de droite, est prise dans le carcan du cadre mental  et idéologique hérité de 1945.

Qu'est ce qu'un journal ? C'est avant tout une entreprise, c'est à dire une réunion de gens qui, parce qu'un actionnaire a mis de l'argent dans un projet, ont choisi de mettre en commun leurs compétences rédactionnelles pour servir de média, c'est à dire d'intermédiaire entre l'information et les clients. Une entreprise, c'est censé faire un produit et gagner de l'argent grâce à ses clients, ou fermer si le projet n'est pas rentable.
Le blogueur Autueil notait, il y a quelques temps, à quel point le journalisme était entré dans une phase d'obsolescence, notamment parce qu'il avait manqué la nécessaire adaptation de son produit (4). En France, c'est plus que cela. La presse française n'est pas seulement en retard au niveau numérique (avec les notables exceptions de l'Opinion ou surtout de Médiapart), elle est surtout en retard de diversité. En effet, si on admet que la presse devrait refléter la diversité d'opinion, où est le grand quotidien ou l'hebdomadaire conspirationniste (un corpus de thèses peu ou prou partagé par 50% des français (5) ) 
Où est le grand quotidien ou l'hebdomadaire anti européen voire europhobe (une opinion partagée par au moins 20% des électeurs) ?
Il est communément admis de dire qu'un journal n'est pas qu'une entreprise, mais que c'est aussi un des vecteurs de la démocratie et donc à ce titre un projet d'intérêt "général". Si c'est vrai, la France, qui lit très peu de quotidiens par rapport à ses voisins, a donc du souci à se faire.
Si la presse doit refléter le pluralisme, est-il cohérent que l'Humanité, diffusant une idéologie morte en 1989, soit aidé y compris par le biais d'amendements nocturnes et discrétionnaires  (6) ? Le gouvernement ne devrait-il pas, par cohérence, choisir d'aider autant Minute que ses alter ego d'extrême gauche ? 




En réalité, la raison pour laquelle il n'y a absolument pas besoin d'aider la presse réside dans le fait que le pluralisme existe, non pas grâce à l'État et à ses fonctionnaires, mais parce qu'en 1992, dans un laboratoire à Genève, un informaticien anglais a inventé le worldwide web, parce qu'en 1995, un jeune ingénieur californien a crée le premier navigateur grand public, et parce que depuis plus de 15 ou 20 ans maintenant, des entrepreneurs (au sens large de du terme, pas seulement au sens marchand) se saisissent de leur pouvoir de création pour lancer des plateformes d'information (Agoravox, le Huffington Post) ..., des espaces de bloggings (Blogger ...), des réseaux sociaux (Facebook, Twitter), etc.

Durant les événements de la semaine dernière Porte de Vincennes et à Dammartin-en -Goele, les musulmans avaient été invités à se démarquer des terroristes et à condamner leurs actes, alors qu'ils pouvaient éventuellement partager de la gène vis a vis des caricatures de Charlie Hebdo. Les musulmans feraient mieux, plutôt que de qualifier tel ou tel titre d'islamophobe (7), de commencer par demander l'arrêt de toutes les aides à la presse.
De manière plus globale, les français doivent comprendre que le vrai préalable au pluralisme de la presse, c'est la liberté entrepreneuriale, et le démantèlement du système actuel dominé par une AFP partiale (8) et archi subventionnée. Ainsi, une fois la liberté restaurée, on cessera de se demander pourquoi la presse parle des 17 morts de Paris mais pas des 2000 morts du Nigéria (9). 

Cette liberté, c'est celle qui fait que Charlie Hebdo survivra grâce à ses clients (10), et non pas parce que Matignon ou l'Elysée auront décidé de prendre des abonnements et le ministère de la culture fait voter une subvention.



(1) Contrepoints Le montant des aides à la presse révélé 24 décembre 2013
(2) La Tribune Qui soutient Charlie Hebdo ? 9 janvier 2015
(4) Authueil L'obsolescence du journalisme 31 décembre 2014

lundi 13 octobre 2014

Les entreprises ont raison de ne pas avoir confiance en l'Etat

Les propos irresponsables de Ségolène Royal sur l’arrêt de l'écotaxe (1) permettent au moins la confirmation sur le point suivant : les entreprises, même du CAC 40, même impliquées dans le capitalisme de connivence (2), ont raison de ne pas avoir confiance en l'Etat et sa parole toujours susceptible d'être remise en cause. 

En effet, la ministre de l'environnement ne s'est pas contentée de mettre fin à l'écotaxe, adoptée à la quasi unanimité (y compris les socialistes), elle a assorti ses propos de lourdes menaces sur les concessions autoroutières, en promettant de les taxer plus car leurs profits sont trop élevés, et elle a ajouté qu'Ecomouv se verrait opposer une bataille juridique en contentieux.

Est ce que Ségolène Royal a agit pour ne pas avoir affronter une coalition Bonnets Rouges/chauffeurs routiers ? Oui, certainement. 
Mais de quel droit la ministre de l'environnement décide que le gouvernement doit engager des négociations avec des entreprises qui ont acheté des actifs publics il y a quelques années ? Pourquoi la ministre de l'environnement, déjà, ne respecte pas la hiérarchie gouvernementale qui consisterait à laisser Manuel Valls s'exprimer ? Cela éviterait à Sapin d'avoir à rappeler que les contrats de concession des autoroutes privatisées prévoient une hausse du prix des péages en cas de hausse de la fiscalité. 

Ensuite, puisqu'elle était déjà ministre en 1993, il y a plus de 20 ans (!), pourquoi Royal ne nous explique pas pourquoi l'Etat, alors propriétaire des autoroutes, n'a pas supprimé les péages ? 
Sapin et Royal déjà ministres en 1992

Rappelons que ceux ci, crées "à titre temporaire" durant les années 60, devaient servir à financer la construction du réseau, car la France était en retard par rapport à l'Allemagne et à l'Italie. 
En 1990, les péages, qui auraient du disparaître, sont restés, et l'Etat, comme Vinci ou Eiffage aujourd'hui, a encaissé d'énormes profits qui ont servi à construire de nouvelles autoroutes inutiles ou à financer le reste des dépenses de l'Etat. 

D'autre part, Ségolène Royal a affirmé sur France Inter que le chiffre de 1 milliard d'euros à verser à Ecomou, la société opérateur de l'écotaxe, à titre de dédommagement, n'était pas certain. Au contraire, l'Etat traînerait Ecomouv en justice pour démontrer que le concessionnaire avait sa part de responsabilité dans l'échec du système. 

On peut parier à coup sûr que la justice, en effet, trouvera quelque chose à redire. En effet, bien que la commission d'enquête du sénat avait démontré qu'il n'y avait pas d'irrégularité avec le contrat (3), Ecomouv n'avait pas réussi à diffuser de manière large les boîtiers de contrôle qui devaient interagir avec les fameux portiques. 
De toutes façons, l'Etat, qui joue avec l'argent des contribuables, n'a t-il pas le temps pour lui, face à une entreprise qui doit rembourser ses fournisseurs et payer ses salariés ? 

Il n'y a pas un jour, pas une situation qui ne cesse de prouver que les entreprises ont raison de ne pas avoir confiance en l'Etat. Que ce soit des petits entrepreneurs qui livrent des ministères et se retrouvent étranglés par les délais de paiement (l'Etat les réforment pour les autres mais jamais pour lui) ou des grands groupes qui voient les règles du jeu changer en cours de match, tous les acteurs sont touchés. 
Comment voulez vous, dans ce contexte, que la parole de gens comme Sapin ou Royal, soit entendue, et que des dispositifs comme le CICE puissent avoir de l'effet ? 

Ecomouv aurait pu être à ce début de XXIeme siècle ce que les fermiers généraux étaient au grand siècle français. On sait ce que ces derniers sont devenus. Entreprises : l'Etat vous propose un partenariat public privé ? Fuyez, vous n'êtes pas des partenaires égaux !




(1) Ecologie Libérale Ecotaxe : quand Marie-Segolene Royal se moque de nous 13 octobre 2014
(2) Wikilibéral Capitalisme de connivence
(3) L'Opinion Ecomouv’ : ces vérités inavouables 7 novembre 2013

mardi 30 septembre 2014

Délaissez @airfrance pour mettre leurs pilotes irresponsables au chômage !

14 jours de grève !

Après quatorze jours de grève qui auront coûté des centaines de millions d'euros à Air France KLM, le Syndicat National des Pilotes de Ligne, majoritaire chez Air France avec 71 % des voix, a décidé de mettre fin au conflit social.

Pour cela, le gouvernement Valls aura piétiné la liberté d'action du management d'Air France KLM (1) en forçant la compagnie aérienne à abandonner la création de Transavia Europe et l'installation de bases pour cette filiale hors de France et des Pays-Bas.

Nouveau scandale aujourd'hui, si cela est confirmé. D'après le Figaro, les pilotes d'Air France cherchent à se faire payer leurs jours de grève (2) ! Oui, vous avez bien lu ! Après avoir déclenché une grève qui a mis en difficulté leur entreprise, et ce alors qu'Air France KLM, fragile, avait tout fait depuis le début de l'année pour conquérir de nouveaux clients, à commencer par une nouvelle campagne de pub, les pilotes, ces kamikazes égoistes, veulent maintenant jouer sur le coté too big to fail de leur entreprise, qui, de gré ou de force, véhicule l'image du pays. 

Alors, clients du transport aérien, refusez cette nouvelle prise d'otage perpétrée par le SNPL. Boycottez Air France pour mettre leurs pilotes irresponsables au chômage, une fois pour toute ! Ils ne veulent pas piloter pour Transavia ? Voyons comment ils se débrouillent si leur employeur fait vraiment faillite. 
De toutes façons, il n'y a même pas à lancer d'appel au boycott. La perte d'image, les pilotes du SNPL l'ont crée eu mêmes, et Easyjet/Ryanair/Blablacar/SNCF d'une part, ou Emirates/Singapore Airlines d'autre part, se sont bien frottés les mains pendant deux semaines. 

Avec des gens comme le SNPL, pas besoin de menace djihadiste pour couler le pays ! Alors mettons fin aux agissements de ces terroristes ! La faillite pure et simple d'Air France permettra à des structures saines d'opérer, tout comme le déclin de la SNCM ne signifie pas la fin des liaisons Corse-continent, puisque Corsica Ferries travaille !




mardi 22 juillet 2014

Tuez le messager !

Pour Pierre Gattaz, le patron du Medef, "la situation du pays est catastrophique", "proche de la liquidation". L'interview du Figaro a été largement commentée, du Parisien à RTL, en passant par Mediapart. Les réponses les plus épiques et surréalistes sont sans doutes celles de Jean-Claude Mailly, de Force Ouvrière (1), ou inénarrable Christian Eckert (2)  

Mais que répond François Hollande, le Président de la République ? Que Pierre Gattaz a raison ? Que quand on est à presque 100% de dette/PIB, 4% de déficits publics, 0.5% de croissance, 3 millions de chômeurs, on essaye de faire profil bas et on réfléchit à sa politique ? 
Non. Il affirme que Pierre Gattaz doit changer de ton.



Hollande a texto dit à des journalistes "Ce n'est pas la première fois qu'il a ce type de déclarations. Il y a un problème de langage, ce langage-là doit changer."

Déjà, sur la forme, chacun reconnaîtra le "baisse les yeux" caractéristique des gens au profil agressif qu'on peut parfois croiser dans les couloirs du RER ;-) ou à l'Assemblée Nationale (4). De quel droit le Président de la République intime t-il l'ordre à Pierre Gattaz de changer de langage ? Du droit du plus fort ? 





On l'a bien compris. Au sein de l’exécutif en mode panique, l'heure est à l'invective plus qu'au débat de fond.

Ensuite, sur le fond, justement, on se rend compte à quel point le Président Hollande se moque du monde. Partons du principe que le Président de la République, diplômé d'HEC et de l'ENA, certes socialiste donc dogmatique mais néanmoins doté de deux yeux, deux oreilles et un cerveau, sait lire et écouter, notamment les chroniques de sa nouvelle conseillère, Laurence Boone (5). Gageons aussi le fait que François Hollande a entendu les prédictions économiques de son ami Dominique Strauss-Kahn (6). Autrement dit, même si Hollande et ses ministres en charge des affaires économiques, Valls, Montebourg et Eckert, n'ont pas (re)lu Hayek (7), ils ne peuvent pas ne pas savoir que le rôle de l'Etat doit se limiter au fait de mettre en place un environnement économique, fiscal et social favorable aux entrepreneurs, et non pas tenter de diriger l'économie ou même de favoriser la croissance économique.


Toutefois, la prise de parole de François Hollande permet de rappeler que Pierre Gattaz, lui aussi, a un énorme problème : non seulement il a fait une énorme erreur de communication, avec son badge "1 million d'emploi", mais il a aussi et surtout un problème de représentativité. 
En effet, le Medef a beau être une association d'entrepreneurs (plutôt à la tête d'entreprises plus grosses, plus anciennes et moins dynamiques que ceux d'autres organismes patronaux comme la CGPME ou Croissance Plus), il n'est pas aux entreprises ce que le ministère de la fonction publique est aux fonctionnaires; Pierre Gattaz aura beau négocier tous les pactes du monde, le Medef n'a aucun moyen de forcer ou même d'inciter les entreprises à créer un million d'emploi, ou même 10 000. Les emplois ne sont pas un but des entreprises, ce sont des moyens. Le but des entreprises est de faire du profit. Créer des emplois sont un des moyens, parfois, pour parvenir à ce but. Ni Gattaz ni Hollande ne peuvent ignorer cela. 

Autrement dit, Hollande donne à Gattaz l'importance qu'il n'a pas, pour se dédouaner à l'avance de l'échec 100%  prévisible du pacte de responsabilité. Cette stratégie du bouc émissaire, disons le, est un peu cheap. Pourtant, Hollande avait le choix d'une autre stratégie. Il pouvait par exemple choisir d'arrêter le massacre ultra étatiste, plutôt que de continuer à ménager la chèvre et le chou. Mais il est clair que jusqu'à présent, le président Hollande est en droite ligne avec sa campagne électorale de 2012, fondée sur le mensonge et la politique de l'autruche. La seule chose qui "rassure", c'est qu'en 1979, le Royaume Uni était dans un état voisin de celui de la France de 2014. Alors, même si le Président Hollande choisit de tuer le messager Gattaz et de mettre la poussière sous le tapis, certes les problèmes ne disparaîtront pas, mais les solutions non plus. les solutions, on les connait. Elles s’appellent liberté pour les entrepreneurs.



(1) L'Express l'Entreprise Mailly (FO): Gattaz se situe "entre thatchérisme et poujadisme" 21 juillet 2014
(2) Public Sénat Situation économique de la France «catastrophique» ? 21 juillet 2014 

vendredi 14 février 2014

Stupide pacte de responsabilité

Que se passe t-il quand des incompétents en économie prennent le pouvoir ? Ceci :


des parfaits ignorants, qui répètent en boucle les éléments de langage gouvernementaux, faute de réflexion propre fondée sur le réel.

Oui, Pierre Gattaz et sa par ailleurs très critiquable organisation, le MEDEF, a eu raison de dire qu'il ne pouvait pas y avoir de contreparties au pacte de stabilité, car le "patron des patrons"


  • est à la tête d'une organisation qui représente un nombre réduit d'entreprises françaises
  • n'est pas le chef des entrepreneurs, mais l'animateur d'un de leurs mouvements
  • n'a pas le pouvoir de décider, à la place des entrepreneurs, où et pourquoi il faut créer des emplois. 

Que le gouvernement veuille baisser le taux de prélevements obligatoires, c'est bien. Mais il ne saurait être question de pacte.

lundi 3 juin 2013

Appel à la démission immédiate de Silvia Pinel et à la défense du régime d'auto-entrepreneur - CP du Parti Libéral Démocrate

Vendredi, le Premier ministre a annoncé que la limitation du statut d'auto-entrepreneur serait restreinte au seul secteur du bâtiment. La Ministre de l'Artisanat Sylvia Pinel a décidé de passer outre et de déclencher une attaque en règle contre le régime d'auto-entrepreneur dans de nombreux domaines autres secteurs d'activité, au prétexte fallacieux de vouloir protéger la libre concurrence. 

Ces tergiversations sont à la fois dramatiques sur le plan économique et sur le plan social. Elle révèle une fois de plus l'absence de cohésion au sein du gouvernement. Cette confusion a pourtant été durement critiquée par le Président de la République lors de sa dernière intervention. Il ne doit pas tolérer ce type de remise en cause de la ligne gouvernementale qui ridiculise notre pays et porte un mauvais coup à l'élan entrepreneurial des Français. 

C'est la raison pour laquelle le PLD appelle à la démission immédiate de Slvia Pinel, au maintien du régime fiscal et social de l'autoentrepreneur, et à son extension à toutes les entreprises artisanales et TPE françaises.



Parti Libéral Démocrate

mardi 28 mai 2013

Auto-entrepreneur : Pourquoi vouloir détruire ce qui marche si bien ?



Faisons du régime de l'auto-entrepreneur la norme 



Le gouvernement annonçait hier un "choc de simplification". Aujourd'hui, il veut brider le statut d'auto-entrepreneur mis en place par un ministre libéral, Hervé Novelli. Grâce à lui, les Français créent plus de 5 milliards d'euros de richesses par an et rapportent plus de 1 milliard à l'Etat. La création d'entreprises n'a jamais été aussi élevée et 75 % des ressortissants du régime déclarent qu'ils n'auraient jamais créé d'activité sans son existence.


Une fois de plus, le gouvernement revient sur des mesures qui ont fait la preuve de leur succès.
Obliger ces personnes à se radier du régime après un, deux ou trois ans, c'est les inciter à retourner dans l'informel et, bien plus sûrement, à arrêter toute activité pour retourner dans l'assistanat, les minima sociaux, voire fuir un pays qui les rejette.
Le Parti Libéral Démocrate s'oppose vigoureusement à toute remise en cause de ce statut acclamé par les Français, et propose au contraire une de s'en inspirer pour étendre cette réussite aux autres secteurs. Simplifions de manière drastique le régime des indépendants, actuellement opaque et coûteux.
Diminuons les charges des PME et les réglementations qui les concernent, notamment le Code du Travail. Taxes simplifiées, charges limitées, statut réduit au strict minimum, c'est la solution et non pas le problème.