Dans le cadre de la mobilisation de nombreux citoyens contre le projet de Loi Travail, dit loi El Khomri, les syndicats UNEF - UNL - FIDL - CGT - FO - FSU - Solidaires - FGAF appelent les français à manifester ce jeudi 31 mars 2016.
Le préavis concerne les ports (dockers cégétistes qui coulent la France), la presse (subventionnée, contre le gré des contribuables), et les services publics RATP et SNCF,.
l'impact risque d'être sévère, notamment en ce qui concerne les déplacements en Ile de France.
Dans le métro parisien, 3 rames sur 4 sont prévues en moyenne. Sympa, notamment, pour les usagers de la ligne 13 !
Sur la ligne du RER A, la ligne de train la plus surchargée d'Europe, 1 train sur 2 est maintenu.
Sur la ligne B du RER, il y a également 1 train sur 2 programmé. De plus, il y aura des problèmes d'interconnection, un changement de train est impératif à la Gare du Nord afin de poursuivre un trajet en direction du sud ou du nord, d'après les informations communiquées par la régie.
Sur le RER C, seulement 1 train sur 3 est prévu en moyenne. Concernant le RER D, 1 train sur 2 est prévu, et, cherry on the cake. aucun trafic n'est assuré entre Gare de Lyon et Châtelet-Les Halles. Amis usagers du RER D, passez sur le RER A dans la section la plus chargée de la ligne !
Pour le RER E, il faut prévoir 1 train sur 2 en moyenne.
Sur les réseaux Transilien et TER, 1 train sur 2 est prévu en moyenne, mais les lignes J, R et U risquent d'être un peu plus perturbées.
Et évidemment, comme il y aura l'inévitable défilé syndical, de la Place d'Italie à Nation, en passant par la gare d'Austerlitz et Reuilly Diderot, le trafic des bus sera perturbé,, notamment dans le 12eme.
Jeudi 31 mars, manifestation voie public. pour + d'infos ligne de Bus impactées. cliquer ici https://t.co/BAGR13rd9U
Tout ceci tient vraiment de l'imposture la plus totale !
Les syndicats disent lutter pour le travail, et ils s'apprêtent à pourrir la journée des millions d'usagers des transports qui cherchent, justement, à aller travailler.
Mais cette grève amène aussi quelques questions, à commencer par la plus importante : les fonctionnaires doivent-ils avoir le droit de grève ?
En effet, on nous répète souvent que notre pays se caractérise par l'existence d'un filet social censé aider tout le monde, mais aussi et surtout par la disponibilité permanente d'un service public de qualité. C'est le fameux modèle social à la Française, et les célèbres services publics à la Française.
Question : pourquoi les fonctionnaires font-ils grève sur un sujet qui ne les concerne pas ? Le Code du Travail ne s'applique pas à la fonction publique. Sa réforme non plus, donc.
Est-ce que ça ne devrait pas être les 6 millions de chômeurs, qui devraient s'exprimer, et non pas les insiders retranchés que sont les salariés de la fonction publique ?
D'autre part, quand avons nous oublié que le service public est censé être au service du public, mais qu'en revanche, il n'est pas forcé d'être géré par le secteur public, c'est à dire le gouvernement ? Mais dans la réalité, quel levier possèdent les citoyens, usagers et contribuables sur la fonction publique ? Ce levier est nul, nous le voyons bien un jour comme aujourd'hui. Si quelques milliers de fonctionnaires oint choisi de bloquer l'Ile de France, des millions d'usagers, eux, subissent !
Du coup, se repose la question de la mise en concurrence de la RATP sur son marché clef, l'Ile de France. Et qu'on ne nous dise pas que cela n'est pas possible.
D'une part, la concurrence, la RATP connait, mais à l'étranger, à Londres notamment. D'autre part, le seul fait que la SNCF et la RATP se partagent l'exploitation de lignes de RER en Ile de France montre bien que plusieurs entreprises de service ferroviaire oeuvent bien exploiter une même infrastructure.
A long terme, le monopole ne tiendra pas, de toutes façons. Dès 2020, nous dit-on, les voitures autonomes arriveront, ce qui permettra d"individualiser et de flexibiliser au maximum les déplacements urbains. Mais, en attendant, combien de grèves faudra t-il supporter ?
Il ne s'agit pas d'une information type Gorafi ou autre site parodique.
Oui, le parlement vient de voter ceci : Les auteurs d’applications dédiées ou de comptes Twitter qui retweetent les signalements de contrôles RATP ou SNCF auront à tenir compte de la disposition suivante : « le fait de diffuser, par quelque moyen que ce soit et quel qu’en soit le support, tout message de nature à signaler la présence de contrôleurs ou d’agents de sécurité employés ou missionnés par un exploitant de transport public de voyageurs est puni de deux mois d’emprisonnement et de 3 750 € d’amende ».(1) Oui, carrément de la prison pour avoir organisé la surveillance du service public, alors qu'en ce qui concerne les usagers, le fait de prendre le métro expose à la videosurveillance de la RATP, pour ne signaler que ce seul mode de surveillance.
Mais si on ne laisse pas les contrôleurs faire leur travail, comment on lutte contre la fraude, dirons certains ?
Il y a trois types de réponses possibles. La première, c'est le développement de l'appétence à payer de la part des clients, sachant que de toutes façons, le prix du ticket ou celui du Pass Navigo est trop bas, et est très loin de couvrir les besoins de la RATP (2). Il conviendrait donc que les fraudeurs, quelque soient leurs raisons, intègrent en eux le caractère civique de l'achat de tickets. Ce civisme doit s'étendre à la prise de conscience individuelle de la nécessité de ne pas se déplacer quand on a pas d'argent (ou la volonté de payer) pour le faire. C'est à cette seule condition que la fraude disparaîtra.
La deuxième raison, c'est évidemment la privatisation de la RATP, la mise en concurrence des lignes de bus et de métro et le futur développement, non pas des transports en commun, mais des modes de transports publics individuels, comme les voitures en location type Autolib ou les futures voitures et bus sans chauffeurs. Ces modes de transport permettront des trajets individualisés et ne nécessiteront plus d'énormes monopoles publics pour les gérer. A ce titre, regrettons que ce thème de campagne porté par la liste d'Aurélien Véron et Karine Madar (3) aux dernières régionales n'ait pas pris dans le débat public.
De toutes façons, la lutte contre la fraude coûte autant que ce qu'elle rapporte. De plus, elle est parfois menée dans des conditions de totale asymétrie entre les agents et les usagers (4).
La troisième consiste à imaginer des peines alternatives à la prison. S'il existe un consensus en Ile de France pour lutter contre la fraude dans les transports en commun tout comme il a existé un consensus pour lutter contre la prostitution dans certaines villes américaines en exposant les photos des plaques des voitures des clients, pourquoi ne pas essayer le name & shame des fraudeurs ?
Mais puisqu'on parle de contrôles et de prison, pourquoi les députés, toujours majoritairement de gauche à l'Assemblée Nationale, n'ont pas légiféré contre les contrôles au faciès, une promesse du candidat Hollande ?
Puisque les prisons françaises sont déjà surpeuplées, notamment en région parisienne, pourquoi les parlementaires n'ont pas décidé un plan de construction d'établissements pénitenciers ?
Et puisqu'on veut envoyer les délinquants en prison, pourquoi Sylvie Andrieux, députée, n'est toujours pas en prison, bien qu'elle ait détourné 700 000 euros et que la justice l'ait condamnée pour cela ?
C'est parti ! Les élections régionales 2015 n'auront beau se tenir qu'en décembre prochain, entre le Téléthon et la trève des confiseurs, la campagne est déjà lancée.
Et en Ile de France, l'UDI a déjà quasiment abandonné l'idée d'avoir une liste autonome, au profit d'une possible stratégie d'union avec l'UMP.
Logique ! Comment l'UDI peut expliquer à ses électeurs que ce qui a fonctionné aux départementales 2015, les listes d'union UMP-UDI, n'est plus pertinent ?
Toujours est-il qu'on va rire quand les centristes vont nous expliquer les affinités qu'ils se trouvent avec Laurent Wauquiez, Guillaume Peltier & co, et même avec Valérie Pécresse.
Oui, Valérie Pécresse. La versaillaise bien née, qu'on pensait bien pensante (comme Wauquiez, né fils de bonne famille et maintenant qualifié de "bad boy de la droite"). Elle n'a pas hésité, cette apres midi et en partant d'un constat de bon sens (il y a trop d'impayés sur la fraude dans les transports en commun), à faire une proposition choc.
La députée des Yvelines veut obliger les usagers à "prendre des papiers d’identité quand ils prennent les transports".
Bah alors Valérie, c'est ça les idées neuves de la droite, donner plus d'importance à la carte d'identité nationale, dont on ne rappellera jamais assez qu'elle est un héritage de Vichy (1) ?
Vous direz : il faut bien lutter contre la fraude. Mais si on luttait plutot contre la RATP ? Comment ? C'est simple :
en rejetant, comme le propose l'économiste Philippe Herlin, le projet du Grand Paris Express, en bloc (2)
en citant Margaret Thatcher, qui disait "use your own car !"
Alors, Valérie Pécresse, la RATP, on la privatise quand ?
Et si on se démarquait de la gauche française étatiste et dirigiste en regardant ce qui se fait outre Manche (toujours pas de carte nationale d'identité chez nos voisins britanniques) ou outre Rhin (le controle social et l'auto régulation (pas de tourniquets dans le métro à Berlin) ? La Transport For London ,Authority et la Berliner Verkehrsbetriebe n'ont pas plus de difficultés que la Régie Autonome des Transports Parisiens.
Quand aux Conservatives ou les membres du Christlich Demokratische Union, ils ne donnent pas forcément l'impression d'être laxistes. Seule différence : l'inexistence de contrôles au faciès permet de couper court aux théories de harcelement des minorités.
Quelle Ile de France valérie Pécresse veut-elle ? Une région socialiste de droite, ou une région libre ?
Au nom de la laïcité, la RATP a décidé de retirer la mention "pour les chrétiens d'Orient" sur les affiches annonçant le prochain concert des "Prêtres", et dont les bénéfices devaient être versés à une association qui leur vient en aide.
Concert pour les chrétiens d'Orient: la RATP a-t-elle eu raison de censurer l'affiche dans le métro parisien ?Vous pouvez voter sur le site de RMC BFM.
Au delà de la polémique sur les chrétiens d'Orient, il serait du coup bon que la RATP nous précise ce qu'elle est : un espace privé dans lequel s'applique son règlement privé, fondé sur une vision stricte de la laïcité (laicarde, on pourrait dire), ou bien un espace public qu'elle met à la disposition de clients, qu'ils soient annonceurs ou voyageurs ?
On pourrait admettre une RATP qui fonde ses valeurs sur le programme des franc-maçons, après tout, toutes les entreprises ont une culture et des valeurs, au delà de leur but, faire de l'argent, mais alors, pourquoi le règlement interne du métro parisien actuellement en vigueur s'appuie t-il sur le décret édicté le 22 mars 1942 ?
Oui, vous avez bien lu. L'entreprise qui entend faire de la morale en plus de transporter des voyageurs (enfin, tant qu'un conducteur de la ligne A du RER n'est pas en grève ...) est aussi une administration qui n'a jamais renié les principes Vichystes qui président à certaines de ses actions.
La paille et la poutre ?
Difficile de dire comment la RATP décide qu'une affiche publicitaire est compatible ou pas avec ses propres règles (cf l'affaire Gleeden), mais ce qui est en revanche certain, c'est qu'il est vraiment temps de dépoussiérer le mode de fonctionnement de la Régie "Autonome" des Transports Parisiens.
Enfin, rassurez-vous, pendant que la RATP, en France, regarde vers le passé, à l'étranger, elle est pragmatique, et s'accommode bien des valeurs libérales,à Londres , là où des compagnies privées font rouler de bus, en concurrence, sans CGT, sans comité de censure et en diffusant des pubs diverses et variées, parfois christianophobes, parfois christianophiles.
Ça fait plusieurs jours que le nord de la France est touché par un pic de pollution impliquant des particules PM 10 (1).
Pollution atmosphérique à Paris, le 18 mars 2015 Source : AFP
Et dans ces conditions, il est recommandé, que les jeunes enfants, les personnes âgées et les malades évitent les activités physiques, en plein air ou en intérieur, les particules affectant particulièrement les systèmes respiratoire et cardio-vasculaire.
Cette recommandation d'éviter les efforts physiques, pour tous mais plus particulièrement pour les personnes les plus fragiles sus-mentionnés, n'a pas empêché la mairie de Paris de mettre ainsi en place la gratuité d’une heure d’Autolib’ mais surtout du ticket 1 jour Vélib (2)’ accompagné des 30 premières minutes offertes par trajet. Passons ! Ceux qui se sentent mal sur leurs Vélib pourront toujours tenter une Autolib pour le trajet retour !
Dans ce contexte de pollution atmosphérique, un certain nombre de mesures sont normalement prévues : il s'agit, d'une part, de l'abaissement des limitations maximales de vitesse de circulation sur les routes franciliennes, et, d'autre part, de la circulation alternée. Le but est de réduire les émissions de polluants par les véhicules, à la fois par véhicule circulant et par réduction du nombre de véhicule en circulation. La mesure de circulation alternée, on connait déjà, une avait eu lieu le 1er octobre 1997 pour lutter contre un pic de pollution au dioxyde d'azote, et une autre, le 17 mars 2014 (3) pour lutter contre un pic de pollution aux particules fines. Pas de chance, c'est toujours sur la gauche que ça tombe !
Cette fois-ci, étant donné que nous sommes dans le même contexte qu'en mars 2014, la ville de Paris a demandé à l'Etat de mettre en place la circulation alternée (4), puisqu'il ne peut s'agit que d'une décision préfectorale. Quelle erreur ! Anne Hidalgo, la maire de Paris, a provoqué un drame au sommet de l'Etat !
Déjà, ne cherchez surtout pas à savoir quel texte peut bien régir cette situation de circulation alternée : la préfecture de police de Paris est aux abonnés absents sur le sujet. En revanche, pour "lutter contre le terrorisme", ça va, elle est bien présente !
Circulation alternée : mode d'emploi - La préfecture de Police ? Erreur 401 !
En réponse à la demande de la maire de Paris, le gouvernement a dit non à cette demande de circulation alternée, malgré la dégradation de la situation, et bien que nous soyons exactement dans la même situation qu'en mars 2014.
Mieux, Ségolène Royal fait de l'explication de texte directement, sur twitter, dans une réponse aussi ininformée que démagogique : la ministre de l'environnement ne sait-elle donc pas que les parisiens circulent déjà en métro (moins d'un parisien sur deux a une voiture), métro qui, au passage, est aussi pollué que l'air ambiant à proximité immédiate du périf (6) ?
Imposer du jour au lendemain à la banlieue la circulation alternée ne serait pas respectueux ... ce gouvernement touche vraiment le fond.
Est-ce que, quand le RER A se met en grève subitement et prive juste quelques centaines de milliers de travailleurs de moyen de transport, les mettant en retard, les faisant rater des examens, les poussant à s'entasser comme des sardines dans les lignes de substitution, est ce que Ségolène Royal vient parler de respect ?
Quand le gouvernement prend des lois rétroactives, notamment au niveau fiscal, est ce que Ségolène Royal vient parler de respect ?
Quand le gouvernement déjuge des lois votées à l'unanimité comme celles sur Ecomouv' et force ce pauvre bougre de con-tribuable à payer la note de plusieurs centaines de millions d'euros, est ce que Ségolène Royal vient parler de respect ?
L'explication, c'est le quotidien l'Opinion qui la fournit (7) : à quatre jours du premier tour des élections départementales, le dispositif de circulation alternée mettrait en colère les milliers de banlieusards qui viennent chaque jour travailler dans la capitale. C'est impensable pour un Parti Socialiste menacé par une gifle électorale historique.
Voila où nous en sommes. La majorité socialiste (alliée, théoriquement, aux écologistes d'EELV) est tellement paniquée qu'elle est prête à sacrifier ses propres principes d'action au profit de minables tactiques de court terme, et ce au détriment de la santé publique.
Dans ce contexte, comment l'Essonne ou la Seine Saint Denis peuvent-elles rester socialistes dimanche ? Parce que, il ne faut pas que la banlieue s'y trompe. Les parisiens ne votent pas dimanche (8), donc c'est tant pis pour eux. Mais les électeurs des communes d'Ile de France n'ont évidemment aucune raison pour faire confiance à des gens qui seraient prêts à déclarer quelque chose en conseil départemental et tout autre chose en tant que ministre. Il est d'ailleurs très significatif que l'on n'ait pas entendu Valls sur le sujet. En tant que conseiller municipal d'Evry (tiens, un cumul mandat local - fonction ministérielle !), le premier ministre doit bien avoir un avis sur la question de la pollution atmosphérique en Ile de France, non ?
Ségolène Royal a commencé sa carrière au début des années 80, et a été ministre au début des années 90. A l'époque, malgré le sang contaminé, malgré le Rainbow Warrior, les citoyens avaient peu de moyens de contester les décisions politiques . Aujourd'hui, les class actions existent en France. Après celle du RER A (9), celle de l'absence de décision en faveur de la circulation alternée ?
Il émane non pas de Ian Brossat (communiste) ou de Didier le Reste (CGT), tous deux élus parisiens sur les listes d'Anne Hidalgo, mais d'un des responsables du courant UMP "la Droite Forte" (Vous savez, les vrais types de "droite" genre Guillaume Peltier, qui proposent de mettre fin à la "gabegie socialiste et aux hausses d’impôts locaux".)
Bien sûr, que le tram, c'est sympa. Le bus intra muros, par beau temps et avec un bon bouquin, aussi, c'est sympa. Simplement, ce que nos charmants amis de la Droite Forte du XVIIeme ont oublié, c'est que le projet du bouclage du tramway autour de la capitale, porté par Anne Hidalgo, n'est pas un projet économiquement intelligent, au vu de la situation des finances parisiennes.
D'abord, il y a le coût direct.
Prenons les 12,4 km du tram T3, entre le Pont du Garigliano, dans le XVeme, et la Porte de Vincennes, dans le XIIeme : le coût de l'infrastructure, évalué initialement à 615 millions d'euros, atteint 651,9 millions d'euros lors de la signature de la convention de financement le jeudi 16 avril 2009, soit 433,6 millions d'euros pour la Ville de Paris et 218,3 millions d'euros pour la région Île-de-France. S'ajoutent à ces chiffres 149 millions d'euros pour les travaux d'aménagement urbain financés par la Ville de Paris, et 86,1 millions d'euros pour le matériel roulant (Source Wikipedia).
En 2010, les magistrats de la Cour des Comptes ont dénoncé le coût du tram T3 (source le Monde) qui coûte donc 54 millions d'euros le kilomètre d'infrastructure (contre 20 à 30 millions d'euros en moyenne).
Ensuite, il y a le coût d'opportunité. Il y a ce qui se voit, et ce qui ne se voit pas. Ce qui se voit, c'est un moyen de transport agréable, à l'air libre, et qui permettrait, si les plans de Hidalgo sont menés à terme, de faire le tour de Paris. Et ce qui ne se voit pas, c'est que des centaines de millions d'euros consacrés au tram, ce sont autant de centaines de millions d'euros qui ne seront pas consacrés à l'amélioration de la ligne 13, à la prolongation de la ligne 14 ou à l'accélération des travaux du RER E. Apparemment, Geoffroy Boulard, en manifestant sa joie à l'idée qu'Anne Hidalgo dépense joyeusement notre argent, réagit en élu local du XVIIeme. C'est compréhensible. Mais dans ce cas, pourquoi ne pas voir un peu plus loin que le bout du nez des habitants de la porte Maillot, et voir que l'une des priorités absolues du système de transports publics de la région parisienne, c'est d'apporter des réponses aux habitants du Nord Est de la petite couronne, en plein développement ? La Fourche se trouve aussi dans le XVIIeme !
Enfin, il y a le symbole politique. Apparemment, trois semaines après la victoire d'Hidalgo, la droite parisienne n'a toujours pas compris pourquoi elle a perdu ? Certes, le XVIIeme est dans une situation particulière, puisque les listes d'union UMP-UDI ont gagné au 1er tour, malgré les scandales des HLM (1). Mais de manière plus générale, et Aurélien Véron, Charles Beigbeider ou Serge Federbusch l'ont bien analysé, la droite a perdu parce que les parisiens ne sont pas idiots : s'ils veulent de la dépense publique, ils préféreront toujours l'original PS à la copie UMP de socialisme de droite. Qu'est ce que c'est que cette "Droite Forte" qui applaudit les projets d'une retraitée dépensière au lieu de proposer des solutions alternatives de transport ?
Question : Geoffroy Boulard a t-il des impôts locaux à payer ?? Et si oui, comment peut-il approuver des projets de transport qui non seulement coûtent trop chers, mais en plus ne vont pas plus vite que les bus qu'ils remplacent (2) ?
Le GPSR est composé d'individus hommes et femmes recrutés sous le statut d'agent RATP, assermentés et détenteurs de l’autorisation du port d’arme de 4e et de 6e catégories. Ils sont donc dotés de larges pouvoirs très certainement justifiés par le niveau d'incivilité et d'insécurité qui règne sur le réseau de la RATP. Leur travail mérite donc d'être souligné.
En revanche, comme tout pouvoir, faut-il que celui du GPSR et des conducteurs de bus soit hors de contrôle, sans limites ?
Un lecteur de ce blog rapporte avoir été témoin d'une scène pouvant être assimilé à un abus de pouvoir de la part d'un chauffeur de bus, envers un passager ayant proféré une insulte vexante mais néanmoins non violente. Le chauffeur de bus aurait répliqué en lançant par appel radio une véritable chasse à l'homme envers ce passager, descendu du bus, par les agents du GPSR, pour protester contre l'insulte, tandis qu'il aurait répondu aux autres passagers mécontents de l'arrêt inopiné : "oui, je vous prends en otage, oui, je suis un terroriste". Il fallait manifestement prendre cette phrase avec humour puisque semble t-il que le chauffeur du bus était arabe.
Que faut-il penser de cette histoire ? Déjà, que le bus, un transport en commun, doit forcément reposer sur la courtoisie partagée, sinon le système ne peut pas fonctionner. Or, cette nécessaire courtoisie nécessite que les deux parties, les passagers comme les personnels de la RATP, en fassent preuve.
D'autre part, il est dommage que les conducteurs de bus imitent les policiers qui usent et abusent de l'outrage à agent pour clore le débat et faire comprendre au citoyen qui est le plus fort.
Cet abus, ce sont nous, les citoyens, qui l'avons rendu possible, en laissant se développer cette milice, parce que la majorité d'entre nous avons peur dans le métro. Conclusion, tout comme les dérives de la police de Valls prennent pour appui la demande des citoyens pour toujours plus de sécurité, à tout prix, le GPSR n'est plus challengé par une quelconque opposition.
N'oublions pas que les lois qui ont rendu possible l'arrestation et la détention de Nicolas Bernard-Busse sont des lois votées par la gauche et par la droite pour répondre à la demande des citoyens en terme de sécurité. Ne laissons pas les bavures policières et para policières devenir les œufs cassés de l'omelette sécuritaire, car, ces œufs, ce pourrait être n'importe qui. La police, le GPSR ou tout autre autorité, devrait se donner pour principe d'agir avec proportionnalité, et de voir leur action potentiellement remise en cause par les citoyens devant un tribunal. A défaut et puisque la parole policière pèse plus que celle des gens, surveillons la police, par exemple avec Copwatch !
Il parait que cette taxe sert à lutter contre le sida, le paludisme et la tuberculose, et que 85 % de l'effort financier de développement français seront dirigés vers les pays de l'Afrique subsaharienne et les pays voisins du sud et de l'est de la Méditerranée.
Oui, vous ne rêvez pas ! Au cœur de l'été, alors que les français tentent d'oublier la crise économique en profitant du soleil, le gouvernement rajoute une couche d’impôts et de taxes, pour un objectif en plus complètement fallacieux.
La taxe de solidarité sur les billets d'avion est idiote pour les raisons suivantes :
du point de vue strictement nationaliste français, il est stupide de vouloir développer l'Afrique, qui, demain, sera une nouvelle Asie (1). Le Maghreb est déjà une destination d'investissements d'entreprises. Est-ce que les Le Pen, Dupont-Aignan, Mélenchon et autres Montebourg des années 2030-2050 tiendront envers l'Afrique le même discours que celui actuellement tenu contre l'Asie, un "concurrent déloyal" ?
l'argent public qui est investi en Afrique, dans le métro du Caire par exemple, est de l'argent public qui n'est pas investi pour la ligne 13 du métro Parisien (2), pour le RER C à Brétigny ou pour l'eau courante des Roms de l'Essonne (qu'un maire PS, Régis Roy-Chevalier, (3) n'hésite pas à couper, sans que cela n’émeuve les médias)
le développement n'a pas besoin de taxes, il a besoin d'entreprises dynamiques, en France comme ailleurs. C'est le libéralisme économique et le droit de propriété qui ont contribué à développer le monde, pas des taxes sur les billets d'avions.
pendant qu'on collecte et dépense 200 millions d'euros grâce à cette taxe Chirac, on hésite pas à mettre autant (4) dans des guerres à la légalité douteuse (5) et qui font des morts dont personne ne parle, parmi les forces armées françaises (6) tout en générant des dettes auprès des partenaires que l'on prétend "aider" (7).
les africains ne veulent pas d'aide au développement, ils veulent de la liberté de commercer et la fin du protectionnisme Européen.
Si vraiment monsieur Ayrault veut aider l'Afrique, qu'il stoppe l'aide au développement, qu'il supprime la PAC et laisse chaque agriculteur, d'ici ou d'ailleurs, se battre à armes égales sur le marché, c'est à
dire à ses vrais coûts de production, seul le niveau de qualité, de pertinence et de disponibilité faisant la différence.
Franchement, étant donné que Ayrault et Hollande ont été élus par les français et non pas par les Africains, n'ont-ils pas autre chose de mieux à faire que des taxes supplémentaires en France ? Et si l'aide au développement les intéressent vraiment, qu'ils lisent l'Aide fatale de Dambisa Moyo, ou le blog Libre Afrique (8).
Certes, il y a des facteurs techniques comme le fait de réunir deux lignes à la Fourche qui font que la ligne 13 sera toujours saturée.
Mais on sait aussi que si on prolongeait la ligne 14 de Saint Lazare à Saint Ouen comme le STIF l'a proposé le 14 avril dernier (lire le Parisien), ca aiderait pas mal les habitants du Nord Ouest parisien.
Il y a aussi les impôts ! Et forcément, quand on nous dit que c'est la crise, qu'il faut augmenter les impots locaux et nationaux, on se dit "si au moins ca finance les services et travaux prioritaires comme la ligne 13, alors, pourquoi pas ?".
Simplement, à quoi servent réellement nos impôts ?
à éponger 3 milliards d'euros de dette de la Cote d'Ivoire vis a vis de la France (le 26 juillet dernier), et ce alors que la Cote d'Ivoire n'est plus un pays pauvre mais un pays émergeant ?
Laurent Fabius arrive au Caire avec une subvention non remboursable d’une valeur de 300 M€
Ne trouvez-vous pas étrange et choquant qu'en pleine crise budgétaire, le ministre des affaires étrangères se permette de dépenser 85 000 euros pour accrocher des tableaux appartenant à un musée dans son ministère (cf l'Express ou Big Browser le Monde), puis distribue notre argent, celui des contribuables, pour la construction d'un métro à l'étranger ?
Le trafic des RER et des trains de banlieue est très perturbé ce lundi matin dans le nord de l'Ile-de-France, notamment en raison d'un «arrêt de travail inopiné d'une certaine catégorie de personnel sur la ligne B du RER», annonce Transilien sur son site. Source : le Parisien
L’Inspection générale des finances (IGF) dénonce les effectifs pléthoriques d’une myriade d’agences de l’Etat à l’efficacité douteuse et leur coût, 50 milliards d’euros chaque année, nous dit Libération
François Hollande n'a pas convaincu sur le chômage. Selon les résultats d'un sondage Tilder-LCI-OpinionWay, près de 8 Français sur 10 ne pensent pas que le président réussira à diminuer le chômage d'ici un an, alors qu'il s'y est engagé dimanche 9 septembre sur TF1.
Manuel Valls a choisi Saint-Ouen, commune de Seine-Saint-Denis touchée par les trafics de drogue, pour lancer officiellement mardi la première zone de sécurité prioritaire (ZSP), promesse de campagne du candidat Hollande, d'après le Nouvel Obs qui a oublié de dire trois choses : d'une part, plus il y a de prohibition et de trafic de drogue, plus il y a de délinquance, d'autre part, puisqu'il y a des soirées coke dans les ambassades, peut-être qu'on pourrait tester les ZSP dans le VIIeme arr et, qu'enfin, Valls fait du Hortefeux puisque l'ancien ministre de l'intérieur avait lui aussi promis «une action massive à Saint-Ouen» (dixit Libération) le 30 septembre 2009, avec la même inefficacité que Valls rencontrera à coup sûr.
Ne mentionnons même pas le fait qu'Hollande va taxer tout ce qui bouge : retraités, buveurs de bière, automobilistes en diesel, simples salariés qui paient de la CSG, pollueurs, grandes fortunes et hauts revenus, tout le monde va y passer, sauf les députés qui ont toujours leur indemnité pour frais de mandat (IRFM) détaxée (puisque ces députés, même et surtout socialistes, n'ont pas voté l'amendement proposé par Charles de Courson)
Bref, comment les français peuvent continuer à supporter ce pouvoir inefficace et inutile ? Parce qu'ils pensent que la droite, c'est pareil ? Ils n'ont pas forcément tort. Mais alors, qu'ils lisent Libres !, pour comprendre qu'il existe une autre stratégie que le dirigisme gesticulatoire de gauche ou le dirigisme gesticulatoire de droite !
Des bus et des trains privatisés, la RATP et la SNCF en font rouler à travers le monde entier. Des entreprises ou des ONG à la place d'agences publiques couteuses, c'est possible. Lutter contre le chômage, d'autres l'ont fait. Envisager une alternative à la guerre (perdue d'avance) contre la drogue), on peut le faire !
Certaines phrases peuvent faire réagir, comme "La mixité sociale est importante, il faut brasser la population, car cela favorise le vivre ensemble".
Déjà, posons comme préalable que la justice sociale, un concept cher à nos (néanmoins) amis du Modem, n'existe pas. Si déjà nous avions l'égalité de tous devant la Loi, ça serait une excellente chose. Mais la justice sociale ? On nait tous différents, plus ou moins beaux, plus ou moins riches, plus ou moins intelligents, plus ou moins dotés. A moins de tomber dans des régimes d'une nature autrement différentes que la pourtant déjà ultra étatique France de 2012, on ne voit pas comment une politique volontariste pourra éliminer les inégalités entre individus. Pire, les pays qui ont essayé, de Sparte à l'URSS, ont tous failli. Il faut croire que l'égalité devant l'éducation ou l'égalité d'accès au logement n'est pas si souhaitable. Ou alors, on aurait du mal à comprendre pourquoi plus de gens fuient de Cuba (URSS/Corée du Nord) vers les Etats Unis (RFA/Corée du Sud) que l'inverse.
Ensuite, la mixité sociale. Disons le clairement, personne n'en veut : ni les pauvres, qui, quand ils habitaient des HLM dans les années 70, ont, dès qu'ils en ont eu les moyens, déserté pour des petites maisons individuelles de quartiers homogènes socialement, (justement, c'est la cause de la ghétoisation des cités HLM de banlieue depuis les années 80), ni les classes moyennes parisiennes du XVIIIeme arr, qui, elles, bien qu'elles "votent à gauche" (et se disent progressistes) font tout pour maintenir des ghettos scolaires (faudrait pas que des jeunes et pauvres arabes ou noirs viennent perturber la scolarité de leurs têtes blondes), ni les socialistes bobos des arrondissements I à XIeme, qui du haut de leurs immeubles à 7000 €/m² et plus, dissertent sur la sociologie du 93, ni, bien sûr, les Neuilléens, qui eux poussent le raffinement jusqu'à, au sein de la même grande bourgeoisie, distinguer entre né à Neuilly et né ailleurs, n'est ce pas David Martinon ? etc etc.
Les gens ne veulent PAS vivre ensemble, même l'Hérétique est d'accord pour dire que quand les boites du CAC 40 s'implantent dans le 93, ça marche moyen ... (lire Mixité sociale l'hypocrisie - L'hérétique).
Maintenant qu'on a dit ça, regardons un peu cette mesure de pourcentage de HLM par communes.
Vu que, et c'est logique, les prix soient plus elevés au centre de Paris qu'en lointaine périphérie, ce qui est extraordinaire c'est qu'on puisse habiter à 10 mn de Paris, (exemple Saint Denis) et payer un loyer en dehors du marché.
prix des logements par m²
C'est bien tout le paradoxe : la France est un pays quasi vide, l'Ile de France aussi, dès qu'on sort de la petite couronne, (exemple la Seine et Marne) mais on fait comme si tout le monde pouvait vivre avec une vue sur la Tour Eiffel.
Chez les libéraux, on a plusieurs idées. Alternative Libérale a beaucoup réfléchi au sujet du logement
- favoriser la construction : rendre les terrains constructibles par défaut (et donc ne pas donner aux maires le droit d'accorder ces permis, qui appartiendront aux propriétaires de terrain, tout simplement)
- favoriser la construction : ne plus rendre obligatoire les normes HQE et BBC qui renchérissent le cout du BTP. Les clients doivent pouvoir avoir le choix
- aider les propriétaires à se décider : ne plus accorder de protection au locataire, comme la trêve hivernale. Un certain nombre de propriétaires ne louent pas car ils ont peur de ne pas pouvoir récupérer leur bien
- redonner le choix aux locataires : payer les salariés au salaire complet : chacun touche son brut, charges sociales patronales et salariales inclus, libre au salarié de faire un chèque à la Sécu (ou à Axa), de placer en bourse ou de se faire plaisir tout de suite, ou de pouvoir se payer les choses utiles pour lesquelles il n'a actuellement pas assez d'argent.
- favoriser la mobilité : faire rouler les métros, trains et RER H24, comme à Berlin ou à New York, pour que la banlieue soit mieux connectée.
- favoriser la mobilité : faciliter la création de lignes de bus en supprimant le privilège donné au STIF (RATP, SNCF) de décider de la création de lignes. Chaque entrepreneur privé devrait pouvoir être libre de créer une ligne de bus, s'il identifie un marché, sans demander à son concurrent monopolistique la permission
Et évidemment : privatisation du parc HLM, suppression de tous les avantages fiscaux comme Robien ou Sellier, bref que l'Etat cesse de tenir les gens par la main.
Enfin, une dernière remarque. On insiste sur le fait qu'à Neuilly, il n'y a pas assez de HLM tandis qu'à Malakoff, il y en a beaucoup. Mais imaginez juste une minute que Paris s’étende, comme elle l'a fait en 1860 (intégration de Charonne, Bercy, Passy, Batignolles, Montmartre etc) et englobe les communes de la zone 2 du métro, qui deviendraient de nouveaux arrondissements. Automatiquement, Paris passerait au dessus du seuil des 20% de la loi SRU, et Neuilly, devenue un arrondissement Parisien, serait toujours Neuilly, et Malakoff toujours Malakoff, tout comme le XIXeme n'est pas le VIIeme. Conclusion : le découpage de l'Ile de France en plus de 2000 communes (!) rend ces histoires de quotas peu pertinentes. Jusqu'où voulons nous aller ? A un quota de HLM par rues ? Par immeubles ?
Décidemment, on peut dire que le Grand Paris et ses perspectives triomphantes se heurteront à la réalité prosaique d'une offre transport défaillante.
Entre les fermetures intempestives de tunnels routiers sous la Défense et les avaries de matériel du RER, on peut dire que les franciliens n'ont pas de chance.
Pas de chance uniquement ? Non, bien sûr. Il est clair que le mélange pression démographique/gestion centralisée/déconnection du marché n'aide pas.
L'Ile de France est toujours "attractive", il y a de plus en plus d'habitants. Ils utilisent donc de plus en plus d'infrastructure; Tout ceci a un cout, et ça n'est certainement pas en exécutant des plans type "Pass Navigo Unique" que le STIF va récolter plus d'argent.
De plus, même si la ligne A a progresssé en améliorant son coefficient d'exploitation (trains à étage, fréquences rapprochées, etc), il est clair que la Région manque singulièrement d'imagination. Puisque l'essentiel du trafic, aux heures de pointes, concerne le tronçon la Défense -Etoile - Auber - Chatelet - Gare de Lyon, comment se fait-il que :
un pont routier doublant le Pont de Neuilly ne soit pas projeté à hauteur du boulevard d'Argenson, débouchant à Courbevoie sur le quai Paul Doumer au niveau de la rue Focatier ?
l'information trafic RER ne soit pas généralisée dans l'ensemble des tours de la Défense ?
le RER C n'ait pas une branche en direction de la Défense, en empruntant la branche Champ de Mars - Foch et en bifurquant à Pont Cardinet ?
le prolongement de la ligne E vers la Défense ne soit manifestement pas perçu comme une urgence absolue ?
Des trains de la ligne A ne soient pas spécifiquement affectés, aux heures de pointe, au tronçon la Défense-Gare de Lyon ?
le prix du transport varie en fonction de l'heure, afin de réguler le trafic par les prix
Gérer une ligne telle que la ligne A, ça n'est pas facile, surtout dans le contexte où, par définition, aux heures de pointe, une infrastructure de transport doit fonctionner au delà de sa capacité théorique maximum pour compenser les heures creuses (voir la dette publique plombe le RER, un post du 21 janvier 2011). Mais ce qui est certain, c'est que pendant que la région, au mépris du respect du contribuable et de la loi, fait la promotion de la soit disante géniale action de Jean-Paul Huchon, les voyageurs, eux, souffrent de ce statu quo dans lequel la fluidité du dialogue social et le politiquement correct sont la priorité. Les clients de la RATP doivent exiger une opération vérité sur les couts (qu'ils doivent assumer, puisque la ligne A a aussi besoin d'investissement en matériel) et une refonte du type de (non) relation que la RATP entretient avec ses clients.
NB : on attend de voir la CGT, FO et Sud expliquer que la ligne A, 100% publique, est victime de "l'ultra libéralisme ambiant".
En ce jour de grève, la start up du jour, c'est plutôt Check My Métro - le concours du plan du métro http://www.checkmymap.fr/le-concours . La RATP, pas très partageuse, interdit à cette appli iphone/ipad d'utiliser le traditionnel plan du métro Parisien. Check My Métro joue la carte 2.0 et propose aux dessinateurs de soumettre leur projet. Bien vu, Check My Metro !
Sinon, en patientant sur le quai, regardez cette vidéo, tournée un jour de trafic normal.
Vous n'y êtes pas du tout ! La RATP, ce sont des capitalistes, des vrais !
Si on lit la presse française, qu'apprend-on ? Rixe entre des agents de la RATP et des jeunes à Asnières: 5 blessés (source TF1), Ligne 4 Porte de Clignancourt Porte d’Orléans perturbée (source Acturank), alors qu'en fait la RATP devient gestionnaire des trams de Manchester (source Financial Times) , fait rouler des trains rapides en Afrique du Sud (source Bloomberg), ou cherche à privatiser en Irlande (source The Irish Independent).
Et pourquoi ils se développent à travers le monde, un peu comme leurs confrères d'EDF ou de France Telecom, ce qui ne se fait pas sans casse ni échecs, d'ailleurs ?
Tout simplement parce qu'il faut bien essayer d'aller chercher de la croissance et de la rentabilité potentielle la où elles sont suceptibles d'émerger, histoire, puisque la flexibilité de la structure de couts de ces mastodontes publics est nulle, d'essayer d'allouer ces couts fixes et charges futures (retraites ...) sur plus de revenus. Des paris nécessaires mais risqués.
Le RER et le métro, c'est bien pratique quand ca marche. Or, les usagers des lignes A, C, 1, 6, en fait les usagers des lignes A à E et 1 à 13 (vive la 14 automatisée !) sont bien placés pour savoir que justement, leur ligne ne marche pas toujours. Qui n'a entendu parler de "régulation de trafic", "incident voyageur", "paquet suspect", "mouvement (anti)-social" ?
A croire que la RATP veut donner raison à Margaret Thatcher, qui conseillait de prendre ... sa voiture !
Dans ce contexte, et alors que chaque minute compte, une info pertinente sur le trafic, ça semble utile.
O, l'excellent blog H16 Hashtable attire l'attention sur les pratiques du service public RATP. Vous connaissez l'appli I-phone Check my Metro , à télécharger de toute urgence ? Le développeur, apparemment, subit la pression de la RATP, qui préfère vendre sa propre appli plutôt que de voir de la concurrence gratuite.
Il faudrait que Bertrand Delanoé discute avec ses amis de la RATP, parce que les Parisiens avaient cru comprendre que l'open data était la nouvelle priorité de la ville ?
Déjà, il était temps que la SNCF réagisse. Il faut dire que tant du point de vue faits divers, qu'incidents, le RER fait toujours l'actualité.
Jugez plutot :
- 1er Janvier Le RER B est perturbé samedi par un arrêt de travail à la SNCF (source : JDD) - 5 Janvier Train en panne à Bretigny (source : "Galère dans le RER C") - 13 Janvier Hier matin un incident de signalisation a fortement perturbé le RER A (source : le Parisien) - 19 Janvier Panne sur le RER B : trafic en partie interrompu (Source le Parisien) Ensuite, on ne sait plus très bien où on en est, question chiffres. Alors que des millions s'ajoutent aux millions, les voyageurs ne voient rien venir.
- 28 Mai 2008 (deux mille HUIT) : Jean-Paul Huchon, président du Conseil Régional Ile de France, veut mobiliser 17 milliards pour les transports.
- 28 Décembre Qui va payer pour les projets de métro automatique autour de la capitale ? Selon les dernières dispositions budgétaires adoptées par le Parlement, la région Ile-de-France et le Stif, présidés par Jean-Paul Huchon (PS), devraient bénéficier à partir de 2013 de 200 M€ annuels supplémentaires pour financer leurs projets de transport - 6 Janvier : 3 milliards pour la modernisation des transports - 20 Janvier : Le Syndicat des transports d'Ile-de-France a contracté le 20 janvier 2011 un emprunt de six cents millions d'euros auprès de la Banque européenne d'investissement pour financer le renouvellement et le modernisation des trains et RER.
Il faut dire que les vraies améliorations ne sont pas gratuites, loin de la. Sommes nous prêts à payer pour cela ?
- une rame de RER coute 10 millions d'euros, soit 1 euro par francilien. Or, il circule en permanence 119 trains sur la seule ligne B , et ces trains ont 24 ans d'age en moyenne. - les billets des voyageurs ne représentent que la moitié du chiffre d'affaires de la SNCF au niveau régional (au niveau national, c'est pire), la différence étant payée par le contribuable (particulier ou entreprises)
Le fait est que, malheureusement et au vu des projets de développement de l'Ile de France, la saturation des lignes, le vrai problème, ne va pas diminuer.
Les voyageurs l'ignorent, mais la saturation d'une ligne est le signe de sa bonne gestion ! Pourquoi ?
Les voyageurs le savent, globalement, à part sur la ligne 13, les trains et métros franciliens sont normalement vides ou presque en journée, mais archi saturés entre 8h et 9h. On parle de taux d'occupation de 110% sur le A aux heures de pointe entre Chatelet les Halles et la Défense. Comme les trains ne sont pas flexibles et qu'ils ont toujours 8 wagons, alors les planificateurs dimensionnent les matériels sur des chiffres moyens de trafic et non pas sur les chiffres max ! Si vous êtes serrés à 8 h du mat, c'est parce qu'il n'y a pas assez de monde dans les trains en journée pour rendre rentable le fait d'avoir des trains plus longs ou plus spacieux !
Alors, quelles idées pour des voyages plus agréables et surtout moins douloureuses pour le contribuable ?
- s'informer. Si vous avez un smartphone type Apple Iphone, alors vous pouvez suivre le trafic plus finement gràce aux applis. Certes ca ne vous évite ni les grèves ni les incidents. - interpeller les élus. Alors que nous sommes écrasés par les impots et que ceux ci ne suffisent pas, puisqu'en plus la SNCF vit à crédit, on a en plus cet invraisemblable enchevetrement d'organismes qui se battent en duel pour gérer son petit bout de perimetre. Stif, Région, RATP, SNCF, RFF, Grand Paris, on n'y comprend rien, sauf que ca va nous couter une fortune. Et dire que ce sont les mêmes Stif, Région, RATP, SNCF, RFF, Grand Paris, Huchon, qui refusent le principe d'une privatisation de la RATP et de la SNCF ou d'une mise en concurrence des lignes ! - faire pression sur Réseau Ferré de France pour que d'autres opérateurs que la RATP ou la SNCF soient autorisés à faire ciuculer des RER - exiger de la SNCF qu'elle abandonne ses régimes spéciaux, vende son immobilier, mette en concurrence ses fournisseurs, ne recrute que des jeunes motivés, ajoute de nouveaux services à son offre, bref qu'elle se restructure à fond comme toute boite en faillite.
La SNCF ne peut pas continuer à vivre à crédit en reportant le cout sur les générations futures, tout en offrant un service qui se dégrade.