Affichage des articles dont le libellé est France. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est France. Afficher tous les articles

samedi 20 février 2016

La possibilité du Brexit, la réalité du quasi Frenchxit

Quel magnifique jeu de rôles nous ont offert les chefs d'Etat de l'UE à 28 réunis à Bruxelles, hier !
A commencer par le président Hollande. 
En effet, par la voix du chef de l'Etat, la France a rejeté la possibilité du Brexit, la sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne, et a insisté sur le respect des règles communes (1), fédérales aurait-on envie de dire. 

Mais,  au fait, ce n'est pas la France anti-fédérale, le passager clandestin de l'UE ? 

En effet, qu'est ce que l'Union Européenne ? 
Les traités européens sont le fondement de l'Union européenne: toute action entreprise par l'UE découle de ces traités, qui ont été approuvés librement et démocratiquement par tous les États membres, nous dit l'Union Européenne (UE). 

Quand au traité fondateur de l'UE, il est clair. Il précise que les états membres sont "DÉTERMINÉS à établir les fondements d'une union sans cesse plus étroite entre les peuples européens". 

Autrement dit, l'idée de l'UE est claire : il s'agit d'aller vers un Etat fédéral.  Et les étapes intermédiaires sont le respect des traités, comme l'Acte Unique de 1986 (achèvement du marché commun par l'instauration des 4 libertés : libre circulation des marchandises et des services, libre prestation et liberté pour une entreprise de s'installer dans le pays de son choix.
libre circulation des personnes et libre circulation des capitaux ) ou le traité de Maastricht.

La référence est claire : il y a quelques exemples de pays fédéraux dans le monde, comme la Suisse, le Canada ou même l'Allemagne, mais le modèle de l'UE, c'est bien les Etats-Unis d'Amérique. D'ailleurs, Jean Monnet a manifestement été très influencé par ses contacts américains. 

Notons la contradiction entre l'idéal fédéral (capitale à Bruxelles, fonctions régaliennes comme l'armée ou la diplomatie centralisées, principe de subsidiarité, notamment au niveau régionalisé/landerisé pour le non régalien) et la réalité intergouvernementale de l'UE (les Etats sont les principaux acteurs de la politique Européenne), ambiguïté qui permet à chacun de dire "c'est de la faute du Bruxelles" plutôt que "nous avons mal négocié". 

Or, que c'est-il passé hier ? 
Il existe un fort courant au Royaume-Uni (RU) anti UE, y compris au sein des Conservateurs, le parti de David Cameron. D'ailleurs, Margaret Thatcher n'était pas, euphémisme, une grande fédéraliste. 
Mais face à la poussée de UKIP, David Cameron a décidé, sage décision, de laisser le peuple britannique décider. 
Cependant, comme Cameron est manifestement contre la sortie du RU de l'UE, il est quand même aller négocier à Bruxelles des aménagements. 

Et voila comment le premier ministre Britannique présente les choses : le Royaume-Uni ne fera jamais parti d'un ensemble supranational type super Etat Européen. 





Aux britanniques à décider maintenant ! Et d'après les sondages, rien n'est gagné d'avance. On se demande juste quand même quel est le projet que David Cameron va présenter à nos amis et voisins britanniques. De quelle Europe parle t-il, sachant que le rejet de l'UE au Royaume-Uni n'est pas qu'un problème comptable, mais bien une question culturelle ?

Mais le plus drôle, ce ne sont pas les contradictions de Cameron, ce sont les remarques de Hollande, qui a donc déclaré : "La Grande-Bretagne doit rester dans l’Union européenne, c’est ma volonté. Mais en même temps, il faut que l’Union puisse avancer. Aucun pays ne doit avoir un droit de veto, aucun pays ne doit se soustraire à des règles communes ou à des autorités communes"(2).




Conférence de presse à l'issue du Conseil Européen par elysee



Si on a bien compris ce que nous raconte l’exécutif de la République Française,

la France est :

  • déterminée à ce que la politique monétaire, décidée par la Banque Centrale Européenne puisse être cohérente avec les politiques budgétaires ("celle que chacun des pays mène dans le respect du pacte de stabilité  (3) ")
  • engagée à ce que l'UE continue à payer la Turquie pour lutter contre l'immigration en provenance de Syrie et d'Irak
  • soucieuse de faire respecter les règles communes
  • désireuse de faire avancer le projet Européen 

On croit rêver !

Est-ce que le Président de la République ne se moquerait pas de nous ?


  • Quel est le pays qui a partiellement rétabli les contrôles aux frontières ? 
  • Quel est le pays qui se soustrait à la nécessité de maintenir la protection des Droits de l'Homme, et a prévenu le Conseil de l'Europe qu'il risquait de déroger à la Convention européenne des Droits de l'Homme ? 
  • Quel est le pays qui se montre incapable de respecter le traité de Maastricht, et revendique même le fait de ne pas suivre la règle de 3% de déficit par rapport au PIB ? 
  • Quel est le pays qui n'hésite pas à subventionner certaines de ses entreprises, en totale infraction vis-à-vis de l'Acte Unique ? 
  • Quel est le pays qui s'éloigne des valeurs démocratiques de l'UE et de l'état de droit et fait voter l'état d'urgence, une mesure qui pérennise un état d'exception ? 
  • Quel est le pays qui déclare la guerre à des pays ou à des groupes terroristes, de manière unilatérale et sans même faire voter son parlement ou prévenir les 27, et qui place ensuite ses 27 partenaires au sein de l'UE devant le fait accompli en leur demandant de payer ? 


Autrement dit, qui est en situation dérogatoire par rapport aux règles communes ? Et toujours autrement dit, quelles leçons pouvons-nous donner aux britanniques alors que nous-même sommes très loin d'être en ligne avec les règles communes de l'UE, règles pour lesquelles le président Hollande a toujours personnellement milité ? 

Il semble, au vu des faits, que si les britanniques s'interrogent, la France, elle, est déjà à l'étape suivante : elle pratique allègrement la politique de l'Europe à la carte, très loin de l'option fédérale. 

Si la France de Hollande est vraiment favorable au fédéralisme Européen, qu'elle commence par respecter le Pacte de Stabilité et de Croissance, l'Acte Unique ou la Convention européenne des Droits de l'Homme. Ensuite, qu'elle prenne une initiative forte comme la fermeture du Balardgone et du Quai d'Orsay et le transfert de leurs pouvoirs à Federica Mogherini, la commissaire Européenne en charge des affaires extérieures. 




(2) Elysee La Grande-Bretagne doit rester dans l'Union européenne. 18 février 2016
(3) Elysee Conférence de presse Conseil européen 18 décembre 2015

lundi 21 décembre 2015

Élections espagnoles : un #Ciudadanos à la française est-il possible ?

Un bon article d'Arnaud Dassier publié par le Point, aujourd'hui, est intitulé Élections espagnoles : un Ciudadanos à la française est-il possible ?


En effet, face à l'impasse les Républicains vs Parti Socialiste, et leurs deux Fronts, de gauche ou national, n'aurait-on pas besoin d'un rassemblement des mouvements français centristes et libéraux démocrates sous la bannière Citoyens ? 

Les résultats de Ciudadanos sont vraiment encourageants : 15% des voix aux législatives Espagnoles et 40 sièges !



Ciudadanos a été créé en Catalogne en 2005, par une poignée d'intellectuels issus de la classe moyenne. Son leader actuel, Albert Rivera, a commencé à droite, comme jeune militant du Parti populaire, et en plus, leur source d'inspiration est La Grève, la bible des libertariens, un livre écrit en 1957 par Ayn Rand, qui a connu un incroyable succès aux États-Unis et dans le monde.

De ce coté ci des Pyrénées, des personnalités comme Anne Bourdu et Aurélien Véron (Parti Libéral Démocrate), Isabelle Bordry et Denis Payre (Nous Citoyens), Jean-Christophe Fromantin (Territoires en Mouvement), Rafik Smati (Objectif France) ou Alexandre Jardin (Bleu Blanc Zèbre) pourraient être les animateurs de ce Ciudadanos à la française !

Voyons comment ces Citoyens parviendront à bosser ensemble sur un projet durant les prochaines semaines, afin de proposer une alternative à l'UMPS qui nous propose des vieux tubes vintages (Bernard Tapie à gauche ou Alain Juppé à droite). 

vendredi 6 novembre 2015

Régionales 2015 : pourquoi on ne comprend rien

Pourquoi est-ce si compliqué de saisir les enjeux liés aux élections régionales ? Il y a plusieurs raisons : on ne sait pas ce que font les régions, comment elles le financent, et qui sont les élus régionaux.
Commençons par le budget des régions. En ce qui concerne l'Ile de France (1), il était, pour 2015, de presque 5 milliards d'euros (donc moins que celui de la Ville de Paris, mais deux fois plus que l'aide publique au développement. L'essentiel des dépenses, c'est les transports (faire rouler des trains et RER) et l'éducation & apprentissage. 
Notons le montant astronomique dépensé, en Ile de France, en "développement économique, innovation, tourisme", comme si, avec la Défense, la Tour Eiffel, AirBnB, Eurodisney ou le Chateau de Versailles, il y avait besoin de dépenser de l'argent public pour faire venir des touristes ou des entreprises dans la région. 
  • Transports : 1,803 milliards d’euros
  • Lycées :  704 millions d’euros (hors rémunération des agents des lycées)
  • Développement économique, innovation, tourisme : 229,64 millions d’euros
  • Apprentissage, formation professionnelle, emploi : 689,7 millions d’euros
  • Enseignement supérieur, recherche : 129,16 millions
  • Logement 163,377 millions d’euros
  • Environnement : 153,58 millions d’euros
  • Politique de la ville et renouvellement urbain : 45,3 millions d'euros
  • Sécurité : 14,3 millions d'euros
  • Culture : 99,8 millions d'euros 

La où ça se complique, c'est qu'il n'y a pas directement un impôt régional pour financer tout cela. A la différence de nos voisins allemands, où les Landers touchent directement une petite partie des taxes prélevées auprès des contribuables, ici, en France, l'intégralité des ressources, en dehors des cartes grises, vient des dotations de l'Etat, du reversement par l'Etat de recettes fiscales nationales et d'emprunt.

Autrement dit, les régions n'ont pas d'autonomie. 

En outre, les élus régionaux sont mal connus. On aurait presque tendance à dire qu'ils se cachent. Normal, vu qu'ils cumulent presque tous, d'Anne Hidalgo (maire de Paris) à Valérie Pécresse (députée des Yvelines) Est-ce que cela les empêchent de faire un travail correct ? Pas forcément, puisqu'on aurait tendance à dire que gérer les affaires de la région et celle de sa ville francilienne, ça pourrait sembler complémentaire. 

Mais, dans ce cas, on se demande alors pourquoi on rajoute un échelon supplémentaire au mille feuille administratif entre les 2700 communes d'Ile de France (oui, 2700 !), les départements et la région.
Vous avez entendu parler de la Métropole du Grand Paris, qui arrive en janvier prochain. A quoi servira cette intercommunalité ? Mystère, surtout quand on la compare au Greater London, comme l'a récemment fait Aurélien Véron dans un débat public.

Puisque les candidats aux régionales, faute de levier sur les recettes, ne peuvent pas vraiment discuter du fond, ils auraient au moins pu s'emparer des débats de périmètre, d'autant plus que les régions ont changé récemment.
Mais même là, c'est le silence radio. Pourtant, il y aurait eu des choses à dire sur le fait que l'Oise ne rejoigne pas l'Ile de France ou que la Loire Atlantique demeure en dehors de la Bretagne.

Quelle logique aux nouvelles régions ? Pas historique, en tout cas


Mais tout comme Lucette a été briefé par l'Elysée avant d'être interviewée par Hollande, peut etre y a t-il eu des consignes pour ne pas parler d'autre chose que le seul sujet qui intéresse Valls : lutter (ou faire monter, on ne sait plus) le Front National !




(1) Région Ile de France Budget  2015

vendredi 17 juillet 2015

Pourquoi il faut arrêter avec la repentance

Nous sommes le 17 juillet.

Il y a 73 ans (ce n'est pas si vieux, soixante-treize ans, il y a encore des témoins de cette époque en vie), la police française, de son propre chef, raflait des français, de confession juive, pour les mettre dans les trains à destination des camps d'extermination des nationaux socialistes allemands. 


A l'époque, un doute pouvait subsister sur la destination finale des convois, puisque la réalité des camps était encore inconnue. En revanche que les autorités françaises aient agi par pur antisémitisme, une opinion répandue et légale à l'époque, ne fait aucun doute. Depuis, et parce que 1945 est passé par là, avec la découverte de l'ampleur du processus d'assassinat de masse de gens parce que de telle religion, la France a eu deux attitudes. 


Dans un premier temps, la France s'est dissociée de ces crimes, en arguant du fait que Vichy, ce n'était pas la France, et que de toute façons, la France ne s'excuse pas de son histoire. C'était la position de Mitterrand. Puis, dans un second temps, avec Chirac, on a admis l'idée que, même si Vichy, ce n'était pas la France, il fallait quand même que la Veme République endosse les crimes commis par la police nationale en 1942. Mais surtout, la Shoah a fait l'objet de réparations, financières notamment, comme on l'a encore vu avec l'exemple de la SNCF qui a choisi de verser de l'argent à des victimes américaines (1). 

Pourtant, il n'est pas certain que d'assortir la reconnaissance de certains génocides de compensations financières soit une bonne idée. 

D'une part, le préjudice de la Shoah, comme de tout génocide, est incalculable. Au delà des biens appartenant à des juifs qui furent "aryanisés", comment calculer de manière réaliste le cout d'une vie gâchée, voire détruite ? Comment évaluer, des années après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, ce qui aurait du être, à la place que ce qui fut ? 

D'autre part, l'argent n'achète pas tout. Dans le cas spécifique de la SNCF, on peut même parler de dépense qui n'aidera pas l'entreprise. Si des stakeholders influents dans le processus de décision des transports aux Etats-Unis estiment qu'in fine, la SNCF de 2015, ses hommes, ses femmes, restent comptables des actes commis par leurs prédécesseurs, pourquoi voulez-vous que 60 millions de dollars effacent quoi que ce soit ? De toutes façons, la réussite économique d'Hugo Boss (fournisseur d'uniformes de l'armée allemande et du parti national socialiste) ou de BMW montrent qu'une telle tache n'est manifestement pas un obstacle au commerce. 

Enfin, la repentance et les réparations laissent l'impression d'un traitement à géométrie variable des crimes. Or, l'idée du deux poids deux mesures est précisément l'un des facteurs qui alimente le ressentiment (2) de certains. Est-ce que les français de 2015 ont à payer, moralement ou financièrement, pour la Shoah, le Rwanda (3) ou le génocide Camerounais (4) ?  Pourquoi continuer à alimenter la fort logique concurrence victimaire ? 

Avoir une réponse claire, cohérente et définitive à cette question permettait aussi au président Hollande d'éviter les "maladresses" quand il parle de la "dette" de la France envers Haiti (5) ou encore à Fabius de pouvoir reprendre les propos de bon sens de la députée Européenne Sylvie Goulard, en disant une fois pour toute à Alexis Tsipras que la Grèce, membre de l'UE, n'est pas fondée à demander des réparations à l'Allemagne, membre de l'UE .


Grèce, Allemagne : dette et paix par sgoulard




(2) Ligue des Droits de l'Homme L'antisémite Dieudonné condamné pour son hommage à Faurisson 27 octobre 2009

mercredi 17 juin 2015

Il y a 130 ans, la France offrait la Statue de la Liberté aux États-Unis

Vous avez vu le Doodle du jour ? 


Il y a 130 ans la France offrait la Statue de la Liberté aux États-Unis pour célébrer le centenaire de la Déclaration d’indépendance américaine, et en signe d’amitié entre les deux nations (1), et Google célèbre cela aujourd'hui.

L'occasion de se rappeler que le libéralisme, il vient de chez nous, pas d'outre Atlantique, même si notre pays se traduit souvient par une réelle obsession anti-libérale (2), et l'occasion également de se souvenir que chez nous aussi, il y a une statue de la liberté !





samedi 2 mai 2015

Un premier mai qui a tenu toutes ses promesses ...

Tous les ans, à l'occasion de la fête du travail, dont on ne rappellera jamais assez qu'elle est d'origine pétainiste (1), on assiste à la même pièce de théâtre, dans laquelle les mêmes acteurs jouent le même scénario.

D'un coté, on a l'extrême droite, qui, débarquée des 4 coins de France, hurle en plein Paris, entre le Louvre et la place de l'Opéra "on est chez nous", et de l'autre, on a l'extrême gauche, celle qui a pris en otage le pays en 1945, qui crie du coté de Bastille-République-Nation "gardons notre modèle social"

En fait, ils jouent le même sketch, d'autant plus surréaliste que la scène n'est pas adaptée.
Prenez le Front National (FN). De quel "nous" parlent-ils ? De la France de la bière, ou de la France du vin ? De celle du beurre, ou celle de l'huile d'olive ? De celle de la langue d'oc, ou celle de la langue d'oil ?
Cette propension à fantasmer la concordance de la vision jacobine et de la réalité un peu plus complexe qu'est la France réelle est toujours fascinante, surtout chez des gens pour qui le substrat historique de notre pays est soi disant important.

Et prenez, identiquement, le Front de Gauche (FDG). Quand ils réclament plus de social, plus d'intervention de l'Etat, plus de dépense publique (comme leurs alter ego du FN qui partagent le même programme économique et social) ou quand ils se réclament de l'exception française ou du programme du conseil national de la résistance, quand admettrons t-ils que bien loin de nous protéger, le système social français n'est qu'un dommage de guerre qui nous plombe, y compris et surtout "les plus faibles" que la gauche dit protéger ?


Dans ce match extrême gauche - extrême droite, l'une de deux parties bénéficie quand même d'un sacré désavantage : elle joue le role du méchant. L'autre, en revanche, se voit pardonner ses petits écarts, surtout quand ils ne collent pas avec le script.

Il y avait deux infos, hier, qui auraient dû faire l'objet d'un traitement médiatique au moins équivalent.
D'une part, une série d'incidents ont émaillé le défilé du FN (intrusion des Femen place de l'Opéra, qui ont fait le salut nazi et prise de bec entre un élu FN et des équipes de Canal +).
D'autre part, une agression antisémite s'est produite dans le 11eme. Deux  juifs tabassés par des colleurs d’affiches du NPA, qui est au FDG ce que le Parti de France est au FN, l'extrême dans l'extrême.



Comment se fait-il que cette agression n'ait pas fait l'objet d'une couverture médiatique large et de condamnations unanimes, notamment de la part des anti racistes professionnels (SOS Racisme & co). Et où sont tous ceux qui, comme Anne Hidalgo, Julien Dray ou David Assouline, passent leur temps à combattre la résurgence du racisme ? Ils sont gênés par leur sympathie pour l'extrême gauche ? 

Quand est-ce qu'on va enfin mettre sur le même plan extrême droite et extrême gauche ? C'est la même haine, des deux cotés.


(1) Contrepoints Le 1er Mai, héritage du pétainisme 1er mai 2015

dimanche 11 janvier 2015

#JeSuisCharlie

Les français ont parlé : ils ne se laisseront pas intimider par les terroristes. Des millions de manifestants ont signifié qu'eux aussi, ils sont Charlie.

jeudi 1 août 2013

Hausse de plus de 12% de la taxe sur les billets d'avion en 2014 ? Stop !

La taxe de solidarité sur les billets d'avion, dite "taxe Chirac", sera augmentée de 12,7% en 2014 en France afin d'accroître l'aide financière au développement, a indiqué le gouvernement mardi 30 juillet.

Il parait que cette taxe sert à lutter contre le sida, le paludisme et la tuberculose, et que 85 % de l'effort financier de développement français seront dirigés vers les pays de l'Afrique subsaharienne et les pays voisins du sud et de l'est de la Méditerranée.

Oui, vous ne rêvez pas ! Au cœur de l'été, alors que les français tentent d'oublier la crise économique en profitant du soleil, le gouvernement rajoute une couche d’impôts et de taxes, pour un objectif en plus complètement fallacieux. 

La taxe de solidarité sur les billets d'avion est idiote pour les raisons suivantes :

  • du point de vue strictement nationaliste français, il est stupide de vouloir développer l'Afrique, qui, demain, sera une nouvelle Asie (1). Le Maghreb est déjà une destination d'investissements d'entreprises. Est-ce que les Le Pen, Dupont-Aignan, Mélenchon et autres Montebourg des années 2030-2050 tiendront envers l'Afrique le même discours que celui actuellement tenu contre l'Asie, un "concurrent déloyal" ? 
  • l'argent public qui est investi en Afrique, dans le métro du Caire par exemple, est de l'argent public qui n'est pas investi pour la ligne 13 du métro Parisien (2), pour le RER C à Brétigny ou pour l'eau courante des Roms de l'Essonne (qu'un maire PS, Régis Roy-Chevalier, (3) n'hésite pas à couper, sans que cela n’émeuve les médias)

  • le développement n'a pas besoin de taxes, il a besoin d'entreprises dynamiques, en France comme ailleurs. C'est le libéralisme économique et le droit de propriété qui ont contribué à développer le monde, pas des taxes sur les billets d'avions. 

  • pendant qu'on collecte et dépense 200 millions d'euros grâce à cette taxe Chirac, on hésite pas à mettre autant (4) dans des guerres à la légalité douteuse (5) et qui font des morts dont personne ne parle, parmi les forces armées françaises (6) tout en générant des dettes auprès des partenaires que l'on prétend "aider" (7). 

  • les africains ne veulent pas d'aide au développement, ils veulent de la liberté de commercer et la fin du protectionnisme Européen. 

  • Si vraiment monsieur Ayrault veut aider l'Afrique, qu'il stoppe l'aide au développement, qu'il supprime la PAC et laisse chaque agriculteur, d'ici ou d'ailleurs, se battre à armes égales sur le marché, c'est à
    dire à ses vrais coûts de production, seul le niveau de qualité, de pertinence et de disponibilité faisant la différence.

Franchement, étant donné que Ayrault et Hollande ont été élus par les français et non pas par les Africains, n'ont-ils pas autre chose de mieux à faire que des taxes supplémentaires en France ? Et si l'aide au développement les intéressent vraiment, qu'ils lisent l'Aide fatale de Dambisa Moyo, ou le blog Libre Afrique (8). 


(1) Le Nouvel Economiste : L’Afrique Noire est bien partie 12 janvier 2012
(2) Le Parisien Libéral : Le métro du Caire plutôt que la ligne A ou la ligne 13 ?, 24 septembre 2012
(3) Essonne Info : Régis Roy-Chevalier, le maire (PS) de Wissous coupe l’eau aux Roms, 26 juillet /2013
(4) Melty : Mali : La guerre a déjà coûté 200 millions d'euros à la France, 25 avril 2013
(5) La Gauche Falcon : HOLLANDE au MALI - Mensonges Imposture et (Il)légalité, 18 février 2013
(6) 20 Minutes : Mali: un soldat français mort et un blessé dans un accident de la route, 31 juillet 2013
(7) Al Wihda : Le Tchad exige le remboursement de sa note au Mali, 30 juillet 2013
(8) Libre Afrique : http://www.libreafrique.org/

dimanche 14 juillet 2013

samedi 6 juillet 2013

Ni Atlantiste, ni pro droits de l'homme, ni Bolivarienne, ni fédéraliste Européenne, je suis ?

Le président Hollande enchaîne un nombre si élevé de bourdes que cela en devient un running gag. 






Mais au delà des gags, il y a l'orientation générale de la diplomatie française, sujet sur lequel le candidat Hollande avait d'ailleurs peu fait campagne, alors que les options sarkozystes (Atlantisme, OTAN, Qatar, BRICS) avaient été largement débattues et critiqué par le public. 

On a déjà constaté un certain immobilisme vis à vis de l'OTAN ou de la Francafrique. Mais : ni Atlantiste, ni pro droits de l'homme, ni Bolivarienne, ni fédéraliste Européenne, je suis, je suis ?
Oui, c'est bien de la diplomatie française version 2013 dont on peut parler ainsi.
Il ne se passe pas une journée à l'issue de laquelle la perplexité du peuple français et de ses partenaires ne peut que grandir.


Ainsi, Edward Snowden met tellement la France dans l'embarras que notre pays s'est permis une action non réfléchie, simplement pour masquer le fait que nous aussi nous écoutons la terre entière, nous aussi nous ne sommes pas exemplaires ? 

En empêchant le président Morales de survoler la France, non seulement le Président Hollande a envoyé, sur le plan intérieur, un signal fort à son électorat d’extrême gauche, mélenchoniste, mais il a aussi montré que la France ne craignait pas de faire apparaître au grand jour ses contradictions. 

Le gouvernement a protesté contre l'espionnage de la NSA dans des bâtiments officiels français et européens (mais pas contre l'espionnage des citoyens) ? Mais malgré cette protestation, la France refuse d'accorder l'asil politique à Edward Snowden ? Est-ce parce que la France, comme la plupart des Etats occidentaux, est en pleine dérive ? (Lire Les Etats occidentaux ont les mains sales! #NSA #Snowden sur le blog de Libertarien).

Real politik first, soit. Mais dans ce cas, comment et pourquoi aller donner des leçons de démocratie à la terre entière, au Mali, par exemple, y compris en utilisant des faux prétextes ? 




Récapitulons :


  • La France de Hollande ne manifeste aucune volonté de promouvoir un vrai fédéralisme Européen 
  • La France ne s'aligne pas, officiellement en tout cas, sur les Etats-Unis, puisqu'au lieu de considérer que la surveillance du monde par la NSA se fait pour le bien commun de tous, elle s'indigne de ses pratiques 
  • La France se permet d'user de moyens illégaux tels que le recel de données volées pour aller faire la leçon à la Suisse et au Luxembourg, des "petits pays" libres et démocratiques. NB : cette dérive anti petits pays a commencé sous Fillon et Woerth. 
  • La France de Hollande se met à dos l'Amérique du Sud
  • La France de Hollande poursuit la Francafrique, en tordant un peu le bras à la légalité (voir la vidéo ci-dessus)
  • La France se tire une balle dans le pied en méprisant la francophonie (lire le post du 27 Juin 2013, Francophonie : la France qui se tire une balle dans le pied).
Cette stratégie diplomatique a franchement de quoi laisser perplexe, si on ne garde pas en tête le fait que le socialisme fonctionne mieux dans un seul pays, dans un cadre nationaliste.

Continuons à accepter le fait que la France puisse s'absoudre des responsabilités qui incombent aux démocraties occidentales, et un jour nous réaliserons que pour certaines personnes au pouvoir, 1984 était bien un manuel d'instructions. 

jeudi 27 juin 2013

Francophonie : la France qui se tire une balle dans le pied

On lit peu de critique de la politique étrangère du Président Hollande, aussi bien dans la presse que sur les blogs, degôche notamment. Certainement est-ce dû au respect tout monarchique de ce qui était, sous De Gaulle, Giscard d'Estaing, Mitterrand et Chirac le "domaine réservé". 
Il y aurait pourtant de quoi dire, si on se souvient que toutes les initiatives diplomatiques du prédécesseur de Hollande avaient été fortement contesté par l'actuelle majorité. 

Mais au delà de la préférence pour la réception à l'Elysée de dictateurs africains, des voyages à bord de Air Sarko One en direction des pays du Golfe, du maintien des principaux acquis Sarkozystes (Francafrique, base militaire permanente aux Emirats Arabes Unis, mépris des petits pays Européens), s'il y a bien un élément qui est surprenant, c'est bien l'absence de vraie politique de Commonwealth de la Francophonie.

Certes, il y a une ministre en charge du sujet. Elle s'appelle Yamina Benguigui. Mais, pour paraphraser une petite phrase politique désormais célèbre, qui connait Yamina Benguigui ? Et puis surtout, au delà des problèmes de casting, quelle est la vision stratégique du gouvernement sur la nature des liens qui devraient unir la France à ses anciennes colonies et protectorats, à part leur faire la guerre de temps en temps ? 

Le Royaume-Uni est, au sortir de la guerre, devenu un petit pays, comme la France. Mais qu'est ce qui fait qu'Elisabeth II demeure un souverain d'un grand ensemble alors que, manifestement, le Président Hollande ne semble pas occuper la même place symbolique au sein de la Francophonie ?



Au delà des personnages représentatifs tels que la Reine d'Angleterre ou le Président de la république française, il y a aussi, disons le clairement, la réalité de tout un pays et de son administration, qui font tout pour que la France soit bien détestée la où elle devrait être le pays préféré.

Avez-vous lu le témoignage de Bousso Dramé, lauréate du concours d'orthographe organisé par l'Institut français de Dakar,  diplomée de Diplômée de Sciences Po Paris, Master en Affaires Internationales, et de la  London School of Economics, MSc in International Political Economy, nominée “Global Shaper” par le Forum Economique Mondial ? Elle s'exprime dans Jeune Afrique (lire Sénégal : elle refuse un visa pour la France plutôt que d'être "traitée comme une moins que rien").
Voila une jeune femme a priori plutôt intelligente, formée en partie en France, et que le consulat de France à Dakar a confondu avec une immigrante illégale potentielle. Oups. Accident ? Non, pas vraiment. Les forums Internet regorgent de ce genre de témoignages. Mais surtout, c'est bien parce que les diplomates français en Afrique ont trop souvent à croire qu'ils sont l'avant garde d'une guerre anti-invasion que ce genre de choses arrivent.
Pourquoi la France ultra socialiste et ultra étatiste s'évertue t-elle à ériger des murs de Berlin bien réels au lieu, de, au contraire, faciliter la venue des habitants de la francophonie, afin de profiter de leur volonté de se développer ? Au lieu de s'attaquer au problème (les allocations diverses et variées en France, et la volonté de l'Etat de s'occuper de tout), on traite une des conséquences (l'immigration) et ce faisant, on se prive du dynamisme des élites des pays émergents francophones.

Il n'y a pas que la cécité vis-à-vis des pays francophones africains qui soit un problème. Il y a aussi notre diplomatie vis-à-vis des pays riches francophones qui peut faire l'objet d'interrogations. Où sont les relations privilégiées de Hollande avec Albert II de Belgique, Henri de Luxembourg, Ueli Maurer (Suisse) ou Jacques Chagnon (Quebec) ? Pourquoi stigmatiser la Suisse, le Luxembourg et la Belgique, au lieu de mettre en avant leur système démocratique, leur économie de marché et leur excellent classement au niveau de la transparence ou du développement humain ?

Tout faire pour que la francophonie soit coupée de la France, ce n'est pas juste se tirer une balle dans le pied, c'est aussi tout faire pour laisser croire aux français que le système socialiste, mort vivant, est encore viable. 

dimanche 23 juin 2013

Bonne fête nationale à nos amis du Luxembourg !

C'est la fête chez nos voisins et amis du Grand Duché ! 

Le Grand Duché de Luxembourg, une monarchie constitutionnelle

Pour la petite histoire, ni prise de la Bastille comme pour notre 14 Juillet ni Chute du Mur de Berlin et commémoration de la réunification comme pour le 3 octobre de nos voisins et amis Allemands et pas d'Independence Day américain non plus.

Le 23 Juin luxembourgeois, c'est une fête fixée mi-pragmatiquement mi-traditionnellement (voyez l'article Wikipedia sur la Fête nationale du Luxembourg).

Notons que le Président Hollande, qui fait le tour du Monde à bord du Air Sarko Hollande One qui avait soulevé tant de polémiques (au lieu de l'avoir revendu pour acheter un avion moins luxueux) n'a pas encore fait de visite officielle au Luxembourg, ni en Suisse d'ailleurs. 
Ces pays, par ailleurs en lutte contre le droit du plus fort que les grands pays européens ont parfois la tentation de mettre en oeuvre, sont sans doute trop libres et trop démocratiques. 

Il est du coup certainement plus intéressant de se couler dans les pas de son prédécesseur en matière
Le Président Hollande au Qatar
diplomatique, et d'aller visiter des Emiratis que les socialistes critiquaient tant, pour leur argent, leur influence, leur non respect de la laicité, etc.
Mais ça, c'était avant.

Enfin, n'alimentons pas la polémique, et célébrons donc le demi anniversaire de la Grande Duchesse Charlotte et le solstice d'été, demain, les choses sérieuses grand ducales (Fatca) ou françaises (guerres en Afrique contre les "terroristes") reprendront.