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samedi 20 février 2016

La possibilité du Brexit, la réalité du quasi Frenchxit

Quel magnifique jeu de rôles nous ont offert les chefs d'Etat de l'UE à 28 réunis à Bruxelles, hier !
A commencer par le président Hollande. 
En effet, par la voix du chef de l'Etat, la France a rejeté la possibilité du Brexit, la sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne, et a insisté sur le respect des règles communes (1), fédérales aurait-on envie de dire. 

Mais,  au fait, ce n'est pas la France anti-fédérale, le passager clandestin de l'UE ? 

En effet, qu'est ce que l'Union Européenne ? 
Les traités européens sont le fondement de l'Union européenne: toute action entreprise par l'UE découle de ces traités, qui ont été approuvés librement et démocratiquement par tous les États membres, nous dit l'Union Européenne (UE). 

Quand au traité fondateur de l'UE, il est clair. Il précise que les états membres sont "DÉTERMINÉS à établir les fondements d'une union sans cesse plus étroite entre les peuples européens". 

Autrement dit, l'idée de l'UE est claire : il s'agit d'aller vers un Etat fédéral.  Et les étapes intermédiaires sont le respect des traités, comme l'Acte Unique de 1986 (achèvement du marché commun par l'instauration des 4 libertés : libre circulation des marchandises et des services, libre prestation et liberté pour une entreprise de s'installer dans le pays de son choix.
libre circulation des personnes et libre circulation des capitaux ) ou le traité de Maastricht.

La référence est claire : il y a quelques exemples de pays fédéraux dans le monde, comme la Suisse, le Canada ou même l'Allemagne, mais le modèle de l'UE, c'est bien les Etats-Unis d'Amérique. D'ailleurs, Jean Monnet a manifestement été très influencé par ses contacts américains. 

Notons la contradiction entre l'idéal fédéral (capitale à Bruxelles, fonctions régaliennes comme l'armée ou la diplomatie centralisées, principe de subsidiarité, notamment au niveau régionalisé/landerisé pour le non régalien) et la réalité intergouvernementale de l'UE (les Etats sont les principaux acteurs de la politique Européenne), ambiguïté qui permet à chacun de dire "c'est de la faute du Bruxelles" plutôt que "nous avons mal négocié". 

Or, que c'est-il passé hier ? 
Il existe un fort courant au Royaume-Uni (RU) anti UE, y compris au sein des Conservateurs, le parti de David Cameron. D'ailleurs, Margaret Thatcher n'était pas, euphémisme, une grande fédéraliste. 
Mais face à la poussée de UKIP, David Cameron a décidé, sage décision, de laisser le peuple britannique décider. 
Cependant, comme Cameron est manifestement contre la sortie du RU de l'UE, il est quand même aller négocier à Bruxelles des aménagements. 

Et voila comment le premier ministre Britannique présente les choses : le Royaume-Uni ne fera jamais parti d'un ensemble supranational type super Etat Européen. 





Aux britanniques à décider maintenant ! Et d'après les sondages, rien n'est gagné d'avance. On se demande juste quand même quel est le projet que David Cameron va présenter à nos amis et voisins britanniques. De quelle Europe parle t-il, sachant que le rejet de l'UE au Royaume-Uni n'est pas qu'un problème comptable, mais bien une question culturelle ?

Mais le plus drôle, ce ne sont pas les contradictions de Cameron, ce sont les remarques de Hollande, qui a donc déclaré : "La Grande-Bretagne doit rester dans l’Union européenne, c’est ma volonté. Mais en même temps, il faut que l’Union puisse avancer. Aucun pays ne doit avoir un droit de veto, aucun pays ne doit se soustraire à des règles communes ou à des autorités communes"(2).




Conférence de presse à l'issue du Conseil Européen par elysee



Si on a bien compris ce que nous raconte l’exécutif de la République Française,

la France est :

  • déterminée à ce que la politique monétaire, décidée par la Banque Centrale Européenne puisse être cohérente avec les politiques budgétaires ("celle que chacun des pays mène dans le respect du pacte de stabilité  (3) ")
  • engagée à ce que l'UE continue à payer la Turquie pour lutter contre l'immigration en provenance de Syrie et d'Irak
  • soucieuse de faire respecter les règles communes
  • désireuse de faire avancer le projet Européen 

On croit rêver !

Est-ce que le Président de la République ne se moquerait pas de nous ?


  • Quel est le pays qui a partiellement rétabli les contrôles aux frontières ? 
  • Quel est le pays qui se soustrait à la nécessité de maintenir la protection des Droits de l'Homme, et a prévenu le Conseil de l'Europe qu'il risquait de déroger à la Convention européenne des Droits de l'Homme ? 
  • Quel est le pays qui se montre incapable de respecter le traité de Maastricht, et revendique même le fait de ne pas suivre la règle de 3% de déficit par rapport au PIB ? 
  • Quel est le pays qui n'hésite pas à subventionner certaines de ses entreprises, en totale infraction vis-à-vis de l'Acte Unique ? 
  • Quel est le pays qui s'éloigne des valeurs démocratiques de l'UE et de l'état de droit et fait voter l'état d'urgence, une mesure qui pérennise un état d'exception ? 
  • Quel est le pays qui déclare la guerre à des pays ou à des groupes terroristes, de manière unilatérale et sans même faire voter son parlement ou prévenir les 27, et qui place ensuite ses 27 partenaires au sein de l'UE devant le fait accompli en leur demandant de payer ? 


Autrement dit, qui est en situation dérogatoire par rapport aux règles communes ? Et toujours autrement dit, quelles leçons pouvons-nous donner aux britanniques alors que nous-même sommes très loin d'être en ligne avec les règles communes de l'UE, règles pour lesquelles le président Hollande a toujours personnellement milité ? 

Il semble, au vu des faits, que si les britanniques s'interrogent, la France, elle, est déjà à l'étape suivante : elle pratique allègrement la politique de l'Europe à la carte, très loin de l'option fédérale. 

Si la France de Hollande est vraiment favorable au fédéralisme Européen, qu'elle commence par respecter le Pacte de Stabilité et de Croissance, l'Acte Unique ou la Convention européenne des Droits de l'Homme. Ensuite, qu'elle prenne une initiative forte comme la fermeture du Balardgone et du Quai d'Orsay et le transfert de leurs pouvoirs à Federica Mogherini, la commissaire Européenne en charge des affaires extérieures. 




(2) Elysee La Grande-Bretagne doit rester dans l'Union européenne. 18 février 2016
(3) Elysee Conférence de presse Conseil européen 18 décembre 2015

jeudi 9 juillet 2015

"Lutte contre le terrorisme" : la détestable baseline de notre AngSoc (*)


Pas besoin de revenir sur l'état global du pays, on connait tous les chiffres. Mais, comme nous sommes en 2015, il devient très difficile pour l'actuelle majorité d'accuser la précédente. Vous vous souvenez que depuis 3 ans, le Parti Socialiste au pouvoir fait le coup de l'héritage. C'est vrai que le précédent président de la République, et sa politique de socialisme de droite, nous a légué 600 milliards d'euros de dette publique supplémentaire, 51 taxes et impôts créés ou relevés, aucune baisse significative du nombre de fonctionnaires, etc.
Egalement publié sur Contrepoints

Mais, au vu des chiffres que chacun peut observer depuis 2012, le Parti Socialiste est obligé de changer de discours. Il ne peut plus seulement accuser la gestion de l'UMP. 
Il est vrai que quand on prend le bilan, il n'est pas fameux : en ce qui concerne la dette publique, elle a progressé de 236 milliards d’euros depuis mai 2012 (1) . Quand au chômage : il n'y a pas eu d'inversion de la courbe, puisque fin 2014, il y avait déjà 600 000 chômeurs de plus depuis 2012.

Face à cela, que font nos voisins ? Ils parviennent manifestement à combiner baisse du chômage et baisse de la dépense publique. En France, le chômage augmente, à l'inverse de tout ce qui se passe partout ailleurs en Europe (3)


En Allemagne, (4.7% de chômage), les comptes publics sont en équilibre, grâce à la bonne santé économique et grâce à la politique menée par Angela Merkel (4). 
En Pologne  (7.9% de chômage), dirigée de 2007 à 2014 par le libéral Donald Tusk, la loi de finances pour 2015 prévoit un déficit des finances publiques inférieur à 3.3 % du PIB en 2015 et 2.6% en 2016 (5)
Au Royaume Uni (5.5% de chômage), le gouvernement conservateur vise 10 milliards de livres excédent en 2020 (6)

Ce jeudi matin, François Kalfon, secrétaire national au travail, à l'emploi et à la formation professionnelle du Parti Socialiste, était invité à commenter, sur BFM Business, les politiques de nos voisins. 


Voici en résumé les principaux points de son intervention :

  • Les conservateurs allemands de la CDU ne peuvent pas diriger l'Europe
  • Les retraités allemands imposent leur point de vue aux autres
  • C'est dommage qu'il n'y ait pas de gouvernement économique de l'Europe
  • La Grande Bretagne n'est pas un pays industriel, mais reste un paradis fiscal avec la City 
  • La France ne veut pas de contrats zéro heures comme au Royaume Uni
  • Le modèle britannique n'est pas le modèle de société dans lequel nous voudrions vivre
  • Chez nous, en France, il y a des hopitaux et une armée à faire tourner

Il y a donc tous les poncifs d'une certaine gauche antilibérale et parfois germanophobe, et qui ignore que l'Allemagne n'est pas un pays du tiers monde, que le Royaume Uni produit plus d'automobiles que la France, et que chez nous aussi, il y a des contrats zéro heures, ça s'appelle le chômage. 

Mais c'est l'un des derniers points de l'intervention de François Kalfon qui est intéressant. 
Il a expliqué que, contrairement à d'autres, la France "assume ses responsabilités au sein de l'union Européenne" et que du coup, la France "se tape le sale boulot" en allant faire la guerre contre le terrorisme au Mali. En conséquence, c'est nous, les français, qui faisons face à une vague de terrorisme sans précédent.
Egalement publié sur Agoravox

François Kalfon réalise t-il la portée de ses propos ?
Première information : le cofondateur de "la Gauche Pop", le supposé "frondeur" (7),  adhère donc à la vision de Manuel Valls : la France mène une guerre contre le terrorisme, au nom de l'Europe.
Relisez plutôt ce que disait Valls le 13 janvier 2015 suite à la tuerie de Charlie Hebdo et à l'attentat de l'Hypercasher de la Porte de Vincennes :

"À cette menace terroriste, la République apporte et apportera des réponses sur son sol national. Elle en apportera aussi là où les groupes terroristes s’organisent pour nous attaquer, pour menacer nos intérêts comme nos concitoyens.
C’est la raison pour laquelle le Président de la République a décidé d’engager nos forces au Mali, un 11 janvier, le 11 janvier 2013, le jour où tombait notre premier soldat dans ce conflit, Damien Boiteux. Et la même nuit, monsieur le ministre de la défense, trois membres de nos services tombaient en Somalie. Le Président de la République a pris une telle décision pour venir en aide à un pays ami, menacé de désintégration par des groupes terroristes, le Mali, pays musulman.
Le Président de la République a décidé de renforcer notre présence aux côtés de nos alliés africains avec l’opération Barkhane. C’est un gros effort qu’assume la France, au nom, notamment, de l’Europe et de ses intérêts stratégiques, un effort coûteux : la solidarité de l’Europe doit être dans la rue, elle doit être aussi dans les budgets à nos côtés." (8)

Vous direz : le domaine de compétence du conseiller régional qu'est François Kalfon ne s'étend peut-être pas jusqu'à l'analyse des tenants et aboutissants de la politique étrangère française. On ne peut apparemment pas être un spécialiste des joutes publiques (9) et de la diplomatie. Mais en tout cas on a compris que la fronde du PS ne s'étend pas aux questions de fond comme la politique étrangère.

Deuxième information, François Kalfon adhère à l'idée selon laquelle la France, alors qu'elle est censée faire partie d'un ensemble partiellement fédéral ou supranational, peut décider seule d'aller faire la guerre au Mali, en partant par ailleurs d'une interprétation contestable de l'article 50 de la charte des Nations Unis, sans même en référer au préalable aux 27 partenaires de l'UE, ou au moins au Haut Représentant de l'Union pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité (Auparavant Catherine Ashton, actuellement Federica Mogherini), et seulement après, aller présenter la note à l'Union Européenne.

Mais admettons que tout comme Georges Bush est allé faire la guerre en Afghanistan, il faut que nous approuvions les intervention militaires françaises au Mali, en Centrafrique ou en Irak, le coeur du quadrilatère des territoires disputés de 1984, de George Orwell,. Est ce que ces interventions militaires, dites OPEX, expliquent l'Etat catastrophique des finances publiques françaises, et leur absence, la bonne santé des finances publiques allemandes ?

C'est la dernière idée : François Kalfon fait semblant de ne savoir ni lire ni compter. En effet, comment peut-il ignorer ces informations pourtant aisément accessibles, à savoir la hausse des dépenses militaires allemandes (10), la participation du Royaume Uni ou de l'Allemagne au même type d'opérations militaires que celles que nous menons en Afrique ou encore le poids non négligeable mais loin d’être décisif des dépenses militaires françaises dans le poids de l'ensemble de la dépense publique française.
En effet, imaginons que nos partenaires Européens, l'Allemagne, le Royaume Uni, mais aussi la Pologne, l'Espagne ou le Luxembourg adhèrent à l'idée qui consiste à dire que pour lutter contre le terrorisme, il faut aller faire la guerre en Afrique ou au Moyen Orient. 
Première question : puisque le Royaume Uni (11), la Pologne et l'Allemagne, mais aussi le Luxembourg ont participé à l'ISAF (la force multinationale qui a combattu en Afghanistan aux cotés des Etats-Unis) vont-ils demander à la France de Hollande, celle qui s'est retirée prématurément de ce pays, contre toute logique militaire et même financière, mais en lien avec des problématiques de politique intérieure, que nous leur payons une partie de leurs dépenses militaires ? Le Kenya a récemment rejoint la liste des pays victimes d'un attentat islamiste. L'armée française n'est pas au Kenya, mais l'armée britannique, si. Faut-il que Cameron envoie une facture à Manuel Valls et aux 26 autres premiers ministre d'Europe ?
On voit bien que le genre de comptabilité que le PS tente d'imposer n'a pas beaucoup de sens si il oublie de mettre dans la colonne débit toutes les guerres menées par toutes les armées européennes.

Deuxième question : imaginons que, malgré tout, nos partenaires décident de couvrir le cout de nos OPEX. Quel serait l'impact sur nos finances publiques ?
Déjà, n'oublions pas que si la France a dépensé 35  milliards d'euros en 2011 et 31 milliards en 2014 (12), une partie de ces dépenses correspondent en fait à de la police (fonctionnement de la gendarmerie). Les milliards d'euros de la défense ne correspondent pas tous à des dépenses de guerre au Mali ! Et la totalité des 113.000 militaires actifs (13) de l'armée de terre ne sont pas sur le terrain ! Les OPEX concernent moins de 10.000 hommes et femmes.
Si nos partenaires nous donnaient le 1.1 milliard d'euros que nous coutent nos OPEX (14), il ne nous resterait plus qu'à trouver 84.5 milliards pour combler le déficit de 85.6 milliards d'euros que nous avons constaté en 2014. Nous serions donc toujours largement en dehors des clous de Maastricht. 
Qu'inventerions-nous alors ? Que l'Education Nationale lutte contre le terrorisme et protège la jeunesse non seulement de France mais également d'Europe, et qu'à ce titre, il faut que nos partenaires payent nos profs ? Rappelons quand même que

Dans 1984, une guerre extérieure à laquelle personne ne comprend rien (puisque son récit est réécrit en fonction des enjeux changeants), permet à Big Brother d'asseoir son pouvoir totalitaire, quand ce ne sont pas les deux minutes de la haine qui permettent de ressouder le peuple.
L'existence de l'ennemi intérieur et extérieur et la menace contre l'AngSoc justifie l'existence d'un système policier qui traque les opposants (15).

Est-ce vraiment le rêve du Parti Socialiste que de tout justifier, de l'adoption de lois liberticides (16) à l'absence de contrôle des dépenses publiques, par l'existence du terrorisme ? 
Ne pourrait-il pas, plus simplement, expliquer que nos dépenses sociales sont trop élevées, et que nos guerres, au Mali ou ailleurs, qu'elles soient justifiées ou non, pèsent bien peu à coté de ce que nous coûte la Sécurité Sociale, pour ne citer qu'elle ?




(3) Le Parisien Le chômage baisse en Europe, sauf en France 30 avril 2015
(5) BNP Paribas Pologne Q1 2015 
(6) BBC Budget 2015: Osborne offers country 'new contract' 9 juillet 2015
(7) Le JDD Le texte et la liste des 90 frondeurs du PS 5 avril 2014
(8) Assemblée Nationale Compte rendu intégral 13 janvier 2015
(9) Le Huff Post François Kalfon (PS) gifle un élu UDI et lui propose une "joute" sur Twitter 14 avril 2015
(10) Le Figaro L'Allemagne dope son budget de la Défense de 8 milliards d'euros pour 2016 18 mars 2015
(11) British Army The British Army in Afghanistan
(12) Le Monde, En euros constants, le ministère de la défense a perdu 20 % de son budget en 25 ans 30 avril 2015
(13) Défense Les effectifs de l'armée de terre
(14) Le Figaro Défense: 1,1 milliard € pour les Opex en 2014 1 octobre 2014
(15) Wikiberal 1984 (roman)
(16) Economie Matin Loi Renseignement : une loi liberticide pour les Français13 mai 2015


(*) ANGSOC : Le personnage principal de 1984, Winston Smith, vit en Océania, un ensemble de pays dominé par une idéologie, l'AngSoc. La finalité de l'AngSoc, c'est le pouvoir pour le pouvoir. Big Brother est la personification de l'AngSoc. 

jeudi 28 mai 2015

Brexit : pourquoi ne pas laisser les britanniques quitter l'UE, s'ils le veulent ?

Nous avons décidemment un président de la république extraordinaire ! Le Président Hollande, à l'occasion de la visite de David Cameron (1), le brillant vainqueur des dernières législatives britanniques (2), ne s'est-il pas permis de donner des conseils au peuple anglais ?

Hollande a en effet affirmé que La France souhaite que la Grande-Bretagne reste dans l'Union européenne ...



Ça devient gênant, cette propension, liée aux dérives de la démocratie représentative, de croire que les gouvernants sont autorisés à parler en notre nom. Non, la France ne souhaite pas que la Grande-Bretagne reste dans l'Union européenne .... Le président Hollande le veut, mais les français, eux, soutiennent le Brexit !



Que veulent les britanniques ? On le verra au moment du referendum. Mais 10 ans après le "non" au referendum de 2005 portant sur le traité constitutionnel européen (3), peut etre que les gouvernants de tout poil pourraient faire un peu profil bas quand à leur mépris des opinions du peuple, quand elles divergent de ce qu'ils pensent, eux.

Hervé Mariton  se demande si on pouvait profiter de l'initiative de David Cameron pour changer l'Europe (4); c'est bien, mais ce n'est pas le point prioritaire auquel la France devrait s'atteler. Avant de critiquer l'Euro scepticisme croissant de nos voisins et amis britanniques, peut etre que nous pourrions balayer devant notre porte.

Hollande aime rappeler qu'en Europe, il y a des règles ? Pourquoi ne commence t-il pas par rappeler au gouvernement de Valls qu'il est impératif (c'est dans les traités) que la France ait des finances qui respectent les critères de Maastricht ?
Hollande ne veut pas des relents xénophobes qui pourraient se loger dans telle ou telle déclaration anti immigration bulgare au Royaume Uni ? Pourquoi ne rappelle t-il pas à Manuel Valls encore, que refuser des quotas de migrants suggérés par Bruxelles, c'est avoir le même point de vue, à tort ou à raison, que l'extrême droite qu'il dit combattre ?

Bref, on l'aura compris, avant de critiquer le souverainisme des britanniques, peut etre que nous pourrions nous interroger, nous, sur notre prise de distance vis a vis du fédéralisme Européen. La paille et la poutre ...




(1) Atlantico David Cameron en visite à Paris pour renégocier l'Europe 28 mai 2015
(2) Le blog du Duff La réélection triomphale de David Cameron est une leçon et pas seulement à la droite française 8 mai 2015
(3) L'Arene Nue 10 ans : le référendum volé de 2005 ou le passé qui ne passe pas 27 mai 2015
(4) Le Figaro Hervé Mariton : et si on profitait de l'initiative de David Cameron pour changer l'Europe ? 28 mai 2015


Sur le même sujet 

Le Parisien Libéral La Commission n'a pas à nous dicter ce que nous avons à faire ? 29 avril 2013

dimanche 8 juin 2014

Anne Hidalgo vs Elizabeth II


Oui, la France est un pays si riche de contribuables dindons que nous pouvons payer des gens charger de tenir le parapluie de la maire de Paris, ou de François Hollande à d'autres moments.

Son Altesse Royale Elisabeth II, souveraine de la Grande Bretagne, porte son parapluie elle-même. La maire de Paris, Anne Hidalgo, fait appel à un fonctionnaire. 
Vivement la monarchie pour qu'on puisse commencer à économiser un peu d'argent !


Sur le même sujet 


LPL - Couts de la monarchie : leçons d'Europe, un post du 28 avril 2011