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jeudi 4 juin 2015

Mais au fait, libéral, tu votes pour qui ?

Une question récurrente qui revient, quand on interroge un libéral, c'est "mais finalement, à force de critiquer les socialistes de gauche (Parti Socialiste) ou les socialistes de droite (Les Républicains) (1), tu votes pour qui ?"
Egalement publié sur Contrepoints
Bonne question ! A commencer par le cas de l'élection reine en France, la présidentielle. Et attention à la réponse ! Si tu as le le malheur de répondre "ni le PS, ni les Républicains" (ce que dans ton esprit veut dire ni pour les socialistes de gauche, ni pour les socialistes de droite), gare aux réactions qui sont invariablement du type :"mais tu es Front National !"

Répondre à la question "tu votes pour qui ?" c'est se poser la question de l'existence de politiciens , dans le paysage politique français, pour qui la politique, c'est, par exemple, de "permettre à des couples gays de pouvoir défendre les plans de marijuana qu'ils cultiveraient sur leur propriété, avec leurs propres armes à feu (2)", ou, autrement dit, défendre toutes les libertés qui ne nuisent pas à autrui. Evidemment, depuis que Madelin a quitté la politique, ils se font rares, même si le Parti Libéral Démocrate a repris le relais. 

Les libéraux français qui, dans l'absolu, ne veulent pas prendre le pouvoir mais le rendre (3), (comme le rappelle les Libertariens), sont pour la majorité d'accord avec le constat de Ghislaine Ottenheimer (4) qui note que notre pays souffre spécifiquement d'un problème : le fonctionnement de nos institutions et le fait qu’un seul homme, le président de la république, monarque républicain, décide de tout sans pourtant parvenir à mener à bien les réformes nécessaires (et ce quelque soit sa couleur politique, son profil ou sa volonté). 
Ensuite, les libéraux français regrettent également cette stupide et artificielle bipolarisation de la vie publique, conséquence directe de ce focus sur la présidentielle. Cette bipolarisation entraîne un certain nombre d'incongruités, telles que le regroupement à gauche comme à droite de personnalités pourtant, idéologiquement parlant, absolument incompatibles entre elles. En effet, quel lien entre Guaino et Raffarin, Peltier et le Maire, Morano et la Raudière, Emmanueli et Macron, Lienemann et Blisko ou Jego et Bourlanges ? Les partis politiques ne brillent pas par leur cohérence !

Comment faire de la politique tout en se situant dans le champ post-politique (5) et avec la petite dose d'idéalisme que suppose le rejet de l'artificielle bipolarisation de la vie politique ?  

Voila le paradoxe du vote libéral : identifier les politiciens qui accepteront qu'il y ait aussi peu d'Etat que possible, et autant que nécessaire. Etant donné la propension des hommes (et femmes) politiques à s'accaparer toujours plus de pouvoir, pas facile d'avoir confiance !

Si, déjà, les partis politiques PS et les Républicains parlaient de responsabilité, la leur et celles de leurs membres qui, globalement, ont tous cogéré la France depuis les années 80, sans oublier la responsabilité des français qui non seulement n'hésitent pas à valider les politiques catastrophiques que les politiciens mènent, peut être que cela irait mieux. Car, oui, tout n'est pas entièrement de la faute des élus. Malgré tous les défauts de notre pays, nous sommes en démocratie, et le choix des élus est libre, même s'il est contraint par les règles de la vie politique.
Comment cela se fait que les français votent pour des repris de justice, des pourris, des incompétents, mais aussi pour des gens qui, par leurs actions, mettent sciemment le pays et ses finances publiques en danger ? Que les socialistes de gauche ou de droite votent, années après années, des budgets en déficit (et donc une dette en hausse), soit, mais comment se fait-il qu'ils soient reconduis ?
Est-ce une déviance du suffrage universelle, qui fait que les bénéficiaires des politiques publiques ne sont pas les payeurs, ou une illustration du court termisme de la politique dans son ensemble ?

Par défaut, un libéral sera donc amené à voter blanc, surtout à un deuxième tour de présidentielle socialisme de gauche/socialisme de droite - Hollande/Sarkozy. Il n'y a aucune différence de fond entre les deux hommes, qui se veulent providentiels, ni avant l'élection, ni après. Sarkozy avait gommé ses mesures intéressantes avant 2012, telles que la loi TEPA, quand il ne renie pas ses quelques mesures libérales (l'auto entrepreneur), inspiré qu'il est, hier comme aujourd'hui, par l'idée que décidément, c'est à l'Etat de s'occuper de tout. Hollande, n'en parlons pas. Lui au moins assume son dirigisme. Et les deux hommes ont les mêmes déficits, la même liberté prise avec les règles européennes (qu'ils ont pourtant tous les deux voté), etc.

Plus intéressantes, peut être, sont les élections locales et européennes. Au niveau local, que ce soit la ville ou la région, d'une part, la proportionnelle est de mise, et, d'autre part, la démocratie locale et directe peut parfois jouer après l'élection. Quand au niveau européen, non seulement c'est le seul pertinent, mais en plus il permet de retrouver une meilleure représentativité de tout le spectre des idées politiques, de l'extrême gauche antilibérale à l'extrême droite anti libérale, en passant par les sociaux démocrates, les écolos, les libéraux et les conservateurs.

Pour les prochaines élections, les régionales, les choses sont simples : le Parti Libéral Démocrate présente des listes (6). Si on pense que l’arrêt de la hausse de la fiscalité, l'amélioration de la qualité de service des RER, l'autonomie des établissements scolaires sont des priorités, c'est clairement pour Aurélien Véron qu'il faudra voter en décembre prochain.
Mais au delà, en ce qui concerne les élections qui intéressent les sondages ? Dans un système comme le notre où les politiciens sont en même temps des hauts fonctionnaires la plupart du temps, jamais le reflux de l'Etat ne se fera, ni même une vraie fédéralisation européenne de la vie politique française. Tant que Bercy (la fine fleur des énarques) aura la capacité de racketter taxer le contribuable, nous continuerons à subir ce cadre jacobin : les hauts fonctionnaires ne vont pas d'eu-même scier la branche sur laquelle ils sont assis !

C'est pourquoi le jeu démocratique implique, plutot que de s'abstenir, de tenter de constituer des majorités de bon sens, projet par projet (un peu ce que propose Jean-Christophe Fromantin (7), le député maire de Neuilly) et de permettre à une jeune classe politique, déterminée car indépendante, d'émerger. Ça prendra du temps ! Mais après tout, il a aussi fallu du temps pour que Margaret Thatcher arrive au pouvoir, que le Parti Conservateur devienne libéral et surtout que les britanniques acceptent et soutiennent des réformes !





mercredi 1 janvier 2014

2014 ! La libertad o la revolución ?

Tout d'abord, bonne année à tous. Si tout va bien, vous avez passé un bon réveillon entre amis, ou en famille,  après avoir boycotté les vœux télévisés et enregistrés du Président Hollande, tout en espérant que votre voiture ne brûle pas. 

Mais il y a des chances pour que tout n'aille pas bien. La France est maintenant dirigée depuis 18 mois par le Parti Socialiste, qui détient tous les pouvoirs : Elysée, Matignon, Intérieur, villes de Paris, Lille, Nantes, Toulouse, la quasi totalité des régions, la majorité des départements, le CSA, la BPI, etc. 

Or, qu'en est-il de la France ? 

Chacun peut constater les faits par lui-même : 

  • impôts : no comment, ils n'ont jamais été aussi élevés
  • chômage : no comment. Et quand on pense que Hollande avait reproché cet échec à son prédécesseur
  • France apaisée : no comment
  • délinquance : le bilan de Valls est d'autant plus catastrophique qu'à l'époque le maire d'Evry se permettait de qualifier d'échec personnel du président de la république le nombre de coups de feu à Marseille



Bref, alors que le PS est en situation de gérer, ils ne maîtrisent rien du tout, et le gouvernement préfère organiser des colloques contre le FN, signer des tracts pour la lutte contre le racisme ou militer pour l'interdiction de Dieudonné, plutôt que de s'attaquer à ce qui relèvent vraiment d'eux : baisser la dépense publique, préalable à la baisse des impôts. 

Pourquoi ? 

Peut-être parce qu'il n'y a pas de vraie opposition en France. Certes, nous avons une UMP et une UDI qui disent proposer un projet alternatif à celui du PS. Mais dans le fond, est-ce bien vrai ? Quelles sont les mesures que l'opposition propose pour réduire de 90, 100 ou 110 milliards d'euros par an la dépense publique ? Quelles sont les préconisations de l'UMP en matière de fin du jacobinisme et d'un vrai saut vers le fédéralisme Européen et la décentralisation au niveau des régions ? Quelles sont les idées sur la défense des libertés et l'équilibre des pouvoirs qui différencient fondamentalement la gauche de la droite en France ? 

Alors, certes, les partis politiques sont des agences de communication qui captent des parts de marché, en répondant à la demande. Si les français de gauche, comme ceux de droite, demandent plus de dépense publique et d'intervention étatique, il n'y a aucune chance pour que les programmes électoraux de gauche soient différents de ceux de droite, surtout si les deux grands partis politiques, UMP et PS, sont chacun pour des raisons différentes attirés par leurs extrêmes, ultra étatistes, FN et FDG. 

Mais ceci pourrait changer. 

Le mouvement des Bonnets Rouges a permis au plus grand nombre de comprendre que tout a un coût et qu'il faut faire des choix. Si on veut des routes, il faut bien que quelqu'un les paye. Si on veut des subventions agricoles, il faut bien qu'il y ait un consommateur pour les payer, quelque part. Si on veut que l'Etat se mêle de tout, il ne faut pas s'étonner qu'il prenne des décisions qui lèsent les gens et privilégie les intérêts de l'administration, et de Bercy.
Quand à l'autre grand mouvement de 2013, la Manif pour Tous (et ce, sans rentrer sur le débat pour ou contre le mariage gay), les jeunes et moins jeunes manifestants ont enfin compris que, non, la police n'est pas de droite ou de gauche, elle est au service du pouvoir, même le pire, et ils ont compris que l'Etat, par le biais de ses fonctionnaires, peut se permettre ce qu'il veut.

Bref, les bases sont posées pour qu'une part croissante de français comprennent des évidences simples :

  • l'Etat est le problème, pas la solution
  • Il n'y a pas de liberté sans responsabilité
  • Quand on abdique ses droits au profit de l'Etat, on les perd pour toujours
  • l'emploi, ce sont les entrepreneurs qui les créent, pas l'Etat
Alors, enfin, il reste le contexte. Il est difficile. Quand l'Etat dépense 1 euro, il collecte au mieux 80 cents. Il emprunte donc 20 cents par euro dépensé. La dette publique s’accroît donc d'autant et il faudra bien la rembourser. Pas grave, "les riches paieront" ? Raisonnement simpliste. Déjà, on a vu à Chypre que tous les comptes bancaires ont été rackettés, par juste ceux des "riches". Ensuite, même si le pouvoir socialiste érige des murs de Berlin fiscaux de plus en plus hauts, la mobilité,surtout grâce à Internet, existe encore.

C'est bien pour ça que la situation actuelle est une impasse. D'un coté, il y a des gens qui ont intérêt à ce que le clientélisme étatique continue, même à crédit, et de l'autre il y a des gens qui n'en peuvent plus. 
En 2014, il sera dur d'être neutre face à l'ultra étatisme qui, on le voit, fini par oppresser tous le monde. 

Alors, Kamarad, à vous de choisir votre camp ! Face à la crise qui vient, il y a plusieurs options possibles

  • la mise à l'abri de son patrimoine (1) et sa diversification (2) 
  • la surveillance de la bulle immobilière française (3)
  • le départ à l'étranger (4)
  • le soutien à des politiciens alternatifs comme Denis Payre (5) ou Aurélien Véron (6)
  • l'autonomie version survivaliste (7) ou écologie radicale (8)
  • la lutte contre les abus de l'Etat (9) et pour les Droits de l'Homme (10) et pour les solidarités locales et réelles (11)
  • se tenir informé ! (12)
 Que nous soyons en Juin 1789 ou bien en Avril 1968, les choses vont bouger en France en 2014 ! Alors bon courage !

(1) Ordre Spontané Un homme averti en vaut deux 9 mars 203 
(2) Philippe Herlin L'or, un placement d'avenir 1 mars 2012
(3) Charles Gave - Institut des Libertés L’Immobilier ne peut pas baisser! Vraiment? 8 septembre 2013
(4) Libertarien Pourquoi j'habite en Suisse 10 octobre 2012
(7) Le survivaliste Fin de cycle 2013 29 décembre 2013
(8) Ecologie Libérale Pas besoin de lois pour faire de l'écologie 31 mars 2012
(9) BBC France 'has vast data surveillance' 4 juillet 2013


samedi 21 décembre 2013

Soutenons tous @Mediapart s'ils se montrent cohérents

Tout d'abord, avouons notre admiration (sincère) envers la très belle aventure entrepreneuriale qu'est Mediapart. Ce média en ligne a été crée il y a plusieurs années déjà, avec des journalistes expérimentés (comme Edwy Plénel, Laurent Mauduit, Martine Orange ou l'excellent Philippe Ries (1)), qui se sont lancés dans la création d'une entreprise originale, un journal 100% en ligne et qui plus est payant (à la différence de Contrepoints et Atlantico, qui eux sont gratuits).

Depuis, Mediapart et ses journalistes se sont caractérisés par des très bonnes enquêtes, sur les affaires Takkiedine ou Cahuzac par exemple. 

Au sujet de cette dernière affaire, souvenez-vous, par exemple, de arrogance d'une journaliste de France Inter, Pascale Clark, qui interrogeait avec mépris Edwy Plenel, il y a un an, sur les preuves dans l'affaire Cahuzac. 



Aujourd'hui, Mediapart est, comme beaucoup d'autres entreprises, victime d'un contrôle fiscal. On sait que, outre les entrepreneurs individuels qui sont traditionnellement harcelés par le fisc (avec de nombreux cas de suicide jamais médiatisés (2)), Bercy a lancé une vague de contrôles cette année, portant notamment sur l'usage du crédit impôt recherche (3). Pourquoi ? Par méchanceté et par hargne des gens de Bercy ? Peut-être du coté de quelques syndicalistes fous et partisans, mais ce n'est pas la vraie explication. La vérité c'est que comme la France dépense 1,25 euro d'argent public quand elle collecte 1 euro de taxes et impôts, alors l'Etat est à la recherche, par tous les moyens, de chaque euro à récupérer.

Le problème spécifique de Médiapart est lié à la TVA. Mediapart applique un taux de TVA de 2.1%, comme les journaux qui ont un taux de TVA dit super réduit, alors qu'ils devraient, selon la loi française, appliquer un taux de TVA de 19.6% (bientôt 20% alors que le PS avait fait campagne sur la non-hausse de la TVA ... mais c'est une autre histoire). Ce débat sur la TVA, il avait déjà été soulevé par Enquête & Débat, un autre média en ligne. Edwy Plénel avait opposé le droit à la loi (4).



Edwy Plenel estime que Médiapart ne fraude pas... par enquete-debat


Aujourd'hui, Edwy Plénel communique sur ce débat.


L'interview d'Edwy Plénel est intéressante mais elle contient des éléments contestables. Le directeur de Mediapart nous dit "La presse n'est pas une marchandise comme les autres, parce qu'elle est au service du public". Evidemment, c'est exagéré. Déjà, la presse n'est pas la seule à se considérer comme un produit "pas comme les autres". Il y a aussi les médicaments, les produits agricoles, les livres, l'eau, les trains, l'éducation, etc, si on en croit certains, qui sont des produits pas comme les autres, à se demander ce qu'est un produit comme les autres. Mais, n'en déplaisent aux journalistes de Mediapart, même s'ils influent sur le débat public, ils doivent quand même leur rémunération à l'argent de leurs actionnaires et à la confiance de leurs clients. La presse est bien un produit comme les autres.

Mediapart se considère comme le concurrent des journaux papier. C'est évidemment faux. Ce n'est pas dans ces canards boiteux que sont les journaux papiers qu'on a une chance de trouver des enquêtes un peu fouillées, sur Cahuzac notamment. Les lecteurs de Mediapart sont prêts à payer pour de la valeur ajoutée.

Mediapart mentionne le fait qu'au Royaume Uni, la TVA est à 0% sur les journaux en ligne. Ils mentionnent aussi le fait que l'Etat est hors la loi depuis 2011 car il n'applique pas une directive européenne qui devrait forcer la France à aligner la TVA applicable à la presse en ligne et à la presse papier. 
C'est là où les affirmations républicaines de Mediapart ("nous sommes prêts à payer nos impots") trouvent leur limite.

En France, nous sommes censés appliquer et respecter les lois même si elles sont stupides ou injustes. Combien d'automobilistes sont forcés à rouler à 50km/h sur des quasi autoroutes, par exemple ? Et combien de directives européennes ne sont pas traduites en droit français ? 

Oui, il faut soutenir Mediapart, mais il faudrait qu'Edwy Plenel soutienne aussi les milieux libéraux qui, non seulement veulent moins d’impôts, moins et mieux d'Etat, mais aussi que la France s'inscrive enfin dans un cadre européen et fédéral. 
Exemple concret la directive Européenne qui abolit le monopole de la Sécurité Sociale (5): C'est en application de la directive 92/49/CEE qu’en Allemagne les caisses publiques d’assurance-maladie sont en concurrence depuis janvier 1996.
Cette directive, importante, aucun journal n'en parle, et elle fait même l'objet d'une censure toute renforcée, récente (lire Je quitte la secu (6)). Or, si Mediapart réclame l'application d'une directive européenne, il devrait réclamer l'application de toutes les directives européennes, par cohérence de la hiérarchie des normes.

De manière plus globale encore, Mediapart devrait soutenir la réduction du rôle de l'Etat, préalable indispensable à la baisse des impôts et dont l'absence justifie de la part du fisc toutes les dérives, y compris l'illégalité (7) ou le recours à un arsenal liberticide (8) (article 13 de la LPM qui fera des agents de Bercy des gens mieux armés que ceux de la NSA).

La TVA à 19.6%, elle sert à faire fonctionner tous ces servics publics dont l'utilité voire la légitimité est contestable.

Avons-nous besoin d'un Etat qui prélève une redevance TV pour faire fonctionner France Inter (Pascale Clark ...) ou France 2 (Sophia Aram ...) ? ou bien de liberté de choix et d'abonnements librement consentis à Mediapart ou de dons librement décidés à d'autres pure players comme Contrepoints ?

Avons-nous besoin d'un Etat qui prélève des milliards pour se montrer incapable de faire fonctionner une éducation nationale à la dérive ou bien ne vaudrait-il pas mieux que les parents s'organisent librement dans des communautés éducatives de quartier ?

Mediapart, comme une partie non négligeable de la gauche, est (éditorialement parlant) dans un entre-deux idéologique peu confortable. En effet, il est malaisé de défendre des idéaux qualifiables d'interventionnisme tout en demandant plus de libertés. La gauche peut et doit redevenir libérale. Il n'y a aucun caractère de science fiction dans cela, c'est la mission que s'est donnée la gauche liberale (9).
Alors, à quand une distribution de Bonnets Rouges chez Mediapart ? 

mardi 27 août 2013

L'incroyable discours de Jean-François Copé, dimanche dernier, à Chateaurenard

Si des extra-terrestres débarquaient sur Terre ce Mardi 27 Août 2013 et avaient l'amabilité de se poser à Chateaurenard plutôt qu'à proximité des studios d'Hollywood (dans les films, c'est pratique, ils débarquent toujours à proximité de Will Smith), alors, ils trouveraient une France d'une limpide lisibilité politique : ils pourraient penser que d'un coté il y aurait un gentil Copé, libéral, et de l'autre, des méchants socialistes.

Seulement, les français ne sont pas des petits bonhommes verts débarqués de Mars. Ce sont, pour certains, des contribuables, des électeurs, des observateurs de la vie politique, et, pour tous, des gens qui ont une mémoire.

Jean-François Copé découvre le libéralisme (économique) et en fait un discours punchy (1). Soit. A tel point que l'Express titre "Jean-François Copé à Châteaurenard: liberté, liberté chérie", le JDD :  Copé vante la "liberté" contre "le joug socialiste" et la Croix "Jean-François Copé lance un combat pour la liberté".

Clairement, que le leader de l'UMP appelle à libérer les auto entrepreneurs, à baisser les impôts et la dépense publique, à alléger le poids de l'administration est une bonne chose.
Seulement, Copé n'est pas un perdreaux de l'année, et nous non plus.

Entre 2007 et 2012, outre le fait qu'il était sans doute le meilleur ennemi du président Sarkozy, Copé était 
aussi et surtout un de ces députés de droite qui a voté 5 budgets tous en déséquilibre, des hausses d'impots massives et un nombre record de lois de finance (2). Où était le libéralisme pendant ces années, alors que l'UMP était au pouvoir ? 

Qui plus est, l'Enarque Copé a donné, dans son discours, des conseils de gouvernement à son confrère Hollande, Enarque, notamment en suggérant le recours aux ordonnances. Est-ce là, la vision de la démocratie libérale version Copé ? Pense t-il, comme bien d'autres politiciens, que les gens sont trop stupides pour pouvoir se saisir eux-mêmes des enjeux importants pour le pays ? Notre voisin, la Suisse, a bien rejeté, par référendum, la création d'un SMIC. Mr Copé se méfie t-il de la démocratie directe ou bien ?

Quand à la vision de la politique fiscale, elle relève un peu du libéralisme pour les nuls. Oui, il faut baisser les impots. Mais étant donné que quand la France dépense 1 euro, elle emprunte 25 centimes, un responsable politique doit commencer par dire quelles dépenses vont être supprimées. S'attaquer au mille feuille administratif est un excellent préalable, mais cela n'est pas à la hauteur des enjeux. C'est bien le recentrage de l'Etat sur ses seules missions régaliennes qu'il faut penser. Mr Copé et ses amis de l'UMP ont également toute une série d'outils, popularisés par Liberté Chérie, Contribuables Associés, Alternative Libérale et autres groupes libéraux-friendly, tels que la flat tax ou le salaire complet. Il est temps d'envisager que la réforme de l'Etat ne se fera que si les français sont informés du coût de l'Etat et se voient présenter de vraies alternatives fortes.

Est-ce que le discours de Copé a séduit les libéraux ? Peut-être que certains, notamment les libéraux conservateurs, y voient un bon premier pas. Mais que le leader de l'UMP soit touché par la grâce ne signifie pas qu'un risque de rechute vers le socialisme de droite (3), le pire ennemi du libéralisme, soit exclu.

Bref, en ce qui concerne votre humble serviteur blogueur : pas dupe ! Jean-François Copé n'est pas Margaret Thatcher. Mais ça n'est pas entièrement de sa faute. C'est aussi dû au fait que Copé reste avant tout un politicien français classique, qui n'ose pas avouer à ses compatriotes que l'Etat ultra interventionniste qui a pu vivre depuis 1945 à la faveur d'une période politique et démographique exceptionnelle est en faillite structurelle.

Si l'UMP veut une quelconque crédibilité en matière de libéralisme, qu'elle commence par faire monter une nouvelle génération de vrais militants libéraux et des leaders qui aient lu Frédéric Bastiat pour remplacer des politiciens à l'ancienne, empêtrés dans les conflits d’intérêt. Le libéralisme ne peut pas se résumer aux baisses d’impôts (même si, répétons, c'est un excellent préalable). Il doit s'appuyer sur une vraie philosophie de l'équilibre des pouvoirs, dont les Droits de l'Homme sont le socle.



(1) UMP : Discours de Jean-François Copé à Chateaurenard 25 Août 2013
(2) Nouvel Obs : Copé n'a "pas de religion définitive" sur le bouclier fiscal 30 Mars 2010
(2) Contrepoints : Sarkozy, ce socialiste 13 Novembre 2011



vendredi 26 juillet 2013

Les libéraux répondent à #TerraNova et à @juliettemeadel

Juliette Méadel
Terra Nova
Juliette Méadel, 37 ans,  avocate d'affaires et énarque, est anti libérale et directrice de Terra Nova, le think tank qui nous sert des analyses si exactes (relire Face à la désertification intellectuelle : contrer Terra Nova, un post du 12 avril 2011).

On l'a entendu chez #CarrementBrunet, ou elle challengeait les propos de Gaspard Koenig. (réécoutez le podcast sur le site de RMC) en débattant sur le sujet le libéralisme est il la clé pour sortir de la crise ?

Pour Juliette Méadel, la réponse est non, à l'inverse de ce que nombreux bloggeurs tentent pourtant de rappeler, comme :
Gaspard Koenig
Parti Libéral Démocrate
Comme, finalement, en une heure de temps, Gaspard Koenig n'a pas forcément eu le temps de répondre précisément sur tous les points évoqués, voici les liens pour celles et ceux qui veulent creuser les sujets qui ont été abordés.

  • Poncif : La loi de 1973 crée les déficits publics
    • Réponse de H16 : on manque en réalité d'épargne pour financer des déficits de toutes façons trop importants (lire Pour en finir avec la loi de 1973)
    • Réponse : c'est quand même comique de parler de la loi de 1973, une loi qui a son équivalent dans les législations Suisses ou Suédoises, et de penser que ces lois font du déficit et de la dette. 
  • Poncif : La main invisible date du XIXeme/XXeme siècle 
    • Passons l'erreur factuelle (la Main invisible date du XVIIIeme siècle, Juliette Méadel confond avec le commissaire priseur Walrassien
    • Réponse de Libertarien : Je n'aime pas la Main invisible
  • Poncif : Si on laisse le marché tourner tout seul, ça provoque des catastrophes
    • Réponse : quand on laisse l'Etat réguler l'économie, cela donne Dexia, le Credit Lyonnais, le plan calcul, la dette de la SNCF, et, dans les versions extrêmes : Cuba, la Corée du Nord et le Venezuela (Etat pétrolier qui connait des pénuries alimentaires)
    • Réponse : si vraiment les politiciens pouvaient diriger l'économie, pourquoi, plutôt que le train, le téléphone ou la médecine, ils ne nationalisent pas le logement et la production alimentaire, qui sont bien plus vitaux ? Réponse : parce qu'ils savent que le marché décentralisé est la meilleure/moins mauvaise réponse à ces questions vitales
    • Réponse : les économies plutôt libérales (Hong Kong, Suisse, Canada, Ghana, Nouvelle Zélande, Luxembourg) sont en meilleur état que les économies régulées





  • Poncif : La crise des subprimes, née aux Etats-Unis, montre que si on intervient pas pour réglementer, il y a des catastrophes
    • Réponse : le subprime est un mécanisme de bonification de prêts pour des populations insolvables, d'origine gouvernementale, promu par l'administration Clinton, et la crise des subprimes a pour source l'excès de liquidités crées par la Fed après le 9/11


  • Poncif : La crise des subprimes est une crise du manque de régulation
    • Réponse :  Freddie Mac et Fanny Mae étaient précisément des agences gouvernementales, et non pas d'obscurs hedge funds. 
    • Réponse : la crise des subprimes est l'échec de l'interventionnisme fédéral US 
    • Lire Infaillibilité du marché et régulation étatique sur le blog Analyse Libérale
  • Poncif : En France, où on régule, il n'y a pas eu de faillites bancaires, grâce à l'Etat
    • Natixis ? Dexia ? Les pertes de la Caisse des Dépots et Consignations ? 
  • Poncif : Les Etats Unis sont un pays libéral
    • Réponse : Ronald Reagan a commencé le travail mais les Etats Unis ne sont pas libéraux, ils subventionnent leur agriculture, lèvent des droits de douanes protectionnistes sur l'acier, investissent l'argent du contribuable dans General Motors, et mènent sans sourciller des politiques liberticides. Les Etats Unis sont moins anti libéraux que l'Europe, dont la France, certes, mais rien de plus. Si des gens comme Edward Snowden ou Ron Paul prennent la parole, c'est justement pour dénoncer la glissade des Etats Unis.
    • Comme il existe de grosses différences entre Malte et la France, entre l'Allemagne et la Grèce, il y a des différences énormes entre le Delaware et New York, entre le New Hampshire (cf le Free State Project) et la Californie
  • Poncif : Economie de marché = capitalisme = libéralisme
  • Poncif : La France est un pays libéral
    • Réponse : 57% du PIB passe par les mains de l'Etat. Nous sommes très très loin de la limite de 40% dont parlait VGE.
    • Lire aussi : Mise au point sur les idées libérales : Non : il n'y a pas eu de mesures libérales en 5 ans, entre 2007 et 2012, en France, ou presque (hormis le statut de l'auto entrepeneur et l'autonomie des universités)
  • Poncif : Depuis 1986, il n'y a plus d'ordonnances pour définir les prix
    • Réponse : en 2013, une ministre imagine pouvoir réguler les prix de l'immobilier, alors que nous souffrons déjà , en région parisienne notamment, de pénurie
  • Poncif : La croissance ne viendra pas toute seule si l'Etat réduit son périmètre d'intervention
    • Réponse : pour "lutter contre la crise", le président Sarkozy a fait exploser les déficits et la dette. Or, la France a été en récession. La séquence post Lehman Brothers montre que, partout dans le monde, le keynesianisme a définitivement échoué.



    • Réponse : la croissance n'est un objectif que parce que nous sommes, en Occident, dans un sytème pyramidal à la Ponzi-Maddoff, pour les retraites notamment. Mais les libéraux, adeptes de l'école autrichienne d'économie, ne pensent pas la croissance économique puisse être un objectif de politique économique
    • Réponse : la croissance (réelle) survient quand des entrepreneurs parviennent à faire mieux, plus efficacement, ou différemment quelque chose. La croissance est le fruit indirect de décisions de création d'un environnement favorable aux entrepreneurs : stabilité juridique et fiscale, facilité d'accès aux facteurs de production
  • Poncif : Quand il n'y a pas d'Etat, c'est la loi de la jungle
    • Réponse : le nombre de SDF à Paris devrait nous inciter, nous français, à plus de modestie. 
    • Réponse : en absence d'Etat, les gens donnent spontanément de l'argent ou du temps à des causes, et créent une société de solidarités réelles, à la place de la société de solidarités forcées que le fisc nous impose.
  •  Poncif : Margaret Thatcher a fait progressé le chômage
    • Réponse : en URSS, le taux de chômage était effectivement à 0%. Si l'Etat veut vraiment lutter contre le chômage, effectivement, il le peut,en mettant tout le monde au "travail", ouvrier dans des usines improductives, employé du KGB ou gardien de goulag. 
    • Réponse : en 1979, quand Maggie est arrivée au pouvoir, le UK était sous tutelle du FMI. Le taux de chômage était à 6%, comme en France, et, en 1990, il était à 5.8%, moitié moins qu'en France. 
Source : Cairn Info

  • Poncif : Le système de santé britannique est une catastrophe
    • Réponse : le système de santé français est une catastrophe : 11% des français n'ont pas les moyens de se soigner
  • Poncif : le libéralisme heurte les plus faibles
    • Réponse : le libéralisme a tiré de la pauvreté absolue des milliards d'Asiatiques, et bientôt d'Africains, ce qui, pour les internationalistes que les socialistes disent être, devrait les réjouir. 
    • Réponse : personne n'est définitivement plus faible. Chacun a une part de talents qui ne demande qu'à s'exprimer. Sur le plan académique, Steve Jobs n' pas la compétence d'un énarque. Mais il a crée un univers. 

Tout ceci pousse à relire la thèse de Juliette Meadel, Les marchés financiers et l'ordre public, et à se poser des questions sur la formation des élites. Il est symptomatique d'entendre de la part de Gaspard Koenig qu'il a fallu qu'il traverse l'Atlantique pour entendre parler des origines Françaises et Européennes du libéralisme.
Cantillon, Say, Bastiat, Constant ou Toqueville ne sont pas des cow boys débarqués du Far West, mais bien des penseurs nés de ce coté ci de l'Atlantique. Mais pour diverses raisons, ils sont totalement passés sous silence ici chez nous.





Sur le même sujet, lisez 


Bonnes lectures !

samedi 15 juin 2013

Les prochains rendez-vous des libéraux

15 Juin 2013, de 9h à 14h : Réformer l'Etat, une conférence Contrepoints @ Salle AB, Maison des
Mines et des Ponts et Chaussées 270 rue Saint Jacques, Paris V.
Le quotidien en ligne Contrepoints coordonne l’organisation d’une conférence qui aura lieu le samedi 15 juin 2013 à Paris. Détails et inscriptions : fausterite.eventbrite.fr


15 Juin 2013, de 9h30 à 16h : Congrès National de l'Union des Démocrates et Indépendants (UDI)
au CNIT de la Défense. L'UDI accueille son 31eme député (Meyer Habib) et Hervé Morin y présentera
sa proposition de retour aux 39 heures 
Inscription obligatoire : inscriptions@parti-udi.fr


16 Juin 2013, toute la journée :  Election : Fin du système Cahuzac, à Villeneuve sur Lot.
Votons Stéphane Geyres au 1er tour ! Chers amis de la 3ème circonscription du Lot-et-Garonne, venez voter pour Stéphane Geyres, candidat libertarien, à l'élection législative partielle du 16 juin 2013. Mettons fin au système Cahuzac et envoyons un candidat vraiment différent à l'Assemblée nationale ! Vous pouvez visiter le site des Libertariens : http://leslibertariens.fr/ ou lire Sud Ouest, le quotidien régional.


17 Juin 2013, à 20h30, conférence de l'UDI Boulogne, avec Jean-Louis Bourlanges

André Santini, Président de la fédération UDI des Hauts-de-Seine et les élus UDI de la majorité municipale de Boulogne-Billancourt vous convient à la conférence
Moins d'Etat, plus d'Europe : Quelles perspectives pour la France ?
Avec Jean-Louis Bourlanges, Professeur à Sciences Po Paris, Ancien parlementaire européen et Jean-Pierre Spitzer, Avocat au barreau de Paris, Secrétaire général du Mouvement Européen - France en présence de Pierre-Christophe Baguet, Maire de Boulogne-Billancourt, Président de Grand Paris Seine Ouest Le Lundi 17 Juin 2013 A 20H30 à l’espace Landowski 28 av. Morizet, Boulogne-Billancourt Inscription : udiboulognebillancourt@gmail.com


18 Juin 2013, de 16h à 18h: Conférence de presse du lancement de Contre-Attaque, au Pont Neuf à Paris
Contre-Attaque est un collectif d’associations, sites et personnalités de droite, qui sera lancé lors d’une conférence de presse le 18 juin prochain à Paris (voir ci-dessous, cliquez pour agrandir le communiqué). Venez nombreux même si vous n’êtes pas journaliste, le nombre de places est limité mais la salle est grande ! Faites circuler cette information sur les réseaux sociaux car il n’est pas sûr que les médias la relaient très largement… ! Réservez votre place en envoyant un mail à mborowski@hotmail.fr. Vous pouvez également visiter le site : http://www.contre-attaque.org.
19 Juin 2013, de 19h à 21h30 : Conférence "L’image de la France en Europe", organisée par Alternative Libérale et Héritage & Progrès. Avec : Michael Theurer, député allemand au Parlement européen, membre du Groupe Alliance des Démocrates et des Libéraux et président de la commission du contrôle budgétaire, et Stefan De Vries, correspondant, en France, pour la télévision publique des Pays-Bas répondront à cette question. "l'image de la France en Europe"
Inscriptions : https://www.facebook.com/events/549896531728105/?ref=14
ou fdeharven@alternativeliberale.fr


20 Juin 2013 et 21 Juin 2013, à partir de 9h30, colloque universitaire à Aix en Provence 
Ethique et politique : colloque @ Université d'Aix Marseille juin 20 @ 9 h 30 min – juin 21 @ 18 h 00 min Le centre de recherche en éthique économique organise son vingtième colloque à Aix-en-Provence, avec un programme de qualité. Détails en pièce jointe : Programme : http://dl.free.fr/mwmda2Q5Q [...]


Egalement publié sur Facebook 

lundi 10 juin 2013

C'est le 1er semestre 2013, Sébastien Pietrasanta cumule toujours

Le site web du député-maire d'Asnières sur Seine l'indique toujours : 


"Au premier semestre 2013, une série de lois va renouveler notre vie démocratique : fin du cumul des mandats, indépendance de la magistrature, réforme des modes de scrutin, réforme de l’immunité présidentielle".





Pourtant, Sébastien Pietrasanta, maire d'Asnières sur Seine, et député des Hauts de Seine, est toujours un cumulard, au même titre que 153 députés et 81 sénateurs selon Rue89, et ce alors que 39 députés socialistes, non cumulards et provinciaux, ont demandé à leur parti de mettre en oeuvre le non cumul des mandats (voir Contribuables Associés).



Cette annonce de la fin du cumul des mandats, est une promesse du président de la République. C'était la proposition 48, de même force que celle sur le mariage gay puisqu'au programme. Elle doit donc être faite.


Depuis 2012, les socialistes enchaînent les pertes de siège à l'Assemblée Nationale, et l'opposition, de centre et de droite, gagne du terrain. On a vu hier la victoire dans la 8ème circonscription des Français de l'étranger (Italie, Israel), de Meyer Habib (UDI), élu député.

Question : est ce que, pour préserver sa majorité absolue à l'Assemblée Nationale, alors qu'il est à deux doigts de la perdre (lire l'Opinion), le Parti Socialiste va renoncer à sa promesse de mettre fin au cumul des mandats ? 




Sur le même sujet
Cumul des mandats : et la proposition 48 du candidat Hollande ? sur Paperblog et sur Contrepoints.

mercredi 15 mai 2013

Bienvenue à l'Opinion, nouveau quotidien «libéral», «pro-business» et «pro-Européen» !


Oui, bienvenue à l'Opinion, nouveau quotidien «libéral», «pro-business» et «pro-Européen» !

Ça n'est pas si souvent que l'on lance un nouveau quotidien dans ce pays, et encore moins un quotidien qui se veut proche des valeurs libérales. 
Souhaitons lui bonne chance ! Ça n'est pas si souvent que des français affichent le fait de vouloir mettre en avant des valeurs Européennes et libérales.


Simplement, espérons que L'Opinion ne tombera pas dans la caricature à laisser croire qu'être libéral et être pro business, c'est la même chose. En effet, les valeurs libérales sont avant tout celles de la liberté et du respect des droits, socle sur laquelle s'appuie la liberté d'entreprendre, et non pas l'inverse. De même, les libéraux pensent que le projet Européen doit être au service de la volonté de protéger les libertés civiles et la libre circulation des hommes, des marchandises, des capitaux et des idées, et non pas l'inverse, la constitution d'un super Etat Européen en apesanteur et loin des citoyens. 

Un quotidien libéral se devra donc, s'il s'engage dans le débat politique, donner la parole aux libéraux (en Europe : l'ALDE, et au niveau national : le Parti Libéral Démocrate UDI) plutôt qu'à la droite dirigiste, et à tous les acteurs qui se battent en faveur des libertés civiles et des Droits de l'Homme.

C'est en tout cas une excellente chose qu'un quotidien veuille transmettre le point de vue des français qui bougent et qui entreprennent. Bonne chance à l'équipe de l'Opinion !


Pour suivre l'Opinion http://www.lopinion.fr/


Et évidemment, demeurent incontournables : 



lundi 8 avril 2013

La blogosphère rend hommage à Margaret Thatcher

100 000 V Mélenchon sur Thatcher sur Twitter, et vice versa

Aux infos du nain Mort de Margareth Thatcher

Don't Tread On Me Décès de Margaret Thatcher

Eric Martin sur Nouvelles de France [Hommage] Margaret Thatcher : «Nous sommes tous inégaux»

Extrême Centre The Maggie is dead, long live the Maggie !

F Boizard - La Lime Hommage à Margaret Thatcher

Institut des Libertés In memoriam : Lady Margaret Thatcher

Jérome Dubus Hommage à Madame Thatcher

J'ai rarement tort Hommage à la baronne Thatcher

La Maison du Faucon Respecter la mort, mais pas pour tout le monde quand même...

La Place des Libéraux Ex-Prime Minister Baroness Thatcher dies

Le blog D.J. et Liberté Décès de celle qui sauva la Grande-Bretagne du naufrage socialiste

Le Parisien Libéral Margaret Thatcher est décédée

Liberales Institut Die Eiserne Lady – Ein Nachruf auf Margaret Thatcher (1925-2013)

Lumières & Libertés L'ancienne Première ministre britannique Margaret Thatcher est morte

Le Néo Africain la dame de fer la baronne Margaret Thatcher est maintenant pleinement éternelle

Néo conservatisme Margaret Thatcher : adieu à une grande dame !

Nix Vomique The Day That Margaret Thatcher Dies

Gaspard Koenig sur Atlantico Margaret Thatcher : tout ce qu'on oublie trop souvent de dire d'elle

Serge Schweitzer sur Contrepoints Thatcher : une source d'inspiration pour la France ?

Vu des collines R.I.P Maggy


mercredi 3 avril 2013

Affaire #Cahuzac : revue de blogs

Authueil parle de la déflagration Cahuzac


L'Hérétique n'y va pas avec le dos de la cuillère, et affirme : Quel beau salaud !

Selon PasiDupe, au sujet de l'affaire Cahuzac: Hollande savait tout depuis le 15 décembre 2012, (affirmation de Michel Gonelle).

Extrème Centre suggère un nouveau logo pour le PS

Le Néo Africain note que cette affaire est une fraude et une faillite morale.

A toi l'honneur remarque que Cahuzac est un paillasson 

Votre bloggueur invite à ne pas jeter la première pierre à Cahuzac sans oublier les autres socialistes, lire L'arbre Cahuzac ne doit pas cacher la forêt socialiste




Atlantico prend du recul et pose une bonne question : Le gouvernement voit-il qu'il est en train de pousser les Français à la fraude et au travail au noir ?


Opposition Républicaine se demande ou est passée la présidence irréprochable.

Le très peu regretté Claude Guéant ressuscite dans Nouvelles de France et pense que le pouvoir a dû savoir ...

Baptiste Créteau, de Contrepoints, conclue avec humour : Après Cahuzac, Hollande : le changement, c'est maintenant !


Une revue de blogs ne serait pas complète sans le mot de H16, qui dans Sacré Cahuzac, écrit : Le 15 mai prochain, beaucoup d’entre vous recevront leur tiers provisionnel. Ce jour-là, rappelez-vous de Jérôme Cahuzac.

Affaire Cahuzac : hommage à Mediapart

Une chose frappante dans l'interview du premier sinistre ministre hier, c'est le fait de dire qu'ils (au gouvernement) ne savaient pas. 
Voulait-il dire que les 30 et quelques personnes qui jouent au ministre ne savent pas lire ? N'entendaient-ils pas les affirmations sourcées d'Edwy Plénel ? 

Apparemment, Mediapart n'a jamais perdu un procès en diffamation. Nous sommes loin du modèle classique de la presse. Si vraiment le gouvernement n'avait eu aucun doute au sujet de l'innocence de Mediapart, n'auraient-ils pas usé de tous les moyens légaux ou illégaux pour atomiser Mediapart et ses journalistes ? 

La France peut être fière de l'équipe de Mediapart. 
Quel dommage que cette équipe soit trotskyste. D'une manière plus générale, heureusement que la presse en ligne existe, que ce soit Contrepoints, Atlantico ou Nouvelles de France, sans parler de la blogosphère (Delanopolis, Opposition Républicaine ... Où, en dehors du Canard Enchainé, pourrions nous avoir de vraies nouvelles sur ce pays et ses dérives ? 

jeudi 28 mars 2013

Municipale Paris 2014 : Interview de Douce de Franclieu « je suis une libérale responsable »


Citons "Sous l’étiquette UMP, mais libérale avant tout, Douce de Franclieu s’oppose sur les idées à Nathalie Kosciusko-Morizet.
La bataille des municipales dans la capitale s’annonce féminine. En êtes-vous satisfaite pour la vie politique ?
Si toutes les femmes étaient libérales… [rires]. J’ai l’impression que les femmes sont aussi étatistes que les hommes. Celles qui se présentent : Anne Hidalgo, Nathalie Kosciusko-Morizet, Marielle de Sarnez ou encore Cécile Duflot pour les Verts sont étatistes et je suis la seule libérale.
Pourquoi vous présentez-vous ?
Je suis alternativement à Paris et dans le Gers depuis 5 ans et je n’avais pas l’intention de me présenter dans la capitale. Mais j’ai pris cette décision à l’annonce de la candidature de Nathalie Kosciusko-Morizet car elle représente selon moi un symbole d’interventionnisme. Bertrand Delanoë et
les Verts ont lentement anesthésié la ville sur le plan économique. Je crains qu’avec Nathalie Kosciusko-Morizet les choses ne s’arrangent pas et je ne lui fais pas plus confiance. Elle a défendu le principe de précaution qu’elle a fait inscrire dans la constitution avec la charte de l’environnement. C’est au nom de ce principe qu’elle a décidé de beaucoup de lois, soi-disant pour sauver la planète, qui ont eu pour effet de gripper l’économie. Le principe de précaution a tué l’esprit d’innovation.


Il y a effectivement des idées intéressantes, notamment la remise en cause du principe de précaution. Il ne dépend toutefois pas des pouvoirs d'un Maire. De quoi s'occupe le Maire de Paris ? De gérer un budget hallucinant, de plusieurs milliards d'euros, pour s'occuper de permis de construire, de crèches et écoles, de voirie et circulation, de propreté, de sécurité et de transports. A l'aune de cet ensemble de responsabilités, c'est vrai qu'on ne voit pas très bien, pour le moment, comment Nathalie Kosciusko-Morizet se distinguerait franchement d'Anne Hidalgo. Oserait-elle, comme le propose Contrepoints, de libérer les crèches ? D'alléger le code de procédure qui régit l'ouverture et la gestion d'une crèche ? Proposerait-elle, comme Elisabeth Castel (UDI), dans le IVeme, de laisser à chaque école le soin de faire son emploi du temps ? NKM serait-elle OK pour privatiser les HLM ? NKM a t-elle, comme Dominique Baud dans le XVeme, des idées de solutions d'initiative individuelle pour s'occuper du problème de la dépendance et des aînés ? Assumera t-elle le péage urbain ? Va t-elle baisser les impôts ? 
NKM
Après, NKM aura beau jeu de dire que les idées libérales ne sont pas mainstream à l'UMP Paris, ni à l'UDI Paris d'ailleurs. C'est vrai. D'ailleurs, même si le personnel politique libéral parisien est plutôt au Parti Libéral Démocrate, l'UMP tente, de temps en temps, de rappeler que les idées libérales existent, avant, le plus souvent, de retomber dans le socialisme ultra étatiste le plus orthodoxe, avec le soutien des derniers électeurs de droite.
Reste à définir si les primaires de l'UMP doivent porter sur les idées ou sur les personnalités. 

samedi 23 mars 2013

Manif pour tous : Hollande a déjà atteint son objectif

Prenez ce tweet :


C'est exactement ce que voulait Hollande, le fils d'un bourgeois d’extrême droite qui a grandi à Neuilly. 

En forçant les manifestants à manifester entre le Pont de Neuilly et la Place de l'Etoile et non pas sur les Champs Elysées, l'avenue des rassemblements populaires par excellence, le gouvernement socialiste a réussi sa mission au niveau communication : faire oublier que des provinciaux et des banlieusards, de toutes conditions, de toutes religions manifesteront demain, car les conséquences du mariage pour tous ne gênent pas que nos compatriotes de confession catholique, mais aussi les juifs et les musulmans sans parler des gens encore plus nombreux, athées, qui pensent que la régularisation du concept de mères porteuses est un problème. 



En prime, la préfecture de police aurait-elle été associée au dispositif d'emm******ment maximum ? 

Prenez cette vue webcam de la Porte Maillot ce samedi à 18h30


C'est complètement bloqué coté remontée vers Paris en venant de Neuilly. Pourquoi ? Parce que l'avenue de la Grande Armée est bloquée. A t-on déjà vu une rue bloquée de la sorte 24 heures avant une manif ? Non. Est ce que Hollande a été formé à l'école Mitterrand ? Oui. 

La Manif pour tous tombe hyper bien pour Hollande, qui, rappelons le, doit quand même gérer : 




Quel que soit le succès de la Manif pour Tous demain, cela ne changera rien puisque le projet de loi est voté et que Hollande s'est déjà assis sur la pétition qui a rassemblé 700 000 signatures en faveur d'un référendum. Il n'y a qu'une intervention armée, d'une coalition étrangère sous mandat de l'ONU, qui puisse nous débarrasser de Hollande et de son gouvernement. Pas besoin de préciser que cela ne risque pas d'arriver.