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vendredi 11 mars 2016

Le boucher de la rue de Meaux (75019) ou l'injustice de l'Etat "providence".

Un des grands arguments des étatistes de gauche comme de droite, pour défendre l'interventionnisme d'état, les impôts élevés, le rôle écrasant du service public étatisé et fonctionnarisé, la Sécurité Sociale monopolistique obligatoire ainsi que de manière générale l'état providence, c'est que, en France, personne n'est "laissé sur le bord de la route".

N'avez-vous jamais entendu des phrases du type "en France, on ne demande pas la carte Visa Gold pour se soigner, contrairement aux Etats Unis" ou "On est contre le chacun pour soi, on est pas des anglais" ou encore "Si tu aimes tant la Somalie ou le Bangladesh, pourquoi tu ne vas pas y vivre ?"

Vous aurez beau dire que, non seulement notre modèle social est payé à crédit (car déficitaire) donc non viable, ou que un français sur trois ne se soigne plus, faute d'argent, ou que bien que les HLM existent, le mal logement voire le non logement (SDF) est très répandu, bref, que le modèle social est réservé aux gens bien connectés (cadres moyens de la fonction publique, militants associatifs, diplômés du supérieur, PDG du CAC 40, chefs d'états étrangers, membres de partis politiques de gauche, syndicalistes, intellocrates) mais demeure une fiction pour les outsiders (pauvres, femmes, immigrés, retraités pauvres, jeunes sans qualification, auto entrepreneurs), il y a des chances pour que votre interlocuteur ne vous croit pas, et reste accroché à l'idée qu'en France, c'est vraiment une chance que de bénéficier du "filet de protection de l'Etat". 

Pourtant, l'histoire du boucher de la Rue de Meaux (1) , dans le XIXeme arrondissement de Paris, montre à quel point le modèle social français est injuste et non protecteur. Le modèle social français, c'est des gens qui paient, d'autres qui bénéficient, rien de plus. 
La rue de Meaux, vous connaissez. Elle est devenue tristement célèbre suite à la tuerie de Charlie Hebdo (1). Mais ici, il ne s'agit pas de terrorisme, mais de défaillance de l'Etat qui dit nous protéger. 
Jérôme Hallain, 33 ans, avait ouvert une boucherie artisanale dans la rue de Meaux (XIXe) à la mi-2012 et avait rapidement recruté deux employés (2). Il est typiquement le genre d'employeur que Hollande et la gauche devraient applaudir et célébrer.
Seulement, ce jeune chef d'entreprise a eu un problème de santé : après un diagnostic de cancer, il a souffert d'une tumeur germinale métastatique grave qui l'a empêchent de travailler. Il a du procéder licenciement des employés de la boucherie, fermer son commerce fin 2013, et les dettes et les impayés de loyer se sont accumulés.

Aujourd'hui, l'ancien entrepreneur va se faire expulser de son logement. L’artisan, qui n’avait pas répondu à une convocation du commissariat concernant le conflit pour loyers impayés qui l'oppose à sa propriétaire (il était hospitalisé le jour du rendez-vous), a reçu un courrier lui annonçant qu’il pourrait être chassé à la fin de la trêve hivernale. 

Est-ce que notre ancien entrepreneur, qui a donc crée des emplois, et généré des cotisations sociales, a droit à une aide ou à un HLM pour pouvoir continuer à habiter quelque part ? Non. 
Ce que la mairie de Paris lui propose, c'est de contacter les foyers de SDF pour voir s'ils n'auraient pas une place pour lui 

Si on admet l'idée qu'il est juste que la collectivité aide les gens en difficulté à se loger (idée contestable) et que chacun paie, par le biais du financement du système social pour cela, ne peut-on pas considérer que Jérome Hallain semble correspondre aux critères, en tout cas bien plus que Juppé et fils, Chevenement, le directeur général de la Fédération Française de Tennis, les cadres sups de Paris Habitat, les élus les Républicains du XVeme arr comme Louise Agathe Charpentier (4) ou les collaborateurs PS du XIIIeme ? 

Il ne faut surtout pas croire que nous sommes égaux, en Socialie, quand viendra le temps des difficultés. Et ce n'est même pas une question d'argent, mais avant tout une question de connections. Pour se soigner, il vaut mieux connaitre un grand ponte de la médecine. Pour se loger, avoir un contact chez les sénateurs maires. 
Voila pourquoi la privatisation du social est juste. D'une part, un système assuranciel privé, régulé par le marché, est plus juste qu'un système public opaque où chacun est forcé de cotiser, à perte. 
D'autre part, face à la faillite de l'Etat providence, qui, malgré tout, continue à spolier prélever, la meilleure protection est double : c'est la possession d'actifs réels, si possible hors de France, si il vous reste des économies après tous les prélèvements obligatoires, mais c'est aussi, évidemment les solidarités réelles, comme tous ces parisiens qui veulent se mobiliser pour aider le boucher de la rue de Meaux. 

Sur le plan politique, la proposition du député les Républicains Hervé Mariton, privatiser les HLM, prend tout son sens.





(3) Libération Ces locataires de HLM qui font scandale 21 décembre 2007
(3) Municipales 2014 à Paris Ces élus du XVe arrondissement logés dans le parc social 9 avril 2015

lundi 1 février 2016

Paris Habitat, ou l'allégorie du socialisme

On nous vante tellement souvent la qualité du modèle social français (malgré ses 6 millions de chômeurs et ses 8 millions de pauvres) et bien qu'il soit payé à crédit. 
On nous loue la dévotion des acteurs du secteur public, comme si ces hommes et ces femmes n'avaient pas leurs objectifs propres, à commencer par le fait d'avoir un boulot, qui plus est plus sûr que la moyenne. 
On nous affirme qu'en France, la République ne laisse tomber personne, grâce à ce modèle de solidarité vieux de 70 ans qui, payé à crédit, est censé être aux antipodes du chacun pour soi et de l'avidité notamment du secteur marchand. 

Et pourtant !

Paris Habitat, le premier bailleur social d'Ile-de-France, est épinglé pour ses "largesses salariales" par la presse. On a en effet appris que week end que : 


  • en 2015, chaque salarié de Paris Habitat a touché une prime de 200 € pour le féliciter de la certification ISO de Paris Habitat.
  • un salaire de directeur avoisine 7 000 € par mois, un DG adjoint émarge aux alentours de 9 000 € net, voire plus. 
  • Le directeur général, Stéphane Dambrine, dont le salaire atteint des niveaux quasi inconnus dans le public (200k€ par an), bénéficie aussi d'un discret parachute doré — 500 000 € — en cas de licenciement.
  • L'un des DG adjoints de Paris Habitat, qui émarge à 9 000 € net par mois, bénéficie depuis quinze ans d'un logement aidé dans le parc de Paris Habitat. 
Autrement dit, dans cet établissement public industriel et commercial (EPIC) qui ne fait rien à part gérer la pénurie de logements en région parisienne, il y a de l'argent, suffisamment pour payer royalement les salariés et le management, et il y a suffisamment de flou pour que les quelques inspections que Paris Habitat a du subir valident le fonctionnement sans réserves, ou presque. 

Pourtant, l'onglet "qui sommes nous" du site web de Paris Habitat est formel : il insiste sur le fait que cet acteur majeur du logement social à Paris et en proche banlieue (123 000 logements) promeut "la solidarité pour tous" et se veut "exemplaire dans ses pratiques". 

Alors, que s'est-il passé pour qu'on en arrive là ? 

Des éléments de réponse se trouvent dans le rapport annuel de Paris Habitat. Le premier point, c'est la Conseil d’administration de Paris Habitat : des élus de la ville de Paris, des représentants d'associations ... on se demande bien comment le conseil d'administration peut sérieusement envisager de contrôler et sanctionner ceux avec qui ils travaillent par ailleurs, sans même parler des subventions. 
D'autre part, regardez les chiffres consolidés du compte de résultat ? Vous n'avez rien compris aux comptes de ce hedge fund immobilier qui a fait 85 millions de profits en 2013, en comparaison d'une marge brute totale de 509 millions ? Vive l'exceptionnel, comme disent les comptables, mais aussi la baisse des investissements ! Et ça, c'est lié au mélange de missions de service public et d'activités classiques de promotion. Mais si il n'y avait que ça.

En effet, Roger Madec, président de Paris Habitat, vous savez, celui qui coupe le courant quand une question de la presse ne lui plait pas, a prouvé son sens des économies. 

Car le plus drôle, en ce qui concerne cet organisme social, est qu'il se comporte vis a vis de ses sous traitants comme la plus vile des multinationales du CAC 40. Pendant que les DG se versent des salaires élevés, ils présurent les salariés de l'entreprise chargée du  nettoyage des parties communes des HLM. Les salariés de OMS, le sous-traitant en question, ont fait une grève de 3 mois, parce que le montant du marché fait que l'employeur est forcé de faire des économies sur les équipements de protection et de sécurité. Mieux : Paris Habitat pouvait-il ignorer que les employés du sous traitant étaient pour partie des sans papiers ? 
Autrement dit, Paris Habitat prouve que les fonctionnaires et autres acteurs de l'économie sociale n'ont rien à envier à Goldman Sachs. Seulement, à Wall Street, ils ne cachent pas leur avidité, et ils ne se cachent pas derrière une pseudo orientation sociale.

La réponse de Roger Madec, président de Paris Habitat, est claire : les rapports d’inspection successifs (MIILOS, Chambre Régionale des Comptes, Inspection générale des Finances, Inspection Générale de la Ville de Paris) n’ont relevé ni irrégularités ni excès dans la rémunération des personnels de Paris Habitat. De plus, la remarque du communiste Ian Brossat sur le salaire du directeur général est éloquante : il a déclaré "Ces salaires sont conformes au secteur du logement social". 

Autrement dit : circulez, ya rien à voir !

Le socialisme, surtout celui version ferme des animaux avec certains plus égaux que d'autres, peut durer tant qu'il y a l'argent des autres pour le financer.
Tant que nous accepterons à la fois le socialisme et le concept de HLM, il n'y a pas de raison que les choses changent chez Paris Habitat. Et a propos d'acceptation, écoutez le silence de l'"opposition" Les Républicains-UDI !

lundi 23 novembre 2015

Logement : extraordinaire gauche parisienne

Le conseil municipal de Paris se tient avec une semaine de retard, du fait des attentats du 13 novembre 2015. Mais nous ne perdions rien pour attendre. 
Dans la même séance, au sein du même groupe socialistes et communistes, voila ce qu'ils ont réussi à nous sortir, les mêmes qui, rappelons le, luttent contre les marchands de sommeil, régulent et plafonnent les loyers ou encore imposent la loi ALUR :

1. Hausse des droits de mutation 
2. Découverte du fait que les chambres de bonnes sont pour partie inoccupées, du moins de manière officielle et permanente. 

Pour la hausse des droits de mutation, no comment, cela correspond parfaitement à l'analyse de Serge Federbusch (3), qui dit que le PS et le PCF parisien sont dans une impasse, où seule la capacité à profiter de la bulle immobilière en la taxant toujours plus permettra de financer leur programme délirant de HLMisatioin de la ville. 

Quand à la découverte d'un million (oui, un million) de mètres carrés "inoccupés", qui plus est dans "les beaux quartiers", franchement on se demande sur quels planète ils vivent, ces grands découvreurs. Ne seraient-ce pas les mêmes qui pensent qu'il est indigne de louer moins de 11m² ? 

Dans ce domaine comme pour d'autres, on ne peut pas dire que ce soient les contradictions qui gênent Anne Hidalgo ou son adjoint communiste Ian Brossat.




jeudi 2 juillet 2015

Mixité sociale : la "droite" parisienne prise au piège de son penchant socialiste

Sacrés soi-disant droitards !
Faute de formuler une alternative claire à la politique menée par le Parti Socialiste, ils en sont réduis, en plein conseil municipal, à élever la voix contre les "staliniens" qui pratiquent une politique "dogmatique" en matière de logement (1). 
L'objet de la discorde : les HLM dans le XVIeme arrondissement. Le communiste Ian Brossat est fier de pouvoir en implanter. 

Il est vrai que si on considère que la loi SRU est légitime et que, deuxième condition, les arrondissements parisiens sont, en ce qui concerne le logement, des villes à part entière, alors force est de constater que le seizième arrondissement n'est pas un bon élève du logement social. 


Source : APUR
Alors que 36% des logements du XIXeme sont des HLM, cette proportion tombe à moins de 3% dans le XVIeme.


Pourtant, les critiques du parti Les Républicains contre la politique du Parti Socialiste et du Parti Communiste à Paris tombe un peu à plat, faute de s'attaquer au coeur du problème : l'existence du concept de LM, une hérésie. 

A t-on vu la "droite" parisienne expliquer, lors de la dernière campagne municipale, qu'il fallait remettre en cause la loi SRU et l'existence du parc HLM ? Non. Trop soucieuse de courir après le PS, et désireuse de ne pas faire de vagues, elle a préféré faire profil bas sur le sujet, dont on sait pourtant qu'il a contribué à la victoire d'Hidalgo (2). 

Un logement, c'est quoi ? Citons Wikipedia : Un logement, C'est un local, un appartement ou une maison et plus généralement tout endroit où une ou plusieurs personnes peuvent s'abriter, en particulier pour se détendre, dormir, manger et vivre en privé. C'est un endroit pour s'abriter (héberger) le jour et la nuit.
Et un logement social, c'est quoi ? Un logement social est un logement destiné, à la suite d'une initiative publique ou privée, à des personnes à revenus modestes qui auraient des difficultés à se loger sur le marché privé. L'expression sert aussi à désigner le secteur économique constitué par ce marché immobilier et les politiques d'économie sociale qui président à son administration.

Première erreur de la "droite" : penser qu'il faille aider les personnes à revenus modestes qui auraient des difficultés à se loger sur le marché privé.
Si on reprend la pyramide des besoins selon Maslow, le logement, certes indispensable, vient néanmoins, dans la hiérarchie des besoins auxquels les êtres humains sont confrontés, directement derrière les fonctions vitales, telles que se nourrir. Or, depuis l'échec de l'expérience communiste, personne ne songe sérieusement à nationaliser l'agriculture, Danone, Auchan et Carrefour pour que l'Etat s'assure que chacun mange. Pour se nourrir, une fonction vitale, on fait confiance au marché et à ses millions d'intervenants décentralisés, du producteur de semences au caissier du magasin. Alors pourquoi le logement devrait sortir de ce schéma ? 

Si des parisiens n'arrivent pas à se loger dans Paris, pourquoi les aider alors qu'ils peuvent tout simplement déménager pour aller plus loin ? 

Deuxième erreur de la droite : souscrire au concept de mixité sociale. L'idée du PS, c'est que le logement social permet aux "pauvres" de vivre aux cotés des "riches". Mais qui a dit que les différents groupes sociaux aient envie de se méler ? 
Pas les pauvres, en tout cas, ni les riches, pour peu que l'on puisse adopter une typologie aussi simpliste. 
Quand les habitants de HLM s'installent dans le VIIeme ou le XVIeme, ils ne font pas leur course à Passy ou rue Cler, ils prennent le métro pour trouver des produits moins cher. Et oui, habiter quelque part ne fait pas tout, encore faut-il que l'environnement ne soit pas hostile. 
On peut d'autant plus rire quand on évoque la question de la mixité sociale quand on reprend toutes es stratégies que les plus informés mettent en oeuvre pour éviter à leur enfant la mixité scolaire. Entre les options rares, les classes spéciales ou carrément les écoles privées, n'est ce pas la caractéristique des CSP+ de gauche, pas forcément ultra fortunées mais à fort capital intellectuel, que de penser que leurs enfants n'ont pas à subir les volontés niveleuses de l'Education Nationale ? Il ne s'agit pas de blâmer ces parents, mais juste de voir les choses en face : la mixité sociale, personne n'en veut (3). 

Troisième erreur de la droite : valider l'idée de mixité sociale se fait par arrondissement. C'est vrai, pourquoi ne pas chercher à affiner le concept, et vérifier que dans chaque rue, voire dans chaque immeuble, il y a maximum 40% de diplomés de l'enseignement supérieur, 10 ou 15% de gays, 52% de femmes, 10% de maghrébins, bref que chaque immeuble reflète bien la sociologie de l'Ile de France ? Mieux, pourquoi ne pas bloquer les mariages de CSP + (4) ou de CSP +++, afin de s'assurer que la mixité sociale s'applique aussi aux familles ? 

Résumons nous : les HLM sont une arnaque sur le plan intellectuel. Ils octroient un pouvoir démesuré au politique, et ce au détriment des contribuables. De plus, des gens qui y résident n'ont rien à y faire. L'avantage qu'il implique est tel qu'il fait l'objet de trafics. 
Si la droite était vraiment une opposition, elle proposerait la seule idée qui vaille : privatiser ces logements sociaux, en les proposant à la vente à qui veut, à commencer par leurs actuels occupants. 




(1) Municipales 2014 à Paris #HLM : affrontement Goasguen-Brossat en #Conseil de Paris 2 juillet 2015
(2) Challenges Et si la résistance du PS à Paris s'expliquait par... ses HLM ? 31 mars 2014
(3) LPL La mixité sociale, personne n'en veut 28 mars 2012
(4) Le Parisien Paris : Anne Hidalgo a marié Emmanuelle Cosse et Denis Baupin 20 juin 2015
(5) Le Parisien Anne Hidalgo va marier Pierre Moscovici 3 juin 2015




Sur le même sujet 


La question du logement à Paris, un post du 16 novembre 2011

Privatiser pour en finir avec le scandale des HLM, un post du 23 mars 2012
Pas surpris par l'affaire Philippe Kaltenbach (sénateur maire #PS de Clamart) ...! 5 aout 2013
Affaire #FrigideBarjot & scandale des HLM parisiens : tous les vendre, au prix du marché. 18 septembre 2013
S'opposer à l'idée de logement social à Paris, oui et alors ? 19 décembre 2013
#MUN75003 - Affaire de HLM donnés à des cadres sups de la FFT ? Quelle surprise ! 20 février 2014
Contrôle des sous-locations de HLM parisiens : hypocrite mais bienvenu ! 7 mars 2015

samedi 11 avril 2015

@Anne_Hidalgo : #1anParis

Ce samedi, Anne Hidalgo organisait une réunion d'information appelée "compte rendu de mandat" devant les parisiens, à l'occasion de l’achèvement de sa première année en tant que maire de Paris.



Sans surprise, le Parti Socialiste parisien se félicite de cette première année. Il parle même d'un an de promesses tenues (1) !



C'est drôle, ils ont même organisé des tractages ce week end. On pensait que le PS n'avait plus d'argent. 
On a du se tromper.

Là où on ne se trompe pas, c'est que même sur les thèmes sur lesquelles Anne Hidalgo a choisi de communiquer, il y a beaucoup à dire. 

Mythe : Priorité au logement : 10000 nouveaux logements par an
Fait : Pour développer du logement social, la mairie de Paris ne fait pas construire des nouveaux appartements, elle préempte ou rachète des logements existants, et en fait artificiellement des HLM. Outre le maintien de cette notion surréaliste qu'est l'existence de logements hors marché, cette politique a deux conséquences néfastes : d'une part, elle alimente le clientélisme, d'autre part, elle pèse sur le budget de la ville de Paris. La vérité, c'est que la politique logement de la ville de Paris va dans le mur (2). 
Mythe : Lutte contre la pollution : sortir du diesel d’ici 2020
Fait : Anne Hidalgo n'est pas arrivée au pouvoir en 2014. Cela fait depuis 2001 qu'elle participe à la gestion de Paris et de l'Ile de France. Entre 2001 et 2014, Hidalgo a validé la politique d'achats de bus diesel de la RATP, par ses votes et par les subventions de Paris au STIF (3). Ces bus, récents pour certains, ne seront pas mis à la poubelle en 2020. La sortie du diesel ne concerne que les manants de banlieue qui ont le mauvais gout de venir travailler en voiture à Paris. 

Mythe : Développer l’attractivité de Paris
Fait : la fuite des sièges sociaux du centre de Paris va devenir un problème croissant (4), dont la réponse n'est pas que municipale. 

Mythe : Notre grande cause : prendre en charge les plus démunis
Fait : Anne Hidalgo n'a aucun outil positif et viable pour prendre en charge les démunis qui, au passage, n'ont jamais été aussi nombreux à Paris. Ce combat, c'est celui des associations et ONG comme la Croix Rouge, la Mie de Pain ou Fleur de Bitume à qui il faut donner de la liberté d'action et des moyens récoltés par la générosité des donateurs (5). 

Mythe : Budget participatif : c’est vous qui décidez
Fait : le coté participatif du budget participatif d'Anne Hidalgo était doublement limité : d'une part, il ne portait que sur 5% du budget d'investissement (qui lui même représente moins de 20% du budget total), d'autre part, toutes les propositions des parisiens n'étaient pas recevable. Par exemple, il n'était pas possible de proposer de ne pas dépenser, et de rendre un peu d'argent aux contribuables et citoyens Parisien (6).

On pourrait aussi évoquer l'abandon du milliard d'euros des parisiens (7), ou encore le plan social envisagé par Madame le Maire alors que la candidate Hidalgo le refusait (8). 

Evidemment, pas la peine de demander ce que l'opposition pense ou dit, c'est pas facile d'être à la fois conseillère municipale de Paris et députée de Longjumeau ou députée Européenne. Sinon, on aurait entendu des propositions de légalisation des crèches clandestine, de circulation des métros H24, de suppression des feux rouges pour fluidifier le trafic, d’arrêt de la répression de la prostitution, de franche baisse des effectifs de fonctionnaires de Paris ou de fusion des communes limitrophes, pour ne prendre quelques exemples.




(1) Parti Socialiste Paris Avec Anne Hidalgo pour Paris : un an de promesses tenues 3 avril 2015
(2) Delanopolis Le record du HLM le plus cher de nouveau pulvérisé à Paris ! 4 juillet 2013
(3) Libération Diesel : la mémoire d’Anne Hidalgo a des ratés 17 mars 2014
(4) Contrepoints Les grandes entreprises fuient Paris : Hidalgo sous pression ! 15 mars 2015
(5) Le Parisien En achetant son DVD, aidez les sans-abri parisiens 31 mars 2015
(6) Contribuables Budget participatif de Paris : une parodie de démocratie 3 février 2015
(7) Municipales 2014 à Paris Relations avec l'Etat : Anne #Hidalgo (#PS) réclamerait-elle le milliard d'euros des parisiens ? 8 février 2014
(8) Le Parisien Libéral Effectifs de l'administration parisienne : Anne Hidalgo "change d'avis" ... ? 14 octobre 2014

samedi 7 mars 2015

Contrôle des sous-locations de HLM parisiens : hypocrite mais bienvenu !

25 ans après la chute du Mur de Berlin (1), il y a encore une extrême gauche communiste en France, et à Paris, capitale de la France, ces communistes collaborent avec le Parti Socialiste, celui qui donne des leçons anti extrémistes. C'est incroyable mais c'est ainsi ! Le Parti Socialiste peut s'allier aux communistes du FDG, par contre si l'UMP tentait ne serait-ce que d'envisager une collaboration avec les nationaux socialistes du FN ...

Cette collaboration PS-FDG se matérialise notamment par la présence de Ian Brossat aux cotés d'Anne Hidalgo, en tant qu'adjoint au logement. Ian Brossat, vous savez, c'est celui qui, sans doute inspiré par l'architecture et l'urbanisme soviétiques, aurait bien rasé le Sacré-Coeur, ça pose le personnage. 

Pourtant, l'executif parisien a pris une décision de bon sens cette semaine : lutter contre la sous-location de HLM. 


En effet, chacun comprend que l'existence même de HLM est un scandale : étant donné que le logement représente le premier poste de dépense de la plupart des ménages, pourquoi le contribuable devrait aider certains à se loger, tout en subissant un coût d'opportunité énorme et en contribuant à raréfier l'offre libre ? De plus, les HLM sont, on le sait, un instrument de clientélisme. 

Néanmoins, si on admet que ce scandale puisse exister, alors force est de constater que le scandale dans le scandale, la sous location de HLM, doit cesser. Il était en effet temps que la Mairie de Paris rappelle aux titulaires de baux HLM que sous-louer son HLM en cas de vacances,  déménagement ou de mutation professionnelle risque de coûter très cher aux occupants en titre (4) !
Mais en même temps, qui peut reprocher à des locataires de HLM de se comporter de la sorte ? Le logement est un bien rare et cher, et une fois qu'un HLM est attribué, il n'y a plus de contrôles. Les ministres et autres députés qui ont été logés dans un logement du parc social de la ville de Paris, de droite comme de gauche, UMP comme PS, en savent quelque chose !
Le contrôle des sous-locations de HLM parisiens est donc une bonne idée. Il se trouve néanmoins que exécutif parisien et sa majorité socialo-communiste est vraiment hypocrite pour le coup. En effet, comme le rappelle l'élu d'opposition Pierre-Yves Bournazel (UMP), Ian Brossat jugeait, il y a peu de temps, le phénomène de sous-location "marginal" et qu'il n'y avait pas lieu de prendre des mesures. 


C'était le 1er octobre 2014 que la majorité socialo-communiste n'était pas inquiète (5) !

Il y avait beau y avoir les petites annonces, voire les récits que tous les parisiens peuvent entendre, dans leur entourage, de locataires de HLM, bénéficiaires de minima sociaux, qui n'habitent carrément plus dans la capitale mais ont transformé leur bail en business rentable, mais non, la majorité ne voulait rien entendre, ou plus exactement, elle refusait l'idée que l'opposition puisse formuler une remarque de bon sens. 

Au delà même du fond de l'affaire et de l'opportunité à faire le ménage, est-ce que les politiciens, de droite comme de gauche, peuvent comprendre que les français sont fatigués par leur cynisme et leur capacité à avoir des vérités successives, fonction de leur situation personnelle, dans l'opposition ou au pouvoir ? 

Anne Hidalgo peut-elle, par exemple, comprendre qu'il est inélégant, pour ne pas dire méprisable de rejeter l'idée qu'il faille faire des économies quand c'est Charles Beigbeider ou NKM qui le disaient (timidement, du bon des lèvres) puis reprendre cette idée à son compte quand il s'agit de voter un budget (6) ? 
A ce petit jeu de vérités à géométrie variable, le PS est champion, Hollande a montré l'exemple en 2012, même si l'UMP est quasiment ex-æquo. L’honnêteté intellectuelle semble définitivement interdite de séjour dans le débat politique ...

Il y a quand même un fait qui lui, demeure intangible, invariable, quelle que soit la couleur de la majorité : il n'est pas question de réduire l'emprise de l'Etat et du secteur public sur la vie des gens, et de ramener un peu de mécanismes de marchés dans des secteurs aussi soviétisés que le logement, pour ne prendre que cet exemple. Après tout, c'est pas cher, c'est l'Etat qui paye ! Et qu'on ne vienne pas nous dire qu'il faut bien que l'Etat l'occupe du logement car c'est un bien essentiel. Que l'on sache, se nourrir est encore plus vital pour l'Homme que d'avoir un toit. Pourtant, il ne viendrait à l'idée de personne, pas même des socialistes, de vouloir nationaliser Danone, Carrefour, Michel & Augustin ou Monoprix pour s'assurer que tout le monde ait de quoi manger ! De la à ce qu'un politicien dise les choses clairement, à savoir le fait que chacun devrait habiter là ou ses moyens lui permettent de louer ...

Le fait reste qu'il ne devrait pas y avoir de contrôle des sous-locations de HLM parisiens, tout simplement parce qu'il ne devrait pas y avoir de HLM tout simplement !




(3) Ville de Paris Paris lutte contre la sous-location des HLM 2 mars 2015. 
(4) Le Parisien Sous-location des HLM : la lutte est engagée 2 mars 2015
(5) Le Parisien Les sous-locations de HLM inquiètent l'UMP 1 octobre 2014

dimanche 11 mai 2014

@ChTaubira cohérente, à la différence de @geoffroyboulard

Il parait que Christiane Taubira devrait démissionner, parce qu'elle ne connait pas les paroles de la Marseillaise. C'est Geoffroy Boulard, un élu de la Droite Forte dans le XVIIeme arr qui le propose

L'idée sous jacente, c'est qu'un ministre devrait connaitre les paroles de la Marseillaise.

Jamais il ne serait venu à l'idée de notre élu UMP, par ailleurs amateur de HLM (ce qui, les électeurs en conviendront, est très fidèle aux valeurs de la droite ...), que Christiane Taubira pourrait avoir raison en refusant de participer à une mascarade patronnée par François Hollande ?

Que Hollande commémore l'abolition de l'esclavage, après avoir rendu hommage à Jules Ferry, ce grand homme de gauche qui justifiait la colonisation (1), c'est une blague de mauvais gout. Pour une indépendantiste guyanaise comme Christiane Taubira, ne pas chanter la Marseillaise est donc doublement signifiant.

De manière plus globale, le geste de Taubira et la  remarque de Boulard soulève la question de l'acceptation par tous les citoyens de l'ensemble de l'histoire de France, y compris quand la République faisait appel aux pires clichés racistes pour combattre ceux qui la refusaient, ou génocidait sans complexe (2), toujours pour le même motif. Rappelons quand même, outre le Génocide Vendéen, que Jules Ferry, un grand républicain de gauche, a défendu l'idée d'une "colonisation républicaine" au nom du droit des "races supérieures" vis-à-vis des "races inférieures".  

De plus, que Christiane Taubira ne chante pas la Marseillaise n'est rien à coté des vrais scandales qui caractérisent ce gouvernement, qu'il s'agisse du retour du crime de la pensée (3) ou des possibles conflits d'intérêt qui caractérisent certains (4). 

Oui, la République et ses symboles (le drapeau tricolore, la Marseillaise) sont notre histoire et notre patrimoine. Mais non, nous n'en sommes pas les observateurs passifs. N'oublions surtout pas que la République n'est pas la Démocratie, Manuel Valls l'a bien fait comprendre (5).

Et puisqu'on parle de patrimoine, Geoffroy Boulard a t-il rendu son logement à loyer modéré (6) ? Boulard ferait mieux de préserver l'équité et le patrimoine des contribuables parisiens, plutôt que de courir après les concepts de gauche tels que le jacobinisme.

jeudi 20 février 2014

#MUN75003 - Affaire de HLM donnés à des cadres sups de la FFT ? Quelle surprise !

Si on en croit Municipales 2014 à Paris qui reprend Le Figaro (HLM : passe-droits à la mairie de Paris), mais aussi Planet.fr (HLM : y a-t-il eu favoritisme dans l'attribution d'un duplex à Paris ?), Alain Riou, un cadre sup de la fédération Française de Tennis, qui gagne 9000 euros par mois (!) louerait un appartement de la ville de Paris, un duplex de 100m² dans le Marais, pour 1680 euros par mois. Tous les parisiens du 3eme arr qui se galèrent à payer 1500 euros pour 50m² (source Se Loger) apprécieront ...

Mieux, le maire du 3eme arrondissement, Pierre Aidenbaum, un archi cumulard (lire Les socialistes du centre de Paris sont des cumulards multi-récidivistes ! sur le blog de Jacky Majda ), ne se serait pas apercu du "problème". Problème entre guillemets car pour l’intéressé, tout est clean et il ne partira pas.

Alain Riou a tellement raison et il n'y a aucune surprise dans ce nouveau scandale des HLM Parisiens !
Pourquoi, si on en a la possibilité, se priver de l'opportunité de louer entre 30 et 60% moins cher un logement, si c'est légal ?

Le scandale du concept même de HLM à Paris a été fréquemment dénoncé sur ce blog, lire :

En effet, il y a un double problème avec les HLM Parisiens : un problème de justice et un problème financier. 
Au niveau de la justice, c'est clair : pourquoi, sachant qu'il n'y aura jamais 100% de parc HLM ou, mieux, 100% de logement gratuit, aider telle personne plutôt que telle autre, alors que le marché alloue, certes imparfaitement mais néanmoins au mieux, les logements en fonction des possibilités financières des uns et des autres ? 
Quand au problème financier, il est criant. Comme il y a très peu de constructions neuves dans Paris, pour créer des HLM, la mairie de Paris rachète sur le marché des logements et les requalifient en HLM. C'est une hérésie totale. 

Ne parlons même pas de ce cadeau donné à la technostructure politico administrative qui détient là un pouvoir énorme, étant donné l'importance vitale du logement. 

Quand est ce que les maires d'arrondissement de Paris, ainsi que le maire de la Capitale, diront une fois pour toutes, et clairement, que tout le monde n'a pas vocation à habiter à Paris et qu'aider les uns, c'est léser les autres ? 
Sauf erreur, on n'entend pas encore de tels propos chez Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP) et chez Charles Beigbeider (Paris Libéré), tandis qu'Anne Hidalgo défend le système et veut même l'accroitre, avec ses alliés communistes (objectif de 30% de HLM dans Paris). 

Il est temps d'en finir avec le scandale des HLM, il faut les privatiser, avec une option préférentielle pour leurs locataires et occupants actuels, au prix du marché. 

jeudi 19 décembre 2013

S'opposer à l'idée de logement social à Paris, oui et alors ?

Il nous font rire, ces élus UMP qui s'opposent sur le fait de savoir s'ils sont contre le logement social ou pour la préservation du patrimoine. D'ailleurs, le Parti Communiste a beau jeu de pointer ces contradictions entre Rachida Dati et Jean-François Legaret (1), ce dont les concernés se défendent. 

1.3% de logement social dans le 75007, oui, et alors ? 

Pointer cet élément est triplement ridicule !


  • D'une part, la façon dont la ville de Paris offre du logement social est idiote. Comme construire, c'est compliqué, la ville de Paris achète des appartements existants, au prix du marché, puis colle l'étiquette logement social dessus. Qui peut trouver juste le fait que non seulement le coût d'opportunité de tout cet argent utilisé à acheter des logements est énorme et que, d'autre part, ce système crée une injustice qui consiste à taxer les uns pour aider les autres à se loger ? 

  • D'autre part, pourquoi la ville de Paris considère le taux de HLM par arrondissement alors que la fiscalité parisienne, elle, est au niveau de la ville et non pas par arrondissement ? Pourquoi pointer le nombre de HLM dans le 75007 et non pas au niveau du 75 ? On nous parle de mixité sociale par arrondissement, mais dans ce cas, pourquoi pas par rue ou même par immeuble ? On devrait pouvoir s'assurer du fait que dans chaque immeuble, on soit certain qu'il y ait 10% d'ISF, 50% de classes moyennes et 30% de pauvres, si on voulait vraiment faire de la mixité sociale. En quoi l'arrondissement est-il la bonne échelle pour mesurer la mixité sociale ? 

  • Enfin, en quoi le fait que des parisiens aient des difficultés de se loger devrait intéresser les élus de la ville de Paris ? Un parisien, c'est quelqu'un qui habite à Paris. S'il ne le peut pas, alors il habite ailleurs et devient autre chose, sans que cela ne change rien aux qualités propres de cette personne. Par nature, Paris attirera toujours des nouveaux venus, qu'ils soient SDF d'Europe de l'est, immigrés illégaux africains, riches qataris ou touristes américains à la recherche d'un pied à terre. Faut-il que tous ces gens gagnent un droit au logement dès qu'ils mettent le pied à Paris, en dehors de celui que leurs moyen et leur bail avec un propriétaire leur donne ? Autrement dit, en dehors même de la philosophie du droit au logement (et les lois qui en découlent), faut-il accorder un droit au logement basé sur la présence dans une ville ? Le mécanisme de marché n'est t-il pas le moins mauvais pour assurer cette fonction ?



La loi est la loi, donc si la loi dit qu'il faut 20, 30 ou 60% de logement social, alors il faut le faire, en attendant de changer la loi. En 10 ans de pouvoir, la droite s'est montrée incapable de supprimer la loi SRU. Normal, puisque Legaret nous dit que le groupe UMP-PA est favorable à la production de logement sociaux,  à Paris notamment, au lieu de dire que vu la rareté, seul le marché doit donner un prix aux logements, à Paris comme ailleurs. Impossible pour l'UMP de dire cela, puisqu'on sait qu'ils bénéficient de ce système injuste financé par les contribuables, pour favoriser leurs propres amis et clientèle (2). 

Si l'UMP est d'accord, sur ce sujet des HLM comme sur d'autres, avec le PS, pourquoi, en mars prochain, voter pour les listes socialistes de droite menées par NKM alors que l'original, les socialistes de gauche d'Anne Hidalgo, sont au moins francs dans leurs intentions et leur idéologie ? 

Les électeurs, on peut toujours les bercer d'illusion en parlant d'égalité des chances, de mixité sociale et de droit au logement, mais ils ne sont pas dupes. Ils savent que la mixité sociale, ils n'en veulent pas trop, même s'ils sont de gauche et habitants de quartiers bobos 3). Quand au droit au logement, dans une région, l'Ile de France, où 60% des habitants sont, sur le critère du revenu, éligibles aux HLM, c'est illusoire, à moins de soviétiser complètement le secteur de l'immobilier, c'est à dire allouer de force les logements de façon à ce que chacun aie le même nombre de mètres carrés. 

En résumé, face à une gauche qui promet 30% de logements sociaux à Paris d'ici 10 ans (d'ailleurs, pourquoi 30% et pas 100%, après tout ?), la droite et les centristes feraient mieux de se différencier en réaffirmant qu'habiter dans une ville où une offre peut attirer 40 ou 50 clients potentiels a un coût. Ce coût pourrait être atténué si on jouait un peu plus la carte du Grand Paris. Il ne devrait pas être une tare et un handicap d'habiter au delà du périf. 

(2) Municipales 2014 à Paris #HLM : Petits loyers pour élus à Paris 16 décembre 2013

samedi 5 octobre 2013

Municipales 2014 à Paris : l'absurde programme logement d'Anne Hidalgo

Anne Hidalgo, qui est au pouvoir depuis 12 ans, nous promet 30% de HLM dans Paris si elle est élue maire de la capitale. 
Pourquoi 30% ? Pourquoi pas 100% ? Après tout, qui ne voudrait pas d'un logement moins cher ? Et d'ailleurs, pourquoi ne pas supprimer les loyers, carrément ? 

Non, en réalité, c'est le concept de HLM qui est absurde, on le voit bien dans Paris : la ville rachète des logements, au prix du marché, pour les transformer en logement social : il n'y a pas de création de logement. 

Quand dira t-on enfin que, la mixité sociale, les parisiens n'en veulent pas, ou, en tout cas, en ont une définition bien étrange ? 

mercredi 18 septembre 2013

Affaire #FrigideBarjot & scandale des HLM parisiens : tous les vendre, au prix du marché.

Un toit est un bien essentiel. Juste après les biens vitaux (l'eau,l'air et la nourriture), il y a peu de chose plus importante que le fait d'avoir un toit (1).
Or, à Paris, ville qui comptait officiellement 2 268 265 habitants en 2010 (2) et qui voit sa population croître légèrement depuis quelques années (3), l'immobilier est cher, en moyenne 8 331 euros le mètre carré au 1er septembre 2013, selon Meilleurs Agents (4), et entre 25 et 37 euros le mètre carré à la location selon l'Internaute (5)


Pour tout ce dont nous avons besoin en tant qu'être humain, il existe une offre et une demande. On cherche un appartement ? On consulte ces célèbres intermédiaires de marchés que sont PAP, Seloger.com, Foncia, Century 21 ou Le Bon Coin. On cherche quelque chose qui correspond aux revenus que l'on a, on contacte un propriétaire, et si il y a accord sur le prix, on conclue une affaire. C'est exactement la même chose quand on veut acheter un litre d'eau chez Carrefour/Leclerc/U/Monoprix/Franprix ou un sandwich chez McDo/Pomme de Pain/Paul/Subway. 

Il ne viendrait à l'esprit d'aucun politicien un peu censé que sous prétexte que les Monoprix parisiens sont chers, il faudrait créer un Monoprix à Prix Modérés pour permettre aux plus pauvres de pouvoir payer moins cher. Ce politicien dirait : changez de magasin. Ce politicien aurait à l'esprit qu'une expérience réelle a été menée, pendant 70 ans à 3 heures d'avion d'ici, entre 1917 et 1989, que cette expérience s'appelle l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques, et que cette expérience, malgré la sincère volonté des communistes de niveler par le bas et en dépit du dispositif coercitif sans précédent mis en place pour y arriver, cela n'a pas marché. 

Pourquoi en serait-il autrement pour les logements parisiens ? Pourquoi l'Etat et les collectivités locales se permettraient de : 

  • prendre dans la poche d'un contribuable, pour acheter très cher des apparts sur le marché, pour les repeindre en HLM
  • permettre à certains de vivre dans 173 mètres carrés pour 2850 euros par mois (6), au lieu d'un vrai loyer de 5100 euros
C'est pourtant bien ce qui se passe, et c'est le principe des HLM. Un logement social, c'est l'Etat qui, parce qu'il est le plus fort (politiciens clientélistes qui utilisent le droit pour contraindre ceux qui peuvent payer) décide de donner à certains le droit de voler les autres, légalement. 

Attention : le but n'est pas de critiquer les occupants de HLM. Ils auraient tort de ne pas profiter d'un système qui existe, et qui est légal. Mais est ce que cela rend la situation juste pour autant ? 
Forcément, dans une ville comme Paris, l'existence de HLM dérive fatalement sur des abus, et on le constate tous les jours, les occupants des HLM sont soit des pistonnés, soit des politiciens, soit des gens qui, au final, bénéficient d'un bon niveau de vie par rapport à celui de gens comparables mais logés au prix du marché. 

La justice ne serait-elle donc pas que chacun paye son loyer en fonction de ses moyens et en fonction de ce qu'il trouve ? Comment peut-on défendre le principe même de HLM ? Et si on est pour ce système, pourquoi, non seulement, ne pas l'étendre à tout le monde, mais aussi carrément supprimer les loyers, après tout ? 


Il y a environ 1,3 millions de logements à Paris, et étant donné que la population croit alors que le parc immobilier est stable (restrictions à la construction), il est donc logique que les prix augmentent. Quiconque se rend sur ebay a constaté très simplement que quand il y a beaucoup de personnes intéressées par UN objet, c'est celui qui paye le plus qui remporte le produit. 

Pourquoi déroger à ce principe simple, celui du marché, pour faire plaisir, à un moment ou à un autre, et quelque soit la sympathie qu'on peut leur porter, à des gens comme Frigide Barjot, Jean-Pierre Chevenement, JP Bolufer, Georges Tron, Michele Blumenthal, feu Valérie Lang ou Fadela Amara (7) ? 

Il est temps d'abolir ce système de privilèges, en vendant ces appartements, à leurs occupants actuels s'ils peuvent faire un crédit bancaire, ou à d'autres gens, ce ne sont pas les acheteurs potentiels qui manquent. Privatisons les HLM, et rendons plus attractifs les communes limitrophes de Paris, par exemple en étendant les horaires du métro et du RER qui, comme à New York ou Berlin, pourraient rouler 24h/24. 


(1) Wikipedia Pyramide de Maslow
(4) Meilleursagents.com Prix immobilier Paris (75)

lundi 5 août 2013

Pas surpris par l'affaire Philippe Kaltenbach (sénateur maire #PS de Clamart) ...!

Le sénateur-maire PS de Clamart Philippe Kaltenbach est mis en examen ! Source l'Express
Est ce que TF1, France 2, Libé et Marianne vont mettre ce fait divers en Une ? Apparemment, non. Ils ont raison, ça ne fait qu'un scandale de plus qui éclabousse le parti majoritaire. 

Récapitulons : 
  • 11 Juillet 2013 : Le parquet de Lille a ouvert une information judiciaire contre X, visant des faits de corruption et d'abus de biens sociaux au sein de la fédération socialiste du Pas-de-Calais (2)
  • 13 Juillet 2013 : Le tribunal de Marseille note que Sylvie Andrieux, députée élue avec une investiture socialiste,  est responsable du détournement de  700 000 euros, dans le cadre d'un clientélisme électoral. (3)
  • 1er Aout 2013 : Jean-Noël Guérini, le président socialiste du conseil général des Bouches-du-Rhône. se voit signifier par le parquet de Marseille son renvoi devant le tribunal correctionnel, dans une affaire de «détournement de fonds publics» (4)

Mais revenons à Philippe Kaltenbach : est ce qu'il serait surprenant que le cumulard* de Clamart (il est maire de la ville de Clamart (5), sénateur des Hauts-de-Seine (6), président de l’Union départementale des Elus Socialistes et Républicain des Hauts de Seine (7), et président de la communauté de commune Sud Seine (8)) soit coupable de ce dont la justice l'accuse ? 
Evidemment, il convient d'attendre l'issue du procès, et pour le moment, Philippe Kaltenbach bénéficie comme tous les justiciables de la présomption d'innocence.

Néanmoins, si Philippe Kaltenbach est mis en examen, c'est bien parce qu'il se serait peut-être fait remettre de l'argent en liquide dans le cadre d'une affaire de logement, pour aider un "ami" qui a perdu un appartement qui appartenait au "conseil général".



Est-ce qu'il faudrait blâmer Philippe Kaltenbach pour cela ? Au vu de la loi française, que le sénateur-maire fait voter et appliquer, aussi bien qu'au niveau de la possible fraude fiscale, sans même parler de la morale, oui, il faudrait le blâmer.
Mais dans le fond, Philippe Kaltenbach n'est-il pas aussi victime, quelque part, de ce système fou qui s'appelle logement social ?

La théorie du logement, c'est que tout le monde en a besoin et que chacun adapte sa recherche à ses ressources. Si on est très riche, ou avec des revenus élevés, on peut se permettre d'acheter ou de louer un triplex de 400m² dans le Marais, et si on est très pauvre, ou avec des revenus faibles, on fait une collocation à Clichy sous Bois, et les loyers (ou les prix au mètre carré) sont censés refléter ces différentes solutions d'offre et de demande.
Seulement, certains petits malins, théoriciens de l'égalitarisme, ont perturbé le système. Ils ont décidé que, pour ceux dont les revenus étaient jugés trop faibles, la collectivité devait intervenir. C'est le principe des HLM. Une ville, ou un conseil général, grâce à l'argent pris de gré (ou plutôt de force) au contribuable, achète des logements (au prix du marché) que l'on pourrait par exemple louer à 3000 euros, et choisi de les louer à 1000 euros. Ou alors, cette ville ou ce conseil général fait construire, toujours avec de l'argent pris au contribuable, des logements neufs, qui vieillissent ensuite plus ou moins mal.

Est-ce qu'il est juste que certains soient aidés pour se loger quand d'autres paient le prix du marché ? Non, bien sûr, tout le monde aimerait payer moins plutôt que plus, et faire peser le surcoût sur le voisin. C'est normal et rationnel de profiter du système si on en bénéficie, mais ce n'est pas juste.

Les partisans de l'égalité objecteront le fait qu'en France et en région parisienne notamment, il n'y a pas assez de logement. Ils oublient de dire que la pénurie de logement est entretenue par la puissance publique, qui a décrété, en France, que, par défaut, un terrain n'est pas constructible.

En région parisienne, au vu de la structure des revenus des franciliens, 65% de la population est éligible au système HLM. Autrement dit, il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus, car évidemment, 65% du parc de logement n'est pas en HLM.
Une telle situation donne un pouvoir absolument démesuré aux responsables des collectivités territoriales chargés d'attribuer des logements, et c'est dans ce sens que la corruption réside dans l'existence même du système.
Les maires voient à longueur de journée des gens qui viennent leur demander un logement social. Ce qui est étonnant, c'est bien qu'il n'y ait pas plus de corruption.



Pouvoir diviser son loyer par deux ou trois et faire porter la différence sur les feuilles d'imposition du voisin est une opportunité telle que beaucoup de gens seraient prêts à tout, et il n'y a pas à juger cela, c'est parfaitement compréhensible.

D'ailleurs, si on en croit le bloggueur de Puteaux, Christophe Grebert, certains sont effectivement prêts à franchir les frontières du bon sens, pour ne pas dire plus.

Le système des HLM est fondamentalement injuste, par nature, en plus d'être inefficace. En plus, il porte dans son principe même les germes de la corruption.
Heureusement, pour une fois, la solution est simple : il faut privatiser, tout simplement, et supprimer le concept. Chaque occupant actuel de HLM devrait se voir proposer la possibilité d'acheter son HLM, ou de partir.
Le concept de HLM est à ce point pervers que certains occupants pensent même être titulaires du droit de donner à un enfant ou à un autre proche le droit de récupérer le bail et ses avantages, oubliant que leur droit à occuper un HLM est lié à une situation juridique ou sociale spécifique.

Il est temps de rappeler qu'il n'y a pas de droit au logement, encore moins de droit au logement social. 
L'existence du concept de HLM ne sert qu'à alimenter la frustration pour ceux qui n'en bénéficient pas et l'immobilisme pour ceux qui en bénéficient, le tout aux frais du contribuable.

L'ami de Philippe Kaltenbach n'a pas ou plus les moyens d'habiter à Clamart ? Qu'il déménage plus loin ou dans quelque chose de plus petit !

Sinon, bravo pour la République irréprochable qui était promise, il y a un an !


(1) L'Express Le sénateur-maire PS de Clamart Philippe Kaltenbach mis en examen
(2) Le Parisien Pas-de-Calais : enquête pour corruption à la fédération PS
(3) La Provence Affaire Andrieux : le tribunal de Marseille accable la députée PS
(4) Libération Jean-Noël Guérini sera jugé en 2014
(5) Ville de Clamart Vos élus
(6) Sénat Sénateur des Hauts-de-Seine (Ile-de-France)
(7) PS 92 Parti Socialiste - Fédération des Hauts de Seine
(8) Philippe Gibault Philippe Kaltenbach devient président de Sud de Seine


mercredi 17 juillet 2013

Paradoxe socialiste de l'immobilier

Décidément, les socialistes nous étonneront toujours. Si on en croit BFM TV, les particuliers qui achètent un logement pourraient voir les droits de mutation payés lors de l'achat progresser pour financer les départements. Le plafond devrait passer de 3,8% à 4,5%.



Pour une ville comme Paris où les jeunes, les vieux et les non fonctionnaires  ont déjà du mal à se loger, qu'est ce que cela veut dire ? Tout simplement que les prix d'achat vont augmenter, ou que les loyers vont suivre, ou encore que les logements seront plus rares. 

Hallucinant cette mesure. 

Pendant ce temps, pour des questions d'affichage, le maire de Paris, Bertrand Delanoé, "crée" à prix d'or des logements sociaux à Paris, sans toucher au parc immobilier (sans construire), en rachetant à prix d'or des logements existants (lire "Et hop ! Encore un coup de baguette magique et 1 408 logements sociaux bidons créés à Paris ! sur le Delanopolis).

Et au même moment, le projet de loi de Cécile Duflot pourrait avoir pour effet de faire progresser le loyer des logements des moins bons quartiers franciliens et parisiens (lire Duflot préfère-t-elle baisser les loyers des riches au détriment des locataires pauvres? sur Challenges). 

On commence à comprendre la politique socialiste en matière de logements : oui aux insiders et aux obligés du pouvoir, financés par le contribuable, et tant pis pour les autres. 
C'est effectivement une façon de voir les choses. 

lundi 10 décembre 2012

L’armée française se prépare à la guerre des cités

Vous avez vu la "nouvelle", chez : Dreuz, Actualite Chretienne, Hellocoton, Gaelle Mann, SOS Crise,  Didier Goux, L’armée française se prépare à la guerre des cités !

Il semblerait que l’armée française, qui se prépare à la guerre des cités, a construit spécialement à Sissonne, dans l’Aisne, un Cenzub, une cité fantôme grande pour 5000 habitants, pour entraîner ses soldats. Le budget pour ce programme de guérilla des banlieues, nommé Scorpion, est de 400 millions d’euros par an pendant 10 ans, et il faut convaincre les décideurs politiques de son bien fondé.

L'armée dit :
 « Les combats de demain ne seront pas ceux d’hier, et l’armée se battra en ville »
 « En ville, un combat est souvent source de pièges et d’enlisement. Il y est quasiment impossible d’y développer une manœuvre sans risque de perte importante en matériels et en personnels »
« Ce sont des combats de grande intensité qui nécessitent des relèves. On sait qu’un soldat restant plus de 24 heures au combat urbain peut souffrir de dommages psychologiques importants. ».

Et certains comprennent :  « Les combats de demain ne seront pas ceux d’hier, et l’armée se battra en ville » c’est à dire dans les banlieues de non droit, les barres de HLM aux mains des dealers, des bandes rivales et des islamistes. 

en mission secrète anti-banlieue ?
Déjà, la nouvelle n'est pas secrète. Elle est sur France 3. On peut difficilement parler de complot caché au public. En plus, Le Centre d'entraînement aux actions en zone urbaine (Cenzub) de Sissonne n'est pas exactement un endroit secret. En 2008, le blog Secret Défense montrait à quel point le lieu était secret défense. En 2009, Liane Foly allait y faire un petit coucou aux militaires du Cenzub (source Opex News, 20 Minutes, Courrier Picard), pendant qu'Hervé Morin et Chantal Jouanno analysaient l'impact du camp d'entrainement sur l'environnement. En 2010, le 1er régiment de hussards parachutistes  s'y entraînait (source : Ministère de la Défense). 

Hervé Morin, ancien ministre de la Défense
D'ailleurs, adapter les forces armées françaises aux exigences du combat en zone urbaine n'est pas exactement une nouveauté. A l'occasion du Milipol 2007, Herve Morin avait déclaré "La France avait du retard, notamment pour ce qui est du combat urbain sur un territoire extérieur. Avec le programme Félin, c'est fini", suite à l'adoption par l'armée française de cet équipement.  L'Armée face à la ville fait de toutes façons l'objet d'articles depuis 10 ans, sans parler des colloques que 'IHEDN lui consacre. 


Ensuite, nos joyeux blogueurs qui jouent à se faire peur ont quelques guerres de retard. Il y a déjà une guerre  en France. 
Le gouvernement en général et l'actuel en particulier est déjà en guerre contre nos libertés. Bien plus efficace que d'envoyer l'armée dans les banlieues, l’empiétement sur les libertés civiles et le mépris de la séparation des pouvoirs. Si il y a des problèmes en banlieue, c'est parce que les socialistes trouvent plus rentables pour eux d'être la solution aux problèmes qu'ils créent, plutôt que de traiter les problèmes à la racine. Il serait tellement simple de dépénaliser la production, la consommation et le trafic de drogue, de libéraliser l'immigration tout en supprimant notre système social et en privatisant les HLM, que certains préfèrent la solution qui consiste à se créer des clientèles. Il ne faut surtout pas nier les problèmes des banlieues ou la menace islamiste, mais n'oublions surtout pas non plus les autres. Aurore Martin, le groupe de Tarnac, Marcel, 81 ans, privé de courant pour avoir produit son électricité, les automobilistes qui crachent 600 millions d'euros d'amende par an sont des victimes du gouvernement, pas des islamistes. 

Peut-être que l'Armée Française sera un jour amenée à intervenir encore plus sur le territoire, mais l'annonce de l'existence du camp d'entrainement de Sissonne ne permet ni d'étayer cette hypothèse, ni de l'infirmer. Mais ce qui est sur, c'est que Vigipirate, lui, est un fait bien réel pour un coût indéterminé. Si l'Armée Française obtenait des pouvoirs spéciaux, pensez-vous que nous serions gagnants ? 



Sinon, pour éclairer nos bloggeurs catastrophistes, informons les du fait que l’armée française se prépare à la guerre des cités tout simplement parce que les OPEX actuels ou à venir sont souvent des guerres urbaines et/ou asymétriques (Abidjan, Afghanistan, ou peut-être la Syrie qui sait) et plus rarement des guerres de tranchée en plein désert.

Sinon, pendant que l’armée française se prépare à la guerre des cités, la Chine arme des porte-avions et le monde entier crée des unités de Cyberwarfare. Espérons que l'unité de cyberdéfense récemment lancée à Bruz par le Drian, suite au rapport de Jean-Marie Bockel, ait des moyens aussi importants que le camp de Sissonne ...

Par contre, il y a une armée qui se prépare, avec raison, au chaos que nous français risquons de faire peser sur l'Europe, c'est la Suisse. (lire Suisse : L'armée prépare ses frontières au chaos social européen, un post du 16 octobre 2012).