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mardi 8 mars 2016

Hypocrite journée des droits des femmes

C'est quand même hallucinant que, le jour où le gouvernement va se féliciter d'être une "force progressiste", au service de la cause féministe, on donne une Légion d'honneur au prince héritier saoudien (1) .

Quand va t-on sortir de ce double discours sur les Droits de l'Homme, qui décrédibilise notre pays et ses valeurs ?

Est ce que Valls, Hollande, Ayrault & co sont trop peu intelligents pour se rendre compte qu'échanger les emplois liés à la construction de quelques avions de chasse, contre nos valeurs affichées ne nous attire que le mépris et la haine de la planète entière, à commencer par nos "amis" Saoudiens ? L'Occident se décrédibilise à jouer la réal politik avec des dictatures.



Nous serions bien plus nous même en rappelant nos valeurs, un peu comme quand la princesse Marie du Danemark (2) ou Michelle Obama rappellent que les femmes Occidentales ne se voilent pas.
D'ailleurs, avant que le wahhabisme préempte l'islam, le voile n'était pas une tradition musulmane.

Tout ça pour dire qu'il faudra un jour qu'on tranche le débat sur l'universalité, ou non, des droits de l'homme (dont l'égalité hommes femmes). Sont-ils valables en Arabie Saoudite, ces Droits de l'Homme, ou pas ?
Si notre Légion d'Honneur a une portée universelle, ou en tout cas une valeur en Arabie Saoudite, pourquoi ne pas accorder la même portée à la  journée des droit des femmes ? Difficile d'être universaliste à mi-temps.



(1) Le Parisien Ayrault bafouille pour justifier la Légion d'honneur au prince héritier saoudien 7 mars 2016
(2) Au Feminin La princesse Mary de Danemark refuse de porter le voile en Arabie Saoudite 1 mars 2016

dimanche 27 septembre 2015

Non, Bartolone n'aidera pas les parisiennes harcelées dans le métro !

Le traitement de certains sujets de campagne serait à mourir de rire si il ne concernait pas directement le sentiment d'insécurité de 53% de la population parisienne : les femmes. 
La gente féminine connait bien ce problème spécifique aux transports en commun : le harcèlement de rue.Vous vous souvenez en effet du reportage de Sofie Peteers à Bruxelles (1).
Etant donné que les régions gèrent les transports en commun (mais pas toute la police des transports en commun puisque seuls les gros bras du GPSR (2) sont employés de la RATP ), Claude Bartolone, dont le parti gère la région Ile de France depuis 17 ans, se réveille. Voila sa proposition : 
  • 1. Prévenir la violence par des campagnes permanentes de sensibilisation dans les transports en communs et les espaces publics.
  • 2. Lutter contre la violence par la présence des personnels de sécurité, [...] la création d’une police des transports par contractualisation avec l’État, le STIF, la SNCF et la RATP, la mise en place de l’arrêt à la demande sur des lignes de bus. 
  • 3. Accompagner les victimes par la formation des agents des transports à la prévention du harcèlement sexiste et à l’accompagnement des victimes.

Oui, c'est à mourir de rire. Au problème réel de la peur d'être agressée, Bartolone, dont le parti, répétons le encore une fois, détient tous les leviers du pouvoir politique et médiatique français (Elysée, Matignon, intérieur, défense, majorité à l'Assemblée Nationale, ville de Paris, région Ile de France, France Télévision, etc ...) répond par des campagnes de pub et par de la démagogie.
Oui, c'est de la démagogie que de proposer de la présence des personnels de sécurité ou la création d’une police des transports, d'abord parce que la police des transports existe déjà.



Comment se fait-il que Claude Bartolone, élu depuis 1981 (!), n'ait jamais entendu parler du Service de protection et de sécurité du métro (SPSM) de la police, du Groupe de protection et de sécurité des réseaux (GPSR) ou même de l'armée française, puisque celle ci est de facto affectée au controle des tickets de métro lorsqu'elle patrouille dans les couloirs du métro dans le cadre des missions Vigipirate ?
Claude Bartolone veut plus de personnel : ok, mais avec quel argent ? Il parait que nous sommes en léger déficit, c'est à dire que la dépense publique est déjà un chouia plus élevée que l'ensemble des recettes. Oh, rassurez-vous, trois fois rien, même si à cause de ce rien, nous avons déjà un peu de mal à payer les heures sups de la police (3) ...
Quand bien même cette police que Claude Bartolone veut recruter travaillerait gratuitement, combien veut-il de recrutements ? Il y a 5,5 millions de franciliennes, et 699 rames de métro à Paris. Faut-il un policier par francilienne ? Un par rame de métro ? Un par wagon de métro ? Quid des quais ? des couloirs ? Des ascenseurs ?
De plus, n'oublions pas qu'il faudrait que ces policiers soient des hommes, vu que les policiers femmes sont aussi des femmes (4). Voila qui nous ramène à l'absurde proposition de Marie-Ségolène Royal en 2007 ...(5) !

Combien de temps les politiciens vont-ils prendre les français pour des moutons, désireux de choisir entre divers clans de loups ?
Face à l'insécurité dans le métro, nous n'allons évidemment pas attendre qu'il y ait un policier par rame. Le type de société que cela implique, peut être est-ce dont rêve le Parti Socialiste ou leurs alter égo de "droite", mais c'est ni possible, ni, surtout, souhaitable.

Face à l'insécurité des femmes dans le métro, il y a un type de solution : la réponse individuelle, de la part des principales intéressées, mais aussi de la part des hommes.
Les femmes doivent être en situation de pouvoir se défendre face à une agression, et les témoins hommes devraient avoir le droit de défendre les victimes, sans risquer la prison (6).
Que les femmes décident de prendre des cours d'auto défense type krav maga, cela relève d'une décision individuelle. Les politiciens ne vont pas leur tenir la main pour aller s'inscrire à des cours. Dotées de ce capital d'auto défense, les femmes seraient de plus en mesure de ne plus confondre drague, même lourde, et agression sexuelle (7).
En revanche, la où le politique peut agir, c'est sur le corpus législatif qui fait qu'il est rationnel, quand on assiste à une agression, de ne surtout rien faire. Déjà, les sciences sociales nous apprennent que la responsabilité est diluée dans les endroits publics, surtout dans les pays où on apprend aux citoyens que c'est au gentil Etat omnipotent de s'occuper de tout. La ministre Laurence Rossignol en sait quelque chose (8). Mais si en plus de cette donnée psychologique, on est sur que la justice sera plus favorable aux délinquants qu'aux justiciers, à quoi bon ?

Claude Bartolone ferait donc bien mieux de convaincre ses collègues socialistes de réviser les lois sur la légitime défense, sans parler de celles interdisant le port d'armes, plutôt que de se moquer des femmes, avec des propositions de campagne aussi démagogiques !



EDIT : le blogueur centriste l'Hérétique a répondu, il n'est pas d'accord. Lire "Propositions libérale et socialiste, pas d'aide aux femmes harcelées !"




(1) Le Parisien Libéral #harcelementderue 2 aout 2015

dimanche 8 mars 2015

Paris va t-elle rendre hommage à Margaret Thatcher ?

C'est la journée internationale du droit des femmes !
Et la capitale, dirigée par une maire socialiste, s'enorgueillit de féminiser la voirie parisienne.


En effet, et le constat est global dans tous le pays, un nombre réduit de rues porte le nom d'une femme, célèbre ou non (1). A Paris même, en 2011, 166 rues - sur les 6.365 que compte la capitale - portaient des noms de femmes célèbres, soit 2,6% (2). 


Alors, si on part du principe que la quasi invisibilité des femmes dans les noms de rue influe sur le mental des parisiennes et les empêchent de viser des postes de pouvoir (Nathalie Kosciusko-Morizet ou Anne Hidalgo ont prouvé le contraire, mais bon ...), alors on peut se dire que donner le nom  d'un jardin à l'ancienne ministre de Valery Giscard d'Estaing est une décision qui va dans le bon sens. 

Il y a cependant une femme qui mérite de voir son nom porté par une rue parisienne, c'est Margaret Thatcher.




La maire de la capitale espagnole, Ana Botella, a déjà nommé une place de Madrid du nom de Margaret Thatcher. 



Alors, qu'attendons-nous ?


Sur le même sujet 

Le Parisien Libéral Oui à une Rue Margaret Thatcher à Paris 18 avril 2013


(2) L'Obs Sexe des rues :Cherchez les femmes 13 juillet 2012

mercredi 25 février 2015

Des quotas de femmes à la TV ?

"Dès le 1er mars 2015, les médias devront comptabiliser les femmes présentes sur leur antenne dans le but de veiller «à une juste représentation des femmes et des hommes» à la télévision. La qualité des programmes sera aussi examinée. Les chaînes devront rendre un rapport au Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) avant chaque 31 janvier qui sera, ensuite, rendu public. Le nombre d'intervenants masculins et féminins à l'antenne sera communiqué au CSA." (1)
http://www.contrepoints.org/2015/02/26/199407-des-quotas-de-femmes-a-la-tv
Egalement publié sur Contrepoints

En plus du décompte, les chaines s'engagent à mettre un certain nombre de femmes à l'antenne. 
France Télévisions s'engage par exemple à respecter un objectif d'ici la fin de l'année 2015: 35 % de leurs experts seront des femmes. Jusqu'à maintenant, elles représentaient 30%.

Avec tout le respect que l'on doit au CSA, qu'est ce que c'est que ce quota de 35% de femmes ? Il est doublement incompréhensible. 
D'une part, il y a 52% de femmes au sein de la population française, alors pourquoi se limiter à 35% de femmes visibles à la télévision ? Ne devrait-il pas y avoir un présentateur sur deux ou un expert sur deux qui soit une femme ? Et puisque nous sommes dans une logique de représentation, pourquoi ne pas mettre un quota d'arabo-musulmans (5 millions de gens soit 7% de la population), de gays (1 français sur 10) ou d'handicapés ?

D'autre part, sur le fond, les féministes nous expliquent que le fait de mettre des femmes au sein des organes de pouvoir permettraient de prendre en compte un autre point de vue, le point de vue des femmes. Par exemple, le collectif féministe "la Barbe" a interrompu, le mois dernier, un débat de 10 think tanks organisé par le Cercle des économistes dans l'auditorium du Monde  (2). La raison, c'est que 17 des 18 économistes qui débattaient étaient des des hommes; selon la Barbe, si plus de femmes étaient invitées à s'exprimer, l'économie traiterait plus de sujets tels que les inégalités hommes-femmes au niveau mondial, par exemple. 


Donc, si on comprend bien les féministes, (les mêmes qui nous expliquent que si Lehman Brothers s'était appelé Lehman Sisters, il n'y aurait pas eu de crise, oubliant par la même qu'en 2008, le directeur financier de cette banque était ... une femme  (3) ), la thèse essentialiste prévaut : il faut une femme pour prendre en compte le point de vue des femmes et pour avoir un monde meilleur. 

Il y aurait bien une idée pour parvenir à une représentation "juste" de la société dans les organes de pouvoir, cela s'appelle le tirage au sort, notamment en ce qui concerne les élus (toujours majoritairement blancs, âgés, diplômés et fonctionnaires). Mais que diraient alors les féministes quand elles s'apercevraient qu'une assemblée tirée au sort et donc représentative s'opposerait à leur point de vue et aux thèses essentialistes ? 

Pour en avoir une idée, c'est très simple : il suffit de voir le silence des féministes devant un deuxième tour de législative dans le Doubs qui oppose unE candidatE Front National à un candidat Parti Socialiste jusqu'au bout de la caricature (homme blanc quinqua, professionnel de la politique) : on voit bien que manifestement, toutes les femmes ne sont pas féministes au sens socialiste du terme. 

Les français ne veulent pas d'affirmative action. Pourquoi s'acharner à mettre en oeuvre de tels dispositifs qui desservent les minorités ? 
Attaquons nous aux causes de la ghettoïsation, plutôt qu'à ses conséquences ! Mais évidemment, c'est plus facile de mettre un quota pour la représentation des femmes à la télévision ou en politique, plutôt que d'exposer les amitiés nées dans telles ou telles sociétés secrètes et autres confréries issues de l'élitisme républicain. 




dimanche 2 novembre 2014

Le problème de l'insécurité des parisiennes dans le métro

Avez-vous lu ce sondage qui dit que d'après une étude de la fondation Thomson Reuters, la capitale française est la 11e ville au monde où les femmes se sentent le moins en sécurité dans les transports publics ? La 11e ville au monde ! Et la première capitale occidentale, devant Londres ou New York. Cette étude a été reprise par tous les titres de presse, de Madame Figaro à Terra Femina, en passant par 20 Minutes, Metro ou le Daily Telegraph.

Egalement publié sur Agoravox


D'après cette étude, 85% des Parisiennes pensent qu’elles ne bénéficieraient d’aucune aide si elles se faisaient publiquement agresser dans les transports en commun. Ce chiffre est de 74% à Londres.
Notons que le fait qu'une femme de gauche, Anne Hidalgo, dirige Paris, ne change rien à la situation. Il y a deux ans, c'était 67,1% des Franciliennes qui avaient peur "au moins de temps en temps" dans les transports en commun, à leur domicile ou dans leur quartier le soir (et contre 34,3% des hommes)




Ce sondage arrive dans un climat où deux videos ont largement fait le buzz cette semaine.

La première, intitulée "Je suis à l'heure", montre un jeune homme dans le RER qui n'intervient pas face à une agression sexuelle d'une racaille envers une jeune femme. Cette vidéo, fictionnelle, s'inspire de faits divers réellement arrivés, tels qu'à Lille. Les auteurs, Isabelle Quintard et Fabien Motte, veulent dénoncer la non-assistance à personne en danger dans les transports en commun.


La seconde, intitulée "10 Hours of Walking in NYC as a Woman", montre une jeune femme qui subit ce qu'on appelle le harcèlement de rue. L'actrice, Shoshana Roberts, veut démontrer le fait que les femmes ne sont pas laissées tranquilles dans la rue.


Cette vidéo rappelle celle réalisée par Sofie Peeters, une étudiante flamande qui avait montré le harcèlement de rue dans le quartier Anneessens, à Bruxelles. 

Question : y a t-il une solution qui permettrait de rendre les grandes villes, à commencer par Paris, viables et agréables pour les jeunes femmes ? 

Déjà, formulons un regret. Tous ces féministes qui dénoncent la non assistance à personne en danger, notamment dans le cadre d'agressions sexuelles, s'abstiennent bien, par réflexe politiquement correct sans doute, de dénoncer les législations anti auto-défense. 
Comment se fait-il que personne ne parle de cet homme qui, dans le cadre d'une agression sexuelle, défend sa collègue et se retrouve au tribunal (1) ? Comment voulez-vous que reviennent des réflexes altruistes quand on sait que l'on risque d'être soit même une victime de la "justice" ? 

Ensuite, on s'étonne de la naïveté des solutions proposées par les associations féministes, souvent proches de la gauche. Elles tournent souvent autour de l'"éducation", comme s'il était possible de reformater ces hommes qui, manifestement, appliquent d'autres codes culturels que ces femmes harcelées. Déjà, qui n'a pas remarqué que le RER en journée, Annessens ou Battery Park sont des quartiers où de nombreux jeunes hommes traînent, faute d'emploi, et que les femmes semblent absentes ou effacées ? 
Ce dont les femmes ont besoin, ce ne sont certainement pas des leçons de savoir vivre formulées par une Education Nationale qui n'arrive déjà pas à faire apprendre l'essentiel (lire, écrire, compter), mais d'hommes au travail (et non pas dépendants d'allocations diverses et variées ou vivant de trafics rendus d'autant plus rentables que les différents pays ont décidé de mener une guerre contre la drogue) et de femmes sures d'elles, indépendantes, fortes et en parité avec les hommes.

Il y a en effet un cercle vicieux : plus les femmes se sentent minoritaires dans un wagon de métro, notamment le soir, plus elles ont peur. La solution apparaît donc évidente : il faut que les femmes cessent de déserter les transports en commun, et qu'elles soient capables de se défendre. Et plutôt que d'attendre, elles pourraient prendre des cours d'auto défense (Krav Maga, etc).  
Il faudrait aussi qu'on se demande pourquoi dans certains quartiers, les femmes sont numériquement archi minoritaires face aux hommes, et si cela est sain, sur la durée. Quiconque s'est promené en Seine Saint Denis, dans la partie nord de la ligne 13 à partir d'une certaine heure, ou même dans certaines rues du XVIIIeme arrondissement, est frappé par une chose : il n'y a que très peu, voire pas de femmes, notamment en terrasses des cafés. 
Cette impression est corroborée par les chiffres : il y a des villes où il y a un très fort déséquilibre hommes femmes : les villes industrielles et portuaires, les villes d'immigration et les villes à fort taux d'ingénieurs scientifiques. Citons l'étude data minée relayée par Slate : La carte du surnombre d'hommes célibataires pour 100 femmes fait apparaître plusieurs types de villes masculines: [...] des villes d'immigration comme Aubervilliers, qui se classe au premier rang des villes de plus de 60.000 habitants avec le plus fort déséquilibre hommes/femmes chez les jeunes (148 hommes pour 100 femmes ne vivant pas en couple) (2).
A croire que ce qui était chanté par Tristan au milieu des années 80 est donc vrai : Paris est plein de parisiens, pas assez de parisiennes et trop de parisiens. En tout cas, c'est vrai pour certaines banlieues.

L'insécurité ressentie par les femmes est un problème à la fois réel mais surestimé et sociologique et culturel, qui ne sera pas résolu par des campagnes d'éducation. En effet, on le voit bien dans la deuxième vidéo, "10 Hours of Walking in NYC as a Woman", certaines femmes amalgament flirt léger, drague lourde et intrusion dans l'espace personnel. Quand un homme dit à cette jeune femme "Nice" ou "Hello", est ce que c'est de sa faute si dix ou cinquante autres hommes ont dit la même chose, et est-ce du harcèlement ? Non, c'est juste du comique de répétition.
En revanche, on peut se douter que si cette jeune femme s'était baladée le long de Park Avenue, elle aurait eu moins de remarques.
Chez nous, c'est pareil. Comment se fait-il qu'à Londres, où les français sont toujours étonnés de la propension des jeunes femmes britanniques à s'habiller (plus) court et à boire beaucoup, le sentiment d'insécurité soit moindre ?

Il faut aussi que les féministes disent dans quelle société elles veulent vivre. Et il y a deux types de société qui s'offrent à elles : soit une société d'évitement, soit une société de confrontation. Pour l'évitement, c'est facile, c'est la voie que nous prenons actuellement : elle passe par le port du voile en banlieue, par les propos déconnectés des féministes de centre ville, et, bientôt, les wagons de RER réservés aux femmes.

Dans le cas de la confrontation, c'est plus simple : on part du réel, et on constate que les relations hommes femmes sont tantôt pacifiées, tantôt conflictuelles. Partons du principe que le métro est le principal lieu de danger pour les femmes, et non pas l'intimité de leur foyer bobo partagé avec un conjoint éduqué et de gauche (3), ou le bureau d'une mairie de gauche (4) (en réalité, on sait que les femmes sont le plus souvent agressées par des proches, et non pas par des inconnus dans le métro). Dans ce cas, nous avons besoin de dédramatiser les relations hommes femmes, et d'accepter que des codes culturels différents s'expriment dans le même espace différent, tout en offrant une réponse ferme à ce qui serait de l'ordre de l'agression. La présomption de légitime défense face à des coups portés en réponse au harcèlement de rue doit devenir la norme ! 

Enfin, que les féministes aient quand même leur attention attirée sur un point : si on part du principe que les hommes ont autant envie de rencontres que les femmes (hypothèse à discuter, on peut en convenir), alors il existe une inégalité fondamentale entre hommes et femmes :




Il y a vraiment du boulot ...!



Sur le même sujet, voir 

#harcelementderue, un post du 2 août 2012





mercredi 15 janvier 2014

Allo, les féministes ?

Beaucoup de gens aux intérêts contradictoires et qui ont soutenu Hollande en Mai 2012 sont tombés de haut. Les "jeunes" à drapeaux algériens de la Bastille se sont pris le maintien des contrôles policiers au faciès en pleine tête, les enseignants ont compris trop tard ce que signifiait la refiscalisation des heures sups et les Bretons sont tombés sur une équipe gouvernementale qui, manifestement, ne ratifiera pas pas charte des langues régionales.

Mais si il y a un lobby qui a probablement déchanté ces jours-ci, c'est bien les féministes.

Rappelez-vous ! Après des années passées à la tête du PS et en Corrèze, François Hollande s'était réveillé un jour ! Et ce grâce au "faux-pas" de DSK, alors leader incontesté sur le plan médiatique. 

François Hollande n'a t-il pas fait campagne sur son coté normal (c'est à dire en opposition aux dérives de DSK et au monde de paillettes et de mannequins de Sarkoy) ?

Or, à qui avons-nous affaire, si on en croit la presse, people notamment ? A un homme de pouvoir qui change de compagne de plus en plus vite, pour des femmes de plus en plus jeunes (Près de 20 ans de différence entre Marie-Ségolène Royal, née en 1953, et Julie Gayet, née en 1972). Cela fait terriblement écho à la situation qu'a vécu Sylvie Brunel quand Eric Besson l'a quitté pour une femme beaucoup plus jeune (1). 

Peut-être que le problème, ce sont les étiquettes, surtout celles des progressistes auto proclamés. Relisez le discours de Hollande : "Je suis féministe". Oui, formellement parlant, Hollande est féministe. Mais est-il pour autant respectueux des femmes ? Question d'interprétation. 

Hier soir, après la conférence de presse durant laquelle le Président Hollande a refusé de parler de sa "vie privée", une journaliste, Michelle Cotta, a oublié de couper son micro et a manifestement traité Hollande de moche et minable. Bien que nul ne saurait refuser à Hollande la liberté de faire ce qu'il veut avec qui il veut, force est de constater que les propos de Michelle Cotta représentent probablement ce que pensent un grand nombre de d'hommes et de femmes, notamment celles et ceux qui pensent qu'au delà des mots et des étiquettes (dont celle de féministe), il existe une sorte de code moral implicite.




Oui, vraiment, la désillusion doit être terrible pour toutes celles et tous ceux qui espéraient un tant soit peu qu'Hollande remonte un peu le niveau. 
Pour les autres, ceux qui n'attendaient absolument rien de l'ex maire de Tulle, formé par Mitterrand, le Gayet Gate n'est qu'une pierre de plus dans leur jardin.


(1) l'Express Mon ex-mari, cet inconnu... 7 octobre 2009

samedi 23 novembre 2013

Campagne contre les violences faites aux femmes : le PS Paris se moque du monde ?

Le gouvernement (socialiste) a lancé une campagne de lutte contre les violences faites aux femmes (1), notamment contre la violence conjugale qui, si elle concerne aussi des hommes, voit principalement des femmes en être victimes. 

Voila une cause qui ne devrait pas faire l'objet de commentaires partisans mais qui au contraire devrait rassembler le pays. Ça tombe bien, vu l'importance du sujet et vu le fait qu'il y a 18 mois, les français ont élu un, président qui voulait une France apaisée ? 

Alors, pourquoi Najat Belkacem introduit un biais partisan dans son mapping des nombreuses manifestations qui se tiennent ce week end en support de cette cause ? Les Antigones (2) (un collectif de jeunes femmes plutôt proches de la Manif pour Tous, à ne pas confondre avec le Collectif Antigone (3) un think tank libéral) participent à ces manifestations en faveur de la défense de l'intégrité des femmes (4), notamment demain Avenue de Saxe à 15h30, mais cela ne figure pas sur le site officiel du gouvernement (5) et sur la Google Maps associée (6). 

Au niveau des arrangements au sein du Parti Socialiste, c'est encore mieux ! Alors que Anne Hidalgo semble présenter un visage plutôt en faveur des femmes, son commentaire au sujet de Yacine Chaouat se fait attendre. Yacine Chaouat, c'est un élu socialiste du XIXeme arrondissement qui a été condamné à six mois de prison avec sursis pour violences conjugales aggravées sur conjointe (7). Il attachait sa femme à coup de ceinture parce qu'il lui reprochait à son épouse d’être trop « francisée » (8) et « de ne pas respecter les coutumes de son pays » (la Tunisie). 

Simple affaire privée ? Pas tout à fait. Déjà, Yacine Chaouat est en charge de la médiation dans le XIXeme. Ensuite et surtout, face à non pas une condamnation en justice mais un simple soupçon relayé par les médias, la Mairie de Paris a, dans un autre cas, l'affaire Florence Lamblin (soupçonnée de fraude fiscale), demandé immédiatement (et obtenu) la démission de la personne mise en cause (9). La réaction du PS dans l'affaire Florence Lamblin prouve que pour le PS Parisien, c'est bien l'intégrité des élus qui compte, même si des méfaits qui peuvent leur être reprochés n'a rien avoir avec leur mandat (exemple : frauder le fisc ou frapper sa femme) surtout s'ils ne sont pas membres du PS. 
Pire, Delanoë, Hidalgo et Madec n'ont pas juste gardé Chaouat, ils ont aussi fait virer le messager Bertrand Jullien (10).

Questions : comment peut-on promouvoir une politique de protection des femmes au niveau parisien (11) et en même temps garder dans ses candidats éligibles dans le XIXeme arr une personne condamnée par la justice pour avoir battu sa femme ? 

Quand est-ce qu'Anne Hidalgo va se prononcer sur le sujet ? Est ce que Yacine Chaouat a une place dans le dispositif Delanoë (12) tellement importante qu'il serait interdit d'évoquer le sujet ? Ou alors c'est d'un certain communautarisme dont il faudrait parler (13) ?



(2) Les Antigones http://antigones.fr
(3) Collectif Antigone http://www.collectifantigone.fr
(13) La Connectrice Violences conjugales à la mairie du XIXème 25 février 2012 

jeudi 15 août 2013

Campagne de la ville de Paris contre la violence faite aux femmes : et Yacine Chaouat ?

La mairie de Paris a lancé mercredi une campagne contre toutes les formes de violences faites aux femmes. Jusqu'au 28 août, des affiches sont visibles dans la rue et dans le métro. L'objectif de cette campagne est d'informer et de sensibiliser. Et de rappeler que les violences faites aux femmes "ne s'arrêtent pas l'été", a souligné Fatima Lalem, adjointe chargée de l'égalité homme/femme à la mairie de Paris.



Question : est-ce que Fatima Lalem, membre du Parti Socialiste, a parlé à Yacine Chaouat, autre membre du PS, élu dans le XIXeme arrondissement, et reconnu coupable par la justice française de violence contre une femme ? 
Comment se fait-il que Yacine Chaouat soit toujours autorisé à siéger en tant que socialiste au conseil municipal du XIXeme arrondissement ? 

Yacine Chaouat adjoint PS au maire du XIXe arrondissement de Paris écroué pour violences conjugales agravées, il a été condamné en première instance puis en appel  à 6 mois de prison avec sursis pour avoir battu sa femme à coups de ceinturon après l’avoir attachée à un radiateur parce que, d'origine Tunisienne, elle se comportait trop comme une française. 

Au sujet de l'affaire Yacine Chaouat





dimanche 19 mai 2013

Le féminisme à géométrie variable, ça suffit !

Il y a quelque chose de comique chez les féministes : c'est leur vision à géométrie variable de ce qu'est le féminisme, de la nature de ce qu'il devrait combattre et des contradictions sur les méthodes. 

Prenez Marie-Ségolène Royal, qui sort un livre ces jours-ci, accompagné d'un gros plan de com chez les medias mainstream type le Huff Post. Ne trouvez-vous pas insupportable de lire que, selon Ségolène Royal, si elle n'a pas été soutenue par le PS et élue par les français en 2007, c'est parce qu'elle était une femme ? Quelle arrogance de la part de cette Enarque ancienne ministre,  vis-à-vis de tous les hommes et femmes politiques qui n'atteindront jamais son niveau de pouvoir. N'est-elle pas présidente de conseil régional ? 
Ce qui est drôle avec les féministes de gauche, c'est que, quand ils échouent, c'est forcément de la faute à la société, jamais de la leur.
Si le brave Olivier Falorni a gagné en 2012 face à Marie-Ségolène Royal, c'est, non pas parce qu'il était un homme, mais parce qu'il était un petit, un sans grade face à a toute puissance d'une personne soutenue par l'état major socialiste.

A droite aussi, la notion de féminisme n'est pas très claire. Déjà, on cherche toujours à savoir si les conservateurs défendent la thèse essentialiste (les femmes ont des qualités intrinsèquement liées à leur sexe) ou non. Ensuite, on aimerait bien que l'UMP explique comment on peut défendre un idéal de parité alors que la vie politique française est dominée par le scrutin majoritaire à deux tours. A moins que l'on ne mette que des femmes en candidate, il n'y a par définition aucune garantie pour que des élections fassent élire 50% de femmes, c'est de la pure logique.

Des femmes au pouvoir, il y en a eu, et il y en a. Toutes n'ont pas eu besoin de quotas. Sauf
preuve du contraire, Margaret Thatcher s'est imposée à la tête des Tories puis du Royaume Uni à la force de son seul mérite, et par les idées. Maintenant, si les féministes à géométrie variable veulent vraiment aller jusqu'au bout de la logique des quotas, qu'elles s'attendent à trouver sur leurs routes les minorités qui seraient elles aussi éligibles à de tels dispositifs. Si, par exemple, le seul argument d'Anne Hidalgo, la candidate à la mairie de Paris, est "il faut une femme à la tête de Paris, nous sommes 53% de la population de la ville", très bien, mais dans ce cas, que propose t-elle pour qu'on soit sûrs que le personnel politique parisien reflète vraiment la sociologie de la ville, dans toutes ses dimensions (économiques, ethniques, raciales, religieuses) ?

Face au féminisme de quotas, il y a le féminisme de promotion de l'Humanité toute entière, comme le montre
l'action de femmes telles que Christine de Saint Genois, qui a reçu fin 2012 les palmes de l'excellence, pour sa carriere exceptionelle et sa lutte pour la liberté et la dignité des femmes dans le monde (voir le communiqué de presse d'Alternative Libérale).






Sur le même sujet 

mardi 23 octobre 2012

53% des Parisiens sont... des Parisiennes

Que devient Anne Hidalgo ?

Parce que c'est pas tout ça, entre les militants UMP stigmatisés (lol ...) de Copé, le lancement de l'UDI, le Flambysme en in-action à l'Elysée et la poursuite des délogements de camps de Roms (tiens, pourtant la gauche devait arrêter ces "pogroms), il y a Anne Hidalgo et ses troupes qui continuent leur travail de destruction massive. 

53% des Parisiens sont... des Parisiennes. C'est la phrase clef de l'interview de la candidate socialiste au portail aufeminin.com. Whaou, ça c'est de l'analyse. Le pire, c'est que c'est la journaliste qui relaie ce message, qui correspond à la stratégie de communication de la candidate socialiste (lire Anne Hidalgo doit être élue car c'est une femme, un post du 5 septembre 2012) : on est dans la posture de victimisation pure et dure. En effet, écrire : "Les femmes sont enfin prises au sérieux en politique" veut clairement dire qu'elles ne l'étaient pas avant.

Ah bon ? Ce genre de phrases est une insulte à l'histoire. Ne mentionnons même pas Sainte Geneviève, une grande parisienne, regardons près de nous.

femmes politiques prises au sérieux


Evidemment, si Anne Hiladgo ne faisait référence ni à Golda Meir, ni à Margaret Thatcher, ni à Angela Merkel, ni à Simone Veil, ni à Viviane Reding, ni à Anne San Su Ki, ni à Condoleeza Rice, ni à Yulia Timochenko mais plutôt à d'autres femmes politiques, on peut comprendre ...


femmes politiques moins prises au sérieux, pour diverses raisons

Question : comment les femmes qui sont séduites par le discours "il faut voter pour des femmes car nous les femmes sommes majoritaires" marient-elles ce concept avec celui de l'égalité hommes-femmes ? Est-ce que les femmes font vraiment de la politique autrement ? Comme a priori la réponse est non, c'est bien pour des politiciens, et non pas pour des hommes politiques et des femmes politiques, que l'on vote. 

En plus, ce genre de discours qui catégorise, il n'est apparemment pas assumé jusqu'au bout. On nous dit 53% des Parisiens sont... des Parisiennes , à bon entendeur, salut, votez pour des femmes. Mais oserait-on écrire
  • 51% des parisiens sont célibataires, il nous faut un ou une maire célibataire
  • 45% des parisiens sont nés à Paris ou en Ile de France, il nous faut un ou une maire francilien 
  • seulement 38% des parisiens sont propriétaires occupants de leur logement donc il nous faut un ou une maire locataire
  • les fonctionnaires ne sont pas majoritaires donc il nous faut un ou une maire ouvrier, employé ou cadre du secteur privé marchand *
et que dire d'autres statistiques telles que l'orientation sexuelle, les orientations religieuses ou le type racial ? Faudra t-il également une représentation proportionnelle ? Pour une personne comme Anne Hidalgo qui se définit comme une républicaine au sens socialiste du terme, avouez que ça n'est pas très cohérent. NB : ce genre de propos ne se limite pas au PS. A l'UMP aussi, on entend ce genre de discours, lire Aucune femme députée à Paris ! (?) , un post du 7 juin 2012.


Il est grand temps que les femmes répondent à Anne Hidalgo. Elle est au pouvoir à Paris depuis 2001. En tant que première adjointe, il ne s'agit pas d'une obscure conseillère d'arrondissement mais de l'une des principales responsables de l'équipe de Delanoë  Les résultats, vous les connaissez tous, qu'il s'agisse de manque de crèches, de dégradation de la voirie, de saleté, d'emploi qui fuit Paris, d'insécurité qui explose. Comment Anne Hidalgo peut se présenter, dans ce contexte, comme une personne neuve ? Ne vous laissez pas abuser.
Si vous voulez, Mesdames, prendre le contre-pieds des absurdes propos d'Anne Amnésidalgo, il y a les Femmes Libérales Démocrates, animées par Dominique Baud, ou l'International Network of Liberal Women animé par Christine de Saint Genois et probablement énormément d'autres groupes intéressants.

*
http://www.statistiques-locales.insee.fr/FICHES/DL/DEP/75/COM/DL_COM75056.pdf
http://www.liberation.fr/politiques/2012/10/02/anne-hidalgo-cosmopolitique_850421
http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1278
http://www2.cnrs.fr/presse/thema/593.htm

mercredi 5 septembre 2012

Anne Hidalgo doit être élue car c'est une femme

On peut lire, ici ou la, qu'Anne Hidalgo doit être élue car c'est une femme.
Avec tout le respect qu'on doit à l'élue parisienne et à ses admirateurs & admiratrices : mais quelle bétise !

Depuis quand vote t-on pour quelqu'un parce que c'est un homme ou une femme ? On vote pour des représentants car les collectivités ont besoin d'un exécutif qui gère des projets communs en prélevant des impots pour cela. On ne vote pas pour des gens parce qu'ils nous ressemblent mais pour qu'ils mettent en oeuvre ces projets.

La campagne sera longue (puisqu'elle commence près de deux ans avant l'élection) et on aura tout le temps de démonter le bilan Hidalgo-Delanoesque, mais cette idée de faire campagne pour une femme plus que pour une personne montre bien à quel point le projet est vide.

A la décharge des militants socialistes qui nous disent que Anne Hidalgo doit être élue car c'est une femme, notons quand même que ce genre d'idée n'est pas spécialement de gauche mais contamine aussi la droite conservatrice. Ainsi, on a Géraldine Poirault-Gauvin et Françoise de Panafieu qui elles aussi disent "il faut voter pour des femmes" plutôt qu'"il faut voter pour des idées et leurs porteurs".
Lire Aucune femme députée à Paris ! (?) , un post du 7 Juin 2012, à ce sujet.

Si par magie les femmes pensent que seule une femme peut représenter des femmes, dans ce cas, comment peuvent-elles adopter le pacte social actuel où certains paient beaucoup d'impots pour d'autres ? Chaque CSP ne devrait-elle pas avoir son représentant ? On dit aussi, en filigrane, que les femmes sont opprimées et qu'il faut donc les pousser. Ok. Dans ce cas, Anne Hidalgo, descendante de conquistadors puisque d'origine espagnole, ne devrait-elle pas laisser sa place à une descendante d'opprimée, arabe ou noire ? Que les socialistes aillent jusqu'au bout de la logique communautariste.

Si l'élection est une réparation, alors leur candidate ne peut pas être blanche. Il faut forcément qu'elle vienne d'un pays du tiers monde, ou qu'elle ait une religion opprimée (juive ou catholique par exemple).

Si l'élection doit refléter d'une manière ou d'une autre la sociologie, alors le candidat socialiste doit forcément être un employé ou un ouvrier (le groupe majoritaire en France) et non pas un fonctionnaire. Il doit également tout juste avoir le bac, et gagner 1400 euros par mois. C'est le profil médian des français.

Que chacun comprenne bien, il ne s'agit pas de dénier aux femmes et à Anne Hidalgo le droit de se présenter.  Il s'agit de réclamer de la cohérence. Etre une femme n'est pas un argument de campagne. Margaret Thatcher n'a pas été élue parce qu'elle était une femme, elle a été portée à la tête du Royaume Uni car les travaillistes avaient mené leur pays à une situation de tutelle du FMI. Idem pour Angela Merkel, il ne semble pas qu'elle soit adepte des clichés gnangnan auxquels on associe toujours les femmes, qui seraient supposémment porteuses d'autres valeurs que les hommes, voire carrément plus douces (c'est-y pas mignon ...). Il s'agit aussi de faire remarquer aux aimables lecteurs de ce blog qu'il existe un autre féminisme que cette vision larmoyante et gauchiste de l'histoire des femmes.

On nous dit : Anne Hidalgo est une féministe (donc progressiste). Avez-vous lu Le féminisme «prosexe, proporno, proputes» de Morgane Merteuil sur Libération.fr ? C'est un peu moins bien-pensant et un peu plus rock'n'roll que les propos très convenus d'Anne Hidalgo sur les footeuses qui jouent voilées ( mais alors, que pense Anne Hidalgo de la rupture du ramadan à la Mairie de Paris et de l'absence de fête post Carème dans cette même Mairie de Paris ?). la vérité c'est qu'Anne Hidalgo est aussi féministe que votre serviteur bloggueur un militant trotskyste. La gauche a pensé pendant des années qu'il ne fallait pas donner le droit de vote aux françaises car elles voteraient conservateurs. Aujourd'hui, cette même gauche, toujours clientéliste et communautariste, pense que le vote des femmes est acquis. Parisiennes, défendez-vous !

Et puisque le personnel politique n'est pas tiré au sort parmi l'ensemble des citoyens, mais élu selon les rêgles de la démocratie représentative, donnons à l'élection du maire de Paris des candidats qui ne jouent pas sur le sexe ou leur orientation sexuelle, supposémment plus ou moins "progressiste" mais qui, plutôt, présentent de vrais projets de société. Ian Brossat (communiste, bien que le bloc soviétique se soit effrondré en 1991) rêve de ligne 13 et de HLM pour tous. Cécile Duflot (EELV) va sans doute poursuivre la tentative de mettre plus de Velib' à Paris, avant de réaliser qu'ils sont fabriqués en Hongrie. Rachida Dati ou François Fillon (UMP) rêvent probablement d'une capitale à l'image de leurs gouts vestimentaires (donc loin, très loin du quotidien des Parisiens). Et Anne Hidalgo (Socialiste), quel est son projet pour la Capitale et ses deux millions d'habitants ?

Tout ceci laisse de la place pour un ou une libérale démocrate non pas porteur d'un projet de société, mais plutôt porte parole de la société des projets !

jeudi 7 juin 2012

Aucune femme députée à Paris ! (?)

Aucune femme députée à Paris ! C'est le cri d'alarme de Françoise de Panafieu ! Ecoutez plutôt.


"C'est la première fois depuis 26 ans [...] que nous risquons d'avoir aucune femme élue députée à Paris". 
"Brigitte Kuster est une femme politique aguerrie, qui a 53 ans, qui est conseiller régional, conseiller municipal, maire du 17eme arrondissement, et qui a vocation a devenir députée bien évidemment". 
Signé Françoise de Panafieu



Vraiment intéressante cette interview. 
  • Déjà, Françoise de Panafieu ne voit pas de contradiction a, d'un coté, être élue fille d'élue, et à, de l'autre coté, promouvoir un égal accès de tous à la fonction d'élu (e). En terme de méritocratie, on a vu mieux.
  • D'autre part, on apprend que pour devenir député (celles et ceux qui votent le budget de la Nation et votent les lois), il faut être préparé, voire ultra cumulard. Si Françoise de Panafieu rejette donc le principe du tirage au sort (chaque citoyen pouvant être député) et privilégie la préparation, pourquoi rejette t-elle la main très visible du comité d'investiture de son parti politique ?
  • De plus, Françoise de Panafieu (mais aussi Géraldine Poirault Gauvin, qui s'exprime aujourd'hui dans Marie Claire) pensent que non seulement l'UMP est seule à droite, oubliant par exemple le Nouveau Centre, mais qu'en plus les électeurs parisiens ne pourront pas se choisir des femmes comme députés.  Ah bon ? Quid d'Agnes Pannier, Fabienne dos Santos ou Isabelle Faugeras ? Si vraiment Françoise de Panafieu veut voter pour une femme, le choix est large dans la 4eme circo. de Paris. Seul "petit problème", ce choix est à gauche ...




Laurence Petit (Parti Libéral Démocrate), votre candidate dans la 4eme circo. de Paris. 

Laurence Petit, Parti Libéral Démocrate, 7504

Dominique Baud, 7513
Pour tous les électeurs et électrices de la 4eme circonscription de Paris qui s'interessent, non pas au sexe de leur candidat, ou à son age, ou à sa couleur, mais plutôt à ses idées pour sortir la France de la crise et libérer l'individu de l'ultra étatisme, il y a Laurence Petit (il se trouve qu'en plus, c'est une femme) et son suppléant Aurélien Véron, du Parti Libéral Démocrate. 




Lynda Asmani, 7501
Quand aux électeurs des autres circonscriptions parisiennes qui eux aussi privilégient les idées, ils peuvent se tourner vers Lynda Asmani (arrondissements 1, 2, 8 et 9eme), Alix Fourier (arrondissements 5, 6 et 7eme), Elisabeth Castel (arrondissements 4, 11 et 12eme) ou Dominique Baud (15eme arrondissement nord), sans parler des hommes qui portent les idées libérales démocrates.


Pour conclure, il y a trois points intéresssants qui ressortent de cette interview et qui pourraient se transformer en proposition de loi 

- supprimer le financement public des partis politiques
- supprimer la loi sur la parité, puisque personne ne la respecte
Alix Fourier, 7502
- supprimer l'age de départ à la retraite pour tous, afin d'autoriser chacun à partir quand il veut, comme les députés.


La liste des candidats de la 4ème circonscription de Paris :

KUSTER Brigitte (DVD : Divers Droite, dissidente UMP)
ATLAN Bernard (Le Parti des Libertés)
LEVENARD Pierre (LO : Lutte Ouvrière)
LE GALL Martine (CF : Centre pour la France)
PANNIER Agnès (PS : Parti Socialiste)
BACH Marie-Laure (AUT)
PETIT Laurence (PLD : Parti Libéral Démocrate)
Elisabeth Castel, 7507
GIMENEZ Pascal-Jean (AUT)
FAUGERAS Isabelle (EELV : Europe Ecologie Les Verts)
MAIREY Jean (RBM : Rassemblement Bleu Marine)
DOS SANTOS Fabienne (FG : Front de Gauche)
DERVILLE Amaury (PCD : Parti Chrétien Démocrate)
KRALAND Alexis (AUT)
BOLAC Laurent (DLR : Debout La République)
DEBRÉ Bernard (UMP : Union pour un Mouvement Populaire)
DE VILLENOISY Patrick (Alliance Royale)


Et vive les candidats, libéraux, qu'ils soient hommes ou femmes !