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dimanche 8 décembre 2013

Vive la «BFMisation » de la vie politique !

Il y a quelques semaines déjà, le gouvernement s'en prenait à BFM (1) au lieu de remettre en cause sa politique de taxes à tout va et d'ultra étatisation du pays, sans oublier les manquements individuels des membres du gouvernement ou de leur famille et autres scandales politico-financiers qui touchent le PS.

Maintenant, c'est le vénérable quotidien du soir, le Monde, qui s'interroge, en faisant une "Enquête sur la « BFMisation » de la vie politique". Mieux, au delà de BFM, le Monde parle d'alertes, de tweets, de retweets et et de démentis, mettant en fait en cause tout l'écosystème qui comprend la blogosphère, les médias en ligne, twitter et les applis médias pour tablettes et autres alertes infos Iphone. 

Que veut dire le Monde ? Qu'ils regrettent le temps où eux seuls étaient les analystes de la vie politique ?  S'il ne s'agissait que de cela, ce serait symptomatique d'un monde passé où on n'allait pas faire ses courses chez Monoprix après 21 heures.

Mais l'interrogation est plus large. Le Président Hollande, qui est loin d'être stupide, a bien compris qu'un des problèmes de Sarkozy est d'avoir été le premier président français de l'ère Facebook (3). Que le Monde, sympathique mais néamoins actif relais médiatique du parti socialiste (puisque le Monde est internationalement référencé comme étant de "centre gauche", selon Press Europa 4) reprend l'interrogation de la « BFMisation » de la vie politique est néanmoins inquiétant. Pourquoi ?

Parce que cela témoigne de la panique des élites baby boomeuses habituées à la bienséance jacobine vis-à-vis d'un monde dont on ne peut plus dire qu'il vient d'émerger : Facebook a 9 ans, BFM TV  8 ans, Twitter 7 ans. Dénoncer la  Vive la «BFMisation » de la vie politique, c'est regretter ce bon vieux temps de l'ORTF où le ministère de la communication choisissait ce qu'il était important de dire ou de cacher au public, et où le Monde était clairement identifié comme étant la seule source de "décryptage".

Pourtant, à chacun son métier.
Que BFM fasse de l'anecdotique est parfaitement utile; Ainsi, quelques semaines après son élection à la présidence de la République, François Hollande montre son vrai visage en considérant les dépassements de limitation de vitesse sur l'autoroute Paris-Caen comme peu importants. 




C'est beaucoup plus révélateur que n'importe quel long discours puisque le public aura directement compris que la présidence de Hollande ne differerait pas fondamentalement des excès du sarkozysme en terme de république du deux-poids-deux-mesures. 

Quand au fond que le Monde et le PS semble regretter, toute une série de médias en ligne, comme Contrepoints ou Mediapart, s'en chargent, en pratiquant de vrais enquêtes, sur Cahuzac (5) ou sur l'ISF du Président de la République (6).  

Donc, oui, vive la «BFMisation » de la vie politique ! Ou plus exactement, vive la dissémination de l'information et le pluralisme des médias. BFM TV, à la différence de bien d'autres groupes médias, ne dépend ni de l'Etat directement, ni d'une industrie autre (BTP, armement, etc). Quand à leur métier, ils le font dans un univers de concurrence.

Que le Monde, ancien et installé, ou le PS, ultra archi dominant, s'inquiètent d'une chaine TV qui fait 2% de l'audimat français en dit long sur la conscience qu'ont les élites du manque d'adhésion du peuple à leur projet.



dimanche 24 novembre 2013

Affaire Abdelhakim Dekhar alias #TireurFou : quelle remise en cause d'un discours anti libéral ?

Depuis 18 mois, les socialistes du PS, contrairement à ce qu'ils promettaient, divisent la France et dressent les français les uns contre les autres, exactement comme le précédent gouvernement, qui était à 90% inspiré par le socialismededroite. 


En outre, le PS s'est objectivement allié à l'extrême gauche, ne serait-ce parce que le Président Hollande n'a jamais :

  • refusé le soutien en creux de Jean-Luc Mélenchon qui appelait à faire barrage à Sarkozy au 2eme tour (1)
  • présenté d'excuses pour avoir rendu hommage à la culture communiste (qui a pourtant généré 100 millions de morts) (2) 
  • dénoncé le passé extrémiste de gauche d'un certains nombres d'élus socialistes
Cette alliance objective entre le PS et l'extrême gauche débouche sur une certaine radicalisation du discours dont l'absence de dénonciation (en dehors des centristes comme Jean-Louis Bourlanges (3)) est d'autant plus étonnante qu'en ce qui concerne le discours d'extrême droite, c'est l'exact opposé. Mieux : on voit des éditocrates (4) ou des sénatrices écolo (5) accuser sans preuve le discours de droite et d'extrême droite ou anti gauche en cas de fait divers violent dans Paris. 

Il s'est trouvé que, suite à l'arrestation du présumé tireur fou (que le ministre de l'intérieur Manuel Valls, comme Sarkozy a son époque, a qualifié de "présumé coupable" (6) en bafouant la présomption d'innocence et la séparation des pouvoirs), on a en fait découvert que le suspect tenait un discours radical, inspiré à juste titre ou non par le "conflit" Occident/monde musulman (il y aurait beaucoup de choses à dire sur la réalité de ce "conflit") et par l'idéologie d'extrême gauche. 

En dehors du fait qu'un de ses collaborateurs ait été sérieusement blessé dans cette affaire, le rédacteur en chef de Libération ne devrait-il pas ouvrir une réflexion sur le discours d'extrême gauche (7) et les conséquences (positives et négatives) de la liberté d'expression ? 

Il parait que le PS veut lutter contre "BFHaine" et la "BFMisation des esprits"(8). Le tireur fou ne semble t-il pas partager les esprits ? 

Quand à la stratégie de bouc-émissaire choisie par la gauche pour incriminer le monde bancaire, ne trouve t-elle pas une issue violente avec ce fait divers du tireur fou ? Du discours du Bourget du candidat Hollande aux propos de Montebourg sur les banques qui ne feraient pas leur boulot (9), n'y a t-il pas un fil rouge d'ostracisation ? 

Chacun, sauf au Parti Socialiste, semble avoir pour acception commune de la démocratie les points suivants : séparation des pouvoirs, liberté d'expression, respect de la DDHC de 1789 (10).
Or, cette affaire Abdelhakim Dekhar alias #TireurFou semble montrer que, plus que l'existence de tireurs fous que toutes les caméras de videosurveillance du monde n’empêcheront jamais de passer à l'acte (11), c'est l'oubli des principes démocratiques chez les dirigeants politiques qui constituent une réelle menace.  La démocratie, ce n'est pas l'existence d'un journal financièrement dans le rouge, subventionné et tirant à 110 000 exemplaires par jour, c'est, par exemple, la libre communication des pensées et des opinions (art 11 de la DDHC de 1789), ce que Google et Facebook rendent bien plus possibles que n'importe quel autre média auparavant.

Les français attendent donc, d'une part, que la justice fasse son travail, et que, d'autre part, le PS, EELV et la gauchosphère numérique et médiatique entament un travail de prise de recul afin de réfléchir à ce qui s'est passé pendant une semaine. Ensuite, le PS pourra se remettre au travail. Ce n'est pas ce dernier, même à 35h par semaine, qui manque. 

N'affirmons pas que le discours anti libéral que tient une certaine gauche a entrainé le passage à l'acte d'Abdelhakim Dekhar alias #TireurFou. Ce serait faire fi du libre arbitre et de la capacité de chacun à faire ses propres choix. Mais constatons que, comme en 2002 lorsqu'un militant écolo, Richard Durn, tirait à l'arme à feu en plein conseil municipal (12) sans que les écolos ne se remettent en cause, il n'y aura aucun mea culpa à gauche et chez les anti libéraux, une fois de plus. 


(1) RMC Jean-Luc Mélenchon appelle à "battre Sarkozy" le 6 mai 23 avril 2012
(2) Libertarien TV / YouTube François Hollande rend hommage au communisme 6 mai 2012
(3) Les Radicaux du 12eme arr Jean-Louis Bourlanges : "Les hommes politiques nous roulent dans la farine" (Le Monde.fr) 23 avril 2012
(4) Atlantico Tireur de Libération et de BFM TV : l'erreur de diagnostic de Caroline Fourest sur les racines de la colère à l’égard des journalistes 20 novembre 2013
(5) 
Tirs a et menaces a . Ou allons-nous? Au secours. Peuple de gauche reveillons-nous. Ca craint.
(9) L'Opinion Le retour du « bank bashing » 8 septembre 2013

lundi 28 octobre 2013

La popularité du Président Hollande plonge

mercredi 23 octobre 2013

Entre les chaînes d'information et l'Exécutif, la guerre est déclarée

Post également publié sur Contrepoints 





Entre les chaînes d'information et l'Exécutif, la guerre est déclarée, nous dit l'Opinion ce matin.


Décryptage : La guerre entre les chaînes d... par Lopinionfr

Si vraiment cette hypothèse se vérifie, alors c'est que la majorité actuelle touche le fond. Critiquer les médias ... Apparemment, Hollande et son équipe n'ont pas compris où ils mettaient les pieds. 

Sarkozy avait beaucoup de défauts, ils ont été fréquemment commentés sur ce blog. Mais ces défauts n'auraient-ils pas pu passer inaperçus dans un monde sans Facebook, Twitter et BFM TV ? Ou, à une autre époque, le cancer de François Mitterrand, la francisque, le passé trouble à Vichy, la fille cachée avec une maîtresse officielle auraient-ils pu rester ignorés des français dans le monde dans lequel nous vivons actuellement ? 

C'est drôle, les politiciens de gauche comme de droite, ils sont toujours prêts à demander de la transparence : le fisc a accès aux comptes en banque de chacun, les citoyens ont l'obligation de se soumettre aux contrôles de police si requis, la police peut aller demander à la RATP quels trajets le titulaire d'un Pass Navigo a effectué, la DCRI a accès aux connections internet et mots de passe de chacun, la video surveillance qui quadrille nos rues est présentée comme une mesure de sécurité, chacun doit ouvrir son sac à dos ou sac à main sur demande dans le cadre de Vigipirate, par contre, quand un média pose une caméra derrière un ministre, alors c'est du populisme, enfin, en France uniquement, car quand c'est en Syrie ou tout autre pays du Tiers Monde, c'est normal !

Ce n'est pas qu'entre les chaînes d'information et l'Exécutif que la guerre est déclarée, c'est entre le peuple, y compris "de gauche" et l'Etat que le feu couve. 
Enseignants qui ont compris trop tard ce que réforme des rythmes scolaires voulait dire, ouvriers qui ont réalisé ce que défiscalisation des heures sups signifiait, les Bretons qui ont ouvert le front de la révolte fiscale,  et même les élus socialistes comme la marseillaise Samia Ghali, la France entière se réjouit de l'existence de BFM TV et des médias en ligne !

Donc, face à un exécutif qui veut s'attaquer au thermomètre BFM plutot qu'à la fièvre (destruction systématique de l'économie française/manque de cohérence gouvernementale/absence de ligne politique claire), continuons à regarder toujours plus nombreux les chaines du groupe BFM. En plus, elles apportent la preuve qu'il est possible de faire de la TV sans redevance TV. Pendant que Sophia Aram coule France 2, Nicolas Doze gagne des centaines de milliers de fans tout en les informant sur la situation du pays !


L'affaire Leonarda, tout le monde s'en moque, si ce n'est en ce qu'elle révèle de la vacuité de Hollande et de son équipe. 

dimanche 27 janvier 2013

Colère injustifiée contre iTélé et BFM TV




A l'occasion de la manifestation de ce dimanche 27 janvier, les partisans du projet de loi du gouvernement tentent de faire émerger une polémique, comme on peut le voir chez Morandini, sur le mur du profil Facebook de Stop Homophobie ou sur LeMonde.fr.

Cette polémique parait largement infondée.

D'une part, BFM TV et iTélé ne sont pas des un service public. Heureusement qu'elles ont encore la liberté dans le choix éditoriaux, même si, comme dans des pays moins démocratiques que le notre, le gouvernement tente d'influer sur le contenu e ce qui est publié (allo ? lire le post du 8 janvier 2013 au sujet de la "bourde" de Najat Belkacem sur ce blog)

D'autre part, ce choix éditorial, influencé il est vrai par l'arrivée du Vendée Globe Challenge, devrait rassurer les partisans du projet de loi gouvernemental. Il montre qu'il n'y a plus de suspense et que le projet de loi gouvernemental sera adopté, quoiqu'il advienne, quelque soit le nombre de manifestants pour, contre, ou ni pour ni contre. Il montre que le gouvernement fait des loi sans tenir compte de l'opinion publique.

En revanche, on peut s'interroger à la lecture de ce genre de tweets.


BFM, le sens des priorités. Un changement de société avec le, ou remplir avec des p"tits bateaux, un vrai choix éditorial.


Parce que depuis le début de la campagne en faveur du projet de loi, les partisans expliquent qu'il ne s'agit pas d'un changement de société, mais plutôt d'un simple ajustement. Il faudrait accorder ses violons.

Enfin, BFM TV et iTélé, c'est bien mais c'est quand même des petites chaines de niche !



mercredi 23 janvier 2013

Faut faire payer Google et Amazon !

Débat très intéressant hier soir chez Fabrice Lundy dans son émission "les décodeurs de l'éco", sur BFM Business. Le sujet était "comment mieux taxer Google et Amazon ?". En effet, 50 milliards de dollars de chiffre d'affaires et 10 milliards de profits, forcément, ça attire les rackeeeeuh pardon le fisc :-). 

Il parait que nous sommes en crise et que, du coup, tout le monde doit contribuer. En crise, vraiment ? Quand on écoute le PS et la presse socialiste, on peut en effet penser que "des rentrées fiscales échappent à la France". Vous savez, le fameux "manque à gagner". Simplement, que disent les chiffres de l'INSEE ? 

Les recettes fiscales nettes étaient de 254,7 milliards d'euros en 2010 et de 254,4 milliards d'euros en 2011 (source INSEE), soit une baisse quasi nulle (-0.1%).  Pour 2012, ça sera 274 milliards (source Performance Publique). Même le si peu politisé SNUI SUD est obligé d'indiquer, dans son bilan du quinquennat Sarkozy, que les recettes fiscales étaient de 253.9 en 2007 et qu'elles seront de 274 cette année. 
Autrement dit, alors que c'est la crise, les ressources que l'Etat a su dégager par la force ont été en progression. Pourquoi les déficits, alors, direz vous ? 
A cause de la dépense, bien sur. 

Imaginez un ménage qui dépense 1000 euros par mois pour son loyer, sa nourriture, etc, mais que son salaire est de 700 euros. Tous les ans depuis 30 ans, ce ménage emprunte 300 euros par mois. Il s'endette donc à hauteur de 3600 euros par ans. Pour se rassurer, il se dit que son déficit de 300 euros par mois est certes de 30% de son salaire mais sa dette de l'année (3600) n'est que de 42% de son revenu annuel ! Ce ménage, c'est la France. 

Et au lieu de demander au gouvernement pourquoi il dépense 2 millions par jour au Mali alors qu'une PSP et Call of Duty ne coûtent que 160 euros, au lieu de demander pourquoi le maire de Tulle le Président de  la République Hollande a besoin d'aller souhaiter la bonne année aux habitants de Tulle, au lieu de demander si Nantes a vraiment besoin de dépenser 600 millions pour un aéroport alors qu'il y en a déjà un, au lieu de demander le radeau du lac d'Egluzon valait le coup, au lieu de demander si la France a vraiment besoin de l'ile de Mayotte, au lieu de demander si c'est juste de subventionner certaines entreprises (entrepôt logistique Amazon Maçon-Loches, Dexia, SNCF, la presse française) alors que d'autres montrent qu'il est possible de s'en sortir sans béquilles (Ventre Privée, Rothschild, Ryanair ou le Canard Enchainé), non, des sénateurs pondent des rapports pour "inventer la fiscalité du numérique". 

Le gouvernement veut s'abriter derrière les frontières du pays pour taxer plus et couper l'herbe sous le pied des pays plus dynamiques et plus malins que nous ? Pas très malin au moment même où on est censé se féliciter de l'abaissement des frontières au sein de l'UE. Attendons le jour où la Suisse et le Luxembourg mettront les frontaliers français au chômage et on verra si les français sont gagnants ou non dans le processus d'ouverture des frontières. Imaginons un scénario où d’hypothétiques autorités fiscales africaines diront à Areva et à Total de payer leur impôt sur les sociétés, applicable à tous leurs bénéfices, au Niger et au Gabon, et on verra si la France doit vraiment jouer cette carte stupide de la redéfinition de la notion d'établissement stable. Et quand Fina (Total) ou Hambros (SocGen) seront repartis chez eux (Bruxelles et Londres),  la, il sera toujours temps de réfléchir. 

On comprend mieux pourquoi Milton Friedman disait qu'il était pour n'importe quelle baisse ou suppression d’impôt  quelque soit le motif. On voit bien que quand l'Etat a repéré un peu de cash à écrémer, il ne lâche jamais l'affaire. Jamais. Il y aura toujours un fonctionnaire de plus ou un service public à financer. Or, si vraiment on veut faire du social, alors il faut commencer par lutter contre l'ultra étatisme. L'Etat ne sait pas gérer, comment faut-il le dire ?



mardi 8 janvier 2013

Najat Belkacem vs BFM TV : heu, on va où, la ?

On avait déjà une petite idée de la signification du mot "dialogue" pour le gouvernement Ayrault : seule l'opinion socialiste officielle compte. Lire à ce sujet "Liberté d’expression : de quelle maladie Peillon est-il le nom ?" sur Hashtable H16. 

On savait aussi que, comme le note Corto74, sur le projet de loi de "mariage pour tous", il n'y a que deux camps (selon les socialistes) : les progressistes, ou les homophobes, surtout si ces derniers sont catholiques plus ou moins pratiquants, ou plus ou moins de droite. Haro sur les hésitations de  Gérard Collomb, sénateur maire PS de Lyon, Lionel Jospin, ancien ministre PS,  Raymond Occolier, député maire PS du Lamentin,  Bernard Poignant, maire PS de Quimper, Philippe de Roux, PS, Patrice Carvalho (Parti de Gauche), et silence sur :

  • l'opinion des musulmans (lire Pour Dalil Boubakeur, recteur de la grande mosquée de Paris, le mariage gay « C’est se mettre en marge de la communauté des musulmans » sur LGP Marseille) 
  • l'opinion de certains protestants (Le Pasteur Claude Baty, président de la Fédération protestante de France, s'alarme des conséquences de "la fausse bonne idée du mariage pour tous".)
  • l'opinion des juifs (au-delà de l'interdit religieux, je m'interroge sur le sens d'une société qui accorderait la même normalité à des familles où l'enfant aurait deux pères ou deux mères au lieu d'un père et d'une mère. Le "mariage homosexuel" changerait le modèle naturel de la famille)
Mais certains ont la réponse : pas de place pour le doute et les opinions divergentes. Judith Silberfeld ose même carrément écrire, sur Yagg : "Quand on est de gauche, on n'est pas contre l'égalité. Quand on est de gauche, on n'est pas contre la solidarité. Quand on est de gauche, on ne défile pas contre les droits humains. Quand on est de gauche, on ne marche pas contre l'amour. Quand on est de gauche, on ne se bat pas pour laisser des enfants sans protection juridique. Quand on est de gauche et qu'on a des doutes sur ces questions, on s'abstient.
Quand on marche contre l'ouverture du mariage aux couples de même sexe, on n'est pas de gauche.

Bon ...

Là où on franchit un nouveau cap, c'est quand le gouvernement, pas satisfait du traitement médiatique par une chaine privée d'une affaire, demande la suppression d'un reportage en ligne sur Internet. 

Selon l'Express, Les "services de communication de la porte-parole du gouvernement ont réclamé auprès de BFMTV.com la suppression de la vidéo du reportage", note le site web de la chaîne d'information. Un conseiller presse de Najat Vallaud-Belkacem aurait jugé que le reportage était "du mauvais journalisme" car la journaliste "avait isolé '30 secondes' non représentatives de l'intervention de la porte-parole du gouvernement".

Oui, vous aviez bien lu. Nous parlons de la France de 2012. 

Il y avait eu une première alerte cet automne, souvenez-vous "Savoureux coup de fil de l'Elysée en Suisse" sur le blog de Libertarien. Cette fois, c'est directement à la liberté d'informer en France que le gouvernement s'attaque. 
Sans outrance ni alarmisme, ne peut-on pas être inquiet ? Nous ne sommes pas (encore ?) en dictature, mais nous sommes prévenus. Najat Belkacem veut faire retirer des reportages ou réguler (!) Twitter (voir Gizmodo), Cahuzac veulent empêcher les foyers fiscaux de quitter la France, Montebourg veut faire consommer français, pour le moment, de gré, Peillon veut interdire à certains profs de parler de certains sujets, Ayrault veut détruire les bois de Notre-Dame-des-Landes à coup de millions de mètres cubes de béton, en dépit de l'opposition de tous les non socialistes de France et de Navarre, voila le gouvernement normal pour une France apaisée. Triste.

Sinon, sur le fond du sujet du mariage gay, toutes les opinions existent chez les libéraux : Philippe Herlin est contre, L'Hérétique ne voit pas l'intéret, Thierry Coudert est pour. Et vous ? Irez-vous manifester dimanche ?ou bien soutenez-vous le projet ?

vendredi 5 octobre 2012

Atlas shrugged (La grève), de Ayn Rand

Pourquoi le monde semble-t-il se détraquer ? Pourquoi, sans raison apparente, un sentiment de désespoir et de frustration se répand-il partout ? Pourquoi, dans les pires moments, entend-on ce nom, sans visage et sans origine ? Tel est le point de départ d'Atlas Shrugged, d'Ayn Rand, traduit en français sous le titre la Grève et édité par les Belles Lettres. 

Alain Laurent - les belles lettres
Ce roman a été écrit en 1957 par une philosophe américaine d'origine Russe, qui sait : 
  • non seulement ce qu'est le communisme (pas celui à qui Hollande rend hommage, le vrai, celui qui a fait 100 millions de morts au XXeme siècle) 
  • mais a aussi la prescience de penser que même les démocraties libérales à économie de marché ne sont pas immunisées contre les tentations collectivistes de tout poil. 
Stéphane Soumier a parlé de la Grève ce matin, sur BFM. Pourquoi ? Tout simplement parce que, toutes proportions gardées, 2012 ressemble au monde de la Grève. Avec le mouvement des #geonpi et même en tenant compte des limites et contradictions de ce collectif d'entrepreneurs, on a des créateurs d'entreprises qui prennent conscience et veulent signaler leur rôle et leur importance. Avec un gouvernement qui prépare un projet de loi sur la vente forcée de sites de production jugés rentables, on fait un pas vers la renonciation au droit de propriété (pourtant constitutionnel et moral, art 17 de la DDHC). 

Tous les entrepreneurs du net ne sont pas des Steve Jobs, des Hank Rearden en puissance. Le marché, c'est à dire les clients, décidera s'ils sont bons ou non. Mais les start-ups ont bien plus contribué à changer le monde que 30 et quelques ministres qui dépensent des milliards en dépit du bon sens. Kiala (crée par Denis Payre) a donné de l'activité supplémentaires à 7000 commerçants. Meetic (crée par Marc Simoncini) a permis a des millions de gens de trouver l'amour. Free (crée par Xavier Niel) a fait plus pour le pouvoir d'achat que toutes les lois sur le blocage du prix de l'essence ou la TVA à taux réduit. Vente Privée (crée par Jacques-Antoine Granjon) a révolutionné le concept de destockage. Kelkoo (crée par Pierre Chappaz) a permis au consommateur de s'informer bien plus que n'importe quel organisme public. Et puis il y a toutes ces start ups plus ou moins inconnues, comme AKD, Melty, Tiki'Mee ou Wiseed, Elles seront peut-être des grandes demain mais elles créent dès aujourd'hui des nouveaux produits, de l'activité et des emplois. D'autre part, même les symboles de la France publique, rappelons le, ont pour origine un entrepreneur. Le chemin de fer doit tout aux frères Peireire (juifs portuguais) et rien à l'Etat, la Sécurité Sociale peut dire merci à J.J.Lablé (luxembourgeois), des mines de Maxeville. La Poste doit tout à une initiative des Valois. En ce qui concerne l'électricité, l'Etat s'est juste contenté d'observer pendant longtemps.

A la lecture de la Grève, certains diront que Paris n'est pas Washington et que aucun français ne fuit dans le Colorado ? Certes. Mais la vague de départ est là ! Des riches Français vendent leurs logements pour partir à l'étranger, titre l'AFP. Peut-être que ces riches français sont des corpocrates surpayés ou des héritiers oisifs. Peut-être aussi que, malgré tout, ils sont consommateurs de biens où la France est bien positionnée (produits de luxe) et qu'ils contribuent aussi à créer des emplois pour tous, qualifiés (avocats fiscalistes, garagistes Bugatti) ou non (nounou, pressing).

Il est temps que le gouvernement entende le message des entrepreneurs, avant que ceux-ci ne se mettent en grève. 


Pour lire des critiques de la Grève d'Ayn Rand, il y a



dimanche 1 juillet 2012

Redevance PC : retour aux fondamentaux socialistes

En attendant que Jean-Marc Ayrault prépare son discours de politique générale, ses ministres continuent à travailler en toute concertation, comme prévu par la charte ministérielle.

Dernière sortie concertée en date : celle d'Aurélie Filippetti. Qu'est ce que vous annoncent le Figaro, Le Parisien ou Numerama ? Que la ministre de la culture, Aurélie Filippetti, songe à étendre la redevance audiovisuelle aux écrans d'ordinateur et aux tablettes. Il s'agit d'une demande expresse de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques. A regarder leur site web http://www.sacd.fr/, on peut honnetement se demander comment ces chers auteurs et compositeurs dramatiques ont le temps de faire du théatre ou de la télévision alors qu'ils se soucient de sujets allant jusqu'à "la parité et l'égalité hommes/femmes dans la culture et le spectacle vivant", par exemple. 


Aurélie Filippetti, qui même si elle est elle-même auteur, n'est certainement pas en conflit d'intéret lorsqu'elle relaie les propositions de la SACD, dit qu'étendre la redevance TV à tout ce qui bouge permettra de renflouer les chaines TV publiques. BFM TV début juin notait qu'il manquait 35 millions d'euros chez France Television. La raison était que l'atonie du marché publicitaire, pour cause de ralentissement économique global, avait fait prendre un retard au business plan de l'ensemble du pole public d'audiovisuel. Dans ce contexte, qu'a fait le gouvernement actuel ? Baisse des coûts chez France 2 ? Suppression de certaines émissions ? Non. On préfère accuser le gouvernement précédent de laisser des trous, parce que, c'est bien connu, pour les socialistes les ressources doivent exister, les contribuables au sens large sont la pour ça !

Notez, comme le rapporte Rue89, les critiques contre la taxe Filipetti sont aussi à gauche ! Lisez Critiques contre le projet d’Aurélie Filippetti de redevance ordinateur.

Encore plus qu'une révolte des contribuables, c'est peut-être le refus de financer des émissions aussi partiales ou que même la gauche juge culturellement pauvres qui fera échouer le projet de Filippetti !

Cependant, reposons la question suivante : à quand la privatisation de France Télévision ?  Quel dommage qu'en 5 ans de pouvoir UMP, le gouvernement précédent n'ait pas su vendre ou fermer le pole audiovisuel public. Au contraire, Fillon nous a légué la redevance sur les supports numériques, la taxe sur les abonnements triple play, ...

lundi 18 juin 2012

Serions-nous plus libres sans l'État ?

Serions-nous plus libres sans l'État ? C'était le sujet du jour, en philo, pour les aspirants bacheliers.

Que répondre ...

Tenir compte de ceci ?



Heureusement, chers lycéens, même si vous avez vu des reportages sur l'avant chute du Mur de Berlin, même si vous savez ce qui se passe à Cuba ou en Corée du Nord, vous n'avez pas entendu parlé, en cours, de Frédéric Bastiat ou de Murray Rothbard. Sinon, vous auriez pu vous tromper de réponse. 



N'hésitez pas, quand même, une fois votre bac en poche, à suggérer à vos profs de regarder, par exemple, Ennemi d'Etat, avec Will Smith. Les dérives ultra étatistes ne sont pas que dans d'improbables dictatures, mais aussi chez nous en Occident. 


Bande annonce ennemi d'état VOST par cityofstars



Sur le fond du sujet

Serions-nous plus libre sans l'Etat est une question piège, on s'en doute. Elle présuppose que

  • d'une part, il existe une seule forme d'Etat et qu'entre les régimes totalitaires et les état purement concentrés sur les fonctions régaliennes, il n'y a que des différences de degré et non pas d'objectif
  • d'autre part, en présence de l'Etat au sens actuel français du terme, il n'y a pas de menaces sur les libertés civiles
  • enfin, ce Nous existe alors que l'individu a plutôt tendance à penser à JE puis aux SIENS avant d'envisager ce nous.  
Modif 20 Juin 2012 : réponse d'Alain Madelin sur BFM http://www.alainmadelin.fr/blog/expert.mp3