mardi 23 octobre 2012

Obama ou Romney ?


Il parait, selon les derniers sondages, qu'Obama est légèrement en tête. Cette élection se jouera donc sur la ligne finale. En attendant, qui "choisir" ?

Obama - Romney

Pour Charles Beigbeider, Arnaud Dassier, Philippe Karsenty, Aurélien Véron et Thomas Zlodowski, alias le Bureau national du Parti Libéral Démocrate, le choix est clair : c'est Romney. Pourquoi ? "parce que Barack Obama aura été un mauvais président des Etats-Unis. Mais surtout parce que Romney et Ryan ont effectué le bon diagnostic et qu’ils proposent des solutions inventives et libérales pour sortir l’Amérique du déclin économique." (Lire leur tribune dans Libération). 
C'est une analyse que partagent D.J et liberté, ou Guy Millière (seul contre tous à "ce soir ou jamais" du 9 octobre 2012). Libertarien ajoute qu'Obama n'a réglé aucun problèmes en 4 ans. 

Pourtant, il est difficile d'être enthousiasmé par Mitt Romney. Il n'y a quasiment pas de différences idéologiques entre Mitt Romney et Barack Obama. Mitt Romney n'a rien d'un Ronald Reagan. 

Bush - Kerry
D'un coté, nous avons un diplômé de Harvard  âgé de 65 ans, qui parle français, ancien financier à Wall Street et qui a dirigé le Massachusetts, de l'autre nous avons un diplômé de Harvard âgé de 51 ans et qui est au pouvoir à la Maison Blanche depuis 4 ans. Est ce que, comme Bush et Kerry, d'autres anciens de la même fac, ils sont également membres des Skulls & Bones ;-) ?  

La première vraie différence vient de leurs vice présidents potentiels.

Ryan - Biden

 D'un coté, un lecteur de Ayn Rand, de l'autre, un professionnel de longue date de la politique politicienne américaine (lire le profil Wikipedia de Joe Biden). 

change we can believe in
Mais sur le fond, qu'est ce qui pourrait différencier Obama de Romney ? Vous vous souvenez de "hope" et  "change we can believe in". Obama a remplacé W. Bush. Est ce que les guerres dans lesquelles l'armée américaine est engagée ont cessé ? Un petit tour sur le site officiel de l'armée américaine permet de soulever quelques doutes, et ce malgré le Prix Nobel de la Paix (un prix hélas impossible à décerner à un président des Etats Unis en exercice). Est-ce que le Patriot Act a été abrogé ? La prison de Guantanamo Bay a t-elle été fermée ? Hélas, non, les choses ne sont pas si simples. Comme en Europe, en plus de se voir imposer une Sécurité Sociale obligatoire, les américains doivent maintenant composer avec des forces policières au sens large (telles que la TSA) dotées de larges pouvoirs dont la constitutionnalité est l'objet de débats, aux Etats Unis. 

Ron Paul
Il est toujours difficile de vouloir analyser le spectre politique Américain avec un regard Européen, encore plus si on est français, car on a du mal à comprendre que le Parti Démocrate a un programme proche de celui de l'UDI, c'est à dire pas vraiment ultra interventionnisme comme nos socialistes savent le faire. Mais il est encore plus difficile de vouloir parler de Ron Paul. Déjà, de manière globale, les Européens en général et les français en particulier ont tendance à reprocher des choses contradictoires aux Américains : on leur reproche d'intervenir (Vietnam, Somalie, FYROM, Irak, Lybie) mais aussi de ne pas intervenir (Corée du Nord, Bosnie, Palestine, Syrie). On dit qu'ils ont une culture impérialiste (CNN, Disney) et on dit qu'ils n'ont pas de culture. Ron Paul a une solution à ce problème d'anti américanisme, ainsi qu'à celui de déficits budgétaires et déficits de libertés civiles : vraiment moins de gouvernement, la fin des interventions armées extérieures (comme les Suisses), un audit de la FED, la fin de la guerre contre la drogue, bref une politique vraiment libertarienne.

Michele Bachmann
C'est bien ce qui manque à Romney. Il n'est pas vraiment un libéral (au sens Européen du terme) mais plus un centriste qui, quand il était gouverneur du Mass., pratiquait au niveau local ce qu'Obama voulait faire au niveau national. Obama était le roi du téléprompteur, Romney sera le roi du Powerpoint !

Les Républicains avaient Ron Paul ou, dans un autre genre, Michele Bachmann, ils ont préféré prendre Mitt Romney, qui cristallise sur lui la haine du monde entier vis à vis de la finance. Choix courageux. Résultat d'ici 3 semaines. On verra si David  Palmer  fera une nouvelle saison ou bien si Gordon Gekko arrivera au pouvoir. Les deux sont de bons personnages de fiction. 






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