mercredi 3 octobre 2012

Europe, le débat mal traité

Une fois de plus, Libération vise juste ! en ce qui concerne l'Europe, le débat est mal traité. Le Monde, que ce soit pour rappeler que la majorité se contredit ou pour donner la parole aux 120 économistes qui s'opposent au Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance (lire le texte en le téléchargeant sur le site du Conseil Européen), dit la même chose. 

Il faut dire que Hollande avait esquivé le débat pendant l'élection présidentielle. En plus, il a joué les illusionnistes vis a vis de sa majorité, avant que Jean-François Zero Ayrault avoue la vérité : "d'"un point de vue juridique" le traité européen n'avait pas été renégocié depuis la victoire de François Hollande à l'élection présidentielle en mai."

Que raconte la gauchosphère à ce sujet ? Rien ! Elle nous parle d'hypocrisie (SarkoFrance), les Privilégiés parlent aux français manifestent contre le TSCG, les Rouges et Verts ne "lachent rien". En fait les choses sont très claires, il existe tout une frange de la soi disant majorité qui est contre le fédéralisme Européen, et Ayrault évite à tout prix de rentrer dans le débat. Parlera t-il de :

  • la nécessité de coordonner ses politiques budgétaires si on veut de l'Euro
  • l'opportunité manquée quand la France et d'autres ont violé les termes du traité de Maastricht
  • One Seat, fermer Strasbourg et se concentrer sur Bruxelles
  • l'anglais langue officielle de l'UE afin d’accroître la mobilité des Européens
Les défis auxquels la France est confrontée pourraient trouver un début de réponse dans le fédéralisme. Si au lieu d'avoir 27 ambassades d'Européens à Washington, à Beyrouth ou à Tokyo, il n'y en avait qu'une, si du point de vue militaire, nous tirions dans le même sens, bref si nous fédéralisions les fonctions régaliennes (et privatisions les autres services publics) alors nous aurions un début de réponse à une autre problématique ignorée : celle de la baisse des dépenses publiques, préalable au retour à l'équilibre budgétaire. 

De tout cela, il ne sera pas question. Dommage. C'est Cohn Bendit qui a raison : il n'y a plus d'Europe chez Euro Ecologie !

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