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lundi 25 janvier 2016

Confirmation : l'économie n'est pas de l'astrologie !

Ah, le fameux alignement des planètes ! 

Pas celui qu'on peut observer en ce moment dans le ciel (1) (alignement de Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne, visible jusqu'au 20 février), non, celui qu'attendaient les charlatans experts de l'Elysée, rappelez vous !

Déjà, à la base, Hollande, bien qu'il critiquait la "gestion" de l'économie sous Sarkozy, n'avait pas jugé bon réfléchir à la gestion de la crise économique avant le 31 août 2012 (2). 

Même malgré cela, Hollande, adepte de la théorie des cycles, pensait que la croissance allait revenir automatiquement, et sauver son quinquennat, en lui permettant de ne pas faire les réformes indispensable. 

Mieux, Hollande avait identifié la baisse des prix du pétrole, de l’euro et des taux d’intérêts comme facteurs de reprise en 2015 en France (3).
C'est vrai que c'est bien si le pétrole qu'on importe et que l'argent qu'on emprunte sont peu chers. Et c'est bien aussi pour les entreprises françaises qui exportent hors zone euro, type Airbus ou Louis Vuitton, si l'euro est bas face aux autres devises.
Mais le problème est que l'Elysée ne semble pas au courant du fait que la France n'est pas seule sur Terre. Le pétrole, ce sont nos importations, mais aussi les exportations d'autres pays.
Un pétrole bas ne peut-il pas signifier une Arabie Saoudite, un Etat Islamique en Irak et au Levant (Daech) ou une Russie encore plus agressives, tout comme l'Etat français, dont le socialisme arrive en bout de course (4) , va se montrer toujours plus agressif envers ses serfs citoyens et contribuables ? 
La baisse des taux, ne met-elle pas sous pression les fonds de pension à la recherche de rendement pour les retraites ? 

L'environnement actuel, dominé par les révisions en baisse des chiffres de croissance en Chine (5) , les faillites de banques, les difficultés de quelques hedge funds (6), les dettes du gaz de schiste américain, sans parler de la macro dégradée en France (chômage et déficits), devrait nous alerter tous.

Dans ce contexte de risques à tous les étages, faut-il se réjouir du fait de vendre des armes à l'Inde (puissance nucléaire de 1,2 milliards d'habitants), après avoir vendu des armes au Pakistan (puissance nucléaire de 182 millions d'habitants) ? 



(3) L'Opinion Les «trois astres» censés sauver François Hollande 8 décembre 2014 
(5) Les Echos Chine : la croissance au plus bas en 25 ans 19 janvier 2016

jeudi 16 avril 2015

Bac ES 2015 : les auteurs pour plomber votre copie de SES

Le Monde propose douze auteurs pour doper votre copie de SES du Bac ES 2015 ? 

Corrélativement, voici les auteurs pour plomber votre copie de SES et être sûrs de ne pas avoir la moyenne. 

Rassurez-vous, ils ne sont pas au programme !



Frédéric Bastiat : (30 juin 1801 - 24 décembre 1850) est un économiste libéral français. Économiste et pamphlétaire, élu député des Landes en 1848, il n'a de cesse de combattre le protectionnisme et le socialisme, et de promouvoir le libre-échange et les droits de l'individu. Il a été la figure centrale de l'école de Paris. La satire de Bastiat la plus célèbre (qui vise le protectionnisme) est sa pétition au Parlement français de la part des fabricants de chandelles [voir Bastiat.org], qui demandent à être protégés « de la compétition ruineuse d'un rival étranger » (qui s'avère finalement être le soleil !). Cette pétition s'achève par la demande d'une « loi qui ordonne la fermeture de toutes fenêtres, lucarnes, (...) par lesquelles la lumière du soleil a coutume de pénétrer dans les maisons ». En matière économique, il insiste souvent sur la distinction entre ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas (on parlerait aujourd'hui des coûts cachés).
C'est bien simple : vous n'entendrez jamais parler de Bastiat au lycée,  à moins, évidemment, de surfer à droite à gauche sur cet Internet que les gentils députés veulent "réguler". 

Anne Robert Jacques Turgot (Paris 10 mai 1727– 18 mars 1781), homme politique et économiste français.
Il est surtout connu pour son action en tant que ministre sous le règne de Louis XVI.  Son premier acte est de soumettre au roi une déclaration de principes : pas de banqueroute, pas d'augmentation de la taxation, pas d'emprunt. La politique de Turgot, face à une situation financière désespérée, est de contraindre à de strictes économies dans tous les ministères. Toutes les dépenses doivent désormais être soumises pour approbation au contrôleur. Un certain nombre de sinécures sont supprimées, et leurs titulaires dédommagés. Les abus des « acquis au comptant » sont combattus, cependant que Turgot fait appel personnellement au roi contre le don généreux d'emplois et de pensions.
En quoi Turgot est-il d'actualité ? C'est bien simple. La France est en faillite. Comme dans les années 1780. La question est de savoir si le président Hollande sera un nouveau Louis XVI. 
Egalement publié sur Contrepoints


Ludwig von Mises (29 septembre 1881 — 10 octobre 1973) est le représentant le plus éminent de l'École autrichienne d'économie.
Sa théorie économique a un fondement réaliste plutôt que positiviste. Critique de la macroéconomie traditionnelle, qui analyse des grandeurs statistiques, des agrégats et des moyennes, Mises souligne le rôle prépondérant de la subjectivité en économie. Il insiste sur l'importance des opinions subjectives des individus dans la formation des phénomènes sociaux, sur les déséquilibresqui en découlent, et sur le rôle central de l'entreprise. En accord avec la théorie de l'utilité marginale décroissante, il définit la valeur comme le degré d'importance attribué par un sujet à une quantité donnée d'un bien, dans les circonstances du moment. En 1922, dans son Socialisme, il prédit la chute du communisme, et explique pourquoi tout système de planification centrale est non seulement moins efficace que le libre-marché, mais doit nécessairement finir par s'écrouler. Selon Mises, le marché produit un ordre spontané optimal qu'aucune organisation ou planification ne saurait atteindre. L'oeuvre de von Mises vise à réfuter le collectivisme et l'étatisme sous toutes leurs formes, tant modérées comme le keynésianisme, qu'anti-libérales : socialisme, communisme ou nazisme (il remarque à ce propos que le premier gouvernement européen a avoir appliqué presque toutes les mesures économiques d'urgence prônées par le Manifeste du Parti communiste est celui de Hitler). 


Friedrich Hayek, né Friedrich August von Hayek, (8 mai 1899 - 23 mars 1992) est un économiste et philosophe de l'école autrichienne, promoteur du capitalisme contre le socialisme ou toute forme d'étatisme trop entreprenante et qui ne respecterait pas la Rule of Law. Il a reçu le Prix Nobel d'économie en 1974 pour ses travaux sur la théorie de la conjoncture.  Il défend la notion d'ordre spontané et il a notamment écrit l'ouvrage à succès La Route de la servitude en 1945.
Hayek, c'est l'anti Keynes par excellence. 




Milton Friedman (31 juillet 1912 - 16 novembre 2006)

Professeur à l'université de Chicago de 1946 à 1976, il est aussi chercheur au National Bureau of Economic Research, président de l'American Economic Association et assesseur économique du président Nixon. Il est le cofondateur de la Société du Mont-Pèlerin sur l'invitation de Friedrich Hayek. Défenseur du libre marché, Friedman est le membre le plus éminent l'école de Chicago.  En 1976, il reçoit le Prix Nobel d'économie « pour ses résultats dans les domaines de l'analyse de la consommation, de l'histoire et de la théorie monétaire et pour sa démonstration de la complexité et la politique de stabilisation ». Milton Friedman a montré que les politiques de relance provoquent l'inflation : l’accroissement des dépenses publiques augmente pendant un temps les revenus, ce qui incite les agents économiques à consommer plus, mais les entreprises n’ont pas le temps d’ajuster l’offre à cette nouvelle demande, ce qui accroît le prix des biens. La relance provoque donc bien de l’inflation.

Pour creuser le sujet, une fois que vous aurez eu votre bac et que vous aurez obtenu des vacances bien méritées :  Wikiberal, Contrepoints, mais aussi les chroniques de Jean-Marc Daniel à 7h40 sur BFM Business. 

vendredi 2 janvier 2015

Hollande rejette la responsabilité du chomage sur les entrepreneurs

En théorie, il aurait fallu s'abstenir de commenter les voeux présidentiels de Hollande. D'ailleurs, les français ne les ont pas regardé (1). Ca tombe bien, Hollande n'a rien dit d'intéressant (2).
Le problème est qu'il est impossible d'ignorer les stupidités étatistes que le président Hollande répète en boucle, espérant peut être qu'elles seront crues, à force, voire qu'elles deviendront des vérités.

Il en est une parfaitement ridicule, qui pourrait être risible si elle ne concernait pas le cas du chômage. Il s'agit de l'attitude de Hollande par rapport au pacte de responsabilité. Le président de la république, constatant que les charges sociales sont plus élevées en France que chez nos voisins, a décidé de mettre en oeuvre un plan d'allègement des charges sur les salaires. Ce plan a été assorti de "contreparties" : les patrons doivent créer des emplois. Citons Hollande : "Aux entreprises maintenant d'embaucher et d'investir, c'est le sens du mot responsabilité. Notre obligation commune, c'est la lutte contre le chômage" (3).

Pauvre François Hollande ... est ce que le président de la République, ex professeur d'économie, (4) diplômé des meilleures écoles, ignore vraiment que le role des entreprises n'est pas de créer de l'emploi, mais de faire des profits, en répondant à une demande et en combinant des facteurs de production, dont le travail ?
François Hollande ne sait-il vraiment pas que les entrepreneurs ne se reconnaissent aucune responsabilité d'aucune sorte en terme d'emploi ?

A sa décharge, notons que le président de la République est prisonnier d'un système de pensée dans lequel il n'y a pas d'individus, avec leurs aspirations propres, mais des agrégats, les ménages, les entreprises, à la tête desquels on peut nommer des syndicalistes chargés de négocier en leur nom. Hollande ne peut pas admettre que les 2 millions d'entrepreneurs de France n'ont pas à obéir aux injonctions venues d'en haut et que le MEDEF ne sera jamais aux entreprises ce que la CGT ou Sud sont éventuellement à la fonction publique.

Les entreprises recrutent notamment quand elles pensent qu'une embauche rapportera plus que ce qu'elle va couter. Si Hollande veut favoriser les embauches, il sait ce qu'il doit faire : commencer par un plan d'économie au niveau de la dépense publique, ce qui permettra de rendre crédible les baisses de charges annoncées. En effet, tous les entrepreneurs ainsi que les contribuables et cotisants sociaux, savent que les taxes et impôts ne peuvent qu'augmenter puisque rien n'annonce une baisse du périmètre de la dépense publique. Ensuite, il doit annoncer la stabilité juridique et fiscale. Dans un pays où même EDF, entreprise publique, est obligée d'aller ouvrir des filiales aux Bermudes ou à Luxembourg pour pouvoir s'en sortir, il est vraiment temps de simplifier et stabiliser l'environnement dans lequel les entreprises opèrent. Enfin, Hollande doit expliquer aux français qu'il n'y a pas de distinction entre les charges sociales patronales et les charges sociales salariales, et qu'il est temps qu'on aborde la question du salaire complet (5).

Le pacte de reponsabilité n'a aucun sens. Le MEDEF a tort de laisser penser qu'il puisse en être autrement. Les emplois ne sont pas un objectif des entreprises, mais un moyen. Les entreprises ne s'engagent à rien. C'est l'Etat qui veut leur forcer la main, de manière parfaitement artificielle, faute de pouvoir créer encore plus d'emplois publics.
Hollande n'a donc qu'à s'en prendre à lui-même et à sa promesse d'inversion de la courbe. Mais évidemment, en tant que chef de l'Etat, il a les moyens de réécrire l'histoire ...!




samedi 1 février 2014

Le PS et les sujets de société

mercredi 29 janvier 2014

Emploi et chômage : qu'en pense la blogosphère centriste et libérale ?

Hollande a donc perdu son pari, son engagement, plutôt, de faire baisser le chômage. Les socialistes restent silencieux (a t-on vu Delanoé, Hidalgo, Cambadelis, Dassouline, Valls, Filipetti et autres venir s'excuser pour leur incompétence à mettre en oeuvre un point essentiel du programme du Président de la République ? Non)
Ou alors ils minimisent l’événement, comme Michel Sapin qui parle de stabilisation. 

Qu'en pensent les centristes et les libéraux ? Pas forcément grand chose de prime abord, puisqu'ils ne croyaient absolument pas, comme la majorité des français d'ailleurs, que Hollande et son équipe puissent faire quoi que ce soit pour l'emploi et contre le chômage. 


  • Corto 74 lance un appel à réaction à la gauchosphère. Où sont tous les militants qui applaudissaient Hollande, il y a 18 mois ? Sont-ils rouges de honte ? Lire Président, tu déconnes !


Authueil, L'Hérétique, Libertarien, Libertas, Philippe Herlin, Trop Libre, Lupus et le Duff ont, eux, choisi de ne pas tirer sur l'ambulance socialiste et de ne pas évoquer le point. La cause est donc entendue. Quand le chômage baissera en France, ce ne sera pas grâce à mais en dépit de l'action gouvernementale. 

vendredi 29 novembre 2013

Créer des emplois aidés, à quel prix ?

Echange intéressant hier, par le biais de Fabrice Lundy (que l'on salue), avec le député socialiste Jean-Marc Germain. 

Celui-ci, élu de la 12eme circonscription des Hauts de Seine (et habitant le XVeme arr, mais cela est une autre histoire), pense (en toute sincérité, c'est ça le pire) que le PS peut assumer le fait que les emplois aidés soient artificiels, et qu'il faut, vu la conjoncture, créer des emplois à tout prix, tant qu'il y a un contribuable pour payer. 

Réécoutez la séquence sur BFM Business :



Inversion de la courbe du chômage: promesse... par BFMBUSINESS


Est-ce que l'ancien directeur de cabinet de Martine Aubry, polytechnicien et ex-prévisionniste à Bercy, est vraiment incapable de voir que plus on colle des charges sur les entreprises et plus on taxe les gens, plus on s'éloigne du type d'environnement qui serait requis pour générer une croissance de l'activité économique saine ? 

Apparemment, c'est le cas. Du coup, on se dit qu'en réalité, le gouvernement pourrait faire mieux qu' "inverser la courbe du chômage", il pourrait la supprimer. En URSS, n'y avait-il pas un taux de chômage de 0% ? Oui, l'Etat peut créer autant d'emplois qu'il veut. Il faut juste voir quel est le prix d'une telle politique.

Mais apparemment, même le Président Hollande doute que son objectif (1), et les moyens à mettre en oeuvre pour l'atteindre (2), soit le bon ?



(1) L'Opinion François Hollande s’emmêle les pieds dans le chômage 28 novembre 2013
(3) Atlantico Chômage : la presse sceptique après la publication des chiffres d'octobre  29 novembre 2013

mardi 6 août 2013

Le FMI se discrédite un peu plus

Breaking News !

le FMI change d'avis au sujet de la France et revient sur ses positions : il faut arrêter avec "l'austérité" en diminuant les impôts trop élevés qui plombent la reprise économique et la croissance et en réduisant aussi les dépenses publiques.


En tant que libéral, on ne peut être que satisfait. La baisse des impots et de la dépense publique sont les fondamentaux que le Parti Libéral Démocrate, membre de l'UDI, défend. 

A l'inverse des socialistes de gauche comme de droite qui veulent transformer la France en Scandinavie (haut niveau de dépense publique et d'impots, assortis de devoirs stricts), les libéraux préfèrent le modèle Suisse. 

Surtout, au delà des modèles, car chaque pays est différent, c'est la crédibilité du FMI qui commence à souffrir. 

Enfin, si le nouveau message du FMI peut parvenir aux oreilles de Bercy ...

lundi 3 septembre 2012

Bonne rentrée à tous

Et n'oublions pas, lessons from London 2012 oblige, que la croissance, c'est du travail, du capital et des techniques appliquées. 








Le gouvernement n'a rien à faire la dedans, à part taxer tout ce qui bouge pour aller faire la guerre sur d'autres continents ou justifier des missions publiques à l'efficacité contestable.

Et pour celles et ceux qui pensent qu'actuellement, en France en 2012, nous vraiment dans un pays super giga libéral à économie ultra capitaliste de marché sauvage, trouvent-ils et trouvent-elles logique que l'Etat, au lieu de laisser le Credit Immobilier de France, dans le rouge, faire faillite,  apporte sa garantie à une banque favorisant la spéculation immobilière (c'est mâââââââl !) alors que ce même Etat est en déficit ? 

Bonne rentrée à tous !