mercredi 4 mars 2015

Il parait que François Hollande redécouvre le centre ...

Selon la journaliste du Monde, Françoise Fressoz, le président Hollande tenterait de corriger le mépris qu'il avait pour les centristes, depuis 2012, en se rapprochant de Jean-Louis Borloo, par exemple (1). Difficile de dire si Borloo est dupe ou pas, mais ce qui est sûr, c 'est que Hollande ne l'est certainement pas. 

Certes, le président de la République a prouvé que ses convictions étaient fluctuantes, et que cela ne le gênait pas de tenir le discours du Bourget puis pratiquer la politique de Sarkozy. 

Mais quelle coopération pourrait-il y avoir entre, d'une part, une personne qui reste fondamentalement un socialiste, jacobin, laicard et interventionniste en économie, et les démocrates chrétiens, girondins et libéraux ? 

Au delà des positionnements tactiques des uns et des autres, et des écarts aux principes qui peuvent survenir ça et la, tout oppose, en terme de vision, les socialistes, qui croient fondamentalement à l'intervention de l'Etat dans tous les domaines et au pilotage de la France depuis le bureau d'un ministère, et les libéraux démocrates pour qui l'Etat doit se recentrer sur ses seules missions régaliennes, de préférence dans un cadre fédéral Européen. 

Les centristes ne s'y trompent pas : Hollande n'a toujours pas résolu son problème, à savoir ses mensonges de campagne en 2012. Les français qui soutiennent les "frondeurs" du Parti Socialiste (2) ont raison de demander à Hollande de bien vouloir respecter ses promesses de campagne. 
Hollande, élu avec les voix du Front de Gauche, comptait sur le retour miraculeux de la croissance pour masquer les contradictions de sa majorité. Qu'il commence par expliquer aux français qu'il s'est "trompé". Ensuite et seulement ensuite, il sera possible de réfléchir à des majorités de projet et à des votes au cas par cas, comme le proposent les députés UDI.






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