Affichage des articles dont le libellé est santé. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est santé. Afficher tous les articles
vendredi 21 août 2015
mercredi 5 août 2015
Après Andreas Lubitz : bienvenue à Gattaca ?
Comment traite t-on les cas de folie, notamment dans le cadre professionnel, et plus particulièrement quand des vies sont en jeu ?
L'acte fou d'Andreas Lubitz, crasher son Airbus sur une montagne du sud de la France, le 24 mars dernier, soulève toutes ces questions.
Est-ce que le pilote allemand était "juste" suicidaire ? Souffrait du syndrome d'Erostrate (du nom de celui qui avait incendié le temple d'Artémis pour que le monde retienne son nom ?) ? Son geste constitue t-il un acte de terrorisme ?
Quelque soient les réponses, on voit que les compagnies aériennes, surtout au vu de leurs plans de recrutement pour les prochaines années, auront à naviguer entre deux écueils : identifier les inaptes, tout en respectant le secret médical.
On sait que manifestement, Lubitz avait consulté beaucoup de psychiatres (1), et pourtant, malgré ce handicap, il avait réussi à devenir pilote.
Dès lors, certains en avaient conclu qu'il fallait que le secret médical ne s'applique pas dans ce cas précis.
Mais attention à la brèche. Si les pilotes d'avion font l'objet d'une exception, d'autres professions suivront ensuite. Pourquoi, en effet, ne serait-on pas intéressé par l'état psychologique des intérimaires des centrales nucléaires, des cuisiniers, des ouvriers de l'agro alimentaire, des infirmiers ... alors que le crash de l'A320 est certes le résultat direct de la volonté de Lubitz, mais aussi la conséquence indirecte des mesures sécuritaires issues de la culture post 11 septembre ? C'est bien la mesure de blocage des portes du cockpit depuis l'intérieur qui a rendu la décision de Lubitz irréversible, alors que la présence de deux êtres humains dans le cockpit d'un avion qui pourrait presque voler seul est justement censé être l'élément de sécurité.
On le voit, il n'y a pas de solution miracle face à une telle situation. Les hommes peuvent être fous, les machines peuvent être hackéees. Face au risque de dérive de la sélection professionnelle sur les gènes (2), la société de l'inclusion, de la coopération et du support/de la surveillance mutuel (le) semblent faire partie de la solution. A nous tous de voir ce que nous préférons. Au vu de l'évolution de la science, rien n'est acquis, et tout est possible.
(1) Le Figaro Crash de l'A320 : Andreas Lubitz avait consulté des dizaines de médecins 5 juin 2015
(2) Le Monde « Bienvenue à Gattaca » sera-t-il bientôt réalité ? 15 mars 2015
jeudi 30 juillet 2015
Services publics : Michèle Delaunay vit sur une autre planète
Contrepoints relaie un "coup de gueule" en réaction aux propos hallucinants de Michèle Delaunay (1).
Michèle qui ??
Michèle Delaunay, c'est une députée PS et ancienne ministre déléguée aux Personnes âgées et à l’Autonomie des gouvernements Ayrault. Vous ne vous en rappelez pas ? C'est bien ...! On en est à un point où on se dit que moins ces ministres font parler d'eux, moins ils auront de chance de nous coûter des milliards, un peu à l'image de Ségolène Royal (2).
Non, Michèle Delaunay ne nous a pas directement coûté des milliards, c'est pire. Elle illustre de manière caricaturale à la fois la pensée de l'élite administrative et l'impossibilité d'avoir, dans notre pays, un discours alternatif au socialisme, de gauche (PS) comme de droite (UMP/LR). Lisez plutôt :
Oui, vous avez bien lu : la dévalorisation de l'impôt relève d'un populisme assez atroce.
Pour Michèle Delaunay, refuser de diviniser l'impot et tout ce qui va avec (l'Etat, les dérives ultra dirigistes, la dépense publique, les choix collectifs), c'est relever de courants politiques qui critiquent de manière indue les élites et s'opposent à la démocratie représentative.
Pourtant, cette personne est une parlementaire. elle ne peut donc pas ignorer le fait que même les députés et sénateurs ne votent qu'à la marge le budget (95% des dépenses sont reconduites d'une année sur l'autre) et que donc, en dépit de la fonction première (théorique) du parlement, voter l'impot, elle non plus n'a pas la main sur le budget de l'Etat.
Est-ce populiste de constater que nous taxons trop et dépensons trop ? S'agit-il d'une opinion populiste, ou d'une constatation issue de l'observation des chiffres, à savoir le fait que la France est l'un des pays de l'OCDE qui taxe le plus ?
Le plus comique, ce sont les exemples que Michèle Delaunay donne, à savoir la santé et la sécurité. En matière de sécurité, pourquoi ne demande t-elle pas à sa collègue Laurence Rossignol ce qu'il en est, en la matière (3), et si elle n'aurait pas préféré que des citoyens lui viennent en aide (4) ?
Est-ce que Michèle Delaunay pense vraiment que la dépense publique doit aboutir à la mise en place d'une sécurité totale, assurée par des fonctionnaires de police ? N'est-elle pas en mesure d'imaginer que si les citoyens n'étaient pas comme des moutons conduits à l’abattoir, mais au contraire des gens dotés de compétence en auto défense, les choses iraient mieux ?
Il y a 300 000 personnes chargées de la sécurité en France. Pourtant, la courbe de la délinquance progresse. Combien de milliards d'euros supplémentaire Michele Delaunay suggère t-elle de taxer, et pour quel objectif ?
Et dans cette quête à la sécurité, Michèle Delaunay, qui est parlementaire donc garante du bon fonctionnement de la démocratie parlementaire, questionne t-elle de temps en temps les choix du gouvernement, notamment quand il alloue des forces de police à la lutte contre les VTC plutôt qu'à la résolution des cambriolages et vols de voitures ? Où bien préfère t-elle laisser l’exécutif en roue libre totale et abdiquer ?
L'exemple de la santé est encore pire. La cancérologue Michèle Delaunay pense qu'il vaut mieux aller à l'hopital plutôt que se soigner soi-même. Mais sur quelle planète vit donc Michèle Delaunay ?? Nous ne sommes pas un pays du tiers-monde, mais cela ne nous préserve pas de l'hypocrisie. Michèle Delaunay, qui sait lire, ne peut pas ignorer le fait que l'accès aux soins médicaux est ultra inégalitaire.
D'une part, 33% des Français renoncent à se soigner ou reportent leurs soins, faute de moyens. L'Hexagone est le seul pays de l'UE où la tendance est en hausse significative, avec une progression de six points par rapport à 2012. C'est une des proportions les plus élevées en Europe. (5)
D'autre part, la cancérologue Michèle Delaunay, par nature, ne peut pas imaginer une autre médecine que la santé médicalisée, qui associe le complexe hospitalier et le lobby des labos, mais force est de constater que parmi les français qui ont recours à la santé publique, la méfiance vis a vis des médicaments et vaccins progresse.
Michèle Delaunay, en tant que médecin, soigne. Mais prévient-elle ? Par exemple, à l'injonction de François Hollande de manger plus de viande (française), pourquoi ne rappelle t-elle pas que la consommation de viande favorise le risque de cancers ?
On ne peut qu'être atterré quand on prend conscience des valeurs véhiculées par le post Facebook, en apparence anodin, de Michèle Delaunay. L'ancienne ministre n'arrive pas à comprendre le ras-le bol fiscal.
Il ne s'agit pas de dire qu'il n'y a pas de service publics en France. Certains sont même de qualité. Il s'agit de dénoncer le rapport qualité prix désastreux. Notre santé n'est pas la meilleure du monde, et en plus elle est payée à crédit, malgré des cotisations toujours plus fortes. Quand aux missions régaliennes de l'Etat (police, justice, armée et diplomatie), nous payons des impôts toujours plus élevés pour les assurer, sans que l'on puisse en être satisfaits. A moins, évidemment, de penser que la police a raison de pourchasser les VTC plutôt que les délinquants, que l'armée agit en notre nom à tous quand elle protège les mines d'Areva plutot que d'aller occuper Tromelin ou Tourcoing ou que l'état des prisons françaises est conforme à l'image de pays des Droits de l'Homme, nous sommes (encore) libres de critiquer et Michèle Delaunay devrait être notre porte parole, pas celle du Parti Socialiste ou du gouvernement.
Et puisque toutes les missions de service publics peuvent être uberisées, y compris la santé, force est de constater que nous ne sommes pas condamnés au toujours plus d’impôt !
(1) Contrepoints Madame Delaunay, c’est l’enfer fiscal français qui est honteux ! 30 juillet 2015
(2) Economie Matin COUCOU ! l'Ecotaxe revient en douce... elle s'appelle CSPE Ludovic Grangeon 28 juillet 2015
(3) Atlantico La banale histoire de Laurence Rossignol, la sénatrice qui s'étonnait qu'aucun passant ne lui soit venu en aide alors qu'elle se faisait voler 10 août 2013
(4) H16 Dure leçon de vie pour Laurence Rossignol 9 août 2013
(5) Le Figaro Un Français sur trois renonce à se soigner15 octobre 2013
jeudi 18 juin 2015
Et maintenant, une loi anti discrimination des pauvres !
L'enfer législatif est pavé de bonnes intentions. Vous le saviez déjà. Mais avez vous vu la dernière idée des sénateurs ? Le Sénat a reconnu ce jeudi que la pauvreté pouvait être un critère de discrimination, en adoptant un projet de loi d'un sénateur socialiste. (1)
Cela fait des années qu'ATD Quart Monde dénonce l'existence de cas dans lesquels les pauvres (2). Les cas les plus connus, ce sont ces affaires où des médecins refusent de soigner des gens qui sont couvert par le dispositif CMU.
ATD Quart Monde nous apprend également ce qu'on savait intuitivement, à savoir le fait que dans des testings de CV, quelqu'un qui a, dans son parcours, été dans une structure d'insertion sociale par le travail, est discriminé. Autrement dit, les emplois jeunes enferment leurs bénéficiaires mais ne leur permettent surement pas de s'insérer.
Alors, face aux refus de soin ou face aux discriminations diverses et variées, fallait-il légiférer ?
Le législateur propose de punir de peine de prison et d'amendes les auteurs de telles discriminations. L'intention, lutter contre les discriminations, est louable, mais dans un pays qui comprend entre 5 et 8 millions de pauvres selon l'INSEE, soit autant de victimes potentielles, qui peut croire que l'on va pouvoir lutter contre cela ?
Va t-on mettre en prison les sans doute milliers de médecins qui discriminent ? Forcer les employeurs à embaucher, surtout s'ils ont le choix des candidats ?
Evidemment, c'est trop compliqué pour des socialistes (de gauche comme de droite) de reconnaître quelques vérités simples : d'une part, les dispositifs publics censés aider les gens tombent souvent à coté de leur objectif, de manière intrinsèque, car l'intervention publique introduit toujours de la complexité (papiers à remplir, critères à respecter, administrations à contacter ...). Or, tout le monde n'est pas adepte du "pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?"
D'autre part, les dispositifs d'aide sont effectivement des marqueurs sociaux (pensez aux tickets de rationnement que l'UMP proposait en 2010) et c'est exactement pour cela que, quand ils ont encore le choix, les pauvres n'en veulent pas (3). Et oui, eux aussi ont leur dignité.
La meilleure lutte contre la discrimination, c'est une politique pro business, qui permettra de revenir à de meilleurs niveaux d'emploi. Quand les employeurs auront épuisé le stock de candidats 100% désirables (la bonne adresse, la bonne apparence, le bon sexe), alors ils se tourneront vers les autres. Quand à la lutte publique anti pauvreté, elle est inutile tant que les politiciens n'auront pas compris qu'il faudrait passer d'une logique centralisée de stock à une logique décentralisée de flux. Evidemment, cela présuppose un certain nombre d'actions (4) que des étatistes ne sont pas près de mettre en oeuvre ...
(1) RMC BFM La pauvreté doit-elle être considérée comme un critère de discrimination ? 18 juin 2015
(2) Le Figaro La discrimination envers les pauvres débattue au Sénat 18 juin 2015
(3) Le Parisien Libéral Tickets de rationnement pour les pauvres : stop ! 16 août 2010
(4) Contrepoints « Mort aux pauvres ! » 4 mars 2015
samedi 4 avril 2015
Désormais, interdit d'être trop gros ou trop maigre !
Vous la reconnaissez ? Pour celles et ceux qui vivent sur Mars, voici Kim Kardashian, une star de la téléréalité, aux Etats-Unis, donc ailleurs également. Elle n'a rien fait de spécial mais c'est une vraie leader d'opinion. Quand le président Hollande et les quelques trois cents députés socialistes français doivent arriver, tous ensemble, péniblement, à cinq ou dix millions de followers sur Twitter, Kardashian arrive à en avoir 30 millions.
Mais il se trouve que les lois françaises, ce sont les députés qui les font, pas Kim Kardashian. Et qu'on décidé tout récemment nos députés (dont on rappellera qu'ils sont majoritairement des hommes quinqua et plus ...) ? Ils viennent de créer un nouveau délit (1), puni d’un an d’emprisonnement et de 10.000 euros d’amende visant à réprimer l’incitation à la maigreur excessive, notamment de la part de sites internet pro-anorexie.
Ce qui est drôle, c'est que dans le même temps, ils ont aussi interdit le Free Refill de sodas afin de lutter contre l'obésité.
Au même moment où, manifestement, les canons de beauté en vogue, non pas chez les quinquas mais les ados, changent pour s'aligner sur les formes de Kim Kardashian (2), assez loin de l'anorexie, les députés, au lieu de proposer des budgets en équilibre, le respect des critères de Maastricht, la simplification du mille feuille administratif, la ratification des nombreuses guerres dans lesquelles la France est engagée ou la légalisation de l'auto défense, préfèrent légiférer sur le poids des mannequins !
Ce faisant, en admettant que le sujet relève effectivement de la représentation nationale et non pas du libre choix des consommateurs, ils s’apprêtent à exclure du marché du travail de nombreux mannequins comme cette septuagénaire, Lauren Hutton, qui ont le tort de plaire à la presse féminine mainstream et aux vraies cibles de l'industrie de la mode, les quinquagénaires à fort pouvoir d'achat (et non pas les petites ados qu'essayent vainement d'imiter certaines de leurs aînées).
Le plus drôle, dans les justifications de ces députés qui légifèrent sur tout et n'importe quoi, ce sont les justifications : Olivier Véran, socialiste de gauche (PS), explique que son amendement anti anorexie va permettre de protéger les mannequins en "sanctionnant de façon sévère les agences si jamais elles étaient amenées à provoquer un amaigrissement excessif et à mettre en danger les mannequins une fois qu'elles sont sous contrat"
Quand à Arnaud Richard, socialiste du centre (UDI), il explique aux manants qui auraient la malencontreuse idée de se désalterer plus que de raison après une après-midi chez Ikea, que "C’est le rôle de la loi de fixer un cadre pour protéger la population contre une surenchère commerciale".
Est-ce que ces députés vont interdire à Carrefour/Leclerc/Auchan/SuperU de vendre des paquets de biscuits "un acheté/un offert" à des mannequins ? Proposent-ils de poser à l'entrée des écoles des perfusions de nutrition pour les anorexiques ? Vont-ils suggérer de faire suggérer l'indice de masse corporelle sur les contrats de travail ? Ont-ils dans l'idée de rendre obligatoire pour tous les ménages français les suggestions de menus publiées par le ministère de la santé ? En un mot, jusqu'où ira l'intrusion dans la vie privée des gens ?
Notez, il y a quand même une certaine cohérence dans le raisonnement de Véran et Richard, pour peu que l'on accepte certaines hypothèses. Si on part du principe que les consommateurs de soda ou les anorexiques font peser un coût trop élevé sur le système de santé publique et donc sur la Sécurité Sociale, et vu qu'il est interdit ne serait-ce que de parler de la possibilité de sortir de la Sécurité Sociale, alors il est logique que les députés s'immiscent jusque dans les assiettes des français.
Voila exactement pourquoi on peut dire qu'il n'y a pas d'opposition, en France, aux principes socialistes et dirigistes qui président à l'action de la majorité actuelle. La "droite" n'envisage pas une seconde que chacun puisse être responsable de soi, et que les consommations des enfants ne devraient relever que du seul choix des parents.
Que chacun gère lui-même son capital santé, qui dépend à la fois de son ADN et de ses choix de vie ? En voila une idée !
Non, en socialie, c'est l'Etat qui décide !
(1) H16 Les députés s’occupent vaillamment de notre poids 2 avril 2015
(2) Atlantico De Nicki Minaj à Kim Kardashian en passant par Beyonce : la revanche des gros culs (et pourquoi c’est un sujet politique)13 novembre 2014
Ce faisant, en admettant que le sujet relève effectivement de la représentation nationale et non pas du libre choix des consommateurs, ils s’apprêtent à exclure du marché du travail de nombreux mannequins comme cette septuagénaire, Lauren Hutton, qui ont le tort de plaire à la presse féminine mainstream et aux vraies cibles de l'industrie de la mode, les quinquagénaires à fort pouvoir d'achat (et non pas les petites ados qu'essayent vainement d'imiter certaines de leurs aînées).
Le plus drôle, dans les justifications de ces députés qui légifèrent sur tout et n'importe quoi, ce sont les justifications : Olivier Véran, socialiste de gauche (PS), explique que son amendement anti anorexie va permettre de protéger les mannequins en "sanctionnant de façon sévère les agences si jamais elles étaient amenées à provoquer un amaigrissement excessif et à mettre en danger les mannequins une fois qu'elles sont sous contrat"
Quand à Arnaud Richard, socialiste du centre (UDI), il explique aux manants qui auraient la malencontreuse idée de se désalterer plus que de raison après une après-midi chez Ikea, que "C’est le rôle de la loi de fixer un cadre pour protéger la population contre une surenchère commerciale".
Est-ce que ces députés vont interdire à Carrefour/Leclerc/Auchan/SuperU de vendre des paquets de biscuits "un acheté/un offert" à des mannequins ? Proposent-ils de poser à l'entrée des écoles des perfusions de nutrition pour les anorexiques ? Vont-ils suggérer de faire suggérer l'indice de masse corporelle sur les contrats de travail ? Ont-ils dans l'idée de rendre obligatoire pour tous les ménages français les suggestions de menus publiées par le ministère de la santé ? En un mot, jusqu'où ira l'intrusion dans la vie privée des gens ?
Notez, il y a quand même une certaine cohérence dans le raisonnement de Véran et Richard, pour peu que l'on accepte certaines hypothèses. Si on part du principe que les consommateurs de soda ou les anorexiques font peser un coût trop élevé sur le système de santé publique et donc sur la Sécurité Sociale, et vu qu'il est interdit ne serait-ce que de parler de la possibilité de sortir de la Sécurité Sociale, alors il est logique que les députés s'immiscent jusque dans les assiettes des français.
Voila exactement pourquoi on peut dire qu'il n'y a pas d'opposition, en France, aux principes socialistes et dirigistes qui président à l'action de la majorité actuelle. La "droite" n'envisage pas une seconde que chacun puisse être responsable de soi, et que les consommations des enfants ne devraient relever que du seul choix des parents.
Que chacun gère lui-même son capital santé, qui dépend à la fois de son ADN et de ses choix de vie ? En voila une idée !
Non, en socialie, c'est l'Etat qui décide !
(1) H16 Les députés s’occupent vaillamment de notre poids 2 avril 2015
(2) Atlantico De Nicki Minaj à Kim Kardashian en passant par Beyonce : la revanche des gros culs (et pourquoi c’est un sujet politique)13 novembre 2014
(3) BFM TV Anorexie: un amendement pour protéger les mannequins, détaille Olivier Véran 3 avril 2015
(4) Boursorama Obésité : une loi interdit les fontaines à sodas en libre service 2 avril 2015
jeudi 26 mars 2015
Le fichier "coups de pouce" des Hôpitaux de Paris ? Pas de surprises !
Avez-vous lu la nouvelle révélée par Rue89 ?
Leurs journalistes ont mis la mis la main sur un fichier de l’AP-HP publié par erreur sur Internet. "Demandes d’emploi, de logement : ce document illustre la manière dont les élus interviennent auprès du service public"
L'AP-HP, c'est quoi ?
C'est cet énorme organisme dont le conseil de surveillance est présidé par Anne Hidago, et qui gère plusieurs hôpitaux parisiens, dont le célèbre Hotel-Dieu, l’hôpital que la maire de Paris s'était engagée à maintenir en activité mais qui va finalement peut-être fermer (2).
Des milliards d'euros de budget, des connexions politiques, un parc immobilier de milliers de logement (3), et ce depuis des années (4) ? La tentation était sans doute trop forte, et les pressions inévitables. Il apparaît en effet évident que dans une ville où le logement est un des principaux problèmes des habitants, être en mesure de "donner des coups de pouce" est une source de pouvoir que nul ne se priverait d'exploiter.
Voila pourquoi le marché est le meilleur arbitre possible en matière de logement. La justice, n'est-ce pas que chacun puisse se loger là où il peut, en fonction de ses moyens, et non pas parce qu'il a une connexion avec tel ou tel politicien ?
(1) Rue89 Sur le site des Hôpitaux de Paris, le fichier des « coups de pouce » se baladait 23 mars 2015
(2) Le Parisien Libéral Hotel-Dieu : encore une promesse d'Anne Hidalgo aux parisiens qui sera brisée ? 14 mars 2015
(3) Les Echos l'AP-HP dispose d'un important parc immobilier pour loger son personnel : 11.400 logements, dont 6.500 réservés à ses agents auprès de bailleurs sociaux 24 septembre 2012
(4) Libération Les locataires privilégiés de l'APHP. Ses «HLM» de luxe ne sont pas réservés aux seuls salariés des hôpitaux. 18 novembre 1995
Sur le même sujet
- Le Parisien Libéral Pas surpris par l'affaire Philippe Kaltenbach (sénateur maire #PS de Clamart) ...! 5 aout 2013
- Le Parisien Libéral #MUN75003 - Affaire de HLM donnés à des cadres sups de la FFT ? Quelle surprise ! 20 février 2014
samedi 14 mars 2015
Hotel-Dieu : encore une promesse d'Anne Hidalgo aux parisiens qui sera brisée ?
Toute bonne campagne politique, qu'elle soit présidentielle ou municipale, a son lot de promesses plus ou moins démagogiques, surtout quand on est socialiste (de gauche comme de droite) et que l'on doit, sous l’œil des journalistes qui se focalisent sur les dossiers médiatiques, convaincre les électeurs qu'il est possible de raser gratis.
Anne Hidalgo, maire de Paris, n'a pas échappé à la loi du genre, notamment en ce qui concerne le dossier de l'Hotel Dieu, l’hôpital sur l'Ile de la Cité, dans le 4eme arrondissement. L’hôtel-Dieu de Paris est le plus ancien hôpital de la capitale. Fondé en 651 par l'évêque parisien saint Landry, il fut le symbole de la charité et de l'hospitalité.
Parenthèse : dans ce domaine comme dans d'autres, on remarque qu'un service public a donc été crée et a existé sans que des fonctionnaires payés par un Etat organisent un service public au sens socialiste du terme.
Fermons la parenthèse.
L'Hotel-Dieu fait actuellement partie de l'établissement public de santé Assistance publique - Hôpitaux de Paris (APHP), et depuis 2010, un projet de réorganisation prévoit de supprimer des postes au sein de cette administration, ainsi que de fermer certains établissements. L'Hotel-Dieu serait donc fermé à terme, puisque, d'après les experts, sa mise au norme coûterait 280 millions d'euros, soit bien plus cher que la création de lits dans d'autres hôpitaux publics parisiens.
Pourtant, en dépit de cette annonce datant de 2010, Anne Hidalgo, en septembre 2013 et alors en campagne, n'a pas hésité à déclarer (2) :
- "La fermeture des urgences [de l'Hôtel-Dieu] n'est pas possible en l'état actuel des choses. Elle aurait des effets qui se reportent déjà sur d'autres hôpitaux, comme Lariboisière (10e) ou Cochin (14e). Et ce surcroît d'activité ne peut pas être absorbé. Ça n'est pas acceptable".
- "Si je suis élue, je veux faire en sorte que le temps d'attente [des urgences de l'Hôtel-Dieu] soit réduit de moitié".
Le plus drôle, c'est que les propos de la candidate Hidalgo semblaient contredire les actes de l'adjointe Hidalgo, au pouvoir aux cotés de Delanoë depuis 2001. En tout cas, tel est le message que faisaient passer en filigrane diverses parties prenantes sur le dossier, qu'il s'agisse d'Elisabeth Castel (3) (UDI Paris 4eme), Vincent Roger (4) (UMP Paris 4eme), Act Up Paris (5), Danielle Simmonet (6) (Front de Gauche Paris 20eme) ou le médecin urgentiste Gérald Kierzek (7)
Est-ce que le maire de Paris a le pouvoir de se mêler des affaires de l'Hotel-Dieu ? Bien sûr, puisqu' Anne Hidalgo préside également le conseil de surveillance de l'APHP (8) !
Du coup, que faut-il penser du tweet de Guillaume Gandoin, infirmier urgentiste aux urgences de l’Hôtel-Dieu, qui dénonce le double discours de la mairie de Paris ?
#hdieu La mairie de Paris décide d'y mettre des logements au détriment du soin ! @IanBrossat avait pourtant signé le Pacte Hospitalier
— Gandoin Guillaume (@guillaumeide) 14 Mars 2015
Il se trouve qu'en effet, l'ordre du jour du conseil municipal qui se tiendra les 16 et 17 mars 2015 prévoit de discuter la possibilité de construire des logements (dont, évidemment, des logements sociaux !) sur une partie du site de l'Hotel-Dieu.
Juste à titre de rappel, l'ordre du jour du conseil municipal, ce n'est pas le maire qui le fixe ?
Autrement dit, alors qu'avant l'élection municipale, il fallait tout faire pour préserver les urgences de l'Hotel-Dieu, maintenant, on peut passer à autre chose, changer radicalement de discours et tenter d'utiliser la situation pour remédier à une autre promesse démagogique, l'objectif de 30% de HLM à Paris !
En ce moment, les politiciens dans leur majorité, s'inquiètent des réactions populistes de citoyens. Ils réfléchissent même à rendre le vote obligatoire ? Mais ne comprennent-ils pas que l'accumulation de volte-faces, comme peut en pratiquer Anne Hidalgo, constituent une des raisons pour lesquelles les français, même ceux qui sont politisés ou intéressés par la politique, sont de plus en plus dégoûtés par les élus ?
Que ce soit sur l'Hotel-Dieu ou sur d'autres sujets, à quand une parole de vérité de la part des politiciens ?
(1) Le JDD Coupe franche dans les hôpitaux 23 janvier 2010
(2) Metro Anne Hidalgo : "Le projet de fermeture des urgences de l'Hôtel-Dieu n'est pas possible en l'état" 11 septembre 2013
(3) Elisabeth Castel 75004 : un conseil d’arrondissement du 7 octobre de combat ! 8 octobre 2013
(4) Vincent Roger Communiqué de presse suite aux déclarations d'Anne Hidalgo sur l'Hôtel-Dieu 12 septembre 2013
(5) Act Up Paris Marisol Touraine et Anne Hidalgo massacrent la santé et font campagne pour le Front National 7 novembre 2013
(6) Danielle Simonnet Oui, ils ont osé ! Anne Hidalgo et Jean-Marie Le Guen paradent à l’Hôtel-Dieu 6 janvier 2014
(7) Allo Docteurs Occupation de l'Hôtel-Dieu : trois questions au Dr Gérald Kierzek 2 septembre 2013
(8) APHP AP-HP : Le conseil de surveillance de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris s’est réuni sous la présidence d’Anne Hidalgo, maire de Paris 12 mars 2015
(9) Ville de Paris Les temps forts du Conseil de Paris de mars 2015
Inscription à :
Articles (Atom)



