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mardi 16 juillet 2013

Sylvie Goulard, députée Européenne, interviewée sur BFM

Si vous ne la connaissez pas encore, découvrez Sylvie Goulard, députée Européenne, une élue centriste qui siège au sein du groupe des démocrates et libéraux. Elle était interviewée hier sur BFM Business.



Enfin un discours clair sur la France et sur l'Europe :

  • l'école en France ne forme pas, à la différence de ce qu'on trouve en Allemagne
  • les entreprises françaises ont des marges trop faibles
  •  la courbe de Laffer existe : trop d’impôts tue l’impôt
  • la droite française n'a pas fait son boulot de réduction de la dépense publique
  • on attend de Hollande qu'il agisse en faveur d'une Europe fédérale
  • les gouvernements nationaux se moquent du monde (cf la directive Passenger Name Record et les "découvertes" d'espionnage US en Europe)
  • l'Europe doit rester à sa place (principe de subsidiarité)
  • les pays type France, Espagne, devraient regarder du coté des anciens pays communistes d'Europe de l'est, pour un mode d'emploi de la réforme
Il ne reste plus qu'aux centristes, membres de l'ELDR ou parfois du PPE, à tenir le même discours libéral démocrate en France que celui qu'ils tiennent au niveau Européen. 


mardi 20 novembre 2012

Copé ne laissera pas refaire l'UDF ? Vraiment ?

Il parait que Copé ne laissera pas refaire l'UDF, dixit Europe 1, le Parisien, le Nouvel Obs, et autre médias mainstream ?

Avec tout le respect que l'on doit à son éminence Jean-François Copé, (député de la sixième circonscription de Seine-et-Marne, président de l'UMP, avocat à temps partiel à titre individuel , Maire de Meaux et Président de la Communauté d’Agglomération du Pays de Meaux), "LOL" !

Après avoir gagné de 98 voix sur 174 678 suffrages exprimés (un suspense digne des meilleurs blockbusters  hollywoodiens),  celui qui pense que les politiciens se contentent de 5000 euros par mois ne sont que des minables, veut maintenant imposer aux centristes ce qu'ils doivent dire, écrire et penser. 

Jean-François Copé ferait mieux de s'occuper de mettre un peu de cohérence dans la vie de son parti politique aussi bien que dans sa vie personnelle. Ce divorcé qui va défendre les valeurs traditionnelles prônées par Patrick Buisson devrait d'abord nous dire comment il compte faire vivre sous un même toit l'ex  Guillaume Peltier (l'ex FNJ devenu Sarkozyste, lol) ou Christian Jacob (l'agriculteur à 10 999 euros par mois) avec des gens comme Hervé Mariton ou Tokia Saifi et tous les anciens de Démocratie Libérale qui se retrouvent dans les valeurs humanistes et libérales que ne partage pas la Droite Forte. 

Message à l'attention de Copé : il ne ne laissera pas refaire l'UDF ? Mais elle existe déjà ! Certes, l'UMP restera sans doute majoritaire à droite, et fera des bons scores dans les zones rurales, mais qu'ils ne rêvent pas : il n'y a aura pas de reconquête des villes (là où les français habitent, vivent, et votent) avec un discours de droite décomplexée.

L'UMP et la Droite Forte veulent défendre "le jacobinisme patriotique, la récompense du travail et du mérite, l’autorité républicaine, le soutien aux PME, la lutte contre les fraudes et l’assistanat, la souveraineté et la maîtrise de notre destin" ? L'UDI veut promouvoir le girondisme fédéraliste, l'entrepreneuriat et l'écologie responsable.

De toutes façons, que Jean-François Copé ne se fasse pas d'illusions ! Si l'UDI ne parvient pas à développer un discours autonome de libéralisme économique et sociétal face à une UMP ultra étatiste, socialiste de droite, les électeurs potentiels de l'UDI ne se reporteront pas sur l'UMP. La preuve ? D'une part, ce qu'écrivent les centristes comme l'Hérétique ("A titre personnel, je peux tout à fait envisager de voter pour Fillon dans une grande élection mais en aucun cas pour Copé") ou Philippe Gibault ou les libéraux qui n'ont pas voté Sarkozy en 2012 (lire Ces libéraux qui ne voteront pas pour Nicolas Sarkozy en 2012 (ou qui hésitent) sur Nouvelles de France ou chez Contrepoints) et, d'autre part, l'expérience du passé. Quelles sont les voix qui ont manqué à Valérie Pécresse en 2010 lors des Régionales en Ile de France ?

Quand aux autres motions, type "droite sociale" de Wauquiez l'anti libéral, quelle plaisanterie ? Quand est ce que la droite comprendra que, bien que socialiste de droite (51 taxes et impots crées ou relevés entre 2007 et 2012), elle ne pourra jamais être plus socialiste que le Parti Socialiste ? Helas pour la France, Flamby Mollande François Hollande est en train de le rappeler.



En fait, remercions Copé. Au moins son discours clarifie les choses. Il y a d'un coté l'UMP sauce Copé-Peltier, le PS d'Harlem Désir, les deux Fronts (de gauche et national) vers lesquels les élus UMPS lorgnent, et d'autre, l'espace centriste, qui a vocation à être occupé par les centristes du Modem et de l'UDI et par les libéraux du Parti Libéral Démocrate et d'Alternative Libérale. 

Toutes celles et tous ceux, militants, électeurs, contribuables, citoyens, qui ne veulent plus de la société dirigiste et en faillite de l'UMPS et de ses deux Fronts savent désormais vers qui se tourner. 

Que les électeurs potentiellement centristes ne se laissent pas enfumer. Dans tous les pays du monde, il y a une gauche socialiste, un parti libéral démocrate, et une droite conservatrice. C'est vrai en Angleterre (Labour, Libdem, Conservatives), en Allemagne (SPD, FDP, CDU), en Espagne (les centristes sont au pouvoir en Catalogne), aux Pays Bas (les libéraux démocrates du VVD sont au pouvoir), en Pologne (les libéraux sont au pouvoir), etc.
Renvoyons Copé à ses chères études.

mercredi 25 juillet 2012

La famille centriste pour celles et ceux qui n'ont pas suivi

UDI, FED, Modem, AL, PLD, Nouveau Centre, Alliance Centriste, vous aussi, vous n'avez rien compris ? Petit récapitulatif.




Déjà, qui sont les centristes ? 

Réponse, les centristes sont les héritiers de l'UDF, une confédération de trois partis présidée par Valery Giscard d'Estaing :

  • le Parti Républicain, proche des républicains américains des années 80 ("libéral conservateur"), avec des personnalités comme Alain Madelin, Gérard Longuet, Hervé de Charette, Hervé Mariton , Jean-Pierre Raffarin, Dominique Bussereau, Jean-Pierre Fourcade, Charles Millon, Gilles de Robien, Henri de Raincourt
  • le Centre des démocrates sociaux (CDS), qui prend la suite du MRP, parti démocrate-chrétien s'inspirant de la doctrine sociale de l'Église catholique romaine, avec des personnalités comme Pierre Méhaignerie, François Bayrou, Bernard Bosson, Edmond Alphandery, Jean Arthuis, Jacques Barrot, Philippe Douste-Blazy
  • le Parti radical valoisien, le plus vieux parti de France encore existant, avec des personnalités comme Henri Queuille, Edgar Faure, Félix Gaillard, Pierre Mendès France, ou plus récemment Jean-Louis Borloo, Rama Yade, Yves Jego   
Et aujourd'hui ? 

L'ancienne UDF semble se reconstituer. Elle est aujourd'hui incarnée par l'Union des démocrates et indépendants (UDI), qui n'est pas un vrai parti mais un groupe parlementaire à l'Assemblée Nationale (voir le blog de Laurent de Boissieu), même si on peut imaginer, qu'à terme, l'UDI remplace l'ancienne UDF et devienne une confédération des 4 partis suivants :
  • Le Nouveau Centre, présidé par Hervé Morin. Le NC est est un parti inspiré par le libéralisme et le fédéralisme européen. Ses principales personnalités sont Charles de Courson, Philippe Vigier, Jean-Marie Cavada .
  • Le Modem, présidé par François Bayrou.  Le Modem est un parti inspiré par le "social-libéralisme", la démocratie chrétienne et le fédéralisme européen. On y trouve Jean Lassalle, Yann Wehrling, F-X Penicaud .
  • La Force Européenne Démocrate, présidée par Jean-Christophe Lagarde. La FED est inspirée par la démocratie-chrétienne, la démocratie sociale et l'humanisme. Ses principales personnalités sont André Santini, Jérémy Coste, Michel Mercier, Florent Montillot .
  • Le Parti Radical, présidé par Jean-Louis Borloo. Yves Jego, Laurent Henard ou François Loos en sont membres. Le Parti Radical revendique ses racines dans l'humanisme, le radicalisme et la laicité. 
En plus de ces 4 partis, on trouve Alliance Centriste, présidée par Jean Arthuis, ainsi que le Parti Libéral Démocrate, authentiquement libéral, avec à sa tête Aurélien Véron. Ces deux partis ne semblent pas avoir vocation à rejoindre l'UDI, pour le moment, bien qu'ils partagent une grande partie de leur ADN avec leurs cousins centristes membres de l'UDI.

Et les valeurs libérales dans tout ca ?  

Force est de constater que bien que le Nouveau Centre, associé à Alternative Libérale, ou le Modem, membre de l'ALDE et dont un groupe est clairement libéral (les Libéraux du Modem) se revendiquent d'un certain libéralisme, les électeurs libéraux ont du mal à identifier cette offre en tant que telle. Pourquoi ? Parce que, à la différence de leurs homologues Européens, le Frei Demokratische Partei (FDP) en Allemagne, le LibDem au Royaume Uni, le Center Partiet ou le Folkspartei en Suède, les centristes français peinent, en dépit de leur héritage et de leurs valeurs, à couper les ponts avec le socialisme (de gauche ou de droite) qui a pénétré la quasi totalité du spectre politique, de Mélenchon à la fille à papa de Saint Cloud. 
Face aux limites. du toujours plus d'Etat, l'ensemble de nos partenaires ont choisi de baisser la dépense publique et de faire le ménage dans les fonctions qu'exercent l'Etat. Chez nous, même les centristes, dans leur majorité, pensent que l'Etat doit s'occuper de plus de choses que la police, la justice, l'armée et la diplomatie. 

Avec la crise qui resurgit un peu partout en Europe, gageons que les centristes affûteront leur discours et se démarqueront des solutions étatiques que prônent les socialistes et les conservateurs. En France notamment, alors que les dépenses collectives dépassent 56% du PIB, les centristes ont au moins trois bonnes raisons de proposer une alternative (libérale) : 
  • trop d'impot tue l'impot, Flamby Mollande va vite s'en rendre compte 
  • lutter contre le jacobinisme, l'ultra socialisme et l'ultra étatisme permettra de remettre en oeuvre le principe de subsidiarité (fédéralisme européen et régionalisme)
  • aucun de nos partenaires européens ne propose la retraite à 60 ans, 1/4 de la population active fonctionnarisée, la non transparence sur les frais des politiciens ou un Etat qui produit tout sauf de la sécurité et de la justice. 

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jeudi 28 juin 2012

Le centre, libéral démocrate, n’est pas mort

Les masques tombent : Flamby Mollande François Hollande est un sarkozyste comme les autres, c'est à dire un social démocrate qui croit en l'Etat plus qu'en la capacité d'action des individus. Sur la plupart des domaines, la continuité est de mise. 
Les électeurs socialistes qui pensaient voter pour le changement en sont pour leurs frais. Bientôt, en plus de la nécessaire rigueur sauce socialiste (attention aux violentes hausses d’impôts), nous aurons droit à :
  •  la poursuite des affaires (Laurent Mauduit, de Mediapart, parle déjà de l'affaire Jouyet)
  • la continuation des petites magouilles politiciennes, comme avant (cf l'Express ou le Parisien qui pointent le cumul des mandats des députés socialistes)
  • la poursuite du harcèlement policier (les automobilistes, les motards et les sans papiers en savent quelque chose)
  • la cacophonie gouvernementale, avec des ministres qui donnent leur vision des choses avant qu'Ayrault n'ait fait de déclaration de politique générale (c'est le Monde qui l'affirme)
  • la continuation de la diplomatie très real politik, cynique, sans rupture avec la Francafrique, puisqu'on a déjà reçu le président du Niger, par exemple. Même Mélenchon se sent obligé de dénoncer ce cynisme, c'est dire !
D'un autre coté, le gouvernement précédent a mérité sa défaite : après 5 ans de socialisme de droite (51 taxes et impots crées ou relevées en 5 ans, toujours plus d'Etat et de lois, de moins en moins de libertés).

Du coup, on se prend à regretter que François Bayrou, qui a de manière absolument incompréhensible penché pour Hollande, se soit montré incapable d'incarner le positionnement centriste, européen, libéral et démocrate qu'il prétendait avoir, et que les médias, fans de bipolarisation et de star system, aient tout fait pour dévaloriser la candidature d'Hervé Morin (en lui demandant à chaque interview : "quand allez vous renoncer", rappelez-vous). 

Comme l'analyse très bien Jean-Louis Bourlanges, les grands partis institutionnels sont fort logiquement écartelés entre une sorte de social démocratie molle et l'influence de leurs extrêmes, les deux Front, de Gauche ou National.


Bourlanges l'affirme : le centre (version VGE, de centre droit) a un espace, et  ajoutons que cet espace est d'autant plus grand que Flamby Mollande François Hollande va hésiter entre décevoir ses électeurs pour tenir compte de la réalité économique et donner des gages à l'extrème gauche anti libérale (taxe de 75% sur la tranche supérieure de l'IRPP, recrutement de 60 000 profs, etc). De même, à droite, si Nathalie Kosciusko-Morizet se présente à la tête de l'UMP, d'autres, plus tendance Droite Pop, n'hésitent plus à afficher leur proximité avec les idées ultra étatistes, anti libérales et xénophobes du parti de la fille à papa de Saint Cloud. Les Guillaume Peltier, Claude Gueant, Thierry Mariani et autres n'ont pas dit leur dernier mot, et la route est longue jusqu'au prochain congrès de l'UMP.


En réalité, et alors que la majorité actuelle est l'un des plus mal élue de la Veme république, les français sentent qu'il y a de la place pour une nouvelle UDF, un parti qui rassemblerait les démocrates chrétiens et les libéraux,  Alliance Centriste, les Réformateurs, le Parti Libéral Démocrate, Alternative Libérale, Le Nouveau Centre, les libéraux du Modem, le Parti des Libertés et Gauche Libérale.  Ce grand parti centriste serait rassemblé autour des valeurs de libertés économiques et sociétales, car la France, faut-il encore l'affirmer, peut exister au delà de son Etat obèse, liberticide et en faillite, au sein d'une Europe libre. Comme l'affirme h16, nous L'interventionnisme debridé est la premiere mamelle de l'échec français. La politique devrait se contenter d'organiser les services publics régaliens (police, justice, armée et diplomatie) et leur financement, par une flat tax de 15% de l'ensemble des revenus par exemple, et laisser aux gens le soin le gérer le reste.
Mais non. Alors que le bateau coule, alors que le budget tue les passagers contribuables, l'orchestre gouvernemental finasse au lieu d'admettre une fois pour toute la réalité.

La question est : au rythme où vont les choses, les centristes, libéraux démocrates, auront-ils encore le loisir de présenter leur projet aux français ? 

jeudi 7 juin 2012

14ème circonscription du Rhône

J'habite la 14ème circonscription du Rhône, et je veux remplacer les socialo-communistes aux commandes à Vénissieux par des gens responsables, je vote pour qui ?



Christophe Girard
Beau duel entre Maurice Iacovella (Alliance Centriste), à l'origine de l'association ''Le Rassemblement des Vénissians'', créée en 2008 et partisan de plus de démocratie directe, 

et Christophe Girard (UMP) homonyme du conseiller de Bertrand Delanoé à la Culture et Secrétaire général d’une organisation qui réinsère des jeunes en difficultés par le monde de l’entreprise.

Bon courage à ces deux candidats de la droite et du centre !