vendredi 3 octobre 2014

Pierre Moscovici n'a rien à faire au sein de la commission Juncker

Pierre Moscovici a passé un sale moment hier, devant la commission affaires économiques du Parlement Européen, et c'est tant mieux. Il a eu du mal à démontrer sa légitimité à rejoindre la Commission Européenne qui devrait être dirigée par le luxembourgeois Jean-Claude Juncker.

En effet, si le Parlement Européen est en quelque sorte l'organe législatif de l'UE, et la CJCE son organe judiciaire, la Commission Européenne serait l'organe exécutif, partagant ce pouvoir avec le conseil des ministres.

L'architecture institutionnelle de l'UE s'appuie sur deux principes : la séparation des pouvoirs, et l'équilibre entre l'intergouvernemental et le fédéralisme. 
Que le parlement ait le droit d'auditionner les futurs commissaires européens est une bonne chose. Mais le dispositif qui consiste à trop faire la part belle aux états atteint ses limites : on le voit avec Moscovici.

En juin dernier, au niveau Européen, les conservateurs ont gagné les élections. Question : comment Hollande, qui a nommé Moscovici, par ailleurs un mauvais ex ministre des finance, espère t-il pouvoir influer sur l'Europe ?

Et puis surtout, les députés Européens n'ont pas été dupes. Ils ont questionné Moscovici sur sa capacité à être un commissaire européen crédible, notamment quand il faudra rappeler à la France qu'elle viole les traités européens, alors qu'il a voté, en tant que député, la confiance à Manuel Valls, celui qui a déclaré "la France décide seule" (sous entendu : sans tenir compte de l'avis de ses 27 partenaires).


En réalité,  Pierre Moscovici ne fait que prouver qu'il n'a rien à faire au sein de la commission Juncker.

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