mardi 2 novembre 2010

Certains ont seché les cours d'anglais ...

Tea Party, le buzz word des médias, notamment en France, en ce jour de mid term elections. Il faut dire que tous les éléments y sont : 1. de la nouveauté, ca change du débat bi partisan.
2. des méchants. Les Tea partier aiment les armes à feu et veulent déscendre les gentils démocrates 3. du suspense. 4. Le retour de l'inculte et vulgaire Sarah Palin.

Alors, quelques remarques.

D'une part, tea party, c'est pas party comme dans political party, mais comme dans surprise party; Donc en "français" (avec beaucoup de guillemets) on devrait dire la Tea Party, et non pas le Tea Party.
D'autre part, Sarah Palin n'est pas une Tea Party mamma grizzli. C'est une Républicaine en marge de son propre parti, qui s'est raccrochée au mouvement de la Tea Party, puisque son soit disant conservatisme a largement été mis en brèche par les éléments de sa vie personnelle et familiale, telle que la grossesse de sa fille mineure. Par contre, ce qu'elle a gardé des Républicains, c'est le gout pour des Etats Unis en guerre permanente contre le monde entier, idée absolument absente des opinions Tea Partier et libertariennes.
Enfin, tea party, pour ceux qui l'ignoraient encore, est un jeu de mots sur la Boston Tea Party, un épisode fondateur de l'anti étatisme et de l'anti centralisme US quand les colons se sont révoltés contre les taxes que la couronne d'Angleterre tentaient de leur imposer. Un peu comme si chez nous, un parti prenait pour nom "la coalition 1789".
Une remarque sur la fascination des journalistes vis a vis de l'amour des armes à feu que les Etats Uniens entretiennent : nous sommes mal placés, en France, pour donner des leçons. Le quart des armes françaises légalement détenues car déclarées se trouvent en Corse . On a jamais vu de reportage type Bowling for Columbine expliquant que si les gendarmes français se faisaient tirer dessus en Corse, c'est aussi parce que les habitants sont experts en armement et explosif.

Depuis 2 ans, le Président Obama affronte des défis auxquels les Etats Unis n'ont jamais été confrontés. la crise à laquelle ils sont confrontés trouve ses racines dans le décalage entre la capacité productive de leur pays et la réalité de la compétitivité de leurs concurrents, sans parler des très serieuses déviances vis à vis de l'idéal libéral (au sens économique) auxquels ils font face. Mine de rien, les Etats Unis ne sont plus aussi libéraux que la Suisse, Hong Kong, le Luxembourg ou le Canada. Il faut le dire. Quand les Etats Unis d'Amérique en sont réduits à demander à la SEC (l'administration boursière) de menacer UBS de lui retirer sa licence bancaire pour un problème fiscal (avec l'IRS), un peu comme si, suite à un litige sur votre impot sur le revenu, on vous menaçait de vous retirer la nationalité française, ils décoivent énormément.
Quelque soit le congrès qui ressort des élections ce soir, on ne voit pas très bien en quoi ce challenge sera adressé d'une manière ou d'une autre.


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