vendredi 16 novembre 2012

The Economist : la France est une bombe à retardement au coeur de l'UE

La France bombe à retardement ! The Economist l'affirme : la France est une bombe à retardement au coeur de l'UE. La news est reprise par Corto, Toujours plus libre, le Salon Beige, l'Integral, Une Autre Vie, Olivier Demeulenaere, PasiDupe ...


Oh my god ! Mais pourquoi "l'influent hebdomadaire britannique" se permet-il des outrances pareilles, comme dirait le premier ministre Jean-Marc Zayro Ayrault ? 



Les griefs portés au discrédit de la France par The Economist sont nombreux : économie stagnante, chômage élevé, déficit commercial abyssal, poids de l'Etat "démesuré" et "un climat des affaires qui s'est détérioré", notamment avec les hausses d'impôts décidées par le président Hollande. Rien, en somme. C'est vrai, qu'est ce que le chômage ou les déficits face au respect dû à son éminence Normal 1er ? 

Au lieu de parler d'outrance, Jean-Marc Ayrault ferait mieux de : 


Alors, comme Gaspard Koenig dans Atlantico, envoyons une Thank You Note ;-) à The Economist qui fait le travail d'information que la presse française ne fait pas/plus.


Sur le même sujet : France in denial, un post du 21 mars 2012.


Update : Ordre Spontané rappelle que la presse française, celle qui ne fait pas son boulot, concentre sa critique sur le fait que The Economist est libéral et britannique ...

jeudi 15 novembre 2012

Adriana Karembeu présente les timbres Pénélope Bagieu pour la Croix Rouge






Pénélope Bagieu, la célèbre dessinatrice parisienne, a dessiné un bloc de timbres 160 x 110 (qui comprend cinq timbres, quatre horizontaux 40 x 26 et un vertical 26 x 40) qui sont vendus pour une valeur globale de 4,85 euros. Deux euros de suppléments sont ainsi attribués à la Croix-Rouge pour l'aider dans ses missions d'urgence qu'elle conduit en faveur des plus fragilisés.

Ce supplément financera les nombreuses actions de la Croix-Rouge française dans le secteur de la santé, de l’aide à l’autonomie, de l’urgence et du secourisme, de l’action sociale, de la formation et de la solidarité internationale, qui chaque année, permettent de venir en aide à 2 millions de personnes en France et dans le Monde.

Une belle initiative !

mercredi 14 novembre 2012

Etats contre autres entités, journal de guerre

Que sont devenus, en France, les articles 12 et 13 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen ? 

Article 12 - La garantie des droits de l'homme et du citoyen nécessite une force publique ; cette force est donc instituée pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux à qui elle est confiée.

Article 13 - Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable ; elle doit être également répartie entre les citoyens, en raison de leurs facultés.


Ce qu'on voulu les Révolutionnaires de 1789, c'est 
  • un état de droit
  • une flat tax, payée par tous
Dans ce contexte, on ne peut que se réjouir du fait que les multinationales mettent la pression sur les Etats (Occidentaux, car dans les pays du tiers monde, ça fait longtemps que les multinationales font ce qu'elles veulent, parce qu'elles sont aidées et supportées, ironie, par les Etats Occidentaux pour diverses raisons). Regardez plutôt : Le fisc réclame 200 millions d'euros au géant Amazon !, dixit Libération.  For multinationals like Google, Starbucks, and Amazon, immorality is now standard practice, ajoute The Independent. 

On nous dit : si les gens et les entreprises ne payaient pas de taxes, nous n'aurions ni routes, ni écoles, ni hôpitaux. Les usagers de la ligne 13, les patients en attente aux urgences, les victimes de nids de poules, les jeunes sans qualif. seront ravis d'apprendre que l'Etat s'attribue la responsabilité de tous ces échecs appelés services publics. Ils seront aussi contents d'apprendre que, dans le monde type 1984 de réécriture de l'histoire que les politiciens nous servent, rien n’existait avant l'explosion du rôle des Etats. Les autres se souviendront du fait que tout ce qui est aujourd'hui un service public a été inventé non pas par un Etat, mais par un particulier ou une entreprise, un jour.

tous le services publics étatisés sont d'origine privée, l'Etat n'invente rien

Même le métro, même la poste sont aussi d'origine privée, et pourraient y retourner. L'opérateur postal allemand ou celui aux Pays Bas ) est coté en bourse, les allemands reçoivent leur courrier (et plus vite que nous). Une filiale de droit privé de notre bonne vieille RATP fait rouler des bus à Londres, il se semble pas que ce soit pire que chez nous.

Donc l'argument qui consiste à dire qu'il faut des impôts parce qu'il faut bien financer des services publics ne tient pas. Oui, une vie où seule la police, la justice, la diplomatie et l'armée seraient financées par l’impôt est possible. 

De toutes façons, que chacun comprenne : les Etats restent surpuissants. Le monopole de la force armée leur donne un pouvoir hors de contrôle  qu'ils exercent selon le droit du plus fort, de manière unilatérale. Imaginez qu'un pays quelconque, la Bolivie, l'Afghanistan ou la république de San Marin, vienne nous voir et exige que nous français leur donnions un droit de regard sur nos lois. Juste ? Pas juste ? Risible ? C'est pourtant ce que font des pays comme la France ou les Etats Unis :-( quand ils imposent à la Suisse ou au Luxembourg de modifier leur droit bancaire et fiscal. De quel droit ? Du droit du plus fort.

C'est bien pour cela qu'il n'est pas complètement inutile qu'à coté des Etats, d'autres puissances émergent. Les multinationales n'en sont qu'un exemple. Les mafias ou les narcocraties en sont un autre. Peut être que les Etats pourraient chercher à être exemplaires, histoire de prouver leur supériorité par rapport aux autres entités, pas forcément recommandables, est justifiée.

Voyez où nous en sommes. Nous n'attendons même plus des Etats qu'ils respectent leurs propres lois.

mardi 13 novembre 2012

Conférence de presse de François Hollande : rien, comme prévisible


La conférence de presse de François Hollande a mal commencé. Le président de la République parle encore de sa fonction au futur (quand il dit "fonctions que j’aurai à mener"). Décidément  6 mois après sa prise de fonction, l'ancien député maire de Tulle n'y est pas encore. 

Heureusement, le Président de la République a abordé le fond !

Dommage, il s'agissait d'inexactitudes ou de faux semblants. La réduction de 30 % du salaire des ministres ? Le Conseil Constitutionnel l'a retoqué dans un premier temps avant de valider une version corrigée. 
Le plafonnement des salaires des patrons de la fonction publique ? Parfait, il concerne une dizaine de personnes mais pas leurs directeurs généraux, qui eux sont des centaines voire des milliers. 

La situation est grave ? Hollande a découvert la crise le 31 août 2012 après l’avoir nié pendant toute la campagne présidentielle (lire Une crise d'une gravité exceptionnelle. un post du 31 août 2012)

Alors, Hollande remet encore une couche sur les responsabilités du passé (perte de compétitivité depuis 10 ans, hausse de 600 milliards de la dette en 5 ans) alors que Lui Président avait reproché à son prédécesseur de toujours se réfugier derrière des excuses. Rappelez vous, le débat du 6 mai 2012 : "Avec vous c'est très simple, ce n'est jamais de votre faute, vous avez toujours un bouc émissaire". 

Hollande nous dit qu'il est en charge de la croissance et du chômage ? Pourtant, cela n'est ni de sa responsabilité, ni de son pouvoir. Faut-il que quelqu'un lise la Constitution au chef de l'Etat ? Elle dit : le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'État. Où est-il question de croissance et de chômage,  variables économiques qui dépendent d'ailleurs de la vie des entreprise. 

Le Président de la République, toujours d'après la Constitution,  est le garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire et du respect des traités. La croissance et les emplois, ce sont les entreprises qui s’en chargent. Le rôle des gouvernements, c'est de faire fonctionner les services publics régaliens et de créer un terreau favorable à l'entrepreneuriat (i.e stabilité juridique et fiscale, rien d'autre). 

Alors, Hollande nous dit : il n'y a pas de virage. N'était-ce pas le même qui avait promis de ne pas relever laTVA ?


Peut-être que le problème de Hollande, c'est son analyse économique. Le Président de la République dit : "Les banques sont à l’origine de la crise aux Etats Unis et en Europe".  
Erreur ! "Les banques ne sont pas à l’origine de la crise aux Etats Unis et en Europe. Elles en sont les vecteurs, et parfois les victimes. 

La crise est née d'une politique monétaire inadaptée après le 9/11. Et si Hollande fait référence au subprime, alors il n'est pas sans ignorer que ces produits sont une décision politique. Enfin, Hollande a sans doute constaté que la finance dérégulée (les hedge funds ou Lazard) ont bien traversé la crise alors que la finance étatisée (Dexia en France & Benelux, IKB en Allemagne) ou systémique a fait faillite, comme le Crédit Lyonnais public des années 90. Pourtant, dès 2001, les libéraux de l'Ecole Autrichienne dénonçaient les risques liés aux politiques économiques interventionnistes.




Hollande s'attribue la création de la stupide taxe sur les transactions financières. C'est une blague, bien sur.  C’est le précédent gouvernement qui l’a crée, dans un grand numéro de reniement.


Hollande nous parle de rétablissement des comptes publics ? Mais c'est impossible sans baisse des dépenses publiques. Or, le gros de la dépense publique est constituée de salaires et de retraites versées à des fonctionnaires. Quels sont les postes de fonctionnaire que Hollande a l'intention de supprimer ? Aucun. 

Les dispositifs en faveur des PME pour l’emploi : les socialistes n'ont toujours pas compris qu'ils sont contreproductifs. Il y a 29 contrats de travail différents, est ce que le chômage diminue ? Les PME ont besoin de stabilité juridique et fiscale, pas de dispositifs.

Alors, exceptionnel, un rayon de soleil illumine ce discours ultra étatiste : Hollande a dénoncé le socialisme de Sarkozy, qui a fait passé la part du PIB qui passe par l’Etat de 52% à 57% en constatant que nous ne vivions pas mieux pour autant. 

Las, le président de la république est retombé très vite dans son discours ultra keynésien, en disant que l'Etat devait faire plus, pour "protéger".. 

Sinon, on a pu constater quelques erreurs ou mensonges. 

La TVA est à 10% dans la restauration partout en Europe ? Mensonge. Elle est à 3% au Luxembourg, 6% aux Pays Bas, 7% en Pologne ou à 8% en Espagne. 

"Rendre responsables nos comportement et réduire les inégalités sociales" en même temps par le biais d'une "fiscalité écologique" ? Impossible. Les prolos qui roulent en voiture de plus de 15 ans ou en scooter de plus de 10 ans à Paris vont vite le comprendre. (voir Les deux-roues de plus de 10 ans bientôt interdits dans Paris, un post d'Ecologie Libérale, du 2 novembre 2012)

Interdire les produits toxiques ? C'est interdire à son ami Stéphane Gatignon, maire communiste EELV de Sevran de pouvoir emprunter. 

L’épargne des français est haute ? Pas tant que ça. C'est parce que les remboursements de crédits immobiliers sont comptés à l'envers par la comptabilité nationale qu'il y a illusion d'épargne élevée. 


Bref, on a vu un Hollande fidèle à lui-même, c'est à dire à rien en dehors de clichés socialistes. 

Exemple de phrase typiquement socialiste ? "La compétitivité, ça n’est pas que l’innovation, ce’st aussi le dialogue social". 
Il s'agit pourtant d'un faux appel à la négociation que fait Hollande: les organisation "représentatives" qui datent de 1945 ne représentent ni les salariés ni les entrepreneurs. Un mouvement comme les Pigeons n'a pas de légitimité pour les pouvoirs publics. 

Hollande ne catégorise pas, contrairement à son prédécesseur ? Il n'a même pas réalisé que "les chefs d'entreprises plongés dans la mondialisation" pouvaient être aussi des "jeunes des quartiers" qu'il a mentionné dans la même phrase. 

C'est comme ça. Pour Hollande et les socialistes, ultra étatistes, chacun dans sa case, et le Parti, en haut, pour tous. 

Alors, si Hollande réalise que les français, au mieux, se moquent de son discours et ne rient pas à ses allusions aux potentielles addictions cocaïnèsques de son prédécesseur, qu'il ne s'étonne pas. Nous n'attendons rien de Hollande. D'ailleurs, ses amis socialistes non plus. N'était-ce pas Martine Aubry qui disait de l'actuel Président de la République  : arrêtez de dire qu'il travaille. François n'a jamais travaillé, il ne fout rien. » et « Il n'est pas fiable. »

Lisez aussi Hollande : Un Charisme d'Huitre Idéologue chez Libertarien

la stupidité des politiques sociales de la ville

non, je ne prends pas la pose ... :-)
La démagogique grève de la faim de Stéphane Gatignon, maire soviétique EELVde Sevran, a quelques avantages. 
Déjà, elle permet de rappeler que, comme tout le monde le sait, les batteries de smartphones peuvent durer 3 jours, y compris quand on campe sous une tente théoriquement sans électricité. 

Ensuite, elle permet d'ouvrir le débat et de préciser  ce qu'est l'idéologie de gauche. 
"Lutter contre les inégalités de territoire ..." Mais pourquoi Gatignon n'en profite t-il pas pour glisser dans ses doléances une piste de ski type DubaiWorld ? C'est vrai, Sevran est défavorisée par rapport à Annecy, les montagnes sont trop loin. 

On nous dit "Westinghouse et Kodak sont partis de Sevran" (C'était il y a 20 ans mais admettons). Est-ce que Sevran, à l'époque, partageait sa taxe pro avec Le Tartre-Gaudran  (plus petite commune d'Ile de France !) ? Au moins, avec Stéphane Gatignon, les choses sont claires : le communisme, oui, mais avec l'argent des autres !

Ce camping en face de l'Assemblée Nationale (mais que fait la police, il parait que nous sommes toujours sous Vigipirate) permet aussi de soulever une question "iconoclaste" : est ce qu'il faut faire du social étatisé dans nos villes, notamment du HLM ?

bah quoi ? j 'attendais mon logement ministériel !
On nous dit "le logement c'est vital, il faut bien que les gens se logent". Très bien, mais dans ce cas où mettre la limite ? Il se trouve que Paris est attractive. Jamais, il n'y aura assez de logements pour toutes celles et tous ceux qui voudraient vivre à Paris. Dans ce cas, pourquoi en aider certains ? Le principe même du HLM est une insulte au bon sens, sans oublier le fait qu'il soit une parfaite incitation au clientélisme. Si le logement est si vital que seul l'Etat peut s'en occuper, dans ce cas pourquoi les étatistes ne proposent pas la nationalisation de la production et de la transformation de nourriture ? Il est encore plus vital de se nourrir que de se loger. En tout cas, puisque Stéphane Gatignon est écolo et qu'il dit que sa ville de Sevran manque de logements, qu'il n'hésite pas à aller voir une autre écolo, Delphine Batho. Cette reine des bons plans immo saura le conseiller.

Mon pauv' M'sieur, ya plus d'argent dans les caisses de Sevran, j'vous dis !

Ah ... On espère que les oeuvres d'art qui agrémentent les murs de la Mairie de Sevran ont été offertes, dans ce cas (voir la photo chez   Le Petit Conservateur Palaisien sur son post Lettre ouverte aux habitants de Sevran). 


Habitants de Sevran, nul n'a le droit de contester votre liberté de faire exploser votre dépense publique. Ne venez pas nous dénier la notre de refuser de payer pour vos choix libres, de manière collective et forcée. Par contre, tout le monde est invité, s'il le souhaite, à aider le Secours Catholique de Seine Saint Denis ou la Croix Rouge de Sevran Villepinte. Eux font un travail de terrain, bénévole, et sans tambours ni trompettes. 

Enfin, chers lecteurs, n'hésitez pas à diffuser le rapport de la Chambre Régionale des Comptes d'Ile de France relatif à la ville de Sevran :
http://www.ccomptes.fr/content/download/43964/700047/version/2/file/IFR201215.pdf
Eux-mêmes l'écrivent en toutes lettres :

La commune présente une situation financière difficile. Pour retrouver des marges de manoeuvre, la maîtrise des dépenses de personnel est essentielle dans l’attente d’une meilleure dynamique de croissance des ressources fiscales.  La commune ne peut compter que sur l’aide de l’Etat, exceptionnelle et ponctuelle, pour éviter que sa situation financière ne conduise à un plan de redressement. 

Les ressources humaines 
La chambre constate que la municipalité n’a pas pris en compte ses précédentes observations sur le non-respect des règles de recrutement d’agents non titulaires. Elle les recrute sans garantir suffisamment la transparence dans la procédure et le contrôle du conseil municipal

Alors, Monsieur le Maire de Sevran ?