dimanche 14 juillet 2013

samedi 13 juillet 2013

Bretigny-sur-Orge, perte du AAA : La France en crise

Hier après-midi, un train corail SNCF en provenance de Paris Austerlitz et à destination de Limoges a déraillé en gare de Bretigny-sur-Orge. Ce qui devait être un joyeux départ en week end ou en vacances est devenu un carnage.



Ayons une pensée pour les victimes de cet accident, et ce d'autant plus qu'après le déraillement lui-même, des "jeunes" des cités alentour sont manifestement venus les voler (source : "Nouvelles de France "Victimes de Brétigny-sur-Orge dépouillées par des «jeunes» des cités : le sinistre des Transports minimise").

Mais il ne s'agit pas que du seul drame qui a frappé la France hier : la dette publique du pays a vu sa note de long terme dégradée de AAA à AA+ par la dernière agence, Fitch, qui lui donnait encore la note maximale. Autrement dit, la France en tant qu'emprunteur est identifiée comme étant un peu moins sûre que ses voisins. 

Y a t-il un lien entre la SNCF, les racailles de Bretigny-sur-Orge et le rating de la dette de la France ? 
Pour la SNCF, il faut attendre les conclusions de l'enquête pour avoir les causes de l'accident, mais, d'ores et déjà, une chose frappe : les remarques des clients réguliers des trains Corail, un univers à mille lieux du confort, pour ne pas dire du luxe, de la première classe du Thalys que les élus empruntent pour aller à Bruxelles.

La SNCF est structurellement en faillite, non seulement parce qu'elle ne fait pas assez de fret (faute de compétitivité) et parce que le coût des infrastructures pèse sur les charges d'exploitations. Certes, c'est RFF qui porte la dette du TGV, et, quand on va à Marseille ou qu'on se rend à Londres, on est bien content d'utiliser des trains modernes et rapides. Mais à quel prix ? Le choix de la SNCF de tout miser sur quelques lignes TGV, qui ne concernent en rien le quotidien (sauf cas spécifiques) a conduit à ce que les trains et infrastructures des autres lignes soient en état moins flamboyant. 

Inversement, plus l'Etat s'occupe d'autres missions que celles de la police, de la justice, de l'armée et de la diplomatie, plus il est amené à délaisser ces missions régaliennes, à en abaisser la qualité, et à dévaluer son autorité. 

En tant que libéral, on ne va pas s'abaisser à dire que si des "jeunes" pillent des voyageurs blessés à Bretigny, c'est la faute à-Valls-et-Taubira. C'est avant tout le libre choix de ces "jeunes" et le fruit d'une éducation défaillante et des circonstances. Mais ce qui est par contre sûr et certain, c'est que le contribuable n'en a pas pour son argent, alors que les impots devraient théoriquement servir à garantir les droits (de propriété, notamment) de chacun. Or, quand les autres "jeunes" de Grigny ont été simplement avertis, quel signal a été envoyé ? 

La France, qui expérimente depuis quelques mois les prédictions de Laffer (plus d’impôts et moins de recettes fiscales) est maintenant au pied du mur. Soit nous fermons des lignes SNCF secondaires et nous concentrons la dépense publique sur le fonctionnement d'une justice qui fonctionnerait enfin, soit nous continuons sur la voie d'un Etat qui dépense trop, par clientélisme, et dans ce cas d'autres accidents, humains ou financiers, sont à prévoir. 

Combien de temps les français vont-ils accepter que l'Etat les endette, pour financer du social qui se retourne contre eux ?


A lire également, au sujet de la SNCF

Sécurité des voyageurs : privatisons la SNCF ?, un post du 9 Juillet 2011
SNCF : désinformation du Monde, un post du 29 octobre 2012

vendredi 12 juillet 2013

Bacheliers ? Bravo ! Et maintenant ?

Né(e) autour de 1995 et tout juste titulaire du Bac ? Bravo, enfin des vacances, mais pas forcément méritées !
Alors, certes, il y a les vieux qui disent que le Bac est un examen qui ne vaut plus rien. 


Mais plus que les vieux, il y a aussi le système qui dit que le Bac ne vaut plus rien : on est en Juin, et ça fait belle lurette que les prépas et les établissement type Paris Dauphine ont sélectionné les étudiants qui reprendront les cours en septembre 2013. C'est d'ailleurs pour ça qu'au Parti Libéral Démocrate (un petit parti pas [encore] au pouvoir car pour l'UMP, le PS, Mélenchon et le Pen, le libéralisme, c'est l'ennemi !) on propose de cesser l'hypocrisie (lire supprimer le bac !)

Que faire maintenant ? S'inscrire à la fac, comme prévu ? 

Et pourquoi pas, plutôt, une formation type Bac Pro Boulanger ou CAP Cuisine (pour les fans de Top Chef / Master Chef/ Qui sera le prochain grand patissier ?), ou, alors, mieux, le truc que personne n'a reperé, dans une spécialité où personne ne veut aller ? L'idée, c'est que quand tout le monde a la même chose, la différence se fait sur ce qu'on ne maîtrise pas par soi-même, comme son sexe, son apparence ou la profession de ses parents. Et au jeu du système à la française, c'est pas gagné car, sous couvert "d'égalité", il y- aura toujours des gens plus égaux que d'autres (d'où le fait qu'une fois de plus, chez les libéraux, on préférerait moins d'hypocrisie sur les inégalités réelles (eh oui, nous ne sommes pas tous pareils, certains sont beaux, riches et intelligents, d'autres moins beaux, moins riches, moins intelligents) et plus d'égalité devant la loi. 

Bref, tout ça pour dire, jeune bachelier, qu'il ne faut surtout pas écouter tous ceux qui parleront de filières d'avenir, surtout si ça vient du gouvernement. Si Ayrault et les autres étaient capables de prédire l'avenir, alors ils seraient en train de monter des boites ! Le rôle du gouvernement est de gérer les services publics régaliens du pays (police, justice, armée et diplomatie) et non pas de jouer à Madame Irma. C'est au entrepreneurs à tenter de décrypter ce que sera l'avenir. Et justement, en terme de formation et de métier, c'est ça l'idée principale : le but d'une formation, quelle qu'elle soit, est d'apprendre des outils et techniques qui permettront de vendre quelque chose à quelqu'un prêt à l'acheter. 

Voila pourquoi il ne faut surtout pas suivre les conseils des profs quand ils parlent d'orientation : d'une part, si vraiment ils sont au courant d'un bon plan, ils vont le garder pour leurs enfants (1), c'est normal, tout le monde en ferait autant, et puis, dans leur monde, l'argent est gratuit et l'économie n'existe pas vraiment. Ils ne pensent pas, par exemple, qu'il vaut mieux quelqu'un qui a arrêté ses études à 16 ans pour devenir plombier apprenti plutôt qu'une personne qui a étudié la philo médiévale à la fac (ce qui est, cependant, très respectable). Or, dans le monde qui vient, malgré toutes les incertitudes, il y a une chose sûre et certaine, c'est que, à moins de porter le racket à un niveau inimaginable, l'Etat ne pourra plus payer longtemps ses fonctionnaires. 

jeudi 11 juillet 2013

14 Juillet 2013 à Paris

Que faire le 14 Juillet 2013 à Paris ? Réponse sur le site web de la mairie centrale de la capitale :  


  • Bals des pompiers du 13 juillet au 14 juillet, de Montmartre à Issy-les-Moulineaux (voir le détail sur Paris Info)
  • Défilé militaire de 9h à 12h sur les Champs Elysées (qui, selon Jean-Dominique Merchet, de l'Opinion, sera ouvert par l'armée Malienne)
  • Rencontre armée - Parisiens aux Invalides à 13h
  • Concert à 21h30 au Trocadéro 
  • feu d'artifice à 23h à la Tour Eiffel
Et en ces temps de socialie aiguë où les gouvernants actuels pensent que les français veulent plus de protection et moins de libertés, rappelons quand même que parmi les hommes et les femmes qui ont
fait la révolution française
, un grand nombre d'entre eux, Turgot, La Fayette ou Thomas Paine et bien d'autres, tous pas forcément opposés à la personne de Louis XVI, se sont battus, non pas pour plus de social et de réglementations, mais bien pour plus de libertés.

Le 14 juillet 2013, n'oublions pas ce message. En 2013, quelles sont nos Bastilles ? 


Pour nos amis belges qui, le 21 juillet 2013, fêteront et leur fête nationale et la prestation de serment du roi Philippe, allez voir "Détails de la journée du 21 juillet à Bruxelles" sur le blog Noblesse & Royauté.