Affichage des articles dont le libellé est entreprises. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est entreprises. Afficher tous les articles

lundi 28 mars 2016

Chômage : quand le PS inverse la responsabilité

Le ministre des Finances, Michel Sapin, invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFMTV, a déclaré la semaine dernière qu'il aimerait que "les entreprises tiennent leurs engagements", alors que le Medef avait promis la création d’un million d’emplois. "


De plus,le premier secrétaire du PS a renvoyé la responsabilité du chômage en France sur les organisations patronales, le MEDEF en tête. Pour Jean-Christophe Cambadélis, la population devrait se plaindre, non pas seulement au gouvernement, mais également au MEDEF. Il a déclaré :  "Je constate quand même qu'on interpelle les politiques, on interpelle le Parti socialiste, on interpelle même parfois les syndicats mais on interpelle jamais le MEDEF". Pour le député de Paris, les 40 milliards d'euros de CICE versés aux entreprises auraient dû permettre de créer des emplois :


C'est quand même un peu fort !


D'une part, c'est le Parti Socialiste qui est élu, pas  le MEDEF. 
Gattaz ne s'est présenté à aucune élection. Hollande, si. Et c'est le président Hollande qui a promis l'inversion de la courbe, pas Gattaz, d'ailleurs en espérant un retournement du cycle économique bien plus qu'une action spécifique des entreprises.  



D'autre part, le MEDEF ne représente pas les entreprises. Le syndicat Mouvement des Entreprises de France, non seulement n'est pas aux 3 millions d'entreprises de France ce que le Ministère de la Fonction Publique et Bercy sont à la fonction publique, mais en plus, même si le MEDEF avait le pouvoir d'imposer quoique ce soit à ses membres, alors ses directives ne porteraient que sur 750.000 entreprises, une boite sur quatre.
Même si le MEDEF avait eu un mandat des 3 millions de chefs d'entreprises en France, comment aurait-il pu ensuite imposer des créations d'emplois ? Les entreprises ne créent pas des emplois. pour faire plaisir aux MEDEF, au gouvernement ou aux salariés, mais parce qu'elles pensent que ca les aidera à faire du profit.



Qui plus est, le CICE n'est pas un cadeau, c'est juste un rabais. Le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi est, d'abord, un crédit d’impôt. Il n'y a pas de don d'argent aux entreprises, il y a un crédit d’impôt, un rabais sur prélèvements. 
D'ailleurs, ce CICE vient après une énorme hausse des prélèvements obligatoires,commencée sous Sarkozy, et accélérée par Hollande. Il conviendrait donc d'arrêter de présenter le CICE comme un cadeau aux entreprises. C'est juste une ristourne sur la facture finale qui, elle, est très élevée.


Le MEDEF  a eu tort de laisser penser, d'une manière ou d'une autre, qu'il y pouvait avoir une quelconque contrepartie à toutes les mesures gouvernementales. Les emplois ne sont pas un but des entreprises, mais un moyen. D'ailleurs, le Parti Socialiste et le gouvernement en savent quelque chose : combien d'emplois ont été crées à la Poste, plus gros bénéficiaire du CICE ?

Et tout ce que demandent les entrepreneurs, c'est la stabilité juridique et fiscale, pas des "aides". L'environnement pro business est un préalable à l’éventuelle création d'emploi, mais certainement pas une condition de type causale.

lundi 20 avril 2015

"Il faut que les entreprises jouent le jeu" (@MarisolTouraine)

Avez-vous écouté Marisol Touraine, hier, sur BFM TV, interviewée par Apolline De Malherbe ? Quand on lit ce qu'elle a déclaré, on comprend mieux certains des problèmes dont souffre notre pays.
Il y avait une vérité dans ce que  Marisol Touraine a pu raconter :

En effet, dans la configuration actuelle, comme le rappelait le bloggeur le Duff (1), la situation est incertaine et bien que le pays soit à "droite", Hollande conserve toutes ses chances pour 2017. 

En revanche, la Ministre des Affaires sociales, de la Santé, et des Droits des Femmes a aussi déclaré ceci : "Il faut que les entreprises jouent le jeu", "et toutes ne remplissent pas leur part du contrat pour l'instant. Il faut les dirigeants d'entreprises "mettent les bouchées doubles" pour atteindre les objectifs du gouvernement" (2). Et là, c'est plus gênant. 

C'est plus gênant car des propos pareils ne peuvent trahir que deux attitudes : le cynisme ou l'incompétence. 
Soit Marisol Touraine ne croit pas ce qu'elle dit, et il ne s'agira finalement que d'un foutage de gueule de la traduction de la propension qu'ont les ministres (de droite comme de gauche) à prendre les français pour des idiots et des enfants incapables de supporter la vérité. 
Soit Marisol Touraine croit ce qu'elle dit, et là c'est plus grave, il s'agirait de la part d'une ministre d'une méconnaissance du réel. 

En effet, les entreprises ne sont pas la pour jouer un jeu, elles n'ont aucun contrat avec les autorités publiques et les dirigeants d'entreprises ne sont pas la pour permettre au gouvernement d'atteindre ses objectifs. 

Si vraiment des membres du gouvernement sont persuadés du contraire, c'est inquiétant. Du coup, on pourrait comprendre pourquoi ils pensent que quand ils négocient quelque chose avec le MEDEF, ils pensent négocier avec les entreprises. Mais le fait est que dans une économie libre, les syndicats patronaux ne peuvent pas être aux entrepreneurs ce que les syndicats de salariés sont à des fonctionnaires grévistes. Les entrepreneurs n'attendent de directives ni du MEDEF, ni du gouvernement.
Quand est-ce que le gouvernement comprendra que l'emploi n'est pas un but, mais un moyen des entreprises, et que par conséquent, il conviendrait d’arrêter aussi bien les "aides" que le matraquage ? 

Oui, il ne faut PAS aider les entreprises. Soit elles parviennent à survivre en faisant du profit et donc en satisfaisant leurs clients, soit elles doivent disparaître. Mais on ne voit pas très bien pourquoi (ni même comment) elles répondraient aux injonctions de Marisol Touraine ? 
Les entreprises ne recrutent pas pour le plaisir, mais parce qu'elles estiment qu'une telle action leur rapportera plus qu'elle ne leur coûtera, tout en ayant des risques limités. 
Or, l'instabilité juridique et fiscale fait partie de ses risques. 

On veut bien que Marisol Touraine ne soit pas au courant de ce genre de réalités assez basiques. Mais rien ne lui empêche de s'informer. 
Et si elle veut "aider", alors qu'elle coupe dans les "aides" (3) et autres "dispositifs de soutien".





Il n'y a qu'un environnement de stabilité juridique et fiscale, sur fond d’impôts faibles (et donc de dépense publique réduite) qui permettra de créer les conditions de possibles créations d'emplois. Rien d'autre.


(1) Le blog du Duff La victoire en trompe l'oeil 4 avril 2015
(2) BFM TV Marisol Touraine 19 avril 2015
(3) Contribuables Associés Les Enquêtes du contribuable "Le grand scandale des aides aux entreprises" (avril/mai 2015) 

jeudi 12 mars 2015

Fuite de Paris des sièges du CAC 40 : Anne Hidalgo sous pression !

Il y a un cliché si fermement établi que même l’exécutif (socialiste) parisien pourrait être tenté d'y croire : Paris est assuré de voir ses recettes fiscales maintenues, notamment grâce à la présence d'un grand nombre d'entreprises, à commencer par celles du CAC 40, sur le territoire de la capitale. 

Pourtant, rien n'est moins sûr. Il y a une réalité : la fuite de Paris des sièges de grandes entreprises, notamment celles du CAC 40. 

Selon l'Insee, la capitale comptait officiellement 138 établissements de plus de 1.000 salariés en 2008 mais 123 en 2009. En 2007, Paris concentrait encore 32 % des sociétés, divisions et autres filiales installées en Île-de-France employant plus de 1000 personnes. En 2009, la proportion n'atteignait plus que 29,7 % (1). Et en 2010 déjà, à peine plus de la moitié du CAC 40 avait son siège social à Paris (2). 
La banlieue proche constitue un sérieux challenger pour la ville de Paris (3), puisque le Val de Marne, la Seine Saint Denis et surtout les Hauts de Seine avec la Défense constituent les terres d'accueil prioritaires des sièges des grandes entreprises, quand elles ne choisissent pas d'aller directement à l'étranger, pour diverses raisons ... (4). 

Le mouvement est loin d'être achevé : la Bourse de Paris, Euronext Paris, est sur le départ pour la Défense (5), Aéroports de Paris déménage à Roissy (6) et PSA Peugeot Citroen se rapproche de son usine de Poissy (7).
C'est un problème qu'Anne Hidalgo ne peut pas ignorer. Elle ne le découvre pas non plus, puisqu'elle a été l'adjointe de Bertrand Delanoé depuis 2001. Anne Hidalgo ne peut même pas se cacher derrière les autres fonctions qu'elle occupait durant la période, puisqu'elle était soit manifestement absentéiste en ce qui concerne sa mission d'élue du XVeme arrondissement (8) soit carrément portée disparue en ce qui concerne ses fonctions d'inspecteur du travail  (9) !

Mais en quoi la fuite de Paris des sièges du CAC 40 pose problème ? 

D'une part, la ville de Paris va progressivement devoir se poser de plus en plus de questions sur ses recettes fiscales. Si l'immobilier reste une manne pour Paris (10), avec tous les risques pour le budget de la ville que cela comporte en cas de retournement avéré du nombre de transactions, les entreprises et leurs contributions restent la base du business model parisien de faible imposition des particuliers. 

D'autre part, un siège social en moins, c'est autant de besoins en moins en terme de sandwicheries, de crèches privées d'entreprises, de gardiennage sécurité, bref de tous ces emplois qui nourrissent le tissu entrepreneurial parisien.  Certes, les besoins sont toujours la, ils sont simplement déplacés là où les sièges sociaux se trouvent. 
Et c'est là où ces localisations hors centre posent aussi un problème aux salariés eux-mêmes : en effet, il faut bien se rendre au travail, que ce soit en voiture ou en transports en commun, ou même en Velib' comme semble le suggérer Anne Hidalgo. Or, n'a t-on pas remarqué que l'un des problèmes de la Défense réside dans le fait qu'à la différence de Châtelet les Halles, une seule ligne de RER y passe ? (en attendant le prolongement du RER E vers la Défense et au delà (11)).

Face à l'effet de ciseau (baisse des recettes fiscales issues des transactions immobilières et baisse des taxes payées par les entreprises vs hausse des dépenses pour financer un programme surréaliste de HLM), qu'aurait pu faire Anne Hidalgo ? 

Certes, si les entreprises partent, notamment les plus grandes, ce n'est pas que de la faute de l'exécutif parisien. Il n'est pas que du ressort d'Hidalgo de faire en sorte que Paris puisse offrir des vastes surfaces modernes de bureaux, des accès et des parkings. Les contraintes urbanistiques et environnementales ne sont pas que du ressort de la Mairie de Paris, et Anne Hidalgo ne part pas d'une page blanche. Et ce n'est pas non plus du ressort d'Anne Hidalgo, mais plutot de clui du gouvernement, d'arbitrer entre une TTF pour faire plaisir à l’extrême gauche et des salles de marché à Paris plutôt qu'à Londres.
Mais, sans empêcher les entreprises de déménager, L'actuelle maire de Paris, et précédemment adjointe de Bertrand Delanoé, disposait de la meilleure monnaie qui soit, puisqu'elle est gratuite : la renommée (pas la sienne, celle de la ville de Paris, la marque Paris) pour éviter l'effet ciseau de baisses de recettes et de hausse de la structure de coûts. L’exécutif municipal, qui était si prompt à dénier au Touquet Paris Plage d'utiliser le nom de Paris Plage (cela ne faisait que depuis 1912 que cette ville s'appelait Paris Plage ...(12)) aurait pu proposer à Montreuil (siège d'Ubisoft), Malakoff (siège de LCL) à Saint Ouen ou à Saint Denis (SFR, GDF ...) de devenir des nouveaux arrondissements parisiens, tout comme, en 1860, Belleville, Auteuil, Charonne ou Montmartre ont rejoint la ville de Paris. 
Ce plan, évidemment, devient moins attractif pour les communes riveraines de Paris au fur et à mesure que les entreprises les préfèrent à la capitale, obligeant à ajuster la fair value de la marque Paris ? 

Comme dans tout bon match, l'horloge tourne. Peut être qu'Anne Hidalgo, plutôt que de s'occuper d'arbitrage de matchs de football (13) (surtout qu'avant 2014, on ne lui connaissait pas une grande passion pour le PSG), pourrait s'occuper de l'attractivité économique de la capitale. Ce n'est pas comme si il y avait urgence ...



(1) La Tribune Pourquoi Paris se vide de ses grandes entreprises 10 octobre 2010
(2) Cadremploi Reste-il des grosses entreprises à Paris ? 23 mars 2010
(3) CCIP Nos paris pour Paris 13 décembre 2013
(10) Votre Argent L'immobilier reste une manne financière pour paris 18 décembre 2014

lundi 9 mars 2015

RSI : les indépendants manifestent à Paris

vendredi 20 février 2015

Patronat, les mauvais joueurs ? Libé n'a encore rien compris !

Sacré Libé !  

plutôt que d’enquêter sur le risque de faillite prochaine des régimes de retraite Agirc-Arrco (1), plutôt que de parler des signes de faillite de l'Etat français (profs payés en retard, armée qui se sépare de son matériel, négociations pour vendre des iles ...), ou même plutôt que de parler du fait que les profanateurs du cimetière juif de Sarre-Union étaient des antifas (2), d'extrême gauche donc, Libération, toujours dans sa stratégie de recherche de bouc émissaires et d'alignement sur les thèses du gouvernement, décide de faire sa Une sur "le patronat, les mauvais joueurs"(3). 

Mauvais joueurs dans quelle pièce ? Le sketch, assez mauvais, que nous servent Hollande et le gouvernement en guise de politique de redressement de la compétitivité des entreprises, le pacte de responsabilité.

Pour Libération, Le double échec des discussions par branche sur les contreparties au pacte de responsabilité ainsi que celles sur la réforme des rapports sociaux révèle "le peu de cas que le patronat fait des négociations". Globalement, le "patronat" ne s'engagerait pas à un nombre suffisant de créations d'emplois, d' amélioration des conditions de travail ou d'investissements en échange de 40 milliards d'euros de baisse du coût du travail que le gouvernement promet.
Egalement publié sur Contrepoints

Seulement, il y a un double problème que le gouvernement refuse d'envisager, en dehors de l'hypothèse des méchants patrons : d'une part, et malgré ce que le MEDEF a pu dire, l'idée même de négocier des contreparties à telle ou telle loi est stupide.
D'autre part, les syndicats patronaux auront beau négocier quoique ce soit, ils ne représentent qu'eux mêmes bien plus que les 2 millions de chefs d'entreprises de France.

Parce que, quand on y réfléchit deux secondes, quel est le lien entre le MEDEF et les entreprises, dont la plupart ne sont pas des membres du CAC 40, mais plutôt des boites entre 0 et 10 salariés ?
Dès lors, et sachant que pour une entreprise, créer des emplois est un moyen mais certainement pas une fin, comment un syndicat patronal pourrait s'engager sur des créations d'emplois ? 

Les syndicats patronaux ont décidé de prêter le flanc à la critique. Ils vont accepter des allègements de charge en échange de contreparties qui n'ont ni queue ni tête et sur lesquelles ils ne peuvent pas formellement s'engager. Ce n'est pas le bon sens qui les étouffent.

Les entrepreneurs ne jouent pas. A la différence des administrations sous pefusion d'argent public ou des médias subventionnés.

Sinon, chez Libé, c'est quoi le plan d'embauche ? 









(3) Libération Des patrons de mauvaise volonté 19 février 2015

jeudi 15 janvier 2015

Stop aux subventions à la presse !

L'affaire de l'assassinat des dessinateurs de Charlie Hebdo ramène sur le devant de la scène un sujet qui a le don d'irriter les contribuables et citoyens que nous sommes tous : le scandale des subventions à la presse (1). Ces aides servent à « garantir la liberté de la presse et à conforter les conditions de son pluralisme ». En effet, Fleur Pellerin, ministre de la culture, avait rapidement évoqué l'idée d'une subvention exceptionnelle à Charlie Hebdo (2).

Le plus drole est de voir ces politiciens, notamment d'extrême gauche, en appeler à l'Etat, c'est à dire à notre argent, pour organiser ce "pluralisme, bien qu'au quotidien, ils luttent contre ce pluralisme, et alors que l'ensemble de la presse française, y compris celle de droite, est prise dans le carcan du cadre mental  et idéologique hérité de 1945.

Qu'est ce qu'un journal ? C'est avant tout une entreprise, c'est à dire une réunion de gens qui, parce qu'un actionnaire a mis de l'argent dans un projet, ont choisi de mettre en commun leurs compétences rédactionnelles pour servir de média, c'est à dire d'intermédiaire entre l'information et les clients. Une entreprise, c'est censé faire un produit et gagner de l'argent grâce à ses clients, ou fermer si le projet n'est pas rentable.
Le blogueur Autueil notait, il y a quelques temps, à quel point le journalisme était entré dans une phase d'obsolescence, notamment parce qu'il avait manqué la nécessaire adaptation de son produit (4). En France, c'est plus que cela. La presse française n'est pas seulement en retard au niveau numérique (avec les notables exceptions de l'Opinion ou surtout de Médiapart), elle est surtout en retard de diversité. En effet, si on admet que la presse devrait refléter la diversité d'opinion, où est le grand quotidien ou l'hebdomadaire conspirationniste (un corpus de thèses peu ou prou partagé par 50% des français (5) ) 
Où est le grand quotidien ou l'hebdomadaire anti européen voire europhobe (une opinion partagée par au moins 20% des électeurs) ?
Il est communément admis de dire qu'un journal n'est pas qu'une entreprise, mais que c'est aussi un des vecteurs de la démocratie et donc à ce titre un projet d'intérêt "général". Si c'est vrai, la France, qui lit très peu de quotidiens par rapport à ses voisins, a donc du souci à se faire.
Si la presse doit refléter le pluralisme, est-il cohérent que l'Humanité, diffusant une idéologie morte en 1989, soit aidé y compris par le biais d'amendements nocturnes et discrétionnaires  (6) ? Le gouvernement ne devrait-il pas, par cohérence, choisir d'aider autant Minute que ses alter ego d'extrême gauche ? 




En réalité, la raison pour laquelle il n'y a absolument pas besoin d'aider la presse réside dans le fait que le pluralisme existe, non pas grâce à l'État et à ses fonctionnaires, mais parce qu'en 1992, dans un laboratoire à Genève, un informaticien anglais a inventé le worldwide web, parce qu'en 1995, un jeune ingénieur californien a crée le premier navigateur grand public, et parce que depuis plus de 15 ou 20 ans maintenant, des entrepreneurs (au sens large de du terme, pas seulement au sens marchand) se saisissent de leur pouvoir de création pour lancer des plateformes d'information (Agoravox, le Huffington Post) ..., des espaces de bloggings (Blogger ...), des réseaux sociaux (Facebook, Twitter), etc.

Durant les événements de la semaine dernière Porte de Vincennes et à Dammartin-en -Goele, les musulmans avaient été invités à se démarquer des terroristes et à condamner leurs actes, alors qu'ils pouvaient éventuellement partager de la gène vis a vis des caricatures de Charlie Hebdo. Les musulmans feraient mieux, plutôt que de qualifier tel ou tel titre d'islamophobe (7), de commencer par demander l'arrêt de toutes les aides à la presse.
De manière plus globale, les français doivent comprendre que le vrai préalable au pluralisme de la presse, c'est la liberté entrepreneuriale, et le démantèlement du système actuel dominé par une AFP partiale (8) et archi subventionnée. Ainsi, une fois la liberté restaurée, on cessera de se demander pourquoi la presse parle des 17 morts de Paris mais pas des 2000 morts du Nigéria (9)

Cette liberté, c'est celle qui fait que Charlie Hebdo survivra grâce à ses clients (10), et non pas parce que Matignon ou l'Elysée auront décidé de prendre des abonnements et le ministère de la culture fait voter une subvention.



(1) Contrepoints Le montant des aides à la presse révélé 24 décembre 2013
(2) La Tribune Qui soutient Charlie Hebdo ? 9 janvier 2015
(4) Authueil L'obsolescence du journalisme 31 décembre 2014

mardi 28 octobre 2014

Il parait qu'on a un gouvernement pro business ...

Explication sur le site web de Jean-Christophe Fromantin, député maire de Neuilly sur Seine
PLFSS 2015 : Nouveau coup (très) dur contre les entrepreneurs

lundi 13 octobre 2014

Les entreprises ont raison de ne pas avoir confiance en l'Etat

Les propos irresponsables de Ségolène Royal sur l’arrêt de l'écotaxe (1) permettent au moins la confirmation sur le point suivant : les entreprises, même du CAC 40, même impliquées dans le capitalisme de connivence (2), ont raison de ne pas avoir confiance en l'Etat et sa parole toujours susceptible d'être remise en cause. 

En effet, la ministre de l'environnement ne s'est pas contentée de mettre fin à l'écotaxe, adoptée à la quasi unanimité (y compris les socialistes), elle a assorti ses propos de lourdes menaces sur les concessions autoroutières, en promettant de les taxer plus car leurs profits sont trop élevés, et elle a ajouté qu'Ecomouv se verrait opposer une bataille juridique en contentieux.

Est ce que Ségolène Royal a agit pour ne pas avoir affronter une coalition Bonnets Rouges/chauffeurs routiers ? Oui, certainement. 
Mais de quel droit la ministre de l'environnement décide que le gouvernement doit engager des négociations avec des entreprises qui ont acheté des actifs publics il y a quelques années ? Pourquoi la ministre de l'environnement, déjà, ne respecte pas la hiérarchie gouvernementale qui consisterait à laisser Manuel Valls s'exprimer ? Cela éviterait à Sapin d'avoir à rappeler que les contrats de concession des autoroutes privatisées prévoient une hausse du prix des péages en cas de hausse de la fiscalité. 

Ensuite, puisqu'elle était déjà ministre en 1993, il y a plus de 20 ans (!), pourquoi Royal ne nous explique pas pourquoi l'Etat, alors propriétaire des autoroutes, n'a pas supprimé les péages ? 
Sapin et Royal déjà ministres en 1992

Rappelons que ceux ci, crées "à titre temporaire" durant les années 60, devaient servir à financer la construction du réseau, car la France était en retard par rapport à l'Allemagne et à l'Italie. 
En 1990, les péages, qui auraient du disparaître, sont restés, et l'Etat, comme Vinci ou Eiffage aujourd'hui, a encaissé d'énormes profits qui ont servi à construire de nouvelles autoroutes inutiles ou à financer le reste des dépenses de l'Etat. 

D'autre part, Ségolène Royal a affirmé sur France Inter que le chiffre de 1 milliard d'euros à verser à Ecomou, la société opérateur de l'écotaxe, à titre de dédommagement, n'était pas certain. Au contraire, l'Etat traînerait Ecomouv en justice pour démontrer que le concessionnaire avait sa part de responsabilité dans l'échec du système. 

On peut parier à coup sûr que la justice, en effet, trouvera quelque chose à redire. En effet, bien que la commission d'enquête du sénat avait démontré qu'il n'y avait pas d'irrégularité avec le contrat (3), Ecomouv n'avait pas réussi à diffuser de manière large les boîtiers de contrôle qui devaient interagir avec les fameux portiques. 
De toutes façons, l'Etat, qui joue avec l'argent des contribuables, n'a t-il pas le temps pour lui, face à une entreprise qui doit rembourser ses fournisseurs et payer ses salariés ? 

Il n'y a pas un jour, pas une situation qui ne cesse de prouver que les entreprises ont raison de ne pas avoir confiance en l'Etat. Que ce soit des petits entrepreneurs qui livrent des ministères et se retrouvent étranglés par les délais de paiement (l'Etat les réforment pour les autres mais jamais pour lui) ou des grands groupes qui voient les règles du jeu changer en cours de match, tous les acteurs sont touchés. 
Comment voulez vous, dans ce contexte, que la parole de gens comme Sapin ou Royal, soit entendue, et que des dispositifs comme le CICE puissent avoir de l'effet ? 

Ecomouv aurait pu être à ce début de XXIeme siècle ce que les fermiers généraux étaient au grand siècle français. On sait ce que ces derniers sont devenus. Entreprises : l'Etat vous propose un partenariat public privé ? Fuyez, vous n'êtes pas des partenaires égaux !




(1) Ecologie Libérale Ecotaxe : quand Marie-Segolene Royal se moque de nous 13 octobre 2014
(2) Wikilibéral Capitalisme de connivence
(3) L'Opinion Ecomouv’ : ces vérités inavouables 7 novembre 2013

mardi 22 juillet 2014

Tuez le messager !

Pour Pierre Gattaz, le patron du Medef, "la situation du pays est catastrophique", "proche de la liquidation". L'interview du Figaro a été largement commentée, du Parisien à RTL, en passant par Mediapart. Les réponses les plus épiques et surréalistes sont sans doutes celles de Jean-Claude Mailly, de Force Ouvrière (1), ou inénarrable Christian Eckert (2)  

Mais que répond François Hollande, le Président de la République ? Que Pierre Gattaz a raison ? Que quand on est à presque 100% de dette/PIB, 4% de déficits publics, 0.5% de croissance, 3 millions de chômeurs, on essaye de faire profil bas et on réfléchit à sa politique ? 
Non. Il affirme que Pierre Gattaz doit changer de ton.



Hollande a texto dit à des journalistes "Ce n'est pas la première fois qu'il a ce type de déclarations. Il y a un problème de langage, ce langage-là doit changer."

Déjà, sur la forme, chacun reconnaîtra le "baisse les yeux" caractéristique des gens au profil agressif qu'on peut parfois croiser dans les couloirs du RER ;-) ou à l'Assemblée Nationale (4). De quel droit le Président de la République intime t-il l'ordre à Pierre Gattaz de changer de langage ? Du droit du plus fort ? 





On l'a bien compris. Au sein de l’exécutif en mode panique, l'heure est à l'invective plus qu'au débat de fond.

Ensuite, sur le fond, justement, on se rend compte à quel point le Président Hollande se moque du monde. Partons du principe que le Président de la République, diplômé d'HEC et de l'ENA, certes socialiste donc dogmatique mais néanmoins doté de deux yeux, deux oreilles et un cerveau, sait lire et écouter, notamment les chroniques de sa nouvelle conseillère, Laurence Boone (5). Gageons aussi le fait que François Hollande a entendu les prédictions économiques de son ami Dominique Strauss-Kahn (6). Autrement dit, même si Hollande et ses ministres en charge des affaires économiques, Valls, Montebourg et Eckert, n'ont pas (re)lu Hayek (7), ils ne peuvent pas ne pas savoir que le rôle de l'Etat doit se limiter au fait de mettre en place un environnement économique, fiscal et social favorable aux entrepreneurs, et non pas tenter de diriger l'économie ou même de favoriser la croissance économique.


Toutefois, la prise de parole de François Hollande permet de rappeler que Pierre Gattaz, lui aussi, a un énorme problème : non seulement il a fait une énorme erreur de communication, avec son badge "1 million d'emploi", mais il a aussi et surtout un problème de représentativité. 
En effet, le Medef a beau être une association d'entrepreneurs (plutôt à la tête d'entreprises plus grosses, plus anciennes et moins dynamiques que ceux d'autres organismes patronaux comme la CGPME ou Croissance Plus), il n'est pas aux entreprises ce que le ministère de la fonction publique est aux fonctionnaires; Pierre Gattaz aura beau négocier tous les pactes du monde, le Medef n'a aucun moyen de forcer ou même d'inciter les entreprises à créer un million d'emploi, ou même 10 000. Les emplois ne sont pas un but des entreprises, ce sont des moyens. Le but des entreprises est de faire du profit. Créer des emplois sont un des moyens, parfois, pour parvenir à ce but. Ni Gattaz ni Hollande ne peuvent ignorer cela. 

Autrement dit, Hollande donne à Gattaz l'importance qu'il n'a pas, pour se dédouaner à l'avance de l'échec 100%  prévisible du pacte de responsabilité. Cette stratégie du bouc émissaire, disons le, est un peu cheap. Pourtant, Hollande avait le choix d'une autre stratégie. Il pouvait par exemple choisir d'arrêter le massacre ultra étatiste, plutôt que de continuer à ménager la chèvre et le chou. Mais il est clair que jusqu'à présent, le président Hollande est en droite ligne avec sa campagne électorale de 2012, fondée sur le mensonge et la politique de l'autruche. La seule chose qui "rassure", c'est qu'en 1979, le Royaume Uni était dans un état voisin de celui de la France de 2014. Alors, même si le Président Hollande choisit de tuer le messager Gattaz et de mettre la poussière sous le tapis, certes les problèmes ne disparaîtront pas, mais les solutions non plus. les solutions, on les connait. Elles s’appellent liberté pour les entrepreneurs.



(1) L'Express l'Entreprise Mailly (FO): Gattaz se situe "entre thatchérisme et poujadisme" 21 juillet 2014
(2) Public Sénat Situation économique de la France «catastrophique» ? 21 juillet 2014 

mardi 4 mars 2014

Pacte de responsabilité : Hamon veut « baisser le coût du capital »

C'est fou comme même sur les bonnes idées, le gouvernement socialiste arrive à sortir des énormités. 
Exemple : Pacte de responsabilité : Hamon veut « baisser le coût du capital ». C'est rapporté par le Monde, Libération ou Boursier.com
Qui peut être contre n'importe quel juste prix ? Et si le capital est trop cher, en effet, son coût doit baisser. 

Seulement, lisons avec attention les propos de Benoit Hamon. Il dit, pour établir une relation entre pression des dividendes et cout du capital, ceci : 
« Jusqu'en 2008, les entrepreneurs allemands se sont serrés la ceinture puisqu'ils ont consenti une baisse des taux de distribution de dividendes de 10%. Pendant la même période, les chefs d'entreprises français faisaient quoi ? Il augmentaient les distributions de dividendes de 50 % »« Si les marges des entreprises sont plus basses aujourd'hui qu'elles ne l'étaient auparavant, c'est aussi qu'il y a une captation des marges par la distribution des dividendes. »
Hamon nous dit : pour restaurer la rentabilité des entreprises françaises (et donc leur compétitivité), il faut que les entrepreneurs baissent leurs exigences de rémunération sur le capital, à savoir les dividendes. 
Or, ce que raconte Hamon n'a pas de fondement sur le plan de la théorie comptable. Pire, c'est de la com politique qui accrédite des thèses d'extrême gauche et induisent en erreur des non spécialistes des entreprises. Autrement dit, en parlant d'un sujet sérieux, Hamon fait en fait un clin d'oeil électoraliste à la clientèle de Mélenchon. 
Benoit Hamon ne peut pas ignorer comment on calcule une marge.
bourde journaliste france 2 allemagne 640x316 Un journaliste de France 2 confond lAllemagne avec le Royaume Uni
S'il ne le sait pas, il peut aller sur Wikipedia, sur Impots Gouv.fr ou sur la finance pour tous. Ainsi, il apprendra qu'une marge opérationnelle, c'est le chiffre d'affaire d'une entreprise ("ses ventes") moins ses coûts opérationnels, à savoir : le cout d'achat des marchandises, les salaires et charges sociales, principalement. Les dividendes (et même les frais financiers) n'interviennent pas du tout dans le calcul des marges opérationnelles
Benoit Hamon ne peut ignorer non plus que les dividendes sont une fraction des bénéfices. Si cette fraction est de 0%, l'entreprise garde tous ses bénéfices pour renforcer ses fonds propres et, pourquoi pas, réinvestir. Si ce taux est de 100%, l'entreprise distribue tous ses bénéfices à ses actionnaires. Notons que quand l'Etat investit dans une entreprise, le taux est plus souvent au dessus de 50% qu'en dessous. Un hasard sans doute ...(1)
Bref, à partir du moment où Benoit Hamon utilise des raisonnements faux pour étayer ses conclusions, on comprend ce que ces dernières valent. 
Evidemment, se poser des questions sur le coût du capital évite de se demander si les charges sociales sont juste beaucoup trop élevées en France par rapport à ce qu'elles sont en Allemagne, par exemple. 
Décidément, le gouvernement donne tous les jours une raison au Medef pour qu'il refuse purement et simplement le "pacte" de responsabilité ...



(1) Contrepoints L’État actionnaire, un actionnaire impitoyable 8 décembre 2012



Sur le même sujet 

Stupide pacte de responsabilité, un post du 14 février 2014
Près de la moitié des TPE ne connaissent pas le Pacte de responsabilité 21 février 2014

vendredi 21 février 2014

Près de la moitié des TPE ne connaissent pas le Pacte de responsabilité

Or, les TPE, entreprises de 0 à 19 salariés, au nombre de 2,4 millions, représentent 96,8% du nombre total d'entreprises en France. 
Cette évidence, prenons-en le pari, surprendra les autorités politiques. Pourtant, il n'y a rien d'étrange à cela. 
Déjà, être dirigeant d'une TPE, c'est se concentrer sur l'activité de son entreprise au jour le jour tout en essayant d'être à jour avec les obligations administratives et fiscales existantes. 

Ensuite, dans l'esprit de Hollande, Ayrault & co, il existe une sorte d'entité appelé le patronat à la tête duquel on trouverait le patron du Medef, celui ci étant en capacité de diriger l'action des entrepreneurs. 
Mais rien n'est plus inexact. Le patron du Medef n'est pas aux chefs d'entreprises ce que le ministre de la fonction publique est aux fonctionnaires. Le Medef n'a aucun ordre à donner aux chefs d'entreprises.

De plus, il suffit de se rendre sur le site web du Gouvernement pour comprendre que le Pacte de responsabilité est une sorte de projet, sans décisions actées pour l'instant, et qui ajoutera de la confusion au magma administratif et fiscal qui caractérise l'environnement juridique français.  

En conclusion, que les autorités politiques se rassurent. Les entrepreneurs seront assez vite au courant du pacte de responsabilité. Quand ils recevront des avis d'imposition et autres appels à cotisations. 

vendredi 14 février 2014

Stupide pacte de responsabilité

Que se passe t-il quand des incompétents en économie prennent le pouvoir ? Ceci :


des parfaits ignorants, qui répètent en boucle les éléments de langage gouvernementaux, faute de réflexion propre fondée sur le réel.

Oui, Pierre Gattaz et sa par ailleurs très critiquable organisation, le MEDEF, a eu raison de dire qu'il ne pouvait pas y avoir de contreparties au pacte de stabilité, car le "patron des patrons"


  • est à la tête d'une organisation qui représente un nombre réduit d'entreprises françaises
  • n'est pas le chef des entrepreneurs, mais l'animateur d'un de leurs mouvements
  • n'a pas le pouvoir de décider, à la place des entrepreneurs, où et pourquoi il faut créer des emplois. 

Que le gouvernement veuille baisser le taux de prélevements obligatoires, c'est bien. Mais il ne saurait être question de pacte.

lundi 20 janvier 2014

Comment l'Etat peut-il justifier son entrée au capital de PSA ?

Si on en croit l'Expansion ou Le Monde, le conseil de surveillance de PSA Peugeot-Citroen a validé un schéma de recapitalisation du groupe prévoyant une entrée au capital de l’Etat français et du constructeur chinois Dongfeng. PSA augmenterait son capital de 3 milliards d’euros, dont 800 millions apportés par l’Etat et autant par Dongfeng. 

Comment est-ce possible ? Comment et pourquoi, si on en croit le Monde, l'Etat a pu insister, contre la volonté de la famille Peugeot, pour investir de l'argent public (notre argent) dans cette entreprise ? 
Rien n'est encore annoncé par Bercy ou par PSA. Mais posons nous la question numéro un : pourquoi investir 800 millions d'euros dans une entreprise dont les ventes ont chuté de 4% l'année dernière ? 
Que dire aux 63 000 entreprises qui ont fermé l'année dernière ? Que c'est la loi du plus gros  et qu'ils n'avaient qu'à ne pas être des PME ? 

On nous dit que l'Etat veut conserver l'outil de production de Peugeot en France. C'est idiot. 

Déjà, chez Peugeot comme dans toute entreprise, ce sont les clients qui décident. En quoi les oukazes de Montebourg vont aider à vendre plus de 208, de RCZ ou de scooters Metropolis ? Même le président de la République préfère des véhicules italiens. 

Ensuite, l'Etat est aussi actionnaire de Renault, une entreprise qui ouvre des usines au Maroc, rachete des constructeurs low cost en Roumanie ou investit en Russie. Le succès commercial de Nissan Renault Dacia ne montre t-il pas que la stratégie a bien plus de poids que l'actionnariat, public ou pas ? 

Enfin, la France n'a pas d'argent. Vu ses déficits publics, il y a mieux à faire. PSA, aussi grosse soit-elle, est une entreprise qui doit soit faire des profits pour survivre, soit disparaitre. Les britanniques n'ont plus de constructeurs auto à proprement parler britanniques (Rover a disparu, Rolls est bavarois, Bentley est dans le groupe VW, Range Rover est indien), pourtant, ils n'ont jamais produit autant de voitures, plus que la France, en fait. Il n'y a pas besoin de nationalisme économique pour avoir des emplosi, juste du bon sens. 

Espérons donc vivement que cet accord échoue. Que Moscovici ou le maires de Poissy aient leur sort lié à l'opinion des employés de PSA ne doit pas nous faire accepter une hérésie pareille. 

mercredi 3 octobre 2012

#Geonpi Entrepreneurs, attention au corner !



Qui peut ne pas être d'accord avec Denis Payre ? Par contre, la où les #geonpi devraient se méfier, c'est quand l'UMP, notamment François Fillon, dit les comprendre. François Fillon est le socialiste de droite qui a inventé l'exit tax et abaissé le seuil de taxation des plus values au titre des cessions de titres.

En plus, Flamby Mollande François Hollande est, à défaut d'être un ami des entrepreneurs, un malin et un type intelligent. Comment interpréter l'annonce suivante relayée par les Echos : 'pigeons' : l'Elysée promet des aménagements aux entrepreneurs ? On sait déjà comment cela va se terminer : quelques annonces donneront l'illusion à l'opinion publique que Flamby Mollande François Hollande négocie (alors que les contraintes budgétaires ne s'y prêtent guère) alors que les entrepreneurs seront nécessairement insatisfaits. 

Il n'y a pas d'annonces à attendre d'un gouvernement pour qui la baisse de la dépense publique (donc le recentrage de l'Etat sur ses seules fonctions régaliennes) n'est même pas un sujet. Et il n'y a pas grand chose à espérer d'une personne qui a préféré être chargé de mission aux nationalisations de Mitterrand plutôt que développeur d'une franchise Mc Donald's au début des années 80.

Bien plus que la baisse des impôts  c'est la simplification administrative qui est la priorité ! Et puisque la discussion qui s'annonce est un marché de dupes, il convient de se servir des armes que la fonction publique elle-même utilise pour s'en sortir : 

  • recrutement massif de stagiaires
  • utilisation de ressources délocalisées
  • emploi des nombreux paradis fiscaux français, comme les Zones Franches Urbaines
  • usage intelligent des paradis fiscaux, par exemple grâce à des sociétés comme France Offshore
Il est parfaitement possible, en 2012, de vivre en France tout en conduisant un véhicule immatriculé au Luxembourg et en pilotant une entreprise basée à Tallin. 
Immoral ? Est-ce pire que la stratégie de l'Etat qui consiste à délocaliser le back-office de la SNCF, ou embaucher des précaires en grand nombre ?


Entrepreneurs, en attendant qu'une majorité politique pro entrepreneur établisse un code du travail simple et lisible, la stabilité juridique et fiscale et une flat tax basse sur tous les revenus, agissez en dépit d'un Etat déconnecté des contraintes réelles des gens. Il y avait des entrepreneurs en URSS, sous la péréstroika. Il peut donc y avoir des entrepreneurs en France en Normalie. Bref, soyez libres ! Ne vous laissez pas enfermer dans l'image du méchant !

Après avoir signé la pétition de la CGPME et après avoir manifesté dimanche devant l'Assemblée Nationale, agissez pour transformer votre pays, en donnant ou aidant les Libéraux d'Alternative Libérale, du Parti Libéral Démocrate ou du Nouveau Centre.