Affichage des articles dont le libellé est syndicalisme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est syndicalisme. Afficher tous les articles

jeudi 31 mars 2016

Grève de la RATP : les franciliens pris en otage, une fois de plus

Dans le cadre de la mobilisation de nombreux citoyens contre le projet de Loi Travail, dit loi El Khomri, les syndicats UNEF - UNL - FIDL - CGT - FO - FSU - Solidaires - FGAF appelent les français à manifester ce jeudi 31 mars 2016. 

Le préavis concerne les ports (dockers cégétistes qui coulent la France), la presse (subventionnée, contre le gré des contribuables), et les services publics RATP et SNCF,. 

l'impact risque d'être sévère, notamment en ce qui concerne les déplacements en Ile de France. 


Dans le métro parisien, 3 rames sur 4 sont prévues en moyenne. Sympa, notamment, pour les usagers de la ligne 13 !


Sur la ligne du RER A, la ligne de train la plus surchargée d'Europe, 1 train sur 2 est maintenu.
Sur la ligne B du RER, il y a également 1 train sur 2 programmé. De plus, il y aura des problèmes d'interconnection, un changement de train est impératif à la Gare du Nord afin de poursuivre un trajet en direction du sud ou du nord, d'après les informations communiquées par la régie.

Sur le RER C, seulement 1 train sur 3 est prévu en moyenne. Concernant le RER D, 1 train sur 2 est prévu, et, cherry on the cake. aucun trafic n'est assuré entre Gare de Lyon et Châtelet-Les Halles. Amis usagers du RER D, passez sur le RER A dans la section la plus chargée de la ligne !
Pour le RER E, il faut prévoir 1 train sur 2 en moyenne.



Sur les réseaux Transilien et TER, 1 train sur 2 est prévu en moyenne, mais les lignes J, R et U risquent d'être un peu plus perturbées.

Et évidemment, comme il y aura l'inévitable défilé syndical, de la Place d'Italie à Nation, en passant par la gare d'Austerlitz et Reuilly Diderot, le trafic des bus sera perturbé,, notamment dans le 12eme. 




Tout ceci tient vraiment de l'imposture la plus totale !


Les syndicats disent lutter pour le travail, et ils s'apprêtent à pourrir la journée des millions d'usagers des transports qui cherchent, justement, à aller travailler.  

Mais cette grève amène aussi quelques questions, à commencer par la plus importante :  les fonctionnaires doivent-ils avoir le droit de grève ?
En effet, on nous répète souvent que notre pays se caractérise par l'existence d'un filet social censé aider tout le monde, mais aussi et surtout par la disponibilité permanente d'un service public de qualité. C'est le fameux modèle social à la Française, et les célèbres services publics à la Française. 
Question :  pourquoi les fonctionnaires font-ils grève sur un sujet qui ne les concerne pas ? Le Code du Travail ne s'applique pas à la fonction publique. Sa réforme non plus, donc.
Est-ce que ça ne devrait pas être les 6 millions de chômeurs, qui devraient s'exprimer, et non pas les insiders retranchés que sont les salariés de la fonction publique ? 

D'autre part, quand avons nous oublié que le service public est censé être au service du public, mais qu'en revanche, il n'est pas forcé d'être géré par le secteur public, c'est à dire le gouvernement ? Mais dans la réalité, quel levier possèdent les citoyens, usagers et contribuables sur la fonction publique ? Ce levier est nul, nous le voyons bien un jour comme aujourd'hui.  Si quelques milliers de fonctionnaires oint choisi de bloquer l'Ile de France, des millions d'usagers, eux, subissent !

Du coup, se repose la question de la mise en concurrence de la RATP sur son marché clef, l'Ile de France. Et qu'on ne nous dise pas que cela n'est pas possible.
D'une part, la concurrence, la RATP connait, mais à l'étranger, à Londres notamment. D'autre part, le seul fait que la SNCF et la RATP se partagent l'exploitation de lignes de RER en Ile de France montre bien que plusieurs entreprises de service ferroviaire oeuvent bien exploiter une même infrastructure.

A long terme, le monopole ne tiendra pas, de toutes façons. Dès 2020, nous dit-on, les voitures autonomes arriveront, ce qui permettra d"individualiser et de flexibiliser au maximum les déplacements urbains. Mais, en attendant, combien de grèves faudra t-il supporter ?




lundi 20 avril 2015

"Il faut que les entreprises jouent le jeu" (@MarisolTouraine)

Avez-vous écouté Marisol Touraine, hier, sur BFM TV, interviewée par Apolline De Malherbe ? Quand on lit ce qu'elle a déclaré, on comprend mieux certains des problèmes dont souffre notre pays.
Il y avait une vérité dans ce que  Marisol Touraine a pu raconter :

En effet, dans la configuration actuelle, comme le rappelait le bloggeur le Duff (1), la situation est incertaine et bien que le pays soit à "droite", Hollande conserve toutes ses chances pour 2017. 

En revanche, la Ministre des Affaires sociales, de la Santé, et des Droits des Femmes a aussi déclaré ceci : "Il faut que les entreprises jouent le jeu", "et toutes ne remplissent pas leur part du contrat pour l'instant. Il faut les dirigeants d'entreprises "mettent les bouchées doubles" pour atteindre les objectifs du gouvernement" (2). Et là, c'est plus gênant. 

C'est plus gênant car des propos pareils ne peuvent trahir que deux attitudes : le cynisme ou l'incompétence. 
Soit Marisol Touraine ne croit pas ce qu'elle dit, et il ne s'agira finalement que d'un foutage de gueule de la traduction de la propension qu'ont les ministres (de droite comme de gauche) à prendre les français pour des idiots et des enfants incapables de supporter la vérité. 
Soit Marisol Touraine croit ce qu'elle dit, et là c'est plus grave, il s'agirait de la part d'une ministre d'une méconnaissance du réel. 

En effet, les entreprises ne sont pas la pour jouer un jeu, elles n'ont aucun contrat avec les autorités publiques et les dirigeants d'entreprises ne sont pas la pour permettre au gouvernement d'atteindre ses objectifs. 

Si vraiment des membres du gouvernement sont persuadés du contraire, c'est inquiétant. Du coup, on pourrait comprendre pourquoi ils pensent que quand ils négocient quelque chose avec le MEDEF, ils pensent négocier avec les entreprises. Mais le fait est que dans une économie libre, les syndicats patronaux ne peuvent pas être aux entrepreneurs ce que les syndicats de salariés sont à des fonctionnaires grévistes. Les entrepreneurs n'attendent de directives ni du MEDEF, ni du gouvernement.
Quand est-ce que le gouvernement comprendra que l'emploi n'est pas un but, mais un moyen des entreprises, et que par conséquent, il conviendrait d’arrêter aussi bien les "aides" que le matraquage ? 

Oui, il ne faut PAS aider les entreprises. Soit elles parviennent à survivre en faisant du profit et donc en satisfaisant leurs clients, soit elles doivent disparaître. Mais on ne voit pas très bien pourquoi (ni même comment) elles répondraient aux injonctions de Marisol Touraine ? 
Les entreprises ne recrutent pas pour le plaisir, mais parce qu'elles estiment qu'une telle action leur rapportera plus qu'elle ne leur coûtera, tout en ayant des risques limités. 
Or, l'instabilité juridique et fiscale fait partie de ses risques. 

On veut bien que Marisol Touraine ne soit pas au courant de ce genre de réalités assez basiques. Mais rien ne lui empêche de s'informer. 
Et si elle veut "aider", alors qu'elle coupe dans les "aides" (3) et autres "dispositifs de soutien".





Il n'y a qu'un environnement de stabilité juridique et fiscale, sur fond d’impôts faibles (et donc de dépense publique réduite) qui permettra de créer les conditions de possibles créations d'emplois. Rien d'autre.


(1) Le blog du Duff La victoire en trompe l'oeil 4 avril 2015
(2) BFM TV Marisol Touraine 19 avril 2015
(3) Contribuables Associés Les Enquêtes du contribuable "Le grand scandale des aides aux entreprises" (avril/mai 2015) 

dimanche 22 juin 2014

La CGT : en toute impunité ?

Des millions de Français pris en otage pendant 10 jours de grève purement politique dans les transports en commun, aucun résultat ni aucune sanction. Normal !



lundi 25 novembre 2013

Réforme fiscale : Ayrault rencontre les "partenaires sociaux"

Non, ce titre n'était pas une blague publiée par le Gorafi, mais bien une réalité (1).
Consulter les "partenaires sociaux" pour examiner les paramètres d'une réforme fiscale ... un peu comme si on faisait appel aux moniteurs de ski pour pour s'occuper de la réforme du droit de la pèche.

Le pire est que le premier ministre ne se cache même pas de prendre les personnes vraiment intéressées, les contribuables, pour quantité négligeable. 
Voici les organisations rencontrées : Force Ouvrière, la CFDT, la CFE-CGC, la CGT, la CFTC, l'UPA et le Medef. Autrement dit, en gros, les "organisations représentatives" (2) issues de la Seconde Guerre Mondiale (3).

Où sont Contribuables Associés ? Les Poussins ? les Pigeons ? Pourquoi Ayrault, mais aussi ses "adversaires" de l'UMP, l'autre parti socialiste, refusent de comprendre que la période des grands messes de la démocratie représentative ne fonctionne plus, et que le temps de la démocratie directe (4), celle qui marche en Suisse et ailleurs, est venu ? 
Certes, on peut refuser cette évolution, mais dans ce cas cela donne les Bonnets Rouges et autres manifestations auxquels les politiciens ne comprennent rien, faute de grille de lecture du XXIeme siècle. On peut essayer, comme l'Huma, de faire croire que les révoltes anti fiscales sont une "résurgence du poujadisme d'extrême droite" (5), mais c'est faire comme si 100% des français étaient politisés, alors que la moitié de la population s'abstient désormais de voter, puisque les résultats sont toujours les mêmes.  

Contribuables Associés revendique 200 000 membres, soit plus la plupart des grands partis politiques français ou d'abonnés à Libération ou le Monde. Ils ne sont pas représentatifs ? Apparemment non, et c'est sans doute la raison pour laquelle ils ne sont pas reçus par Ayrault (6).

Une chose est sûre :  le grand soir fiscal d'Ayrault coince avant d'avoir commencé (7). 

Nicolas Doze a lui une explication au comportement d'Ayrault : il s'agit d'enterrer l'écotaxe, sur laquelle l'actuelle majorité était pourtant d'accord. 




De toutes façons, il n'y aura pas de réforme fiscale sans baisse massive de la dépense publique et donc sans révision du périmètre d'intervention de l'Etat.


(1) Les Echos Coup d'envoi des consultations sur la réforme fiscale 25 novembre 2013
(2) Legifrance Arrêté du 30 mai 2013 fixant la liste des organisations syndicales reconnues représentatives au niveau national et interprofessionnel
(3) Wikipedia Représentativité syndicale en France
(4) Le Blog D.J et Liberté La démocratie est-elle compatible avec une société libre? 23 novembre 2011
(5) L'Humanité Bretagne: les Bonnets rouges siphonnés par l'extrême-droite 21 novembre 2013
(6) Contribuables Associés Remise à plat fiscale : Contribuables Associes doit participer à la concertation 21 novembre 2013
(7) L'Opinion Grand soir fiscal : ça coince déjà! 24 novembre 2013

jeudi 16 mai 2013

Article 1 : "toute référence à la durée du temps de travail est abolie"

Article 1 : "toute référence à la durée du temps de travail est abolie". 


Non, rassurez-vous, il n'y a pas de loi de ce genre dans les cartons. Le gouvernement socialiste de gauche
tient à ce que les hommes blancs bac / bac +2, entre 30 et 45 ans, syndiqués, employés salariés du public ou du CAC 40 (ou retraités), degôche, conservent les avantages liés aux 35 heures et aux rigidités de notre Code du Travail de plusieurs milliers de pages. Tous les autres, les jeunes, les femmes, les pauvres, les riches (au dessus de 4000 euros par mois), les entrepreneurs, les vieux, les non qualifiés, les surqualifiés, n'ont qu'à s'arranger. 


L'Expansion titre "La France continue de détruire des emplois, sauf dans l'intérim." - Un indice de plus que SMIC, 35 heures, CDD et CDI et la rigidité du code du travail sont bien des facteurs majeurs du chômage en ce pays. 

Que le Parti Socialiste ne fasse rien, c'est normal, il est dans une démarche électoraliste. Mais que l'UMP donne des leçons sur les 1 an de Flambysme Hollandisme, c'est d'un comique ! Les élus UMP, notamment celui qui trouve que à moins de 5000 euros par mois, on est un minable (lire L'oligarchie des incapables, un post du 6 janvier 2012), n'ont-ils pas eu la majorité à l'Assemblée et le contrôle de l'Elysée pendant 10 ans ? Pourquoi n'ont-ils pas tout simplement supprimé les 35 heures ? 

On nous dit souvent : le Code du Travail protège le pauvre et faible petit salarié, forcément exploité par les gros méchants capitalistes (de préférence anglo-américains). Question : est ce que la Suisse (40 pages de Code de Travail) est un far west ? 

Comme d'habitude, l'UMP et le PS sont d'accord sur l'essentiel : toujours plus d'Etat, toujours plus de lois.
Hervé Morin et les centristes de l'UDI avaient esquissé un début de reflux, en proposant en 2012 le retour aux 37 heures. L'idée y était, mais trop timide. Il faut supprimer toute référence à la durée du temps de travail dans le Code du Travail, et laisser les gens s'organiser librement avec les employeurs potentiels.



Egalement sur Agoravox