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vendredi 11 mars 2016

Le boucher de la rue de Meaux (75019) ou l'injustice de l'Etat "providence".

Un des grands arguments des étatistes de gauche comme de droite, pour défendre l'interventionnisme d'état, les impôts élevés, le rôle écrasant du service public étatisé et fonctionnarisé, la Sécurité Sociale monopolistique obligatoire ainsi que de manière générale l'état providence, c'est que, en France, personne n'est "laissé sur le bord de la route".

N'avez-vous jamais entendu des phrases du type "en France, on ne demande pas la carte Visa Gold pour se soigner, contrairement aux Etats Unis" ou "On est contre le chacun pour soi, on est pas des anglais" ou encore "Si tu aimes tant la Somalie ou le Bangladesh, pourquoi tu ne vas pas y vivre ?"

Vous aurez beau dire que, non seulement notre modèle social est payé à crédit (car déficitaire) donc non viable, ou que un français sur trois ne se soigne plus, faute d'argent, ou que bien que les HLM existent, le mal logement voire le non logement (SDF) est très répandu, bref, que le modèle social est réservé aux gens bien connectés (cadres moyens de la fonction publique, militants associatifs, diplômés du supérieur, PDG du CAC 40, chefs d'états étrangers, membres de partis politiques de gauche, syndicalistes, intellocrates) mais demeure une fiction pour les outsiders (pauvres, femmes, immigrés, retraités pauvres, jeunes sans qualification, auto entrepreneurs), il y a des chances pour que votre interlocuteur ne vous croit pas, et reste accroché à l'idée qu'en France, c'est vraiment une chance que de bénéficier du "filet de protection de l'Etat". 

Pourtant, l'histoire du boucher de la Rue de Meaux (1) , dans le XIXeme arrondissement de Paris, montre à quel point le modèle social français est injuste et non protecteur. Le modèle social français, c'est des gens qui paient, d'autres qui bénéficient, rien de plus. 
La rue de Meaux, vous connaissez. Elle est devenue tristement célèbre suite à la tuerie de Charlie Hebdo (1). Mais ici, il ne s'agit pas de terrorisme, mais de défaillance de l'Etat qui dit nous protéger. 
Jérôme Hallain, 33 ans, avait ouvert une boucherie artisanale dans la rue de Meaux (XIXe) à la mi-2012 et avait rapidement recruté deux employés (2). Il est typiquement le genre d'employeur que Hollande et la gauche devraient applaudir et célébrer.
Seulement, ce jeune chef d'entreprise a eu un problème de santé : après un diagnostic de cancer, il a souffert d'une tumeur germinale métastatique grave qui l'a empêchent de travailler. Il a du procéder licenciement des employés de la boucherie, fermer son commerce fin 2013, et les dettes et les impayés de loyer se sont accumulés.

Aujourd'hui, l'ancien entrepreneur va se faire expulser de son logement. L’artisan, qui n’avait pas répondu à une convocation du commissariat concernant le conflit pour loyers impayés qui l'oppose à sa propriétaire (il était hospitalisé le jour du rendez-vous), a reçu un courrier lui annonçant qu’il pourrait être chassé à la fin de la trêve hivernale. 

Est-ce que notre ancien entrepreneur, qui a donc crée des emplois, et généré des cotisations sociales, a droit à une aide ou à un HLM pour pouvoir continuer à habiter quelque part ? Non. 
Ce que la mairie de Paris lui propose, c'est de contacter les foyers de SDF pour voir s'ils n'auraient pas une place pour lui 

Si on admet l'idée qu'il est juste que la collectivité aide les gens en difficulté à se loger (idée contestable) et que chacun paie, par le biais du financement du système social pour cela, ne peut-on pas considérer que Jérome Hallain semble correspondre aux critères, en tout cas bien plus que Juppé et fils, Chevenement, le directeur général de la Fédération Française de Tennis, les cadres sups de Paris Habitat, les élus les Républicains du XVeme arr comme Louise Agathe Charpentier (4) ou les collaborateurs PS du XIIIeme ? 

Il ne faut surtout pas croire que nous sommes égaux, en Socialie, quand viendra le temps des difficultés. Et ce n'est même pas une question d'argent, mais avant tout une question de connections. Pour se soigner, il vaut mieux connaitre un grand ponte de la médecine. Pour se loger, avoir un contact chez les sénateurs maires. 
Voila pourquoi la privatisation du social est juste. D'une part, un système assuranciel privé, régulé par le marché, est plus juste qu'un système public opaque où chacun est forcé de cotiser, à perte. 
D'autre part, face à la faillite de l'Etat providence, qui, malgré tout, continue à spolier prélever, la meilleure protection est double : c'est la possession d'actifs réels, si possible hors de France, si il vous reste des économies après tous les prélèvements obligatoires, mais c'est aussi, évidemment les solidarités réelles, comme tous ces parisiens qui veulent se mobiliser pour aider le boucher de la rue de Meaux. 

Sur le plan politique, la proposition du député les Républicains Hervé Mariton, privatiser les HLM, prend tout son sens.





(3) Libération Ces locataires de HLM qui font scandale 21 décembre 2007
(3) Municipales 2014 à Paris Ces élus du XVe arrondissement logés dans le parc social 9 avril 2015

lundi 1 février 2016

Paris Habitat, ou l'allégorie du socialisme

On nous vante tellement souvent la qualité du modèle social français (malgré ses 6 millions de chômeurs et ses 8 millions de pauvres) et bien qu'il soit payé à crédit. 
On nous loue la dévotion des acteurs du secteur public, comme si ces hommes et ces femmes n'avaient pas leurs objectifs propres, à commencer par le fait d'avoir un boulot, qui plus est plus sûr que la moyenne. 
On nous affirme qu'en France, la République ne laisse tomber personne, grâce à ce modèle de solidarité vieux de 70 ans qui, payé à crédit, est censé être aux antipodes du chacun pour soi et de l'avidité notamment du secteur marchand. 

Et pourtant !

Paris Habitat, le premier bailleur social d'Ile-de-France, est épinglé pour ses "largesses salariales" par la presse. On a en effet appris que week end que : 


  • en 2015, chaque salarié de Paris Habitat a touché une prime de 200 € pour le féliciter de la certification ISO de Paris Habitat.
  • un salaire de directeur avoisine 7 000 € par mois, un DG adjoint émarge aux alentours de 9 000 € net, voire plus. 
  • Le directeur général, Stéphane Dambrine, dont le salaire atteint des niveaux quasi inconnus dans le public (200k€ par an), bénéficie aussi d'un discret parachute doré — 500 000 € — en cas de licenciement.
  • L'un des DG adjoints de Paris Habitat, qui émarge à 9 000 € net par mois, bénéficie depuis quinze ans d'un logement aidé dans le parc de Paris Habitat. 
Autrement dit, dans cet établissement public industriel et commercial (EPIC) qui ne fait rien à part gérer la pénurie de logements en région parisienne, il y a de l'argent, suffisamment pour payer royalement les salariés et le management, et il y a suffisamment de flou pour que les quelques inspections que Paris Habitat a du subir valident le fonctionnement sans réserves, ou presque. 

Pourtant, l'onglet "qui sommes nous" du site web de Paris Habitat est formel : il insiste sur le fait que cet acteur majeur du logement social à Paris et en proche banlieue (123 000 logements) promeut "la solidarité pour tous" et se veut "exemplaire dans ses pratiques". 

Alors, que s'est-il passé pour qu'on en arrive là ? 

Des éléments de réponse se trouvent dans le rapport annuel de Paris Habitat. Le premier point, c'est la Conseil d’administration de Paris Habitat : des élus de la ville de Paris, des représentants d'associations ... on se demande bien comment le conseil d'administration peut sérieusement envisager de contrôler et sanctionner ceux avec qui ils travaillent par ailleurs, sans même parler des subventions. 
D'autre part, regardez les chiffres consolidés du compte de résultat ? Vous n'avez rien compris aux comptes de ce hedge fund immobilier qui a fait 85 millions de profits en 2013, en comparaison d'une marge brute totale de 509 millions ? Vive l'exceptionnel, comme disent les comptables, mais aussi la baisse des investissements ! Et ça, c'est lié au mélange de missions de service public et d'activités classiques de promotion. Mais si il n'y avait que ça.

En effet, Roger Madec, président de Paris Habitat, vous savez, celui qui coupe le courant quand une question de la presse ne lui plait pas, a prouvé son sens des économies. 

Car le plus drôle, en ce qui concerne cet organisme social, est qu'il se comporte vis a vis de ses sous traitants comme la plus vile des multinationales du CAC 40. Pendant que les DG se versent des salaires élevés, ils présurent les salariés de l'entreprise chargée du  nettoyage des parties communes des HLM. Les salariés de OMS, le sous-traitant en question, ont fait une grève de 3 mois, parce que le montant du marché fait que l'employeur est forcé de faire des économies sur les équipements de protection et de sécurité. Mieux : Paris Habitat pouvait-il ignorer que les employés du sous traitant étaient pour partie des sans papiers ? 
Autrement dit, Paris Habitat prouve que les fonctionnaires et autres acteurs de l'économie sociale n'ont rien à envier à Goldman Sachs. Seulement, à Wall Street, ils ne cachent pas leur avidité, et ils ne se cachent pas derrière une pseudo orientation sociale.

La réponse de Roger Madec, président de Paris Habitat, est claire : les rapports d’inspection successifs (MIILOS, Chambre Régionale des Comptes, Inspection générale des Finances, Inspection Générale de la Ville de Paris) n’ont relevé ni irrégularités ni excès dans la rémunération des personnels de Paris Habitat. De plus, la remarque du communiste Ian Brossat sur le salaire du directeur général est éloquante : il a déclaré "Ces salaires sont conformes au secteur du logement social". 

Autrement dit : circulez, ya rien à voir !

Le socialisme, surtout celui version ferme des animaux avec certains plus égaux que d'autres, peut durer tant qu'il y a l'argent des autres pour le financer.
Tant que nous accepterons à la fois le socialisme et le concept de HLM, il n'y a pas de raison que les choses changent chez Paris Habitat. Et a propos d'acceptation, écoutez le silence de l'"opposition" Les Républicains-UDI !

vendredi 31 juillet 2015

Réguler les loyers à Paris, refuser le réel

Demain, les propriétaires parisiens auront l'obligation de se soumettre aux dispositions de la loi ALUR et du décret n°2015-650, paru au Journal officiel le 10 juin 2015 (1). 

Réguler les loyers ... faut vraiment être très loin du réel pour avoir une idée pareille. Parce que, rappelons quelques évidences : un loyer, c'est quoi ? C'est bien un prix. C'est, dans le cadre d'une relation librement consentie entre un propriétaire et un locataire, une somme d'argent versée par l'un à l'autre en échange du droit d'occuper un logement ? 

Mais pourquoi le propriétaire loue t-il ? Par altruisme ? Non. Il loue car il pense que son bien peut lui rapporter. 
Et pourquoi les loyers sont-ils plus élevés à Paris qu'à Roubaix ou à Tulle ? Est-ce que les propriétaires sont plus méchants dans la capitale ? Non, c'est simplement le résultat de l'offre et de la demande : il y a plus de gens qui veulent habiter à Paris qu'à Roubaix ou à Tulle. 

Mais, avec ces loyers élevés, est ce que les propriétaires parisiens se gavent, au moins ? Même pas. 


Même s'il vaut évidemment mieux recevoir un loyer, quand on possède un bien immobilier, plutôt que ne rien recevoir, les rendements ne sont pas élevés dans la capitale. 

Autrement dit, peut etre que cette loi est un mauvais coup contre Paris, une ville qui a pourtant besoin d'investissement immobilier, pour autant que le foncier soit disponible. 

La Fondation Abbé Pierre nous dit que cette loi ALUR, c'est "enfin de l'action contre la crise du logement" (3). Mais ne comprennent-ils donc pas que, plus on régule le logement, plus la barrière à l'entrée est haute, et plus les propriétaires seront enclins à demander des garanties et des documents sur les postulants locataires ? 
La garantie des loyers, certes, mais que répond la Fondation Abbé Pierre à celles et ceux qui n'ont pas de garants, pas de fiches de paie, pas de sceau de l'Etat au bas d'un contrat d'embauche au sein de la fonction publique ? 

Le réel, il est la : la demande en logement à Paris demeure forte. Les arrangements avec le réel ne peuvent se faire qu'au détriment des faits. Et les faits, c'est que sur le territoire des 105 km² de la capitale, la demande en logement est croissante face à une offre relativement stable. 





(3) Le Monde Agir enfin contre la crise du logement 28 juillet 2015

jeudi 2 juillet 2015

Mixité sociale : la "droite" parisienne prise au piège de son penchant socialiste

Sacrés soi-disant droitards !
Faute de formuler une alternative claire à la politique menée par le Parti Socialiste, ils en sont réduis, en plein conseil municipal, à élever la voix contre les "staliniens" qui pratiquent une politique "dogmatique" en matière de logement (1). 
L'objet de la discorde : les HLM dans le XVIeme arrondissement. Le communiste Ian Brossat est fier de pouvoir en implanter. 

Il est vrai que si on considère que la loi SRU est légitime et que, deuxième condition, les arrondissements parisiens sont, en ce qui concerne le logement, des villes à part entière, alors force est de constater que le seizième arrondissement n'est pas un bon élève du logement social. 


Source : APUR
Alors que 36% des logements du XIXeme sont des HLM, cette proportion tombe à moins de 3% dans le XVIeme.


Pourtant, les critiques du parti Les Républicains contre la politique du Parti Socialiste et du Parti Communiste à Paris tombe un peu à plat, faute de s'attaquer au coeur du problème : l'existence du concept de LM, une hérésie. 

A t-on vu la "droite" parisienne expliquer, lors de la dernière campagne municipale, qu'il fallait remettre en cause la loi SRU et l'existence du parc HLM ? Non. Trop soucieuse de courir après le PS, et désireuse de ne pas faire de vagues, elle a préféré faire profil bas sur le sujet, dont on sait pourtant qu'il a contribué à la victoire d'Hidalgo (2). 

Un logement, c'est quoi ? Citons Wikipedia : Un logement, C'est un local, un appartement ou une maison et plus généralement tout endroit où une ou plusieurs personnes peuvent s'abriter, en particulier pour se détendre, dormir, manger et vivre en privé. C'est un endroit pour s'abriter (héberger) le jour et la nuit.
Et un logement social, c'est quoi ? Un logement social est un logement destiné, à la suite d'une initiative publique ou privée, à des personnes à revenus modestes qui auraient des difficultés à se loger sur le marché privé. L'expression sert aussi à désigner le secteur économique constitué par ce marché immobilier et les politiques d'économie sociale qui président à son administration.

Première erreur de la "droite" : penser qu'il faille aider les personnes à revenus modestes qui auraient des difficultés à se loger sur le marché privé.
Si on reprend la pyramide des besoins selon Maslow, le logement, certes indispensable, vient néanmoins, dans la hiérarchie des besoins auxquels les êtres humains sont confrontés, directement derrière les fonctions vitales, telles que se nourrir. Or, depuis l'échec de l'expérience communiste, personne ne songe sérieusement à nationaliser l'agriculture, Danone, Auchan et Carrefour pour que l'Etat s'assure que chacun mange. Pour se nourrir, une fonction vitale, on fait confiance au marché et à ses millions d'intervenants décentralisés, du producteur de semences au caissier du magasin. Alors pourquoi le logement devrait sortir de ce schéma ? 

Si des parisiens n'arrivent pas à se loger dans Paris, pourquoi les aider alors qu'ils peuvent tout simplement déménager pour aller plus loin ? 

Deuxième erreur de la droite : souscrire au concept de mixité sociale. L'idée du PS, c'est que le logement social permet aux "pauvres" de vivre aux cotés des "riches". Mais qui a dit que les différents groupes sociaux aient envie de se méler ? 
Pas les pauvres, en tout cas, ni les riches, pour peu que l'on puisse adopter une typologie aussi simpliste. 
Quand les habitants de HLM s'installent dans le VIIeme ou le XVIeme, ils ne font pas leur course à Passy ou rue Cler, ils prennent le métro pour trouver des produits moins cher. Et oui, habiter quelque part ne fait pas tout, encore faut-il que l'environnement ne soit pas hostile. 
On peut d'autant plus rire quand on évoque la question de la mixité sociale quand on reprend toutes es stratégies que les plus informés mettent en oeuvre pour éviter à leur enfant la mixité scolaire. Entre les options rares, les classes spéciales ou carrément les écoles privées, n'est ce pas la caractéristique des CSP+ de gauche, pas forcément ultra fortunées mais à fort capital intellectuel, que de penser que leurs enfants n'ont pas à subir les volontés niveleuses de l'Education Nationale ? Il ne s'agit pas de blâmer ces parents, mais juste de voir les choses en face : la mixité sociale, personne n'en veut (3). 

Troisième erreur de la droite : valider l'idée de mixité sociale se fait par arrondissement. C'est vrai, pourquoi ne pas chercher à affiner le concept, et vérifier que dans chaque rue, voire dans chaque immeuble, il y a maximum 40% de diplomés de l'enseignement supérieur, 10 ou 15% de gays, 52% de femmes, 10% de maghrébins, bref que chaque immeuble reflète bien la sociologie de l'Ile de France ? Mieux, pourquoi ne pas bloquer les mariages de CSP + (4) ou de CSP +++, afin de s'assurer que la mixité sociale s'applique aussi aux familles ? 

Résumons nous : les HLM sont une arnaque sur le plan intellectuel. Ils octroient un pouvoir démesuré au politique, et ce au détriment des contribuables. De plus, des gens qui y résident n'ont rien à y faire. L'avantage qu'il implique est tel qu'il fait l'objet de trafics. 
Si la droite était vraiment une opposition, elle proposerait la seule idée qui vaille : privatiser ces logements sociaux, en les proposant à la vente à qui veut, à commencer par leurs actuels occupants. 




(1) Municipales 2014 à Paris #HLM : affrontement Goasguen-Brossat en #Conseil de Paris 2 juillet 2015
(2) Challenges Et si la résistance du PS à Paris s'expliquait par... ses HLM ? 31 mars 2014
(3) LPL La mixité sociale, personne n'en veut 28 mars 2012
(4) Le Parisien Paris : Anne Hidalgo a marié Emmanuelle Cosse et Denis Baupin 20 juin 2015
(5) Le Parisien Anne Hidalgo va marier Pierre Moscovici 3 juin 2015




Sur le même sujet 


La question du logement à Paris, un post du 16 novembre 2011

Privatiser pour en finir avec le scandale des HLM, un post du 23 mars 2012
Pas surpris par l'affaire Philippe Kaltenbach (sénateur maire #PS de Clamart) ...! 5 aout 2013
Affaire #FrigideBarjot & scandale des HLM parisiens : tous les vendre, au prix du marché. 18 septembre 2013
S'opposer à l'idée de logement social à Paris, oui et alors ? 19 décembre 2013
#MUN75003 - Affaire de HLM donnés à des cadres sups de la FFT ? Quelle surprise ! 20 février 2014
Contrôle des sous-locations de HLM parisiens : hypocrite mais bienvenu ! 7 mars 2015

jeudi 18 juin 2015

Et maintenant, une loi anti discrimination des pauvres !

L'enfer législatif est pavé de bonnes intentions. Vous le saviez déjà. Mais avez vous vu la dernière idée des sénateurs ?  Le Sénat a reconnu ce jeudi que la pauvreté pouvait être un critère de discrimination, en adoptant un projet de loi d'un sénateur socialiste. (1)

Cela fait des années qu'ATD Quart Monde dénonce l'existence de cas dans lesquels les pauvres (2). Les cas les plus connus, ce sont ces affaires où des médecins refusent de soigner des gens qui sont couvert par le dispositif CMU. 

ATD Quart Monde nous apprend également ce qu'on savait intuitivement, à savoir le fait que dans des testings de CV, quelqu'un qui a, dans son parcours, été dans une structure d'insertion sociale par le travail, est discriminé. Autrement dit, les emplois jeunes enferment leurs bénéficiaires mais ne leur permettent surement pas de s'insérer.




Alors, face aux refus de soin ou face aux discriminations diverses et variées, fallait-il légiférer ? 
Le législateur propose de punir de peine de prison et d'amendes les auteurs de telles discriminations. L'intention, lutter contre les discriminations, est louable, mais dans un pays qui comprend entre 5 et 8 millions de pauvres selon l'INSEE, soit autant de victimes potentielles, qui peut croire que l'on va pouvoir lutter contre cela ? 
Va t-on mettre en prison les sans doute milliers de médecins qui discriminent ? Forcer les employeurs à embaucher, surtout s'ils ont le choix des candidats ? 

Evidemment, c'est trop compliqué pour des socialistes (de gauche comme de droite) de reconnaître quelques vérités simples : d'une part, les dispositifs publics censés aider les gens tombent souvent à coté de leur objectif, de manière intrinsèque, car l'intervention publique introduit toujours de la complexité (papiers à remplir, critères à respecter, administrations à contacter ...). Or, tout le monde n'est pas adepte du "pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?"
D'autre part, les dispositifs d'aide sont effectivement des marqueurs sociaux (pensez aux tickets de rationnement que l'UMP proposait en 2010) et c'est exactement pour cela que, quand ils ont encore le choix, les pauvres n'en veulent pas (3). Et oui, eux aussi ont leur dignité. 

La meilleure lutte contre la discrimination, c'est une politique pro business, qui permettra de revenir à de meilleurs niveaux d'emploi. Quand les employeurs auront épuisé le stock de candidats 100% désirables (la bonne adresse, la bonne apparence, le bon sexe), alors ils se tourneront vers les autres. Quand à la lutte publique anti pauvreté, elle est inutile tant que les politiciens n'auront pas compris qu'il faudrait passer d'une logique centralisée de stock à une logique décentralisée de flux. Evidemment, cela présuppose un certain nombre d'actions (4) que des étatistes ne sont pas près de mettre en oeuvre ...




(3) Le Parisien Libéral Tickets de rationnement pour les pauvres : stop ! 16 août 2010 
(4) Contrepoints « Mort aux pauvres ! » 4 mars 2015

jeudi 26 mars 2015

Le fichier "coups de pouce" des Hôpitaux de Paris ? Pas de surprises !

Avez-vous lu la nouvelle révélée par Rue89 ? 

Leurs journalistes ont mis la mis la main sur un fichier de l’AP-HP publié par erreur sur Internet. "Demandes d’emploi, de logement : ce document illustre la manière dont les élus interviennent auprès du service public"

L'AP-HP, c'est quoi ? 
C'est cet énorme organisme dont le conseil de surveillance est présidé par Anne Hidago, et qui gère plusieurs hôpitaux parisiens, dont le célèbre Hotel-Dieu, l’hôpital que  la maire de Paris s'était engagée à maintenir en activité mais qui va finalement peut-être fermer (2). 

Des milliards d'euros de budget, des connexions politiques, un parc immobilier de milliers de logement (3), et ce depuis des années (4) ? La tentation était sans doute trop forte, et les pressions inévitables. Il apparaît en effet évident que dans une ville où le logement est un des principaux problèmes des habitants, être en mesure de "donner des coups de pouce" est une source de pouvoir que nul ne se priverait d'exploiter.
Voila pourquoi le marché est le meilleur arbitre possible en matière de logement. La justice, n'est-ce pas que chacun puisse se loger là où il peut, en fonction de ses moyens, et non pas parce qu'il a une connexion avec tel ou tel politicien ?







Sur le même sujet 



samedi 7 mars 2015

Contrôle des sous-locations de HLM parisiens : hypocrite mais bienvenu !

25 ans après la chute du Mur de Berlin (1), il y a encore une extrême gauche communiste en France, et à Paris, capitale de la France, ces communistes collaborent avec le Parti Socialiste, celui qui donne des leçons anti extrémistes. C'est incroyable mais c'est ainsi ! Le Parti Socialiste peut s'allier aux communistes du FDG, par contre si l'UMP tentait ne serait-ce que d'envisager une collaboration avec les nationaux socialistes du FN ...

Cette collaboration PS-FDG se matérialise notamment par la présence de Ian Brossat aux cotés d'Anne Hidalgo, en tant qu'adjoint au logement. Ian Brossat, vous savez, c'est celui qui, sans doute inspiré par l'architecture et l'urbanisme soviétiques, aurait bien rasé le Sacré-Coeur, ça pose le personnage. 

Pourtant, l'executif parisien a pris une décision de bon sens cette semaine : lutter contre la sous-location de HLM. 


En effet, chacun comprend que l'existence même de HLM est un scandale : étant donné que le logement représente le premier poste de dépense de la plupart des ménages, pourquoi le contribuable devrait aider certains à se loger, tout en subissant un coût d'opportunité énorme et en contribuant à raréfier l'offre libre ? De plus, les HLM sont, on le sait, un instrument de clientélisme. 

Néanmoins, si on admet que ce scandale puisse exister, alors force est de constater que le scandale dans le scandale, la sous location de HLM, doit cesser. Il était en effet temps que la Mairie de Paris rappelle aux titulaires de baux HLM que sous-louer son HLM en cas de vacances,  déménagement ou de mutation professionnelle risque de coûter très cher aux occupants en titre (4) !
Mais en même temps, qui peut reprocher à des locataires de HLM de se comporter de la sorte ? Le logement est un bien rare et cher, et une fois qu'un HLM est attribué, il n'y a plus de contrôles. Les ministres et autres députés qui ont été logés dans un logement du parc social de la ville de Paris, de droite comme de gauche, UMP comme PS, en savent quelque chose !
Le contrôle des sous-locations de HLM parisiens est donc une bonne idée. Il se trouve néanmoins que exécutif parisien et sa majorité socialo-communiste est vraiment hypocrite pour le coup. En effet, comme le rappelle l'élu d'opposition Pierre-Yves Bournazel (UMP), Ian Brossat jugeait, il y a peu de temps, le phénomène de sous-location "marginal" et qu'il n'y avait pas lieu de prendre des mesures. 


C'était le 1er octobre 2014 que la majorité socialo-communiste n'était pas inquiète (5) !

Il y avait beau y avoir les petites annonces, voire les récits que tous les parisiens peuvent entendre, dans leur entourage, de locataires de HLM, bénéficiaires de minima sociaux, qui n'habitent carrément plus dans la capitale mais ont transformé leur bail en business rentable, mais non, la majorité ne voulait rien entendre, ou plus exactement, elle refusait l'idée que l'opposition puisse formuler une remarque de bon sens. 

Au delà même du fond de l'affaire et de l'opportunité à faire le ménage, est-ce que les politiciens, de droite comme de gauche, peuvent comprendre que les français sont fatigués par leur cynisme et leur capacité à avoir des vérités successives, fonction de leur situation personnelle, dans l'opposition ou au pouvoir ? 

Anne Hidalgo peut-elle, par exemple, comprendre qu'il est inélégant, pour ne pas dire méprisable de rejeter l'idée qu'il faille faire des économies quand c'est Charles Beigbeider ou NKM qui le disaient (timidement, du bon des lèvres) puis reprendre cette idée à son compte quand il s'agit de voter un budget (6) ? 
A ce petit jeu de vérités à géométrie variable, le PS est champion, Hollande a montré l'exemple en 2012, même si l'UMP est quasiment ex-æquo. L’honnêteté intellectuelle semble définitivement interdite de séjour dans le débat politique ...

Il y a quand même un fait qui lui, demeure intangible, invariable, quelle que soit la couleur de la majorité : il n'est pas question de réduire l'emprise de l'Etat et du secteur public sur la vie des gens, et de ramener un peu de mécanismes de marchés dans des secteurs aussi soviétisés que le logement, pour ne prendre que cet exemple. Après tout, c'est pas cher, c'est l'Etat qui paye ! Et qu'on ne vienne pas nous dire qu'il faut bien que l'Etat l'occupe du logement car c'est un bien essentiel. Que l'on sache, se nourrir est encore plus vital pour l'Homme que d'avoir un toit. Pourtant, il ne viendrait à l'idée de personne, pas même des socialistes, de vouloir nationaliser Danone, Carrefour, Michel & Augustin ou Monoprix pour s'assurer que tout le monde ait de quoi manger ! De la à ce qu'un politicien dise les choses clairement, à savoir le fait que chacun devrait habiter là ou ses moyens lui permettent de louer ...

Le fait reste qu'il ne devrait pas y avoir de contrôle des sous-locations de HLM parisiens, tout simplement parce qu'il ne devrait pas y avoir de HLM tout simplement !




(3) Ville de Paris Paris lutte contre la sous-location des HLM 2 mars 2015. 
(4) Le Parisien Sous-location des HLM : la lutte est engagée 2 mars 2015
(5) Le Parisien Les sous-locations de HLM inquiètent l'UMP 1 octobre 2014

samedi 26 juillet 2014

Alors, les habitants de l'est parisien, les AirBnB ?

Parisiens, notamment les "bourgeois bohèmes" de l'est, avez-vous lu cet article du Point (1) ? Airbnb, Sejourning.com... À Paris, la mairie traque les propriétaires hors la loi !

D'après la loi, un propriétaire qui loue une résidence secondaire pour de courtes durées transforme de facto son logement en local commercial... Il existe donc un "Bureau de la protection des locaux d'habitation" qui est chargé de délivrer des autorisations pour louer son bien à des touristes.

Oui, vous avez bien lu. En République Populaire de France, un propriétaire ne peut pas faire ce qu'il veut de son appartement, tout comme il ne peut pas construire ce qu'il veut sur son terrain, d'ailleurs (une des causes, en ce qui concerne ce point, de la bulle immobilière (2)). 

Certes, les socialistes de droite n'ont jamais parlé de changer ces lois. Mais ce qui est certain, c'est que l'actuelle majorité municipale au pouvoir, qui est au pouvoir depuis 2001, avait prévenu les parisiens. Anne Hidalgo avait prévénu. Il n'y a qu'à lire ses documents de campagne. De plus, n'a t-elle pas nommé un communiste, Ian Brossat, en tant qu'adjoint chargé du logement ? Ce doctrinaire va appliquer son programme : 30% de HLM à Paris. Les parisiens ont voté pour cela. 

Les anti libéraux caricaturent souvent le libéralisme en parlant de liberté du renard dans le poulailler. A l'étude des faits, on se rend compte qu'en réalité, il n'y a pas de poulailler spontané, mais que c'est bien le fermier socialiste qui installe ses clôtures. 








Sur le même sujet : AirBnB : ces parisiens, de gauche, qui vont comprendre leur douleur, un post du 27 mai 2014

mardi 27 mai 2014

AirBnB : ces parisiens, de gauche, qui vont comprendre leur douleur

Vous connaissez tous la blague récurrente dans ces vieux dessins animés, celle du rateau sur lequel un des personnages marche ? Ca fait toujours rire, même si c'est débile. 

Et bien, il faut croire que certains n'ont pas assez regardé la TV quand ils étaient petits. 

Parmi ces derniers, tous les parisiens des quartiers dit "bobos" qui ont voté Anne Hidalgo (Parti Socialiste) et Ian Brossat (Parti Communiste), malgré leur programme de répression tout azimut, notamment en matière de locations touristiques court terme. 

En effet, le marché apporte spontanément des réponses à des problématiques qui se posent à différents groupes, tels que des touristes en recherche de logement, des habitants qui veulent arrondir leurs fins de mois ou même tout simplement des gens qui veulent rencontrer d'autres personnes. 
Ces solutions apportées par le marché s'appelent couchsurfing et autres AirBnB. 

Or, l'exécutif socialo-communiste parisien a promis d'intensifier la lutte contre ce type de solutions, pour divers motifs, tels que le fait de préserver la situation des hôteliers, ou encore collecter des taxes. D'un coté, si le PS et le PCF assumait le fait d'être le représentant de la noble corporation des hôteliers, alors on pourrait comprendre. Après tout, les hôtels sont soumis à un nombre d'obligations légales, sociales, fiscales et sanitaires invraisemblables, donc l'émergence d'une concurrence ressemble pour eux au cauchemar que vivent les taxis face aux VTC. Mais il ne s'agit même pas de cela, ou alors à la marge. L'objectif des socialo-communistes parisiens est de lutter contre la liberté des propriétaires qu'ils ont de louer à qui ils veulent, comme ils veulent, afin, disent-ils, de faire baisser la pression immobilière. L'autre objectif est de préserver la base fiscale. 

A cela, plusieurs objections. Déjà, les hôtels parisiens ne sont pas en danger (et c'est d'ailleurs un problème). Les taux de remplissage des établissements parisiens sont bons, toute l'année, grâce à la diversification de Paris, qui reçoit à la fois du tourisme d'affaires et du tourisme de visites privées. Ensuite, malgré l’effervescence constatée autour d'un tout petit créneau, celui des palaces (Crillon fermé pour 2 ans depuis 2013, Lutetia subissant le même sort, etc), les hôtels sont protégés, comme les propriétaires parisiens d'ailleurs, par tout ce qui fait qu'on ne construit pas, ou très peu, à Paris : rareté et coût du foncier, finitude des 105km² de Paris enserrée dans son périf, législations environnementales, etc. Sauf catastrophe majeure (attentat qui détruirait la Tour Eiffel et le parc des Expos de la Porte de Versailles en même temps), il y aura toujours des touristes à Paris. 

Il y aura toujours des touristes, et il y aura toujours des nouveaux habitants pas rebutés par la bulle immobilière, aussi. Mais ça, Hidalgo et Brossat ne veulent pas accepter cette loi basique du marché : quand il y a de la demande forte, les prix montent. 
C'est normal que les loyers parisiens atteignent des montants impressionnants : il y a des gens prêts à payer. C'est d'ailleurs pour cela, en plus du coût qu'ils impliquent pour les contribuables, qu'il est idiot d'avoir des HLM à Paris : ils représentent un manque à gagner pour tout le monde. 

Du coup, on a du mal à comprendre que l'affaire sortie la semaine dernière sur ce parisien qui sous-louait une chambre de son appartement fasse du bruit. D'une part, sur le fond, c'est un locataire qui n'avait pas demandé l'avis de son propriétaire. C'est moyen, du point de vue moral. Mais surtout, il fait peut être parti de tous ces parisiens qui ont consciemment (ou non ?) choisi de reconduire la dauphine de Bertrand Delanoé, associée aux communistes. Leur vision de l'immobilier, ils l'ont exposé en long et en large : 30% de HLM, c'est à dire soviétisation de l'immobilier et tentative de plafonnement des loyers. La "droite" parisienne, et c'est le pire, n'avait d'ailleurs pas grand chose d'alternatif à proposer. Il parait même qu'elle ose demander des logements sociaux pour ses amis. 

Bref, on le voit bien, d'un coté il y a le monde imparfait mais réel, le monde des coopérations (marchandes ou non) spontanées, que le 2.0 rend encore plus pertinent, et de l'autre il y a le dogmatisme et le dirigisme d'une classe politique qui ne peut pas accepter que les choses se fassent sans elle, et qui du coup est prête à se compromettre auprès de tous les lobbys qui ont besoin d'elle. Le rôle de la Mairie de Paris pourrait se limiter à mieux coopérer avec la préfecture de police pour assurer plus de sécurité, à dataminer les incendies de la capitale pour aider les pompiers à être des agents de prévention et à faire en sorte qu'il soit enfin possible de marcher dans une ville propre. Mais non. On envoie des brigades d'inspecteurs pour surveiller AirBnB. Et tout ca, avec l'assentiment des électeurs. 



jeudi 19 décembre 2013

S'opposer à l'idée de logement social à Paris, oui et alors ?

Il nous font rire, ces élus UMP qui s'opposent sur le fait de savoir s'ils sont contre le logement social ou pour la préservation du patrimoine. D'ailleurs, le Parti Communiste a beau jeu de pointer ces contradictions entre Rachida Dati et Jean-François Legaret (1), ce dont les concernés se défendent. 

1.3% de logement social dans le 75007, oui, et alors ? 

Pointer cet élément est triplement ridicule !


  • D'une part, la façon dont la ville de Paris offre du logement social est idiote. Comme construire, c'est compliqué, la ville de Paris achète des appartements existants, au prix du marché, puis colle l'étiquette logement social dessus. Qui peut trouver juste le fait que non seulement le coût d'opportunité de tout cet argent utilisé à acheter des logements est énorme et que, d'autre part, ce système crée une injustice qui consiste à taxer les uns pour aider les autres à se loger ? 

  • D'autre part, pourquoi la ville de Paris considère le taux de HLM par arrondissement alors que la fiscalité parisienne, elle, est au niveau de la ville et non pas par arrondissement ? Pourquoi pointer le nombre de HLM dans le 75007 et non pas au niveau du 75 ? On nous parle de mixité sociale par arrondissement, mais dans ce cas, pourquoi pas par rue ou même par immeuble ? On devrait pouvoir s'assurer du fait que dans chaque immeuble, on soit certain qu'il y ait 10% d'ISF, 50% de classes moyennes et 30% de pauvres, si on voulait vraiment faire de la mixité sociale. En quoi l'arrondissement est-il la bonne échelle pour mesurer la mixité sociale ? 

  • Enfin, en quoi le fait que des parisiens aient des difficultés de se loger devrait intéresser les élus de la ville de Paris ? Un parisien, c'est quelqu'un qui habite à Paris. S'il ne le peut pas, alors il habite ailleurs et devient autre chose, sans que cela ne change rien aux qualités propres de cette personne. Par nature, Paris attirera toujours des nouveaux venus, qu'ils soient SDF d'Europe de l'est, immigrés illégaux africains, riches qataris ou touristes américains à la recherche d'un pied à terre. Faut-il que tous ces gens gagnent un droit au logement dès qu'ils mettent le pied à Paris, en dehors de celui que leurs moyen et leur bail avec un propriétaire leur donne ? Autrement dit, en dehors même de la philosophie du droit au logement (et les lois qui en découlent), faut-il accorder un droit au logement basé sur la présence dans une ville ? Le mécanisme de marché n'est t-il pas le moins mauvais pour assurer cette fonction ?



La loi est la loi, donc si la loi dit qu'il faut 20, 30 ou 60% de logement social, alors il faut le faire, en attendant de changer la loi. En 10 ans de pouvoir, la droite s'est montrée incapable de supprimer la loi SRU. Normal, puisque Legaret nous dit que le groupe UMP-PA est favorable à la production de logement sociaux,  à Paris notamment, au lieu de dire que vu la rareté, seul le marché doit donner un prix aux logements, à Paris comme ailleurs. Impossible pour l'UMP de dire cela, puisqu'on sait qu'ils bénéficient de ce système injuste financé par les contribuables, pour favoriser leurs propres amis et clientèle (2). 

Si l'UMP est d'accord, sur ce sujet des HLM comme sur d'autres, avec le PS, pourquoi, en mars prochain, voter pour les listes socialistes de droite menées par NKM alors que l'original, les socialistes de gauche d'Anne Hidalgo, sont au moins francs dans leurs intentions et leur idéologie ? 

Les électeurs, on peut toujours les bercer d'illusion en parlant d'égalité des chances, de mixité sociale et de droit au logement, mais ils ne sont pas dupes. Ils savent que la mixité sociale, ils n'en veulent pas trop, même s'ils sont de gauche et habitants de quartiers bobos 3). Quand au droit au logement, dans une région, l'Ile de France, où 60% des habitants sont, sur le critère du revenu, éligibles aux HLM, c'est illusoire, à moins de soviétiser complètement le secteur de l'immobilier, c'est à dire allouer de force les logements de façon à ce que chacun aie le même nombre de mètres carrés. 

En résumé, face à une gauche qui promet 30% de logements sociaux à Paris d'ici 10 ans (d'ailleurs, pourquoi 30% et pas 100%, après tout ?), la droite et les centristes feraient mieux de se différencier en réaffirmant qu'habiter dans une ville où une offre peut attirer 40 ou 50 clients potentiels a un coût. Ce coût pourrait être atténué si on jouait un peu plus la carte du Grand Paris. Il ne devrait pas être une tare et un handicap d'habiter au delà du périf. 

(2) Municipales 2014 à Paris #HLM : Petits loyers pour élus à Paris 16 décembre 2013

vendredi 1 novembre 2013

Frigide Barjot virée de son duplex du Champ-de-Mars,loué 2800 €/mois pour 173m²

Frigide Barjot virée de son duplex du Champ-de-Mars,loué 2800 €/mois pour 173m² (1) ?

Triste affaire. Cela montre à quel point on se trompe quand on pense que les pouvoirs publics peuvent exercer une neutralité bienveillante. On a rien sans rien, et il n'y a rien de gratuit. C'est donc une très bonne nouvelle, que Frigide Barjot  soit virée, n'en déplaise aux copines de Frigide Barjot qui la défende (2)

C'est un scandale, non pas que de tels appartements se louent, mais que de penser qu'un appartement puisse se louer à un prix autre que son prix de marché. Pendant des années, la RIVP, donc NOUS, a perdu des milliers d'euros par mois en louant en dessous de son prix son appart à Mme Barjot.

En plus, on voit clairement que le système HLM est un scandale dans un pays soit disant fan d'égalité (3) : l'argent que Frigide Barjot n'a pas mis à se ruiner en loyer parisien normal, elle l'aurait investi tranquillement dans des logements à Trouville, à Port Grimaud et dans le Xeme (4).

Notez, chacun à sa place aurait fait pareil, et on aurait tort de se priver de tels bons plans.

C'est pourquoi il est temps d'en finir avec des aberrations pareilles, et de privatiser les HLM, en les vendant soit à leurs occupants s'ils peuvent trouver un crédit bancaire, soit sur le marché. Dans une ville comme Paris, il y aura toujours un acheteur, puisque la ville gagne des habitants depuis 10 ans. 

Et, direz-vous, les vrais pauvres, ceux qui ont besoin de se loger mais qui n'ont pas les moyens ? 
Et bien, plusieurs réponses possibles. 

La première, démagogique, celle de Ian Brossat et de Anne Hidalgo : 30% de HLM. Pourquoi 30% au fait, et pas 100% ? Qui ne voudrait pas payer moins cher son loyer, après tout ? Voire gratuit, c'est mieux. Si on en croit le site salairemoyen.com, le ménage parisien moyen gagne 2800 par mois (5). Comme la règle, c'est pas plus du tiers de son revenu en loyer ou crédit, cela veut dire que le ménage parisien moyen ne peut pas louer plus de 945 euros par mois, soit un peu plus de 30m² à 30 €/m². Autrement dit, une grande partie des parisiens a effectivement légitimement de quoi vouloir demander une aide au logement. 

La deuxième, réaliste : dire aux gens d'habiter là où ils trouvent, en fonction de leurs moyens, plus ou moins proches de Paris en utilisant leur voiture ou les transports en commun. 

Quand est ce que les politiciens comprendront que l'existence même du système des HLM, outre le coût pour le contribuable, est une insulte crachée à la figure de ceux qui paient 900 euros pour 30m² ou ceux qui font 2 heures de RER matin et soir pour aller travailler ? 




(1) Le Figaro Frigide Barjot expulsée de son logement 30 octobre 2013
(3) Contrepoints L’égalité, une passion française ? 1 novembre 2013

samedi 5 octobre 2013

Municipales 2014 à Paris : l'absurde programme logement d'Anne Hidalgo

Anne Hidalgo, qui est au pouvoir depuis 12 ans, nous promet 30% de HLM dans Paris si elle est élue maire de la capitale. 
Pourquoi 30% ? Pourquoi pas 100% ? Après tout, qui ne voudrait pas d'un logement moins cher ? Et d'ailleurs, pourquoi ne pas supprimer les loyers, carrément ? 

Non, en réalité, c'est le concept de HLM qui est absurde, on le voit bien dans Paris : la ville rachète des logements, au prix du marché, pour les transformer en logement social : il n'y a pas de création de logement. 

Quand dira t-on enfin que, la mixité sociale, les parisiens n'en veulent pas, ou, en tout cas, en ont une définition bien étrange ? 

mercredi 18 septembre 2013

Affaire #FrigideBarjot & scandale des HLM parisiens : tous les vendre, au prix du marché.

Un toit est un bien essentiel. Juste après les biens vitaux (l'eau,l'air et la nourriture), il y a peu de chose plus importante que le fait d'avoir un toit (1).
Or, à Paris, ville qui comptait officiellement 2 268 265 habitants en 2010 (2) et qui voit sa population croître légèrement depuis quelques années (3), l'immobilier est cher, en moyenne 8 331 euros le mètre carré au 1er septembre 2013, selon Meilleurs Agents (4), et entre 25 et 37 euros le mètre carré à la location selon l'Internaute (5)


Pour tout ce dont nous avons besoin en tant qu'être humain, il existe une offre et une demande. On cherche un appartement ? On consulte ces célèbres intermédiaires de marchés que sont PAP, Seloger.com, Foncia, Century 21 ou Le Bon Coin. On cherche quelque chose qui correspond aux revenus que l'on a, on contacte un propriétaire, et si il y a accord sur le prix, on conclue une affaire. C'est exactement la même chose quand on veut acheter un litre d'eau chez Carrefour/Leclerc/U/Monoprix/Franprix ou un sandwich chez McDo/Pomme de Pain/Paul/Subway. 

Il ne viendrait à l'esprit d'aucun politicien un peu censé que sous prétexte que les Monoprix parisiens sont chers, il faudrait créer un Monoprix à Prix Modérés pour permettre aux plus pauvres de pouvoir payer moins cher. Ce politicien dirait : changez de magasin. Ce politicien aurait à l'esprit qu'une expérience réelle a été menée, pendant 70 ans à 3 heures d'avion d'ici, entre 1917 et 1989, que cette expérience s'appelle l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques, et que cette expérience, malgré la sincère volonté des communistes de niveler par le bas et en dépit du dispositif coercitif sans précédent mis en place pour y arriver, cela n'a pas marché. 

Pourquoi en serait-il autrement pour les logements parisiens ? Pourquoi l'Etat et les collectivités locales se permettraient de : 

  • prendre dans la poche d'un contribuable, pour acheter très cher des apparts sur le marché, pour les repeindre en HLM
  • permettre à certains de vivre dans 173 mètres carrés pour 2850 euros par mois (6), au lieu d'un vrai loyer de 5100 euros
C'est pourtant bien ce qui se passe, et c'est le principe des HLM. Un logement social, c'est l'Etat qui, parce qu'il est le plus fort (politiciens clientélistes qui utilisent le droit pour contraindre ceux qui peuvent payer) décide de donner à certains le droit de voler les autres, légalement. 

Attention : le but n'est pas de critiquer les occupants de HLM. Ils auraient tort de ne pas profiter d'un système qui existe, et qui est légal. Mais est ce que cela rend la situation juste pour autant ? 
Forcément, dans une ville comme Paris, l'existence de HLM dérive fatalement sur des abus, et on le constate tous les jours, les occupants des HLM sont soit des pistonnés, soit des politiciens, soit des gens qui, au final, bénéficient d'un bon niveau de vie par rapport à celui de gens comparables mais logés au prix du marché. 

La justice ne serait-elle donc pas que chacun paye son loyer en fonction de ses moyens et en fonction de ce qu'il trouve ? Comment peut-on défendre le principe même de HLM ? Et si on est pour ce système, pourquoi, non seulement, ne pas l'étendre à tout le monde, mais aussi carrément supprimer les loyers, après tout ? 


Il y a environ 1,3 millions de logements à Paris, et étant donné que la population croit alors que le parc immobilier est stable (restrictions à la construction), il est donc logique que les prix augmentent. Quiconque se rend sur ebay a constaté très simplement que quand il y a beaucoup de personnes intéressées par UN objet, c'est celui qui paye le plus qui remporte le produit. 

Pourquoi déroger à ce principe simple, celui du marché, pour faire plaisir, à un moment ou à un autre, et quelque soit la sympathie qu'on peut leur porter, à des gens comme Frigide Barjot, Jean-Pierre Chevenement, JP Bolufer, Georges Tron, Michele Blumenthal, feu Valérie Lang ou Fadela Amara (7) ? 

Il est temps d'abolir ce système de privilèges, en vendant ces appartements, à leurs occupants actuels s'ils peuvent faire un crédit bancaire, ou à d'autres gens, ce ne sont pas les acheteurs potentiels qui manquent. Privatisons les HLM, et rendons plus attractifs les communes limitrophes de Paris, par exemple en étendant les horaires du métro et du RER qui, comme à New York ou Berlin, pourraient rouler 24h/24. 


(1) Wikipedia Pyramide de Maslow
(4) Meilleursagents.com Prix immobilier Paris (75)

jeudi 12 septembre 2013

Logement: Alternative Libérale appelle la représentation nationale à rejeter le projet de loi ALUR

Le logement est un sujet majeur pour la plupart des ménages français. Poste de dépense majeur, il concerne à la fois les propriétaires et les locataires. Le logement est un bien de première nécessité et le droit à un logement décent est un objectif protégé par la Constitution. Face à la dégradation des conditions d’accès au logement et l’exacerbation des tensions sur les marchés immobiliers, le gouvernement Ayrault a choisi de présenter un projet de loi qui vise à :
-    Mettre en oeuvre une garantie universelle des loyers
-    Alourdir les réglementations qui pèsent sur le secteur des professions immobilières
-    Renforcer les conditions de mise en œuvre du droit au logement opposable
-    Rendre plus difficile les expulsions
-    Pouvoir mettre sous tutelle publique des copropriétés
-    Lutter contre l’étalement urbain tout en rappelant l’engagement de construire 500 000 logements par an, dont 150 000 logements sociaux,

L'économiste suédois et socialiste Assar Lindbeck illustre cette vision de la manière suivante : « le contrôle des loyers est le moyen le plus efficace de détruire une ville, avec le bombardement ».
Face à la crise du logement que connaissent certaines régions françaises, Alternative Libérale appelle la représentation nationale, non pas à adopter le projet de loi ALUR, mais à faire confiance aux mécanismes de marché pour permettre au plus grand nombre de pouvoir se loger dans des conditions qui tiennent compte de la réalité.

Alternative Libérale rappelle que la crise du logement en France a pour origine la législation française qui implique une lourdeur administrative qui pèse sur la fluidité du marché. Au lieu de laisser les propriétaires de terrain décider librement de l’usage de leur bien, la loi a préféré donner aux maires un pouvoir démesuré en leur confiant un monopole sur les permis de construire. Le malthusianisme foncier explique une partie de la pénurie de constructions neuves.
Alternative Libérale note également que les lois visant à protéger les locataires se retournent contre ces derniers. En voulant rendre compliquées les expulsions, la loi oblige les propriétaires à se protéger par des garanties démesurées, et parfois intrusives voire illégale. Si la loi remettait sur un pied d’égalité les parties prenantes, alors les relations locataires-propriétaires seraient plus équilibrées.
Alternative Libérale rappelle enfin que l’alourdissement des législations applicables au BTP, visant notamment à verdir les constructions, renchérissent les couts et allongent les délais.
Alternative Libérale souligne que le projet de loi ALUR ne répond à aucune des problématiques qui pèsent sur les paramètres de la crise du logement. Au contraire, le projet ALUR risque de créer un nouvel aléa moral an faisant peser sur tous le défaut de quelques rares locataires. Le projet de loi ALUR ne changera rien à la pénurie constatée dans les zones urbaines comme la région parisienne. L’existence d’un parc HLM, dont les fondements théoriques sont peu défendables crée un système opaque de favoritisme tout en défavorisant la mobilité sociale et géographique.

Alternative Libérale appelle le gouvernement à remédier à la lourdeur bureaucratique qui pèse sur quiconque voulant  construire, et à encourager les propriétaires à proposer des biens à la location en laissant libre la fixation des prix des loyers et en les soutenant en cas d’impayés, plutôt que de les stigmatiser. l’Etat français consacre chaque année environ 2% de son PIB à la politique du logement, contre 1% du PIB chez nos voisins allemands. Nous pouvons donc, en toute logique, faire mieux, tout en ayant moins recours à l'Etat.
En conclusion, Alternative Libérale appelle la représentation nationale à rejeter le projet de loi ALUR. Le marché du logement n'a pas à être régulé par le gouvernement, il a besoin de devenir un vrai marché, fonctionnant selon la loi de l'offre et de la demande, et régulé par le contrat.

lundi 5 août 2013

Pas surpris par l'affaire Philippe Kaltenbach (sénateur maire #PS de Clamart) ...!

Le sénateur-maire PS de Clamart Philippe Kaltenbach est mis en examen ! Source l'Express
Est ce que TF1, France 2, Libé et Marianne vont mettre ce fait divers en Une ? Apparemment, non. Ils ont raison, ça ne fait qu'un scandale de plus qui éclabousse le parti majoritaire. 

Récapitulons : 
  • 11 Juillet 2013 : Le parquet de Lille a ouvert une information judiciaire contre X, visant des faits de corruption et d'abus de biens sociaux au sein de la fédération socialiste du Pas-de-Calais (2)
  • 13 Juillet 2013 : Le tribunal de Marseille note que Sylvie Andrieux, députée élue avec une investiture socialiste,  est responsable du détournement de  700 000 euros, dans le cadre d'un clientélisme électoral. (3)
  • 1er Aout 2013 : Jean-Noël Guérini, le président socialiste du conseil général des Bouches-du-Rhône. se voit signifier par le parquet de Marseille son renvoi devant le tribunal correctionnel, dans une affaire de «détournement de fonds publics» (4)

Mais revenons à Philippe Kaltenbach : est ce qu'il serait surprenant que le cumulard* de Clamart (il est maire de la ville de Clamart (5), sénateur des Hauts-de-Seine (6), président de l’Union départementale des Elus Socialistes et Républicain des Hauts de Seine (7), et président de la communauté de commune Sud Seine (8)) soit coupable de ce dont la justice l'accuse ? 
Evidemment, il convient d'attendre l'issue du procès, et pour le moment, Philippe Kaltenbach bénéficie comme tous les justiciables de la présomption d'innocence.

Néanmoins, si Philippe Kaltenbach est mis en examen, c'est bien parce qu'il se serait peut-être fait remettre de l'argent en liquide dans le cadre d'une affaire de logement, pour aider un "ami" qui a perdu un appartement qui appartenait au "conseil général".



Est-ce qu'il faudrait blâmer Philippe Kaltenbach pour cela ? Au vu de la loi française, que le sénateur-maire fait voter et appliquer, aussi bien qu'au niveau de la possible fraude fiscale, sans même parler de la morale, oui, il faudrait le blâmer.
Mais dans le fond, Philippe Kaltenbach n'est-il pas aussi victime, quelque part, de ce système fou qui s'appelle logement social ?

La théorie du logement, c'est que tout le monde en a besoin et que chacun adapte sa recherche à ses ressources. Si on est très riche, ou avec des revenus élevés, on peut se permettre d'acheter ou de louer un triplex de 400m² dans le Marais, et si on est très pauvre, ou avec des revenus faibles, on fait une collocation à Clichy sous Bois, et les loyers (ou les prix au mètre carré) sont censés refléter ces différentes solutions d'offre et de demande.
Seulement, certains petits malins, théoriciens de l'égalitarisme, ont perturbé le système. Ils ont décidé que, pour ceux dont les revenus étaient jugés trop faibles, la collectivité devait intervenir. C'est le principe des HLM. Une ville, ou un conseil général, grâce à l'argent pris de gré (ou plutôt de force) au contribuable, achète des logements (au prix du marché) que l'on pourrait par exemple louer à 3000 euros, et choisi de les louer à 1000 euros. Ou alors, cette ville ou ce conseil général fait construire, toujours avec de l'argent pris au contribuable, des logements neufs, qui vieillissent ensuite plus ou moins mal.

Est-ce qu'il est juste que certains soient aidés pour se loger quand d'autres paient le prix du marché ? Non, bien sûr, tout le monde aimerait payer moins plutôt que plus, et faire peser le surcoût sur le voisin. C'est normal et rationnel de profiter du système si on en bénéficie, mais ce n'est pas juste.

Les partisans de l'égalité objecteront le fait qu'en France et en région parisienne notamment, il n'y a pas assez de logement. Ils oublient de dire que la pénurie de logement est entretenue par la puissance publique, qui a décrété, en France, que, par défaut, un terrain n'est pas constructible.

En région parisienne, au vu de la structure des revenus des franciliens, 65% de la population est éligible au système HLM. Autrement dit, il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus, car évidemment, 65% du parc de logement n'est pas en HLM.
Une telle situation donne un pouvoir absolument démesuré aux responsables des collectivités territoriales chargés d'attribuer des logements, et c'est dans ce sens que la corruption réside dans l'existence même du système.
Les maires voient à longueur de journée des gens qui viennent leur demander un logement social. Ce qui est étonnant, c'est bien qu'il n'y ait pas plus de corruption.



Pouvoir diviser son loyer par deux ou trois et faire porter la différence sur les feuilles d'imposition du voisin est une opportunité telle que beaucoup de gens seraient prêts à tout, et il n'y a pas à juger cela, c'est parfaitement compréhensible.

D'ailleurs, si on en croit le bloggueur de Puteaux, Christophe Grebert, certains sont effectivement prêts à franchir les frontières du bon sens, pour ne pas dire plus.

Le système des HLM est fondamentalement injuste, par nature, en plus d'être inefficace. En plus, il porte dans son principe même les germes de la corruption.
Heureusement, pour une fois, la solution est simple : il faut privatiser, tout simplement, et supprimer le concept. Chaque occupant actuel de HLM devrait se voir proposer la possibilité d'acheter son HLM, ou de partir.
Le concept de HLM est à ce point pervers que certains occupants pensent même être titulaires du droit de donner à un enfant ou à un autre proche le droit de récupérer le bail et ses avantages, oubliant que leur droit à occuper un HLM est lié à une situation juridique ou sociale spécifique.

Il est temps de rappeler qu'il n'y a pas de droit au logement, encore moins de droit au logement social. 
L'existence du concept de HLM ne sert qu'à alimenter la frustration pour ceux qui n'en bénéficient pas et l'immobilisme pour ceux qui en bénéficient, le tout aux frais du contribuable.

L'ami de Philippe Kaltenbach n'a pas ou plus les moyens d'habiter à Clamart ? Qu'il déménage plus loin ou dans quelque chose de plus petit !

Sinon, bravo pour la République irréprochable qui était promise, il y a un an !


(1) L'Express Le sénateur-maire PS de Clamart Philippe Kaltenbach mis en examen
(2) Le Parisien Pas-de-Calais : enquête pour corruption à la fédération PS
(3) La Provence Affaire Andrieux : le tribunal de Marseille accable la députée PS
(4) Libération Jean-Noël Guérini sera jugé en 2014
(5) Ville de Clamart Vos élus
(6) Sénat Sénateur des Hauts-de-Seine (Ile-de-France)
(7) PS 92 Parti Socialiste - Fédération des Hauts de Seine
(8) Philippe Gibault Philippe Kaltenbach devient président de Sud de Seine