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jeudi 16 avril 2015

Bac ES 2015 : les auteurs pour plomber votre copie de SES

Le Monde propose douze auteurs pour doper votre copie de SES du Bac ES 2015 ? 

Corrélativement, voici les auteurs pour plomber votre copie de SES et être sûrs de ne pas avoir la moyenne. 

Rassurez-vous, ils ne sont pas au programme !



Frédéric Bastiat : (30 juin 1801 - 24 décembre 1850) est un économiste libéral français. Économiste et pamphlétaire, élu député des Landes en 1848, il n'a de cesse de combattre le protectionnisme et le socialisme, et de promouvoir le libre-échange et les droits de l'individu. Il a été la figure centrale de l'école de Paris. La satire de Bastiat la plus célèbre (qui vise le protectionnisme) est sa pétition au Parlement français de la part des fabricants de chandelles [voir Bastiat.org], qui demandent à être protégés « de la compétition ruineuse d'un rival étranger » (qui s'avère finalement être le soleil !). Cette pétition s'achève par la demande d'une « loi qui ordonne la fermeture de toutes fenêtres, lucarnes, (...) par lesquelles la lumière du soleil a coutume de pénétrer dans les maisons ». En matière économique, il insiste souvent sur la distinction entre ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas (on parlerait aujourd'hui des coûts cachés).
C'est bien simple : vous n'entendrez jamais parler de Bastiat au lycée,  à moins, évidemment, de surfer à droite à gauche sur cet Internet que les gentils députés veulent "réguler". 

Anne Robert Jacques Turgot (Paris 10 mai 1727– 18 mars 1781), homme politique et économiste français.
Il est surtout connu pour son action en tant que ministre sous le règne de Louis XVI.  Son premier acte est de soumettre au roi une déclaration de principes : pas de banqueroute, pas d'augmentation de la taxation, pas d'emprunt. La politique de Turgot, face à une situation financière désespérée, est de contraindre à de strictes économies dans tous les ministères. Toutes les dépenses doivent désormais être soumises pour approbation au contrôleur. Un certain nombre de sinécures sont supprimées, et leurs titulaires dédommagés. Les abus des « acquis au comptant » sont combattus, cependant que Turgot fait appel personnellement au roi contre le don généreux d'emplois et de pensions.
En quoi Turgot est-il d'actualité ? C'est bien simple. La France est en faillite. Comme dans les années 1780. La question est de savoir si le président Hollande sera un nouveau Louis XVI. 
Egalement publié sur Contrepoints


Ludwig von Mises (29 septembre 1881 — 10 octobre 1973) est le représentant le plus éminent de l'École autrichienne d'économie.
Sa théorie économique a un fondement réaliste plutôt que positiviste. Critique de la macroéconomie traditionnelle, qui analyse des grandeurs statistiques, des agrégats et des moyennes, Mises souligne le rôle prépondérant de la subjectivité en économie. Il insiste sur l'importance des opinions subjectives des individus dans la formation des phénomènes sociaux, sur les déséquilibresqui en découlent, et sur le rôle central de l'entreprise. En accord avec la théorie de l'utilité marginale décroissante, il définit la valeur comme le degré d'importance attribué par un sujet à une quantité donnée d'un bien, dans les circonstances du moment. En 1922, dans son Socialisme, il prédit la chute du communisme, et explique pourquoi tout système de planification centrale est non seulement moins efficace que le libre-marché, mais doit nécessairement finir par s'écrouler. Selon Mises, le marché produit un ordre spontané optimal qu'aucune organisation ou planification ne saurait atteindre. L'oeuvre de von Mises vise à réfuter le collectivisme et l'étatisme sous toutes leurs formes, tant modérées comme le keynésianisme, qu'anti-libérales : socialisme, communisme ou nazisme (il remarque à ce propos que le premier gouvernement européen a avoir appliqué presque toutes les mesures économiques d'urgence prônées par le Manifeste du Parti communiste est celui de Hitler). 


Friedrich Hayek, né Friedrich August von Hayek, (8 mai 1899 - 23 mars 1992) est un économiste et philosophe de l'école autrichienne, promoteur du capitalisme contre le socialisme ou toute forme d'étatisme trop entreprenante et qui ne respecterait pas la Rule of Law. Il a reçu le Prix Nobel d'économie en 1974 pour ses travaux sur la théorie de la conjoncture.  Il défend la notion d'ordre spontané et il a notamment écrit l'ouvrage à succès La Route de la servitude en 1945.
Hayek, c'est l'anti Keynes par excellence. 




Milton Friedman (31 juillet 1912 - 16 novembre 2006)

Professeur à l'université de Chicago de 1946 à 1976, il est aussi chercheur au National Bureau of Economic Research, président de l'American Economic Association et assesseur économique du président Nixon. Il est le cofondateur de la Société du Mont-Pèlerin sur l'invitation de Friedrich Hayek. Défenseur du libre marché, Friedman est le membre le plus éminent l'école de Chicago.  En 1976, il reçoit le Prix Nobel d'économie « pour ses résultats dans les domaines de l'analyse de la consommation, de l'histoire et de la théorie monétaire et pour sa démonstration de la complexité et la politique de stabilisation ». Milton Friedman a montré que les politiques de relance provoquent l'inflation : l’accroissement des dépenses publiques augmente pendant un temps les revenus, ce qui incite les agents économiques à consommer plus, mais les entreprises n’ont pas le temps d’ajuster l’offre à cette nouvelle demande, ce qui accroît le prix des biens. La relance provoque donc bien de l’inflation.

Pour creuser le sujet, une fois que vous aurez eu votre bac et que vous aurez obtenu des vacances bien méritées :  Wikiberal, Contrepoints, mais aussi les chroniques de Jean-Marc Daniel à 7h40 sur BFM Business. 

jeudi 26 février 2015

Extension des soldes ! Quand l'Europe déçoit ...

"Allez-y M'sieurs Dames ! Dépêchez-vous, tout doit disparaître ! Traité de Maastricht ? En soldes flash !"

Tel est en substance le message que la Commission Européenne vient d'envoyer cette semaine. Jugez un peu : 

  •  Bruxelles a consenti un nouveau délai à la France jusqu'en 2017 pour ramener son déficit sous la barre des 3% du PIB (1)
  • l'Europe n'ouvre pas de procédure contre la Belgique (2)
  • La Grèce reçoit un premier feu vert pour prolonger le plan d'aide (3)
Certes, dans le cas Grec, il semble qu'on recule pour mieux sauter (lire chez H16 "Le Grexit sera pour plus tard") et que, quelque part, le gouvernement de coalition Tsipras a mis un peu d'eau dans son ouzo. 

En revanche, est-ce que le rôle de la Commission Européenne, c'est de faire de la calinothérapie envers nos déficits keynésiens, ou alors de faire appliquer les traités que, au passage, des gens comme Hollande ont, à titre personnel et à titre politique, ont toujours dit soutenir ? 

Alors, certes, quand on est à 32% de déficit, ce n'est pas si facile de revenir à 0% (équilibre). 




Mais pourtant, les pistes existent. Elles sont au nombre de 3 :

  • ne pas dépenser plus que ce que l'Etat est capable de collecter, autrement dit, ramener la dépense publique au niveau de ce que les français sont prêts à payer pour la financer
  • ramener l'Etat à ses seules missions régaliennes (police, justice, armée et diplomatie)
  • mutualiser au niveau fédéral européen une partie de ces missions régaliennes, une fois qu'un consensus est atteint sur ces missions (ce qui supposerait par exemple de cesser toutes nos guerres extérieures type Mali, puisque nos 27 partenaires ne veulent pas les financer). 

On atteint vraiment la limite de la construction européenne. Les institutions de l'Union Européenne font trop la part belle à l'intergouvernemental et aux arrangements d’arrière cour, et pas assez à l'option fédérale.

Le pire, c'est que cette stratégie est suicidaire pour les institutions de Bruxelles : elle n’enlèvera pas l'idée qui est inscrite dans les opinions publiques Européennes, que l'UE est un organe de répression budgétaire, tout en laissant la possibilité aux gouvernements nationaux de dire, d'ici un an ou deux, que les efforts à réaliser sont uniquement du fait de Bruxelles.

Parions sur le fait qu'en 2017, les socialistes de gauche comme de droite s'écrieront en coeur "tout ca, c'est la faute à Bruxelles !"


(4) Hashtable Le Grexit sera pour plus tard 23 février 2015 

lundi 3 mars 2014

Surprenante campagne pro traité de Rome de Martin Schulz

Permalien de l'image intégrée

Avez vous vu l'affiche de campagne de Martin Schulz ? "free movement is under attack" ?
N'est-elle pas surprenante, pour un politicien qui se réclame du socialisme ?
Certes, Martin Schulz est un élu européen, d'origine allemande, donc il est plus proche de Monet ou Schuman que de Marx.

Mais la liberté de circulation n'est-elle pas contradictoire avec une politique socialiste (de gauche comme de droite) ?

Rappelons que la libre circulation (free movement) est un acquis du traité de Rome (signé en 1957) et de la convention de Schenghen. Rappelons le contenu des articles 2 et 3 du traité de Rome, celui qui institue et crée la CEE : 

Article 2 
La Communauté a pour mission, par l'établissement d'un marché commun, d'une Union économique et monétaire [...]

Article 3
Aux fins énoncées à l'article 2, l'action de la Communauté comporte, dans les conditions et selon les rythmes prévus par le présent traité: 
a. l'élimination, entre les États membres, des droits de douane et des restrictions quantitatives à 
l'entrée et à la sortie des marchandises, ainsi que de toutes autres mesures d'effet équivalent, 
c. un marché intérieur caractérisé par l'abolition, entre les États membres, des obstacles à la libre 
circulation des marchandises, des personnes, des services et des capitaux, 
d. des mesures relatives à l'entrée et à la circulation des personnes dans le marché intérieur 
conformément à l'article 100 C, 
g. un régime assurant que la concurrence n'est pas faussée dans le marché intérieur, 
h. le rapprochement des législations nationales dans la mesure nécessaire au fonctionnement du 
marché commun

On le voit : l'ADN de l'Europe est libéral, et fédéraliste. 

Le socialisme, lui, est un système économique et politique qui repose sur la propriété collective, à divers degrés et sous diverses formes, des moyens de production. Sous sa forme étatique, il implique nationalisations et planisme ; sous sa forme utopique, il préconise coopération et mutualisme.

En France, le Parti Socialiste affirme qu'ils sont partisans d’une économie sociale et écologique de marché, une économie de marché régulée par la puissance publique, ainsi que par les partenaires sociaux qui a pour finalité la satisfaction des besoins sociaux essentiels. Le système voulu par les socialistes est une économie mixte, combinant un secteur privé dynamique, un secteur public efficace, des services publics de qualité accessibles à tous, un tiers secteur d’économie sociale et solidaire. Les socialistes affirment que certains biens et services ne doivent pas relever du fonctionnement du marché quand ils concernent les droits essentiels. Ils font de la création et de la redistribution des richesses un enjeu majeur de l’action politique.  

Sur le plan économique, le PS se revendique de l'interventionnisme keynésien, comme le montre les sessions de formation interne au parti. 

Autrement dit, le PS, porteur (non exclusif) des idées socialistes pense que :

  • tout ne doit pas être soumis au marché et à la construction du marché intérieur Européen
  • l'Etat doit intervenir en économie, pour mettre en oeuvre le multiplicateur keynésien, dont chacun sait qu'il fonctionne d'autant mieux que nous sommes en économie fermée. 
On vérifie d'ailleurs dans la pratique du PS au pouvoir la méfiance vis à vis de la libre circulation. A la libre circulation des hommes, le PS oppose : 

  • le refus la directive détachement 
  • le maintien de la condition de nationalité pour les emplois de fonctionnaires
  • les expulsions de Roms
A la liberté de circulation des marchandises, le PS oppose :
  • l'écotaxe
  • l'investissement public dans PSA à la condition explicite que Peugeot et Citroën maintiennent des emplois en France
A la liberté de circulation des services, le PS oppose :
  • le maintien de l'exception françaises sur les services publics, hors concurrence
  • la non équivalence des diplômes étrangers de médecine 
  • le refus de transposer la directive 92/49/CEE visant à mettre en concurrence la Sécurité Sociale française
A la liberté de circulation des capitaux, le PS oppose :

Martin Schulz, qui a mis beaucoup de pragmatisme dans son socialisme, devrait informer ses collègues français sur l'incompatibilité de leur idéologie avec les idéaux de l'Europe.
Sur le plan de la politique politicienne, ces derniers semblent mieux défendus par les libéraux démocrates, dont l'UDI en France. 

vendredi 26 juillet 2013

Les libéraux répondent à #TerraNova et à @juliettemeadel

Juliette Méadel
Terra Nova
Juliette Méadel, 37 ans,  avocate d'affaires et énarque, est anti libérale et directrice de Terra Nova, le think tank qui nous sert des analyses si exactes (relire Face à la désertification intellectuelle : contrer Terra Nova, un post du 12 avril 2011).

On l'a entendu chez #CarrementBrunet, ou elle challengeait les propos de Gaspard Koenig. (réécoutez le podcast sur le site de RMC) en débattant sur le sujet le libéralisme est il la clé pour sortir de la crise ?

Pour Juliette Méadel, la réponse est non, à l'inverse de ce que nombreux bloggeurs tentent pourtant de rappeler, comme :
Gaspard Koenig
Parti Libéral Démocrate
Comme, finalement, en une heure de temps, Gaspard Koenig n'a pas forcément eu le temps de répondre précisément sur tous les points évoqués, voici les liens pour celles et ceux qui veulent creuser les sujets qui ont été abordés.

  • Poncif : La loi de 1973 crée les déficits publics
    • Réponse de H16 : on manque en réalité d'épargne pour financer des déficits de toutes façons trop importants (lire Pour en finir avec la loi de 1973)
    • Réponse : c'est quand même comique de parler de la loi de 1973, une loi qui a son équivalent dans les législations Suisses ou Suédoises, et de penser que ces lois font du déficit et de la dette. 
  • Poncif : La main invisible date du XIXeme/XXeme siècle 
    • Passons l'erreur factuelle (la Main invisible date du XVIIIeme siècle, Juliette Méadel confond avec le commissaire priseur Walrassien
    • Réponse de Libertarien : Je n'aime pas la Main invisible
  • Poncif : Si on laisse le marché tourner tout seul, ça provoque des catastrophes
    • Réponse : quand on laisse l'Etat réguler l'économie, cela donne Dexia, le Credit Lyonnais, le plan calcul, la dette de la SNCF, et, dans les versions extrêmes : Cuba, la Corée du Nord et le Venezuela (Etat pétrolier qui connait des pénuries alimentaires)
    • Réponse : si vraiment les politiciens pouvaient diriger l'économie, pourquoi, plutôt que le train, le téléphone ou la médecine, ils ne nationalisent pas le logement et la production alimentaire, qui sont bien plus vitaux ? Réponse : parce qu'ils savent que le marché décentralisé est la meilleure/moins mauvaise réponse à ces questions vitales
    • Réponse : les économies plutôt libérales (Hong Kong, Suisse, Canada, Ghana, Nouvelle Zélande, Luxembourg) sont en meilleur état que les économies régulées





  • Poncif : La crise des subprimes, née aux Etats-Unis, montre que si on intervient pas pour réglementer, il y a des catastrophes
    • Réponse : le subprime est un mécanisme de bonification de prêts pour des populations insolvables, d'origine gouvernementale, promu par l'administration Clinton, et la crise des subprimes a pour source l'excès de liquidités crées par la Fed après le 9/11


  • Poncif : La crise des subprimes est une crise du manque de régulation
    • Réponse :  Freddie Mac et Fanny Mae étaient précisément des agences gouvernementales, et non pas d'obscurs hedge funds. 
    • Réponse : la crise des subprimes est l'échec de l'interventionnisme fédéral US 
    • Lire Infaillibilité du marché et régulation étatique sur le blog Analyse Libérale
  • Poncif : En France, où on régule, il n'y a pas eu de faillites bancaires, grâce à l'Etat
    • Natixis ? Dexia ? Les pertes de la Caisse des Dépots et Consignations ? 
  • Poncif : Les Etats Unis sont un pays libéral
    • Réponse : Ronald Reagan a commencé le travail mais les Etats Unis ne sont pas libéraux, ils subventionnent leur agriculture, lèvent des droits de douanes protectionnistes sur l'acier, investissent l'argent du contribuable dans General Motors, et mènent sans sourciller des politiques liberticides. Les Etats Unis sont moins anti libéraux que l'Europe, dont la France, certes, mais rien de plus. Si des gens comme Edward Snowden ou Ron Paul prennent la parole, c'est justement pour dénoncer la glissade des Etats Unis.
    • Comme il existe de grosses différences entre Malte et la France, entre l'Allemagne et la Grèce, il y a des différences énormes entre le Delaware et New York, entre le New Hampshire (cf le Free State Project) et la Californie
  • Poncif : Economie de marché = capitalisme = libéralisme
  • Poncif : La France est un pays libéral
    • Réponse : 57% du PIB passe par les mains de l'Etat. Nous sommes très très loin de la limite de 40% dont parlait VGE.
    • Lire aussi : Mise au point sur les idées libérales : Non : il n'y a pas eu de mesures libérales en 5 ans, entre 2007 et 2012, en France, ou presque (hormis le statut de l'auto entrepeneur et l'autonomie des universités)
  • Poncif : Depuis 1986, il n'y a plus d'ordonnances pour définir les prix
    • Réponse : en 2013, une ministre imagine pouvoir réguler les prix de l'immobilier, alors que nous souffrons déjà , en région parisienne notamment, de pénurie
  • Poncif : La croissance ne viendra pas toute seule si l'Etat réduit son périmètre d'intervention
    • Réponse : pour "lutter contre la crise", le président Sarkozy a fait exploser les déficits et la dette. Or, la France a été en récession. La séquence post Lehman Brothers montre que, partout dans le monde, le keynesianisme a définitivement échoué.



    • Réponse : la croissance n'est un objectif que parce que nous sommes, en Occident, dans un sytème pyramidal à la Ponzi-Maddoff, pour les retraites notamment. Mais les libéraux, adeptes de l'école autrichienne d'économie, ne pensent pas la croissance économique puisse être un objectif de politique économique
    • Réponse : la croissance (réelle) survient quand des entrepreneurs parviennent à faire mieux, plus efficacement, ou différemment quelque chose. La croissance est le fruit indirect de décisions de création d'un environnement favorable aux entrepreneurs : stabilité juridique et fiscale, facilité d'accès aux facteurs de production
  • Poncif : Quand il n'y a pas d'Etat, c'est la loi de la jungle
    • Réponse : le nombre de SDF à Paris devrait nous inciter, nous français, à plus de modestie. 
    • Réponse : en absence d'Etat, les gens donnent spontanément de l'argent ou du temps à des causes, et créent une société de solidarités réelles, à la place de la société de solidarités forcées que le fisc nous impose.
  •  Poncif : Margaret Thatcher a fait progressé le chômage
    • Réponse : en URSS, le taux de chômage était effectivement à 0%. Si l'Etat veut vraiment lutter contre le chômage, effectivement, il le peut,en mettant tout le monde au "travail", ouvrier dans des usines improductives, employé du KGB ou gardien de goulag. 
    • Réponse : en 1979, quand Maggie est arrivée au pouvoir, le UK était sous tutelle du FMI. Le taux de chômage était à 6%, comme en France, et, en 1990, il était à 5.8%, moitié moins qu'en France. 
Source : Cairn Info

  • Poncif : Le système de santé britannique est une catastrophe
    • Réponse : le système de santé français est une catastrophe : 11% des français n'ont pas les moyens de se soigner
  • Poncif : le libéralisme heurte les plus faibles
    • Réponse : le libéralisme a tiré de la pauvreté absolue des milliards d'Asiatiques, et bientôt d'Africains, ce qui, pour les internationalistes que les socialistes disent être, devrait les réjouir. 
    • Réponse : personne n'est définitivement plus faible. Chacun a une part de talents qui ne demande qu'à s'exprimer. Sur le plan académique, Steve Jobs n' pas la compétence d'un énarque. Mais il a crée un univers. 

Tout ceci pousse à relire la thèse de Juliette Meadel, Les marchés financiers et l'ordre public, et à se poser des questions sur la formation des élites. Il est symptomatique d'entendre de la part de Gaspard Koenig qu'il a fallu qu'il traverse l'Atlantique pour entendre parler des origines Françaises et Européennes du libéralisme.
Cantillon, Say, Bastiat, Constant ou Toqueville ne sont pas des cow boys débarqués du Far West, mais bien des penseurs nés de ce coté ci de l'Atlantique. Mais pour diverses raisons, ils sont totalement passés sous silence ici chez nous.





Sur le même sujet, lisez 


Bonnes lectures !

vendredi 7 décembre 2012

Ayrault l'enfumeur

Ayrault l'enfumeur ? Si c'est Libération qui le dit ...

Même Françoise Fressoz, du Monde, est bien obligée de titrer la gauche face au mur du réel.

La bulle socialiste qu'évoque Franck Boizard ne parvient même pas à être détruite par le rapport d'un certain Gallois que mentionne Guy Sorman.

Say oui to France ? on voudrait bien, mais les bouffoneries montebourgeoises empèchent d'y croire !

La réalité, c'est H16 qui en parle : Une France, sexy no more et nicht mehr sexy, voila le pays qu'Ayrault dirige, de préférence pour créer ces usines à gaz dont nous avons le secret.

Et qu'on ne vienne surtout pas nous dire que les revirements du gouvernement seraient une sorte d'aggiornamento libéral. Comme disaient Frédéric de Harven ou Hervé Morin au congrès du Nouveau Centre la semaine dernière, l'Etat n'a jamais été aussi présent en France, et le gouvernement d'Ayrault ne prend aucune mesure pour changer cette situation. Ils sont nombreux comme  Jean-François Revel ou Bastiat 2012 à noter que la France est un pays sur-étatisé mais sous gouverné.

Même quand on décentralise, note Aurélien Véron, du Parti Libéral Démocrate, on préfère empiler des strates administratives plutôt que d'alléger et de simplifier.

le fait est que le gouvernement ultra socialiste et ultra étatiste de Jean-Marc Ayrault est prisonnier de dogmes  :


  • malgré l'échec de l'ultra étatisme depuis 30 ans (toujours plus de lois et d'impots), on continue à croire les analyses keynésiennes. Le Bobo Libéral dénonce cette arnaque keynésienne qui aboutit à cette frénésie fiscale qui anime nos gouvernants.
  • il vaut mieux faire quelque chose plutôt que ne rien faire, en matière d'économie, à Florange notamment. "L'Etat peut".
  • l'ordre spontané issu de l'ensemble des micro décisions décentralisées de 2.5 millions de chefs d'entreprises français est moins souhaitable que le dirigisme issu de la réflexion de quelques technocrates.
  • l'interventionnisme étatique produit de la justice sociale.
  • même si le pays est proche de la faillite, il ne faut pas hésiter à tenir un discours socialiste, un peu comme les dirigeants du PCUS continuaient à proférer des analyses marxistes, en juillet 1991, depuis Moscou.
  • une bonne vieille usine appartenant à un grand groupe qui se voit vaut mieux qu'une start up qui ne se voit pas.
  • le droit de propriété, bien que principe constitutionnel depuis la Déclaration Des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789, peut être remis en cause s'il le faut.
Du coup, ça donne des mensonges ou des approximations en chaîne. 





Heureusement qu'il y a des cas médiatiques Mittal pour masquer des éches bien français ! Pourtant, gérer un pays avec bon sens, c'est possible. Allemagne: 0 déficit ! Et nous, et nous, et nous ?, se demande Corto 74.

L'art de faire compliquer semble présider ce gouvernement, disait l'Hérétique ? Alors, faisons simple : Ayrault ? Démission ! L'Etat ne peut pas tout !

mardi 24 juillet 2012

A quoi sert Montebourg ? Bonne question !

A quoi sert Montebourg ? Bonne question que pose Libération ! Il était temps !

Il faut dire que le Ministre du Redressement Productif cumule tout ce qu'on peut reprocher au socialisme : 


  • la vanité de croire qu'un ministre est plus compétent qu'une foule d'entrepreneurs pour savoir ce que veulent les consommateurs
  • la prétention de vouloir mettre en oeuvre les solutions de Keynes, alors qu'elles ont prouvé leur inefficacité
  • la capacité, assez incroyable, de lancer des anathèmes, sans fondement.
rouge de rage !
Quels anathèmes ? De quel droit Montebourg attaque -il les Peugeot, comme demande Kerdrel ? Quand Montebourg accuse un groupe de mensonges et de dissimulation, se rend t-il compte qu'il accuse aussi des centaines de comptables, de contrôleurs de gestion et de financiers qui travaillent pour ce groupe ? Si Montebourg pense qu'il y a eu mensonge, pourquoi ne demande t-il pas à la brigade financière d’enquêter et à l'Autorité des Marchés Financiers de sanctionner ? Le défaut de communication est un délit, pour les entreprises cotées. 

Le problème de Montebourg est double. Comme les autres ministres, il n'a jamais travaillé dans une entreprise. C'est une première dans un gouvernement qu'aucun ministre n'ait d'expérience de plus de 2 ans dans le secteur privé. Mais surtout, les interventions de Montebourg sont contre productives. 
En ce qui concerne PSA, les investisseurs anglo-saxons se demandent, à juste titre, pourquoi l'Etat se mêle du sort d'une entreprise privée. Quand un fond qatari ou chinois aura racheté et liquidé Peugeot, peut-être que Montebourg sera content ?
Un autre exemple, c'est Fralib, l'usine de thé près de Marseille qu'Unilever cherche à fermer. Montebourg est fier de remettre les parties prenantes autour d'une table de discussion. Mais sait-il que tant que le cas Fralib n'est pas reglé, Unilever ne peut pas embaucher et se développer comme ils le souhaite ?
Sans doute le sait-il, mais il est aussi au courant du fait que 10 gusses avec des banderoles CGT ou Sud ont plus de poids médiatique qu'un entrepreneur, dans son coin, qui crée un, deux ou dix emplois.



Il y a un problème de demande de thé Lipton ou de Citroen C3. Est ce que Montebourg pense sérieusement savoir mieux que les consommateurs eux-mêmes ce qui est bon pour nous ? Est ce qu'il pense aussi qu'en rapatriant les hotlines en France, nous allons résoudre le problème de pouvoir d'achat dans ce pays ?

Alors, comme se demande la Tribune, Montebourg... Zorro ou Don Quichotte ? Bruno Bertez, sur le blog à lupus, parle d'erreur de casting. Pour H16 Hashtable, PSA montre que Montebourg n’est qu’un petit fusible 
L'Hérétique, un centriste posé et modéré, écrit carrément que Montebourg est un guignolo !

Ne soyons pas si méchants. Montebourg aura au moins servi à une personne. Après avoir négativement impacté la carrière d'Audrey Pulvar (sur un juste retour de flamme,  voir Arnaud Montebourg : l'arroseur arrosé sur YouTube), Montebourg lui aura indirectement servi à retrouver un job aux Inrocks, une publication possédée par un financier proche du PS (lire une connivence "normale", sur le blog de Jean Quattremer). Tout n'est donc pas perdu ! 

Le changement promis par Flamby, ça n'est pas pour maintenant, mais le redressement productif, lui, marche pour certain (e)s ! Pauvre électeur socialiste, roulé dans la farine ... et bon courage aux employés de Sanofi, Jet Aviation, Bouygues Telecom, Fram, Doux, Sony Music France, Microsoft France, Cheuvreux, Air France, HP, Voyage Fram ... qu'ils n'oublient pas que si Montebourg ne peut rien pour eux, des créateurs de PME, eux, créent des emplois. Ils sont simplement discrets et inconnus, à l'image de Augment, Feel Like Ohm et tant d'autres.




Sur le même sujet, le cas Montebourg ...

Le reniement c'est maintenant, un post du 21 mai 2012
Montebourg l'inutile ?, un post du 11 juillet 2012
catastrophique et honteuse gauche socialiste !, un post du 13 juillet 2012
Plan de soutien à la filière auto à revoir ..., un post du 19 juillet 2012

mercredi 11 juillet 2012

Montebourg l'inutile ?

Pauvre Arnaud de Montebourg ... On peut dire que l'ex-premier secrétaire du Parti Socialiste, alias Flamby moi-président-de-la-République, lui a donné une sorte de cadeau empoisonné en lui confiant le Ministère du Redressement Productif (et non pas de l'érection fructueuse, n'est-ce pas h16 !). 

Notez, il n'y a pas que les super giga ultra libéraux fous qui se demandent ce que Montebourg est allé faire dans ce pédalo cette galère. Il y a aussi David Desgrouilles, blogueur chez Causeur et Marianne. 
Il y a aussi, très certainement, Audrey Pulvar, qui a troqué la fierté d'être la compagne d'un Ministre contre ses positions féministes et anti-connivence (voir le blog de Jean Quattremer). Il faut dire que Montebourg avait scié par avance la branche sur laquelle il aurait pu rester tranquillement assis.


Maintenant, Montebourg est ministre. Il promet, à défaut de démondialiser la France (et ce alors que 25% du PIB français est lié à l'international), un plan de reconquête industrielle, dixit l'Usine Nouvelle.

Nicolas Doze, le journaliste de BFM, pose de bonnes questions :

  • l'Etat (c'est à dire VOTRE argent, chers lecteurs) va t-il racheter toutes les entreprises en difficulté ?
  • l'Etat va t-il acheter les voitures made in France que les français n'achètent plus (faute d'envie ou faute d'argent) ?


En fait, les socialistes vivent dans un mythe : celui de la supposée supériorité de l'Etat et du public par rapport aux entrepreneurs, quand il s'agit de faire fonctionner l'économie. Les socialistes et les étatistes en général ne croient pas en l'ordre spontané, et ils pensent, même quand les recettes keynésiennes ont prouvé leur inefficacité (lire Croissance et Gouvernements : la grande illusion, sur le blog de Georges Ugeux).

Que chacun comprenne : il n'y a pas de meilleur moyen que l'entrepreneur pour créer des richesses. Si les Etats pouvaient se substituer au marché, alors, l'URSS, qui avait totalement éliminé le marché, et détenait tous les moyens physiques de gérer l'économie, aurait été un succès. Pour que chacun soit convaincu, il n'y a qu'à comparer la RFA et la RDA en 1989. Parties du même point de départ, ces deux pays ont, d'un coté, été un échec total, de l'autre, le pays de la Golf GTI, de la colle Uhu et du freinage ABS. Plus frappant encore, la Silicon Valley.
En France, nous avons des écoles d'ingénieurs de top niveau, des chercheurs techniquement très fort et des financiers bien armés. Mais le plateau de Saclay n'est pas la Silicon Valley. Pourquoi ? Parce que l'innovation  ne surgit jamais la où on l'attend. Le succès du Sentier n 'avait rien de planifié, pas plus que celui d'autres beaux succès Made in France, y compris au sein du CAC 40 (Cap Gemini, Essilor ...).

Arnaud de Montebourg et sa bande ont beau être très intelligents, ils ne pourront pas remplacer les ingénieurs de Peugeot qui ont crée la 205 des années 80, les marketeurs de Bouygues Telecom qui ont lancé le concept de forfait dans les années 90, les geeks d'Iliad qui ont lancé le concept de box avec Free dans les années 2000, et les milliers d'inventeurs qui créent, échouent, recommencent quelque part chez eux dans leur petit coin de France.

Les libéraux ne prétendent pas mieux savoir que les socialistes de gauche ou de droite ce qui est mieux pour les autres et pour le pays, ils disent qu'étant donné qu'il est impossible de savoir où émergera le prochain Steve Jobs, alors le rôle de l'Etat devrait se limiter à la création d'un environnement favorable à l'entrepreneuriat, à commencer par la stabilité juridique et fiscale.


Enfin, les libéraux notent que si les consommateurs, partout dans le monde, préfèrent rouler en Audi plutôt qu'en Renault, alors des plans de soutien à l'industrie automobile française sont inutiles. Laissons jouer les préférences du consommateur et la libre concurrence, et que le meilleur gagne ! Renault va peu-être licencier et PSA fermer Aulnay sous Bois, mais qui sait si Michael Oualid (lire Un Français invente la voiture qui ne coûte rien (ou presque) sur Challenges.fr ) ou Guy Negre de (MDI Automobiles) ne sont pas les André Citroen de demain ? 






mercredi 22 février 2012

Un monde dans tous ses états

Grand moment  hier soir sur Arte, la chaine publique payée par les contribuables.  Qu'est ce qui faisait le plus peur ? Le conservatisme d'Hubert Védrine ? Le degré de désinformation des étudiants de Sciences Po Journalisme ?

Reprenons les inexactitudes les plus flagrantes d'un Monde dans tous ses Etats et démontons les une à une.


- Arte/Védrine:  la prospérité des 30 glorieuses était dûe à la politique volontariste de gouvernements planificateurs
- Faits :  Entre 1945 et 1989, des Etats particulièrement volontaristes, et mûs par la sans doute sincère idée qu'il est possible de faire mieux que le marché, ont controlé leur économie à 100%. Ils n'ont pas superformé les démocraties libérales malgré des ressources gazières et pétrolières (URSS), de la main d'oeuvre, parfois formée (Allemagne RDA, Cuba). Ils ont même connu une forte paupérisation. De plus, il ne faut pas négliger, pour les Etats démocratiques à économie de marché, le rôle du rattrapage lié à la reconstruction post WWII. Enfin, bien que nous n'ayons plus, en France, de Plan, l'Etat intervient bien plus en valeur absolue et relative en 2012 par rapport aux années 60. Pourtant, tout cet argent ne produit pas de croissance économique. La vérité est que la prospérité des 30 glorieuses a existé malgré la volonté des Etats de tout contrôler. Enfin, les 30 glorieuses sont une parenthèse historique qui n'a pas concerné les 3/4 de la planète. Le Monde de Védrine s'arrête aux frontières de l'hexagone, étonnant, pour un socialiste.

- Arte/Védrine: les propos de Ronald Reagan, "government is not the solution, government is the problem" sont une religion
- Faits :  en 1979, le Royaume Uni était en faillite, sous tutelle FMI. Les Etats Unis n'étaient guère mieux. Les travaillistes ont sans doute été mauvais, mais peut-on leur reprocher d'avoir appliqué leur programme ultra interventionniste ? Le UK était plus socialiste que la France. Est ce le rôle d'un État de tout fabriquer, y compris des Jaguar ou du transport Aérien ? Du coup, on comprend bien la phrase de Reagan. Le socialisme n'a fait reculé ni la pauvreté ni le chômage. Ce qu'on peut reprocher à Thatcher et Reagan est éventuellement, au contraire, de n'avoir pas suffisamment fait reculé l’État.

- Arte/Védrine: Bear Stearn, la finance dérégulée et les crédits subprime sont à l'origine de la crise économique
- Faits  Bear Stearn a connu des problèmes en Mars 2008 mais c'est dès le dernier trimestre 2007 que les prix de l'immobilier ont chuté. Le ralentissement économique a précédé la crise bancaire. De plus, depuis 2008, la finance à 100% dérégulée (hedge funds) n'a pas connu de problèmes, tandis que la finance régulée (Dexia, Northern Rock, Lehman Brothers) a crée des problèmes. Enfin, le subprime, rappelons le, a été crée par Bill Clinton.

Sur le même sujet, lire Rappel : subprime, fin du Glass Steagall Act : merci Clinton !un post du 20 septembre 2011

- Arte/Védrine: Stiglitz a prévu la crise parce qu'il était convaincu que l'ultra libéralisme allait s’effondrer
- Faits  Joseph Stiglitz est un économiste, Prix Nobel, d'optique plutôt keynesienne, qui enseigne à Columbia et a conseillé le gouvernement démocrate de Clinton. Il a aussi travaillé pour la Banque Mondiale. Dans un de ses livres, the Roaring Nineties, il soutient la politique de bas taux de la Fed (source de la bulle immobilière). Stiglitz écrit beaucoup entre 2002 et 2007 mais ne prévoit pas de crise, à la différence des autrichiens qui eux la voient venir dès 2001.



- Arte/Védrine: Allan Greenspan est un fidèle disciple de Milton Friedman
- Faits : Greenspan n'est que très partiellement libertarien ! Certes il n'a pas sur régulé les marchés, mais il les a inondé de dollars. Friedman était contre la manipulation de la masse monétaire sur ordre gouvernemental.

- Arte/Védrine:  la dette et les déficits des Etats Européens ont été crées en 2008 pour sauver les banques
- Faits: en 2004, la France et l'Allemagne s'assoient sur le traité de Maastricht. Les déficits sont une réalité depuis 30 ans en Europe, nous n'avons pas attendu la crise de 2008 pour tomber dans l'excès de dette et de déficits.
Sur le même sujet, lire le liberalisme n'est pas responsable de la crise, un post du 4 février 2011

- Arte/Védrine: les banques sauvées par les Etats se sont retournées contre les Etats en leur prêtant trop cher
- Faits : les banques ne prêtent pas aux États, elles mettent en relation des préteurs et des États. A la base, les banques ne sont que des intermédiaires dans la crise de la dette.Ensuite, les États leur ont forcé la main.


Crise bancaire : qui est coupable ? par buildfreedom


Sur le même sujet, lire banques francaises, droit de propriete suspendu, un post du 24 octobre 2011

- Arte/Védrine: le défrichage "sauvage" des forêts partout sur la planète est lié à l'avidité des gens
- Faits : Pour Hubert Védrine, seule l'Europe, civilisation supérieure surtout si elle est diplômée de l'ENA, a le droit de défricher. Les Chinois, les Brésiliens sont priés de rester sous développés et de ne pas faire fondre les glaces du Pole Nord.


S'il y a une conclusion à retenir, c'est, au vu de tous les efforts déployés par les gouvernements depuis 2008 pour nous soit disant sortir de la crise, on constate qu'il est vraiment temps, en Occident, de revenir à une forme plus rationnelle de l'Etat, qui ne doit s'occuper que d'une seule chose : les fonctions régaliennes (police, justice, armée, diplomatie) de préférence, en Europe, gérées au niveau communautaire. Le reste (monnaie, économie, environnement, nos vies) peut être géré par nous mêmes, par les entreprises ou par les ONG. 

mardi 18 janvier 2011

100 000 postes de fonctionnaires en moins ?

Décidemment, le Monde est un adepte des titres chocs ces jours ci.

"Fonction publique : 100 000 postes supprimés d'ici à 2013"

 Ca c'est pour le gros titre, car juste en dessous il est écrit : " le ministre du budget et de la fonction publique, François Baroin, a confirmé que la politique de non-remplacement d'un départ sur deux dans le secteur public se poursuivrait au rythme de 100 000 départs non remplacés en trois ans." 

Sur la forme, sympa les voeux ! En termes de gestion des ressources humaines ,et, disons le, de respect des gens, on a rarement vu pire, surtout pour une annonce choc qui n'a aucun impact financier réel.

 

Sur le fond, c'est triplement n'importe quoi.

1. Ca n'est pas assez au vu des enjeux financiers. 100 000 fonctionnaires c'est 1,1% de l'ensemble des 9 millions (NEUF MILLIONS) de francais sont fonctionnaires centraux, territoriaux ou hospitaliers et militaires, actifs ou retraités de la fonction publique. Un actif sur trois est lié à l'Etat. Or l'Etat dépense 50 cents quand il dépense 1 Euro. (148 milliards de déficit pour 325 milliards de dépense).

2. Ne pas renouveler, c'est bien, mais pour quelles missions, quelle réfléxion autour du périmètre de l'Etat ? S'achemine t on enfin vers un Etat qui ne s'occupe que de justice, armée et diplomatie ? Va t-on arréter de professer un enseignement uniforme d'un bout à l'autre du territoire ? La loi doit-elle réglementer le moindre aspect de la vie quotidienne ? La police doit-elle consacrer 40% de son temps à la lutte contre le trafic de drogue ? A t-on les moyens de mener de front trois conflits de haute intensité ("guerres", en français) ? Les régimes spéciaux ont-ils une quelconque légitimité ? 

3. Annoncer des plans qui s'étalent jusqu'en 2013, soit un an après des élections importantes, est une ficelle un peu grosse qui indique à quel point le plan est crédible. 



L'affaire Zoé Shepard a montré qu'il existe, au choix, soit une énorme poche de productivité des services  publics, soit, plutot, une énorme source d'économies potentielles. 

Renvoyons tous notre cv au ministre du budget pour proposer nos services de cost killing, parce que la, il est loin du compte. Pendant ce temps, la dette publique continue d'exploser !