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dimanche 28 février 2016

De l'optimisme : Peter Thiel et les fondamentaux du libertarianisme

Pendant que François Hollande se prend en pleine face les conséquences de ses ambiguïtés et mensonges, que la gauche se bat pour savoir s'il faut travailler 35h ou 32h par semaine, et que la droite fait le concours du politicien le plus mis en examen, heureusement, quelques individus à la frontière entre la politique version Ron Paul et le post politique ouvrent le débat.

Par exemple, ils nous rappellent que, bien que les politiciens et les Etats posent bien souvent plus de problèmes qu'ils n'apportent de solutions, la technologie et la créativité des individus font que nous ne sommes pas forcément condamnés à un futur ultra étatiste.

Peter Thiel est un des ces individus.







Peter Thiel est un entrepreneur de la Silicon Valley. Avec Max Levchin et Elon Musk, Thiel a cofondé PayPal. Il est actuellement le président de Clarium Capital Management LLC, un hedge fund, et un partenaire dans The Founders Fund, un fonds de capital risque.
Peter Thiel a lu, notamment, le Seigneur des anneaux, Ayn Rand et Alexandre Soljenitsyne pendant ses années de lycée, avant d'étudier la philo à Stanford.

Ce libertarien, à l'occasion de son séjour à Paris la semaine dernière (1), a rappelé quelques vérités utiles à diffuser :



  • Il n’y aura pas d’avenir enviable sans progrès technologiques.
  • on parle de nos nations comme des "pays développés", comme s’il n’y avait plus rien à inventer.
  • Nous ne vivons pas en démocratie. Les gouvernements élus ne représentent pas vraiment le peuple. Et la plupart des décisions sont prises pas ces bureaucraties compliquées non élues, parce que les questions sont de plus en plus compliques. Mais ces administrations ont tendance à avoir la main trop lourde sur la régulation. Si bien que nous n’avons ni liberté, ni démocratie !
  • c’est intéressant de réfléchir à la manière de bâtir un nouveau pays à partir de zéro (*)
  • Il y a une différence qualitative dans les risques d’abus entre les multinationales les plus puissantes type GAFA et les états. Pour moi, les états sont beaucoup plus puissants : ils ont des armées, une police, des prisons. Ils font usage de la violence, ils peuvent tuer les gens.
  • La principale critique libertarienne du gouvernement américain, c’est toutes ces interventions militaires, ces guerres extérieures coûteuses dans lesquelles il se lance.

Fait extraordinaire, ce message a été repris par des médias aussi franco-français (donc pro états ou en tout cas défenseur de l'ordre établi) que Canal Plus ou L'Obs.
Si les followers de ces medias mainstream analysent la situation française, alors ils réaliseront que l'Etat, pris en otage par la classe politico-fonctionnaire, est le problème, pas la solution.
Sommes nous plus en sécurité depuis que nous sommes en guerre au Mali ? L'avalanche de lois et de normes a t-il un quelconque impact positif sur nos vies ? Demandez aux agriculteurs ce qu'ils pensent de cet excès de normes. Et Google, Apple, Facebook ou Amazon ont-ils plus ou moins contribué à la diffusion des valeurs de liberté que les différents états qui disent se battre partout dans le monde pour la démocratie ? 








(*) Un peu comme l'initiative Liberland, le Free State Project européen

jeudi 29 mai 2014

Bernard Monot, l'économiste « libertarien » de Marine Le Pen, selon le Monde

Si on en croit le Monde (1), il y aurait un économiste "libertarien" au Front National ... 
Après un titre spectaculaire, le journaliste du Monde, Abel Mestre, n'hésite pourtant pas à écrire "M. Monot se revendique libertarien en matière économique. Ce qui peut apparaître contradictoire avec le discours interventionniste de Marine Le Pen. Il assure néanmoins qu'il « défend les principes de l'économie de marché protégée et régulée raisonnablement dans le cadre d'un Etat de droit »."

Nouvelles de France, pas exactement sur la même ligne idéologique que le Monde, titre également "Un libertarien élu FN au Parlement européen", sans que l'on sache d'où vient ce qualificatif, exactement.

Gloire ultime pour le Monde, l'article a été repris par FdeSouche et Islamisme.fr, deux blogs influents de la fachosphère . 

Que nos amis de Nouvelles de France diffusent une information inexacte, ce n'est (hélas) pas encore trop grave. NDF pèse moins que L'Opinion, Contrepoints, Atlantico, Valeurs Actuelles ou le Nouvel Economiste, pour le moment dans la galaxie libérale.

Mais quand le Monde écrit quelque chose, malheureusement, la France a tendance à croire que c'est vrai.

Or, non seulement l'article d'Abel Mestre, le journaliste qui a bloqué les commentaires de son blog "droites extrêmes", n'interviewe pas le principal intéressé, mais en plus, sur le site du Front National, on apprend que Bernard Monot affirme "Alstom doit rester français".
Bernard Monot a étudié en partie à Aix en Provence, un haut lieu de l'école autrichienne d'économie. Il avait donc les outils intellectuels ou le réseau adéquat pour voir venir la crise des subprimes, certes.

Mais avoir du bon sens en économie suffit-il à pouvoir se revendiquer libertarien?

Bernard Monot se disqualifie en défendant l'achat par l'Etat français d'actions Alstom. Et que dit il sur l'usage libre des drogues, la liberté d'expression, la liberté d'immigration, la liberté sexuelle...).Comme le dit Murray Rothbard : le libertarien ne voit aucune incohérence à être « de gauche » dans certains domaines et « de droite » dans d’autres. Au contraire, il considère que sa position est quasiment la seule qui soit cohérente du point de vue de la liberté individuelle.

Donc soit Bernard Monot n'est pas d'accord avec la vision dirigiste en économie et conservatrice au niveau des mœurs de son parti politique, le FN, soit il n'a pas pris assez d'informations sur le libertarianisme ? Peut-être pourrait-il commencer par Contrepoints et Wikilibéral ?


Sur le plan economique, Bernard Monot est au mieux un libéral classique type Raymond Aron, ce qui, vu le contexte français d'ultra domination des idées interventionnistes, est déjà un bon point de départ.

Sinon, peut-être que le journaliste du Monde est allé trop vite en rédigeant son article ? Peut-être a t-il pris exemple sur le fameux Gérard Filoche dans l'assimilation fachos/libertariens/Sarah Palin/cro magnons (r) pour régler des comptes, par exemple avec son actionnaire Xavier Niel, un libéral en économie et sur le plan des moeurs ? Peut-être a t-il tout simplement voulu en rajouter dans la diabolisation, tout simplement ? Difficile de trancher.

Egalement publié sur Facebook

Une chose est certaine : la page Wikipedia consacrée à Bernard Monot, crée le 24 mai 2014, ne devrait pas rester longtemps non corrigée. Les libertariens sont formels : l'Etat ne doit pas intervenir dans l'économie, et la France devrait laisser le marché décider du sort d'Alstom.
Si Bernard Monot, mais aussi Montebourg et tous les politiciens qui se sont tant exprimés sur l'OPA de General Electrics, sont intéressés par le devenir d'Alstom, ils n'ont qu'à acheter des actions Alstom, avec leur propre épargne, afin d'aller voter en assemblée générale.





vendredi 27 décembre 2013

Blogosphère politique, à suivre

Voici quelques bonnes lectures
Quand à Twitter, voila quelques comptes intéressants 


Pourquoi les suivre ? Parce que ce qu'ils ont à raconter n'est ni l'"ultra libéralisme" que le PS rejette, ni la caricature de libéralisme que l'UMP présente de temps en temps, entre deux hoquets ultra étatistes et socialistes de droite.

En ce qui concerne les infos généralistes, il y a toujours, sans hésiter

Bonnes lectures en 2014 !

vendredi 13 septembre 2013

Et maintenant, Mr le Président ?

Le Président Hollande "sort" d'une phase compliquée : sa volonté de jouer les va-t-en-guerre, en s’immisçant dans la terrible guerre civile Syrienne, a abouti au fait que la France, en tant que voix diplomatique, a été ridiculisée. Le pouvoir socialiste est curieusement apparu comme étant à la botte d'un atlantisme surprenant, avant de se faire recaler par la démocratie, celle qu'ont exercé les parlements américains et anglais.


Syrie: vers la destitution d'Obama? par Bertrand11111

Les anglo-américains nous montrent que l'on peut encore croire en la démocratie. Voila des pays où, in fine et malgré leurs énormes imperfections, des élus peuvent envisager de destituer le président ou de dire non au premier ministre. Et chez nous ? 

Et maintenant, que va faire le Président Hollande ? Pourquoi pas une guerre contre les Etats-Unis ? Après tout, entre l'usage de phosphore blanc à Fallujah (1), lors de la guerre d'Irak, et les menaces contre les libertés de citoyens Européens (espionnage massif et généralisé de la NSA (2), FATCA (3), directive PNR (4)), il y aurait de quoi intervenir, si on s'en tenait aux discours sur les menaces que le pouvoir socialiste français tient. Pas besoin de guerre, les libertariens américains se chargent de dénoncer et combattre ce qui ne va pas chez eux (5). 

Par contre, qui protège les français des décisions ineptes du pouvoir ? Il n'y a malheureusement, à ce jour et mêle en voulant être constructif, absolument rien de bon dans la politique que mènent les socialistes, y. compris chez ceux dont le style tendraient à faire croire qu'ils sont actifs. 



Délinquance en explosion, chômage en hausse, fiscalité étouffante, le tout sur fond de dissensions au sein de la majorité et d'absence totale de cap, tant la politique intérieure qu'extérieure amène à dire que le bilan est sans appel. 

Il appelle une décision et une seule : la dissolution de l'Assemblée Nationale.



(1) RFI L’armée américaine aurait utilisé des armes chimiques 9 Novembre 2005
(2) France Info TV Espionnage d'internet : le Quai d'Orsay cible de la NSA 9 Septembre 2013
(3) Trend Le Vif FATCA, ou la coopération fiscale forcée avec tous les pays d'Europe? 10  Septembre 2013
(4) Réseau Universitaire Européen Le rejet de la proposition de directive « PNR » par la Commission des libertés civiles du Parlement européen : l’impossible alchimie entre lutte contre le terrorisme et protection des droits fondamentaux ?
(5) Repeal FATCA Letter to Treasury Secretary Geithner from Senators Rand Paul, Jim DeMint, Mike Lee, and Saxby Chambliss 14 Aout 2013

vendredi 26 juillet 2013

Les libéraux répondent à #TerraNova et à @juliettemeadel

Juliette Méadel
Terra Nova
Juliette Méadel, 37 ans,  avocate d'affaires et énarque, est anti libérale et directrice de Terra Nova, le think tank qui nous sert des analyses si exactes (relire Face à la désertification intellectuelle : contrer Terra Nova, un post du 12 avril 2011).

On l'a entendu chez #CarrementBrunet, ou elle challengeait les propos de Gaspard Koenig. (réécoutez le podcast sur le site de RMC) en débattant sur le sujet le libéralisme est il la clé pour sortir de la crise ?

Pour Juliette Méadel, la réponse est non, à l'inverse de ce que nombreux bloggeurs tentent pourtant de rappeler, comme :
Gaspard Koenig
Parti Libéral Démocrate
Comme, finalement, en une heure de temps, Gaspard Koenig n'a pas forcément eu le temps de répondre précisément sur tous les points évoqués, voici les liens pour celles et ceux qui veulent creuser les sujets qui ont été abordés.

  • Poncif : La loi de 1973 crée les déficits publics
    • Réponse de H16 : on manque en réalité d'épargne pour financer des déficits de toutes façons trop importants (lire Pour en finir avec la loi de 1973)
    • Réponse : c'est quand même comique de parler de la loi de 1973, une loi qui a son équivalent dans les législations Suisses ou Suédoises, et de penser que ces lois font du déficit et de la dette. 
  • Poncif : La main invisible date du XIXeme/XXeme siècle 
    • Passons l'erreur factuelle (la Main invisible date du XVIIIeme siècle, Juliette Méadel confond avec le commissaire priseur Walrassien
    • Réponse de Libertarien : Je n'aime pas la Main invisible
  • Poncif : Si on laisse le marché tourner tout seul, ça provoque des catastrophes
    • Réponse : quand on laisse l'Etat réguler l'économie, cela donne Dexia, le Credit Lyonnais, le plan calcul, la dette de la SNCF, et, dans les versions extrêmes : Cuba, la Corée du Nord et le Venezuela (Etat pétrolier qui connait des pénuries alimentaires)
    • Réponse : si vraiment les politiciens pouvaient diriger l'économie, pourquoi, plutôt que le train, le téléphone ou la médecine, ils ne nationalisent pas le logement et la production alimentaire, qui sont bien plus vitaux ? Réponse : parce qu'ils savent que le marché décentralisé est la meilleure/moins mauvaise réponse à ces questions vitales
    • Réponse : les économies plutôt libérales (Hong Kong, Suisse, Canada, Ghana, Nouvelle Zélande, Luxembourg) sont en meilleur état que les économies régulées





  • Poncif : La crise des subprimes, née aux Etats-Unis, montre que si on intervient pas pour réglementer, il y a des catastrophes
    • Réponse : le subprime est un mécanisme de bonification de prêts pour des populations insolvables, d'origine gouvernementale, promu par l'administration Clinton, et la crise des subprimes a pour source l'excès de liquidités crées par la Fed après le 9/11


  • Poncif : La crise des subprimes est une crise du manque de régulation
    • Réponse :  Freddie Mac et Fanny Mae étaient précisément des agences gouvernementales, et non pas d'obscurs hedge funds. 
    • Réponse : la crise des subprimes est l'échec de l'interventionnisme fédéral US 
    • Lire Infaillibilité du marché et régulation étatique sur le blog Analyse Libérale
  • Poncif : En France, où on régule, il n'y a pas eu de faillites bancaires, grâce à l'Etat
    • Natixis ? Dexia ? Les pertes de la Caisse des Dépots et Consignations ? 
  • Poncif : Les Etats Unis sont un pays libéral
    • Réponse : Ronald Reagan a commencé le travail mais les Etats Unis ne sont pas libéraux, ils subventionnent leur agriculture, lèvent des droits de douanes protectionnistes sur l'acier, investissent l'argent du contribuable dans General Motors, et mènent sans sourciller des politiques liberticides. Les Etats Unis sont moins anti libéraux que l'Europe, dont la France, certes, mais rien de plus. Si des gens comme Edward Snowden ou Ron Paul prennent la parole, c'est justement pour dénoncer la glissade des Etats Unis.
    • Comme il existe de grosses différences entre Malte et la France, entre l'Allemagne et la Grèce, il y a des différences énormes entre le Delaware et New York, entre le New Hampshire (cf le Free State Project) et la Californie
  • Poncif : Economie de marché = capitalisme = libéralisme
  • Poncif : La France est un pays libéral
    • Réponse : 57% du PIB passe par les mains de l'Etat. Nous sommes très très loin de la limite de 40% dont parlait VGE.
    • Lire aussi : Mise au point sur les idées libérales : Non : il n'y a pas eu de mesures libérales en 5 ans, entre 2007 et 2012, en France, ou presque (hormis le statut de l'auto entrepeneur et l'autonomie des universités)
  • Poncif : Depuis 1986, il n'y a plus d'ordonnances pour définir les prix
    • Réponse : en 2013, une ministre imagine pouvoir réguler les prix de l'immobilier, alors que nous souffrons déjà , en région parisienne notamment, de pénurie
  • Poncif : La croissance ne viendra pas toute seule si l'Etat réduit son périmètre d'intervention
    • Réponse : pour "lutter contre la crise", le président Sarkozy a fait exploser les déficits et la dette. Or, la France a été en récession. La séquence post Lehman Brothers montre que, partout dans le monde, le keynesianisme a définitivement échoué.



    • Réponse : la croissance n'est un objectif que parce que nous sommes, en Occident, dans un sytème pyramidal à la Ponzi-Maddoff, pour les retraites notamment. Mais les libéraux, adeptes de l'école autrichienne d'économie, ne pensent pas la croissance économique puisse être un objectif de politique économique
    • Réponse : la croissance (réelle) survient quand des entrepreneurs parviennent à faire mieux, plus efficacement, ou différemment quelque chose. La croissance est le fruit indirect de décisions de création d'un environnement favorable aux entrepreneurs : stabilité juridique et fiscale, facilité d'accès aux facteurs de production
  • Poncif : Quand il n'y a pas d'Etat, c'est la loi de la jungle
    • Réponse : le nombre de SDF à Paris devrait nous inciter, nous français, à plus de modestie. 
    • Réponse : en absence d'Etat, les gens donnent spontanément de l'argent ou du temps à des causes, et créent une société de solidarités réelles, à la place de la société de solidarités forcées que le fisc nous impose.
  •  Poncif : Margaret Thatcher a fait progressé le chômage
    • Réponse : en URSS, le taux de chômage était effectivement à 0%. Si l'Etat veut vraiment lutter contre le chômage, effectivement, il le peut,en mettant tout le monde au "travail", ouvrier dans des usines improductives, employé du KGB ou gardien de goulag. 
    • Réponse : en 1979, quand Maggie est arrivée au pouvoir, le UK était sous tutelle du FMI. Le taux de chômage était à 6%, comme en France, et, en 1990, il était à 5.8%, moitié moins qu'en France. 
Source : Cairn Info

  • Poncif : Le système de santé britannique est une catastrophe
    • Réponse : le système de santé français est une catastrophe : 11% des français n'ont pas les moyens de se soigner
  • Poncif : le libéralisme heurte les plus faibles
    • Réponse : le libéralisme a tiré de la pauvreté absolue des milliards d'Asiatiques, et bientôt d'Africains, ce qui, pour les internationalistes que les socialistes disent être, devrait les réjouir. 
    • Réponse : personne n'est définitivement plus faible. Chacun a une part de talents qui ne demande qu'à s'exprimer. Sur le plan académique, Steve Jobs n' pas la compétence d'un énarque. Mais il a crée un univers. 

Tout ceci pousse à relire la thèse de Juliette Meadel, Les marchés financiers et l'ordre public, et à se poser des questions sur la formation des élites. Il est symptomatique d'entendre de la part de Gaspard Koenig qu'il a fallu qu'il traverse l'Atlantique pour entendre parler des origines Françaises et Européennes du libéralisme.
Cantillon, Say, Bastiat, Constant ou Toqueville ne sont pas des cow boys débarqués du Far West, mais bien des penseurs nés de ce coté ci de l'Atlantique. Mais pour diverses raisons, ils sont totalement passés sous silence ici chez nous.





Sur le même sujet, lisez 


Bonnes lectures !

mardi 25 juin 2013

Edward Snowden, un sacrifice pour rien ?

ses révélations sur Prism servent surtout à alimenter l'anti américanisme. Cette sentence est inexacte.
DJ assimile la critique de la politique américaine à de l'anti américanisme. 

Or, des critiques contre les atteintes aux libertés civiles proviennent avant tout des Etats-Unis. C'est par exemple Steve Wozniak qui ce matin, dans le Guardian, regrette qu'avec le Patriot Act, les Etats Unis deviennent un peu une nouvelle URSS. Or, qui peut nier que le cofondateur d'Apple a bien plus contribué à ce que sont les Etats Unis que quasiment quiconque ? 

Les libertariens aussi (voir le blog du Libertarian Party), critiquent Prism. Et ils sont pourtant loin d'etre anti américains, puisque la presse Européenne leur reproche en général, par le biais d'un angle de lecture quasi systématiquement ethnocentrique et américanophobe, d'être des ultra nationalistes isolationnistes. 

En fait, de manière plus générale, il faudrait cesser de confondre systématiquement peuple, nation et Etat. Ce sont trois notions assez différentes. On le voit bien en France, critiquer Hollande n'est pas faire du France bashing, par exemple. C'est juste faire du Hollande bashing. Un peuple et une Nation ont une réalité bien différentes de celle d'un Etat, y compris quand, comme aux Etats-Unis, une majorité de citoyens supportent les actions liberticides de l'Etat. 

"Not in our name", chantaient les militants anti guerre du Golfe sous Bush. Où sont-ils passés, alors que Obama a gardé le Patriot Act et les drones ? 

Par contre, la où DJ a entièrement raison, c'est quand il souligne le paradoxe à ce qu'un défenseur de  la liberté aux Etats-Unis doive faire appel à la Russie et autres grandes démocraties. Peut-être que le problème vient du fait que les démocraties, ou en tout cas les Etats qui font la guerre à d'autre au nom de la démocratie, n'ont pas émis de protestations très vives vis-à-vis des Etats-Unis ...
A croire qu'ils veulent vraiment que les terroristes gagnent leur guerre, celle menée contre nos libertés civiles. 

mercredi 27 février 2013

Les socialistes rattrapés par la réalité

Tout est peut-être parti de cet incroyable mensonge sur la crise dont parlait Libertarien : nier la responsabilité des Etats dans la crise. Ca a permis à Hollande de mener cette campagne de déni. 

Pourtant, rappelle Humeurs de Vaches, En politique, la méthode Coué ne fonctionne pas


En effet, citons Opposition Républicaine : "c’est dorénavant acquis, le France ne sera pas en mesure de respecter ses engagements budgétaires européens pour 2013 sur les 3% de déficit public. Idem pour les prévisions de croissance ! Autre engagement présidentiel également dénoncé, la courbe du chômage ne sera pas inversée cette année ! Alors, notre Président, menteur ou amateur ?" 


Il faut dire que les socialistes ont depuis longtemps perdu leur crédibilité. 

Prenez une personne comme Delphine Batho, qui n'avait pas vu le retour des farines animales, comme le note Un Raleur de Plus. 
Prenez une banquière nommée Ségolène Royal, comme le mentionne Thierry Vimal. 
Prenez Vincent Peillon et ses 60 000 postes dont parle l'Hérétique. 

A chaque fois, ça va dans le même sens : celui d'incapables et d'illusionnistes, qui, faute de pouvoir et de vouloir agir sur le réel, commentent la mort de Stéphane Hessel (voir le blog de Corto 74), luttent contre les riches au cinéma (lire Jean-Paul Huchon en lutte contre les riches au cinéma sur le blog de h16 hashtable) ou grignotent nos libertés, ou encore, comme l'analyse Guy Sorman, s'occupent de qui peut se marier ou non, au lieu de laisser les individus s'organiser librement.

Du coup, comment s'étonner que, comme le note Toujours Plus Libre, Plus que jamais, les jeunes français pensent à l’étranger. A moins que la bonne solution ne soit celle que propose La Lime : la grève des impôts ? En attendant, on peut osciller entre l'espoir raisonné que Christian Saint-Etienne développait il y a quelques jours devant le Parti Libéral Démocrate (voir le blog de l'insolent Pouvons-nous sortir de cette désespérance ?) ou une vision plus pessimiste. Quand est ce que les français comprendront qu'il faut se débarrasser de cet étatisme qui les drogue et les étouffe, se demande Libertarien

Parce que le pire, dans tout cela, est que les français, gavés d'antidépresseurs comme le note Nouvelles de France, voient bien que l'ultra étatisme ne les protègent pas.  Les français ne sont pas ce peuple libre et joyeux que la propagande socialiste essaye de nous vendre. 



Nous sommes déjà à 56.7% du PIB en dépense publique, rappelle Contrepoints. L'argent public ne fait pas le bonheur, assurément


vendredi 28 décembre 2012

La controverse libérale : le cas Morsay

Morsay est un cas. Inconnu jusqu'il y a peu de la sphère libérale stricto sensu voire politique, Morsay est au contraire une star du net, pour de bonnes et de mauvaises raisons.

Ce rappeur, apparemment également brocanteur (?) à Clignancourt, a gagné ses lettres de noblesse quand Brice Hortefeux, fidèle à une tradition stupide qui consiste à donner de l'importance à des vidéos de rappeurs anti flics, ainsi que Frédéric Mitterrand et les associations "LGTB" ont porté plainte contre la chanson "J'ai 40 meufs".

Bien joué ! La suite a été une sorte de "tweet clash / blog war" contre un jeune francilien dénommé Vinceneil., un autre rappeur.

Depuis, il semble que Morsay ait décidé de se lancer en politique, ou du moins faire connaitre ses idées. Elles sont d'inspiration libertarienne : Morsay note que Sarkozy et Hollande, c'est le même combat, toujours plus d'Etat et moins de libertés. 

Quelque part, la démarche de Morsay est logique. Bien que, par provocation/ignorance/jeu, la banlieue aime afficher un discours de gauche, elle est fondamentalement anti-socialiste. La jeune UMP Camille Bedin l'a bien montré dans son dernier essai, pourquoi les banlieues sont de droite. D'ailleurs, la gauche n'aime pas la banlieue non plus. Elle préfère le 6eme arr, et si elle soit aller dans le 11eme, le 18eme ou à Montreuil, elle préfère que ce soit avec le moins d'arabes et de noirs possible. Comme la droite, direz-vous ? Certes. Mais en plus hypocrite.




Sarkozy était bien plus socialiste que libéral, mais il y a beaucoup plus de communautés de valeurs entre les jeunes outsiders et l'ancien président de la République qu'avec François Hollande, qui diffère de Sarkozy sur un point : il a un pedigree parfait, au contraire de Sarkozy le parvenu mal élevé

Le projet libéral vise à réconcilier les valeurs de liberté économique que la droite défend mollement (en fait, pas du tout puisqu'elle a fait explosé les impôts et les déficits) et les valeurs de libertés civiles que la gauche dit défendre. Ce projet libéral est donc en mesure, si des gens comme Morsay sont la pour le porter, de séduire des électeurs qui ont compris il y a bien longtemps que l'Etat est le problème, et non pas la solution.

A suivre ! En attendant, visitez http://www.morsay.net/.

Il se passe quelque chose en France.

jeudi 27 décembre 2012

Web politique français 2013 et Linkfluence

Vous avez lu sur lemonde.fr l'article de Samuel Laurent intitulé "

Une "droitosphère" en expansion face à une "gauchosphère" en plein doute"

Linkfluence y explique qu'ils "établissent depuis cinq ans une cartographie annuelle de cette blogosphère : à partir des liens que font entre eux sites et blogs politiques, un algorithme génère automatiquement une cartographie qui "fait émerger des proximités entre les sites qui sont au final des proximités idéologiques et communautaires, d'interaction et d'échange",, ". 

Mais comment Linkfluence a pu ne pas voir les liens entre ce blog, le Parisien Libéral, et Libertarien, Extreme CentreAlain Madelin ou Nouvelles de France ?


mercredi 7 novembre 2012

"Un choix clair en faveur d'une Amérique ouverte"

Comme on pouvait s'y attendre, les socialistes français (de gauche comme de droite) rivalisent de ridicule en matière de félicitations adressés au Président Obama.


  • Prenez Anne Hidalgo :
"Depuis #Paris, toutes mes félicitations à @barackobama pour cette victoire méritée! Félicitations également à @ambrivkin!
— Anne Hidalgo (@Anne_Hidalgo) Novembre 7, 2012"

Question : pourquoi mettre l'ambassadeur US en France dans la boucle ? Etait-il un militant ? Où bien Anne Hidalgo essaye de faire ami-ami ? ;-). Que Anne Hidalgo relise plutôt les dossier Wikileaks montrant à quel point les politicards français type Marie-Ségolène Royal deviennent ridicules à certains moments.  


  • Prenez le Parti Socialiste et Harlem Désir:  
"La réélection de Barack Obama est une grande victoire pour le parti démocrate et les forces progressistes qui se battent aux Etats-Unis pour plus de justice fiscale, la protection sociale, les réformes de société comme le droit au mariage pour tous, la coopération internationale et la paix face à la droite ultra-réactionnaire qui soutenait le Républicain Mitt Romney. (...) Au cours de son premier mandat, face à la crise économique, à la montée du chômage et de la pauvreté, le Président Obama a mis en oeuvre des mesures de régulation du système bancaire, un soutien de l'Etat à l'industrie automobile pour sauver les emplois et une réforme historique du système de santé pour accorder une sécurité sociale à des millions d'Américains qui en étaient dépourvus. Il a tourné la page de l'ère Bush et impulsé un tournant majeur dans la politique étrangère américaine avec la fin de la guerre en Irak et le refus d'une politique de choc des civilisations". 

On ne peut que pouffer de rire, surtout quand BNP Paribas, CACIB et SocGen seront définitivement évincées par JP Morgan, Goldman Sachs et Citigroup du marché des matières premières. 

Le spectre politique US est à ce point différent du notre que l'UMP et le PS peuvent utiliser quasiment les mêmes mots pour féliciter Obama : 

Le PS «souhaite des relations de coopération fortes entre la France, l'Europe et les Etats-Unis sur les grands défis internationaux que sont la régulation de la finance mondiale , la création d'une taxe sur les transactions financières internationales [NDLR : taxe crée par Sarkozy et Fillon, ne l'oublions pas], l'aide au développement, la lutte contre le changement climatique et la paix au Proche-Orient».

François Fillon, ex-Premier ministre UMP, s'est réjouit que «la communauté internationale, l'Europe, la France (puissent) compter sur le dynamisme et le pragmatisme de Barack Obama afin de faire face aux défis de notre temps». Nous devrons joindre nos efforts pour apporter des solutions pérennes à la crise financière, au changement climatique et parvenir à une paix durable au Proche-Orient» (source : le Parisien) .

Mêmes mots, mêmes souhaits dirigistes, à gauche comme à droite. 

Le summum est atteint quand nos socialistes projettent leurs fantasmes.




De quelle Amérique ouverte parle t-il ? De celle du Patriot Act ?

Ne vous y trompez pas, les libéraux ne sont pas tombés dans l'anti-américanisme. Les libéraux sont toujours des Atlantistes convaincus pour la plupart. Il convient juste de se souvenir que l'élection du président des Etats-Unis : 

  • ne peut pas être l'élection d'un homme de paix, au vu de l'engagement actuel des Etats-Unis dans divers conflits
  • ne change rien aux lois, votées par états fédérés et non pas au niveau fédéral, comme la peine de mort ou l'avortement
  • est limitée par le fait que la séparation des pouvoirs est stricte, aux Etats-Unis à la différence de chez nous où Couacman joue le 1er Ministre et le président du Conseil Constitutionnel
  • est relativisée par, hélas, le poids du lobby militaro-industriel
  • n'a pas vraiment d'impact, heureusement, sur ce qui fait vraiment l'Amérique, ses créateurs, ses inventeurs, de Mark Zuckerberg à Georges Lucas, en passant par Steve Jobs, John Galt ;-) ...
Il y a un monde entre l'Amérique d'Ayn Rand, de Ron Paul, de Peter Thiel ou de Kelly Clarkson d'une part, et celle de Joseph Stiglitz (le keynesien qui n'a pas vu venir la crise), de Harry Reid (le démocrate raciste refoulé), de John Surma (PDG de US Steel) ou de Jay-Z d'autre part. 

Si les socialistes ne l'ont pas compris, c'est normal, c'est parce qu'ils pensent que l'identité des individus est subordonnée à leur catégorisation administrative, dont la nationalité est le premier niveau. 
Enfin, puisque Hollande est persuadé que tout va bien dans le meilleur des mondes, pourquoi ne demande t-il pas : 
  • l'abolition de l'interdiction de transporter des liquides lors de trajets en avion 
  • la suspension de la directive PNR (chaque fois que vous voyagez, votre dossier est transmis in extenso à on ne sait qui).  

mercredi 31 octobre 2012

Au coeur du Tea Party - Arte

Après que Telerama ait caricaturé Ayn Rand la semaine dernière, y compris avec des jeux de mots douteux (montée de Ayn... ), Arte schématise le Tea Party !





Quand les médias de la gauche Bac +8 française étudient le phénomène libéral (au sens Européen) américain, les barrières sautent !

Il n'y a qu'à lire la présentation du reportage par Arte : 

Bienvenue à Nashville, capitale du Tennessee et coeur battant d'un mouvement qui veut tirer le parti républicain vers la droite. Qui sont ses militants ? Ben Cunningham se bat depuis des années contre les hausses d'impôts et pour la défense du droit de propriété tandis que Ken Marrero et sa femme préfèrent faire cours eux-mêmes à leurs enfants plutôt que de les envoyer à l'école publique. De leur côté, après le 11-Septembre, Tess Saint Clair et Ralph Weber ont acheté un camping-car pour se mettre à l'abri en cas de nouvelle attaque terroriste. La voix des déçus Américain blanc, de sexe masculin, âgé de 50 ans ou plus, ayant un emploi et appartenant à la classe moyenne : tel se présente le partisan lambda du Tea Party. Mais Astrid Schult a aussi rencontré de nombreux déçus de tous bords, qui ne font plus confiance à la classe politique pour améliorer leur vie et défendre leurs intérêts. Le mouvement, qui met au pinacle les valeurs traditionnelles et l'indépendance de l'échelon local vis-à-vis de Washington, séduit et élargit ainsi sa base. Pèsera-t-il dans l'élection présidentielle ?

carte des membres du caucus Tea Party par Etat
Commençons par le commencement : bienvenue à Nashville. Déjà, sur 61 représentants Tea Party (lire Members, 112th Congress sur Wikipedia), seuls 2 viennent  du Tennessee. Pourquoi ne pas être allé au Texas ? Mystère. Un peu comme si, pour comprendre le FN, on interrogeait Arnatu (une élue FN au conseil régional d'Ile de France) au lieu d'aller à Orange ou Vitrolles

Continuons sur le bienvenue à Nashville. Le Tennessee est un état pauvre et rural. Pourquoi essayer de comprendre l'Amérique à partir de ce cas particulier où les démocrates et les républicains y sont aussi plus marqués par la réalité locale d'une histoire raciste, sudiste et sécessionniste ?  Quand les journalistes Américains débarquent pendant des émeutes dans une banlieue de Seine Saint Denis et tirent des conclusions d'ordre général, les Français hurlent et ils ont raison. Arte ne se permet pas ce genre de précautions. Si Arte avait poussé son reportage jusqu'au bout, ils auraient vu que le Tennessee a 9 représentants au Congrès à Washington, et que sur ces 9, deux sont démocrates (le parti d'Obama). L'un deux, Jim Cooper, est un ami de la NRA, la célèbre association pro armes. On montre un reportage de gens surarmés en disant voila le Tea Party, mais on oublie que dans le Tennessee, tout le monde est armé. Voila la déontologie et la rigueur journalistique d'Arte. 

Ensuite, les valeurs du Tea Party. Contre les hausses d'impôts/pour la défense du droit de propriété/faire cours eux-mêmes à ses enfants plutôt que de les envoyer à l'école publique. En effet, quel extrémisme ! Que ce soit des valeurs compatibles avec la Constitution US ne semble pas important. Mais même du point de vue de la gauche Européenne dont Arte est un bon représentant, comment peuvent-ils approuver sans réserves les hausses d'impôts et les atteintes au droit de propriété ? Comment peut-on en même temps critiquer une Amérique ultra interventionniste, qui part faire la guerre aux 4 coins du monde, et ostraciser ceux qui ne veulent pas que l'Etat fédéral prenne de plus en plus de poids, grâce aux impôts notamment ? Pourtant, en bonne gauchiste, la réalisatrice de "Au coeur du Tea Party" veut aussi être aussi une "humaniste" prenant le temps de verser une larme sur la souffrance des GI's de retour de combat (voir Dokumentar : Der innere Krieg sur le site du Zeit). 

sondage Gallup
La voix des déçus Américain blanc, de sexe masculin, âgé de 50 ans ou plus, ayant un emploi et appartenant à la classe moyenne, c'est ça le Tea Party ? Mais comment peut-on, une fois de plus, tirer des conclusions de portée générale à partir de micro trottoirs ? D'abord, les blancs représentent 86% de la population du Tennessee. Il est donc logique d'en retrouver dans les partis politiques. Un sondage de Gallup d'Avril 2010 montre qui sont les sympathisants du Tea Party. Leur profil n'est pas éloigné de celui de l'ensemble de la population. Les hommes y sont 55% (contre 49% dans l'ensemble de la population), ce qui est plus que la moyenne mais pas écrasant.

Allen West, Tea Party
Autrement dit, la thèse qui consiste à confondre le Tea Party avec le Ku Klux Klan ne tient pas la route, même s'il y a forcément des racistes au sein du Tea Party, comme chez les Démocrates et les Républicains. Evidemment, la réalisatrice de "Au coeur du Tea Party" qui ne doit lire que le Spiegel, le Monde et le Guardian n'a probablement jamais entendu parlé d'Andre Carson, Lenny McAllister, Lloyd Marcus, Deneen Borelli, Allen West et autres "non white persons who support the Tea Party movement".

Michele Bachmann, Tea Party
Est ce que le Tea Party pèsera dans l'élection ? Probablement pas. Sa faiblesse réside justement dans le fait que le représentant républicain qui, quand il était gouverneur du Massachusetts, a appliqué au niveau local les idées d'Obama. Certes, Ryan Paul est présent dans la course. Mais si Ron Paul ou Michele Bachmann avaient été choisis par les Républicains, les idées du Tea Party auraient été mieux représentées. 




Alors, pour suivre cette élection présidentielle sans suspense (c'est encore un diplômé de Harvard qui va gagner ;-)  ), pensez à suivre les scores de Gary Johnson (candidat Libertarien), car, oui, contrairement à ce que les médias laissent penser, il y a plus que deux candidats à cette Présidentielle US 2012 (http://en.wikipedia.org/wiki/United_States_presidential_election,_2012). Il y a même une écolo !  Que le Président Obama séduise par son charisme et son parcours personnel hors des sentiers battus, o.k. Mais ne nous laissons pas abuser : Guantanamo n'est pas fermée, les GI's sont toujours aux 4 coins du monde, la FED fait toujours n'importe quoi, la TSA pelote en toute impunité, les libertés civiles reculent aux Etats Unis, le Patriot Act n'a pas été aboli. 

Egalement sur Contrepoints - 

Le Tea Party selon Arte

http://www.contrepoints.org/2012/11/02/102916-le-tea-party-selon-arte

vendredi 5 octobre 2012

Atlas shrugged (La grève), de Ayn Rand

Pourquoi le monde semble-t-il se détraquer ? Pourquoi, sans raison apparente, un sentiment de désespoir et de frustration se répand-il partout ? Pourquoi, dans les pires moments, entend-on ce nom, sans visage et sans origine ? Tel est le point de départ d'Atlas Shrugged, d'Ayn Rand, traduit en français sous le titre la Grève et édité par les Belles Lettres

Alain Laurent - les belles lettres
Ce roman a été écrit en 1957 par une philosophe américaine d'origine Russe, qui sait : 
  • non seulement ce qu'est le communisme (pas celui à qui Hollande rend hommage, le vrai, celui qui a fait 100 millions de morts au XXeme siècle) 
  • mais a aussi la prescience de penser que même les démocraties libérales à économie de marché ne sont pas immunisées contre les tentations collectivistes de tout poil. 
Stéphane Soumier a parlé de la Grève ce matin, sur BFM. Pourquoi ? Tout simplement parce que, toutes proportions gardées, 2012 ressemble au monde de la Grève. Avec le mouvement des #geonpi et même en tenant compte des limites et contradictions de ce collectif d'entrepreneurs, on a des créateurs d'entreprises qui prennent conscience et veulent signaler leur rôle et leur importance. Avec un gouvernement qui prépare un projet de loi sur la vente forcée de sites de production jugés rentables, on fait un pas vers la renonciation au droit de propriété (pourtant constitutionnel et moral, art 17 de la DDHC). 

Tous les entrepreneurs du net ne sont pas des Steve Jobs, des Hank Rearden en puissance. Le marché, c'est à dire les clients, décidera s'ils sont bons ou non. Mais les start-ups ont bien plus contribué à changer le monde que 30 et quelques ministres qui dépensent des milliards en dépit du bon sens. Kiala (crée par Denis Payre) a donné de l'activité supplémentaires à 7000 commerçants. Meetic (crée par Marc Simoncini) a permis a des millions de gens de trouver l'amour. Free (crée par Xavier Niel) a fait plus pour le pouvoir d'achat que toutes les lois sur le blocage du prix de l'essence ou la TVA à taux réduit. Vente Privée (crée par Jacques-Antoine Granjon) a révolutionné le concept de destockage. Kelkoo (crée par Pierre Chappaz) a permis au consommateur de s'informer bien plus que n'importe quel organisme public. Et puis il y a toutes ces start ups plus ou moins inconnues, comme AKDMelty, Tiki'Mee ou Wiseed, Elles seront peut-être des grandes demain mais elles créent dès aujourd'hui des nouveaux produits, de l'activité et des emplois. D'autre part, même les symboles de la France publique, rappelons le, ont pour origine un entrepreneur. Le chemin de fer doit tout aux frères Peireire (juifs portuguais) et rien à l'Etat, la Sécurité Sociale peut dire merci à J.J.Lablé (luxembourgeois), des mines de Maxeville. La Poste doit tout à une initiative des Valois. En ce qui concerne l'électricité, l'Etat s'est juste contenté d'observer pendant longtemps.

A la lecture de la Grève, certains diront que Paris n'est pas Washington et que aucun français ne fuit dans le Colorado ? Certes. Mais la vague de départ est là ! Des riches Français vendent leurs logements pour partir à l'étranger, titre l'AFP. Peut-être que ces riches français sont des corpocrates surpayés ou des héritiers oisifs. Peut-être aussi que, malgré tout, ils sont consommateurs de biens où la France est bien positionnée (produits de luxe) et qu'ils contribuent aussi à créer des emplois pour tous, qualifiés (avocats fiscalistes, garagistes Bugatti) ou non (nounou, pressing).

Il est temps que le gouvernement entende le message des entrepreneurs, avant que ceux-ci ne se mettent en grève


Pour lire des critiques de la Grève d'Ayn Rand, il y a