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vendredi 31 janvier 2014

Syrie

Quand on voit l'actualité avec tous ces jeunes djihadistes mis en examen en France, à leur retour de Syrie, alors qu'ils étaient partis s’enrôler dans des armées qui combattent Bachar El Assad, on se dit que les français ont vraiment bien fait de dire non à la guerre en Syrie qui était une évidence pour le Président Hollande et son ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius.

vendredi 10 janvier 2014

Mali, Centrafrique : l'Allemagne paiera ?

Thomas de Maiziere,
ministre allemand de l'intérieur
En ces temps Leonardianesquo-Dieudonnesques, il y a une news qui devrait faire la Une de la presse française.
C'est l'interview de Thomas de Maizière (CDU), ex ministre de la Défense et désormais ministre de l'Intérieur, en Allemagne.

Que dit-il ?

Thomas de Maiziere a affirmé "L'Allemagne n'a de leçons à recevoir de personne en Europe sur la manière d'organiser ses interventions militaires. Même pas de la France ou de la Grande-Bretagne" à l'occasion d'une cérémonie de passation, avant-hier. Pour retrouver l'interview, voir l'Opinion (1), le Financial Times (2), le Spiegel (3) ou le Handelsblatt (4).

Pourquoi cela devrait faire la Une de la presse française ? 
D'une part, parce que notre pays est engagé dans toute une série de guerres, par la seule volonté du Président de la République (et de quelques uns de ses conseillers), le même président qui, autrefois simple député maire de Tulle, interpellait son prédécesseur pour faire approuver par le parlement sa politique de défense. 

D'autre part, la France a décidé seule de son engagement militaire en Centrafrique, sans attendre le feu vert budgétaire de nos 26 partenaires Européens, puis a mis le sujet sur la table en sommet Européen à Bruxelles, arguant d'une opération bénéficiant à l'ensemble de l'Europe (5). Merkel a alors répondu qu'il fallait discuter du sujet (6). Est-ce que, depuis décembre 2013, les grands médias français, TF1, France 2 etc, ont invité des élus allemands à discuter de la Centrafrique ? Apparemment, non. 

Cette sortie de Maiziere tombe donc à point nommé. Déjà, elle souligne en creux à quel point certains points de la politique française font l'objet d'un consensus trans-partisan entre les politiciens et les journalistes français. D'autre part, elle met en valeur l’incompréhension apparente (7) que nous avons de nos partenaires, la plupart des démocraties parlementaires (8), qu'elles soient des monarchies (Royaume Uni, Espagne, Danemark, Suède ...) ou des Républiques (Allemagne, Italie, Pologne ...), dans lesquelles les élus approuvent ou non les décisions de l’exécutif, comme ce fut le cas pour la tentative d'imposer une guerre en Syrie. 

La France doit choisir. Soit nous sommes une république indépendante, et dans ce cas nous prenons nos décisions militaires tous seuls et ne demandons rien à l'Allemagne. Soit nous sommes un des 27 membres de l'UE, et dans ce cas nous cherchons à obtenir un consensus avant d'agir. Imagine t-on que la Californie lance une guerre contre le Pérou, seule, sans l'aval de Washington ?

Soit nous sommes dans une Europe fédérale, et dans ce cas nous devrions cesser d'entendre Laurent Fabius donner son avis pour écouter ce que dit Catherine Ashton, soit, option nationaliste, nous agissons seuls.
Catherine Ashton,
supérieure hiérarchique théorique
de Laurent Fabius


Enfin, la France doit expliquer si, depuis que Hollande est président et fait intervenir l'armée française aux quatre coins de la planète, notre sécurité est vraiment plus élevée. Il ne semble pas que ce soit le cas.

En tout cas, l'interview de Maizière est une bonne nouvelle. Est-ce que l'Allemagne paiera pour le Mali ou la Centrafrique ? Pas sûr, et c'est réjouissant. Cela nous forcera, la prochaine fois, à peser le pour et le contre budgétaire, puisque Bruxelles seule n'a pas le pouvoir physique à restreindre nos dépenses budgétaires, quand bien même un traité appelé Maastricht existe. 



(1) L'Opinion Défense : "L'Allemagne n'a pas de leçon à recevoir de la France 9 Janvier 2014
(2) Financial Times Germany ‘needs no lectures’ from allies, says Thomas de Maizière 9 Janvier 2014
(3) Spiegel Zorniger Thomas de Maizière: So wird man nicht Bundeskanzler 9 Janvier 2014
(4) Handelsblatt THOMAS DE MAIZIÈRE „Deutschland braucht keine Belehrungen“ 9 Janvier 2014
(5) Le Figaro Opérations extérieures : Hollande appelle l'Europe à la solidarité
(6) La Croix UE: Merkel veut des discussions sur l'intervention en Centrafrique 11 Décembre 2013
(7) Le Monde Mis en minorité au Parlement, David Cameron renonce à une action militaire en Syrie 30 Août 2013
(8) The Telegraph David Cameron has restored the authority of Parliament 29 Août 2013

vendredi 20 septembre 2013

La république socialiste française selon Eduardo Rihan-Cypel

On ne peut être que très surpris par les propos de Eduardo Rihan-Cypel, député et porte parole du Parti Socialiste, qui vient de critiquer des propos tenus par François Fillon.


Quel est donc ce pays où la liberté d'expression ne serait pas accessible à tous ? Fillon, simple député, n'a t-il pas le droit de tenir un point de vue partagé par les 2/3 des français ? Le président Hollande a beau avoir tenté de rebondir sur une pirouette, en affirmant que ses velléités guerrières en Syrie n'étaient qu'un plan pour mieux négocier,  personne n'est dupe. Les socialistes, faisant fi des réticences y compris au sein de leur propre camp, ont voulu entraîner la France dans une énième nouvelle guerre, pour des raisons mal maîtrisées (voir #Syrie : Najat Belkacem prise en flagrant délit de mensonge (ou, pire : d'incompétence) ? Démission ! , un post du 4 septembre 2013). 

La tradition qui consiste, pour des responsables politiques actuels ou passés, à ne pas critiquer la politique de son pays à l'étranger, n'existe pas. On se souvient par exemple tous du fait que, alors que la France d'Henri Guaino (le député qui n'est pas assez payé) pensait que l'homme Africain n'était pas rentré dans l'histoire, Marie-Ségolène Royal était allée à Dakar critiquer ce point de vue. Qu'elle ait raison sur le fond ou non importe peu, si on prend le mode de raisonnement de Eduardo Rihan-Cypel ?

Les socialistes sont dans une terrible fiction. Ils pensent que, parce qu'un peu moins de 20 millions de français ont glissé un bulletin "François Hollande" dans une urne, en mai 2012, alors ils peuvent se permettre de penser que le droit d'expression leur appartient à eux seuls. 
Ce faisant, ils se trompent lourdement sur leur capacité à refléter ce que les français pensent. 
Nous ne sommes pas en démocratie directe, mais bien en démocratie représentative. Il nous faudra donc supporter encore un moment la politique ultra étatiste de ces socialistes qui critiquent Fillon mais se permettent, en nous faisant honte, de donner des leçons germanophobes à l'Allemagne (1) ou de se rendre au Mali de manière très paternaliste pour tenir la main de l'actuel président. 


Les socialistes, plutôt que de critiquer Fillon, feraient mieux de s'interroger sur cette séquence qui a abouti à ce que des démocraties, la France et les Etats-Unis d'Amérique, donnent à un ancien du KGB une aura mondiale dont il n'aurait pu jamais rêver dans ses espoirs les plus fous, il y a quelques années.  Les extrémistes de tout poil du monde entier disent merci à Hollande et à ses "preuves" contre Bachar El Assad !



vendredi 13 septembre 2013

Et maintenant, Mr le Président ?

Le Président Hollande "sort" d'une phase compliquée : sa volonté de jouer les va-t-en-guerre, en s’immisçant dans la terrible guerre civile Syrienne, a abouti au fait que la France, en tant que voix diplomatique, a été ridiculisée. Le pouvoir socialiste est curieusement apparu comme étant à la botte d'un atlantisme surprenant, avant de se faire recaler par la démocratie, celle qu'ont exercé les parlements américains et anglais.


Syrie: vers la destitution d'Obama? par Bertrand11111

Les anglo-américains nous montrent que l'on peut encore croire en la démocratie. Voila des pays où, in fine et malgré leurs énormes imperfections, des élus peuvent envisager de destituer le président ou de dire non au premier ministre. Et chez nous ? 

Et maintenant, que va faire le Président Hollande ? Pourquoi pas une guerre contre les Etats-Unis ? Après tout, entre l'usage de phosphore blanc à Fallujah (1), lors de la guerre d'Irak, et les menaces contre les libertés de citoyens Européens (espionnage massif et généralisé de la NSA (2), FATCA (3), directive PNR (4)), il y aurait de quoi intervenir, si on s'en tenait aux discours sur les menaces que le pouvoir socialiste français tient. Pas besoin de guerre, les libertariens américains se chargent de dénoncer et combattre ce qui ne va pas chez eux (5). 

Par contre, qui protège les français des décisions ineptes du pouvoir ? Il n'y a malheureusement, à ce jour et mêle en voulant être constructif, absolument rien de bon dans la politique que mènent les socialistes, y. compris chez ceux dont le style tendraient à faire croire qu'ils sont actifs. 



Délinquance en explosion, chômage en hausse, fiscalité étouffante, le tout sur fond de dissensions au sein de la majorité et d'absence totale de cap, tant la politique intérieure qu'extérieure amène à dire que le bilan est sans appel. 

Il appelle une décision et une seule : la dissolution de l'Assemblée Nationale.



(1) RFI L’armée américaine aurait utilisé des armes chimiques 9 Novembre 2005
(2) France Info TV Espionnage d'internet : le Quai d'Orsay cible de la NSA 9 Septembre 2013
(3) Trend Le Vif FATCA, ou la coopération fiscale forcée avec tous les pays d'Europe? 10  Septembre 2013
(4) Réseau Universitaire Européen Le rejet de la proposition de directive « PNR » par la Commission des libertés civiles du Parlement européen : l’impossible alchimie entre lutte contre le terrorisme et protection des droits fondamentaux ?
(5) Repeal FATCA Letter to Treasury Secretary Geithner from Senators Rand Paul, Jim DeMint, Mike Lee, and Saxby Chambliss 14 Aout 2013

mercredi 4 septembre 2013

#Syrie : Najat Belkacem prise en flagrant délit de mensonge (ou, pire : d'incompétence) ? Démission !

Armes chimiques : Vallaud-Belkacem réinvente l'Histoire, titre le Journal du Dimanche. Pourquoi ? 


Bourdin direct: Najat Vallaud-Belkacem - 04/09 par BFMTV

Selon Najat Belkacem, la Syrie est signataire de la convention interdisant les armes chimiques." La porte parole du gouvernement a dit "Il s'agit de faire appliquer cette convention, elle a été violée par un pays qui en était signataire comme tous les pays du monde", Or, note le JDD, c'est faux. La porte-parole fait ici référence à la Convention sur l'interdiction des armes chimiques (CIAC) signée à Paris en 1993 et entrée en vigueur en 1997. Mais celle-ci ne concerne pas la Syrie, qui reste aujourd'hui l'un des six pays - avec notamment l'Egypte et la Corée du Nord - à ne pas avoir adhéré à ce traité. 

Même Wikipedia, pourtant parfois dans l'erreur, le confirme.
On peut donc imaginer qu'une diplômée en en droit et en sciences politiques doit le savoir. Il est vrai que si on en croit Marie-Ségolène Royal, Najat Belkacem aurait été recrutée, non pas sur ses compétences, mais parce que c'est une femme, et une arabe. On se souvient très bien des propos de Ségolène Royal qui a dit, "J'ai toujours voulu avoir des ouvriers, des exclus, des jeunes issus de la diversité autour de moi. Najat doit accepter d'être là pour ça. Elle s'appellerait Claudine Dupont, elle ne serait peut-être pas là. Elle doit assumer son identité et en être fière" (1).  Ceci  prouve bien les limites de l'affirmative action, au passage (2). 

Comment Najat Belkacem, qui représente le gouvernement, peut "se tromper" avec autant d'aplomb ? 

Ce n'est pas la première fois que Najat Belkacem prise en flagrant délit de mensonge (ou, pire : d'incompétence ??).
L'actuelle porte parole du gouvernement s'était déjà faite remarquer il y a quelques années, à Lyon, quand elle avait affirmé, dans un propos négationniste mais mais non repris par les médias mainstream, que "le "péché originel" de l'esclavage et de la ségrégation raciale aux Etats-Unis, ce que Randall Kennedy a appelé le "déshonneur originel", que la France n'a pas connu, n'interdit pas de façon évidente toute comparaison entre les deux pays ?", autrement dit, qu'il n'y avait pas eu d'esclavage aux Antilles ?

Les propos que Najat Belkacem tient sont en général 100% compatibles avec l'image que la République sauce socialo-jacobine tente de donner. Ici encore, avec cette prétention à aller punir El Assad, façon W. Bush, Belkacem est dans son rôle.
Mais l'étalage d'une telle incompétence va quand même finir par nuire à l'image du gouvernement, surtout au moment où il veut lancer une guerre contre laquelle les 2/3 des français sont contre. 

Najat Belkacem, démissionnez !


A l'heure de Facebook, YouTube et Twitter

Il y a quelque chose de frappant chez les politiciens du monde entier, notamment en France, c'est qu'ils n'ont toujours pas compris que nous vivons à l'heure de Facebook, YouTube et Twitter. 

Grace à ces entreprises privées, le monde entier peut, en en clic, partager des idées, que ce soit des mots, des photos, des sons, des vidéos. 

La photo ridicule du Président de la République à Denain, souriant de manière niaise, et censurée par l'AFP ? Elle fait le tour du monde (1). 

Les contradictions d'anciens ministres et députés qui, une fois passés de l'opposition à la majorité, refusent un débat et un vote au parlement sur la guerre en Syrie alors qu'ils en réclamaient un sur la Lybie ? Elles tournent en boucle. 



Les images qui prouvent que de Istanbul à Rio de Janeiro, en passant par Paris ou Los Angeles, il est possible de se réunir pour manifester et protester contre une cause ? Elles circulent. 

L'ancien président français avait inauguré cette ère où les citoyens s'emparent du débat politique directement, sans intermédiaires. Mais le pouvoir actuel n'a toujours pas compris, ou, plus exactement, il oppose à cette liberté, la peur et la répression. Pour combien de temps, encore ? 

60 ans après l'adoption de la Convention Européenne sur les Droits de l'Homme (2) et alors que l'Occident, à commencer par la France, est résolu (parfois à tort, parfois à raison) à donner des leçons au monde entier (puisque, malheureusement, la majorité des pays ne sont pas des démocraties libérales), assurons nous que le ménage soit fait d'abord chez nous, c'est à dire que chaque citoyen voit ses droits garantis, y compris s'il est Rrom (3), y compris si la police est en cause (4), y compris si la justice tente parfois de ne pas s'appliquer de manière identique selon que l'on soit riche ou pauvre (5). 

La matrice nous surveille ? Les citoyens surveille (de plus en plus) ses agents. Les français sont attachés à l'égalité devant la loi, au respect de leurs opinions (y compris quand ils sont opposés à la guerre de Syrie), à la liberté de la presse, et autres "détails" contenus dans la DDHC. 




lundi 2 septembre 2013

Démocratie sauce PS

Pendant que certains fêtent la nouvelle année 5774 (1) et que d'autres profitent du Labour Day (2)  pour prendre le temps de réfléchir, la gauche française, belliciste, fourbit ses armes contre la Syrie.
On attend toujours que l’exécutif nous montrent les preuves qui prouveraient qu'en plus d'être un dictateur et l'auteur d'une sanglante répression, Bachar El Assad serait en plus un fou suicidaire (car la communauté internationale l'a dans le collimateur, non sans raisons au vu de la violence qui déchire la Syrie). 

Mais surtout, on comprend que l'exécutif, dominé par les hiérarques du Parti Socialiste, est de toutes façons sûr de son bon droit. La stupéfiante petite phrase de Harlem Désir en atteste (3). Comment le premier secrétaire du Parti Socialiste peut traiter de "droite à l'esprit Munichois" des gens qui, de Villepin à Mélenchon, en passant par Bayrou ou 64% des français, ne veulent pas engager le pays dans une nouvelle guerre, en plus du Mali, en plus de l'Afghanistan, en plus de la Cote d'Ivoire ? 

La réponse se trouve dans l'histoire de la gauche. Lisez, sur Contrepoints, l'excellent article de JB Noé (4), la gauche et la guerre, pour comprendre pourquoi Hollande veut lancer une deuxième guerre en moins d'un an. 

Mais la réponse se trouve aussi dans la conception même de la démocratie, selon la gauche. 
Avez-vous entendu Yann Moix, l'écrivain, sur RMC ? Si non, écoutez, même si vous n'en croirez sans doute pas vos oreilles. 





"La démocratie a été inventée pour que le peuple donne ses droits, abandonne ses droits à quelqu’un qui le représente, et aujourd’hui ça s’est transformé en autre chose, c’est finalement le peuple qui dirige tout via les sondages ! Or, la démocratie, ça n’a jamais été le peuple qui dit aux dirigeants ce qu’il faut faire, c’est le dirigeant qui a l’autorisation d’agir au nom du peuple, qui lui en a donné les droits, c'est pas la même chose. On ne tient pas compte de l'avis des français par les sondages. 
C’est le contraire de la démocratie que de demander son opinion à la France,
Si l’on doit tenir compte de l’avis du peuple, c’est uniquement au moment du vote, ou via des référendums. On n’a pas à demander l’avis du peuple, ça n’a aucun sens"

Pour Yann Moix, intervenant occasionnel du Parti Socialiste (5), il n'y a qu'une seule sorte de démocratie, la démocratie représentative, dans laquelle on vote tous les 5 ans, puis on la ferme. En socialie, on dirait donc non à la démocratie directe.
Est-ce aussi l'avis de l'ensemble des socialistes ? Si oui, on comprend leur incompréhension vis-à-vis des manifestations anti loi Taubira sur le mariage pour tous. 
Mais du coup, pourquoi ont-ils contesté, dans la rue, des projets de loi du gouvernement précédent, sur les retraites, par exemple ?
2010 : des français donnent leur opinion

Yann Moix, par sa position sur la démocratie, éclaire aussi son point de vue sur la Suisse, un pays qu'il qualifiait d'inutile (6) au moment de l'affaire Polanski. Et faut-il comprendre que la hiérarchie des normes ne peut pas être la même pour des élites culturelles qui, par définition, sont loin du peuple (qui n'existe pas, pour Yann Moix, au passage).

Que le PS pense ce qu'il pense, c'est normal. Ce qui est dommage, c'est qu'en face, il n'y ait pas de pensée et d'opposition structurée (7), ne serait-ce que pour mettre le PS en face de ses propres contradictions de raisonnement. 

En attendant, que Yann Moix aille jusqu'au bout de la logique du mandat impératif : étant donné que la guerre en Syrie ne faisait pas partie du programme de François Hollande, le vote de 2012 ne l'autorise donc pas à la mener. 

Les théoriciens de la séparation des pouvoirs doivent se retourner dans leur tombe. 



(4) Contrepoints La gauche et la guerre

vendredi 30 août 2013

#NonALaGuerreEnSyrie : un mot d'ordre qui agrège les extrêmes ? Vraiment ?

Nombreux ont été les lecteurs d'un très surprenant titre du Monde : #NonALaGuerreEnSyrie : un mot d'ordre qui agrège les extrêmes. On apprend dans cet article que parce que les deux Fronts (de Gauche et National), par anti américanisme, tweetent contre la guerre, donc tous ces tweetos qui reprennent le hashtag  #NonALaGuerreEnSyrie sont peu ou prou motivés par un agenda anti-américain. 

L'analyse d'Europe 1 ou du HuffPost ne semblent pas si éloignées, non plus. En effet, l’extrême droite restant ce qu'elle est, il est évident que faire référence à celle ci dans un article, en l'associant à un courant d'idée ou à un mouvement politique n'est pas vraiment de nature à laisser le choix aux gens opposés aux valeurs des extrémistes, de gauche comme de droite. 

Le Pape François, Hervé Morin, François Bayrou, Pierre Laurent, Pierre Lellouche, l'évêque catholique d'Alep (1) et d'autres encore mettent en garde sur la #Syrie. Seraient-ils TOUS vendus à Assad ou à l'extrémisme de gauche et de droite ?

Comment la presse française peut ne pas refléter le fait qu'au moins 40% des français sont contre ce conflit (2), y compris des centristes et des libéraux ? 

Est-ce que les parlementaires britanniques qui, eux aussi, rejettent cette guerre, sont des extrémistes de gauche et de droite ?


Source : BFM TV
Quid de Guido Westerwelle, ministre allemand des affaires étrangères (3) ? Est-il aussi acquis à la cause extrémiste ?

Guido Westerwelle, homologue de Laurent Fabius,
un dangereux extrémiste ?


Alors profitons de ce post pour relayer l'appel des Chrétiens Démocrates à manifester contre la guerre en Syrie mardi prochain, puisque le Président Hollande n'exclut pas des frappes (4) avant d'avoir échangé avec les parlementaires avant mercredi. 

Question : alors que la France fait face à des déficits publics énormes et que les français n'en peuvent plus de la pression fiscale, et alors que la France est déjà engagée militairement au Mali, en Afghanistan, est-il raisonnable d'aller faire la guerre à un autre pays sur un motif qui n'est toujours pas clair (nous ne savons pas si ce sont les rebelles islamistes ou bien l'armée régulière de Bachar El Assad qui a utilisé du gaz contre des civils) et pour des objectifs militaires vraiment flous ? 

Si vraiment le Président Hollande veut travailler dans l’intérêt des Français, les gens qui l'ont élu, et des Européens, nos partenaires, alors peut-être pourrait-il 
  • nous dire ce qu'il en est sur le chômage, l'insécurité et les déficits publics ; nous éclairer sur les affaires Guerini, Andrieux, Dalongeville, Cahuzac ... et ce que le PS compte faire pour y remédier, car elles nuisent à l'image de la France et à son profil de démocratie occidentale. 
  • faire le point sur les Opex actuellement menées par l'armée française, à savoir : Mali, Afghanistan, mer au large de la Somalie, Liban, Tchad, Cote d'Ivoire, Kosovo (5)
  • relayer la pétition de Jean-Louis Borloo (UDI), demandant un moratoire fiscal (6) au niveau national
  • relayer l'appel de l'UDI à convoquer une session extraordinaire du Parlement Européen, avec la Syrie pour sujet de discussion
  • appuyer la demande de nos partenaires allemands, à savoir l'audit des stocks d'or de la Federal Reserve (7)


(4) L'Essentiel du Luxembourg Hollande n’exclut pas des frappes avant mercredi 30 Août 2013
(7) deutsche-wirtschafts-nachrichten Hedgefonds-Manager: Das Gold der Bundesbank ist weg

Sur le même sujet 

Contrepoints Mais qu'allons-nous faire en Syrie ?




mercredi 28 août 2013

#NonALaGuerreEnSyrie : le clivage politiciens/peuple ?

#NonALaGuerreEnSyrie est un hashtag en TT (Trending Topic). 

Pourquoi ? 

Pour des raisons opposées, que ce soit par pacifisme, par refus d'engager une nouvelle dépense publique, par volonté de respecter la légalité internationale, par opposition à une décision prise entre BHL et Fabius, par souvenir de l'Irak et de l'Afghanistan.



En tout cas, quelque soient les raisons, le pouvoir est prévenu. L'exécutif français ne peut pas dire qu'il se prévaut d'une quelconque légitimité populaire dans ce conflit. 
Certes, nous avons une armée de métier. Les militaires sont des professionnels qui sont là pour effectuer les missions que le chef de l'Etat leur assigne. Donc, quand on dit "la France va aller faire la guerre en Syrie", on devrait en fait préciser qu'il s'agit de notre armée. 



Cependant, dans le contexte budgétaire actuel, alors que nous ne savons toujours pas avec certitude qui a lancé les attaques au gaz qui ont tué tous ces gens, alors que la France elle-même est en proie à des problèmes d'insécurité, alors que ni Bachar El Assad ni l'opposition islamiste n'a déclaré la guerre à la France  formellement, alors que les objectifs militaires ne sont pas clairs, devrions-nous y aller ? 

Le peuple français dit Non. 

Président Hollande, ne dites pas que vous faites cette guerre en notre nom. Surtout si c'est pour soutenir en Syrie des gens que nous combattons au Mali.


Sur le même sujet 

Contrepoints  Mais qu'allons-nous faire en Syrie ? 28 Août 2013