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dimanche 26 juillet 2015

#JeSuisMaroua, ou bien ?

Et si le traitement médiatiques des attentats qui ont secoué la ville de Maroua, dans le nord du Cameroun, donnaient raison à ceux qui, pour des raisons différences, ont dénoncé le Charlysme, je "#JeSuisCharlie" de janvier dernier ?
Rappelez-vous. En janvier dernier, la capitale a été secoué par deux événements, l'un, abusivement appelé attentat, en réalité une vendetta anti Charlie Hebdo dirigée par des musulmans qui protestaient contre les caricatures du prophète Mahommet, et l'autre, une prise d'otage,  attentat antisémite, dans la supérette Hypercasher de la Porte de Vincennes. 
Suite à ces événements,  le pays qui s'était massivement mobilisé en faveur de la liberté d'expression (et non pas en restriction de celle ci ...) et le gouvernement avait alors habilement joué de la confusion que certains tentent d'imposer entre la France (le pays) et la République (le régime) pour faire admettre l'idée que nous étions Tous Charlie. 



Quelques voies s'étaient bien élevées ça ou là pour dire qu'elles n'étaient pas Charlie, notamment chez certains "jeunes de banlieue" ou au sein des médias alternatifs (1), mais une impressionnante coalition gauche/droite politiciens/journalistes (2) s'était chargée du rappel à l'ordre. Et gare à ceux qui, pour une quelconque raison, se sentaient "Charlie Coulibaly" (3). L'heure n'était ni à la provocation, ni aux blagues de mauvais gout. Et tant pis si les journalistes et dessinateurs de Charlie Hebdo détestaient, pour diverses raisons la encore, les institutions, de Manuel Valls au Nasdaq, qui les soutenaient alors.




Par la suite, les actes terroristes n'ont pas cessé. Il y a eu Copenhague en février 2015 (4) et d'autres encore.



Aujourd'hui, il y a Maroua. 


Cet attentat suit un autre, survenu également cette semaine, dont personne n'a parlé. Comme se demande le blogueur et politicien lyonnais Romain Blachier, "Médiatiquement, les camerounais sont-ils une race inférieure " ? (5)

Alors, certes, il y a les règles journalistiques des morts/kilomètre (6) et de la reprise d'une information par d'autres médias, de préférence dit de référence. On préférera toujours parler du décès par accident d'un pilote de Formule 1 des Alpes Maritimes que du décès de 20 personnes sur un marché en Afrique, c'est ainsi, tout comme on parlera toujours plus d'un fait divers qui se passe quelque part aux Etats-Unis plutôt que de la découverte par le CERN d'une nouvelle particule (7).

Il y a aussi l'évident manque de leadership médiatique des dirigeants politiques africains, qui, dictateurs ou non, ont défilé le 11 janvier à Paris ou à l'Elysée. Leur age, leur décalage vis a vis de leurs pays et leur attachement manifeste à la Françafrique que le président Hollande a reconstitué, en dépit des promesses de campagne, constituent probablement les facteurs explicatifs de l'absence de mobilisation autour de slogans tels que Je Suis Maroua ? 



Il y a aussi gène, chez nous, autour de notre politique étrangère. Il y a deux semaines, le président Hollande était au Cameroun. Est-ce que les médias en ont parlé ? Pas vraiment. C'était la canicule, il fallait parler des propos de Ségolène Royal qui suggérait de boire de l'eau quand il fait chaud. Et puis surtout, cela aurait forcé les journalistes à demander à François Hollande si Moi Président compte continuer à inviter des dictateurs à l'Elysée (8), s'il compte expliquer quel sera le rôle du Cameroun dans la guerre contre l'islamisme (9) et si, aujourd'hui, ce pays est victime d'une représailles. 

Bref, puisque nous ne sommes pas Maroua, peut être que tous ceux qui ne se sentaient pas Charlie avaient raison ?
Quoi qu'il en soit, ayons une pensée pour les victimes du terrorisme, qui qu'elles soient, où qu'elles soient.



(1) Boulevard Voltaire Gabrielle Cluzel : "Non, je ne suis pas Charlie !" 7 janvier 2015
(3) Le Monde « Je me sens Charlie Coulibaly »  Dieudonné 4 février 2015 
(5) Romain Blachier Médiatiquement les camerounais sont une race inférieure 22 juillet 2015

vendredi 17 juillet 2015

Pourquoi il faut arrêter avec la repentance

Nous sommes le 17 juillet.

Il y a 73 ans (ce n'est pas si vieux, soixante-treize ans, il y a encore des témoins de cette époque en vie), la police française, de son propre chef, raflait des français, de confession juive, pour les mettre dans les trains à destination des camps d'extermination des nationaux socialistes allemands. 


A l'époque, un doute pouvait subsister sur la destination finale des convois, puisque la réalité des camps était encore inconnue. En revanche que les autorités françaises aient agi par pur antisémitisme, une opinion répandue et légale à l'époque, ne fait aucun doute. Depuis, et parce que 1945 est passé par là, avec la découverte de l'ampleur du processus d'assassinat de masse de gens parce que de telle religion, la France a eu deux attitudes. 


Dans un premier temps, la France s'est dissociée de ces crimes, en arguant du fait que Vichy, ce n'était pas la France, et que de toute façons, la France ne s'excuse pas de son histoire. C'était la position de Mitterrand. Puis, dans un second temps, avec Chirac, on a admis l'idée que, même si Vichy, ce n'était pas la France, il fallait quand même que la Veme République endosse les crimes commis par la police nationale en 1942. Mais surtout, la Shoah a fait l'objet de réparations, financières notamment, comme on l'a encore vu avec l'exemple de la SNCF qui a choisi de verser de l'argent à des victimes américaines (1). 

Pourtant, il n'est pas certain que d'assortir la reconnaissance de certains génocides de compensations financières soit une bonne idée. 

D'une part, le préjudice de la Shoah, comme de tout génocide, est incalculable. Au delà des biens appartenant à des juifs qui furent "aryanisés", comment calculer de manière réaliste le cout d'une vie gâchée, voire détruite ? Comment évaluer, des années après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, ce qui aurait du être, à la place que ce qui fut ? 

D'autre part, l'argent n'achète pas tout. Dans le cas spécifique de la SNCF, on peut même parler de dépense qui n'aidera pas l'entreprise. Si des stakeholders influents dans le processus de décision des transports aux Etats-Unis estiment qu'in fine, la SNCF de 2015, ses hommes, ses femmes, restent comptables des actes commis par leurs prédécesseurs, pourquoi voulez-vous que 60 millions de dollars effacent quoi que ce soit ? De toutes façons, la réussite économique d'Hugo Boss (fournisseur d'uniformes de l'armée allemande et du parti national socialiste) ou de BMW montrent qu'une telle tache n'est manifestement pas un obstacle au commerce. 

Enfin, la repentance et les réparations laissent l'impression d'un traitement à géométrie variable des crimes. Or, l'idée du deux poids deux mesures est précisément l'un des facteurs qui alimente le ressentiment (2) de certains. Est-ce que les français de 2015 ont à payer, moralement ou financièrement, pour la Shoah, le Rwanda (3) ou le génocide Camerounais (4) ?  Pourquoi continuer à alimenter la fort logique concurrence victimaire ? 

Avoir une réponse claire, cohérente et définitive à cette question permettait aussi au président Hollande d'éviter les "maladresses" quand il parle de la "dette" de la France envers Haiti (5) ou encore à Fabius de pouvoir reprendre les propos de bon sens de la députée Européenne Sylvie Goulard, en disant une fois pour toute à Alexis Tsipras que la Grèce, membre de l'UE, n'est pas fondée à demander des réparations à l'Allemagne, membre de l'UE .


Grèce, Allemagne : dette et paix par sgoulard




(2) Ligue des Droits de l'Homme L'antisémite Dieudonné condamné pour son hommage à Faurisson 27 octobre 2009

jeudi 23 avril 2015

Migrants de Méditerranée ? halte à l'hypocrisie !

Un bateau d'immigrés qui chavire, la médiatisation qui s'en suit, et ça y est, la planète politique s’émeut. Enfin, la planète politique ... toute ? Non. Car un village peuplé d'irréductibles gens d'extrême droite résiste encore et toujours en restant fidèles à leurs principes.

Mais au moins, quand les nationaux socialistes disent "coulez les bateaux", ont-ils le mérite de ne pas tomber dans l'insupportable hypocrisie dont le Parti Socialiste nous abreuve.


Déjà, un petit rappel : non, il n'y a pas de vague migratoire qui nous submergerait. Quand bien même un million d'arabes et d'africains débarqueraient sur les cotes Européennes (nous sommes 500 millions au sein de l'UE ...), cela ne représenterait que 0.09% du milliard et quelques d'Africains. 
Les africains, comme la plupart des gens sur cette planète, ne rêvent pas tous de migrer. Ils rêvent de vivre en paix et avec un minimum, chez eux. 
Et quand ils migrent, ils ne se dirigent pas tous vers l'Europe. Ils vont d'abord vers des pays africains voisins ou vers le Golfe (1), en dehors du cas du Maghreb qui, lui, a des liens avec la France. 
. 

Ensuite , sur le cas spécifique des migrants de Méditerranée, dont la traversée signifie le plus souvent la mort, qui peut vraiment dire, parmi les responsables politiques des pays européens, que nous ayons réellement envie de les sauver ? Qu'ils se noient dans un cas sur deux arrange bien tout le monde, à commencer par les autorités italiennes qui, elles, pour le coup, sont submergées par le phénomène, et ce alors que l'Italie n'est souvent pas la destination finale des migrants. 

La plupart des états européens, à commencer par la France et les etats membres de l'UE les plus socialistes, sont dans un dilemme. 
Citons Serge Federbusch (2), il a parfaitement résumé la situation, on ne saurait mieux dire :

"Cette triste situation nous renvoie à l'incohérence fondamentale des politiques migratoires. Si l'on prétend, comme la gauche française et une partie de la droite, défendre un modèle social fondé sur la solidarité nationale, avec des lois protectrices, des transferts et des aides en tout genre, alors l'immigration doit être strictement et sévèrement contrôlée. Il faut en finir avec le regroupement familial et tout ce qui permet l'entrée sur nos territoires autrement qu'au compte-goutte. 

L'alternative que peu envisagent mais qui est pourtant cohérente serait de laisser l'Europe ouverte aux mouvements de population. Ceux qui veulent tenter leur chance peuvent s'y installer. Que le meilleur et le plus travailleur gagne ! Mais il faut alors être logique : cela implique la fin de l'Etat providence et de tous les systèmes de législation protectrice de la main d'oeuvre puisque, bien évidemment, de très nombreux migrants seront prêts à travailler sans salaire minimum ni droits sociaux et qu'il sera vite impossible de réprimer leurs employeurs. De même, il ne doit y avoir aucun système d'assistanat qui puisse créer une incitation à l'émigration. La logique de "gauche", libérale en matière migratoire, implique en réalité un ultra libéralisme économique que la gauche, incohérente, vomit. "

La France socialiste de Nicolas Hollande et de François Sarkozy n'a pas envie de voir débarquer des migrants prêts à bosser pour moins que le SMIC, voila la réalité ! Et elle ne peut pas non plus supporter plus de gens qui ne travaille pas, étant donné l'état des comptes sociaux du pays. 

Alors, quand est-ce qu'on remettra en cause le système social à la Française ? 
Et quand est-ce qu'on cessera de donner une prime aux passeurs, en autorisant tout simplement les migrations ? 
Quand les anglais, les français, les allemands ou les hollandais ont débarqué du Mayflower et des bateaux suivants, il n'y avait ni service de l'immigration pour les accueillir, ni service de la sécurité sociale pour leur garantir une vie sans travail. Ils ont bâti ce que sont devenus les Etats-Unis avec leur travail (volontaire des européens mais aussi forcé des esclaves africains). Alors pourquoi, en Europe en 2015, ne pas également autoriser chacun à avoir sa chance ? 

Reste, disent les identitaires, le problème de la compatibilité culturelle. En effet, a priori, nous sommes peu nombreux à vouloir voir s'installer une république islamiste en France. Mais est-ce qu'un pays où seulement 4% des habitants pratique la religion qui a un historique de plus de 1000 ans sur le territoire peut se plaindre de la progression d'autres religions ? Si les catholiques "non pratiquants" désertent les églises, pourquoi regrettent-ils ensuite l'installation de mosquées ? Tout en disant très clairement aux migrants quelles sont les règles en vigueur dans ce pays, et notamment la laïcité, héritage du christianisme (3), ce qui implique que ceux qui ne sont pas prêts à les accepter ne sont pas forcés de rester, peut être pouvons nous ouvrir le dossier de notre propre rapport au sacré ?

Quelques soient les décisions que nous prendrons pour régler ce problème de migrations trans-Méditerranée, il faudra qu'elles soient marquées du sceau de la cohérence. Soit nous voulons être une Corée du Nord, ultra socialiste, où personne ne migre, soit nous voulons être une Suisse, libérale. Le fait que nos voisins supportent un taux d'étrangers bien plus élevé que chez nous montre que manifestement, nos problèmes proviennent peut être non pas de Lampedusa mais de Bercy. 

Oh, one last thing, comme disait Steve J. Puisque le sujet du racisme est connexe, quand est-ce qu'on cessera d'idéaliser les pays de transit des migrants, pour enfin dénoncer les violences dont sont victimes les immigrés au Maroc (4) ou en Lybie ? Pas politiquement correct ? C'est toute cette question de gestion de l'immigration qui ne l'est pas. Mais tant que la France refusera d'amender son système social, mais aussi ses lois anti racistes (qui génèrent en fait plus de racisme), les non dits de l'immigration continueront à générer de la frustration (euphémisme ...) chez les citoyens !



mercredi 18 février 2015

Affaire Stéphane Tiki : un bienfait pour l'UMP ?

Vous connaissez Stéphane Tiki  (1) ? 

C'est un "Sarkozyste",ex responsable de la structure jeune de l'UMP, les Jeunes Pop (2). Ce militant fait partie des enthousiastes qui n'ont pas compris qu'en ramenant Sarkozy à la tête de l'UMP, ils donnaient des forces à Hollande et à la gauche, tout en détruisant l'UMP.

Stéphane Tiki est plus connu pour être un immigré camerounais sans papiers, qui a du démissionner de son poste quand il s'est su que son titre de séjour avait expiré depuis un an.

Franchement, chapeau Stéphane Tiki ! Qui aurait pu deviner, en le suivant sur Twitter, que ce militant de la Droite Forte n'était pas français ?

Il avait quand même poussé le détail jusqu'au fait d'aller militer au sein du même groupe que l'ex FNJ  Guillaume Peltier !
Maintenant, au delà de l'anecdote, cette affaire est intéressante pour l'UMP, et ce à plus d'un titre.

D'abord, peut-etre que cette affaire Tiki fera évoluer les mentalités en ce qui concerne l'immigration. L'UMP est sur la ligne suivante : "réduire l'immigration pour réussir l'intégration et empêcher la montée du communautarisme, durcir les conditions d'accès à la nationalité française" (3). Pourquoi n'adoptent-ils pas la vision de Ronald Reagan, qui a régularisé des milliers de sans papiers (4) , au lieu de se complaire dans une gestion malthusienne de l'immigration ?

Ensuite, peut etre que l'UMP pourra se poser des questions sur l'allocation de ses ressources militantes. Stéphane Tiki était connu pour son engagement aux cotés de l'euro députée cumularde Rachida Dati, dans le VIIIeme. C'est donc bien parce qu'il était implanté dans un arrondissement où il n'y avait rien à faire qu'il a pu dégager du temps pour se consacrer à l'ensemble de son mouvement. Question : pourquoi cette concentration de l'UMP sur ses bastions de droite, à la place d'un vrai travail de conquête, ne s'accompagne alors pas d'une réflexion accrue sur l'idéologie de ce mouvement ? Comment se fait-il qu'après deux ans dans l'opposition, l'UMP ne soit toujours pas capable de dire qui elle est et ce qu'elle veut ? 

Enfin, peut être que l'UMP va évoluer sur l'analyse de son potentiel électoral. Voila des années que les minorités ethniques et religieuses françaises votent à gauche, c'est à dire pour des gens qui sont d'accord pour avoir de la diversité, sauf dans les écoles que fréquentent leurs enfants. Or, on le sait, ce quo'on appelle les banlieues sont fondamentalement de droite, en tout cas elles n'ont rien à voir avec le progressisme de Terra Nova et du Parti Socialiste. 

L'affaire Stéphane Tiki prouvera, si ce n'est déjà intégré, à tous les militants, de l'UMP ou d'ailleurs, qu'un sans papier en France, ce n'est pas synonyme d'immigré clandestin.
Il existe plusieurs façons de devenir sans papiers, à commencer par le fait d'être un immigré, légalement arrivé, mais qui a pu en avoir marre d'aller faire la queue dans une administration quelconque pour devoir se justifier devant un fonctionnaire.
Les immigrés, sans papiers ou non, qu'ils soient venus par avion ou en traversant la Méditerranée dans une embarcation dangereuse, font partie de notre pays et contribuent à son fonctionnement et à son dynamisme (5). Il n'y a qu'à voir ce qui se passe pas seulement chez les Jeunes Pop mais aussi dans les cuisines de restos. Si au moins Tiki aura fait comprendre cela à Guillaume Peltier, çe sera toujours ça de pris !




(1) France 3 Paris Ile de France Stéphane Tiki ou la génération Sarkozy en campagne 8 novembre 2014

samedi 19 juillet 2014

Le Président Hollande apporte la démocratie en Afrique


http://www.afriscoop.net/journal/spip.php?article12573

Ca vaut bien la peine de tenir des discours bidon sur la nécessité d'envoyer l'armée française en Afrique pour sauver la démocratie, si, comme sur les Champs Elysées, on arrête à Niger les opposants à Hollande !

jeudi 17 juillet 2014

1984, ce roman d'anticipation devenu manuel d'instruction ?

Qui aurait pu croire, au début des années 50, ou même en 1989 alors que les pays communistes s’effondraient, qu'en réalité, nous vivrions, en 2014, la victoire du socialisme et de l'étatisme ? 
Qui aurait pu croire que le roman de George Orwell, 1984, deviendrait le manuel d'instruction, pas seulement de François Hollande, socialiste, mais aussi d'une bonne partie de la classe politique occidentale ? 

Souvenons-nous du script : "L’histoire se passe à Londres en 1984, comme l'indique le titre du roman. Le monde est divisé en trois grands « blocs » : l’Océania (Amériques, îles de l'Atlantique (comprenant les îles Anglo-Celtes), Océanie et Afrique australe), l’Eurasia (Europe et URSS) et l’Estasia (Chine et ses contrées méridionales, îles du Japon, et une portion importante mais variable de la Mongolie, la Mandchourie et du Tibet) qui sont en guerre perpétuelle les uns contre les autres. Ces trois grandes puissances sont dirigées par différents régimes totalitaires revendiqués comme tels, et s'appuyant sur des idéologies nommées différemment mais fondamentalement similaires : l’Angsoc (ou « socialisme anglais ») pour l'Océania, le « néo-bolchévisme » pour l'Eurasia et le « culte de la mort » (ou « oblitération du moi ») pour l'Estasia. Tous ces partis sont présentés comme communistes avant leur montée au pouvoir, jusqu'à ce qu'ils deviennent des régimes totalitaires et relèguent les prolétaires qu'ils prétendaient défendre au bas de la pyramide sociale.
À côté de ces trois blocs subsiste une sorte de « Quart-monde », dont le territoire ressemble approximativement à un parallélogramme ayant pour sommets Tanger, Brazzaville, Darwin et Hong Kong. C'est le contrôle de ce territoire, ainsi que celui de l'Antarctique, qui justifie officiellement la guerre perpétuelle entre les trois blocs" (source Wikipedia).

L'auteur, George Orwell, développe notamment les thèmes suivants dans son roman : 

  • le trucage de l’Histoire et la propagande 
  • Big Brother et la surveillance généralisée par l'appareil d'Etat 
  • l'existence de bouc émissaire et manifestations de haine collective 

« La guerre, c'est la paix. » 
« La liberté, c'est l’esclavage. » 
« L'ignorance, c'est la force. »


Actuellement, l'Europe et les Etats-Unis sont des démocraties, ce qui reste objectivement le meilleur (ou le moins mauvais) des régimes politiques que l'humanité n'ait jamais connu. Mais, déjà, il existe divers degrés de démocratie, de la Suisse, très démocratique, à la France, très imparfaitement démocratique. 
Ensuite, les dérives restent toujours possibles. 
Mieux, elles se déroulent sous nos yeux sans que nous ne disions rien. 

Prenons simplement les nouvelles de ces derniers jours. Elles démentent pas mal de mensonges d'Etat, ou alors elles soulignent la volonté explicite, pour ce qui concerne le cas français, de rééduquer les masses dans le sens qui sied aux hiérarques socialistes. 

Comment les français, à commencer par la classe politique française, peuvent-ils accepter que le Président de la République engage les forces armées du pays dans une guerre contre le terrorisme, ce qu'est explicitement l'opération Barkhane, au Mali ? Par définition, une guerre contre le terrorisme est quasiment perpétuelle. Si pour x ou y raisons il y a des terroristes qui en veulent à la France et aux intérêts français, il faudra tous les tuer. Un seul en liberté fera toujours des dégâts.
Est-ce la perspective de l'armée française au Mali, une guerre perpétuelle ? Et si tel est le cas, cela ne mériterait-il pas un petit débat au parlement ? Rappelons quand même que l'actuel président est celui qui, quand il était chef de l'opposition, avait quand même proposé une mention de censure contre le gouvernement de l'époque, en protestation de la politique militaire (absence de débat sur l'Afghanistan, retour de la France dans le commandement intégré de l'OTAN).
Comment Hollande peut-il se montrer cynique à ce point et laisser comprendre que ses mots ne valent rien ? Et la presse, celle qui hurlait à l'unisson pour dénoncer les "war on terror" de W. Bush en Afghanistan ou en Irak, elle est où ?

Cette même presse, cela ne la dérange pas de constater que le ministre de l'intérieur, Bernard Cazeneuve, est en train de considérablement étendre les pouvoirs de la police, sans contrôle d'un juge, toujours pour lutter contre le terrorisme (2) ? Quand Sarkozy était au pouvoir, la presse avait critiqué l'extension du domaine du secret défense et autres mesures liberticides. Maintenant que la gauche socialiste est au pouvoir, rideau, on parle d'autres choses, comme le redécoupage des régions, c'est ça ? Pourquoi au contraire ne pas voir qu'il y a une totale continuité de pensée, en faveur de toujours plus de surveillance, toujours plus d'Etat, quelque soit le gouvernement ?

Entre un ministre du travail qui réécrit l'histoire (3) arrange la lecture des chiffres du chômage à sa sauce (4) ou dit blanc et pense noir (5), et un grand nombre de ses collègues sur le même mode dichotomique entre les paroles et les actes, il semble que le mensonge, le double langage et le mépris des citoyens soit devenu un mode de gouvernement parfaitement assumé.

Seule différence, de taille, avec 1984 : l'existence d'Internet, qui nous permet encore d'échanger et de dénoncer le n'importe quoi. 
En ce qui concerne le cas français, les plus à plaindre sont quand même ceux qui ont voté Hollande il y a deux ans, alors qu'ils savaient ce que le PS disait de lui, et qu'ils étaient au courant du bilan particulièrement mince du maire de Tulle. Ils en sont quitte pour la poursuite de la politique de la précédente majorité, mais avec en plus toujours plus d'Etat, toujours moins de libertés. 

Radarisation des routes de France ? Extension des contrôles aéroportuaires ? Justice à deux vitesses (6) ? La réalité, le Leviathan, dépasse la fiction.



(1) L'Opinion Barkhane, le nouveau nom de l'opération française au Sahel 13 juillet 2014
(2) Numerama Blocage de sites terroristes : Cazeneuve répond point par point au CNNum 16 juillet 2014
(3) Nouvelles de France François Rebsamen a-t-il menti sur son père en prétendant qu’il était résistant ? 12 avril 2014
(4) Contrepoints Ces chiffres du chômage que Rebsamen n’a pas commentés 28 juin 2014
(5) L'Express François Rebsamen envisage de rester cumulard "jusqu'en 2020" 24 janvier 2014
(6) Auto Plus Auto Plus épingle le gouvernement ! 2 juillet 2014

mercredi 21 mai 2014

Ebola en Afrique Subsaharienne : merci à le Pen d'en avoir parlé

Le président d'honneur du FN a estimé à Marseille que "Monseigneur Ebola [pouvait] régler" le problème de l'immigration massive "en trois mois".
Apparemment, d'après la journaliste du Point, Pauline de Saint Remy, les propos n'ont rien d'improvisé.



Il y a quelque chose de doublement choquant dans l'indignation que l'on constate, ici ou là, au sein de la gauche socialiste notamment (voir la tribune de Jérome Guedj (1) ). Non seulement cette indignation ressemble à des larmes de crocodile, mais en plus elle est improductive. 

D'une part, cette indignation est improductive car il ne sert à rien de nier que des millions de français pensent, à tort ou à raison, que la France va, à court ou moyen terme, être submergée par une vague d'immigration en provenance de pays pauvres, notamment d'Afrique, et que la France devrait au contraire rester un pays riche, blanc, Européen. Peut-on critiquer cette opinion alors que le Premier Ministre de France lui-même regrette l'absence, dans certains coins, de white, de blancos (2), et trouve qu'il y a au contraire trop de black, de negros dans ces mêmes coins ? 
Quand des gens comme Jerome Guedj et autres personnalités politiques des partis traditionnels critiquent les propos des Le Pen, ils ne font que leur donner encore plus d'importance, et font donc gagner des voix à l'extrême droite, sans, en plus, se soucier de la cohérence idéologique de leurs propres camps. Est-ce que le PS s'est donné pour but de faire du FN le premier parti de France ? 

D'autre part, il est choquant de constater que les gens se réveillent, non pas quand l'ebola tue des gens, mais quand l'extrême droite s'en réjouit. En effet, cela fait des mois que les ONG tirent la sonnette d'alarme et s'emploient sur le terrain à lutter contre les effets de la maladie.
donnez pour lutter contre l'Ebola

On peut par exemple penser à la Croix Rouge qui est présente aux cotés de la population guinéenne pour aider les gens (3). Ce n'est pas protester contre les propos de Jean-Marie le Pen qu'il faut faire, mais donner de toute urgence à la Croix Rouge, qui appelle à l'aide depuis le 7 avril 2014 (4).


L'immigration clandestine en provenance d'Afrique subsaharienne existe. On pourrait évidemment en réduire les couts collatéraux, en mettant en oeuvre les solutions que les libéraux préconisent, à savoir laisser les gens circuler librement ET supprimer l'aide sociale, afin que seuls des gens désireux de travailler émigrent. Mais les gouvernements successifs, de gauche comme de droite, s'y refusent, préférant continuer à ponctionner les contribuables pour un système coûteux et inefficace. Il est plus simple de se faire élire en allant racoler à l'extrême gauche, de critiquer les discours virulents, puis de poursuivre la politique des gouvernements précédents (rafles à Barbès (5), maintien de la ZAPI 3 de Roissy, etc), comme le font Valls et Hollande.

Il est aussi plus simple de dénoncer les propos de l'extrême droite plutôt que de suggérer à l'Espagne d'abandonner Ceuta et Mellila, points d'entrée de l'UE, situés en Afrique, deux villes qui donnent des images spectaculaires qui illustrent à merveille le discours lepéniste. 




A croire que le PS a vraiment besoin de cet épouvantail qu'est l'extrême droite.




(1) Mediapart Les vœux génocidaires de Jean-Marie Le Pen 21 mai 2014
(2) Le Monde Pour Manuel Valls, il manque "quelques Blancs" à Evry 10 juin 2009
(3) Croix Rouge Virus Ebola : déploiement d'une équipe ERU en Guinée 9 avril 2014
(4) Tribune de Genève Appel d'urgence de la Croix-Rouge face au virus Ebola 7 avril 2014
(5) Streetpress Quand la police met Barbès en état de siège pour rafler des sans-papiers 14 juin 2013

vendredi 10 janvier 2014

Mali, Centrafrique : l'Allemagne paiera ?

Thomas de Maiziere,
ministre allemand de l'intérieur
En ces temps Leonardianesquo-Dieudonnesques, il y a une news qui devrait faire la Une de la presse française.
C'est l'interview de Thomas de Maizière (CDU), ex ministre de la Défense et désormais ministre de l'Intérieur, en Allemagne.

Que dit-il ?

Thomas de Maiziere a affirmé "L'Allemagne n'a de leçons à recevoir de personne en Europe sur la manière d'organiser ses interventions militaires. Même pas de la France ou de la Grande-Bretagne" à l'occasion d'une cérémonie de passation, avant-hier. Pour retrouver l'interview, voir l'Opinion (1), le Financial Times (2), le Spiegel (3) ou le Handelsblatt (4).

Pourquoi cela devrait faire la Une de la presse française ? 
D'une part, parce que notre pays est engagé dans toute une série de guerres, par la seule volonté du Président de la République (et de quelques uns de ses conseillers), le même président qui, autrefois simple député maire de Tulle, interpellait son prédécesseur pour faire approuver par le parlement sa politique de défense. 

D'autre part, la France a décidé seule de son engagement militaire en Centrafrique, sans attendre le feu vert budgétaire de nos 26 partenaires Européens, puis a mis le sujet sur la table en sommet Européen à Bruxelles, arguant d'une opération bénéficiant à l'ensemble de l'Europe (5). Merkel a alors répondu qu'il fallait discuter du sujet (6). Est-ce que, depuis décembre 2013, les grands médias français, TF1, France 2 etc, ont invité des élus allemands à discuter de la Centrafrique ? Apparemment, non. 

Cette sortie de Maiziere tombe donc à point nommé. Déjà, elle souligne en creux à quel point certains points de la politique française font l'objet d'un consensus trans-partisan entre les politiciens et les journalistes français. D'autre part, elle met en valeur l’incompréhension apparente (7) que nous avons de nos partenaires, la plupart des démocraties parlementaires (8), qu'elles soient des monarchies (Royaume Uni, Espagne, Danemark, Suède ...) ou des Républiques (Allemagne, Italie, Pologne ...), dans lesquelles les élus approuvent ou non les décisions de l’exécutif, comme ce fut le cas pour la tentative d'imposer une guerre en Syrie. 

La France doit choisir. Soit nous sommes une république indépendante, et dans ce cas nous prenons nos décisions militaires tous seuls et ne demandons rien à l'Allemagne. Soit nous sommes un des 27 membres de l'UE, et dans ce cas nous cherchons à obtenir un consensus avant d'agir. Imagine t-on que la Californie lance une guerre contre le Pérou, seule, sans l'aval de Washington ?

Soit nous sommes dans une Europe fédérale, et dans ce cas nous devrions cesser d'entendre Laurent Fabius donner son avis pour écouter ce que dit Catherine Ashton, soit, option nationaliste, nous agissons seuls.
Catherine Ashton,
supérieure hiérarchique théorique
de Laurent Fabius


Enfin, la France doit expliquer si, depuis que Hollande est président et fait intervenir l'armée française aux quatre coins de la planète, notre sécurité est vraiment plus élevée. Il ne semble pas que ce soit le cas.

En tout cas, l'interview de Maizière est une bonne nouvelle. Est-ce que l'Allemagne paiera pour le Mali ou la Centrafrique ? Pas sûr, et c'est réjouissant. Cela nous forcera, la prochaine fois, à peser le pour et le contre budgétaire, puisque Bruxelles seule n'a pas le pouvoir physique à restreindre nos dépenses budgétaires, quand bien même un traité appelé Maastricht existe. 



(1) L'Opinion Défense : "L'Allemagne n'a pas de leçon à recevoir de la France 9 Janvier 2014
(2) Financial Times Germany ‘needs no lectures’ from allies, says Thomas de Maizière 9 Janvier 2014
(3) Spiegel Zorniger Thomas de Maizière: So wird man nicht Bundeskanzler 9 Janvier 2014
(4) Handelsblatt THOMAS DE MAIZIÈRE „Deutschland braucht keine Belehrungen“ 9 Janvier 2014
(5) Le Figaro Opérations extérieures : Hollande appelle l'Europe à la solidarité
(6) La Croix UE: Merkel veut des discussions sur l'intervention en Centrafrique 11 Décembre 2013
(7) Le Monde Mis en minorité au Parlement, David Cameron renonce à une action militaire en Syrie 30 Août 2013
(8) The Telegraph David Cameron has restored the authority of Parliament 29 Août 2013

jeudi 1 août 2013

Hausse de plus de 12% de la taxe sur les billets d'avion en 2014 ? Stop !

La taxe de solidarité sur les billets d'avion, dite "taxe Chirac", sera augmentée de 12,7% en 2014 en France afin d'accroître l'aide financière au développement, a indiqué le gouvernement mardi 30 juillet.

Il parait que cette taxe sert à lutter contre le sida, le paludisme et la tuberculose, et que 85 % de l'effort financier de développement français seront dirigés vers les pays de l'Afrique subsaharienne et les pays voisins du sud et de l'est de la Méditerranée.

Oui, vous ne rêvez pas ! Au cœur de l'été, alors que les français tentent d'oublier la crise économique en profitant du soleil, le gouvernement rajoute une couche d’impôts et de taxes, pour un objectif en plus complètement fallacieux. 

La taxe de solidarité sur les billets d'avion est idiote pour les raisons suivantes :

  • du point de vue strictement nationaliste français, il est stupide de vouloir développer l'Afrique, qui, demain, sera une nouvelle Asie (1). Le Maghreb est déjà une destination d'investissements d'entreprises. Est-ce que les Le Pen, Dupont-Aignan, Mélenchon et autres Montebourg des années 2030-2050 tiendront envers l'Afrique le même discours que celui actuellement tenu contre l'Asie, un "concurrent déloyal" ? 
  • l'argent public qui est investi en Afrique, dans le métro du Caire par exemple, est de l'argent public qui n'est pas investi pour la ligne 13 du métro Parisien (2), pour le RER C à Brétigny ou pour l'eau courante des Roms de l'Essonne (qu'un maire PS, Régis Roy-Chevalier, (3) n'hésite pas à couper, sans que cela n’émeuve les médias)

  • le développement n'a pas besoin de taxes, il a besoin d'entreprises dynamiques, en France comme ailleurs. C'est le libéralisme économique et le droit de propriété qui ont contribué à développer le monde, pas des taxes sur les billets d'avions. 

  • pendant qu'on collecte et dépense 200 millions d'euros grâce à cette taxe Chirac, on hésite pas à mettre autant (4) dans des guerres à la légalité douteuse (5) et qui font des morts dont personne ne parle, parmi les forces armées françaises (6) tout en générant des dettes auprès des partenaires que l'on prétend "aider" (7). 

  • les africains ne veulent pas d'aide au développement, ils veulent de la liberté de commercer et la fin du protectionnisme Européen. 

  • Si vraiment monsieur Ayrault veut aider l'Afrique, qu'il stoppe l'aide au développement, qu'il supprime la PAC et laisse chaque agriculteur, d'ici ou d'ailleurs, se battre à armes égales sur le marché, c'est à
    dire à ses vrais coûts de production, seul le niveau de qualité, de pertinence et de disponibilité faisant la différence.

Franchement, étant donné que Ayrault et Hollande ont été élus par les français et non pas par les Africains, n'ont-ils pas autre chose de mieux à faire que des taxes supplémentaires en France ? Et si l'aide au développement les intéressent vraiment, qu'ils lisent l'Aide fatale de Dambisa Moyo, ou le blog Libre Afrique (8). 


(1) Le Nouvel Economiste : L’Afrique Noire est bien partie 12 janvier 2012
(2) Le Parisien Libéral : Le métro du Caire plutôt que la ligne A ou la ligne 13 ?, 24 septembre 2012
(3) Essonne Info : Régis Roy-Chevalier, le maire (PS) de Wissous coupe l’eau aux Roms, 26 juillet /2013
(4) Melty : Mali : La guerre a déjà coûté 200 millions d'euros à la France, 25 avril 2013
(5) La Gauche Falcon : HOLLANDE au MALI - Mensonges Imposture et (Il)légalité, 18 février 2013
(6) 20 Minutes : Mali: un soldat français mort et un blessé dans un accident de la route, 31 juillet 2013
(7) Al Wihda : Le Tchad exige le remboursement de sa note au Mali, 30 juillet 2013
(8) Libre Afrique : http://www.libreafrique.org/

jeudi 27 juin 2013

Francophonie : la France qui se tire une balle dans le pied

On lit peu de critique de la politique étrangère du Président Hollande, aussi bien dans la presse que sur les blogs, degôche notamment. Certainement est-ce dû au respect tout monarchique de ce qui était, sous De Gaulle, Giscard d'Estaing, Mitterrand et Chirac le "domaine réservé". 
Il y aurait pourtant de quoi dire, si on se souvient que toutes les initiatives diplomatiques du prédécesseur de Hollande avaient été fortement contesté par l'actuelle majorité. 

Mais au delà de la préférence pour la réception à l'Elysée de dictateurs africains, des voyages à bord de Air Sarko One en direction des pays du Golfe, du maintien des principaux acquis Sarkozystes (Francafrique, base militaire permanente aux Emirats Arabes Unis, mépris des petits pays Européens), s'il y a bien un élément qui est surprenant, c'est bien l'absence de vraie politique de Commonwealth de la Francophonie.

Certes, il y a une ministre en charge du sujet. Elle s'appelle Yamina Benguigui. Mais, pour paraphraser une petite phrase politique désormais célèbre, qui connait Yamina Benguigui ? Et puis surtout, au delà des problèmes de casting, quelle est la vision stratégique du gouvernement sur la nature des liens qui devraient unir la France à ses anciennes colonies et protectorats, à part leur faire la guerre de temps en temps ? 

Le Royaume-Uni est, au sortir de la guerre, devenu un petit pays, comme la France. Mais qu'est ce qui fait qu'Elisabeth II demeure un souverain d'un grand ensemble alors que, manifestement, le Président Hollande ne semble pas occuper la même place symbolique au sein de la Francophonie ?



Au delà des personnages représentatifs tels que la Reine d'Angleterre ou le Président de la république française, il y a aussi, disons le clairement, la réalité de tout un pays et de son administration, qui font tout pour que la France soit bien détestée la où elle devrait être le pays préféré.

Avez-vous lu le témoignage de Bousso Dramé, lauréate du concours d'orthographe organisé par l'Institut français de Dakar,  diplomée de Diplômée de Sciences Po Paris, Master en Affaires Internationales, et de la  London School of Economics, MSc in International Political Economy, nominée “Global Shaper” par le Forum Economique Mondial ? Elle s'exprime dans Jeune Afrique (lire Sénégal : elle refuse un visa pour la France plutôt que d'être "traitée comme une moins que rien").
Voila une jeune femme a priori plutôt intelligente, formée en partie en France, et que le consulat de France à Dakar a confondu avec une immigrante illégale potentielle. Oups. Accident ? Non, pas vraiment. Les forums Internet regorgent de ce genre de témoignages. Mais surtout, c'est bien parce que les diplomates français en Afrique ont trop souvent à croire qu'ils sont l'avant garde d'une guerre anti-invasion que ce genre de choses arrivent.
Pourquoi la France ultra socialiste et ultra étatiste s'évertue t-elle à ériger des murs de Berlin bien réels au lieu, de, au contraire, faciliter la venue des habitants de la francophonie, afin de profiter de leur volonté de se développer ? Au lieu de s'attaquer au problème (les allocations diverses et variées en France, et la volonté de l'Etat de s'occuper de tout), on traite une des conséquences (l'immigration) et ce faisant, on se prive du dynamisme des élites des pays émergents francophones.

Il n'y a pas que la cécité vis-à-vis des pays francophones africains qui soit un problème. Il y a aussi notre diplomatie vis-à-vis des pays riches francophones qui peut faire l'objet d'interrogations. Où sont les relations privilégiées de Hollande avec Albert II de Belgique, Henri de Luxembourg, Ueli Maurer (Suisse) ou Jacques Chagnon (Quebec) ? Pourquoi stigmatiser la Suisse, le Luxembourg et la Belgique, au lieu de mettre en avant leur système démocratique, leur économie de marché et leur excellent classement au niveau de la transparence ou du développement humain ?

Tout faire pour que la francophonie soit coupée de la France, ce n'est pas juste se tirer une balle dans le pied, c'est aussi tout faire pour laisser croire aux français que le système socialiste, mort vivant, est encore viable. 

dimanche 23 juin 2013

Bonne fête nationale à nos amis du Luxembourg !

C'est la fête chez nos voisins et amis du Grand Duché ! 

Le Grand Duché de Luxembourg, une monarchie constitutionnelle

Pour la petite histoire, ni prise de la Bastille comme pour notre 14 Juillet ni Chute du Mur de Berlin et commémoration de la réunification comme pour le 3 octobre de nos voisins et amis Allemands et pas d'Independence Day américain non plus.

Le 23 Juin luxembourgeois, c'est une fête fixée mi-pragmatiquement mi-traditionnellement (voyez l'article Wikipedia sur la Fête nationale du Luxembourg).

Notons que le Président Hollande, qui fait le tour du Monde à bord du Air Sarko Hollande One qui avait soulevé tant de polémiques (au lieu de l'avoir revendu pour acheter un avion moins luxueux) n'a pas encore fait de visite officielle au Luxembourg, ni en Suisse d'ailleurs. 
Ces pays, par ailleurs en lutte contre le droit du plus fort que les grands pays européens ont parfois la tentation de mettre en oeuvre, sont sans doute trop libres et trop démocratiques. 

Il est du coup certainement plus intéressant de se couler dans les pas de son prédécesseur en matière
Le Président Hollande au Qatar
diplomatique, et d'aller visiter des Emiratis que les socialistes critiquaient tant, pour leur argent, leur influence, leur non respect de la laicité, etc.
Mais ça, c'était avant.

Enfin, n'alimentons pas la polémique, et célébrons donc le demi anniversaire de la Grande Duchesse Charlotte et le solstice d'été, demain, les choses sérieuses grand ducales (Fatca) ou françaises (guerres en Afrique contre les "terroristes") reprendront.