Affichage des articles dont le libellé est immigration. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est immigration. Afficher tous les articles

lundi 14 mars 2016

SDF et migrants : les habitants du XVIeme face aux clichés journalistiques

Il y a vraiment certaines réunions d'information et de "concertation" auxquels les habitants feraient mieux de s'abstenir de participer.

Prenez par exemple celle qui se tient ce lundi 14 mars à Dauphine, et qui est consacrée au projet d'Anne Hidalgo et Ian Brossat de créer un centre d'hébergement d'urgence.





Ca fait plusieurs mois que ça gronde du coté de la porte de la Muette.



Ce soir, un journaliste de 20 Minutes, dont le métier est de se promener aux heures où la majorité des gens sont dans leur bureau ou dans les transports en commun, découvre deux choses : que la population du XVIe est en moyenne sensiblement plus âgée que celle de Paris en général, et que seuls les retraités ont le temps d'aller à une réunion publique organisée à 19h.


Les habitants et riverains sont contre la construction, et ils le font savoir.



Finalement, suite aux sifflets et au chahut, Laurent Batsch, le président de l'université Paris Dauphine qui hébergeait la réunion, a annoncé la suspension de la réunion.




Est-ce la première fois que des riverains s'opposent à un projet quelconque ? Bien sur que non. Le phénomène "not in my backyard" est généralisé, de Notre-Dame-des-Landes (contre l'aéroport) à Marseille (camp rom incendié par des riverains) en passant par Wissous (camp rom dénoncé par des riverains), la rue Lariboisière dans le Xeme (les riverains opposés à la salle de shoot) ou par le stade Championnet dans le XVIIIeme. 

Seulement, pour un journaliste de Libé, le droit d'opposition n'est pas accessible aux habitants du XVIe, qui se voient qualifiés de sauvageons.


Pour un journaliste du Monde, c'est pareil.



Les habitants du XVIeme sont des "riches" et des "minables".
Qu'aurait-il dit des habitants du Marais, ou de ceux du quartier Latin, la où le prix du mètre carré est de 20 à 50% plus élevé que dans le XVIeme ?

Non, le XVIeme n'est pas le quartier des riches, cf le prix du mètre carré


De toutes façons, le "débat" est plié d'avance : Anthony Leroi, "communiste. Chef de cabinet à l'Hôtel de Ville de @Paris" a son point de vue :


Quand au maire (PS) du XVIIIeme arrondissement de Paris, c'est encore plus drôle : il confond le point de vue du conseil d'arrondissement et l'opinion des riverains. Eric Lejoindre a t-il, par exemple, demandé l'avis des habitants du XVIIIeme, ce soir ?


Maintenant, puisque l'objectif est quand même d'offrir une solution aux SDF, voyons un peu le fond du projet : face à la présence de 28 000 SDF à Paris et petite couronne, et face à l'arrivée de  quelques milliers de migrants en France en 2015,  Anne Hidalgo et Ian Brossat proposent de construire 200 places d'hébergement dans un quartier parisien sans métros ni commerces, sur une zone verte donc théoriquement non constructible. 
Question : est-ce que ce projet ressemble à du bon sens, ou correspond-il à la volonté de punir le quartier le plus socialophobe de Paris ? Si Anne Hidalgo et Ian Brossat sont parvenus à contourner, une fois de plus, comme pour la Fondation Louis Vuitton, la réglementation de l'urbanisme du Bois de Boulogne, comment se fait-il qu'ils ne soient pas parvenus à mettre ce centre d'hébergement dans le Jardin du Luxembourg, beaucoup plus central et desservi par la ligne 4 du métro et la ligne B du RER ?

Deuxième question : pourquoi rassembler SDF et migrants ? Bien que les deux publics souffrent de mal logement, en quoi leurs situations sont-elles comparables ? Pourquoi les mettre sur le même lieu ? 
Autant les migrants sont dans une démarche individuelle de mobilité, d'ailleurs, souvent, pour ne pas rester en France, autant, les SDF, eux, relèvent souvent d'une autre démarche. Leurs problèmes ne sont pas du tout comparables.
Si Anne Hidalgo et Ian Brossat veulent vraiment aider les SDF parisiens, alors ils pourraient adopter une mesure très simple : demander aux CCAS qui fournissent des services de domiciliation de cesser de demander une preuve de rattachement au territoire parisiens aux SDF qui viennent s'inscrire. Oui, vous avez bien lu. Si vous êtes SDF et que vous voulez recevoir votre courrier dans une association agrée, cette association va par exemple vous demander une attestation de bénéficiaire du RSA versé à Paris. 

Troisième question : et si on cessait l'hypocrisie ? Les SDF, les migrants, à la différence de l'Autre en tant qu'individu, personne n'en veut. Autant, à gauche comme à droite, chez les riches comme chez les pauvres, chacun est, selon sa situation, plus ou moins prêt à tendre la main à un individu, autant personne n'aime voir son environnement changer radicalement.
Quid, par exemple, des habitants du XVIIIeme, de gauche, qui ne veulent pas que leurs enfants soient dans des classes où il y a "80 à 90% d'africains" ? La mixité sociale, personne n'en veut vraiment !



Pourquoi reproche t-on aux habitants du XVIeme ce qu'on accepte ailleurs, à savoir préserver son mode de vie ?
Au passage, qu'est ce que le Bois de Boulogne a donc fait aux socialistes et aux communistes parisiens pour qu'ils s'acharnent autant, y compris en reniant leur orientation théoriquement de gauche quand ils s'allient avec le Grand Capital pour détruire les Serres d'Auteuil au profit de Roland Garros ?

Oui, il faut accueillir les migrants, comme Merkel l'a fait en Allemagne, et à la différence de ce que la France socialiste de Valls et Hollande a fait. Notons qu'il est normal, au passage, que la France se barricade quand l'Allemagne s'ouvre : on ne peut pas avoir un état providence et une politique socialiste avec des frontières ouvertes, comme le rappelait le pro immigration Milton Friedman.

En revanche, accueillir les migrants ne devrait vouloir dire ni régler des comptes politiques, ni même faciliter la vie des migrants une fois qu'ils sont sur le territoire national. Ouvrons notre porte aux migrants, c'est à dire supprimons toutes ces barrières à la mobilité qui ne font qu'enrichir les passeurs tout en rendant les voyages dangereux, et ensuite, pratiquons la politique du chacun pour soi.
La logique consisterait donc à supprimer les dispositions du droit du travail qui empêchent les réfugiés de travailler, ou d'abolir les contrôles douaniers préalablement effectués par les compagnies aériennes (1), plutôt qu'à construire des centres d'accueil. 

Alors, les habitants du XVIeme ont-ils perdu une occasion de se taire ? Les journalistes du Monde, de 20 Minutes et de Libération étaient venus chercher du cliché, ils les ont trouvé.



(1) Le French Libertarien Le cynisme des politiques sur la crise des migrants 4 septembre 2015



jeudi 7 janvier 2016

Et si on mettait les migrants au travail ?

Egalement publié sur Contrepoints
L'actualité est clairement dominée par le sujet des migrants. A Cologne, à Bielefeld et à Hambourg, il est clair que l'attitude de certains d'entre eux, lors de la nuit de la Saint Sylvestre (1), aura des répercussions énormes dans le débat public, en attendant que la justice allemande s'empare très rapidement de l'affaire.

Chez nous, il y a d'autres types de problèmes à régler. 

Passons sur le cas parisien porté par Anne Hidalgo. Le projet de construction d'un centre pour migrants sans-papiers et SDF, en plein Bois de Boulogne (inconstructible) est tellement grotesque qu'on comprend bien qu'il ne correspond qu'à la volonté de punir ces méchants citoyens du XVIeme qui votent mal (2).

Penchons nous plutôt sur les difficultés que vivent les populations du nord de la France, du coté de Calais et Sangatte.

  • Routiers harcelés par les migrants


  • Riverains à bout de nerf
 notez la diversité des situations réfugiés Syriens / migrants (d'Egypte notamment)

  • Circulation des Eurostar régulièrement perturbée



Et maintenant, un vrai camp de réfugiés devrait en effet être ouvert en janvier par la municipalité de Grande-Synthe (entre Dunkerque et Calais) et Médecins sans frontières, avec l'appui de l'Etat, bien que la préfecture affirme ne rien vouloir pérenniser du tout (3). 

Le problème est pourtant clair, à défaut d'être simple : la liberté de circulation au sein de l'espace Shenghen ne concerne effectivement que les pays de la zone Shenghen, donc pas le Royaume-Uni. Il faudrait donc que les migrants prennent conscience, d'une manière ou d'une autre, qu'ils ne peuvent pas aller en Angleterre et que, de facto, ils feraient mieux de chercher à s'installer ici, en France. 

Notons quand même, au passage, l'acharnement de gens qui préfèrent tout tenter pour se rendre, comme 300 000 français l'ont déjà fait, au pays du libéralisme, pour aller chercher du travail, plutôt que d'essayer de rester chez nous.

Il y a, apparemment, 300 000 emplois non pourvus en France (4). Pourquoi ne pas fermer les camps de migrants insalubres et proposer des formations aux migrants, afin de faire en sorte qu'ils s'installent, et pas que dans le Calaisis ? Avec une densité de population deux fois plus faible qu'en Allemagne et quatre fois moindre qu'aux Pays Bas, la France a, physiquement parlant, de quoi accueillir des réfugiés et des migrants économiques, pour peu, évidemment, qu'on remette enfin en cause notre modèle social ruineux et déficitaire (suppression du SMIC du RSA et de l'AME, notamment) et qu'on abolissent les lois qui empêchent les réfugiés de vouloir chercher un travail.



samedi 5 septembre 2015

Réfugiés : le Parti Socialiste place de la République, la palme du ridicule

Cette après-midi, un peu partout en Europe, de Dublin (1) à Zurich (2), des citoyens manifestaient pour :
  • dire aux réfugiés, de Syrie notamment, qu'ils étaient les bienvenus en Europe ("refugees : welcome")
  • dire que les politiques répressives anti immigration n'étaient pas conduites en leur nom ("not in our name").
En ce qui concerne Paris, la manifestation se tenait place de la République et elle devait être apolitique

Or, à cette manif, qu'y avait-il ?





Certes, il y avait des citoyens non encartés, comme des avocats pro droits de l'homme par exemple, ou des gens proches du mouvement "no borders", mais il y avait aussi des militants politiques, de l'extrême gauche anti libérale aux centristes du Modem, en passant par les écolos et ... des socialistes !



Oui, vous ne revez pas, des socialistes, élus pour certains, manifestaient autour des mots d'ordres mentionnés plus haut !! Et puis si on peut tweeter en rappelant qu'il y a des élections régionales à la fin de l'année, c'est encore mieux.

Rappelons quand même que le Président de la République, le ministre de l'intérieur, le premier ministre, le président de l'Assemblée Nationale sont membres du même parti qu'eux . En théorie, ces manifestants soutiennent la politique gouvernementale, notamment celle qui consistait à refuser la proposition européenne de répartition des migrants par pays de l'UE, en fonction de la population et de la richesse de celui-ci (3). 

Rappelons quand même que ce Parti Socialiste, il y a moins de 3 mois, a approuvé une opération policière digne de Pasqua consistant à démanteler des campements sauvages de migrants sans papiers ou clandestins ou en attente d'asile, en plein Paris.




Il parait que contrairement à "la droite", le PS agit avec "humanité". Croyons les, puisque c'est la gauche ...


La situation dramatique des migrants de Méditerranée, cela fait des mois qu'elle existe. Cela fait des mois que les citoyens s'organisent entre eux, et que des mouvements comme l'Eglise Catholique agissent.
Alors qu'aujourd'hui, le sénateur parisien (PS) David Assouline ou la conseillère régionale Ile de France (PS) Marie-Pierre de la Gontrie manifestent, c'est quand même un peu fort de café. 
Comme le note un twittos, pourquoi manifester ?


Pourquoi ne pas plutôt passer un coup de fil à Valls ? Quel était le but de la participation d'élus socialiste à cette manifestation ? Peser pour que le PS, au pouvoir, abolisse enfin les lois Pasqua-Debré ? Amener à modifier les conditions de demande d'asile au sein de l'Union Européenne ? Demander au PS, au pouvoir, de ne plus envoyer les forces de police contre les migrants ? Promouvoir la liberté de circulation des personnes au sein de l'espace Schengen, qu'elles soient migrantes réfugiées, riches entrepreneurs fuyant le fisc français ou travailleurs détachés roumains ?

Il y a enfin une question que les manifestants, socialistes notamment, n'ont pas posé : est-ce que le premier ministre socialiste Manuel Valls suivrait l'exemple de son homologue libéral de Finlande ? Ce dernier propose d'héberger des migrants chez lui, dans sa maison.


Peut-être que nos manifestants socialistes français ont eu peur de la réponse potentielle de Valls, ayant en tête sa supposée aversion, (selon le Canard Enchainé) envers les SDF et autres Roms qui saliraient les rues du 11eme arrondissement  (4) ? 





jeudi 3 septembre 2015

L'humanité échouée ...

Sans doute avez-vous vu la photo de ce petit garçon kurde de 3 ans décédé par noyade sur une plage turque.
Sur Twitter, les hashtag "l'humanité a échoué", "la photo de la honte", "migrant crisis", "refugees welcome" font "le buzz". 

Evidemment, cette photo est émouvante. Mais la pire réponse possible serait que les politiciens décident de bouger. 
Cela fait des semaines, des mois, qu'ils nous disent qu'on ne peut pas accueillir toute la misère du monde en Europe (alors que ceux qui partent sont suffisamment riches pour payer des passeurs), que la situation économique de l'Europe ne le permet pas, etc. 

Alors attendons de voir si les politiciens vont se montrer cohérents, ou s'ils vont céder à l'émotion. Il est vrai qu'avec eux, le pire est toujours à peu près sur. La crise des migrants ne date pas du jour de la noyade de ce garçon de 3 ans. 

samedi 29 août 2015

Réfugiés : et si on cessait de tergiverser ?

L'immigration a toujours existé. Les hommes se déplacent, vont d'un endroit à un autre, pour des durées plus ou moins longues. Certes, le nomadisme n'est pas généralisé. Il est même minoritaire. En général, il est plus facile pour une personne d'habiter là où elle a son réseau social. 
Mais parfois, la migration n'est plus un choix. Elle devient une nécessité. 

Par exemple, quand pour des raisons complexes qui vous échappent, vous vous retrouvez dans un pays où on bombarde votre maison, où on tue, où on viole et rackette, si, comme la plupart des gens, vous n’êtes ni un expert des combats, ni un pro du maniement d'armes lourdes, si vous en avez les moyens physiques ou financiers, vous cherchez à partir, pour tenter de protéger votre famille ou vous donner un espoir d'avenir. 

C'est la où l'Europe, zone de destination des réfugiés, de Syrie notamment, commet une première erreur : les migrants qui arrivent ne sont pas des pauvres ères, ce sont des gens qui ont réussi à payer des passeurs. Question : pourquoi ne pas lever quelques obstacles aux migrations, les visas notamment, afin de faire en sorte que les réfugiés dépensent leur argent ici, pour s'installer, plutôt qu'au milieu de la mer Méditerranée ? 

Certains diront : les réfugiés, nous ne pouvons pas les accepter car, non seulement nous avons déjà nos propres difficultés (chômage, déficits sociaux), mais en plus, il y a les différences culturelles.

Il faut vraiment, à la fois que nous soyons très incertains de notre identité, et conscients de sa fragilité, pour qu'on considère que 300 000 personnes menacent 60 millions de français. 
C'est vrai que certaines normes qui étaient implicitement considérées comme partagées, telles que l'égalité hommes-femmes (et que donc des médecins hommes peuvent s'occuper de femmes, que les piscines sont mixtes, que jupe n'est pas synonyme de pute). Or, la réalité force à admettre que toute une partie de la population française a un système de valeurs en totale opposition au vivre-ensemble
Mais le problème que nous rencontrons avec l'islam n'est que la conséquence du refus d'ouvrir et de clore, en France, le débat sur la guerre d'Algérie. Il est temps, en effet, de sortir de la repentance, d'en finir avec le marxisme culturel qui entretient le mythe de ces pauvres immigrés maghrébins (et leurs descendants) excusables car héritiers d'une histoire d'exploitation et de noter une fois pour toute que bien qu'il y ait eu des crimes pendant la guerre d'Algérie, nous français de 2015 n'en sommes pas responsable. Evidemment, pour cela, il faudrait que la gauche, notamment, fasse son examen de conscience, elle qui a d'abord dit qu'il fallait coloniser les sauvages puis lutté pour le maintien de l'Algérie en France.
Quand au vivre-ensemble dans son ensemble, s'il est quelque peu heurté, ce n'est pas que de la faute non plus des arabes et des noirs des cités. Quand des députés sifflent Cécile Duflot parce qu'elle porte une robe, quand des français bien "de souche" violent une handicapée mentale, quand des instituteurs pédophiles sévissent dans les classes, peut etre qu'on peut cesser d'accuser "les racailles" ? 
Enfin, si la France se pose tant que questions sur son identité, c'est aussi peut-être parce qu'elle a conscience des énormes différences culturelle qui existent entre les français (ceux qui vivent entre Senlis et Orléans), les Chtis, les Occitans, les Sayoyards, les Basques, les Bretons, les Alsaciens ...
Il est donc clair que tant qu'on entretiendra le mythe jacobin d'une France unitaire de Dunkerque à Perpignan, tout en refusant de parler de cet énorme tabou qu'est la guerre d'Algérie, alors nous continuerons à vivre dans cet étrange mélange de repentance et de quête identitaire. 
Pas exactement les conditions idéales pour, en effet, accueillir des réfugiés en nombre. 

Quand aux difficultés financière qu’entraîneraient l'accueil d'un afflux massif, pourquoi ne pas changer de perspective et au contraire voir l'opportunité d'en finir avec un modèle social français intenable car payé à crédit ? 
Il faut vraiment que les français aient une faible opinion d'eux-mêmes pour qu'ils se sentent menacés, professionnellement parlant notamment, par des gens qui ne parlent pas la langue et qui n'ont pas de contacts dans notre pays. Evidemment, si on en profite pour réouvrir le douloureux dossier des offres d'emplois non pourvues ...
Quand à admettre que l'on puisse croire à la théorie de l'appel d'air (celle qui dit que les immigrés viennent en France pour toucher des allocations et des aides), pourtant contrebalancée par les faits (les migrants préfèrent aller en Angleterre (plutôt libérale) ou en Allemagne (le pays des minijobs, nous dit-on)  ou même en Suède (pas de SMIC) plutôt que chez nous, alors pourquoi ne pas découpler l'accueil des gens de leur éligibilité au système social français ? Pourquoi ne pas leur proposer de leur faire payer eux-mêmes leur assurance sociale, avec l'argent qu'il n'auront pas versé aux passeurs ? Et pourquoi ne pas aller plus loin, à savoir considérer que le SMIC, le RSA, les allocations familiales, les HLM ne sont pas juste des problèmes en cas d'immigration, mais des problèmes tout court, étant donné, rappelons le, que les "performances" sont là : 6 millions de chômeurs, 8 à 10 millions de pauvres, l'exclusion massive des jeunes du marché du travail, un mal logement endémique.
Le problème de la France, ce n'est pas l'immigration, c'est le socialisme et l'héritage communiste, ultra dirigiste du conseil national de la résistance. 

Alors certains répondront : mais si vous aimez tant les migrants, pourquoi vous ne les accueillez pas chez vous ? Ce sont des propos qui ont été tenus par les identitaires d'extrême droite, ou par des socialistes comme Jean-Marie le Guen. 
La réponse est pourtant évidente. Il faut cesser de considérer notre pays comme une vaste copropriété sans propriétaires, une terre de commons où chacun pourrait récolter comme bon lui semble. Voyons plutôt la France comme une addition des propriétés privées, sur lesquelles chacun devrait être libre d'inviter ou de rejeter qui bon lui semble.
Que les migrants soient libres de venir en France, charge à eux de se trouver un logement et du travail. Et que les meilleurs gagnent. 
Ainsi, on aura réconcilié l' exigence de la main tendue vers celui qui souffre, et l'opportunité de réformer notre pays qui en a bien besoin.


jeudi 27 août 2015

Donald Trump, le cauchemar américain ?

A la une de Libé, ce jeudi : Donald Trump, le cauchemar américain (1). 

Diantre !

Que peut-il bien se passer pour que le quotidien du Marais, celui qui trouve vulgaire rien que l'idée de déménager à Bagnolet (2), parle en ces termes d'un candidat à la primaire des présidentielles aux Etats Unis ? 

Passé la Une, on comprend que Donald Trump a tout du parfait "bon client" de Libé, qui n'y va pas avec le dos de la cuillère : Trump aurait contre lui le fait d'être : 

  • complotiste (car climato-sceptique)
  • menteur compulsif
  • raciste invétéré
  • "connard laqué" au niveau style
  • égotiste vantard
  • beauf multirécidiviste
  • insultant et en "dérapage" permanent
N'en jetez plus !

Le problème, c'est que toutes ces critiques mettent sur le même plan des éléments d'importance différente, sans les mettre en perspective, et dans certains cas, en les faisant tomber à plat. 

Commençons par le climato-scepticisme. Rappelons que la thèse communément admise par la majorité des médias, alimentée par le GIEC, c'est que le réchauffement climatique auquel nous assistons actuellement et qui va faire s'élever le niveau des océans a pour cause l'activité humaine, et non pas une origine naturelle et séculaire. La conclusion des partisans de cette thèse, c'est qu'il faut de toute urgence cesser la consommation d'énergies fossiles et hâter la transition écologique. 
C'est vrai qu'il y a réchauffement. Et c'est vrai aussi qu'une économie décarbonée pourrait présenter bien des avantages, à commencer par le fait d’arrêter de donner de l'argent à la Russie de Poutine ou à l'Arabie Saoudite.
Mais pourquoi les journalistes de Libération n'ont-ils jamais entendu parler ni des falsifications du GIEC (3), ni des intérêts des partisans de la thèse du Peak Oil dans des investissements boursiers dans l'énergie (4)
Enfin, pourquoi sont-ils incapables de comprendre que les Etats-Unis ne sont pas seuls à ne pas vouloir renoncer au confort que procure l'usage des énergies fossiles, il y a aussi et surtout tous les pays moins développés et moins riches que l'Occident, à savoir la Chine, l'Inde et l'Afrique ? Les pays du sud rêvent, eux aussi, de supermarchés ravitaillés par des camions et aux parkings remplis d'automobiles. Et ce n'est ni Libé ni les écolos occidentaux qui vont les empêcher.

Ensuite, Libé explique que Trump est un menteur compulsif. No comment, surtout en ce jour de publication des chiffres du chômage en France. Quand on a pour président de la république François Hollande, celui qui a promis d'"inverser la courbe du chômage", critiquer le mensonge d'autres politiciens, c'est rappeler le proverbe de la paille et de la poutre.

Ensuite, Donald Trump serait un raciste, un "connard laqué" au niveau style, un égotiste vantard et un beauf multirécidiviste. On ne se souvient pas du fait que, la dernière fois où Manuel Valls a fait la Une de Libération, le premier ministre ait eu droit à des qualificatifs similaires, malgré le manque de white, de bancos à Evry, malgré les costumes aux couleurs improbables, malgré l'usage d'un jet privé de la République pour aller voir un match de football.

Les critiques de Libération envers Donald Trump se concentrent sur des aspects secondaires, car au niveau programme, les idées de Trump pourraient avoir le terrible tort de leur plaire. Par exemple, Trump oppose l'économie dite réelle (Main Street) à la finance (Wall Street).   



N'est-ce pas du niveau du discours du Bourget, une sortie pareille ?

La seule critique qui pourrait sonner juste, c'est quand Libération dénonce les propos de Trump sur l'immigration, qu'il veut sérieusement restreindre (enfin, sauf quand il veut se remarier puisqu'il- a épousé une immigrée).

En effet, les Etats Unis d'Amérique sont une terre d'immigration. Les amérindiens n'ont pas demandé de visa aux passagers du Mayflowers. C'est donc plutôt anti américain que de développer une critique de l'immigration, sur une perspective historique. Mais Libération n'ose pas pour autant dire que Donald Trump n'est pas en ligne avec l'histoire et les valeurs de son pays, car, dans la foulée, il faudrait aussi dénoncer les tentatives de doter les Etats-Unis d'un système social proche de celui en vigueur en Europe. Les Etats Unis sont une terre d'immigration, certes, mais aussi une terre de refus du socialisme. L'Obamacare est tout aussi en dehors des valeurs américaines que la régulation de l'immigration. C'est pourquoi le président Reagan a, lui, baissé les dépenses sociales et régularisé massivement des immigrés clandestins en 1986 (6). La, il y a une logique et une cohérence !

En fait, il y a un point sur lequel Libération oublie de critiquer Donald Trump : c'est sur un point clef, antilibéral, de son programme économique. Donald Trump ne veut pas seulement que l'Amérique se protège contre d'éventuels nouveaux immigrés, il veut aussi que l'industrie US bénéficie d'un protectionnisme accru. Pointer cet aspect du programme, un classique au sein de la branche isolationniste du Parti Républicain, obligerait à qualifier de populistes tous les adeptes de ce genre de solutions, y compris au sein de la gauche européenne. Chez nous aussi, de ce coté de l'Atlantique, au Royaume Uni (7) comme en France, nous avons nos adversaires au libéralisme !

La candidature de Donald Trump a au moins une vertu : elle sera financée par le candidat lui-même. Pour le reste, Donald Trump ressemble trop à ses congénères politiciens, prêts à la surenchère verbale afin de se trouver une clientèle. Ceci étant dit, puisqu'on parle de cauchemar, le rêve américain, n'est-ce pas aussi l'idée exactement inverse à celle véhiculée par Jeb Bush et Hillary Clinton, les fils de et femmes de ?



(1) Libération Etats-Unis Trump, candidat primaire 26 août 2015
(2) Libération A nos risques et périph’ 4 mars 2014
(3) Mediapart Climate Gate: nous ment-ont a propos du climat ? 3 décembre 2009
(4) Wikipedia Matthew Simmons
(5) Libération Bush tente de dresser des barrières d'acier 7 juin 2001
(6) Wikipedia Immigration Reform and Control Act of 1986
(6) L'Opinion Comment les démocraties finissent 24 aout 2015

lundi 15 juin 2015

Migrants de la Chapelle : quand le PS au pouvoir contredit le PS de l'opposition

Les images ont fait le tour du web, si ce n'est le tour du monde, et elles auraient du faire mal aux anciens donneurs de leçon, actuels gouvernants, que sont les socialistes : la gauche envoie la police déloger des migrants sans papiers, clandestins, de squats du XVIIIeme arrondissement, et n'oublie pas au passage de frapper, au propre comme au figuré, sur leurs amis d'extrême gauche !
On dit bien "aurait du faire mal" car, tant de part l'actualité politico médiatique dominée par le VallsGate que de part le silence du gouvernement, on voit bien qu'au final, le Parti Socialiste assume mener la même politique que "l'opposition" de "droite", les Republicains (ex UMP).

Comment le PS a t-il pu en arriver la, c'est à dire au remake de l'évacuation de Saint Bernard, dans un un quartier qui, au passage, outre les tentes des migrants des clandestins, est aussi l'objet du débat sur les salles de shoot ?

1996



2015

C'est relativement simple : si l'opération de Bernard Cazeneuve a initialement recueilli l'assentiment de l'"opposition", c'est parce que la France est dans une impasse : d'un coté, on affiche des valeurs d'accueil et d'humanisme, mais de l'autre, ni la population (en dehors de quelques associations) ni même les élus ne veulent faire de la France une terre d'accueil.
A ce titre, il est vraiment très symptomatique que les socialistes ne commentent pas plus la réaction de l'Elysée (1), qui est "hostile à la création d'un centre pour migrants à Paris"  (mais plus loin en banlieue ou la campagne, pourquoi pas).

Outre l'opinion publique, qui est clairement hostile à l'installation en France des migrants du boulevard de la Chapelle (quand bien même ils seraient réfugiés et non pas juste migrants économiques), la gène vient à la fois du fait que nous sommes corsetés par nos lois contradictoires et par le manque de volonté de remettre en cause l'Etat providence. 

En effet, quel sens cela a t-il d'alterner coups de matraque de la part de CRS et proposition de relogement dans des centres pour SDF ? 
Et pourquoi ne pas aborder autrement le problème de l'immigration, en choisissant de laisser venir des gens avec un minimum de moyens et susceptibles de repartir chez eux, plutôt que de forcer les migrants à s'engager sur une voie sans retour ? L'existence de restriction aux migrations ne fait enrichir que les mafias de passeurs. Les gouvernants ne peuvent pas l'ignorer. 

Si les migrants expulsés de la Chapelle et de la Halle Pajol la semaine dernière sont aussi démunis, c'est aussi parce que leur voyage les a financièrement épuisé. Puisqu'ils viennent, malgré la mer à traverser ou malgré des barrières mortelles type Ceuta et Mellila à franchir, pourquoi ne pas plutôt que de chercher à les bloquer, favoriser leur mobilité ? 

Vous direz, il y a trois problèmes : il n'y a pas de logement pour eux, ni de travail, et enfin leur culture est trop différente de la notre. Pour le logement, il est vrai que dans un pays qui bénéficie d'une loi qui octroie un droit au logement, ce n'est pas gagné. Mais n'oublions pas que la France ne se limite pas à Paris. Au niveau emploi, en revanche,  n'oublions pas que les sans-papiers pourraient trouver du travail si l'inspection du travail était disposée à cesser le harcèlement des entrepreneurs, notamment dans le BTP et la restauration.
Le vrai problème, sur le plan économique au moins, c'est moins les immigrés illégaux sans papiers que toutes ces lois qui les empêchent de travailler : SMIC et code du travail de 3 kilos.
Sur le plan culturel, on évoque souvent le fait que personne ne veut voir la France devenir une république islamique. C'est vrai que notre mode de vie, s'il peut s'accommoder de pratiques confinées au cadre strictement privé, entre en conflit avec ces nouvelles revendications plus ou moins anecdotiques ou plus ou moins significatives c'est selon, telles que les horaires séparées pour les femmes dans les piscines ou le porc à la cantine. 
Mais la encore, il s'agit en réalité d'un tout autre débat que celui de l'immigration. Si la France était moins crispée sur son laïcisme ultra jacobin et un peu plus intéressée par les libertés, de croire, d'entreprendre ou de s'exprimer, les faits divers liés à l'islam ne prendraient pas l'importance qu'ils ont dans notre actualité Et surtout, comme le rappelle l'Abbé Grosjean, il serait bon que les français s’interrogent sur leur propre pratique religieuse historique.


En conclusion, les migrants de la Chapelle auraient pu être l'occasion de remettre en cause certains des blocages qui n'impactent pas que les candidats à l'immigration, mais tous les français. Le PS, par idéologie, n'en fera rien, et préférera maintenir l'actuel entre deux, statu quo sans logique.
Ce faisant, il n'ose pas s'avouer que le parti national socialiste, celui qui plait à 25% des français, est dans le vrai : si on veut préserver le socialisme, il faut des frontières fermées.
En revanche, si on veut donner leur chance aux migrants, alors il faut totalement remettre en cause l'état providence.

Le PS, celui qui donnait des leçons il y a encore peu, a les cartes en main !




jeudi 23 avril 2015

Migrants de Méditerranée ? halte à l'hypocrisie !

Un bateau d'immigrés qui chavire, la médiatisation qui s'en suit, et ça y est, la planète politique s’émeut. Enfin, la planète politique ... toute ? Non. Car un village peuplé d'irréductibles gens d'extrême droite résiste encore et toujours en restant fidèles à leurs principes.

Mais au moins, quand les nationaux socialistes disent "coulez les bateaux", ont-ils le mérite de ne pas tomber dans l'insupportable hypocrisie dont le Parti Socialiste nous abreuve.


Déjà, un petit rappel : non, il n'y a pas de vague migratoire qui nous submergerait. Quand bien même un million d'arabes et d'africains débarqueraient sur les cotes Européennes (nous sommes 500 millions au sein de l'UE ...), cela ne représenterait que 0.09% du milliard et quelques d'Africains. 
Les africains, comme la plupart des gens sur cette planète, ne rêvent pas tous de migrer. Ils rêvent de vivre en paix et avec un minimum, chez eux. 
Et quand ils migrent, ils ne se dirigent pas tous vers l'Europe. Ils vont d'abord vers des pays africains voisins ou vers le Golfe (1), en dehors du cas du Maghreb qui, lui, a des liens avec la France. 

Ensuite , sur le cas spécifique des migrants de Méditerranée, dont la traversée signifie le plus souvent la mort, qui peut vraiment dire, parmi les responsables politiques des pays européens, que nous ayons réellement envie de les sauver ? Qu'ils se noient dans un cas sur deux arrange bien tout le monde, à commencer par les autorités italiennes qui, elles, pour le coup, sont submergées par le phénomène, et ce alors que l'Italie n'est souvent pas la destination finale des migrants. 

La plupart des états européens, à commencer par la France et les etats membres de l'UE les plus socialistes, sont dans un dilemme. 
Citons Serge Federbusch (2), il a parfaitement résumé la situation, on ne saurait mieux dire :

"Cette triste situation nous renvoie à l'incohérence fondamentale des politiques migratoires. Si l'on prétend, comme la gauche française et une partie de la droite, défendre un modèle social fondé sur la solidarité nationale, avec des lois protectrices, des transferts et des aides en tout genre, alors l'immigration doit être strictement et sévèrement contrôlée. Il faut en finir avec le regroupement familial et tout ce qui permet l'entrée sur nos territoires autrement qu'au compte-goutte. 

L'alternative que peu envisagent mais qui est pourtant cohérente serait de laisser l'Europe ouverte aux mouvements de population. Ceux qui veulent tenter leur chance peuvent s'y installer. Que le meilleur et le plus travailleur gagne ! Mais il faut alors être logique : cela implique la fin de l'Etat providence et de tous les systèmes de législation protectrice de la main d'oeuvre puisque, bien évidemment, de très nombreux migrants seront prêts à travailler sans salaire minimum ni droits sociaux et qu'il sera vite impossible de réprimer leurs employeurs. De même, il ne doit y avoir aucun système d'assistanat qui puisse créer une incitation à l'émigration. La logique de "gauche", libérale en matière migratoire, implique en réalité un ultra libéralisme économique que la gauche, incohérente, vomit. "

La France socialiste de Nicolas Hollande et de François Sarkozy n'a pas envie de voir débarquer des migrants prêts à bosser pour moins que le SMIC, voila la réalité ! Et elle ne peut pas non plus supporter plus de gens qui ne travaille pas, étant donné l'état des comptes sociaux du pays. 

Alors, quand est-ce qu'on remettra en cause le système social à la Française ? 
Et quand est-ce qu'on cessera de donner une prime aux passeurs, en autorisant tout simplement les migrations ? 
Quand les anglais, les français, les allemands ou les hollandais ont débarqué du Mayflower et des bateaux suivants, il n'y avait ni service de l'immigration pour les accueillir, ni service de la sécurité sociale pour leur garantir une vie sans travail. Ils ont bâti ce que sont devenus les Etats-Unis avec leur travail (volontaire des européens mais aussi forcé des esclaves africains). Alors pourquoi, en Europe en 2015, ne pas également autoriser chacun à avoir sa chance ? 

Reste, disent les identitaires, le problème de la compatibilité culturelle. En effet, a priori, nous sommes peu nombreux à vouloir voir s'installer une république islamiste en France. Mais est-ce qu'un pays où seulement 4% des habitants pratique la religion qui a un historique de plus de 1000 ans sur le territoire peut se plaindre de la progression d'autres religions ? Si les catholiques "non pratiquants" désertent les églises, pourquoi regrettent-ils ensuite l'installation de mosquées ? Tout en disant très clairement aux migrants quelles sont les règles en vigueur dans ce pays, et notamment la laïcité, héritage du christianisme (3), ce qui implique que ceux qui ne sont pas prêts à les accepter ne sont pas forcés de rester, peut être pouvons nous ouvrir le dossier de notre propre rapport au sacré ?

Quelques soient les décisions que nous prendrons pour régler ce problème de migrations trans-Méditerranée, il faudra qu'elles soient marquées du sceau de la cohérence. Soit nous voulons être une Corée du Nord, ultra socialiste, où personne ne migre, soit nous voulons être une Suisse, libérale. Le fait que nos voisins supportent un taux d'étrangers bien plus élevé que chez nous montre que manifestement, nos problèmes proviennent peut être non pas de Lampedusa mais de Bercy. 

Oh, one last thing, comme disait Steve J. Puisque le sujet du racisme est connexe, quand est-ce qu'on cessera d'idéaliser les pays de transit des migrants, pour enfin dénoncer les violences dont sont victimes les immigrés au Maroc (4) ou en Lybie ? Pas politiquement correct ? C'est toute cette question de gestion de l'immigration qui ne l'est pas. Mais tant que la France refusera d'amender son système social, mais aussi ses lois anti racistes (qui génèrent en fait plus de racisme), les non dits de l'immigration continueront à générer de la frustration (euphémisme ...) chez les citoyens !



dimanche 19 avril 2015

Hollande en flagrant délit de mensonge sur les valeurs communistes

Apparemment, cette après-midi, le président Hollande, socialiste, invité d'une émission de TV sur Canal +, s'est manifestement attaché à expliquer que le Front National et le Front de Gauche, ce n'est pas la même chose.
On comprend bien que le président Hollande cherche à démonter l'équivalence extrême gauche - extrême droite, puisque l'une est son alliée électorale directe. Hollande n'a t-il pas, en dépit des 100 millions de morts du communisme, rendu hommage à ses "valeurs" et à sa "culture" ?


De plus, Mélenchon, du Front de Gauche, dans le cadre du second tour de la présidentielle de 2012, a appelé à voter "contre Sarkozy", au lieu de s'abstenir, lui qui déteste Hollande.
Imagine t-on le scandale si Marine le Pen avait appelé à voter "contre Hollande" et si Sarkozy avait gagné ? N'y aurait-il pas un procès permanent en extrémisme ?

Pourquoi accepte t-on que la gauche socialiste se permette une alliance avec l'extrême gauche ? On ne peut même pas se placer sur le terrain des valeurs prétendument "humanistes" pour cela. En effet, Hollande nous dit que la différence entre le FN et le FDG, c'est que le le Parti communiste ne demandait pas de chasser les étrangers. Or, c'est faux, et un militant conservateur, Gonzague de Chantérac, a bien fait de le rappeler au président Hollande.


En effet, ce militant fait mention à l'affaire du bulldozer de Vitry (1), affaire dans laquelle une municipalité communiste, en 1980, luttait à coup de machines contre les maliens. On était très loin des discours actuels (2) mais parfaitement en ligne avec ce que le leader des communistes disait à l'époque : 



En 1981, les communistes ne pratiquaient pas le double langage : ils pensaient ce qu'ils disaient et le mettaient en oeuvre, notamment en ce qui concerne l'immigration;qu'ils percevaient comme étant un danger pour la classe ouvrière française.
Ils étaient, en ce sens, très loin de l'hypocrisie de ces maires de la gauche actuelle (Ayrault, Aubry, Hidalgo, etc ...) qui adorent les Roms dans leurs discours mais les expulsent de Nantes (3), Lille (4) ou Paris (5) dès que cela est possible. 

On comprend donc que le discours de l'extrême gauche du début des années 80 et celui d'extrême droite de la même époque était similaire. Comment le président Hollande, un homme instruit, qui plus est contemporain de cette période, peut-il être amnésique à ce point ? Ce mensonge "le Parti communiste ne demandait pas de chasser les étrangers, il avait des valeurs" est une honte !
Le comportement du PCF du début des années 80, et de tous ceux qui pensent en général que l'immigration est un problème, est en revanche cohérent avec l'idéologie malthusienne du socialisme (partage du travail denrée rare, colbertisme, etc). 

Le Président Hollande était en Suisse ce week end. Faute de comprendre les ressorts de ce petit pays anti dirigisme dont la prospérité est fondée sur la liberté et le travail, il en parle comme étant un miracle (6). Mais n'a t-il pas remarqué que chez nos voisins et amis Helvètes, le taux d'immigration est bien plus élevé que chez nous, et que le taux de chômage est plus faible ? 
En régime libérale, aussi éloigné que possible des valeurs socialistes et communistes, les immigrés s'intègrent par le travail (qualifié ou non), y compris en l'absence de salaire minimum (7) et en présence d'un code du travail aussi réduit que possible (8).

Le Président Hollande veut lutter contre les valeurs extrémistes ? Qu'il commence par dénoncer le communisme qui irrigue notre pays depuis 1944. Ses valeurs constituent bel et bien le socle du Front National de 2015. Et que le Président Hollande admette la vérité : le discours du FN en 2015 est quasi identique à celui du FDG en 2015 (9). Le PS ne se grandit pas de cette alliance avec un parti extrémiste.


(2) Parti Communiste Français L’immigration n’est pas un problème
(6) Tribune de Genève A l'EPFL, François Hollande salue le «miracle suisse» 17 avril 2015
(7) Contrepoints Pourquoi 76% des Suisses ont voté non au SMIC 20 mai 2014
(9) Gaspard Koenig, Génération Libre Le FN, parti "hard left" 23 février 2014

mercredi 18 février 2015

Affaire Stéphane Tiki : un bienfait pour l'UMP ?

Vous connaissez Stéphane Tiki  (1) ? 

C'est un "Sarkozyste",ex responsable de la structure jeune de l'UMP, les Jeunes Pop (2). Ce militant fait partie des enthousiastes qui n'ont pas compris qu'en ramenant Sarkozy à la tête de l'UMP, ils donnaient des forces à Hollande et à la gauche, tout en détruisant l'UMP.

Stéphane Tiki est plus connu pour être un immigré camerounais sans papiers, qui a du démissionner de son poste quand il s'est su que son titre de séjour avait expiré depuis un an.

Franchement, chapeau Stéphane Tiki ! Qui aurait pu deviner, en le suivant sur Twitter, que ce militant de la Droite Forte n'était pas français ?

Il avait quand même poussé le détail jusqu'au fait d'aller militer au sein du même groupe que l'ex FNJ  Guillaume Peltier !
Maintenant, au delà de l'anecdote, cette affaire est intéressante pour l'UMP, et ce à plus d'un titre.

D'abord, peut-etre que cette affaire Tiki fera évoluer les mentalités en ce qui concerne l'immigration. L'UMP est sur la ligne suivante : "réduire l'immigration pour réussir l'intégration et empêcher la montée du communautarisme, durcir les conditions d'accès à la nationalité française" (3). Pourquoi n'adoptent-ils pas la vision de Ronald Reagan, qui a régularisé des milliers de sans papiers (4) , au lieu de se complaire dans une gestion malthusienne de l'immigration ?

Ensuite, peut etre que l'UMP pourra se poser des questions sur l'allocation de ses ressources militantes. Stéphane Tiki était connu pour son engagement aux cotés de l'euro députée cumularde Rachida Dati, dans le VIIIeme. C'est donc bien parce qu'il était implanté dans un arrondissement où il n'y avait rien à faire qu'il a pu dégager du temps pour se consacrer à l'ensemble de son mouvement. Question : pourquoi cette concentration de l'UMP sur ses bastions de droite, à la place d'un vrai travail de conquête, ne s'accompagne alors pas d'une réflexion accrue sur l'idéologie de ce mouvement ? Comment se fait-il qu'après deux ans dans l'opposition, l'UMP ne soit toujours pas capable de dire qui elle est et ce qu'elle veut ? 

Enfin, peut être que l'UMP va évoluer sur l'analyse de son potentiel électoral. Voila des années que les minorités ethniques et religieuses françaises votent à gauche, c'est à dire pour des gens qui sont d'accord pour avoir de la diversité, sauf dans les écoles que fréquentent leurs enfants. Or, on le sait, ce quo'on appelle les banlieues sont fondamentalement de droite, en tout cas elles n'ont rien à voir avec le progressisme de Terra Nova et du Parti Socialiste. 

L'affaire Stéphane Tiki prouvera, si ce n'est déjà intégré, à tous les militants, de l'UMP ou d'ailleurs, qu'un sans papier en France, ce n'est pas synonyme d'immigré clandestin.
Il existe plusieurs façons de devenir sans papiers, à commencer par le fait d'être un immigré, légalement arrivé, mais qui a pu en avoir marre d'aller faire la queue dans une administration quelconque pour devoir se justifier devant un fonctionnaire.
Les immigrés, sans papiers ou non, qu'ils soient venus par avion ou en traversant la Méditerranée dans une embarcation dangereuse, font partie de notre pays et contribuent à son fonctionnement et à son dynamisme (5). Il n'y a qu'à voir ce qui se passe pas seulement chez les Jeunes Pop mais aussi dans les cuisines de restos. Si au moins Tiki aura fait comprendre cela à Guillaume Peltier, çe sera toujours ça de pris !




(1) France 3 Paris Ile de France Stéphane Tiki ou la génération Sarkozy en campagne 8 novembre 2014

mardi 16 décembre 2014

Hollande et l'immigration

On ne peut pas dire que l'hypocrisie étouffe le Président de la République ... Après avoir nommé Manuel Valls au poste de premier ministre, celui qui trouvait qu'il n'y avait pas assez de white, de blancos à Evry, ne voila t-il pas que l'ex maire de Tulle veut donner des gages à son extrême gauche ? 

Tout en sachant qu'il ne se passera rien sur plusieurs points tels que le vote des étrangers extra communautaires, puisqu'il faut une révision constitutionnelle pour cela. Le plan de Hollande : rejeter la faute sur cette méchante drouaaate !

Pendant ce temps, on attend les baisses d'impots, la réforme de l'Etat, des détails quoi ...

mercredi 21 mai 2014

Ebola en Afrique Subsaharienne : merci à le Pen d'en avoir parlé

Le président d'honneur du FN a estimé à Marseille que "Monseigneur Ebola [pouvait] régler" le problème de l'immigration massive "en trois mois".
Apparemment, d'après la journaliste du Point, Pauline de Saint Remy, les propos n'ont rien d'improvisé.



Il y a quelque chose de doublement choquant dans l'indignation que l'on constate, ici ou là, au sein de la gauche socialiste notamment (voir la tribune de Jérome Guedj (1) ). Non seulement cette indignation ressemble à des larmes de crocodile, mais en plus elle est improductive. 

D'une part, cette indignation est improductive car il ne sert à rien de nier que des millions de français pensent, à tort ou à raison, que la France va, à court ou moyen terme, être submergée par une vague d'immigration en provenance de pays pauvres, notamment d'Afrique, et que la France devrait au contraire rester un pays riche, blanc, Européen. Peut-on critiquer cette opinion alors que le Premier Ministre de France lui-même regrette l'absence, dans certains coins, de white, de blancos (2), et trouve qu'il y a au contraire trop de black, de negros dans ces mêmes coins ? 
Quand des gens comme Jerome Guedj et autres personnalités politiques des partis traditionnels critiquent les propos des Le Pen, ils ne font que leur donner encore plus d'importance, et font donc gagner des voix à l'extrême droite, sans, en plus, se soucier de la cohérence idéologique de leurs propres camps. Est-ce que le PS s'est donné pour but de faire du FN le premier parti de France ? 

D'autre part, il est choquant de constater que les gens se réveillent, non pas quand l'ebola tue des gens, mais quand l'extrême droite s'en réjouit. En effet, cela fait des mois que les ONG tirent la sonnette d'alarme et s'emploient sur le terrain à lutter contre les effets de la maladie.
donnez pour lutter contre l'Ebola

On peut par exemple penser à la Croix Rouge qui est présente aux cotés de la population guinéenne pour aider les gens (3). Ce n'est pas protester contre les propos de Jean-Marie le Pen qu'il faut faire, mais donner de toute urgence à la Croix Rouge, qui appelle à l'aide depuis le 7 avril 2014 (4).


L'immigration clandestine en provenance d'Afrique subsaharienne existe. On pourrait évidemment en réduire les couts collatéraux, en mettant en oeuvre les solutions que les libéraux préconisent, à savoir laisser les gens circuler librement ET supprimer l'aide sociale, afin que seuls des gens désireux de travailler émigrent. Mais les gouvernements successifs, de gauche comme de droite, s'y refusent, préférant continuer à ponctionner les contribuables pour un système coûteux et inefficace. Il est plus simple de se faire élire en allant racoler à l'extrême gauche, de critiquer les discours virulents, puis de poursuivre la politique des gouvernements précédents (rafles à Barbès (5), maintien de la ZAPI 3 de Roissy, etc), comme le font Valls et Hollande.

Il est aussi plus simple de dénoncer les propos de l'extrême droite plutôt que de suggérer à l'Espagne d'abandonner Ceuta et Mellila, points d'entrée de l'UE, situés en Afrique, deux villes qui donnent des images spectaculaires qui illustrent à merveille le discours lepéniste. 




A croire que le PS a vraiment besoin de cet épouvantail qu'est l'extrême droite.




(1) Mediapart Les vœux génocidaires de Jean-Marie Le Pen 21 mai 2014
(2) Le Monde Pour Manuel Valls, il manque "quelques Blancs" à Evry 10 juin 2009
(3) Croix Rouge Virus Ebola : déploiement d'une équipe ERU en Guinée 9 avril 2014
(4) Tribune de Genève Appel d'urgence de la Croix-Rouge face au virus Ebola 7 avril 2014
(5) Streetpress Quand la police met Barbès en état de siège pour rafler des sans-papiers 14 juin 2013

mardi 15 octobre 2013

Leonarda, 15 ans, adolescente kosovar expulsée en pleine sortie scolaire

Hier, une adolescente kosovar a été expulsée de France, après avoir été arrêtée en pleine sortie scolaire (1). 

La police de l'air et des frontières a évidemment agit dans le cadre de la loi, la même loi qui permet à des CRS d'envoyer du gaz lacrimogène sur des familles, la même loi qui permet à des juges d'envoyer deux mois fermes en prison un jeune étudiant qui manifestait, la même loi qui permet à la police de poursuivre son inutile guerre contre la drogue, la même loi qui donne à la police la possibilité de porter plainte pour outrage à agent contre quiconque ose poser des questions. 

Il y a un élément choquant supplémentaire, dans cette affaire, c'est que notre pays est censé vivre non plus dans l'infâââââme régime Sarkozyste, mais en Normalie. Rappelez-vous, Sarkozy avait mis "la France à feu et à sang" et Hollande était censé créer une république apaisée. 

Où est SOS Racisme ? Où sont les collectifs de gauche ? Où sont les associations ? Où est le PS ? 

Quand on lit ce que raconte les bloggeurs qui se disent proches des idées de la gauche, on tombe des nues. Exemple, chez "Je pense donc j'ecris", il est écrit : Il y a ces informations que l'on pensait ne plus voir. En votant pour François Hollande et pour une Assemblée Nationale à dominante socialiste en 2012, je voulais tourner la page du Sarkozysme et de ces faits divers sordide

Mais dans quel monde la gauche vit-elle ? Les gens proches de la gauche n'ont toujours pas compris qu'on ne peut pas avoir de socialisme en économie et en société ouverte et que le socialisme est forcément nationaliste ? 
Si Valls poursuit avec assiduité la politique de ses prédécesseurs  c'est bien parce que le système social français, pour survivre, doit empécher les arrivées de nouveaux ayant droit en trop grand nombre, et empêcher les contribuables (aisés ou fortunés) de se soustraire à l’impôt et aux taxes. 

L'hypocrisie socialiste vis-à-vis du problème des sans-papiers et de l'immigration illégale est hallucinante. 

Alors écrivons le une fois pour toute : si Hollande, Ayrault et Valls restent au pouvoir jusqu'en 2017, alors, comme sous Sarkozy, il y aura des expulsions d'immigrés clandestins, de la chasse aux sans-papiers et la restriction du droit d'asile. 

En plus de la dimension ethnique, tant que nous aurons à supporter, de gré ou de force, ce système social trop lourd, par nature, la France luttera contre toutes les formes d'immigration, et c'est logique. 




Sur le même sujet 


Le droit du plus fort 14 Juin 2012

Egalement publié sur Contrepoints