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mardi 10 février 2015

Les #QAG qu'on entendra pas cette après-midi à l'@AssembleeNat

Egalement publié sur Contrepoints
Après la mobilisation générale contre le FN, qui aura permis l'élection d'un nouveau député socialiste de gauche (1), les affaires courantes peuvent reprendre.
Enfin, courantes ...
Ça dépend si on considère comme étant des affaires courantes la gestion d'un pays qui compte 5,5 millions de chômeurs et 2000 milliards d'euros de dette !

Alors, puisqu'il y a un nouveau député, suggérons-lui, dans le cadre de sa mission de contrôle de l'activité du gouvernement, notamment par le biais de son droit aux questions au gouvernement (QAG) de poser les questions suivantes à l’exécutif. Evidemment, les 576 autres députés ont aussi le droit (pour ne pas dire le devoir !) de s'interroger : 

  • Question au premier ministre, Manuel Valls : le peuple a tendance à l'oublier, mais les ministres, y compris vous, Monsieur le Premier Ministre, ont signé une charte de déontologie. Cette charte dit notamment " ils remplissent et signent une déclaration d’intérêts lors de leur entrée en fonctions, déclaration qui est rendue publique". Mr Valls, pouvez-vous justifier l'information selon laquelle "vous cumuleriez les fonctions de Premier ministre et de commerçant inscrit au registre du commerce et des sociétés» (2) ? Et puisque nous abordons le sujet de vos liens avec la justice, pourriez-vous nous dire ce qu'il en est des accusations de Médiapart, à savoir un potentiel conflit d’intérêt à Evry (3) ? 
  • Question au ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius : selon votre collègue le Drian,  des bombardiers russes se sont récemment aventurés au large de la Normandie (4). Suite à cela, les britanniques ont convoqué l'ambassadeur de Russie au Royaume-Uni pour lui demander des explications, sachant que le trafic aérien civil a été perturbé (5). Nous ne doutons pas du fait, Monsieur le ministre, que vous aillez vous aussi convoqué l'ambassadeur russe en France. En effet, voila l'occasion de faire travailler, au service de la sécurité des français, le deuxième réseau diplomatique du monde. Quelles sont vos conclusions suite à cet entretien qui n'a pas manqué de survenir ?
  • Question au Ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu : quand il s'agit d'analyser l'efficacité des services publics, les français ne peuvent se poser qu'une seule question : mais où sont donc nos 5,5 millions de fonctionnaires français ? Pour un pays dont 25 % de la main d’œuvre salariée appartient à la fonction publique nationale ou locale, c'est à se demander comment une situation de sous-effectifs est possible (6). Madame le ministre, alors que l'on parle beaucoup de la réforme des professions réglementées, pouvez-vous nous dire en quoi l'Etat effectue lui aussi sa réforme et réorganise la fonction publique dans le sens de plus de flexibilité ? 
  • Question au Ministre de l'Écologie, Ségolène Royal : si on en croit ce que raconte le président Hollande, l'Etat souhaiterait "un "règlement global et définitif", dans les "prochains jours", du contentieux avec les sociétés d'autoroutes" (7). Mais de quel contentieux parlez-vous ? N'y a t-il pas, non pas un contentieux, mais la volonté unilatérale de l'Etat de revenir sur des modalités de fixation de prix définies par contrat ? Pouvez-vous nous confirmer, Madame le ministre, que toute cette gesticulation n'est que de la politique politicienne, proche du populisme que vous dites combattre, on peut en prendre pour preuve le fait que l'Etat, lui, augmente ses tarifs sur les sociétés d'autoroutes et de tunnels qu'il contrôle encore (8) ? 
  • Question au Ministre de l'Éducation nationale, Najat Belkacem : pourriez-vous confirmer, Madame le ministre, le montant de la prime offerte aux recteurs d'académie (9) ?  Ces primes sont-elles la raison pour laquelle vous cherchez maintenant à faire appel au bénévolat, cf http://www.lareservecitoyenne.fr/ ? 
  • Question au Garde des sceaux, Christiane Taubira : dans notre pays, dont le classement en terme de liberté d'expression n'est pas à la hauteur des idéaux qu'il prétend défendre (10), partout dans le monde, un média a été condamné pour avoir mis en couverture une Marianne voilée (11). Madame le ministre, dans le respect de l'indépendance de la justice, pouvez-vous exprimer votre inquiétude face à cet évident cas de deux-poids-deux-mesures, annonciateur, si nous n'y prenons garde, d'une potentielle guerre civile si les choses ne changent pas rapidement ? Ne sommes-nous tous pas "Tous Charlie" ?
  • Question au Ministre des Finances : Michel Sapin : Monsieur le ministre, vous avez déclaré « Il faut respecter le vote grec et les règles européennes ». De quel droit vous permettez-vous de dire ce qu'il convient de faire, tant aux Grecs qu'à Bruxelles, alors que la France ne respecte pas ces mêmes règles budgétaires européennes (12) ? 
  • Question au Secrétaire d'Etat aux Affaires Européennes  : Harlem Désir : votre poste sera toujours une source d'étonnement, étant donné qu'en théorie, toutes les matières ministérielles relèvent de l'Europe. N'avez-vous pas l'impression d'être un inutile doublon ? Nonobstant ce point, auriez-vous l'amabilité, Monsieur le secrétaire d'Etat, de bien vouloir rappeler à Alexis Tsipras la teneur du projet européen, à savoir la réconciliation post deuxième guerre mondiale ? Comme le note l'eurodéputée centriste Sylvie Goulard, réclamer des indemnités mettrait en péril l’ordre de paix mis en place après la seconde guerre mondiale (13).
  • Question au Ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian : Monsieur le ministre, l'opération Vigipirate coûte un million d'euros par jour. Au vu de l'attaque au couteau de 3 militaires à Nice, au vu des tirs de kalachnikov à Marseille, peut-on considérer que la mission est un échec ?
  • Question au Ministre de l'emploi, François Rebsamen : Monsieur le ministre, un commentaire ? 


  • Question au Secrétaire d'Etat au budget, Christian Eckert : Monsieur le secrétaire d'Etat, les contribuables seront ravis de constater qu'il y a encore assez d'argent à Bercy pour que la France se permette d'acheter un ensemble de 14.000 manuscrits de Turgot pour 8,5 millions d'euros. Mais la question que chacun ne manquera pas de se poser est, évidemment : avez-vous lu Turgot, et ne trouvez-vous pas dans ses analyses un certain écho à l'actualité ? 
  • Question au Ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve : profanation d'une église à Montluel (01), tronçonnage d'une croix à Saint Augustin des Bois (49), la minorité chrétienne de France est attaquée. Allez-vous, Monsieur le ministre, réagir et vous indigner, ou bien la christianophobie sera t-elle définitivement la seule attaque contre une religion qui ne fera l'objet d'aucune sanction  ? 

Mais vous verrez ! Plutôt que de s'interroger sur les performances du gouvernement en matière de conduite des affaires de la France, le parlement s'acharnera à jouer le sketch suivant : incantations envers "l'esprit du 11 janvier" à gauche (assorties de velléités de "lutte" "contre le FN" !) et opposition de forme à droite, incapable d'assumer des positions radicalement opposées à celles du PS ou de dénoncer la collaboration entre la gauche et l'extrême gauche. Dommage. Les députés ont pourtant le droit (et le devoir) de mettre le gouvernement en face de ses échecs.




Les épisodes précédents







(1) Contrepoints Doubs : la défaite au goût de victoire du FN 9 février 2015
(7) BFM Business Autoroutes: Hollande veut une sortie de crise rapide 8 février 2015 
(13) Sylvie Goulard Grèce, Allemagne : dette et paix 2 février 2015

mercredi 21 janvier 2015

222 ans après l'assassinat de Louis XVI, Louis XX au pouvoir ?

Le 21 janvier 1793 à 10h22, Louis XVI est guillotiné place de la Concorde (1), ayant été déclaré coupable de trahison pour ne pas avoir respecté son rôle constitutionnel, pour avoir manœuvré secrètement contre la Révolution et pour avoir tenté de fuir la France en juin 1791. 
Faut-il, 222 ans après cette exécution, revenir sur cet épisode de l'histoire de France, alors que tout particulièrement ces jours-ci, on nous a beaucoup parlé de "la République et de ses vertus" (2) ? 

Se souvenir de la mort de Louis XVI, c'est d'abord avoir un regard lucide sur la Révolution Française. 
Il y a eu des idées libérales dans la Révolution Française (3), incontestablement, et on peut être fier de cet héritage : la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, la nuit du 4 Août et l'abolition des privilèges ou encore la loi le Chapelier (4) sont des avancées.
Mais la Révolution a rapidement été prise en otage par des terroristes (5), d'inspiration socialo-communiste pourrait-on dire aujourd'hui. L'empressement qu'a récemment eu Jean-Luc Mélenchon à défendre le peu recommandable Robespierre (6), personnage admiré par les dictateurs communistes de tout poil (7), montre qu'il n'y a pas eu un seul bloc idéologique pour inspirer et conduire la Révolution Française. Cette dernière n'a pas représenté que des avancées, donc. La Révolution, c'est aussi le déni de la propriété privée, la germanophobie et des épisodes génocidaires dont on ne parle toujours pas aujourd'hui. Jusqu'en 2014, la France a toujours eu du mal à admettre qu'à de nombreuses reprises de son histoire, elle a perpétré des massacres de masse passés sous silence (les noyades de Vendée (8) ou ou le passage au napalm d'une partie du Cameroun (9) notamment) 
Se souvenir de la mort de Louis XVI, c'est aussi cela : voir la France comme elle est, avec ses zones d'ombres et de lumière.


C'est ensuite se rappeler le danger des crises financières et du problème que représentent les déficits publics. On ne rappellera jamais assez que la plus grosse erreur de Louis XVI, outre le fait qu'il ait été victime de la conjoncture économique, c'est de ne pas avoir écouté son ministre des finances, Turgot (10). Anne Robert Jacques Turgot, baron de l'Aulne, avait pourtant bien briefé Louis XVI : "il faut laisser faire, laisser passer" (une maxime lancée par son ami Vincent de Gournay) et la France a besoin de finances saines" fondées sur un budget équilibré et des impôts moins injustes (11). Une des fautes majeures de Louis XVI, c'est de ne pas avoir lu et appliqué la célèbre lettre de Turgot à son roi (12). Le libéralisme que Turgot proposait à Louis XVI, qui l'a refusé, fait écho à la situation actuelle, dans laquelle le président Hollande est à la fois poussé par la réalité économique (2000 milliards d'euros de dette et 32% de déficit public (13)) et par les institutions telles que les traités européens. 

Du coup, on peut se demander ce que ferait un roi, actuellement, à la tête de la France. 
Commençons par une évidence : si la France de 2015 devenait une monarchie, cela n'aurait rien d'un anachronisme. Nombre de nos partenaires (Belgique, Luxembourg, Pays Bas, Suède, Royaume-Uni) sont des monarchies, sans pour autant qu'elles vivent dans le moyen-age. 

Un roi à la tête de la France, que ce soit Louis de Bourbon, duc d'Anjou ("Louis XX") ou Jean d’Orléans, duc de Vendôme ("Jean de France"), amènerait un premier avantage pour la France : la fin de l'exception présidentielle et la possibilité d'un retour à un régime parlementaire. Un certain nombre de politiciens, dont le centriste Hervé Morin (14), l'ont parfaitement diagnostiqué : la France souffre du présidentialisme et de tout ce que cela implique pour la vie politique française. De Gaulle, à la faveur d'une situation exceptionnelle, avait pu se tailler des institutions sur mesure, mais n'est pas de Gaulle qui veut. Les deux dernières présidences, Sarkozy et Hollande, soulignent le fait que la présidentielle donnent à des personnes ni décisives sur le plan des idées, ni exceptionnelles sur le plan des capacités, un pouvoir disproportionné et un droit sur nos vies sans lien avec la liberté à laquelle nous aspirons tous.  

Un roi à la tête de la France amènerait un second avantage théorique : la baisse du coût de fonctionnement de l'Elysée. En effet, on sait que la France souffre de l'excès de courbette de l'ensemble du système politico-administratif devant le pouvoir du Président de la République, le chef transitoire de la caste des 500. Comment se fait-il que l'Elysée coûte plus aux français que ce que le Buckingham Palace coûte aux britanniques (15) ? 
Est-ce qu'on peut admettre le fait qu'Anne Hidalgo, une jeune retraitée cumularde quinquagénaire, ait besoin d'un fonctionnaire porte parapluie quand elle reçoit la Reine Elisabeth II qui, elle, porte elle même son parapluie (16) ? 
Peut-on si facilement accepter le fait qu'après avoir vertement critiqué l'usage par Sarkozy du pavillon de la Lanterne à Versailles ou l'aménagement d'Air Sarko One, les socialistes se taisent maintenant que Hollande utilise lui aussi le pavillon de la Lanterne à Versailles ou Air Sarko One ? 
Est-ce que, dans une république démocratique où, théoriquement, seuls les fonctionnaires, c'est à des des gens recrutés de manière officielle pour effectuer une mission précise (quelque soit la légitimité de cette mission, c'est un autre débat), le Président de la République attribue, de son propre chef, des centaines de milliers d'euros à sa concubine du moment pour financer un cabinet avec attaché de presse et autres collaborateurs ? 

La restauration royale n'est pas pour tout de suite. Déjà, la critique du Parti Socialiste était qualifiée, par la majorité actuelle, d'attaque contre la République et donc contre la France, dans une contestable assimilation de la France en tant qu'état à la nature de son régime politique, sans parler de la nation (comme si la France n'existait pas avant 1789, cf le discours de Louis XX (17)). En revanche, les questions que l'on peut se poser demeurent. Nul doute que les personnes qui se réuniront ce mercredi 21 janvier 2015 notamment place de la Concorde à 10h ou à Saint Germain l'Auxerrois à midi les auront en tête. De la à afficher, comme le Salon Beige (18), nous sommes tous Louis XVI ...




(3) Wikilibéral Révolution française
(4) Contrepoints Logique libérale de la Révolution française 29 mars 2011
(5) Contrepoints Quand le terrorisme était une valeur républicaine 19 janvier 2015
(6) Le Parisien Libéral Il est temps de débaptiser la station Robespierre 13 novembre 2014
(8) Atlantico Et le génocide vendéen, alors ? 28 décembre 2011 
(10) Institut Coppet Turgot, une pensée française. Par Damien Theillier 7 juillet 2012
(12) Médiapart La lettre de Turgot au roi Louis XVI 17 septembre 2010
(13) Libertarien TV Le déficit public est de 32% et non 4% 10 décembre 2014
(14) Nouveau Centre UDI - section Orne Hervé MORIN : "En finir avec l'élection présidentielle au suffrage universel direct" 20 octobre 2013
(16) Le Point La République des (très) mal élevés 10 juin 2014 
(18) Le Salon Beige 21 janvier : commémoration de l'assassinat de Louis XVI 21 janvier 2015

jeudi 11 juillet 2013

14 Juillet 2013 à Paris

Que faire le 14 Juillet 2013 à Paris ? Réponse sur le site web de la mairie centrale de la capitale :  


  • Bals des pompiers du 13 juillet au 14 juillet, de Montmartre à Issy-les-Moulineaux (voir le détail sur Paris Info)
  • Défilé militaire de 9h à 12h sur les Champs Elysées (qui, selon Jean-Dominique Merchet, de l'Opinion, sera ouvert par l'armée Malienne)
  • Rencontre armée - Parisiens aux Invalides à 13h
  • Concert à 21h30 au Trocadéro 
  • feu d'artifice à 23h à la Tour Eiffel
Et en ces temps de socialie aiguë où les gouvernants actuels pensent que les français veulent plus de protection et moins de libertés, rappelons quand même que parmi les hommes et les femmes qui ont
fait la révolution française
, un grand nombre d'entre eux, Turgot, La Fayette ou Thomas Paine et bien d'autres, tous pas forcément opposés à la personne de Louis XVI, se sont battus, non pas pour plus de social et de réglementations, mais bien pour plus de libertés.

Le 14 juillet 2013, n'oublions pas ce message. En 2013, quelles sont nos Bastilles ? 


Pour nos amis belges qui, le 21 juillet 2013, fêteront et leur fête nationale et la prestation de serment du roi Philippe, allez voir "Détails de la journée du 21 juillet à Bruxelles" sur le blog Noblesse & Royauté. 

mercredi 3 avril 2013

Y aura t-il un 14 Juillet 2013 ?







Y aura t-il assez de CRS pour protéger les ministres de Flamby ?




La météo, froide et humide de cette fin d'hiver et de début de printemps, doit en plus inquiéter Flamby et sa clique au plus au point. Par définition, par nature, les récoltes 2013 ne seront pas au top en France.

Récapitulons : taux de chômage record, prix de l'alimentation qui progresse, perte de contrôle de certaines portions du territoire du type gares RER de l'Essonne, Forces Armées à cran  et taxopholie débridée (verbalisation d'infractions routières par videosurveillance ?).

Louis XVI avait une excuse. Les infos circulaient mal, et lentement, en 1789. S'il avait eu Youtube et 1789, sans doute aurait-il écouté Turgot. Quelle excuse peut encore sortir Flamby ?

Démission !

jeudi 28 février 2013

Anne Bourdu : "Ce projet de la gauche contre la liberté d’expression est extrêmement grave"




Communiqué du Bureau politique du PLD :
"Achever le pays de Voltaire


"Un groupe de sénateurs de la majorité, manifestement désoeuvrés et soucieux de laisser leur marque dans l’histoire de la régression des libertés publiques en France, souhaite revenir sur la loi sur la liberté de la presse de 1881 pour mieux ’encadrer’ les propos tenus sur la Toile.

La porte-parole du Gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a d’ores et déjà manifesté son enthousiasme en affirmant : ’Nous aurons peut-être la main tremblante au moment de modifier la loi de 1881, mais sachez que cette main sera néanmoins ferme et déterminée’.

Nous ignorons si une main peut être ’tremblante et ferme’. Mais nous savons que cette main sera une main liberticide de la pire espèce. Sous couvert de ’respect’ et de ’lutte contre les discriminations’, le gouvernement prépare une attaque sans précédent contre l’expression libre des opinions. Osons le dire : la liberté d’expression doit tolérer l’insulte, l’irrespect, le blasphème, sinon elle reste un vain mot.

Les socialistes ont déjà détruit le pays de Turgot. Maintenant ils veulent achever celui de Voltaire. "




Au siège du PLD, le 25/02/2013

Le Parti Libéral Démocrate (PLD) a été fondé en 2008 par son président Aurélien Véron. Il a rassemblé depuis cette date des personnalités issues de la société civile (Arnaud Dassier, Anne Bourdu, Gaspard Koenig, Eric Juramy) et du monde politique (Charles Beigbeder, Philippe Karsenty, Thierry Mouillac). Lors des élections législatives de juin 2012, 70 candidats ont porté ses couleurs. Il est parti membre de l’UDI depuis janvier 2013. Le PLD est aujourd’hui le seul parti politique qui assume l’héritage libéral français.

mercredi 30 novembre 2011

Louis XVI, l'homme qui ne voulait pas être roi

Est-ce que le gouvernement Fillon faisait partie des 3 millions de spectateurs qui ont regardé "Louis XVI, l'homme qui ne voulait pas être roi", hier soir sur France 2 ?
Synopsis



"Le 10 mai 1774, Louis XVI monte sur le trône de France alors que rien ne le destinait à être roi. Après la disparition de son père et de son frère aîné, il devient le successeur désigné de son grand-père Louis XV, un souverain vieux et détesté. Il n'a que 20 ans. Son projet est de faire le bien du peuple. Avec Turgot, son ministre des Finances, il envisage un train de réformes qui amputeraient les revenus de la noblesse et du clergé. Car les caisses de l'État sont vides. Il rappelle Malesherbes pour réformer la justice alors que les idées des Lumières se répandent. Mais il se heurte à l'opposition des privilégiés et du Parlement. Un échec qui conduira à la fin de la monarchie française... (source Europe 1)"

L'analogie de la situation de 1789 avec la situation que nous connaissons actuellement est frappante, par certains aspects : les caisses vides, les privilégiés, les injustices. Cependant, nous ne sommes pas en 1789. Les politiciens qui nous gouvernent ne tombent pas de nulle part. Ils ont choisi leurs responsabilités, après en avoir revé le matin en se rasant. D'autre part, ils ne peuvent pas être surpris par la situation. Les warnings sont au rouge depuis des années. Ils ont beau railler Moody's, Fitch, S&P ou les traders, les faits sont la. Enfin, ils sont fiers de participer à cette entreprise de destruction massive qu'est l'interventionnisme étatique, en cherchant par exemple à "aider" les PME (lire "Toujours plus d’économie administrée" sur Contrepoints).

Le pire est que ce qui se passe en Grèce donne une idée de l'ampleur du carnage qui nous attend si nous ne faisons rien, et continuons à payer 5 millions de fonctionnaires, 4 Opex (Côte d'Ivoire, Tchad, Liban, Afghanistan), les déficits de la SNCF, 7 niveaux hiérarchiques de la commune à l'Etat, des retraites ruineuses à une population toujours plus agée et cette nouvelle noblesse qu'est la corpocratie oligarchique du pruvé-priblic, étant bien entendu qu'un certain nombre de business du CAC 40 doivent moins au vrai capitalisme pur et dur qu'à la bienveillance de l'Etat soit disant neutre. On comprend que certains commencent à s'organiser, afin d'être prêts quand la France sera devenue l'Argentine de 2001, comme chez Contrepoints toujours, décidemment en forme (lire 99 objets à stocker en cas de crise grave). Car, en cas de crise grave, personne et surtout pas l'Etat, ne viendra à votre aide.

En ce qui concerne Louis XVI, nous ne sommes plus en 1789.


personne ne sera guillotiné en haut lieu. Il n'y a juste que les contribuables, déjà préssurés, qui seront saignés. Qui empechera leur massacre en 2012 ?

mercredi 27 juillet 2011

N'est pas Turgot qui veut

N'écoutez plus France Infos le matin, parfois il y a de quoi en renverser son café. Exemple, ce matin, après avoir appris que les journalistes français disent que Nafisatou Diallo est discréditée dans l'affaire DSK car elle a menti sur certains faits (donc ils reconnaissent que la justice US a aussi du bon, surtout si elle tourne à l'avantage de DSK), vous tombez sur une interview de Martine Aubry (qui n'est plus malade ;-) ) , qui affirme que le Président de la République ferait mieux d’envoyer une lettre aux Français pour s’excuser. On croit rêver ! Elle se moque de nous, oui !

Le pouvoir actuel, effectivement, est dans la communication la plus totale et la plus absurde quand, après des années de déséquilibre budgétaire, il nous propose d'interdire constitutionnellement les déficits.



C'est une plaisanterie, c'est clair !

Seulement, Martine Aubry devrait féliciter le gouvernement actuel pour sa politique socialiste ! Et il ne s'agit pas que de rhétorique ! La preuve, c'est que Martine Aubry dit "la droite a doublé la dette" puis "la politique de la droite n'a pas crée de croissance, faute de plan de relance".

Autrement dit, la maire de Lille aurait crée encore plus de déficits et de dette ! Alors que la dette et les déficits ne créent pas de croissance, faut-il le rappeler. (Ou alors, la Grèce devrait être dans les 10% de croissance du PIB !).

Au vu de tout ce qu'on nous a vendu depuis 2007, les plans de relance, les soutiens aux agriculteurs, les stabilisateurs automatiques etc, on se dit qu'on est vraiment loin de la Lettre de Turgot au Roi, et proche du tract publicitaire.

mardi 26 juillet 2011

Le programme des libéraux en matière d'éducation ?

Commençons par écouter Nelly Guet, 1ere Conseillère Nationale d'Alternative Libérale et spécialiste du sujet puisque

- ancien professeur
- proviseur en France, puis en Allemagne au lycée français de Berlin puis en Suisse
- Membre du Conseil d’administration de ICP (International Confederation of Principals)
- Fondatrice & directrice de Alerte Education

Que nous dit Nelly Guet ? Réponse en image devant l'Institut Turgot le 1er mars dernier.


Nelly Guet (1) from Henri Lepage on Vimeo.

L'Ecole du XXIème siècle


Le constat est cohérent avec les mesures proposées telles que rapportées par  lesliberaux.fr ou Alternative Libérale.  Elles peuvent se résumer par l'expression suivante :  Un conventionnement ouvert :

* Accès de toute école au financement public à condition de respecter un cahier des charges comprenant l'obligation de participer aux évaluations nationales et de se soumettre aux procédures publiques d'évaluation et de contrôle.
* Définition d'un socle commun de disciplines, avec un nombre d'heures plancher par cycle.
* Fixation du règlement intérieur par l'établissement.
* Dotation financière annuelle proportionnelle au nombre d'enfants inscrits.
* Gestion des ressources humaines, enseignants et personnels administratifs par le chef d'établissement.
* Inspection régulière par un organisme de contrôle, qui peut retirer l'agrément à l'établissement en cas de non respect du contrat.
* Liberté d'organisation pédagogique.
* Libre fixation d'éventuels frais de scolarité.
* Libre embauche de toute personne comme professeur.
* Libre négociation des salaires, horaires et objectifs entre le directeur d'établissement et les professeurs.
* Possibilité pour les écoles publiques actuelles d'opter pour le statut associatif.
* Liberté pour les enseignants actuels de conserver leur statut ou de le quitter.
* Choix de l'établissement par chaque famille, pour chaque enfant.
* Obligation pour les établissements agréés les plus proches de recevoir tout enfant refusé ailleurs.
* Suppression du monopole des IUFM.
* Suppression du centre national pédagogique.
* Liberté d'enseignement.
* Morcellement des grands établissements des zones difficiles.

* Développement de l'internat.

Gauche Libérale insiste aussi sur le rôle que l'individualisation doit jouer dans l'Education et le Parti Libéral Démocrate formule deux propositions urgentes et simples, pour remédier à la baisse du niveau.

Les libéraux ont donc des propositions visant à sortir de la fiction de la soit disante "égalité républicaine".

vendredi 20 mai 2011

Le Nouveau Centre pour une société apaisée ?

Edith Cuignache-Gallois, conseillère de Paris (Nouveau Centre) et conseillère régionale, a invité son collègue Jean-Christophe Lagarde (maire de Drancy), le sénateur centriste Yves Pozzo di Borgo ainsi que le rappeur Rost,  créateur du label CMP Section Prod et auteur d'"Enfants des lieux bannis" ainsi que du "Guide du votant".  
Le sujet était "quelles solutions pour une société apaisée ?". Vaste sujet.

Commençons par les mots, quelles solutions pour une société apaisée ? La France est-elle une société ? Un Etat et une Nation, certainement, mais une société ? Admettons que les Centristes et Rost ne soient pas trop Thatcheriens (remember, "there is no such thing as society") et qu'ils pensent qu'ils suffit que nous soyons plusieurs à se rassembler sous la bannière bleu blanc rouge pour etre une "société".

Jean-Christophe Lagarde a commencé par présenter son parcours, sa vision et sa méthode. En terme de parcours, c'est brillant : il a repris à l'age de 31 ans une mairie gérée depuis 70 ans par les kamarad communistes. En terme de vision, c'est intéressant : il s'agit de commencer à s'occuper des gens et non plus juste des situations. En termes de méthodes, par contre, ca soulève des questions. On oppose souvent Paris 75, où il y aurait tout, à la banlieue dont notamment la Seine Saint Denis, où il faudrait donner plus, afin de faire vivre la devise républicaine, liberté égalité fraternité, et donner corps à la méritocratie républicaine, largement bafouée par la réalité d'inégalités à tous les niveaux. Sans aller completement dans le sens d'une nécessaire politique de discrimination positive, Jean-Christophe Lagarde soutient les ZEP, la loi SRU (les 20% de HLM par commune) etc. Et même si  Jean-Christophe Lagarde reconnait que les barrières sont autant dans les têtes des gens que dans les faits, il pense qu'il faut faire plus pour ceux qui ont moins.

Rost a un parcours moins linéaire mais tout aussi interessant. Ancien membre de bandes de zoulous qui se faisaient un plaisir de défier la RATP et le contribuable ou de racketter les blousons Chevignon qui ont fait lla fortune des petits malins du Sentier, il a fini par passer à la musique puis à l'action sociale. Il plaide pour une France où l'administration, et plus spécifiquement la police, la préfecture de Bobigny (93) et l'école seraient plus respectueux des gens et plus en phase avec la "société". Vu de la où on part, ca n'est pas difficile. A ce niveau, d'ailleurs, les libéraux rejoignent à 100% ce que dit Rost :
- le principe de responsabilité n'est pas à sens unique. Si vous ne votez pas, ne vous plaignez pas
- l'administration est souvent autiste, voire étouffe le citoyen

Maintenant, il y a quand même quelques questions, puisqu'il parait qu'en gros, nous vivons dans une "société" pas apaisée du tout parce que l'accès à l'école et au logement sont ultra-inégalitaires.

Commençons par celle du logement, un sujet qui intéresse tous les franciliens. Il parait que la mixité sociale est un objectif souhaitable, et que la loi qui impose 20% de HLM par commune un bon moyen.
On peut douter de tout cela.
Déjà, rappelons qu'en réalité, la mixité sociale, les gens n'en veulent pas. Dans 99.999% des cas, quand une famille habite un quartier qui, pour x raisons, est peu désirable, quand ses moyens financiers s'améliore, elle part. C'est pas juste un truc de français, ca se vérifie partout. La Seine Saint Denis rassemble trop de familles pauvres ? Oui, et alors ? Le tout est de leur donner une chance de mobilité sociale et des opportunités, et non pas plus de moyens pour rester dans le 93. (Au passage, les socialistes, même quand ils ne dépensent pas 3000 dollars pour une nuit d'hotel, habitent rarement les quartiers des gens qu'ils disent défendre, ils préfèrent plutot les petites rues tranquille du VIeme. fermons la parenthèse ...). La mixité sociale version Zola-Balzac-naturalistes du Paris des années 1860, il faut l'oublier.
De plus, quand on parle de HLM et d'aider les gens à accéder au logement, on en vient souvent à la solution du HLM réparti sur tout le territoire, pour éviter que "toutes les difficultés se retrouvent concentrées sur les mêmes portions du pays".
Prenons Drancy. 33% de HLM en 1999. Seulement, Drancy a 66.000 habitants (un peu plus que dans le Veme arr). Sa voisine, Bobigny a 55% de HLM (et 47.000 habitants, comparable au 6eme arr.) La plus grande ville de Seine Saint Denis, Montreuil, a 33% de HLM et 103.000 habitants (un peu plus que le 10eme arr) et l'une des plus petites, l'Ile Saint Denis, 68% de HLM mais seulement 7300 habitants (moins de la moitié du 1er arr).
Questions :
- étant donné les couts fixes inhérents à chaque ville, un tel morcellement du territoire est il logique, ou, autrement dit, les 1200 communes d'Ile de France ont elles un sens ?
- mesurer un taux de HLM à Drancy (66.000 habitants) est ensuite le comparer à celui de Paris (2 millions d'habitants) est-il pertinent ?

L'école, ensuite. Tout le monde qui réfléchit un péu sérieusement est d'accord pour dire que l'école ne peut plus fonctionner en 2011 comme on a revé qu'elle puisse fonctionner en 1885. En revanche, on nous vend souvent la version années 50, qui en donnant un enseignement "républicain", aurait permis de générer des élites méritocratiques. Or, il est toujours un peu difficile de faire des comparaisons avec les années 50 et 60, une période atypique en terme de pyramide des ages et de modèle économique, ces deux éléments ayant un impact sur l'emploi et le chomage. Mesure t-on l'efficacité de l'école par l'insertion professionnelle ou par le niveau de culture générale atteint ? Vaste débat que vous pourrez trancher avec Dr Friederike Sözen (Chambre de Commerce et d'Industrie de Wien), Nelly Guet (Alternative Libérale) et Martin Stevens (entrepreneur britannique) à l'occasion du débat "L'éducation et l'Economie" - une conférence organisée par de l'Institut Turgot, mais la où tout le monde se rejoint, c'est pour dire à quel point l'école Républicaine est une fiction qui aboutit à ce qu'à Polytechnique, un élève sur deux a un parent prof. Question : pourquoi continuer, en tant que contribuable, à payer pour ça ? le salaire d'embauche des Polytechniciens étant de 41.780 euros en moyenne en 2009, (source : Polytechnique), ne pourraient-ils pas payer pour leur éducation supérieure ?

Malgré ces remarques, le Nouveau Centre fait bien d'ouvrir le débat de l'inégalité des chances en France et il a l'enorme mérite de poser les questions pendant que d'autres gardent la tête dans le sable. Réduire les inégalités, ca parait difficile, mais si déjà les citoyens et les étrangers résidents avaient l'impression que nous étions tous égaux devant la loi, et qu'en dépit des inégalités, nous avions tous une chance (opportunités équitables) alors on se dirigerait très certainement vers une société apaisée. Ca tombe bien, moins et mieux d'Etat, ce sont les valeurs que les libéraux partagent et mettent en avant. Et les opportunités émergeront quand le dynamisme retrouvé de l'économie decrispera la situation des gens accrochés à leurs privilèges, ce qui est rationnel de leur part. Dans un pays où quand l'Etat dépense 1 euro, il en emprunte quasiment 40 cents. Il n'y aura pas plus d'Etat. Ca tombe "bien" parce que cet Euro est de toutes façons actuellement dépensé sur des postes qui en réalité renforcent les inégalités existantes, à commencer par l'Education. Le Moins d'Etat permettra donc de faire plus de social, paradoxalement.

vendredi 21 janvier 2011

Des dangers de la culture officielle

Alors, Francois Frédéric Mitterrand retire Louis-Ferdinand Céline des célébrations nationales 2011
http://bit.ly/i1WTv0 !

Il faudra peut-être penser à retirer l'URSSAF de ces mêmes célébrations nationales 2011  ...
allez voir la liste des célébrations nationales : catégorie vie politique http://www.archivesdefrance.culture.gouv.fr/action-culturelle/celebrations-nationales/brochure-2010/vie-politique/



Sinon, au delà des Célébrations Nationales Françaises de 2011, faire le tri a posteriori dans le Panthéon les oeuvres culturelles, c'est quand même un peu dangereux :

- la vague incomplète  de la repentance fait qu'on en laisse circuler certaines comme la Mauvaise Vie (Frédéric Mitterrand), l'ensemble de la production de Houellebecq (ou Tintin au Congo, tout aussi négrophobe que Voyage au bout de la nuit est antisémite) ==> d'où l'intéret de légaliser tous les racismes (cf le post du 19 oct).
- on en oublie d'autres comme la Pétition des Marchands de Chandelles, de Frédéric Bastiat , ou la lettre de Turgot au Roi Louis XVI


Notons qu'en ce jour anniversaire de la mort de Louis XVI, et par ces temps de disette budgétaire (il faut vraiment que la situation soit désespérée pour que le gouvernement veuille taxer les plus values sur résidences principales !),  la lettre de Turgot au Roi prend vraiment tout son relief.

« Réduire la dépense au-dessous de la recette, et assez au-dessous pour pouvoir économiser chaque année une vingtaine de millions, afin de rembourser les dettes anciennes. Sans cela, le premier coup de canon forcerait l’État à la banqueroute.»
"par la suppression des abus dans la perception, et par une répartition plus équitable des impositions, à soulager sensiblement le peuple, sans diminuer beaucoup les revenus publics
Retrouvez l'intégralité de cette lettre sur le site du Ministere de l'Economie (rires).
Alors, qu'est il advenu de la monarche libertarienne dont nous aurions éventuellement pu hériter si Louis XVI avaut baissé les impots et accordé un Bill of Rights + Habeas Corpus ?
Vous connaissez l'histoire. Louis XVI a hésité, il a voulu ménager la chèvre et le chou, le contribuable bourgeois et les assistés improductifs, conclusion la Révolution est devenue une dictature ultra socialiste, le Roi est mort, et la France est bloquée.
Il reste peu de temps au pouvoir actuel pour relire le discours d'investiture de Reagan (prononcé tout juste il y a 30 ans) et  sortir la France de l'ultra-socialisme.