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vendredi 11 mars 2016

Le boucher de la rue de Meaux (75019) ou l'injustice de l'Etat "providence".

Un des grands arguments des étatistes de gauche comme de droite, pour défendre l'interventionnisme d'état, les impôts élevés, le rôle écrasant du service public étatisé et fonctionnarisé, la Sécurité Sociale monopolistique obligatoire ainsi que de manière générale l'état providence, c'est que, en France, personne n'est "laissé sur le bord de la route".

N'avez-vous jamais entendu des phrases du type "en France, on ne demande pas la carte Visa Gold pour se soigner, contrairement aux Etats Unis" ou "On est contre le chacun pour soi, on est pas des anglais" ou encore "Si tu aimes tant la Somalie ou le Bangladesh, pourquoi tu ne vas pas y vivre ?"

Vous aurez beau dire que, non seulement notre modèle social est payé à crédit (car déficitaire) donc non viable, ou que un français sur trois ne se soigne plus, faute d'argent, ou que bien que les HLM existent, le mal logement voire le non logement (SDF) est très répandu, bref, que le modèle social est réservé aux gens bien connectés (cadres moyens de la fonction publique, militants associatifs, diplômés du supérieur, PDG du CAC 40, chefs d'états étrangers, membres de partis politiques de gauche, syndicalistes, intellocrates) mais demeure une fiction pour les outsiders (pauvres, femmes, immigrés, retraités pauvres, jeunes sans qualification, auto entrepreneurs), il y a des chances pour que votre interlocuteur ne vous croit pas, et reste accroché à l'idée qu'en France, c'est vraiment une chance que de bénéficier du "filet de protection de l'Etat". 

Pourtant, l'histoire du boucher de la Rue de Meaux (1) , dans le XIXeme arrondissement de Paris, montre à quel point le modèle social français est injuste et non protecteur. Le modèle social français, c'est des gens qui paient, d'autres qui bénéficient, rien de plus. 
La rue de Meaux, vous connaissez. Elle est devenue tristement célèbre suite à la tuerie de Charlie Hebdo (1). Mais ici, il ne s'agit pas de terrorisme, mais de défaillance de l'Etat qui dit nous protéger. 
Jérôme Hallain, 33 ans, avait ouvert une boucherie artisanale dans la rue de Meaux (XIXe) à la mi-2012 et avait rapidement recruté deux employés (2). Il est typiquement le genre d'employeur que Hollande et la gauche devraient applaudir et célébrer.
Seulement, ce jeune chef d'entreprise a eu un problème de santé : après un diagnostic de cancer, il a souffert d'une tumeur germinale métastatique grave qui l'a empêchent de travailler. Il a du procéder licenciement des employés de la boucherie, fermer son commerce fin 2013, et les dettes et les impayés de loyer se sont accumulés.

Aujourd'hui, l'ancien entrepreneur va se faire expulser de son logement. L’artisan, qui n’avait pas répondu à une convocation du commissariat concernant le conflit pour loyers impayés qui l'oppose à sa propriétaire (il était hospitalisé le jour du rendez-vous), a reçu un courrier lui annonçant qu’il pourrait être chassé à la fin de la trêve hivernale. 

Est-ce que notre ancien entrepreneur, qui a donc crée des emplois, et généré des cotisations sociales, a droit à une aide ou à un HLM pour pouvoir continuer à habiter quelque part ? Non. 
Ce que la mairie de Paris lui propose, c'est de contacter les foyers de SDF pour voir s'ils n'auraient pas une place pour lui 

Si on admet l'idée qu'il est juste que la collectivité aide les gens en difficulté à se loger (idée contestable) et que chacun paie, par le biais du financement du système social pour cela, ne peut-on pas considérer que Jérome Hallain semble correspondre aux critères, en tout cas bien plus que Juppé et fils, Chevenement, le directeur général de la Fédération Française de Tennis, les cadres sups de Paris Habitat, les élus les Républicains du XVeme arr comme Louise Agathe Charpentier (4) ou les collaborateurs PS du XIIIeme ? 

Il ne faut surtout pas croire que nous sommes égaux, en Socialie, quand viendra le temps des difficultés. Et ce n'est même pas une question d'argent, mais avant tout une question de connections. Pour se soigner, il vaut mieux connaitre un grand ponte de la médecine. Pour se loger, avoir un contact chez les sénateurs maires. 
Voila pourquoi la privatisation du social est juste. D'une part, un système assuranciel privé, régulé par le marché, est plus juste qu'un système public opaque où chacun est forcé de cotiser, à perte. 
D'autre part, face à la faillite de l'Etat providence, qui, malgré tout, continue à spolier prélever, la meilleure protection est double : c'est la possession d'actifs réels, si possible hors de France, si il vous reste des économies après tous les prélèvements obligatoires, mais c'est aussi, évidemment les solidarités réelles, comme tous ces parisiens qui veulent se mobiliser pour aider le boucher de la rue de Meaux. 

Sur le plan politique, la proposition du député les Républicains Hervé Mariton, privatiser les HLM, prend tout son sens.





(3) Libération Ces locataires de HLM qui font scandale 21 décembre 2007
(3) Municipales 2014 à Paris Ces élus du XVe arrondissement logés dans le parc social 9 avril 2015

vendredi 19 février 2016

Le socialisme, c'est magique

Vous connaissez bien sûr la blague attribuée à Coluche sur les fonctionnaires : "Donnez-leur le Sahara ; dans cinq ans, il leur faudra acheter du sable ailleurs. "

Et bien nous y sommes. Au Vénézuela plus particulièrelement.
Le pays chouchou de Jean-Luc Mélenchon (Front de Gauche) a pour caractéristique d'être très riche en pétrole, et qui plus est en pétrole facilement exploitable.
Il a aussi pour caractéristique d'être un pays ultra étatisé, dirigiste et socialiste. 

On avait le désastre Chavez (1) , on a maintenant l’apocalypse Maduro. Le Venezuela a tenté de conserver la politique ultra interventionniste et redistributrice mise en place par le précédent dirigeant.




Le Venezuela  manque de tout, mais au moins jusqu'à présent, ils avaient le pétrole.

Mais voila maintenant où ils en sont : Le Venezuela a importé du pétrole. "Une première pour ce pays latino-américain qui détient les plus grandes réserves mondiales de brut", n'omet pas de préciser le Monde (2)

Il n'y a pas à dire. Le socialisme, c'est magique !




(1) Contrepoints Le Venezuela après Chavez 6 mars 2013

lundi 9 novembre 2015

Il y a 26 ans : 9 novembre 1989, jour de la chute du mur de Berlin

Le Mur de Berlin ... le socialisme a son extrême entre 1961 et 1989 en Allemagne de l'Est. N'oublions pas : le Mur de Berlin et le Rideau de Fer n'ont pas été érigés pour empêcher les méchant capitalistes et les libéraux démocrates de l'Ouest de venir en RDA, mais pour forcer les allemands de l'Est à rester chez eux.



C'était iI y a 26 ans : 9 novembre 1989, le mur de Berlin chutait ... les valeurs de l'Europe, dont la liberté de circulation, avaient fait un joli bon en avant ce soir la, grâce à l'action combinée des peuples, de Ronald Reagan et de Jean-Paul 2.

mercredi 7 octobre 2015

Air France : Marion Maréchal le Pen n'a rien compris à la notion d'Etat nounou

Quelle surprise de lire dans le Parisien d'hier le résumé d'une intervention de Marion Maréchal-Le Pen (Front National). Ça partait bien : elle explique qu'elle veut moins d'"Etat-nounou", plus "d'Etat régalien". 
Ces notions, moins d'Etat-nounou" et plus "d'Etat régalien, les libéraux ne les renieraient pas. 
En effet, un des problèmes de notre pays, c'est qu'on a un Etat qui s'occupe de tout (de la couleur des gommes à la largeur des allées des hypermarchés (3), la liste est longue ...(4) ) sauf de l'essentiel (une police qui protège les citoyens sans abus d'autorité, une justice rapide et séparée du politique, une armée aux missions claires et aux moyens avérés et une diplomatie efficace). 

Mais ensuite, la députée FN nous explique qu'il "faut garder une grande compagnie aérienne publique", que Air France est "un patrimoine" mais "l'Etat français est actionnaire d'Air France mais il n'a pas joué son rôle d'Etat stratège." Il parait même qu"on abandonne clairement une entreprise qui pourrait être bénéficiaire" (quasiment les mêmes propos, dans l'idée, qu'Olivier Besancenot, qui a déclaré sur BFM TV qu'Air France va bien).



Et la, on comprend que pour Marion Maréchal le Pen, l'Etat régalien, c'est un peu à géométrie variable. Elle n'est pas la seule ... combien de fois entend-on, de la part de députés de gauche ou de "droite", que tel ou tel produit (de l'agriculture au livre, en passant par la culture, l'eau, le médicament)  n'est "pas un produit comme les autres" ? 

Alors, quelques rappels, d'abord sur Air France. 
Si cette compagnie a des problèmes, c'est d'abord de la faute de son personnel. Rappelez-vous, l'année dernière, la grève suicidaire de ses pilotes kamikazes (5)  !




Ensuite, c'est justement parce que l'Etat, cet investisseur schizophrène, est au capital d'Air France, que les problèmes sont aggravés (6)
A ce titre, on se demande bien de quoi se mêle Manuel Valls. C'est vrai que les images du DRH quasi lynché par les salariés peuvent porter un sacré coup à l'image de la France. Mais le Premier Ministre n'a t-il pas d'autres dossiers plus urgents à traiter (inversion de la courbe du chômage, déficits publique, dette hors de contrôle, guerres Bushistes en Afrique, surpopulation carcérale ...).

L'urgence, tant financière du point de vue de l'Etat, que managériale du point de vue d'Air France, c'est que Bercy vende ses titres et privatise enfin cette compagnie aérienne.

Reprenons l'histoire d'Air France, et notamment les récentes négociations avec les syndicats (7). Comment voulez-vous que l'Etat soutienne le management tout en voulant ménager les syndicats et, cerise sur le gâteau, pousser les pions de la SNCF qui, sur certaines destinations, entre en concurrence directe avec Air France (Paris Marseille, Paris Strasbourg, Paris Londres) ? En finir avec l'Etat-nounou, c'est pas tenir une perche au bord du bassin de la piscine. C'est laisser le gamin se jeter à l'eau pour qu'il nage par lui-même.
Egalement publié sur Agoravox
En matière de volonté d'en finir avec l'Etat-nounou, il y avait une politicienne qui avait clairement fixé le cap. Elle s'appelait Margaret Thatcher (8).
Aujourd'hui, British Airways est privatisée, et cela ne l’empêche pas d'emmener un peu des valeurs britanniques dans les airs à chaque fois qu'un de ses avions décolle, quelque part dans le monde. La privatisation et l'ouverture à la concurrence n'ont pas donné un coup d'arrêt au transport aérien au Royaume Uni, au contraire. Chacun a en tête les succès de l'irlandais Ryanair ou de l'anglais Easyjet, ou encore de Virgin Atlantic.




On ne peut pas vouloir moins d'Etat-nounou et vouloir garder dans le giron de l'Etat un actif qui n'a rien à y faire. En quoi Air France KLM répond à la définition de service public régalien ?

Comme quoi, il n'y a pas de surprise. Que l'on parle des chevenementistes type Florian Philippot ou des conservateurs comme Marion Maréchal le Pen, le FN est bel et bien un énieme parti socialiste de plus ... ! Ce n'est donc pas avec ce parti qu'on sortira de la grande nurserie.
Et évidemment, si Marion Maréchal le Pen aime tant Air France que cela, elle est toujours libre d'acheter, avec son propre argent, des actions de cette compagnie !



(2) Wikiberal Etat-nounou
(3) le Point Les délires de l'État nounou 13 novembre 2013
(4) Contrepoints Etat Nounou
(5) Le Parisien Libéral Délaissez @airfrance pour mettre leurs pilotes irresponsables au chômage ! 30 septembre 2014
(6) L'Opinion L’Etat actionnaire, pompier pyromane chez Air France 6 octobre 2015
(7) Le blog de Nathalie MP Un peu d’histoire d’Air France
(8) The Guardian A short history of privatisation in the UK: 1979-2012 29 mars 2012


mardi 18 août 2015

Leçons de Cuba : le socialisme n'a jamais marché

lundi 3 août 2015

Les socialistes auront tout de même mis 34 ans pour passer de 1981 à 1984

610 retweets pour cette excellente analyse qui dit tout



Franchement,n'est-il pas comique de constater que, alors que nos politiciens, tout particulièrement ceux de gauche (mais la droite, c'est pareil) vantent la retraite par répartition à 60 ans ou après 40 ans de carrière, nous avons au pouvoir :


  • François Hollande, 60 ans, déjà à l'Elysée en 1981
  • Laurent Fabius, 68 ans, déjà 1er ministre en 1984
  • Ségolène Royal, 61 ans, déjà à l'Elysée en 1981
  • Anne Hidalgo, 56 ans, qui cumule son emploi de maire de la capitale avec sa retraite (1)
  • Jean-Yves le Drian, 68 ans ...

Plus triste est le fait que la gauche, celle qui combattait la Hadopi ou l'extension du champ d'application du secret défense, a fait adopté non seulement la dernière LPM mais aussi et surtout la Loi Renseignement, que même le Conseil Constitutionnel n'aura pas bloqué (2). 

Comment en avons-pu arriver au fait que le pays des Droits de l'Homme soit maintenant critiqué par un grand nombre d'associations  (3) (Ligue des droits de l'Homme, Amnesty International, Reporters sans frontières, Syndicat de la magistrature, Quadrature du Net...), mais aussi par l'ONU (4) ? 

Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas que le Parti Socialiste vient de valider la mise en place d'une loi qui ridiculise le contrôle que la RDA ou l'URSS avaient sur leurs populations. 
Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas que, alors que les Etats-Unis reviennent enfin sur le Patriot Act, notamment du fait des activistes libertariens comme Rand Paul (5), la France, qui donne des leçons de démocratie  au monde entier, se dote d'une législation qui légalise des pratiques autrefois illégales. 
Nous ne pourrons pas dire, quand l'amalgame entre mouvements sociaux, contestation de la politique du gouvernement et terrorisme sera effectué, que nous ne pouvions pas deviner que la restriction de la liberté d'expression concernerait bien plus que les bad guys officiels identifiés comme tels par le gouvernement. 

Mais qui a bien pu mettre dans la tête de ces politiciens ultra étatistes, de gauche comme de droite, que 1984 de George Orwell, devait être pris pour un manuel d'instruction ? 




(2) Liberté, libertés chéries Loi renseignement : "Filtrer le moustique et laisser passer le chameau" 24 juillet 2015
(5) The Economist Rand Paul's libertarian street cred 1er juin 2015
(6) Wikiberal 1984 

jeudi 30 juillet 2015

Services publics : Michèle Delaunay vit sur une autre planète

Contrepoints relaie un "coup de gueule"  en réaction aux propos hallucinants de Michèle Delaunay (1). 

Michèle qui ?? 
Michèle Delaunay, c'est une députée PS et ancienne ministre déléguée aux Personnes âgées et à l’Autonomie des gouvernements Ayrault. Vous ne vous en rappelez pas ? C'est bien ...! On en est à un point où on se dit que moins ces ministres font parler d'eux, moins ils auront de chance de nous coûter des milliards, un peu à l'image de Ségolène Royal (2).

Non, Michèle Delaunay ne nous a pas directement coûté des milliards, c'est pire. Elle illustre de manière caricaturale à la fois la pensée de l'élite administrative et l'impossibilité d'avoir, dans notre pays, un discours alternatif au socialisme, de gauche (PS) comme de droite (UMP/LR). Lisez plutôt : 




Oui, vous avez bien lu : la dévalorisation de l'impôt relève d'un populisme assez atroce. 

Pour Michèle Delaunay, refuser de diviniser l'impot et tout ce qui va avec (l'Etat, les dérives ultra dirigistes, la dépense publique, les choix collectifs), c'est relever de courants politiques qui critiquent de manière indue les élites et s'opposent à la démocratie représentative.
Pourtant, cette personne est une parlementaire. elle ne peut donc pas ignorer le fait que même les députés et sénateurs ne votent qu'à la marge le budget (95% des dépenses sont reconduites d'une année sur l'autre) et que donc, en dépit de la fonction première (théorique) du parlement, voter l'impot, elle non plus n'a pas la main sur le budget de l'Etat. 

Est-ce populiste de constater que nous taxons trop et dépensons trop ? S'agit-il d'une opinion populiste, ou d'une constatation issue de l'observation des chiffres, à savoir le fait que la France est l'un des pays de l'OCDE qui taxe le plus ? 

Le plus comique, ce sont les exemples que Michèle Delaunay donne, à savoir la santé et la sécurité. En matière de sécurité, pourquoi ne demande t-elle pas à sa collègue Laurence Rossignol ce qu'il en est, en la matière (3), et si elle n'aurait pas préféré que des citoyens lui viennent en aide (4) ? 
Est-ce que Michèle Delaunay pense vraiment que la dépense publique doit aboutir à la mise en place d'une sécurité totale, assurée par des fonctionnaires de police ? N'est-elle pas en mesure d'imaginer que si les citoyens n'étaient pas comme des moutons conduits à l’abattoir, mais au contraire des gens dotés de compétence en auto défense, les choses iraient mieux ? 
Il y a 300 000 personnes chargées de la sécurité en France. Pourtant, la courbe de la délinquance progresse. Combien de milliards d'euros supplémentaire Michele Delaunay suggère t-elle de taxer, et pour quel objectif ? 
Et dans cette quête à la sécurité, Michèle Delaunay, qui est parlementaire donc garante du bon fonctionnement de la démocratie parlementaire, questionne t-elle de temps en temps les choix du gouvernement, notamment quand il alloue des forces de police à la lutte contre les VTC plutôt qu'à la résolution des cambriolages et vols de voitures ? Où bien préfère t-elle laisser l’exécutif en roue libre totale et abdiquer ? 

L'exemple de la santé est encore pire. La cancérologue Michèle Delaunay pense qu'il vaut mieux aller à l'hopital plutôt que se soigner soi-même. Mais sur quelle planète vit donc Michèle Delaunay ?? Nous ne sommes pas un pays du tiers-monde, mais cela ne nous préserve pas de l'hypocrisie. Michèle Delaunay, qui sait lire, ne peut pas ignorer le fait que l'accès aux soins médicaux est ultra inégalitaire. 
D'une part, 33% des Français renoncent à se soigner ou reportent leurs soins, faute de moyens. L'Hexagone est le seul pays de l'UE où la tendance est en hausse significative, avec une progression de six points par rapport à 2012. C'est une des proportions les plus élevées en Europe. (5)
D'autre part, la cancérologue Michèle Delaunay, par nature, ne peut pas imaginer une autre médecine que la santé médicalisée, qui associe le complexe hospitalier et le lobby des labos, mais force est de constater que parmi les français qui ont recours à la santé publique, la méfiance vis a vis des médicaments et vaccins progresse.
Michèle Delaunay, en tant que médecin, soigne. Mais prévient-elle ? Par exemple, à l'injonction de François Hollande de manger plus de viande (française), pourquoi ne rappelle t-elle pas que la consommation de viande favorise le risque de cancers ?  
On ne peut qu'être atterré quand on prend conscience des valeurs véhiculées par le post Facebook, en apparence anodin, de Michèle Delaunay. L'ancienne ministre n'arrive pas à comprendre le ras-le bol fiscal.

Il ne s'agit pas de dire qu'il n'y a pas de service publics en France. Certains sont même de qualité. Il s'agit de dénoncer le rapport qualité prix désastreux. Notre santé n'est pas la meilleure du monde, et en plus elle est payée à crédit, malgré des cotisations toujours plus fortes. Quand aux missions régaliennes de l'Etat (police, justice, armée et diplomatie), nous payons des impôts toujours plus élevés pour les assurer, sans que l'on puisse en être satisfaits. A moins, évidemment, de penser que la police a raison de pourchasser les VTC plutôt que les délinquants, que l'armée agit en notre nom à tous quand elle protège les mines d'Areva plutot que d'aller occuper Tromelin ou Tourcoing ou que l'état des prisons françaises est conforme à l'image de pays des Droits de l'Homme, nous sommes (encore) libres de critiquer et Michèle Delaunay devrait être notre porte parole, pas celle du Parti Socialiste ou du gouvernement. 
Et puisque toutes les missions de service publics peuvent être uberisées, y compris la santé, force est de constater que nous ne sommes pas condamnés au toujours plus d’impôt !


(5) Le Figaro Un Français sur trois renonce à se soigner15 octobre 2013

samedi 4 avril 2015

Désormais, interdit d'être trop gros ou trop maigre !




Vous la reconnaissez ? Pour celles et ceux qui vivent sur Mars, voici Kim Kardashian, une star de la téléréalité, aux Etats-Unis, donc ailleurs également. Elle n'a rien fait de spécial mais c'est une vraie leader d'opinion. Quand le président Hollande et les quelques trois cents députés socialistes français doivent arriver, tous ensemble, péniblement, à cinq ou dix millions de followers sur Twitter, Kardashian arrive à en avoir 30 millions.
Mais il se trouve que les lois françaises, ce sont les députés qui les font, pas Kim Kardashian. Et qu'on décidé tout récemment nos députés (dont on rappellera qu'ils sont majoritairement des hommes quinqua et plus ...) ? Ils viennent de créer un nouveau délit (1), puni d’un an d’emprisonnement et de 10.000 euros d’amende visant à réprimer l’incitation à la maigreur excessive, notamment de la part de sites internet pro-anorexie.
Ce qui est drôle, c'est que dans le même temps, ils ont aussi interdit le Free Refill de sodas afin de lutter contre l'obésité. 
Au même moment où, manifestement, les canons de beauté en vogue, non pas chez les quinquas mais les ados, changent pour s'aligner sur les formes de Kim Kardashian (2), assez loin de l'anorexie, les députés, au lieu de proposer des budgets en équilibre, le respect des critères de Maastricht, la simplification du mille feuille administratif, la ratification des nombreuses guerres dans lesquelles la France est engagée ou la légalisation de l'auto défense, préfèrent légiférer sur le poids des mannequins !
Ce faisant, en admettant que le sujet relève effectivement de la représentation nationale et non pas du libre choix des consommateurs, ils s’apprêtent à exclure du marché du travail de nombreux mannequins comme cette septuagénaire, Lauren Hutton, qui ont le tort de plaire à la presse féminine mainstream et aux vraies cibles de l'industrie de la mode, les quinquagénaires à fort pouvoir d'achat (et non pas les petites ados qu'essayent vainement d'imiter certaines de leurs aînées).


Le plus drôle, dans les justifications de ces députés qui légifèrent sur tout et n'importe quoi, ce sont les justifications : Olivier Véran, socialiste de gauche (PS), explique que son amendement anti anorexie va permettre de protéger les mannequins en "sanctionnant de façon sévère les agences si jamais elles étaient amenées à provoquer un amaigrissement excessif et à mettre en danger les mannequins une fois qu'elles sont sous contrat"
Quand à Arnaud Richard, socialiste du centre (UDI), il explique aux manants qui auraient la malencontreuse idée de se désalterer plus que de raison après une après-midi chez Ikea, que "C’est le rôle de la loi de fixer un cadre pour protéger la population contre une surenchère commerciale".

Est-ce que ces députés vont interdire à Carrefour/Leclerc/Auchan/SuperU de vendre des paquets de biscuits "un acheté/un offert" à des mannequins ? Proposent-ils de poser à l'entrée des écoles des perfusions de nutrition pour les anorexiques ? Vont-ils suggérer de faire suggérer l'indice de masse corporelle sur les contrats de travail ? Ont-ils dans l'idée de rendre obligatoire pour tous les ménages français les suggestions de menus publiées par le ministère de la santé ? En un mot, jusqu'où ira l'intrusion dans la vie privée des gens ?

Notez, il y a quand même une certaine cohérence dans le raisonnement de Véran et Richard, pour peu que l'on accepte certaines hypothèses. Si on part du principe que les consommateurs de soda ou les anorexiques font peser un coût trop élevé sur le système de santé publique et donc sur la Sécurité Sociale, et vu qu'il est interdit ne serait-ce que de parler de la possibilité de sortir de la Sécurité Sociale, alors il est logique que les députés s'immiscent jusque dans les assiettes des français.
Voila exactement pourquoi on peut dire qu'il n'y a pas d'opposition, en France, aux principes socialistes et dirigistes qui président à l'action de la majorité actuelle. La "droite" n'envisage pas une seconde que chacun puisse être responsable de soi, et que les consommations des enfants ne devraient relever que du seul choix des parents.

Que chacun gère lui-même son capital santé, qui dépend à la fois de son ADN et de ses choix de vie ? En voila une idée !
Non, en socialie, c'est l'Etat qui décide !





(1) H16 Les députés s’occupent vaillamment de notre poids 2 avril 2015
(2) Atlantico De Nicki Minaj à Kim Kardashian en passant par Beyonce : la revanche des gros culs (et pourquoi c’est un sujet politique)13 novembre 2014

jeudi 1 janvier 2015

Belle et bonne année 2015 à toutes et à tous !

Qu'espérer pour 2015, sur le plan politique, si ce n'est que de voir un peu plus les libéraux présents dans le débat public ?
Il parait, selon un sondage révélé par i-Télé, que 43% des français pensent que Nicolas Sarkozy incarne le mieux le libéralisme ? Ce sondage illustre à quel point le libéralisme n'est pas présent en France.
Il y a vraiment un gros travail d'explication à effectuer pour que les français comprennent que le libéralisme n'a rien à voir avec le sarkozysme mais qu'il consiste en une théorie du droit, celle du droit naturel, et donc en une critique du droit positif (1).

Les libéraux sont anti étatiques car l'Etat ne protège pas la plus petite minorité, l'individu, mais l'opprime. En quoi Sarkozy a t-il jamais défendu les valeurs libérales, lui qui a augmenté les impots entre 2007 et 2012 et lui qui a accru les pouvoirs de l'Etat, au détriment de la protection des libertés civiles ?

Le successeur de Sarkozy, le président Hollande, n'est pas un libéral non plus. Certes, sous la pression de la réalité, il est obligé de tenir compte de certaines vérités telles que l'existence de la courbe de Laffer (trop d'impot tue l'impot), l'équivalence ricardienne (la relance keynésienne se heurte à la perspective d'impôts futurs), la nécessité d'envisager d'équilibrer notre budget (même si nous en sommes loin) ou le développement de concurrents vis a vis de monopoles garantis par la puissance publique (notamment grâce à Internet et grâce à l'esprit entrepreneurial de certains).

Mais le libéralisme ne saurait se résumer à ces quelques mesures que l'on met parfois en avant, telles que la fin de telle ou telle profession réglementée. Le point de départ du libéralisme, c'est la séparation des pouvoirs, parfois allègrement piétinée, et l'Etat de droit, réduit à ses fonctions régaliennes (police, justice, armée et diplomatie). L'Europe fédérale, qui promeut le principe de subsidiarité et qui fournit théoriquement un cadre de contrainte budgétaire supplémentaire, peut paradoxalement nous aider, nous français, à revenir aux valeurs libérales qui, rappelons le, ne sont pas d'essence anglo saxonne mais bien d'origine française. Il n'y à qu'à relire les grands auteurs libéraux, à commencer par Frédéric Bastiat, pour s'en rendre compte (2).

Nous sommes en 2015. Frédéric Bastiat est mort il y a un moment, il y a 165 ans précisément. Idem pour Montesquieu, Constant ou Tocqueville. En revanche, les libéraux, eux, sont bien actifs. Que ce soit au niveau politique (plusieurs conseillers municipaux élus sous les couleurs du Parti Libéral Démocrate en France en 2014) ou de la diffusion des idées (la blogosphère libérale (3)(4)(5)(6)(7)(8)(9)(10) non exhaustif, la presse comme Contrepoints, Atlantico ou l'Opinion), les choses avancent, sans compter sur le fait qu'au niveau du terrain, partout en France, loin de toute idéologie, des hommes et des femmes prouvent, par leur action, qu'on peut faire avec moins et mieux d'Etat.
Par construction, les libéraux, un mouvement post politique, ne veulent pas s'occuper de politique et proposer des idées constructivistes. En effet, nous refusons de croire que les français aient besoin d'un Etat nounou qui leur tienne la main en permanence. En revanche, les socialistes de gauche, de droite, d'extrême gauche ou d'extrême droite, eux, s'occupent de nous tous, avec une logique auto nourrie : plus il y a d'Etat, plus il semble justifier d'intervenir pour en corriger les échecs. Alors, libéraux, libérons la France et souvenez-nous de l'adage "Occupe-toi de la Politique, sinon la Politique va s'occuper de toi !"
Aux libéraux de faire savoir qu'ils sont la seule et vraie opposition au toujours plus d'Etat, leitmotiv de l'UMP, du PS et des deux Fronts, de Gauche ou National.

Bonne année 2015 !



(1) Wikilibéral Libéralisme 
(2) Contrepoints Les penseurs libéraux 14 septembre 2012 
(3) H16
(4) Ordre Spontané
(5) Le Bobo Libéral
(6) Je quitte la sécu
(7) Le French Libertarien
(8) Le blog du Duff
(9) Libertas
(10) La liberté par principe

vendredi 7 novembre 2014

"Ça ne coûte RIEN, c’est l’Etat qui paie" François Hollande

Celles et ceux qui ont regardé Hollande hier sur TF1 ont entendu cet échange hallucinant  :

- Gilles Bouleau (simple journaliste) : "...Mais ça coute très cher!"
- François Hollande (Sc Po, HEC, ENA, président de la République) : « Ça ne coûte RIEN, c’est l’Etat qui paie » !

L'échange est repris par le Figaro (1) ou le Salon Beige (2) et par les twittos

Alors, osons formuler un petit rappel à l'attention de Hollande,  suite à son "C'est l'Etat qui paie"





Sarkozy avouait ses lacunes. Hollande, lui, fils de bonne famille et éduqué dans les meilleures écoles du pays, enseignant en économie un certain temps, n'a pas d'excuses.
Comment le Président de la République française peut-il prononcer des propos pareils, dignes du pire des cafés du commerce ? 

Comme disait Margaret Thatcher : "Le socialisme ne dure que jusqu'à ce que se termine l'argent des autres" (3).
Problème : Bercy a identifié qu'il y avait encore de l'argent à prendre. Ne nous a t-on pas inventé, encore cette semaine, une taxe sur les places de parking de bureau, une surtaxe sur les résidences secondaires "vacantes" ou encore une extension de la taxe sur les transactions financières ?

Tout ceci est affligeant. Le président de la République nous fait honte. En une phrase, Hollande a affiché son incompétence et le fond de la pensée socialiste.




(1) Le Figaro François Hollande : « ce n'est pas cher, c'est l'État qui paye » 6 novembre 2014
(2) Le Salon Beige "C'est l'Etat qui paye" ! Mais d'où vient l'argent de l'Etat ? 6 novembre 2014
(3) Wikilibéral citations sur le socialisme


EDIT : 9 novembre 2014
Pour être précis, François Hollande a exactement déclaré que c'était l'Etat qui supportait le coût des "emplois d'avenir" (<< C'est l'Etat qui paie >>) , et pas les collectivités locales (quand bien même elles embaucheraient des gens avec de tels contrats).
Notre interprétation reste la même, puisque pour le contribuable, l'Etat et les collectivités locales, c'est la même chose, c'est toujours plus impots à payer, maintenant ou demain.
De plus, le contradicteur du Président de la République a raison, les emplois d'avenir sont une bétise.


EDIT : 13 novembre 2014

vendredi 24 octobre 2014

La députée socialiste @sylvianebulteau, vous connaissez ?

Sylviane Bulteau, vous connaissez ? Non ? Vous devriez ! Sylviane Bulteau est députée de la Vendée, ainsi que Conseillère générale et première secrétaire fédérale du Parti Socialiste de Vendée. Elle est assez connectée, puisqu'elle dispose d'un blog, d'un compte Facebook et de Twitter. Vous direz, elle peut bien se payer tout ça, avec ce qu'elle gagne en tant que députée ! Vous auriez raison !

Mais pourquoi faudrait-il la connaitre ? A t-elle trouvé le moyen de permettre à Hollande de tenir sa promesse d'inversion de la courbe du chômage ? A t-elle coaché Valls et Cazeneuve pour faire baisser l'insécurité en France ? A t-elle convaincu Andrieux, Emmanueli, Thévenoud, Balkany, et autres de bien vouloir renoncer à leur siège à l'Assemblée Nationale ? A t-elle volontairement mis en oeuvre la promesse numéro 48 du candidat Hollande concernant le cumul des mandats ? 
Rien de tout ça, rassurez-vous ! 

Non, Sylviane Bulteau est juste, dans le cadre de sa mission de législateur et de contrôleur de l'action du gouvernement, à l'origine d'une question à Bercy totalement hallucinante. 
La Voici.

Mme Sylviane Bulteau interroge M. le ministre des finances et des comptes publics sur la concurrence que constituent certains sites d'annonces gratuites, notamment pour les professionnels de l'immobilier qui considèrent que celle-ci s'exerce de façon tout à fait déloyale, et même au détriment de l'État, en laissant s'installer un marché parallèle de l'immobilier. En effet, lorsqu'une transaction immobilière est réalisée par l'intermédiaire d'un professionnel, ce dernier pratique des honoraires qui sont assujettis à l'impôt (TVA). Ce qui n'est naturellement pas le cas dans le cadre d'un arrangement entre particuliers. Le principal site internet d'annonces gratuites en France, accessible sans inscription préalable, propose environ 260 000 annonces. Si l'on considère une somme moyenne de 6 000 euros HT sur ces transactions, à laquelle on applique 20 % de TVA, on obtient 312 millions d'euros environ de manque à gagner pour l'État. La vente de particuliers à particuliers s'est donc indéniablement « professionnalisée » grâce aux nouvelles technologies. Aussi, elle lui demande quelle est la position du Gouvernement à ce sujet et s'il envisage de réglementer ces nouveaux usages.



Cette question a été publiée au Journal Officiel, et on ne peut qu'en rester coi, bouche bée. 

Est-ce que vous avez lu ce que demande la députée socialiste ? Elle se plaint du fait que PAP ou Le Bon Coin 1. existent 2. "enlèvent du travail" aux agents immobiliers 3. induisent un préjudice pour l'Etat qui aurait dû toucher plus de taxes !


On rêve ! Mais non, c'est la vérité, Sylviane Bulteau est une vraie personne, pas juste un troll sur Internet chargée de caricaturer la gauche socialiste. C'est une vraie députée, payée avec des vrais impôts pour pondre des trucs pareils. 

On peut adopter deux postures : soit se dire que c'est n'importe quoi, et qu'en fait Sylviane Bulteau est payée par la FNAIM, Century 21 ou autre pour casser PAP, le Bon Coin et ces vilains citoyens qui commercent entre eux directement sur le net, les méchants ! Dans ce cas, ce serait un coup de lobbying à l'ancienne. Après tout, c'est de bonne guerre, Foncia (Banques Populaires), Arthur Optimist (Caisses d'Epargne), Square Habitat (Crédit Agricole) et autres ont l'oreille des politiciens, pourquoi n'en profiteraient-ils pas ? Cette hypothèse pourrait être limite, elle est donc très peu probable. 

Soit on se dit que Sylviane Bulteau croit en ce qu'elle raconte, et alors là, les implications idéologiques sous jacentes sont impressionnantes. Déjà, cela voudrait dire que, pour les gens comme Sylviane Bulteau, jamais les solutions décentralisées ne seront préférables.  Vous comprenez pourquoi, dans un monde capitaliste à défaut d'être également libéral, le Parti Socialiste et ses affidés (syndicats, Libération, etc ...) préfèrent, in fine, traiter avec les grandes entreprises, adorent la macro économie et se méfient des PME ? L'attachement au capitalisme de connivence et aux rentes de situations établies vient de là : le PS (mais aussi les socialistes de droite) ne veut pas tenir compte des individus, il veut des grandes masses (les consommateurs, les entreprises, l'Etat...) modélisables par Bercy. 

Ensuite, cela signifierait que dans le monde idéal de Sylviane Bulteau, l'Etat, c'est 100% du PIB, sauf exception, et non pas l'inverse. L'inverse, c'est évidemment, chacun agit de manière décentralisée, sauf si les citoyens s'accordent à financer en commun, par l’impôt, des services publics tels que l'armée, la diplomatie, la police et la justice. 

Les socialistes en sont là : traquer des "manques à gagner pour l'Etat". Un peu comme la personne qui vous explique que le gazole bénéficie d'un avantage, d'une détaxe, par rapport à l'essence, alors qu'il est en réalité juste un peu moins taxé. 

Ce qui est terrible, dans cette question au gouvernement, c'est qu'elle reflète le décalage entre les législateurs et la réalité. Voila une personne dont on aurait éventuellement pu se dire qu'elle était plus en phase avec la réalité que des gens d'une génération au dessus, type Juppé, Hollande ou Bayrou. Mais non. C'est le même aveuglement face aux conséquences positives de cette contestation de la verticalité, que le développement de l'Internet permet. 

Les agents immobiliers, voilà typiquement un métier de marché, dont la valeur ajoutée réside dans la qualité du conseil et de l'assistance au client. Si les gens préfèrent échanger directement plutôt que de passer par des agents immobiliers, peut être est ce parce qu'ils estiment que la qualité de leur aide,parfois, ne vaut pas les honoraires qu'ils facturent, ou qu'ils estiment pouvoir faire mieux pour moins cher ! (A leurs risques et périls, d'ailleurs, vu la complexification de l'acte d'achat rendue possible par la loi ALUR de Cécile Duflot). 

Sylviane Bulteau a juste oublié que la base taxable n'est plus une matière stable, inerte. le monde bouge, il change ! Ce qu'elle appelle marché parallèle de l'immobilier ne correspond même pas à une volonté de frauder. C'est juste le développement d'une nouvelle réponse à un besoin, celui de trouver des logements. Sylviane Bulteau et ses amis paniquent parce que le gouvernement a réussi à démontrer l'existence de la courbe de Laffer : trop impôts a tué l’impôt. Ils devraient aussi s'inquiéter du fait que leur logiciel a sérieusement besoin d'être mis à jour, afin d'intégrer les paramètres tels que : processus de destruction créatrice de Schumpeter et liberté de choix du consommateur, qui peut préférer les agences immobilières ou Internet. 
Ah oui mais alors, comment on finance le budget de l'Etat, répondront les socialistes ? Qu'ils commencent par regarder si, en ces temps de déficit, 4 guerres en cours sont bien raisonnables, ou bien si nous avons les moyens d'avoir autant de profs pour des résultats scolaires si catastrophiques. En cherchant bien, ils trouveront de quoi économiser. Ils n'ont qu'à commencer par le rapport de la Cour des Comptes. 

jeudi 3 juillet 2014

Sarkozy mis en examen

Il aura fallu que Nicolas Sarkozy soit mis en examen, suite à une conversation qu'il aurait eu avec son avocat et dans laquelle ses propos pourraient laisser penser à un délit de favoritisme, si on a bien compris, pour que la droite s'inquiète enfin des écoutes sauvages.

Et bah dis donc les gars, vous aurez mis le temps !

Mais, au fait, c'est pas le gouvernement de Fillon Sarkozy qui, par la Loppsi, a élargi les possibilités d'écoutes de n'importe quel citoyen par n'importe quel fonctionnaire, pour des motifs y compris non liés au terrorisme ? C'est pas l'UMP qui voulait plus de sécurité ? 

Nous y sommes ! 

Quand est ce que la droite va comprendre que l'Etat, il faut, y compris sur ses missions régaliennes, le corseter, car si on le libère, il devient hors de contrôle ? Les gens de la Manif pour Tous en savent quelque chose. 

Allez, encore un peu d'écoutes, ou de bombes lacrymo de policiers dans la tête, pour que la droite comprenne que, non seulement, quand on pratique une politique socialiste de droite, on pave la route pour le vrai, l'authentique étatisme de gauche, et qu'en plus, les monopoles, y compris de la violence légitime, c'est dangereux.


mardi 1 juillet 2014

République vs démocratie : même les députés PS commencent à comprendre

Jusqu'à présent, il était admis que, malgré toutes les imperfections de la pratique politique, la France était une démocratie (représentative) appliquant le principe de séparation des pouvoirs :

Egalement
publié
sur Facebook

  • le peuple élit des représentants, un corps législatif qui fait la Loi, à commencer par la plus importante, la loi de finance
  • le gouvernement exécute, c'est à dire dispose de l'administration pour mettre en oeuvre les politiques voulues par les représentants du peuple
  • les juges s'occupent de faire en sorte que les lois soient respectées.
Mais ça, c'était avant. 

Hier, le 30 juin 2014, l'Assemblée Nationale discutait d'amendement sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS). Le sujet est d'importance, surtout au moment où les patrons font savoir leur impatience (1) et où tous les indicateurs sont au rouge écarlate (2000 milliards de dette, 5 millions de chômeurs (2), croissance atone ...). 
Or, le gouvernement et les députés ne sont manifestement pas d'accord. A tort ou à raison, notamment 41 députés socialistes ne veulent pas de la politique que le gouvernement voudrait mettre en oeuvre, à savoir baisser la pression fiscale sur les entreprises. Au moment de passer au vote, le gouvernement a suspendu la procédure (3), pour ne pas avoir à se battre amendement par amendement. C'est une initiative "étonnante" (4) (euphémisme ...) que seul le bruit généré par la coupe du Monde de football a pu couvrir ... !



Bien sûr, qu'on ne peut que regretter le fait que les 41 députés socialistes frondeurs pensent ce qu'ils pensent. Mais, attention, au moment où, rappelons le, la France a des forces armées un peu partout en Afrique pour se battre "pour la démocratie", est-il acceptable que, ici, chez nous en France, notre gouvernement se moque bien d'un principe aussi fondamental en démocratie que la séparation des pouvoirs ? 
Les chefs du parti socialiste, Jean-Marie le Guen (celui qui sous évalue son patrimoine de 700 000 euros) ou Bruno Leroux, en vrais chefs de gang, menacent les élus frondeurs en leur disant :

  • quand on est dans une majorité, on vote ce que le gouvernement dit de voter
  • il n'y a pas de députés de droit divin, vous avez été élus grâce à Hollande et à votre étiquette PS
  • le risque, c'est la dissolution, et vous ne serez pas réélu.
Au delà de leurs menaces, le Guen et Leroux soulèvent de vraies questions, celles du quinquennat ou de la nature du mandat des élus, impératif ou non. Si on poursuit la logique de Le Guen et Leroux, alors pourquoi ne pas ressortir une promesse de Hollande, la proportionnelle, assortie de scrutins de listes nationales, plutôt que l'actuel système de scrutin uninominal majoritaire ? Comme ça, le nom du député importera peu, et chaque élu sera attaché à une seule circonscription, la France ? 

Même si les 41 frondeurs contribuent à ne pas aller dans la bonne direction (pour ne pas dire :à couler la France !), ils ont raison de rappeler qu'ils ne sont pas aux ordres de l'Elysée et de Matignon !
De plus, nul ne peut prédire avec certitude le résultat d'une dissolution. Si Hollande démissionnait, c'est clair, il ne serait pas réélu, c'est évident. Mais quelle majorité se dégagerait d'une élection législative ? Mystère. L'état de décomposition de l'UMP (5) et la désorganisation de l'UDI ne garantissent nullement que l'actuelle opposition gagne des sièges, quand au FN, le système à deux tours fait que même si l'extrême droite est peut être la première opinion politique en France, elle a du mal à attirer 50% d'électeurs.  Autrement dit, une dissolution pourrait amener à un statu quo, voire à une gauchisation accrue de l'Assemblée Nationale. Et si c'était les 41 frondeurs qui avaient raison (sur la forme, et non pas sur le fond) ? 

En tout cas, ce qui est certain, c'est que le socialiste Manuel Valls affiche ses priorités : c'est la république avant la démocratie. Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas (6) !



(1) L'Opinion Le ras-le-bol des entreprises contre l'Etat 29 juin 2014
(5) Authueil L'étrange écroulement 24 juin 2014

jeudi 8 mai 2014

69 ans après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, le combat continue

Aujourd'hui, la France, et les alliés fêtent leur victoire du 8 mai 1945 (1) sur l'Allemagne Nazie.

Quand on y pense (et certains y ont pensé (2)), cette phrase simple donne vraiment matière à réflexion.

D'une part, on ne saluera jamais assez la vista du Général de Gaulle qui a réussi à ramener la France dans le camp des nations Alliées, alors que pendant 4 ans, le pays a formellement été dirigé par un régime dit de Révolution Nationale, dont peu diront qu'il semblait être tellement opposé aux forces nationales socialistes allemandes. Rappelons que le Vichysme n'est pas tombé de nulle part, et qu'il ne s'est pas évanoui dans la nature après la Seconde Guerre Mondiale. Certes, le Vichysme était un régime d'inspiration dictatorial (au sens actuel du terme), mais son background idéologique s'est bien ancré sur toute la réflexion anti libérale et anti démocrate que l'on a pu observé en France durant les années 30, à l'extrême droite (les ligues) aussi bien qu'à gauche et à l'extrême gauche. Les fonctionnaires du régime de Vichy étaient-ils seuls à afficher leur anglophobie et leur judéophobie ?


D'autre part, saluons la capacité qu'ont eu les anglo-américains d'accueillir les forces démocrates d'Europe occupée et de coaliser les combattants anti-nazis. On a tous en tête le séjour du Général de Gaulle à Londres, mais n'oublions pas, également, l'accueil que les anglais ont su manifester pour les gouvernements en exil de pays tels que la Pologne, la Norvège, les Pays Bas, la Yougoslavie ... (3).

Enfin, et surtout, on peut vraiment se demander si le combat pour la liberté est terminé. 
Rappelons que la Seconde Guerre Mondiale est née de l'antagonisme entre des pays expansionnistes et totalitaires (Allemagne national socialiste, Empire du Japon et Union des Républiques Socialistes Soviétiques) et des démocraties libérales (monarchies et républiques) qui n'ont pas demandées à être envahies (Pologne, France, Benelux) ou à être attaquées (Royaume Uni). En effet, les pays totalitaires ont tous théorisé puis mis en pratique l'idée qu'il faille que l'individu s'efface devant le collectif, et que ce collectif devait avoir accès à des ressources, terrestres notamment, situées dans d'autres pays, tout en pensant que le droit du plus fort devait primer sur la négociation bilatérale ou multi latérale.

Est-ce que, aujourd'hui, nous sommes certains d'en avoir fini avec :
  • le non respect des droits des minorités
  • les revendications territoriales, y compris au sein de l'Europe
  • la tentation de bafouer les libertés civiles, au profit de "l’intérêt général" représenté par l'Etat
  • les dérives eugénistes et la volonté plus ou moins explicite de créer un homme nouveau
  • la collusion entre les hauts fonctionnaires et les grandes entreprises
Oui, le communisme stalinien et le nazisme ne se sont pas "contentées" de créer des camps de concentration et de massacrer en masse, comme à Oradour sur Glane (4) pour les SS ou à Katyn pour les soviétiques. Les deux extrémismes ont aussi proposé un mode de régulation opposé au capitalisme libéral, et leurs idées se sont diffusées bien au delà des frontières du IIIeme Reich ou de l'Union Soviétique. Le non respect absolu de la vie humaine a été un des points des plus frappants de la Seconde Guerre Mondiale et donc le plus rejeté par la suite, mais d'autres idées, elles, ont survécu.

Ainsi, en ce qui concerne le cas français, il serait sain que nous menions une réflexion sur l'héritage de Vichy, qu'il comprenne l'accouchement sous X, la fête du travail, la fête des mères, cantine d’entreprise, le salaire minimum, l'Ordre des médecins, le CNC, la carte nationale d'identité ... (6). Certaines de ces mesures ne sont pas uniquement gênantes car héritées de Vichy, elles expliquent aussi aujourd'hui, en 2014, certains des blocages qui paralysent le pays. 
Là encore, l'après-guerre donne l'impression d'une refondation. Mais le fait est que de Gaulle a passé un pacte avec les communistes, pour éviter une guerre civile, et s'est appuyé sur l'administration, y compris passablement non dévichysée, pour éviter que l'AMGOT prenne le pouvoir en France, comme il l'a fait en Allemagne.

Ainsi, nous français avons été trop indulgents avec les communistes qui nous ont légué des boulets comme les nationalisations ou la sécurité sociale. Nous avons aussi échoué à nous débarasser des boulets étatistes légués par Vichy. Au vu de ces deux faits, on comprend aussi pourquoi l'extrême gauche actuelle (le Front de Gauche de Jean-Luc Mélenchon) et l'extrême droite actuelle (le Front National de Marine le Pen) s'entendent aussi bien (idéologiquement parlant) et parviennent à séduire la gauche du PS (Eckert, Lienneman, Galut ...) ou la droite de l'UMP (Guaino, Wauquiez ...).

69 ans après la fin de la deuxième guerre mondiale, le combat continue donc. Tant que le gouvernement actuel, socialiste, ne rejettera pas le programme du Conseil National de la Résistance, tant qu'il ne supprimera pas l'obligation d'avoir une carte d'identité sur soi, tant qu'il acceptera que l'on puisse faire l'apologie du communisme en France, tant qu'il ne réalisera pas l'incongruité à ce qu'il existe un ministère de la Jeunesse et des Sports, alors la Seconde Guerre Mondiale ne sera pas terminée.


(1) France 3 Paris Ile de France Le programme des cérémonies du 8 mai 2014 à Paris 7 mai 2014 
(2) France TV Infos Le 8 mai 1945, une date pas si simple 6 mai 2014
(3) Wikipedia Gouvernement de Londres
(5) Katyncrime Le massacre de Katyn
(6) Enquête & Débat L’héritage de Vichy – Ces 100 mesures toujours en vigueur 16 octobre 2012

mercredi 26 mars 2014

Un remaniement ministériel : non. Une dissolution et démission : oui !

Comme l'Hérétique, posons-nous la question : remanier, pourquoi faire (1) ?

Il parait que les indices de remaniement se multiplient.


60" : Remaniement, les indices se multiplient par Lopinionfr


Remanier ? pour quoi faire ? Pour faire entrer dans le gouvernement Ségolène Royal (1), ou pourquoi pas Jean-Luc Mélenchon, et faire peser sur les français encore plus d'Etat, encore plus de lois, encore plus d'impots ? 

La totale absence de charisme de Jean-Marc Ayrault n'est pas le problème. Le problème, c'est le socialisme. 

De toutes façons, pourquoi Hollande, comme le rapporte la presse, "tiendrait compte du message des français" ? Certes, en 2008, dans une situation identique, il pronait la solution du remaniement ministériel (3). Mais Hollande n'est plus à une contradiction et à un mensonge près. 

Quand on est élu pour ne pas augmenter la TVA et qu'on le fait quand même, qu'est ce que cela peut faire, que son parti perde des mairies ? Hollande et Ayrault on toujours une majorité pour faire voter leurs lois et leurs budgets, jusqu'en avril 2017. 

Les manifs anti mariage pour tous ou les manifs anti Notre Dame des Landes, pas plus que le scandale Trierweiler Gayet, les affaires Andrieux, Guerini ou Dallongeville, la guerre du Mali, les bavures policières, la poursuite des expulsions de Roms n'ont eu d'impact sur Hollande et Ayrault. 

Les salaires des président de la République et des premiers ministres ne sont pas indexés sur leur cote de popularité dans les sondages. 

Si par magie le Président Hollande avait entendu le message des électeurs, alors il démissionnerait immédiatement, rouge de honte, après avoir dissous le parlement pour appeler des nouvelles législatives. Il ne le fera pas. 




Le pire des scénarios serait l'arrivée de Valls à Matignon. Il n'y aura pas que Cécile Duflot (EELV) pour le penser, mais aussi les gazés de la Manif pour Tous, les jeunes (de droite ou non) postulants à la nationalité française, les pompiers (4), bref tous les français qui préfèrent la démocratie à la République Vallsienne. Si Valls arrive à Matignon, il ne faudra pas venir pleurer. Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas. 
Et au passage, que devient l'enquète dont parlait PaSiDupe sur un possible conflit d'intérêt à Evry (5)? 



jeudi 13 mars 2014

Les gens qui n'ont rien à se reprocher, selon les socialistes et les communistes ...