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dimanche 22 novembre 2015

Soutenir un pays, c'est y payer un max d'impôts ?

A l'occasion des attentats qui ont secoué la capitale la semaine dernière, une vague de solidarité sans précédent s'est manifestée à travers le monde. Certains ont twitté leurs condoléances, d'autres ont mis un drapeau bleu blanc rouge en photo de profil Facebook.
Mais, on a également vu resurgir deux débats.
D'une part, pour certains, le fait qu'en "période de guerre" implique qu'il ne soit plus possible de continuer à voter avec ses pieds (c'est l'appel de Marc Simoncini (1) qui voudrait que ses amis entrepreneurs habitent en France plutôt qu'à Londres, Bruxelles ou Genève).

D'autre part, d'autres reprochent aux GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon) de ne pas payer assez d’impôts en France  (2).

Alors, puisque la France est en guerre, les contribuables, à commencer par les net entrepreneurs, devraient-ils se montrer solidaires et désireux de financer Bercy, Brienne, le Quai d'Orsay et Matignon, plutot que Her Majesty's Revenue and Customs ou les équivalents Suisses, Belges ou Luxembourgeois ? 

Reprenons le message de Marc Simoncini : il dit "Nous sommes en guerre. Et le nerf de la guerre, c’est l’argent [...]. La France n’a plus les moyens d’assurer sa sécurité. Les effectifs et les moyens de l’armée ont été drastiquement réduits. La police œuvre avec du matériel antique. La SNCF met 400 millions d’euros pour son budget de sécurité et quand on voit l’attaque avortée dans le Thalys fin août, on se dit qu’il faudrait plus du double! Voilà pourquoi tous les entrepreneurs, qui ont de l’intelligence, des idées, qui créent les richesses, qui sont les forces vives du pays doivent rester et rentrer en France. Il faut impérativement s’unir tous d’abord pour payer des impôts, faire rentrer l’argent nécessaire mais aussi pour peser politiquement, se faire entendre, imposer une meilleure allocation des ressources budgétaires. "

Le message de Simoncini est intéressant, mais très éloigné du réel. Des entrepreneurs qui tentent de peser politiquement, se faire entendre, imposer une meilleure allocation des ressources budgétaires, il y en a, notamment au Parti Libéral Démocrate avec Arnaud Dassier ou chez Nous Citoyens avec Denis Payre. En ce qui concerne le PLD, il compte certes quelques élus locaux, mais il n'est pas encore suffisamment fort pour s'imposer dans le débat public. Quand à Nous Citoyens, rappelez-vous la réaction d'On est pas couchés face à Denis Payre quand il rappelait que lui avait crée 7000 emplois en France.



- Aymeric Caron : "peu importe le nombre d'emplois que vous avez crée, Monsieur Payre".

Voila pour ce qui est de vouloir se faire entendre.

Alors, que des entrepreneurs profitent du fait que la France soit en Europe pour tenter de préserver leurs intérêts, quoi de plus normal ? Rappelons quand même que selon l'article 14 de la DDHC de 1789,  « tous  les citoyens ont le droit de constater par eux-mêmes, ou par leurs représentants la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée ». et que, selon les traités européens, les citoyens se voient garantir la liberté de circulation et d'installation dans les pays membres.
Autrement dit, si après avoir constaté que les représentants de la Nation, qu'ils soient de gauche ou de "droite", ne reflètent pas le point de vue de ceux qui veulent moins d’Impôts et donc moins de dépense publique, pourquoi ne pas signifier son absence de consentement par un départ, tout simplement ? 
Notons qu'il ne s'agit même pas d'une question de patriotisme. Quand des contribuables français déménagent d'une ville à forte taxe d'habitation à une municipalité appliquant des taux plus cléments, quand d'autres investissent dans les DOM-TOM, quand d'autres refusent de voir leur indemnité de frais de représentation de mandats fiscalisée, on voit bien qu'il n'y a pas que les français de Bruxelles ou de Genève qui cherchent à payer moins d’impôts. 

En ce qui concerne l'accusation contre les GAFA, rappelons que l'optimisation fiscale est légale, et elle est pratiquée y compris par ces sociétés du CAC 40 dans lesquelles l'état a des intérêts, comme EDF, Engie ou Renault. Il n'y a rien de criminel à cela, il s'agit de bonne gestion, et les PME auraient tout intérêt à utiliser ces techniques tant que l'on reste dans le domaine du légal, évidemment. 

Il y a trop de dépenses en France. Ne tombons pas dans le piège de communication du gouvernement qui voudrait nous faire surestimer le cout des OPEX. Le surcout de 600 millions d'euros récemment annoncé correspond à un montant epsilonnesque du déficit de 72 milliards prévus pour l'année prochaine. 

Ne tombons pas également dans le piège qui consisterait à croire que nous avons besoin de plus de moyens financiers pour résoudre les problèmes qui se posent à la France, y compris le risque terroriste. La tentative d'attentat du Thalys a été réglée par trois militaires affûtés, pas par des Rafale coûtant quelques milliers d'euros l'heure de vol.
Si on veut lutter contre le terrorisme en France, il faut certes que nous ayons des forces de police correctement équipées, mais nous avons aussi besoin de citoyens alertes et formés aux techniques de défense.

Tous les contribuables ne peuvent pas ou même ne veulent pas partir. Mais difficile de reprocher aux quelques rares contribuables qui le peuvent d'avoir lu, compris et appliqué la Grève, d'Ayn Rand. Après, rien n'est définitif. La France a toujours le choix de dérouler un tapis rouge pour les entrepreneurs, notamment en promouvant une politique de stabilité juridique et fiscale. Ca tombe bien, c'est un corollaire du nécessaire recentrage de l'Etat sur ses seules missions régaliennes (police, justice, armée et diplomatie). En attendant ce recentrage, les GAFA et les net-entrepreneurs sont les porte-paroles des contribuables pris au piège par une classe politique française qui dépense toujours plus, à crédit en plus de la progression constante des recettes fiscales.




lundi 20 avril 2015

"Il faut que les entreprises jouent le jeu" (@MarisolTouraine)

Avez-vous écouté Marisol Touraine, hier, sur BFM TV, interviewée par Apolline De Malherbe ? Quand on lit ce qu'elle a déclaré, on comprend mieux certains des problèmes dont souffre notre pays.
Il y avait une vérité dans ce que  Marisol Touraine a pu raconter :

En effet, dans la configuration actuelle, comme le rappelait le bloggeur le Duff (1), la situation est incertaine et bien que le pays soit à "droite", Hollande conserve toutes ses chances pour 2017. 

En revanche, la Ministre des Affaires sociales, de la Santé, et des Droits des Femmes a aussi déclaré ceci : "Il faut que les entreprises jouent le jeu", "et toutes ne remplissent pas leur part du contrat pour l'instant. Il faut les dirigeants d'entreprises "mettent les bouchées doubles" pour atteindre les objectifs du gouvernement" (2). Et là, c'est plus gênant. 

C'est plus gênant car des propos pareils ne peuvent trahir que deux attitudes : le cynisme ou l'incompétence. 
Soit Marisol Touraine ne croit pas ce qu'elle dit, et il ne s'agira finalement que d'un foutage de gueule de la traduction de la propension qu'ont les ministres (de droite comme de gauche) à prendre les français pour des idiots et des enfants incapables de supporter la vérité. 
Soit Marisol Touraine croit ce qu'elle dit, et là c'est plus grave, il s'agirait de la part d'une ministre d'une méconnaissance du réel. 

En effet, les entreprises ne sont pas la pour jouer un jeu, elles n'ont aucun contrat avec les autorités publiques et les dirigeants d'entreprises ne sont pas la pour permettre au gouvernement d'atteindre ses objectifs. 

Si vraiment des membres du gouvernement sont persuadés du contraire, c'est inquiétant. Du coup, on pourrait comprendre pourquoi ils pensent que quand ils négocient quelque chose avec le MEDEF, ils pensent négocier avec les entreprises. Mais le fait est que dans une économie libre, les syndicats patronaux ne peuvent pas être aux entrepreneurs ce que les syndicats de salariés sont à des fonctionnaires grévistes. Les entrepreneurs n'attendent de directives ni du MEDEF, ni du gouvernement.
Quand est-ce que le gouvernement comprendra que l'emploi n'est pas un but, mais un moyen des entreprises, et que par conséquent, il conviendrait d’arrêter aussi bien les "aides" que le matraquage ? 

Oui, il ne faut PAS aider les entreprises. Soit elles parviennent à survivre en faisant du profit et donc en satisfaisant leurs clients, soit elles doivent disparaître. Mais on ne voit pas très bien pourquoi (ni même comment) elles répondraient aux injonctions de Marisol Touraine ? 
Les entreprises ne recrutent pas pour le plaisir, mais parce qu'elles estiment qu'une telle action leur rapportera plus qu'elle ne leur coûtera, tout en ayant des risques limités. 
Or, l'instabilité juridique et fiscale fait partie de ses risques. 

On veut bien que Marisol Touraine ne soit pas au courant de ce genre de réalités assez basiques. Mais rien ne lui empêche de s'informer. 
Et si elle veut "aider", alors qu'elle coupe dans les "aides" (3) et autres "dispositifs de soutien".





Il n'y a qu'un environnement de stabilité juridique et fiscale, sur fond d’impôts faibles (et donc de dépense publique réduite) qui permettra de créer les conditions de possibles créations d'emplois. Rien d'autre.


(1) Le blog du Duff La victoire en trompe l'oeil 4 avril 2015
(2) BFM TV Marisol Touraine 19 avril 2015
(3) Contribuables Associés Les Enquêtes du contribuable "Le grand scandale des aides aux entreprises" (avril/mai 2015) 

lundi 9 mars 2015

RSI : les indépendants manifestent à Paris

vendredi 20 février 2015

Patronat, les mauvais joueurs ? Libé n'a encore rien compris !

Sacré Libé !  

plutôt que d’enquêter sur le risque de faillite prochaine des régimes de retraite Agirc-Arrco (1), plutôt que de parler des signes de faillite de l'Etat français (profs payés en retard, armée qui se sépare de son matériel, négociations pour vendre des iles ...), ou même plutôt que de parler du fait que les profanateurs du cimetière juif de Sarre-Union étaient des antifas (2), d'extrême gauche donc, Libération, toujours dans sa stratégie de recherche de bouc émissaires et d'alignement sur les thèses du gouvernement, décide de faire sa Une sur "le patronat, les mauvais joueurs"(3). 

Mauvais joueurs dans quelle pièce ? Le sketch, assez mauvais, que nous servent Hollande et le gouvernement en guise de politique de redressement de la compétitivité des entreprises, le pacte de responsabilité.

Pour Libération, Le double échec des discussions par branche sur les contreparties au pacte de responsabilité ainsi que celles sur la réforme des rapports sociaux révèle "le peu de cas que le patronat fait des négociations". Globalement, le "patronat" ne s'engagerait pas à un nombre suffisant de créations d'emplois, d' amélioration des conditions de travail ou d'investissements en échange de 40 milliards d'euros de baisse du coût du travail que le gouvernement promet.
Egalement publié sur Contrepoints

Seulement, il y a un double problème que le gouvernement refuse d'envisager, en dehors de l'hypothèse des méchants patrons : d'une part, et malgré ce que le MEDEF a pu dire, l'idée même de négocier des contreparties à telle ou telle loi est stupide.
D'autre part, les syndicats patronaux auront beau négocier quoique ce soit, ils ne représentent qu'eux mêmes bien plus que les 2 millions de chefs d'entreprises de France.

Parce que, quand on y réfléchit deux secondes, quel est le lien entre le MEDEF et les entreprises, dont la plupart ne sont pas des membres du CAC 40, mais plutôt des boites entre 0 et 10 salariés ?
Dès lors, et sachant que pour une entreprise, créer des emplois est un moyen mais certainement pas une fin, comment un syndicat patronal pourrait s'engager sur des créations d'emplois ? 

Les syndicats patronaux ont décidé de prêter le flanc à la critique. Ils vont accepter des allègements de charge en échange de contreparties qui n'ont ni queue ni tête et sur lesquelles ils ne peuvent pas formellement s'engager. Ce n'est pas le bon sens qui les étouffent.

Les entrepreneurs ne jouent pas. A la différence des administrations sous pefusion d'argent public ou des médias subventionnés.

Sinon, chez Libé, c'est quoi le plan d'embauche ? 









(3) Libération Des patrons de mauvaise volonté 19 février 2015

vendredi 19 décembre 2014

mercredi 5 mars 2014

Les Atelières - Ex-Lejaby : sans capital, pas de travail



Comme le dit très justement Nouvelles de France, "les ex-Lejaby qui ont monté leur Scop apprennent à leurs dépens que sans capital, sans méchants investisseurs et sans cruelle finance, une entreprise ne fonctionne pas". 

Question : que dit le gouvernement de l'ex entrepreneur français mentionné dans le reportage (Alain Prost, homonyme du pilote de course) qui a investi toutes ses économies dans l'autre partie de l'ex-Lejaby (2), celle qui marche bien maintenant, quand on voit que la Scop a les préférences du gouvernement socialiste (3) pour des raisons idéologiques

Pour une économie d'entrepreneurs, il faut aussi des riches, et donc des taxes raisonnables (c'est à dire : basses) sur le capital.
Question : est-ce que les français vont supporter encore longtemps cette équipe qui a mis en place la taxe sur les transactions financières, la taxe à 75% et la taxe sur les mutuelles rendues obligatoires ?


(1) Nouvelles de France Ex-Lejaby : sans capital, pas de travail 4 mars 2014
(2) 20 Minutes Alain Prost, président de La Maison Lejaby: «Les membres du gouvernement doivent se rendre dans les PME plus souvent» 20 décembre 2013
(3) H16 Hamon aime les SCOP, mais les Français, pas trop 21 novembre 2012

vendredi 21 février 2014

Près de la moitié des TPE ne connaissent pas le Pacte de responsabilité

Or, les TPE, entreprises de 0 à 19 salariés, au nombre de 2,4 millions, représentent 96,8% du nombre total d'entreprises en France. 
Cette évidence, prenons-en le pari, surprendra les autorités politiques. Pourtant, il n'y a rien d'étrange à cela. 
Déjà, être dirigeant d'une TPE, c'est se concentrer sur l'activité de son entreprise au jour le jour tout en essayant d'être à jour avec les obligations administratives et fiscales existantes. 

Ensuite, dans l'esprit de Hollande, Ayrault & co, il existe une sorte d'entité appelé le patronat à la tête duquel on trouverait le patron du Medef, celui ci étant en capacité de diriger l'action des entrepreneurs. 
Mais rien n'est plus inexact. Le patron du Medef n'est pas aux chefs d'entreprises ce que le ministre de la fonction publique est aux fonctionnaires. Le Medef n'a aucun ordre à donner aux chefs d'entreprises.

De plus, il suffit de se rendre sur le site web du Gouvernement pour comprendre que le Pacte de responsabilité est une sorte de projet, sans décisions actées pour l'instant, et qui ajoutera de la confusion au magma administratif et fiscal qui caractérise l'environnement juridique français.  

En conclusion, que les autorités politiques se rassurent. Les entrepreneurs seront assez vite au courant du pacte de responsabilité. Quand ils recevront des avis d'imposition et autres appels à cotisations. 

mercredi 21 août 2013

Les voyages en avion low cost critiqués dans la presse suédoise ?

Lise, du blog Action Barbès, est formelle : 
  • Le modèle commercial Ryanair nous ramène au capitalisme sauvage du XIXe siècle
  • Michael O’Leary a bati sa fortune sur la pingrerie des autres.
  • A  part prendre Ryanair, Il y a aussi le choix d'aller moins loin, de découvrir des personnes, des peuples, des modes de vie, des paysages et des cultures, qui sont à des distances accessibles par d'autres modes que l'avion
  • Le tourisme de masse impose de couper drastiquement dans les coûts (au point de ne pas charger les quantités de carburant qui le mettent à l'abri d'un retard imposé à atterrissage)
  • le droit du travail des employés n'intéresse pas les libéraux
Ces critiques sont intéressantes, car elles soulignent à quel point ce qu'on pourrait qualifier de raisonnement libéral est méconnu ou caricaturé.

Les libéraux recherchent de la cohérence et ils sont aussi et surtout pour la liberté par principe. 

Le client Ryanair n'est pas un idiot.  Il est l'acteur d'un libre choix : celui de voyager de Beauvais à Girone, dans un avion moderne, opéré par un personnel jeune et peu syndiqué, plutôt que de voyager de Roissy Charles de Gaulle à El Prat, dans un avion qui peut être moderne, ou pas, opéré par un personnel âgé et syndiqué.
Ce contrat de transport est le fruit d'un libre choix, et la croissance de Ryanair ne se fait pas au détriment de Air France KLM et autres Lufthansa, elle se fait au détriment de l'achat d'autres biens et services de loisirs, grace au pouvoir d'achat dégagé à la fois par la productivité accrue du transport aérien et par la baisse de prix d'autres biens, comme le téléphone ou l'ordinateur. 
En clair, Ryanair crée son marché bien plus qu'il n'empiète sur celui d'autres transporteurs aériens, et ouvre le ciel à des catégories qui l'évitaient auparavant : étudiants, jeunes et autres entrepreneurs. 

Maintenant, devons-nous nous soucier de durabilité et de normes sociales dans le tourisme ? Oui, si c'est notre choix. Celles et ceux qui, effectivement, ne veulent pas de salariés payés "au SMIC" feraient mieux de boycotter Ryanair. Mais, ce faisant, les employés de Ryanair ne travailleraient pas du tout. En France, nous pouvons faire le choix du high cost, mais alors il faut en payer le prix, à commencer par le fait de se souvenir du fait que les ordis portables et autres Iphones qui nous servent à échanger, ici même sur ce blog, viennent d'Asie du Sud Est et non pas d'une usine du coté de Roubaix, Sevran ou Oyonnax. 
C'est un peu facile de critiquer la mondialisation alimentée par les bas salaires de certains tout en profitant de ces mêmes bas salaires. 

Si jamais il y a un marché pour du transport aérien à niveau maximal de normes sociales, alors une entreprise se chargera de l'occuper. Apparemment, les résultats incertains des compagnies aériennes classiques disent que ce marché est incertain.

Il n'en demeure pas moins vrai que Ryanair et les autres sont les outils au service du principe de liberté de circulation, dont les Européens bénéficient.

dimanche 4 août 2013

Révolte fiscale : les Bretons refusent les taxes de l'État français !

L'heure de la révolte fiscale a sonné du coté de la Bretagne !
Hier, des manifestants ont abattu un portique écotaxe situé à Guiclan (sur la N12, entre Morlaix, Landivisiau et Carantec)


Si cela n'est pas, avec la révolte des tondus, méprisée par Marisol Touraine, le début d'une jacquerie de grande ampleur !




Que va faire Valls ? Envoyer des CRS quadriller la Bretagne ? Grace aux 35 heures, depuis le mois de mai dernier, il n'y pas assez de policiers et gendarmes, selon Economie Matin. De toutes façons, entre les troubles à Marseille, les Roms à expulser à Lille, à Paris ou dans l'Essonne, la surveillance des stations balnéaires à risque (lire Le Figaro : La délinquance gagne les plages) ou le réveil des anti Notre Dame des Landes, ce ne sont pas les théâtres d'opération qui manquent ! 

Les français n'en peuvent plus de tous ces impôts que l'UMP et le PS s'ingénient à inventer. Cela fait quelques mois que le gouvernement sait que la zone rouge est atteinte, et que le rendement fiscal diminue alors que les taux et assiettes augmentent, vérifiant ainsi la courbe de Laffer. 
Maintenant, avec la révolte de Guiclan, le message est clair : non, c'est non !

Ceci étant dit, rendons quand même à César ce qui appartient à César. Ce ne sont pas Moscovici, Cahuzac et Ayrault qui ont décidé le principe de l'écotaxe poids lourds. C'est une décision du précédent gouvernement.  Et si on en croit l'Agence Bretagne Presse, le trouble suscité par l'écotaxe en Bretagne va bien au delà des 0.02 € à 0.25€/km de taxe demandés aux poids lourds : c'est bien le respect du traité signé entre Anne de Bretagne et François 1er qui est en jeu, et il faut croire que décidément, conformément à ce que soulignait un article du Figaro du 9 mai 2009, Sarkozy n'avait effectivement rien compris à la Bretagne et à son anti jacobinisme. 

Reste toutefois le principe de l'écotaxe. Elle vise, dans son principe, à faire internaliser par les usagers de la route (dont les routiers) les coûts environnementaux réels ou supposés générés par le trafic routier, afin de rendre le train et le ferroutage plus compétitif. Le problème est que l'Etat, actionnaire à 100% de la SNCF, bloque les initiatives privées et régionales de fret ferroviaire (lire Novatrans-Combiwest : l’Araf tranche en faveur de RFF), en admettant même que le ferroutage puisse atteindre le degré de flexibilité du fret routier un jour, ce qui est evidemment impossible. 
L'autre problème réside dans le fait que le trafic routier est déjà ultra taxé. Automobilistes, aviez-vous remarqué que vous êtes sujets à une double taxation sur chaque litre d'essence ? La TVA s'ajoute à la TIPP payée, dans un joyeux micmac d'autant moins clair que l'Etat ne veut pas que les distributeurs affichent clairement sur les tickets de caisse la distinction entre les deux taxes. 

Quelque part, l'ecotaxe correspond quand même à une vision, celle d'accélérer la transition énergétique, afin de faire évoluer l'économie française, trop dépendante au pétrole, vers une économie plus verte, décarbonnée, circulaire (qui favorise le recyclage), conformément au schéma de Jeremy Rifkin. 

Mais quand bien même on serait séduit par le concept (et c'est loin d'être gagné), rien n'est dit par son auteur quand aux moyens politiques à mettre en oeuvre pour parvenir à cette situation. Or, on réalise bien que pour le PS, EELV, les deux Fronts (de gauche ou national) et une partie de l'UMP, il y a une avant garde éclairée, qui doit guider le peuple,de gré ou de force, à coup de barrières ecotaxes installées sans débats ni concertation. Ne serait-il pas plus simple de laisser les gens débattre ? Qui, par exemple, dans le monde politique français, rappelle que notre mode de vie implique toujours plus de guerres au Mali ou ailleurs et de baisers sur les pieds des Saoudiens ? Les gens sont capables de comprendre que le tout-pétrole est incompatible avec une diplomatie des Droits de l'Homme. Ils n'ont pas besoin d'écotaxe pour cela. Ils ont juste besoin d'alternatives simples, efficaces et disponibles. Les Velibs, les véhicules électriques, et le train, n'en sont pas.

Si Jean-Marc Ayrault, Philippe Martin, Nathalie Kosciusko-Morizet ou Cécile Duflot sont tellement interessés par l'écologie, qu'ils démissionnent de la fonction publique, abandonnent la politique et créent des entreprises focalisées sur la recherche d'alternatives au pétrole. Sinon, qu'ils laissent les gens rouler, de préférence en baissant les taxes, histoire de les laisser profiter d'une liberté constitutionnelle, celle de circuler librement. Le marché, en ajustant les prix du pétrole à la demande, se chargera de faire le tri, tout seul comme un grand, sans Etat nounou pour lui tenir la main. 

mardi 28 mai 2013

Auto-entrepreneur : Pourquoi vouloir détruire ce qui marche si bien ?



Faisons du régime de l'auto-entrepreneur la norme 



Le gouvernement annonçait hier un "choc de simplification". Aujourd'hui, il veut brider le statut d'auto-entrepreneur mis en place par un ministre libéral, Hervé Novelli. Grâce à lui, les Français créent plus de 5 milliards d'euros de richesses par an et rapportent plus de 1 milliard à l'Etat. La création d'entreprises n'a jamais été aussi élevée et 75 % des ressortissants du régime déclarent qu'ils n'auraient jamais créé d'activité sans son existence.


Une fois de plus, le gouvernement revient sur des mesures qui ont fait la preuve de leur succès.
Obliger ces personnes à se radier du régime après un, deux ou trois ans, c'est les inciter à retourner dans l'informel et, bien plus sûrement, à arrêter toute activité pour retourner dans l'assistanat, les minima sociaux, voire fuir un pays qui les rejette.
Le Parti Libéral Démocrate s'oppose vigoureusement à toute remise en cause de ce statut acclamé par les Français, et propose au contraire une de s'en inspirer pour étendre cette réussite aux autres secteurs. Simplifions de manière drastique le régime des indépendants, actuellement opaque et coûteux.
Diminuons les charges des PME et les réglementations qui les concernent, notamment le Code du Travail. Taxes simplifiées, charges limitées, statut réduit au strict minimum, c'est la solution et non pas le problème.


mercredi 3 octobre 2012

#Geonpi Entrepreneurs, attention au corner !



Qui peut ne pas être d'accord avec Denis Payre ? Par contre, la où les #geonpi devraient se méfier, c'est quand l'UMP, notamment François Fillon, dit les comprendre. François Fillon est le socialiste de droite qui a inventé l'exit tax et abaissé le seuil de taxation des plus values au titre des cessions de titres.

En plus, Flamby Mollande François Hollande est, à défaut d'être un ami des entrepreneurs, un malin et un type intelligent. Comment interpréter l'annonce suivante relayée par les Echos : 'pigeons' : l'Elysée promet des aménagements aux entrepreneurs ? On sait déjà comment cela va se terminer : quelques annonces donneront l'illusion à l'opinion publique que Flamby Mollande François Hollande négocie (alors que les contraintes budgétaires ne s'y prêtent guère) alors que les entrepreneurs seront nécessairement insatisfaits. 

Il n'y a pas d'annonces à attendre d'un gouvernement pour qui la baisse de la dépense publique (donc le recentrage de l'Etat sur ses seules fonctions régaliennes) n'est même pas un sujet. Et il n'y a pas grand chose à espérer d'une personne qui a préféré être chargé de mission aux nationalisations de Mitterrand plutôt que développeur d'une franchise Mc Donald's au début des années 80.

Bien plus que la baisse des impôts  c'est la simplification administrative qui est la priorité ! Et puisque la discussion qui s'annonce est un marché de dupes, il convient de se servir des armes que la fonction publique elle-même utilise pour s'en sortir : 

  • recrutement massif de stagiaires
  • utilisation de ressources délocalisées
  • emploi des nombreux paradis fiscaux français, comme les Zones Franches Urbaines
  • usage intelligent des paradis fiscaux, par exemple grâce à des sociétés comme France Offshore
Il est parfaitement possible, en 2012, de vivre en France tout en conduisant un véhicule immatriculé au Luxembourg et en pilotant une entreprise basée à Tallin. 
Immoral ? Est-ce pire que la stratégie de l'Etat qui consiste à délocaliser le back-office de la SNCF, ou embaucher des précaires en grand nombre ?


Entrepreneurs, en attendant qu'une majorité politique pro entrepreneur établisse un code du travail simple et lisible, la stabilité juridique et fiscale et une flat tax basse sur tous les revenus, agissez en dépit d'un Etat déconnecté des contraintes réelles des gens. Il y avait des entrepreneurs en URSS, sous la péréstroika. Il peut donc y avoir des entrepreneurs en France en Normalie. Bref, soyez libres ! Ne vous laissez pas enfermer dans l'image du méchant !

Après avoir signé la pétition de la CGPME et après avoir manifesté dimanche devant l'Assemblée Nationale, agissez pour transformer votre pays, en donnant ou aidant les Libéraux d'Alternative Libérale, du Parti Libéral Démocrate ou du Nouveau Centre.