Affichage des articles dont le libellé est auto entrepreneurs. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est auto entrepreneurs. Afficher tous les articles

vendredi 10 avril 2015

Loi Macron, #PJLRenseignement : cette droite qui assume totalement son antilibéralisme

Le libéralisme, c'est quoi ? Le libéralisme est un ensemble de courants de philosophie politique (1) visant à faire reconnaître la primauté des principes de liberté et de responsabilité individuelle sur l'autorité du souverain (que ce souverain soit un monarque ou le peuple). Depuis plusieurs siècles maintenant, le libéralisme a instauré la démocratie, fondée notamment sur le principe de séparation des pouvoirs et l'existence de contre-pouvoirs, et a  rendu possible le développement d'une économie libre, fondée sur les droits de propriété et la concurrence. Quels que soient leurs nuances et leurs débats, les libéraux s'accorderont tous à dire que la base de tout, c'est l'individu, et le respect de ses droits naturels (la liberté, l'égalité, la propriété, la sûreté, la résistance à l'oppression, tous contenus dans la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen (2)).
Les philosophies étatistes, elles, prônent exactement l'inverse. Elles n'accordent aucune importance à l'individu. Par exemple, pour le socialisme, il n'y a pas d'individus avant tout, il y a d'abord une "société" (3), et pour le national socialisme, la société doit se confondre avec son état, un peu comme quand on explique que la nation française et l'état français, c'est la même chose. 

Depuis 1789, les principes libéraux ont été largement altérés par une progression continue de l'intervetionnisme public, dans toutes les sphères, à tous les niveaux. Mais on aurait pu croire que cet interventionnisme ne serait pas défendu par tous et que le jeu de la démocratie permettrait de présenter sur le spectre politique des opinions alternatives au "toujours plus d'Etat" qui semble si ancré en France. 
Il n'en n'est rien. 
Les médias disent fréquemment que les différents courants de la droite, y compris le Sarkozysme, sont libéraux, et que quand le PS s'éloigne de son extrême gauche pour aller vers le Vallsisme, il devient "social libéral". Mais la encore, il n'en n'est rien. 
Il y a une conséquence fabuleuse au bipartisme qui découle des institutions de la Veme république : les députés se retrouvent à devoir voter contre ce qu'ils pensent. C'est vrai de la gauche, qui se voit obligée de voter des projets de loi en totale contradiction avec le discours du Bourget de François Hollande, par exemple, mais c'est vrai aussi de la droite, qui pinaille sur la loi Macron, mais valide la loi sur le renseignement ...
Mais dans le cas de la droite française, il est vrai que les institutions ne sont pas seules en cause. Elles agissent, en ce qui concerne certains, comme un véritable révélateur de l'antilibéralisme qui anime en réalité l'esprit d'un grand nombre de députés UMP et UDI. Ne parlons même pas du Front National, il est aligné sur son alter ego le Front de Gauche. 

Ainsi, il y a deux gros projets de loi qui devraient, en ce moment, retenir toute notre attention. Ils semblent un peu plus important que les affaires internes à la famille le Pen, ou le fait que telle tenniswoman soit enceinte. 
Le premier de ces projets de lois, c'est le projet de loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques (dit loi Macron) (4). 
Le second de ces projets de lois, c'est le Projet de loi renseignement:
On pourrait ajouter à cette liste le projet de loi santé (dit loi Touraine). 
Ces projets de loi n'ont pas la même philosophie, même s'ils émanent tous d'un gouvernement socialiste. 

Macron souhaite transcrire dans le droit français certaines des conclusions du rapport Attali, celui qui était censé servir de livre de chevet à l'ancien président de la République. Certes, il ne s'agit absolument pas d'un big bang comme aurait pu le faire Margaret Thatcher, mais le Parti Libéral Démocrate (5) aussi bien que Jean-Christophe Fromantin (UDI) (6) l'affirment : c'est un pas dans la bonne direction. 
Alors quand on voit des élus de droite et du centre comme Morin-Desailly, Estrosi ou Huygues amender la loi Macron pour "encadrer le moteur de recherche Google" (7), rejeter la privatisation des aéroports régionaux, être plus à gauche que le gouvernement sur le don du sang (comme si sa libéralisation était un danger (8)) et défendre les professions réglementées (9), on voit bien ce qu'il en est : au delà des postures politiciennes, la droite n'est, à quelques exceptions prêt (Hervé Mariton, Frédéric Lefevre) pas vraiment prête à une révolution libérale. Mention spéciale, dans ce contexte, à leur chef qui se déclare maintenant contre les auto entrepreneurs, pourtant l'une des rares mesures libérales du précédent quinquennat  !
Voila où en est l'UMP : à rejeter une loi qui vise, dans l'ensemble, à commencer à libérer un peu l'économie française de son carcan, elle qui, en 10 ans, n'a su ni réformer les professions réglementées, ni supprimer les 35 h, ni mettre en concurrence la Sécurité Sociale, ni supprimer le code du travail. 

Le socialiste Jean-Jacques Urvoas , rapporteur du projet de loi renseignement, et le ministre de l'intérieur, Bernard Cazeneuve, tous deux membres du PS, sont eux dans une tout autre optique qu'Emmanuel Macron. Le but explicite du projet de loi renseignement (10), un piratage informatique légalisé et généralisé, est de renforcer les moyens d'action des services de renseignement via l'usage d'outils de surveillance, sans l'aval d'un juge, dès lors que cette quête répond « aux intérêts publics suivants » :
  • La sécurité nationale
  • Les intérêts essentiels de la politique étrangère
  • Les intérêts économiques et scientifiques essentiels de la France
  • La prévention du terrorisme
  • La prévention de la reconstitution ou du maintien de groupement dissous
  • La prévention de la criminalité et de la délinquance organisées
  • La prévention des violences collectives de nature à porter gravement atteinte à la paix publique.

Le principe de base de ce projet de loi, c'est que les "honnêtes gens" n'ont rien à cacher, et qu'il faut sacrifier nos libertés au profit de plus de sécurité. 


Ce projet de loi a été dénoncé par un grand nombre d'organisations dont le souci est la protection des droits de l'homme (11): Amnesty International, la Quadrature du Net, Reporters sans frontière, le Syndicat de la Magistrature (!), la ligue des droits de l'homme, la CNIL, Charlie Hebdo. Au niveau politique, le Parti Pirate, le Parti Libéral Démocrate (12), le Parti de Gauche s'opposent aussi à ce projet de loi, mais en revanche, l'UMP, elle, "votera le texte". 



Protéger les libertés civiles, c'est faire de la politique politicienne ?  Étrange raisonnement de la part de quelqu'un qui est obligé de téléphoner sous pseudo avec des mobiles prépayés pour parler à son avocat et qui sait, de par son vécu personnel, que l'Etat use de moyens à la légalité douteuse à des fins politiciennes, notamment en écoutant des conversations entre un avocat et son client.
Nul ne pourra dire qu'il ne savait pas, même les députés UMP. Et les mêmes qui défendent le projet de loi renseignement aujourd'hui, sont aussi ceux qui vont nous parler de cabinet noir ou d'acharnement du public sur la transparence quand leur vie privée sera étalée demain ?

Y a t-il une opposition libérale en France aujourd'hui, qui soutiendrait le gouvernement quand il desserrerait le carcan étatique qui enserre l'économie mais le rappellerait à l'ordre quand ce même gouvernement serait tenté par des mesures liberticides ? En dehors de quelques rares députés qui parfois se distinguent à droite (*), on peut dire que non. L'UMP est totalement alignée sur l'ultra étatisme de la gauche socialiste, celle qui, comme les conservateurs de droite, rejettent la loi Macron mais soutiennent le projet de loi renseignement. Que la presse cesse donc de parler du supposé (ultra) libéralisme de la droite.
En attendant que le Parti Libéral Démocrate ait des élus au Palais Bourbon, nous semblons enfermés dans un dialogue entre étatistes et dirigiste pour qui la libre concurrence et la séparation des pouvoirs ne sont pas des concepts importants. 





(1) Wikilibéral Libéralisme 
(3) Parti Socialiste Nos valeurs
(4) Assemblée Nationale projet de loi pour la croissance et l’activité. 11 décembre 2014
(5) Parti Libéral Démocrate Encourageons Macron à aller plus loin 6 janvier 2015
(6) Jean-Christophe Fromantin Loi Macron : ce n’est pas une révolution mais avançons … 16 février 2015
(8) Le French Libertarien Libéralisation du don du sang 12 février 2015
(9) Sans langue de bois Loi Macron : l'UMP soigne ses professions réglementées 30 janvier 2015
(12) Parti Libéral Démocrate La loi sur le renseignement mettra fin à la vie privée des français 17 mars 2015
(*) Si ce n'est déjà fait, suivez et encouragez Laure de la Raudière sur Twitter et  Facebook.

mardi 27 août 2013

L'incroyable discours de Jean-François Copé, dimanche dernier, à Chateaurenard

Si des extra-terrestres débarquaient sur Terre ce Mardi 27 Août 2013 et avaient l'amabilité de se poser à Chateaurenard plutôt qu'à proximité des studios d'Hollywood (dans les films, c'est pratique, ils débarquent toujours à proximité de Will Smith), alors, ils trouveraient une France d'une limpide lisibilité politique : ils pourraient penser que d'un coté il y aurait un gentil Copé, libéral, et de l'autre, des méchants socialistes.

Seulement, les français ne sont pas des petits bonhommes verts débarqués de Mars. Ce sont, pour certains, des contribuables, des électeurs, des observateurs de la vie politique, et, pour tous, des gens qui ont une mémoire.

Jean-François Copé découvre le libéralisme (économique) et en fait un discours punchy (1). Soit. A tel point que l'Express titre "Jean-François Copé à Châteaurenard: liberté, liberté chérie", le JDD :  Copé vante la "liberté" contre "le joug socialiste" et la Croix "Jean-François Copé lance un combat pour la liberté".

Clairement, que le leader de l'UMP appelle à libérer les auto entrepreneurs, à baisser les impôts et la dépense publique, à alléger le poids de l'administration est une bonne chose.
Seulement, Copé n'est pas un perdreaux de l'année, et nous non plus.

Entre 2007 et 2012, outre le fait qu'il était sans doute le meilleur ennemi du président Sarkozy, Copé était 
aussi et surtout un de ces députés de droite qui a voté 5 budgets tous en déséquilibre, des hausses d'impots massives et un nombre record de lois de finance (2). Où était le libéralisme pendant ces années, alors que l'UMP était au pouvoir ? 

Qui plus est, l'Enarque Copé a donné, dans son discours, des conseils de gouvernement à son confrère Hollande, Enarque, notamment en suggérant le recours aux ordonnances. Est-ce là, la vision de la démocratie libérale version Copé ? Pense t-il, comme bien d'autres politiciens, que les gens sont trop stupides pour pouvoir se saisir eux-mêmes des enjeux importants pour le pays ? Notre voisin, la Suisse, a bien rejeté, par référendum, la création d'un SMIC. Mr Copé se méfie t-il de la démocratie directe ou bien ?

Quand à la vision de la politique fiscale, elle relève un peu du libéralisme pour les nuls. Oui, il faut baisser les impots. Mais étant donné que quand la France dépense 1 euro, elle emprunte 25 centimes, un responsable politique doit commencer par dire quelles dépenses vont être supprimées. S'attaquer au mille feuille administratif est un excellent préalable, mais cela n'est pas à la hauteur des enjeux. C'est bien le recentrage de l'Etat sur ses seules missions régaliennes qu'il faut penser. Mr Copé et ses amis de l'UMP ont également toute une série d'outils, popularisés par Liberté Chérie, Contribuables Associés, Alternative Libérale et autres groupes libéraux-friendly, tels que la flat tax ou le salaire complet. Il est temps d'envisager que la réforme de l'Etat ne se fera que si les français sont informés du coût de l'Etat et se voient présenter de vraies alternatives fortes.

Est-ce que le discours de Copé a séduit les libéraux ? Peut-être que certains, notamment les libéraux conservateurs, y voient un bon premier pas. Mais que le leader de l'UMP soit touché par la grâce ne signifie pas qu'un risque de rechute vers le socialisme de droite (3), le pire ennemi du libéralisme, soit exclu.

Bref, en ce qui concerne votre humble serviteur blogueur : pas dupe ! Jean-François Copé n'est pas Margaret Thatcher. Mais ça n'est pas entièrement de sa faute. C'est aussi dû au fait que Copé reste avant tout un politicien français classique, qui n'ose pas avouer à ses compatriotes que l'Etat ultra interventionniste qui a pu vivre depuis 1945 à la faveur d'une période politique et démographique exceptionnelle est en faillite structurelle.

Si l'UMP veut une quelconque crédibilité en matière de libéralisme, qu'elle commence par faire monter une nouvelle génération de vrais militants libéraux et des leaders qui aient lu Frédéric Bastiat pour remplacer des politiciens à l'ancienne, empêtrés dans les conflits d’intérêt. Le libéralisme ne peut pas se résumer aux baisses d’impôts (même si, répétons, c'est un excellent préalable). Il doit s'appuyer sur une vraie philosophie de l'équilibre des pouvoirs, dont les Droits de l'Homme sont le socle.



(1) UMP : Discours de Jean-François Copé à Chateaurenard 25 Août 2013
(2) Nouvel Obs : Copé n'a "pas de religion définitive" sur le bouclier fiscal 30 Mars 2010
(2) Contrepoints : Sarkozy, ce socialiste 13 Novembre 2011



jeudi 15 août 2013

7100 euros par mois ? Pauvre petit Henri Guaino ...

Le soleil brille. 
Le président de la République profite du pavillon de la Lanterne, à Versailles, comme Sarkozy. 
Certains ministres font de l'activisme pour faire oublier leurs manquements des 11 autres mois de l'année.
Les consommations d'été (vin rosé, barbecue, glaces) explosent.

Bref, les médias n'auraient pas eu grand chose à se mettre sous la dent (la dette publique, on n'en parle plus,  la Lanterne, Hollande trouve que c'est normal, quand à la passe d'armes Valls-Taubira, Ayrault a répondu que c'était "normal").

Et la, patatras !

Pour Henri Guaino, les députés «sont très mal payés». Le Figaro en parle, ainsi que Atlantico, Economie Matin, BFM TV, Contrepoints : impossible d'ignorer le fait que Guaino, député de la 3e circonscription des Yvelines, se plaint de la faiblesse de son salaire (7100 euros bruts par mois, + une indemnité représentative de frais de mandat de 6 412 euros bruts par mois, pour faire face aux diverses dépenses liées à l'exercice de leur mandat (voiture, loyer, frais de réception, d'habillement...) (1).

Question : est-ce que Guaino a raison ?

Réponse : oui ^^ ! Son Eminence Guaino, cette intelligence supérieure que Dieu en personne a bien voulu donner à la France, mérite bien mieux que 7100 euros bruts par mois + 6412 euros d'IRFM non fiscalisée !

Quand on pense à tous ces minables qui se contentent de moins de 5000 euros par mois (2), ou à ces félons de députés qui pensent qu'un élu doit payer des impôts sur 100% de ses revenus (3), et non pas hors IRFM. Heureusement qu'il y a des Copé ou des Guaino pour remettre en place les gens comme Charles de Courson ou ces populistes de journalistes (4), sans parler de ces poujadistes de contribuables (5) !

Et puis, le Guaino, il faut le comprendre. Passons sur le fait que pour être élu, il a fallu qu'il aille voir son copain Copé (6), afin d'évincer le candidat choisi par les militants locaux UMP, Olivier Delaporte, maire de La Celle-Saint-Cloud depuis 1998, un minable de travailleur.
Non, concentrons-nous sur l'essentiel : le seuil de pauvreté dans la 3e circonscription des Yvelines (La Celle-Saint-Cloud, Bougival, Le Chesnay, Rocquencourt, Bailly, Chavenay, Feucherolles, L'Étang-la-Ville, Noisy-le-Roi, Rennemoulin, Saint-Nom-la-Bretèche, Villepreux).
Quand Henri Guaino, divorcé, va voir ses électeurs, on peut comprendre que ses 7100 euros par mois sans son IRFM, son petit bureau dans le 7eme arr, ses références à Jaurès et à la gauche anti capitaliste fassent un peu tache dans le paysage : dans la 3e circonscription des Yvelines, les gens sont riches, et travaillent pour cela. (7)




C'est ça le problème d'Henri Guaino : il a du mal à comprendre, lui pourquoi de simples entrepreneurs, des peits patrons de petites entreprises, ou alors de simples cadres sups et autres professionnels de la santé ou du transport aérien, sans compter les chanteurs franco-belgo-suisses ;-) (8), gagneraient plus que son éminence !



L'autre problème d'Henri Guaino réside peut être aussi dans le montant de pension alimentaire qu'il reverse peut-être à son ex épouse mais il ne s'agit que d'une hypothèse.

En tout état de cause, qu'Henri Guaino sache que 7100 euros par mois en France est un plutôt bon salaire, avec lequel des gens sont en général capable de se payer un logement (quoiqu'en région parisienne, ca va vite !), à manger et de quoi se vêtir et se déplacer.

Henri Guaino, été au pouvoir pendant 5 ans aux cotés de Nicolas Sarkozy. C'est vrai qu'à cette époque il avait déjà du mal à parler de l'argent que nous les contribuables lui donnions, pour écrire des discours sans queue ni tête, de Dakar à Toulon.



Il a toujours récidivé sur le même thème.


Depuis des années, les libéraux parlent du salaire complet (9) : chacun touche son brut brut, charges salariales inclus, et dépense l'ensemble comme bon lui semble. La "droite", supposément libérale, en réalité socialiste de droite, très attachée à la Sécurité Sociale, a balayé l'idée du revers de la main. Pourtant, toucher  100% de son traitement aiderait Henri Guaino, et tous les français, à se sentir moins pauvre, ou, du moins, à comprendre à quel point l'Etat et les prélèvements sociaux pèsent sur le pouvoir d'achat des gens !

Donc, tous ensemble, trouvons des solutions pour le pouvoir d'achat de Mr Guaino:

1ere solution : LOL Emploi Pole Emploi. Problème : sur le site web préféré des français (10), il y a peu d'offres à plus de 5000 euros par mois.

2eme solution : devenir député allemand. Ou député Européen. Problème : Acch ! Ché pas très Chouferainiste !

3eme solution : l'entrepreneuriat. Problème : l'une des rares mesures intelligentes du précédent quinquennat, mise en place par Hervé Novelli, est taillée en pièce par l'actuelle majorité, sans que l'on entende vraiment des gens comme Henri Guaino, pour qui les auto entrepreneurs (11) ne comptent pas vraiment.

Finalement, comme notre collègue bloggeur Authueil se demande si les députés sont si bien payés que ça, c'est peut etre le  Hashtable H16 qui a raison : Députés mal payés ? Mais qu’ils fassent grève !

Sinon : Guaino s'estime mal payé ? Qu'il démissionne !


(1) Journal du Net le salaire des élus 15 Avril 2013
(2) Copé : "ces minables qui se contentent de moins de 5000 euros par mois"
http://www.youtube.com/embed/7WOGO174ESo?feature=player_detailpage
(4) Contribuables Associés : Entretien avec Benoite Taffin 
(5) Association des contribuables de l'intercommunalité d'Aubagne : Austérité bien ordonnée commence par soi-même
(6) Le Figaro : Guaino investi par l'UMP dans les Yvelines 11 Mai 2012

lundi 3 juin 2013

Appel à la démission immédiate de Silvia Pinel et à la défense du régime d'auto-entrepreneur - CP du Parti Libéral Démocrate

Vendredi, le Premier ministre a annoncé que la limitation du statut d'auto-entrepreneur serait restreinte au seul secteur du bâtiment. La Ministre de l'Artisanat Sylvia Pinel a décidé de passer outre et de déclencher une attaque en règle contre le régime d'auto-entrepreneur dans de nombreux domaines autres secteurs d'activité, au prétexte fallacieux de vouloir protéger la libre concurrence. 

Ces tergiversations sont à la fois dramatiques sur le plan économique et sur le plan social. Elle révèle une fois de plus l'absence de cohésion au sein du gouvernement. Cette confusion a pourtant été durement critiquée par le Président de la République lors de sa dernière intervention. Il ne doit pas tolérer ce type de remise en cause de la ligne gouvernementale qui ridiculise notre pays et porte un mauvais coup à l'élan entrepreneurial des Français. 

C'est la raison pour laquelle le PLD appelle à la démission immédiate de Slvia Pinel, au maintien du régime fiscal et social de l'autoentrepreneur, et à son extension à toutes les entreprises artisanales et TPE françaises.



Parti Libéral Démocrate

mardi 28 mai 2013

Auto-entrepreneur : Pourquoi vouloir détruire ce qui marche si bien ?



Faisons du régime de l'auto-entrepreneur la norme 



Le gouvernement annonçait hier un "choc de simplification". Aujourd'hui, il veut brider le statut d'auto-entrepreneur mis en place par un ministre libéral, Hervé Novelli. Grâce à lui, les Français créent plus de 5 milliards d'euros de richesses par an et rapportent plus de 1 milliard à l'Etat. La création d'entreprises n'a jamais été aussi élevée et 75 % des ressortissants du régime déclarent qu'ils n'auraient jamais créé d'activité sans son existence.


Une fois de plus, le gouvernement revient sur des mesures qui ont fait la preuve de leur succès.
Obliger ces personnes à se radier du régime après un, deux ou trois ans, c'est les inciter à retourner dans l'informel et, bien plus sûrement, à arrêter toute activité pour retourner dans l'assistanat, les minima sociaux, voire fuir un pays qui les rejette.
Le Parti Libéral Démocrate s'oppose vigoureusement à toute remise en cause de ce statut acclamé par les Français, et propose au contraire une de s'en inspirer pour étendre cette réussite aux autres secteurs. Simplifions de manière drastique le régime des indépendants, actuellement opaque et coûteux.
Diminuons les charges des PME et les réglementations qui les concernent, notamment le Code du Travail. Taxes simplifiées, charges limitées, statut réduit au strict minimum, c'est la solution et non pas le problème.


jeudi 9 mai 2013

Réponse à la lettre ouverte à François Hollande de Clara G., 20 ans : commentaire

Nombreux sont celles et ceux qui ont lu 


François Hollande : Une étudiante lui écrit pourquoi elle veut s'expatrier



De nombreux sites en ont parlé : 


Pourquoi ?

C'est simple : les jeunes se reconnaissent en Clara G. Enfin, les jeunes ... pas forcément tous, si on en croit la réponse de Marie-Charlotte, sur le site de Madmoizelle (lire "Réponse à la lettre ouverte à François Hollande de Clara G., 20 ans"), et celle de Sofiane Nait sur le Plus Nouvel Obs (lire Lettre d'une étudiante à Hollande : l'État n'est pas responsable de votre résignation).

Marie-Charlotte a une réponse classique : elle explique que vivre en France permet de bénéficier d'un système de santé à faible coût  d'un enseignement supérieur bon marché, de la possibilité pour les femmes de faire carrière, et qu'enfin, tous les pays sont en crise. 

Sofiane Nait, lui, explique que quand on fait des études d'histoire, on ne cherche pas à s'enrichir, que l'Etat n'est pas responsable de notre manque de perspectives et qu'ailleurs, c'est pareil. 

Ces deux critiques sont intéressantes. Elles montrent que, face à une situation bloquée, il y a effectivement deux options : soit on cherche, comme Marie-Charlotte, à profiter soi-même du système avant qu'il ne s’effondre totalement, en s’efforçant de croire qu'il est, au final, plutôt juste. Soit on fait comme Sofiane, on se prend en main, sans rien attendre de la France, mais sans partir. 

Marie-Charlotte est dans une situation de déni, parce que tout est fait autour de nous pour que nous croyions vraiment qu'en définitive, le système social français bénéficie à tous et nous protège. Mais sait-elle qu'un nombre croissant de français ne peuvent plus se soigner ? Que des médecins refusent des patients couverts par les dispositifs de gratuité type "CMU" car ils sont trop complexes et remboursés en retard ? Que les étudiants diplômés sont en concurrence avec les jeunes professionnels pour des stages ? Que le système scolaire français dans son ensemble est globalement injuste puisque donnant une prime aux insiders que sont les employés de l'Education Nationale ? Que les 10% de chômage officiel sont 30% à 60% plus élevés qu'en Allemagne, aux Pays Bas, au Royaume Uni , en Suisse, au Luxembourg ? 
Marie-Charlotte a raison. La France actuelle fonctionne bien, mais juste pour une petite partie de la population : les diplômés Bac +2/Bac +3 et +, cadres titulaires de la fonction publiques ou employés du CAC 40. Pour les autres français, c'est plus dur. 

Les clients d'EDF en banlieue ouest de Paris (Neuilly, Levallois, Nanterre) laissés sans explication façe à la panne de Janvier dernier, les usagers des lignes de RER A, C et D, les personnes qui font la queue à la CAF pendant des heures, les chômeurs en fin de droit qui s'immolent un peu partout dans le pays, les chefs d'entreprises écrasés par les charges et l'instabilité juridique et fiscale, les 100 000 jeunes qui sortent tous les ans du système scolaire sans qualifications, les manifestants fichés dans le FNAEG, les jeunes arrêtés par la police parce qu'ils n'ont pas le bon t-shirt, les patients qui préfèrent avoir recours aux services de médecine de Hongrie ou de Pologne, les 30% de détenus qui sont en préventive et en attente de procès, tous ces gens, eux, ne pensent pas comme Marie-Charlotte mais sont d'accord avec Clara G. Ils pensent qu'une autre France est possible, une France plus libre et moins étatique.


Quand à Sofiane, qui fait preuve de lucidité sur un certain nombre de points, qu'il n'oublie pas que les études de sciences humaines peuvent parfois mener à la fortune. Question de chance, talent et volonté. Il n'y a pas de fatalité à ce que les études de lettre ou d'histoire ne mènent qu'à la fonction publique, qui, d'ailleurs, ne recrute plus. Tout serait plus facile pour Clara G. si nous n'avions pas un gouvernement désireux d'en finir avec le statut des auto entrepreneurs, par exemple, ou soucieux de faire croitre la sphère publique, dans tous les domaines, au détriment des biens et libertés des gens. 

Cet immobilisme gouvernemental a une explication très simple : la génération du baby boom a fondé son mode de vie sur une hypothèque des droits des générations futures. Croire, par exemple, que la retraite par répartition est juste, alors que les paramètres démographiques de 2013 n'ont rien à voir avec ceux de 1945, c'est du syndrome de Stockholm, facilité, il est vrai, par la faible mobilisation politique des jeunes. Le gouvernement fait la politique réclamée par celles et ceux qui se mobilisent. Alors, Sofiane, Marie-Charlotte et Clara G. ont beau avoir des points de vue très différents sur la France, ils sont cependant à la recherche de la même chose : le droit à un avenir, non pas garanti, mais au moins permis. Qui saura les représenter ?


Egalement sur Doctissimo Actualité et sur Agoravox