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mercredi 26 mars 2014

#MUN75004 - remettons les pendules à l'heure" : Anne Lebreton n'était pas forcée de rejoindre le PS

Après avoir rejoint les listes de Chistophe Girard (PS), Anne Lebreton, plutôt que de s'écraser, a préféré prendre la plume et poster une justification sur le Hufffington Post, intitulée "Municipales à Paris: remettons les pendules à l'heure" (1)
En voici les points clefs : 
  • L'idée "libérale" n'est même plus de gauche ou de droite, elle est un sous-courant qui existe aussi bien au PS et dans les partis de la droite traditionnelle et à bien du mal à faire entendre sa voix. Pour le social, c'est un peu la même chose 
  • Sur certains autres sujets qui me tiennent à cœur comme celui de l'immigration, l'UDI est beaucoup plus proche du PS que de l'UMP.
  • Non, je n'ai pas fait partie de "Paris Libéré":
  • Oui, j'ai fait partie des nombreuses personnes à Paris qui ont été maltraitées par les errements de la campagne de NKM
  • Nous n'avons jamais dit pour qui nous nous prononcerions au second tour
  • Oui, nous avons d'abord envisagé une alliance à droite. Du coté de Vincent Roger j'ai trouvé porte close, une proposition qui ne nous convenait pas et un ultimatum.
  • Oui, c'est une transgression de changer de "coté", et j'en suis bien consciente. Nous avons été à deux doigts de n'appeler à voter pour personne. Cette solution n'était pas non plus très satisfaisante. A la fin, nous avons privilégié l'action.
  • Maintenant je vous pose la question: vous êtes si nombreux à demander une politique moins partisane, plus pragmatique, comment y arriver si personne n'accepte jamais de faire bouger les lignes pré-établies ?
Il y a bien un point sur lequel les libéraux seront d'accord avec Anne Lebreton : le libéralisme n'est ni de gauche ni de droite, ou, plus exactement, la gauche a abandonné le libéralisme depuis 1 siècle, quand la droite s'en méfie. 

Tout le reste est contestable. 

Déjà, si Anne Lebreton était libérale, elle serait membre d'Alternative Libérale ou du Parti Libéral Démocrate, deux structures membres de l'UDI qui esssayent précisémment de dépasser les clivages sur certains sujets, sans jamais faire de concessions avec le socialisme, de gauche comme de droite. 

Ensuite, sur le sujet de l'immigration, le PS et l'UMP ont la même politique. Peut être qu'Anne Lebreton n'a pas la TV ou Internet chez elle, sinon elle aurait que Hollande et Valls ont exactement la même attitude vis à vis de l'immigration que Sarkozy et Hortefeux, que ce soit par rapport aux roms (2) ou aux sans-papiers (3). Ce n'est d'ailleurs pas par pure méchanceté ou par pur racisme mais tout simplement parce que la France, ce zoo fiscal, impose par nature de ne pas donner le signal qu'elle ne va "pas accueillir toute la misère du monde", comme disait Rocard. Anne Lebreton ne peut donc pas prendre le prétexte d'une plus grande humanité du PS pour se justifier. Les immigrés ont bon dos ! Le mythe de la gauche socialiste humaniste, ca suffit ! Les villes de Lille (4), Nantes (5) ou Paris (6) sont socialistes, pas conservatrices !

Anne Lebreton dit qu'elle n'a pas fait partie de "Paris Libéré" de Charles Beigbeider. C'est inexact, et l'Indépendant du IVeme (7) explique ses nombreux changements. Ce que Anne Lebreton voulait dire, c'est qu'elle a très vite renoncé à être une candidate Paris Libéré quand certains de ses amis lui ont fait remarqué que Stéphane Journot, le militant de droite assez controversé, en faisait partie également. C'est bien ce que rappelle le Huffington Post (8)

Ensuite, Anne Lebreton nous dit qu'elle n'a jamais dit si ses éventuelles alliances de deuxième tour se feraient à gauche ou à droite. Cela signifie t-il que l'ancienne conseillère nationale de l'UDI n'a pas lu la charte de son parti ? L'UDI s'est crée au centre droit, en dénonçant les alliances à gauche du Modem et en promettant de s'allier, si nécessaire et quand possible, à droite. 

Anne Lebreton avait un choix à faire : ne rien faire de ses 5%. Elle a préféré aller négocier avec Girard, Monsieur LVMH et membre du même parti politique que Hollande, Valls, Belkacem ou Ayrault.  Quelle honte ...


NB : Anne Lebreton n'habite pas le 4eme.


(1) Le Huffington Post Municipales à Paris: remettons les pendules à l'heure 26 mars 2014 
(2) YouTube LibertarienTV Hollande et son gouvernement persécutent les Roms 6 aout 2012
(4) Le Figaro Démantèlement du plus grand camp de roms de Lille 11 septembre 2013
(7) L'Indépendant du IVeme MCCCXCI : Anne Lebreton : la rupture c'est maintenant ! 25 mars 2014

jeudi 12 septembre 2013

Logement: Alternative Libérale appelle la représentation nationale à rejeter le projet de loi ALUR

Le logement est un sujet majeur pour la plupart des ménages français. Poste de dépense majeur, il concerne à la fois les propriétaires et les locataires. Le logement est un bien de première nécessité et le droit à un logement décent est un objectif protégé par la Constitution. Face à la dégradation des conditions d’accès au logement et l’exacerbation des tensions sur les marchés immobiliers, le gouvernement Ayrault a choisi de présenter un projet de loi qui vise à :
-    Mettre en oeuvre une garantie universelle des loyers
-    Alourdir les réglementations qui pèsent sur le secteur des professions immobilières
-    Renforcer les conditions de mise en œuvre du droit au logement opposable
-    Rendre plus difficile les expulsions
-    Pouvoir mettre sous tutelle publique des copropriétés
-    Lutter contre l’étalement urbain tout en rappelant l’engagement de construire 500 000 logements par an, dont 150 000 logements sociaux,

L'économiste suédois et socialiste Assar Lindbeck illustre cette vision de la manière suivante : « le contrôle des loyers est le moyen le plus efficace de détruire une ville, avec le bombardement ».
Face à la crise du logement que connaissent certaines régions françaises, Alternative Libérale appelle la représentation nationale, non pas à adopter le projet de loi ALUR, mais à faire confiance aux mécanismes de marché pour permettre au plus grand nombre de pouvoir se loger dans des conditions qui tiennent compte de la réalité.

Alternative Libérale rappelle que la crise du logement en France a pour origine la législation française qui implique une lourdeur administrative qui pèse sur la fluidité du marché. Au lieu de laisser les propriétaires de terrain décider librement de l’usage de leur bien, la loi a préféré donner aux maires un pouvoir démesuré en leur confiant un monopole sur les permis de construire. Le malthusianisme foncier explique une partie de la pénurie de constructions neuves.
Alternative Libérale note également que les lois visant à protéger les locataires se retournent contre ces derniers. En voulant rendre compliquées les expulsions, la loi oblige les propriétaires à se protéger par des garanties démesurées, et parfois intrusives voire illégale. Si la loi remettait sur un pied d’égalité les parties prenantes, alors les relations locataires-propriétaires seraient plus équilibrées.
Alternative Libérale rappelle enfin que l’alourdissement des législations applicables au BTP, visant notamment à verdir les constructions, renchérissent les couts et allongent les délais.
Alternative Libérale souligne que le projet de loi ALUR ne répond à aucune des problématiques qui pèsent sur les paramètres de la crise du logement. Au contraire, le projet ALUR risque de créer un nouvel aléa moral an faisant peser sur tous le défaut de quelques rares locataires. Le projet de loi ALUR ne changera rien à la pénurie constatée dans les zones urbaines comme la région parisienne. L’existence d’un parc HLM, dont les fondements théoriques sont peu défendables crée un système opaque de favoritisme tout en défavorisant la mobilité sociale et géographique.

Alternative Libérale appelle le gouvernement à remédier à la lourdeur bureaucratique qui pèse sur quiconque voulant  construire, et à encourager les propriétaires à proposer des biens à la location en laissant libre la fixation des prix des loyers et en les soutenant en cas d’impayés, plutôt que de les stigmatiser. l’Etat français consacre chaque année environ 2% de son PIB à la politique du logement, contre 1% du PIB chez nos voisins allemands. Nous pouvons donc, en toute logique, faire mieux, tout en ayant moins recours à l'Etat.
En conclusion, Alternative Libérale appelle la représentation nationale à rejeter le projet de loi ALUR. Le marché du logement n'a pas à être régulé par le gouvernement, il a besoin de devenir un vrai marché, fonctionnant selon la loi de l'offre et de la demande, et régulé par le contrat.

mercredi 28 août 2013

CP : Non-réforme du système de retraites : Alternative Libérale dénonce le statu quo

Communiqué de presse d'Alternative Libérale


Il n'existe pas de groupe humain dans lequel les générations jeunes et actives s'occupent de leurs aînés, inactifs. La situation de la France d'après-guerre, largement dépendante du compromis avec les communistes, a toutefois détourné ce principe de bon sens en imposant la retraite par répartition, fondée sur des hypothèses démographiques exceptionnelles.
Aujourd'hui, le régime français de  retraite par répartition est en déficit structurel. Actuellement de 7 milliards d'euros, le déficit devrait atteindre le montant de 20 milliards d'euros dans 7 ans. Face à ce déficit, Alternative Libérale rappelle qu'il existe trois paramètres pour ajuster le système de retraite par répartition :
- l'age de départ à la retraite
- le taux de cotisations
- le montant des pensions
Si on accepte, comme le fait l'actuel gouvernement Ayrault, l'effort de sauver le régime français de  retraite par répartition en allongeant les délais de cotisations, alors on peut simplement regretter le fait que l'actuelle équipe au pouvoir ne fait que voter avec 10 ans de retard la réforme Fillon de 2003. Pourtant, le Parti Socialiste manifestait contre la réforme qu'il applique aujourd'hui, en 2010. Alternative Libérale regrette la démonétisation de la parole politique, qu'implique cette volte face.
Alternative Libérale regrette que le gouvernement élude plusieurs injustices : l'inégalité entre les salariés du public et ceux du privé, l'existence des régimes spéciaux, l'ouverture de la capitalisation aux seuls fonctionnaires (par le biais de la Prefon).
Alternative Libérale invite le gouvernement à explorer la voie médiane de la retraite par points qu'on mis en oeuvre un certain nombre de nos partenaires Européens, tout en laissant les français libres de décider eux mêmes de  leur age de départ à la retraite, du taux de cotisations qu'ils sont prêts à payer, à l'organisme de leur choix.

mardi 27 août 2013

L'incroyable discours de Jean-François Copé, dimanche dernier, à Chateaurenard

Si des extra-terrestres débarquaient sur Terre ce Mardi 27 Août 2013 et avaient l'amabilité de se poser à Chateaurenard plutôt qu'à proximité des studios d'Hollywood (dans les films, c'est pratique, ils débarquent toujours à proximité de Will Smith), alors, ils trouveraient une France d'une limpide lisibilité politique : ils pourraient penser que d'un coté il y aurait un gentil Copé, libéral, et de l'autre, des méchants socialistes.

Seulement, les français ne sont pas des petits bonhommes verts débarqués de Mars. Ce sont, pour certains, des contribuables, des électeurs, des observateurs de la vie politique, et, pour tous, des gens qui ont une mémoire.

Jean-François Copé découvre le libéralisme (économique) et en fait un discours punchy (1). Soit. A tel point que l'Express titre "Jean-François Copé à Châteaurenard: liberté, liberté chérie", le JDD :  Copé vante la "liberté" contre "le joug socialiste" et la Croix "Jean-François Copé lance un combat pour la liberté".

Clairement, que le leader de l'UMP appelle à libérer les auto entrepreneurs, à baisser les impôts et la dépense publique, à alléger le poids de l'administration est une bonne chose.
Seulement, Copé n'est pas un perdreaux de l'année, et nous non plus.

Entre 2007 et 2012, outre le fait qu'il était sans doute le meilleur ennemi du président Sarkozy, Copé était 
aussi et surtout un de ces députés de droite qui a voté 5 budgets tous en déséquilibre, des hausses d'impots massives et un nombre record de lois de finance (2). Où était le libéralisme pendant ces années, alors que l'UMP était au pouvoir ? 

Qui plus est, l'Enarque Copé a donné, dans son discours, des conseils de gouvernement à son confrère Hollande, Enarque, notamment en suggérant le recours aux ordonnances. Est-ce là, la vision de la démocratie libérale version Copé ? Pense t-il, comme bien d'autres politiciens, que les gens sont trop stupides pour pouvoir se saisir eux-mêmes des enjeux importants pour le pays ? Notre voisin, la Suisse, a bien rejeté, par référendum, la création d'un SMIC. Mr Copé se méfie t-il de la démocratie directe ou bien ?

Quand à la vision de la politique fiscale, elle relève un peu du libéralisme pour les nuls. Oui, il faut baisser les impots. Mais étant donné que quand la France dépense 1 euro, elle emprunte 25 centimes, un responsable politique doit commencer par dire quelles dépenses vont être supprimées. S'attaquer au mille feuille administratif est un excellent préalable, mais cela n'est pas à la hauteur des enjeux. C'est bien le recentrage de l'Etat sur ses seules missions régaliennes qu'il faut penser. Mr Copé et ses amis de l'UMP ont également toute une série d'outils, popularisés par Liberté Chérie, Contribuables Associés, Alternative Libérale et autres groupes libéraux-friendly, tels que la flat tax ou le salaire complet. Il est temps d'envisager que la réforme de l'Etat ne se fera que si les français sont informés du coût de l'Etat et se voient présenter de vraies alternatives fortes.

Est-ce que le discours de Copé a séduit les libéraux ? Peut-être que certains, notamment les libéraux conservateurs, y voient un bon premier pas. Mais que le leader de l'UMP soit touché par la grâce ne signifie pas qu'un risque de rechute vers le socialisme de droite (3), le pire ennemi du libéralisme, soit exclu.

Bref, en ce qui concerne votre humble serviteur blogueur : pas dupe ! Jean-François Copé n'est pas Margaret Thatcher. Mais ça n'est pas entièrement de sa faute. C'est aussi dû au fait que Copé reste avant tout un politicien français classique, qui n'ose pas avouer à ses compatriotes que l'Etat ultra interventionniste qui a pu vivre depuis 1945 à la faveur d'une période politique et démographique exceptionnelle est en faillite structurelle.

Si l'UMP veut une quelconque crédibilité en matière de libéralisme, qu'elle commence par faire monter une nouvelle génération de vrais militants libéraux et des leaders qui aient lu Frédéric Bastiat pour remplacer des politiciens à l'ancienne, empêtrés dans les conflits d’intérêt. Le libéralisme ne peut pas se résumer aux baisses d’impôts (même si, répétons, c'est un excellent préalable). Il doit s'appuyer sur une vraie philosophie de l'équilibre des pouvoirs, dont les Droits de l'Homme sont le socle.



(1) UMP : Discours de Jean-François Copé à Chateaurenard 25 Août 2013
(2) Nouvel Obs : Copé n'a "pas de religion définitive" sur le bouclier fiscal 30 Mars 2010
(2) Contrepoints : Sarkozy, ce socialiste 13 Novembre 2011



vendredi 16 août 2013

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jeudi 18 juillet 2013

CP - Alternative Libérale salue la nomination de Christian Saint-Etienne comme tête de liste UDI à Paris

Communiqué de Presse - Alternative Libérale salue la nomination de Christian Saint-Etienne comme tête de liste UDI à Paris
L'Union des Démocrates et Indépendants (UDI) répond à la volonté de voir représentées les valeurs centristes, radicales, libérales et démocrates sur l'échiquier politique français, à l'instar des l'offre politique disponible chez nos voisins Européens.
Dans ce contexte, la Fédération UDI de Paris a annoncé que Christian Saint-Etienne a été investi par le Comité exécutif de l’UDI du 16 juillet, comme tête de liste UDI à Paris, pour les élections municipales 2014 et candidat dans le 9èmearrondissement.
Alternative Libérale salue cette nomination et félicite Christian Saint-Etienne pour sa candidature. Alternative Libérale souligne le fait qu'après 12 ans de gestion parisienne par Bertrand Delanoé et sa première adjointe, Anne Hidalgo, la capitale a besoin de changement. L'économie en berne de la capitale, la propreté défaillante, la sécurité des biens et des personnes largement perfectibles et la gestion du système scolaire sont autant d'échecs pour l'actuelle majorité socialiste.
La candidature de Christian Saint-Etienne est une excellente nouvelle pour la ville de Paris et pour le Grand Paris. Sa parfaite connaissance de ce territoire et son expérience sont de réels atouts pour faire face aux enjeux de développement du Grand Paris. Christian Saint-Etienne est le seul candidat qui combine à la fois une expérience professionnelle internationale, une réflexion stratégique reconnue et la connaissance du tissu économique et social parisien de par son mandat d'élu au conseil municipal.
Alternative Libérale appelle à l’union de tous les centristes et des libéraux démocrates autour de Christian Saint-Etienne, afin de le soutenir dans sa volonté de s'adresser aux parisiens. Alternative Libérale souhaite à Christian Saint-Etienne une pleine réussite dans ce nouveau défi et sera heureux de le retrouver à la tête du mouvement d'alternance à Paris.


mercredi 19 juin 2013

Et sinon, l'UDI ?

"Notre drapeau, c'est la liberté. la liberté d'entreprendre, la liberté d'innover, la liberté pour un chef d'établissement  d'organiser ses équipes pédagogiques et les moyens pour venir en aide aux plus fragiles. Notre drapeau c'est aussi la réforme. La réforme, c'est l'adaptation".

Cette petite phrase a été prononcée par Jean-Louis Borloo (21'45) lors du 1er conseil national du l'Union des Démocrates et Indépendants, samedi dernier, à la Défense. 



Pourtant, est ce que l'UDI est un parti libéral pour autant ? Pour un certain nombre de libéraux comme H16, la répons est clairement non (lire Borloo et les proogrammes économiques rigoolos de l’UDI, également sur Contrepoints), et c'est logique ! L'UDI est un rassemblement de partis centristes dont certains ont une filiation idéologique complètement étatiste. L'ADN du Parti Radical n'est pas tout à fait celui de l'Alliance Centriste, du CNIP ou du Nouveau Centre.
Les libéraux en France, c'est Alternative Libérale, le Parti des Libertés, le Mouvement des Libéraux de Gauche, Les Libertariens mais également le Parti Libéral Démocrate, qui a fait le choix de l'UDI. Pourquoi ? 

Déjà, rappelons que les libéraux n'ont été au pouvoir, en France, que sous Giscard, puis, partiellement, entre 1986 et 1988, quand Alain Madelin, François Léotard, Gérard Longuet (!) avaient imposé leurs valeurs libérales à un Chirac alors admirateur de Margaret Thatcher (avant de revenir à Keynes ...), suite à l'échec de la droite libérale (Lire l'essai de Philippe Benassaya, "les hussards perdus de la République" chez Bourrin Editeurs). Quand la droite a gouverné entre 2002 et 2012, il n'y a quasiment pas eu de mesures libérales, en dehors de la création du statut de l'auto entrepreneurs, et la loi sur l'autonomie des universités. (Lire "Mise au point sur les idées libérales, un post du 18 avril 2012).

Or, nous sommes en 2013. Les journalistes et la quasi totalité de la classe politique sont anti-libéraux. Les français, eux, savent bien que le régime de retraite par répartition est voué à disparaître, que l'Etat est en faillite et prélève trop, que les libertés civiles sont tous les jours un peu plus menacées par un Etat de plus en plus puissant.

Si nous voulons une politique libérale, il nous faut une majorité libérale. L'UDI peut être le socle de cette alternative à la gauche socialiste, en tournant le dos au socialisme de droite que nous avons eu pendant les années Sarkozy. Les propos de Borloo cités plus haut le prouvent.
Cependant, ces propos ont été noyés dans un océan de mots socialo-compatibles, et même le shadow cabinet monté par l'UDI montre que le parti centriste semble n'avoir pas encore pris la mesure ni de la crise de confiance des français envers les politiques ni de la taille des efforts qu'il faudra faire si la France se retrouve au coeur de l'été dans la situation de Chypre ou de la Grèce.

Il y a aussi toutes ces mesures interventionnistes que certains membres de l'UDI approuvent, comme (lire proposons qu’une PME embauchant un jeune pour son premier emploi soit totalement exonérée des charges sociales pendant 1 an sur le site du Nouveau Centre). Et au bout d'un an ?
Les entreprises n'ont pas besoin d'exonérations de charges, surtout par contexte de déficit budgétaire donc de futures hausses d’impôts qui rendent les exonérations non pérennes, elles ont besoin de stabilité juridique et fiscale. Le préalable c'est donc la réforme de l'Etat.

Il y a encore du chemin pour que les idées libérales trouvent toute leur place sur la scène politique française, tout comme elles sont au pouvoir au Royaume-Uni, aux Pays Bas, en Allemagne et en Pologne, pour ne parler que de nos partenaires Européens.
Mais de part ses valeurs Européennes, son attachement au principe de subsidiarité, son attrait pour la liberté d'entreprendre mais aussi du fait de son personnel de cadres, largement composé d'entrepreneurs, l'UDI est libéral-compatible.

Sur le même sujet 

Contrepoints : L'UDI, un parti politique libéral ou pas ?
Contrepoints : Quel rôle pour le PLD dans l’UDI ?

samedi 15 juin 2013

Les prochains rendez-vous des libéraux

15 Juin 2013, de 9h à 14h : Réformer l'Etat, une conférence Contrepoints @ Salle AB, Maison des
Mines et des Ponts et Chaussées 270 rue Saint Jacques, Paris V.
Le quotidien en ligne Contrepoints coordonne l’organisation d’une conférence qui aura lieu le samedi 15 juin 2013 à Paris. Détails et inscriptions : fausterite.eventbrite.fr


15 Juin 2013, de 9h30 à 16h : Congrès National de l'Union des Démocrates et Indépendants (UDI)
au CNIT de la Défense. L'UDI accueille son 31eme député (Meyer Habib) et Hervé Morin y présentera
sa proposition de retour aux 39 heures 
Inscription obligatoire : inscriptions@parti-udi.fr


16 Juin 2013, toute la journée :  Election : Fin du système Cahuzac, à Villeneuve sur Lot.
Votons Stéphane Geyres au 1er tour ! Chers amis de la 3ème circonscription du Lot-et-Garonne, venez voter pour Stéphane Geyres, candidat libertarien, à l'élection législative partielle du 16 juin 2013. Mettons fin au système Cahuzac et envoyons un candidat vraiment différent à l'Assemblée nationale ! Vous pouvez visiter le site des Libertariens : http://leslibertariens.fr/ ou lire Sud Ouest, le quotidien régional.


17 Juin 2013, à 20h30, conférence de l'UDI Boulogne, avec Jean-Louis Bourlanges

André Santini, Président de la fédération UDI des Hauts-de-Seine et les élus UDI de la majorité municipale de Boulogne-Billancourt vous convient à la conférence
Moins d'Etat, plus d'Europe : Quelles perspectives pour la France ?
Avec Jean-Louis Bourlanges, Professeur à Sciences Po Paris, Ancien parlementaire européen et Jean-Pierre Spitzer, Avocat au barreau de Paris, Secrétaire général du Mouvement Européen - France en présence de Pierre-Christophe Baguet, Maire de Boulogne-Billancourt, Président de Grand Paris Seine Ouest Le Lundi 17 Juin 2013 A 20H30 à l’espace Landowski 28 av. Morizet, Boulogne-Billancourt Inscription : udiboulognebillancourt@gmail.com


18 Juin 2013, de 16h à 18h: Conférence de presse du lancement de Contre-Attaque, au Pont Neuf à Paris
Contre-Attaque est un collectif d’associations, sites et personnalités de droite, qui sera lancé lors d’une conférence de presse le 18 juin prochain à Paris (voir ci-dessous, cliquez pour agrandir le communiqué). Venez nombreux même si vous n’êtes pas journaliste, le nombre de places est limité mais la salle est grande ! Faites circuler cette information sur les réseaux sociaux car il n’est pas sûr que les médias la relaient très largement… ! Réservez votre place en envoyant un mail à mborowski@hotmail.fr. Vous pouvez également visiter le site : http://www.contre-attaque.org.
19 Juin 2013, de 19h à 21h30 : Conférence "L’image de la France en Europe", organisée par Alternative Libérale et Héritage & Progrès. Avec : Michael Theurer, député allemand au Parlement européen, membre du Groupe Alliance des Démocrates et des Libéraux et président de la commission du contrôle budgétaire, et Stefan De Vries, correspondant, en France, pour la télévision publique des Pays-Bas répondront à cette question. "l'image de la France en Europe"
Inscriptions : https://www.facebook.com/events/549896531728105/?ref=14
ou fdeharven@alternativeliberale.fr


20 Juin 2013 et 21 Juin 2013, à partir de 9h30, colloque universitaire à Aix en Provence 
Ethique et politique : colloque @ Université d'Aix Marseille juin 20 @ 9 h 30 min – juin 21 @ 18 h 00 min Le centre de recherche en éthique économique organise son vingtième colloque à Aix-en-Provence, avec un programme de qualité. Détails en pièce jointe : Programme : http://dl.free.fr/mwmda2Q5Q [...]


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dimanche 19 mai 2013

Le féminisme à géométrie variable, ça suffit !

Il y a quelque chose de comique chez les féministes : c'est leur vision à géométrie variable de ce qu'est le féminisme, de la nature de ce qu'il devrait combattre et des contradictions sur les méthodes. 

Prenez Marie-Ségolène Royal, qui sort un livre ces jours-ci, accompagné d'un gros plan de com chez les medias mainstream type le Huff Post. Ne trouvez-vous pas insupportable de lire que, selon Ségolène Royal, si elle n'a pas été soutenue par le PS et élue par les français en 2007, c'est parce qu'elle était une femme ? Quelle arrogance de la part de cette Enarque ancienne ministre,  vis-à-vis de tous les hommes et femmes politiques qui n'atteindront jamais son niveau de pouvoir. N'est-elle pas présidente de conseil régional ? 
Ce qui est drôle avec les féministes de gauche, c'est que, quand ils échouent, c'est forcément de la faute à la société, jamais de la leur.
Si le brave Olivier Falorni a gagné en 2012 face à Marie-Ségolène Royal, c'est, non pas parce qu'il était un homme, mais parce qu'il était un petit, un sans grade face à a toute puissance d'une personne soutenue par l'état major socialiste.

A droite aussi, la notion de féminisme n'est pas très claire. Déjà, on cherche toujours à savoir si les conservateurs défendent la thèse essentialiste (les femmes ont des qualités intrinsèquement liées à leur sexe) ou non. Ensuite, on aimerait bien que l'UMP explique comment on peut défendre un idéal de parité alors que la vie politique française est dominée par le scrutin majoritaire à deux tours. A moins que l'on ne mette que des femmes en candidate, il n'y a par définition aucune garantie pour que des élections fassent élire 50% de femmes, c'est de la pure logique.

Des femmes au pouvoir, il y en a eu, et il y en a. Toutes n'ont pas eu besoin de quotas. Sauf
preuve du contraire, Margaret Thatcher s'est imposée à la tête des Tories puis du Royaume Uni à la force de son seul mérite, et par les idées. Maintenant, si les féministes à géométrie variable veulent vraiment aller jusqu'au bout de la logique des quotas, qu'elles s'attendent à trouver sur leurs routes les minorités qui seraient elles aussi éligibles à de tels dispositifs. Si, par exemple, le seul argument d'Anne Hidalgo, la candidate à la mairie de Paris, est "il faut une femme à la tête de Paris, nous sommes 53% de la population de la ville", très bien, mais dans ce cas, que propose t-elle pour qu'on soit sûrs que le personnel politique parisien reflète vraiment la sociologie de la ville, dans toutes ses dimensions (économiques, ethniques, raciales, religieuses) ?

Face au féminisme de quotas, il y a le féminisme de promotion de l'Humanité toute entière, comme le montre
l'action de femmes telles que Christine de Saint Genois, qui a reçu fin 2012 les palmes de l'excellence, pour sa carriere exceptionelle et sa lutte pour la liberté et la dignité des femmes dans le monde (voir le communiqué de presse d'Alternative Libérale).






Sur le même sujet 

jeudi 4 avril 2013

Entrepreneuriat : comment libérer les talents et les compétences en France ?


Communiqué de Presse d’Alternative Libérale du 03 mars 2013


Alors que la France fait face à une récession sans précédent, la classe politique française tend à se replier sur elle-même en recherchant des solutions dans l’ultra étatisme, le dirigisme, le nationalisme et le socialisme. Ces recettes ont pourtant échoué, de tout temps, et sous toutes les latitudes. Alternative Libérale, le parti pris de la liberté, fidèle à son engagement en faveur des valeurs de libertés, tient à rappeler que la France n’est pas une ile isolée, qui pourrait vivre sous un régime complètement étatique, mais que notre pays est au contraire une des composantes de l’Union Européenne, et qu’il s’enorgueillit de sa qualité de ses forces vives, à commercer par les entrepreneurs.
Alternative Libérale, avec le soutien du Forum Libéral Européen et de la Friedrich Naumann Foundation for Freedom, ont le plaisir de vous inviter au débat suivant :
Entrepreneuriat : comment libérer les talents et les compétences en France ?
Ce débat aura lieu le samedi 6 avril 2013 de 15h30 à 18h30 à la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale, au 4 place saint Germain des Prés.
Les intervenants seront à la disposition des journalistes entre 15h30 et 16h.
Il rassemblera les intervenants suivants :
Olivier MOUSSON | Président de la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale
SUSANNE HARTIG | Directeur Exécutive du Forum Libérale Européen (ELF)
FRÉDÉRIC DE HARVEN | Président d’Alternative Libérale, membre d’ELF
SIR GRAHAM WATSON MEP | Président  du Parti ALDE, Les Libéraux Démocrates Européens
DENIS JACQUET | Président de la société d’e-learning Edufactory et du mouvement Parrainer la croissance.
ARMAND BOGAARTS | Entrepreneur et dirigeant (CDL, LCL Belgium, T-Plan N.V.)
ALEXANDER GRAF LAMBSDORFF | Député Européen (FDP), Vice-Président de l’ALDE
HERVE LAMBEL | président de l’organisation patronale Le Cerf, candidat à la présidence du Medef .
AZIZ SENNI | Entrepreneur Social, Fondateur Président du Conseil de Surveillance du fond d’investissement Business Angels des Cités, Fondateur Président d’ATA.
De cette rencontre, Alternative Libérale tirera des conclusions quant à la nécessité de laisser s’exprimer le potentiel entrepreneurial des français.

vendredi 1 mars 2013

Les prochains rendez-vous d'Alternative Libérale


Cher Adhérent(e), Cher Sympathisant(e),

Souvent annoncées, quasiment aussi souvent réduites à néant, les réformes du droit du travail ne sont pas à la hauteur des enjeux du XXI siècle. Alors que nous sommes à un tournant de l’histoire quittant progressivement le modèle de la sociale démocratie, il est nécessaire de définir une autre façon de gouverner, une autre façon de faire de la politique qui invite à repenser l’action de la puissance publique dans un monde en permanente mutation.  

En cette période de changement nous devons être capables de faire table rase des discours nationalistes et démagogues pour faire confiance aux citoyens, à l’individu et  aux entrepreneurs. Ainsi, alors que nous vivons une révolution industrielle et que le monde est devenu « notre jardin », nos gouvernements demeurent frileux aux changements, préférant souvent un repli nationaliste. 

Confrontée à une instabilité juridique et fiscale,  la compétitivité de nos entreprises et l’attrait pour des entreprises étrangères d’investir en France se sont considérablement réduits. C’est dans ce contexte qu’Alternative Libérale a le plaisir  de co-organiser, ensemble avec le Forum Libéral Européen, un débat sur l’entreprenariat !

Ainsi Alternative Libérale, membre du Forum Libéral Européen (ELF), avec le soutien de la Friedrich Naumann Foundation for Freedom, sera honorée de vous inviter à la table ronde :
ENTREPRENEURSHIP: UNLEASHING FRANCE’S POTENTIAL, à Paris, Société d’Encour agement pour l’Industrie Nationale, 4, Place Saint-Germain-des-Prés le samedi 6 avril 2013, 15h30-18h30

Le débat sera placé sous la  présidence de Sir WATSON, Président du Parti Libéral Européen (ALDE 3ème parti au Parlement). Plusieurs autres invités internationaux nous feront l’honneur d’être parmi nous ;
ALEXANDER GRAF LAMBSDORFF MEP, Député Européen (FDP), Vice-Président de l’ALDE,
ARMAND BOGAARTS, Entrepreneur et dirigeant (CDL, LCL Belgium, T-Plan N.V.),
DENIS JACQUET, Président de la société d'e-learning Edufactory et du mouvement Parrainer la croissance.

La liste des intervenants vous sera communiquée prochainement. L’objectif de la conférence est d’instaurer un échange avec la salle après une brève présentation des participants. La conférence sera traduite en directe.

Inscriptions sur la boite mail fdeharven@alternativeliberale.fr

Par ailleurs, je vous rappelle la réunion du 21 mars « un nouveau Logiciel pour la France » à 19h30 dans un salon de l’Assemblée Nationale. Merci de vous inscrire rapidement auprès de Jacques Gautron : gautron.jacques@free.fr

Au plaisir de vous retrouver nombreux lors de ces rendez-vous importants,

Bien cordialement,

Frédéric de Harven

mardi 15 janvier 2013

Un nouveau logiciel pour la France

Ils sont où, les libéraux ? 

Jacques Gautron
Ils travaillent à un nouveau logiciel pour la France ! Jacques Gautron, ingénieur conseil, qui intervient souvent dans les Echos, a organisé en novembre dernier une réunion des associations libérales, autour d'Alternative Libérale, afin d'aider la France à passer à autre chose que l'ultra étatisme et l'ultra socialisme de gauche comme de droite. 

Salaire complet, privatisation de la Sécurité Sociale, fédéralisme, démocratie directe, les thèmes de réflexion sont nombreux. 

Vous pourrez les retrouver sur le blog "Un nouveau logiciel pour la France"

Les libéraux sont animés par une idée : comment reprendre le contrôle de nos vies, face à un Etat tout puissant et qui écrase tout sur son passage ? Alternative Libérale veut diffuser les réponses à cette question.

vendredi 11 janvier 2013

Manif, ou pas, dimanche ?

Faut-il aller manifester, dimanche 13 janvier 2013, ou pas ?

D'un coté, qui peut être contre l'égalité de droits ? Les libéraux ont toujours été favorable au mariage des gays, cf Sabine Hérold, ancienne présidente d'Alternative Libérale ou Aurélien Véron, président du Parti Libéral Démocrate. Certains cercles conservateurs et catholiques comme e-deo l'ont souvent reproché. Idem pour l’extrême droite. Les libéraux ont deux arguments en faveur de l'ouverture aux couples gays du mariage : d'une part, chacun devrait être libre de passer les contrats qu'il veut avec qui il veut, et, d'autre part, cette demande est un fait un sacré pied de nez au supposé progressisme des gays. Le mariage étant une institution conservatrice & bourgeoise et non pas progressiste, les gays prouvent qu'ils sont bien plus proches de la droite conservatrice que de la gauche qui n'aime pas le mariage (observez le statut marital de Flamby, Duflot ou Moscovici). 

De plus, avec un français sur 10 qui serait gay, on peut dire qu'il y a peu de français qui n'ont pas d'homos dans leur entourage. A Paris, c'est certainement plus vrai encore. Autrement dit, tout le monde connait des gays en couples. Si ca les amuse de vouloir renforcer leur couple par un bout de papier signé en mairie, pourquoi s'y opposer ?

Qui plus est, que l'on soit pour ou contre le projet de loi, chacun sera heureux de profiter de cette occasion d'aller faire la fête entre amis, à l'occasion des futurs mariages qui seront célébrés.

Tout pourrait donc aller dans le sens d'une nécessité de ne pas aller manifester dimanche. 


Mais, d'un autre coté, il y a cet insupportable climat entretenu par les socialistes et certains gay. Ils cherchent à faire croire qu'aller manifester dimanche, c'est :

  • être un extrémiste de droite (donc un facho/nazi/raciste/criminel/demeuré) cf les propos de David Assouline «je mets en garde sur ce qui peut ressembler à une manifestation UMP-FN». Réponse : Heu, oui, David, et ensuite ? Si l'UMP et le FN (deux partis avec qui votre humble serviteur blogueur ne partage rien pour l'un, pas grand chose pour l'autre) sont des organisations illégales, alors qu'elles soient interdites. 
  • être homophobe, c'est à dire coupable d'un crime passible de poursuites pénales. Notez quand même que même les gays contre le projet de loi de mariage dit pour tous sont accusés d'homophobie ! cf "Dimanche, c'est la haine qui sera dans la rue ! ( Judith Silberfeld )" sur le blog de Corto74
  • être un extrémiste religieux catholique, assimilable à Civitas ou à la FSSPX. 
Toutes ces remarques seraient plutôt de nature à radicaliser les plus modérés, car les socialistes, en difficulté sur presque tout (Florange, Notre-Dame-des-Landes, remontée des taux d’intérêts, chômage  délinquance, expulsions de Roms et de clandestins, corruption et mises en examen, Aurore Martin, affaire Cahuzac), sont bien contents de se retrouver dans un combat gauche-droite, en fermant les yeux (et les médias avec) sur 
  • les gays contre le  projet de loi mariage dit pour tous
  • les laïcs d'une part, et des religieux non chrétiens d'autre part, opposés au projet de loi mariage dit pour tous
  • tous les élus du centre, de droite et d’extrême droite qui sont favorables au projet de loi de mariage pour tous, de Jean-Luc Benhamias (Modem) à certains cadres du parti de la fille à papa de Saint Cloud, en passant par Jean-Christophe Lagarde (FED),  Valery Giscard d'Estaing, Jean-Louis Borloo (UDI), Chantal Jouanno (UDI), Frank Riester (UMP) .. cf le blog "de droite et pour le mariage pour tous" http://mariagepourtousadroite.blogspot.fr/ ainsi que Contrepoints. 

De plus, il y a des questions fondamentales. Le mariage ouvert aux gays n'est qu'une étape. Le but est de faire attribuer à deux parents gays des droits de parents. Qui le dit ? Des gays eux-mêmes (cf "je pense aux compagnes et compagnons de vie qui ne peuvent récupérer les enfants de leur "conjoint" à l'école"). En plus des droits parentaux, que ne donnent pas le PACS (lire  le dossier de Patrimoine.com "Mariage, Pacs : existe-t-il encore des différences ?"), la procréation médicalement assistée a toujours fait partie des souhaits. C'est exprimé par Tetu ou Yagg et c'est logique : les gays voulant se marier étant des conservateurs comme les autres, ils rêvent, comme les autres, de famille avec enfant. Comme deux femmes ne peuvent pas avoir d'enfants à deux, alors la procréation médicalement assistée (PMA) doit pouvoir être pratiquée tout en donnant aux deux parentes de droits. Forcément, la GPA suivra derrière. Pierre Bergé l'a dit, Elisabeth Badinter l'espère, certaines associations le souhaitent, et surtout, à partir du moment où on donne un droit aux femmes gays, on ne voit pas pourquoi on créerait une discrimination envers les hommes gays. Il y a d'ailleurs un argument qui milite en faveur de l'adoption de la PMA et de la GPA en France : cela existe à l'étranger (c'est l'argument utilisé pour justifier le fait que la France était en "retard" par rapport à l'Espagne ou la Belgique) et en plus, des couples gays peuvent aller à l'étranger pour utiliser les services d'une mère porteuse. Sur aufeminin.com, des femmes belges proposent leurs services pour des couples gays français (il y a même un numéro de portable pour les intéressés). Sur Rue89, des gens témoignent. Idem chez Libération. La GPA est logique du point de vue de l'ouverture des droits, comme l'explique Pierre Bergé, et elle existe déjà chez nous. Les socialistes ne pourront pas faire l'autruche longtemps. 


Ce qui gène, dans ce projet de loi, donc, c'est :


  • la faiblesse de l'argument qui consiste à dire "si deux personnes s'aiment, alors elles devraient pouvoir se marier". Les couples hétéros ne sont pas mariés par un maire après vérification qu'ils s'aiment. D'ailleurs, se marier et s'aimer sont deux choses différentes.
  • le fait que le gouvernement n'ait que le mot "c'est la volonté des associations "LGBT", le mariage pour tous", à la bouche, alors que dans le même temps, si des associations d'entrepreneurs comme les #geonpi font des demandes partisanes, on parlera de lobby et non pas d’intérêt général. Depuis quand les associations sont un législateur ?
  • le distinguo fait entre le mariage et la parentalité. Les gays veulent du mariage pour tous pour avoir des droits de parentalité. On ne voit pas pourquoi le groupe socialiste à l'Assemblée Nationale rejette à plus tard l'examen du projet de loi sur la PMA, et ne prend pas en compte la GPA. (Et qui va payer cette PMA ? Nous, les contribuables et cotisants sociaux, pour un élément de confort ?)
  • le contexte, cherchant à créer du débat gauche droite là où ça n'est pas le sujet, et diffusant des messages christianophobes sans complexe, mais aucune remarque sur les positions des juifs, des musulmans ou de certains protestants, par souci de politiquement correct..
Toutefois, le succès de la manifestation dimanche (car elle s'annonce être un succès au vu de la mobilisation) va galvaniser les militants de gauche, sans pour autant empêcher le projet de loi de mariage pour tous d’être voté, puisque les socialistes sont majoritaires à l'Assemblée Nationale et au Sénat. Du point de vue purement tactique, et au delà du fait d'exprimer ses idées, il est dommage de contribuer à ressouder les gauches alors que tout les séparent. Il n'y a rien de commun sur le plan idéologique entre Montebourg et Duflot (voir Les écolos ne sont pas socialistes mais centristes voire libéraux sur le blog Ecologie Libérale). Il est dommage de laisser croire que la gauche est unanime sur le mariage gay alors Gérard Collomb, sénateur maire PS de Lyon, Lionel Jospin, ancien ministre PS,  Raymond Occolier, député maire PS du Lamentin,  Bernard Poignant, maire PS de Quimper, Philippe de Roux, PS, Patrice Carvalho (Parti de Gauche) sont contre. 

Alors, manif, ou pas, dimanche ? Dilemme ..
.
Tout serait plus simple si nous avions, dans ce pays, une droite vraiment libérale qui aurait supprimé le mariage civil et le quotient familial, et laissé aux avocats ou aux notaires le soin de ratifier des contrats librement ratifiés par des individus libres, majeurs et consentants. Hélas, la droite française, comme la gauche française, pense qu'elle doit dire ce qui est bon pour "la société". Ça n'est pas le mariage pour tous qu'il faut voter, c'est le mariage civil qu'il faut supprimer !

Oh, et puis, sinon, Sylvie Andrieux, la socialiste marseillaise accusée de détournements de fonds publics, est toujours à l'Assemblée Nationale, une section de Sud Rail Gare du Nord aurait peut-être couvert de possibles faits de harcèlement (hetero)sexuels, la Tunisie est toujours sous tension, de graves affrontements opposent la police à des Roms près de Lyon, la routine, quoi ...


Egalement publié sur Agoravox


dimanche 9 décembre 2012

Les libéraux démocrates sur le terrain - Agenda de la semaine


10 Décembre 2012

Le Président du Partie Libérale Démocrate, Aurelien Veron, sur France Inter Lundi matin dans l'émission "Service Public" de 10h00 à 10h45 sur le travail le dimanche.


11 Décembre 2012

Dans le cadre du cycle de conférence à Paris autour d'Alain Madelin, sur  « connaître l’économie pour mieux comprendre le monde », Gérard Dréan donnera une conférence à Paris le 11 décembre.


12 Décembre 2012

La Conférence Olivaint a le plaisir de recevoir Hervé Morin, Ancien Ministre, Président du Conseil National de l’UDI, Président du Nouveau Centre, mercredi 12 décembre à SciencesPo (amphi Erignac au 13, rue de l'université) à 19h15. Hervé MORIN interviendra sur le thème: « Le Centre, l'opposition crédible? ». 



13 Décembre 2012

Première réunion de suivi du projet lancé le 27 septembre avec les Associations, Think tanks et Groupe libéraux. Cette réunion doit permettre de transformer l'essai réussi lors de la "Réunion de rentrée Libérale". Contact : Jacques Gautron, Alternative Libérale.



15 Décembre 2012

Nous avons le plaisir de vous inviter à la première édition du Salon du Livre Libéral, Le Livre en Liberté.
Vous pourrez y rencontrer 50 auteurs libéraux : Notre salon est un mélange de jeunes auteurs bandes dessinées  MIEGE, Clément GRANDJEAN, d’économistes réputés Florin AFTALION, JM.DANIEL, Nicolas LECAUSSIN  de philosophes comme P.NEMO, Alain LAURENT, Yves ROUCAUTE, d’historiens JG.MALLARAKIS, Benoit MALBRANQUE et bien d’autres.
Tout au long de la journée, trois conférences suivies d’un débat seront organisées :
  • 15h15-16h00 : Théorie du genre et subversion du Droit (Drieu GODEFRIDI – Henri LEPAGE)
  • 16h45-17h30 : L’identité intellectuelle du libéralisme  (Alain LAURENT – Vincent VALENTIN)
  • 18h15-19h00 : L’autoédition  (Gérard DREAN – Ulrich GENISSON – Daniel  TOURRE)
Retrouvez également cet événement sur la page Facebook qui lui est dédiée :
http://www.facebook.com/events/461684417208593/ 
Venez nombreux !

dimanche 2 décembre 2012

Hervé Morin - Nouveau Centre UDI - Congrès de Valence

A l'occasion du Congrès de Valence qui s'est tenu ce 2 décembre 2012, Hervé Morin a été réélu président du Nouveau Centre. Clairement, il entend jouer au sein de l'UDI la partition libérale que le Parti Républicain a joué au sein de l'UDF, le parti de centre droit, durant les années 80, d'après son discours que l'on peut résumer en 6 phrases clefs : 

  • Nous sommes drogués à l’Etat, perfusés à l’allocation, intoxiqués à la réglementation

  • Méfions-nous de ce qui a été souvent le péché mignon des centristes : la tiédeur, la demi-mesure, le consensus poussé à l’extrême #congresNC

  • Le Nouveau Centre a toujours revendiqué d’être le parti des libertés, ... libertés économiques mais aussi le parti d’une société décentralisée

  • Quand est-ce que l’Etat nous foutra un peu la paix et nous fera un peu plus confiance ? #congresNC

  • Entre l égalité et la liberté je choisis la liberté. Oui je choisis la liberté tellement elle a reculé dans notre pays tellement elle a été rongé jours après jours .... #CongresNC

  • Nos compatriotes souffrent de cette société de la contrainte sans pour autant avoir le sentiment d’être protégé comme il faut #congresNC
Un discours clair que ne renieront pas la plupart des libéraux du Parti Libéral Démocrate, mais aussi les centristes, qui ne se reconnaissent ni dans le socialisme de gauche (PS et son front de gauche), ni dans le socialisme de droite (UMP (hors Réformateurs) et leur front national). 

Reste à déterminer comment l'UDI et ses composantes (Nouveau Centre, Alternative Libéral, Parti Radical, CNIP et certains Modem) trouveront leur autonomie et amèneront leurs idées centristes, fédéralistes Européennes, libérales et démocrates jusque devant les électeurs en 2014. La proposition de loi sur la reconnaissance du vote blanc, adoptée il y a deux semaines sur proposition du groupe UDI à l'Assemblée Nationale (Jean-Louis Borloo, Hervé Morin, Jean-Christophe Fromantin, Charles de Courson ...) donne une idée intéressante de la façon dont tous ces centristes peuvent bosser ensemble. Mais l'UDF et les années 80 sont loin. L'UDI et les libéraux doivent avoir de nouveau chevaux de bataille, tels que l'open data, la carte d'identité biométrique (le fichage des gens honnêtes), le soutien public d'entreprises privées ... les causes anti ultra-étatisme ne manquent pas, et il faudra plus que des (bons) discours pour sortir la France de son carcan ultra socialiste.

Pour suivre Hervé Morin :