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vendredi 16 mai 2014

Questions sur le programme de l'UDI/Modem les Européens

Vous le savez, pour les élections Européennes 2014, les listes centristes de l'UDI et du Modem sont unies sous le label "les Européens" (1), partant du constat qu'elles sont d'accord pour plus d'Europe et la marche vers le fédéralisme. Pour trouver l'apologie sans réserve des Européens, RV sur le blog de l'Hérétique (2) ;-)
Il y a déjà des députés UDI-Modem à Bruxelles. Citons par exemple l'excellente Sylvie Goulard (3), reconnue pour son travail, son expertise (4) et son implication, ou encore la moins excellente Marielle de Sarnez, qui a alterné, ces derniers mois, entre travail de démolition de la fédération du Modem Paris (5), poker menteur sur le leadership des centristes parisiens (6) et incohérence au  niveau Européen.

Ce dernier point est très important. En effet, nouveauté de cette élection aux Européennes 2014 : le vote des députés va indirectement influencer le choix du président de la Commission Européeenne.
En effet, on sait qu'en ce moment, 5 candidats à la présidence de la Commission Européenne font campagne (7) : Jean-Claude Juncker (PPE, droite), Martin Schulz (PS, gauche), Alexis Tsipras (extrême gauche) , Ska Keller (écolo) et Guy Verhofstadt. Ce dernier est soutenu par les membres du parti centriste et libéral démocrate au niveau Européen, l'ALDE .

Or, vous remarquerez qu'il n'y a pas, sur les documents de campagne de l'ALDE, de référence au Modem/UDI les Européens.


C'est normal. Les députés UDI font parti du PPE (comme ceux de l'UMP, allez comprendre). Et ceux du Modem font partie de l'ALDE, sauf que parfois, on a l'impression qu'ils préféreraient être membres de la gauche européenne.

Exagération ? Il n'y a qu'à voir la réaction de Marielle de Sarnez à la candidature d'Olli Rehn, un libéral finlandais, à la tête de l'ALDE. Marielle de Sarnez avait menacé de quitter l'ALDE si Olli Rehn était proposé à la place de Guy Verhofstadt (8).

Du coup, avant d'aller éventuellement voter UDI/Modem les Européens, les électeurs feraient bien de se poser quelques questions sur le programme des listes centristes françaises :

  • L'UDI/Modem les Européens veut mettre en place "un véritable SMIC Européens", selon le programme. Or, Guy Verhofstadt est contre, d'après le Monde. Question 1 : élus à Bruxelles, les députés UDI/Modem les Européens vont-ils continuer à promouvoir la vision socialiste, dirigiste et étatique de l'économie qui prévaut en France, ou bien seront-ils plus en phase avec leurs "partenaires" LibDem (anglais) et autres FDP (allemands) ? 
  • Question 2 : l'harmonisation fiscale. L'ALDE est contre. Que diront les UDI/Modem les Européens ? 
  • La problématique de la localisation du parlement européen. Importante, sachant que les signataires de One Seat (une pétition qui veut arreter le déménagement permanent entre Bruxelles, Luxembourg et Strasbourg) sont majoritairement des fédéralistes Question 3 : les UDI/Modem les Européens vont-ils s'aligner sur le point de vue de Cecilia Malmstrom (Folkparteit) ? 

En fait, l'ALDE affiche clairement ses priorités : défense des libertés individuelles, de la libre circulation des personnes et des capitaux, critique virulente de la politique de surveillance électronique de la NSA (9). On est pas certain de retrouver clairement tous ces points dans le programme de UDI/Modem les Européens. De manière plus globale, les centristes français devraient cesser de dire que la marche vers le fédéralisme, souhaitable, doit forcément passer par une harmonisation fiscale et sociale
Après tout, est ce que les taux d'impositions sont les mêmes entre la Californie, le Texas, le New Hampshire et le Massachusetts ? Alors pourquoi devraient-ils être identiques entre la France, la Belgique, la Slovénie et la Suède ? Même dans un état aussi jacobin que la France, nous avons trouvé le moyen de créer des taux d'imposition différents pour la Corse, les Zones Franches Urbaines ou les journalistes. 

Le fédéralisme devrait avant tout passer par un double mouvement, de gestion commune, d'une part, des missions régaliennes des 28 (police, justice, armée et diplomatie) depuis Bruxelles et de délégation aux régions & landers, aux associations ou au secteur privé des autres missions de service public (santé, éducation, transports ...), dans le respect du principe de subsidiarité. Ainsi, nous aurions en plus une réponse au besoin urgent de réforme de l'Etat (en France). 

Dans un contexte de rude concurrence (31 listes, dont certaines très intéressantes comme Nous Citoyens de Denis Payre, ou le Parti Fédéraliste Européen), l'UDI/Modem les Européens a tout intérêt à afficher clairement ses valeurs. 


Sur le même sujet

Le Parisien Libéral Que voter aux Européennes 2014 ? 15 mai 2014



(1) Les Europeens
(2) L'Hérétique Programme de l'Alternative pour l'Europe : profonde satisfaction ! 5 mai 2014
(2) Sylvie Goulard 2014.eu
(4) Le Parisien Libéral Sylvie Goulard, députée Européenne, interviewée sur BFM 16 juillet 2013
(5) It's Good to be back Avis de mort clinique de la fédération de Paris du Modem, Marielle de Sarnez cherche liquidateur 29 novembre 2013
(6) Municipales Paris 2014 #Sarnez chef de file de #LAlternative #UDI-#MoDem à #Paris ? 10 novembre 2013
(7) Atlantico Elections européennes : revivez les temps forts du débat pour la présidence de la Commission 15 mai 2014
(8) Le Monde Centristes et libéraux au bord de l’éclatement ? 14 janvier 2014
(9) La Tribune Elections européennes: le jeu des six familles... politiques

jeudi 15 mai 2014

Que voter aux Européennes 2014 ?

Dans 10 jours, nous allons voter pour les Elections Européennes. Pour quoi aller voter ? 





Du 22 au 25 mai prochains, près de 400 millions d'électeurs se rendront aux urnes à travers les 28 pays de l'Union européenne pour élire 751 députés pour cinq ans qui occuperont des fonctions globalement semblables à celle d'un Parlementaire de l'Assemblée nationale française, note BFM TV (1). En France, le scrutin se déroulera le 25 mai et enverra à Bruxelles 74 Eurodéputés, soit près de 10% des députés Européens (soit quasiment la part des français dans la population Européenne, 60/500 millions). 
En France, les députés Européens sont élus à la proportionnelle, sur des listes, par circonscriptions qui sont des grandes régions élargies, sur un seul tour

Que font les députés Européens ? 
Les députés Européens ont un rôle législatif partagé. 


D'une part, ils investissent la fameuse Commission Européenne (autrement dit, ils choisissent de mettre à la tête de la Commission Européenne Delors, Santer ou Barroso), et d'autre part, ils codécident des lois européennes, en partenariat avec le Conseil de l'Union Européenne, ce dernier étant composé de représentants nationaux (qui changent selon le sujet traité). 

Est-ce que c'est compliqué ? Oui et non. Les institutions européennes répondent à trois buts contradictoires : respecter les souverainetés nationales (les ministres qui assistent aux Conseils de l'UE y veillent), pousser en avant le projet fédéraliste (c'est le rôle du Parlement Européen, élu au suffrage universel direct par l'ensemble des Européens) et respecter le principe de séparation des pouvoirs. Et ça n'est pas plus ou moins compliqué que le processus législatif national. En France, la majorité des lois sont des projets de lois, et non pas des propositions de loi. Autrement dit, en France, c'est le gouvernement, non élu, qui majoritairement propose aux députés (élus) de voter telle ou telle loi, à commencer par la plus importante : la loi de finance. 

Bien que ce ne soit pas simple, nous Européens profitons des bienfaits que la législation Européenne a apporté aux pays membres. Par exemple ? Le dégroupage. Sans législateur européen, France Telecom n'aurait pas été forcé d'ouvrir ses boucles locales, et l'ADSL serait une offre restreinte et chère. Si Free et tous les autres existent, c'est parce que l'Europe a imposé l'ouverture du secteur. 
Un deuxième exemple ? Le transport aérien. Sans législateur européen, Air Inter (l'actuel Hop) aurait encore le monopole des liaisons intérieures françaises) et aller de Paris à Marseille coûterait bien plus que 100 euros. 
En fait, la lutte contre les monopoles est le principale acquis, pour le grand public, de l'Europe. Pendant que Montebourg et ses prédécesseurs disent vouloir des ententes dans les telecoms, au niveau national bien sur, et sans méchant patron étranger type Patrick Drahi (2) pour perturber le jeu, la justice européenne, elle, sanctionne ces ententes (3).  
Alternative Libérale, en  2009 avait souligné tout cela (4). 

C'est bien dans ce sens que l'on peut dire, à l'instar du discours de l'UDI-Modem/Les Européens, qu'il faut plus d'Europe (5). On voit bien que non seulement les projets Européens sont souvent entravés par des intérêts nationaux, mais que, de  plus, quand des législations européennes sont adoptées, chaque pays les adaptent à sa sauce, quand ils ne camouflent pas, carrément, leur ultra étatisme national derrière des soi-disant règles Européennes. Un seul exemple : l'affaire des escabeaux pour les ramasseurs de fruits. Morano, Alliot-Marie et Copé n'ont pas hésité à accuser l'Europe (6) alors que c'est bien notre pays, le pays des socialistes de gauche et de droite, le pays des 35 h et du Code du Travail le plus épais de l'UE, qui a juste voulu protégé les pauvres ados de 16 à 18 ans contre les méchants patrons exploiteurs

En fait, ces élections Européennes tombent vraiment à pic. 

Elles permettent de souligner l'absence de vision des partis type UMP et PS, qui sont tous les deux attirés par leurs Fronts (de Gauche ou National) pour le coté eurosceptiscisme, leur présence parfois symbolique à Bruxelles, pour cause de cumul des mandats (cf Rachida Dati ou Harlem Désir) et leur incroyable capacité à accuser l'Europe de tous les maux, même quand c'est les faiblesses de la seule France qui sont en cause. 

Du coup, puisque nous n'avons pas UKIP en France, pour qui voter ? Déjà, faites, comme le Duff (7), le test "Européennes 2014 : de quel parti êtes-vous le plus proche ? sur le site web du Monde (8), égalemement proposé par le Soir (9)

Ensuite, regardez le programme de Nous Citoyens, de Denis Payre.

Denis Payre, vous connaissez. C'est cet entrepreneur, qui expliquait à Aymeric Caron  (le tristement célèbre chroniqueur de France 2, payé par l'argent public pour insulter le bon sens) qu'il avait crée 7000 emplois en France et à qui Caron avait répondu "peu importe" (voir à 3'40)



Sa liste, Nous Citoyens, est présente dans l'ensemble du pays (voir l'agenda).

Il y a, pour la circonscription Ile de France, 31 listes qui cherchent à attirer nos suffrages (10). On ne peut donc pas dire que le débat n'a pas lieu, même si ceux qui, comme Paris Europe (11), mettent en scène la campagne ont tendance à faire l'impasse sur ce qu'ils appellent "les petites listes", contribuant ainsi au fatalisme (12) qui veut que la politique soit l'affaire de professionnels accros à leurs mandats.

Alors, allons voter dans 10 jours ! Cela vaut la peine de se mobiliser pour une institution démocratique qui, globalement et même si elle est loin d’être parfaite, tente de protéger les citoyens des dérives qui ont touché et touchent encore l'Europe, telles que le nationalisme.

Mention spéciale à nos amis de l'UMP qui ne savent toujours pas si leur parti est bien fédéraliste, tendance UDI (comme Constance le Grip ou Alain Lamassoure) ou souverainiste (comme Laurent Wauquiez et Henri Guaino). Pourquoi donner vos voix à des gens qui ne considèrent l'UE que comme un soutien à leur propre pouvoir d'achat, un passe-temps en attendant de retrouver un poste à Paris ?








Sur le même sujet, lire aussi : Contrepoints Élections européennes : 4 questions à Denis Payre 15 mai 2014




(4) Le JDD "L'Europe c'est vous" 24 avril 2009

jeudi 27 mars 2014

#MUN75007 - Voter pour @ChristianLeRoux, c'est bien voter au centre et à droite

Nos amis :-) Jeunes Pop, tous à leur campagne, notamment dans le 7eme, lancent des affirmations parfois un peu surprenantes, du genre : 


Que les habitants du VIIeme se rassurent,  voter pour Christian Le Roux (1), c'est bien voter au centre et à droite. Explications.


L'élection se déroule au suffrage universel direct avec scrutin proportionnel de liste à deux tours, avec prime accordée à la liste arrivée en tête : la liste victorieuse (majorité absolue au premier tour, majorité relative au second) se voit en premier lieu attribuer la moitié des sièges à pourvoir.
L'autre moitié des sièges est alors répartie à la proportionnelle entre l'ensemble des listes ayant obtenu un minimum de 5 % des suffrages exprimés (au premier ou au second tour, suivant le cas), y compris la liste arrivée en tête à laquelle a déjà été attribuée la moitié des sièges. Cette répartition est faite à la représentation proportionnelle, suivant la règle de la plus forte moyenne. (source Wikipedia).

Les 57 000 habitants du VIIeme votent dimanche, et ils ont le choix entre trois listes : 
Christian Le Roux
J'aime le 7eme


Pourquoi serait-il judicieux de voter pour Christian Le Roux dans le 7eme ? 

1. Pour voter contre Hidalgo 
2. Pour faire élire NKM à la place d'Hidalgo
3. Pour voter contre Rachida Dati 


Explications

1. Voter contre Hidalgo 

C'est clair et net, Christian le Roux et ses colistiers ne sont pas à gauche. Christian Le Roux est un ancien du RPR, implanté dans le 7eme, qui ne doit sa mise sur la touche que par son respect de la hiérarchie qui prévaut chez nos amis de l'UMP, quand Sarkozy a cherché une circo où Rachida Dati était sûre et certaine de se faire élire (2). Quand à Véronique Delvolvé, c'est une ancienne de Démocratie Libérale, fidèle aux valeurs libérales démocrates (3), à la différence de Rachida Rati qui a débuté sa carrière politique au PS (4). 
Si Christian Le Roux est élu maire du VIIeme, il votera pour NKM à la mairie de Paris puisque, rappelons le, nous électeurs ne votons pas pour le maire de la capitale mais pour les conseillers municipaux qui voteront pour le maire. 
Voter J'aime le 7eme, c'est confirmer le rejet du PS dans le 7eme. 

2. Faire élire NKM

Imaginons que, cas souhaitable, Christian le Roux obtienne, dimanche prochain, 51% des voix, Capucine Edou 20% et Rachida Dati 29%. Il se passe quoi ? 
Les quatre sièges allant à la première liste majoritaire, iraient à Christian Le Roux (voir le simulateur Slate (5) ) et rien au reste, tout simplement (NB : le 7eme a perdu un siège depuis 2008). Et, évidemment, les 4 conseillers "J'aime le 7eme" voteraient NKM. 

3. Voter contre Rachida Dati 

Pourquoi voter contre Rachida Dati et pour Christian Le Roux ? Il y a tant de raisons. Les plus sérieuses sont évidemment politiques. 
Commençons par la façon dont Rachida Dati est arrivée dans le VIIeme : elle a affirmé 

  • "Sarkozy sait ce qu'il me doit" (6)
  • "je représente la diversité"
Franchement, est ce que "la diversité" se sent représentée par le mode de vie princier et people, aux frais du contribuable, de Rachida Dati ? Quand aux propos de menaces en mode sopranos, quels impacts peuvent-ils désormais avoir maintenant que Sarkozy a quitté le pouvoir ? Quoique Rachida Dati sache sur les affaires du Conseil Général des Hauts de Seine, les habitants du VIIeme n'ont pas de raisons de se sentir concernés. 

De plus, il existe un consensus parmi les citoyens, qui consiste à, non seulement se prononcer contre le cumul des mandats (et c'est d'ailleurs pour cela qu'il faut sanctionner Anne Hidalgo, élue au conseil régional) mais également à respecter le travail. Or, non seulement Rachida Dati cumule entre la mairie du VIIeme et le mandat de député Européen qui lui a été donné en compensation de son licenciement de la Justice, mais en plus, en parlant imprudemment alors que M6 écoutait, elle a insulté non seulement tous les gens qui gagnent moins de 6 000 euros par mois, mais aussi tous les vrais militants Européens impliqués dans les affaires Européennes. 




En tant que députée Européenne, Rachida Dati est dans le bas du tableau (7). Et en tant que maire du VIIeme, le bilan de Rachida Dati  été ridiculisée par Bertrand Delanoé, à juste titre, lors de l'inauguration des voix sur berge (8). 

Bref, Rachida Dati, en tant que politicienne, est arrivée dans le VIIeme pour de mauvaises raisons, et elle a un bilan désastreux. Face à cela, Christian Le Roux semble être un honnête personnage, entouré d'une équipe locale et motivée. Qui plus est, ce n'est pas Christian Le Roux qui risque de faire basculer Paris à gauche. 




Dimanche prochain, habitants du VIIeme, permettez à Rachida Dati d'avoir enfin le temps d'aller à Strasbourg et Bruxelles ! Votez Christian Le Roux, qui sera maire du 7eme à plein temps, comme le notent Martine Aurillac (UMP) (9) et Olivier de Chazeaux (UDI) (10). 




(3) Le Septième Véronique Delvolvé-Rosset 
(4) Libération Européennes: quand Dati flirtait avec le PS 25 mars 2009

mercredi 26 mars 2014

#MUN75004 - remettons les pendules à l'heure" : Anne Lebreton n'était pas forcée de rejoindre le PS

Après avoir rejoint les listes de Chistophe Girard (PS), Anne Lebreton, plutôt que de s'écraser, a préféré prendre la plume et poster une justification sur le Hufffington Post, intitulée "Municipales à Paris: remettons les pendules à l'heure" (1)
En voici les points clefs : 
  • L'idée "libérale" n'est même plus de gauche ou de droite, elle est un sous-courant qui existe aussi bien au PS et dans les partis de la droite traditionnelle et à bien du mal à faire entendre sa voix. Pour le social, c'est un peu la même chose 
  • Sur certains autres sujets qui me tiennent à cœur comme celui de l'immigration, l'UDI est beaucoup plus proche du PS que de l'UMP.
  • Non, je n'ai pas fait partie de "Paris Libéré":
  • Oui, j'ai fait partie des nombreuses personnes à Paris qui ont été maltraitées par les errements de la campagne de NKM
  • Nous n'avons jamais dit pour qui nous nous prononcerions au second tour
  • Oui, nous avons d'abord envisagé une alliance à droite. Du coté de Vincent Roger j'ai trouvé porte close, une proposition qui ne nous convenait pas et un ultimatum.
  • Oui, c'est une transgression de changer de "coté", et j'en suis bien consciente. Nous avons été à deux doigts de n'appeler à voter pour personne. Cette solution n'était pas non plus très satisfaisante. A la fin, nous avons privilégié l'action.
  • Maintenant je vous pose la question: vous êtes si nombreux à demander une politique moins partisane, plus pragmatique, comment y arriver si personne n'accepte jamais de faire bouger les lignes pré-établies ?
Il y a bien un point sur lequel les libéraux seront d'accord avec Anne Lebreton : le libéralisme n'est ni de gauche ni de droite, ou, plus exactement, la gauche a abandonné le libéralisme depuis 1 siècle, quand la droite s'en méfie. 

Tout le reste est contestable. 

Déjà, si Anne Lebreton était libérale, elle serait membre d'Alternative Libérale ou du Parti Libéral Démocrate, deux structures membres de l'UDI qui esssayent précisémment de dépasser les clivages sur certains sujets, sans jamais faire de concessions avec le socialisme, de gauche comme de droite. 

Ensuite, sur le sujet de l'immigration, le PS et l'UMP ont la même politique. Peut être qu'Anne Lebreton n'a pas la TV ou Internet chez elle, sinon elle aurait que Hollande et Valls ont exactement la même attitude vis à vis de l'immigration que Sarkozy et Hortefeux, que ce soit par rapport aux roms (2) ou aux sans-papiers (3). Ce n'est d'ailleurs pas par pure méchanceté ou par pur racisme mais tout simplement parce que la France, ce zoo fiscal, impose par nature de ne pas donner le signal qu'elle ne va "pas accueillir toute la misère du monde", comme disait Rocard. Anne Lebreton ne peut donc pas prendre le prétexte d'une plus grande humanité du PS pour se justifier. Les immigrés ont bon dos ! Le mythe de la gauche socialiste humaniste, ca suffit ! Les villes de Lille (4), Nantes (5) ou Paris (6) sont socialistes, pas conservatrices !

Anne Lebreton dit qu'elle n'a pas fait partie de "Paris Libéré" de Charles Beigbeider. C'est inexact, et l'Indépendant du IVeme (7) explique ses nombreux changements. Ce que Anne Lebreton voulait dire, c'est qu'elle a très vite renoncé à être une candidate Paris Libéré quand certains de ses amis lui ont fait remarqué que Stéphane Journot, le militant de droite assez controversé, en faisait partie également. C'est bien ce que rappelle le Huffington Post (8)

Ensuite, Anne Lebreton nous dit qu'elle n'a jamais dit si ses éventuelles alliances de deuxième tour se feraient à gauche ou à droite. Cela signifie t-il que l'ancienne conseillère nationale de l'UDI n'a pas lu la charte de son parti ? L'UDI s'est crée au centre droit, en dénonçant les alliances à gauche du Modem et en promettant de s'allier, si nécessaire et quand possible, à droite. 

Anne Lebreton avait un choix à faire : ne rien faire de ses 5%. Elle a préféré aller négocier avec Girard, Monsieur LVMH et membre du même parti politique que Hollande, Valls, Belkacem ou Ayrault.  Quelle honte ...


NB : Anne Lebreton n'habite pas le 4eme.


(1) Le Huffington Post Municipales à Paris: remettons les pendules à l'heure 26 mars 2014 
(2) YouTube LibertarienTV Hollande et son gouvernement persécutent les Roms 6 aout 2012
(4) Le Figaro Démantèlement du plus grand camp de roms de Lille 11 septembre 2013
(7) L'Indépendant du IVeme MCCCXCI : Anne Lebreton : la rupture c'est maintenant ! 25 mars 2014

jeudi 20 mars 2014

#MUN75000 - D'accord avec @pierrechappaz

18Mar

Municipales : un coup pour rien.

Publié par Pierre Chappaz  - Catégories :  #France
Les Français éliront leurs conseils municipaux dans quelques jours, et le moins qu’on puisse dire, c’est que la campagne qui s’achève n’a pas déchainé l’enthousiasme. La participation pourrait s’en ressentir. L’offre politique est d’une désolante stabilité : le compétition oppose comme toujours étatistes de gauche et de droite de l’UMPS, flanqués des ultra-étatistes du FN et du FG ...
Aucun discours libéral ne parvient à se faire entendre dans les grands medias, en dehors de celui de Denis Payre et de son mouvement encore embryonnaire, Nous Citoyens. Ceux des libéraux qui ont fait de l’entrisme dans les partis traditionnels, se sont fait expulser, tels Aurélien Véron de l’UDI, et Charles Beigbeder de l’UMP. Cela devrait les inciter à réfléchir, et à œuvrer au rassemblement des libéraux.


dimanche 12 janvier 2014

#ONPC : L'incompréhension du système fiscal par les français

Hier soir, Denis Payre (Nous Citoyens) expliquait pourquoi il était parti vivre quelques années en Belgique (1). Manifestement, il n'a pas été compris pas tous les téléspectateurs de On n'est pas couchés.


C'est sans doute normal que les français ne soient pas tous convaincus par le ras le bol fiscal qui touche d'abord ceux qui payent beaucoup d’impôts ! La notion d’impôts sur le capital touche finalement peu de monde. Mais le fait est qu'en France, on peut avoir à payer plus d’impôts que ce que l'on a touché de revenus. Comment ?

Imaginons que vous soyez dirigeant d'une entreprise agricole. Vous avez une ferme, et des champs autour. Vous touchez 20 000 euros de dividendes par an, c'est à dire une part des bénéfices, une fois que tout a été payé (salaires, loyers, fournisseurs). Vous payez de l'impot sur le revenu sur ces dividendes, normal. Quand au patrimoine, il ne vaut pas grand chose, ce sont juste des terres agricoles.

Un jour, des bobos parisiens débarquent, et décident que votre coin de campagne est la nouvelle place to be. Ils font construire des maisons qui se revendent 1,5 millions d'euros pièce. Que fait le fisc ? Il part du principe que tous les terrains d'un même coin valent la même chose, et du coup votre patrimoine à vous, petit agriculteur, prend de la valeur : il faut payer une taxe desssus, c'est par exemple l'ISF.

Simplement, vos revenus n'ont pas changé. Donc pour payer l'ISF, il faut effectivement vendre vos terrains.

C'est la même chose pour certains créateurs d'entreprises, ceux qui se sont révoltés l'an dernier, les Pigeons. C'est peut etre difficile à croire, mais la combinaison d'impots sur le revenu et d'impot sur le capital peut parfois aboutir à plus de 100% des revenus taxés.

Autrement dit, quand on réclame un impot, dans quelques rares cas, le chef d'entreprise ne les a pas gagné.

Donc pour info et pour ceux qui, comme le journaliste Aymeric Caron, ne le savent pas, les impôts sur le patrimoine sont calculés sur un stock (le patrimoine) indépendamment du flux que sont les revenus.

C'est pour lutter contre ce genre d’aberration que Sarkozy avait instauré le bouclier fiscal en 2007 (pas plus de 50% des revenus d'une année en impôts) avant de l'abroger en 2011.

C'est pour ca que la majorité socialiste a rétabli en 2013 un bouclier fiscal  (1) à 75% (!), tout en excluant du champ de la taxation sur la fortune d'actifs chers et pas liquides comme les oeuvres d'art

C'est pour ca que les libéraux proposent la suppression de l'ISF, à la fois pour des raisons philosophiques et des raisons pratiques. Pourquoi taxer la richesse alors qu'elle est issue de revenus qui ont déjà été taxés ? Et pourquoi pénaliser les créateurs d'entreprises tout en ménageant les propriétaires de tableaux ?


(1) Nous Citoyens Les éléments de réponse technique à Aymeric Caron  11 Janvier 2014
(2) La Tribune Hollande rétablit un bouclier fiscal mais verrouille l'ISF 28 Septembre 2012

Quand un élu Lyonnais fait du populisme anti-suisse

Étonnant que Romain Blachier, un élu socialiste à Lyon, d'habitude pondéré et mesuré (il est protestant (1) et travaille pour une boite du CAC 40), se lance à son tour dans le genre de petites phrases qu'Arnaud Montebourg (2) ou Yann Galut (3) pourraient prononcer.




Denis Payre, le. fondateur de Nous Citoyens a t-il pris de la drogue pour dire que la Suisse ne vit plus grâce à sa banque ?
S'il y a bien des personnes qui devraient pouvoir répondre, ce sont les Rhonalpiens, dont les centaines de milliers de Frontaliers ne sont pas tous des traders ou des spécialistes du private banking.

En fait, c'est même l'inverse. Alors que la Suisse est un pays à l'économie diversifiée, dont une forte base industrielle, la France, à commencer par Lyon, dépend de plus en plus de la banque.

 En 2011, la finance Suisse employait 145 000 personnes.
C'est 5,1% des emplois Suisse, dont 3.1% pour les banques stricto sensu.

Assurances comprises, le secteur financier global avait apporté une contribution de 11,5% à la création de valeur (PIB) en 2011, dont 6,1% pour les banques stricto sensu (4)

Quand à l'industrie, elle représentait 25% du PIB Suisse en 2010 (5). Quelle industrie ? Les Toblerones ? Pas seulement. La Suisse ne fabrique pas que des montres, du chocolat ou des comptes à numéro mais aussi des ascenseurs (Schindler), des chaussures (Bally), des produits chimiques et pharmaceutiques (Novartis), de l'électricité, du ciment ... Les banques y sont donc un acteur parmi d'autre

En revanche, en France, 1 million de personnes travaillent dans une profession financière et 600 000 personnes pour des banques stricto sensu, soit 3.8% (Suisse : 3.1%)

En France, le secteur financier global avait apporté une contribution de 11,4% (6) à la création de valeur (PIB) en 2010 (Suisse 11,5%)

Quand à l'industrie, elle représentait 19% du PIB Français en 2010.


Autrement dit, ceux qui vivent des banques depuis des années, c'est nous ! On a pas entendu grand monde, en 2007-2008, protester contre le fait que les 5 plus grandes banques françaises contribuaient à hauteur de 18% de tout l'IRPP collecté en France.

De plus, quand on est Lyonnais, cadre du CAC 40 ou grosse fortune, pourquoi aller en Suisse alors qu'on a une flopée des banques (7) lyonnaises (CIC Lyonnaise de Banque, Banque de Vizille, etc ) en bas de chez soi ? Pourquoi planquer son argent en Suisse alors qu'on peut le mettre aux Antilles françaises (Pons, Girardin) ou dans l'immobilier local ? Et quid des paradis fiscaux français, Monaco et Andorre, dont Hollande est le co-prince ?

Et si on cessait de stigmatiser notre voisin, surtout si on cherche  lui vendre des Rafale ou à faire baisser notre taux de chômage, triple en Rhone Alpe par rapport à la Suisse ? 





NB : en France aussi, théoriquement, on a droit au secret bancaire (8). Ce n'est pas parce que Bercy le viole qu'il n'existe pas. Quand au secret bancaire suisse, il a été, à la base, crée pour les français (9) pour atténuer l'impact de l'intolérance religieuse au XVIIeme siècle. Comme quoi ...



(3) Les Observateurs Yann Galut veut harceler les Français en Suisse 28 Février 2013
(8) article L. 511-33 du Code monétaire et financier
(9) Gouverner.net Les origines du secret bancaire suisse 24 Juillet 2009