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jeudi 28 août 2014

Les centristes ont raison de refuser de collaborer avec Valls

En général, quand quelqu'un arrive en poste dans une nouvelle entreprise, on lui laisse le temps de s'installer et de prendre ses marques, et on lui tend la main afin qu'il puisse faire son travail. Cela s'appelle la période d'essai. 

Au niveau de la politique, puisqu'il parait que la France n'est pas une entreprise mais un projet de société (dissidents, tremblez !), c'est un peu différent mais le projet reste le même : des gens se présentent avec un programme et tentent de convaincre les électeurs de leur donner les moyens de mettre celui-ci en oeuvre, dans le respect des institutions. 

Celles de la Veme République (1) prévoient notamment ceci :  

ARTICLE 6.
Le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct.
Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs. 
ARTICLE 8
Le Président de la République nomme le Premier ministre. Il met fin à ses fonctions sur la présentation par celui-ci de la démission du Gouvernement. Sur la proposition du Premier ministre, il nomme les autres membres du Gouvernement et met fin à leurs fonctions.
ARTICLE 9.
Le Président de la République préside le conseil des ministres.
ARTICLE 20
Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la nation. Il dispose de l'administration et de la force armée. Il est responsable devant le Parlement.
ARTICLE 21
Le Premier ministre dirige l'action du Gouvernement. Il est responsable de la défense nationale. Il assure l'exécution des lois
ARTICLE 24
Le Parlement vote la loi. Il contrôle l'action du Gouvernement. Il évalue les politiques publiques.

Autrement dit, le responsable de l’exécutif français, c'est François Hollande. Ce dernier a été élu en battant un mauvais président socialiste de droite, Nicolas Sarkozy, mais sur des mensonges, notamment en niant l'existence même d'une crise (2). Les français ont librement choisi de voter pour l'ancien chef du Parti Socialiste. Ils ont ensuite librement choisi de donner à Hollande une majorité socialiste (majorité absolue à l'Assemblée Nationale) y compris en élisant des gens comme Sylvie Andrieu (3) ou Pascal Terrasse (4). 
François Hollande a donc eu, dès Juin 2012, les mains libres pour appliquer son programme, avec un gouvernement, une Assemblée Nationale, un Sénat, les villes de Paris, Lille, Lyon, Nantes, la majorité des départements et régions, un CSA et des médias, des grandes entreprises publiques acquises à sa cause. Il ne faut pas qu'il vienne maintenant rejeter la faute de ses échecs sur l'opposition.
Au delà même des points précis de son programme économique et social et de ses engagements, François Hollande parlait d'apaiser la France et de la réparer après la période Sarkozyste. La réparer de quoi ? Notamment de l'opposition des français les uns envers les autres, de la rupture diplomatique que constituait l'engagement dans le commandement intégré dans l'OTAN, du bling bling etc. 
Est ce qu'en 2 ans, Hollande a changé quoi que ce soit la dessus ? Non. Il a divisé la France comme jamais (mariage pour tous), il a stigmatisé les riches aussi bien que les Roms, il a poursuivi l'engagement de la France dans l'OTAN après avoir pourtant déposé une motion de censure contre il y a quelques années, il s'est rendu compte que Merkel n'était pas sa chose, et sur le plan personnel il a démontré qu'il était encore plus friand que Sarkozy de bling bling (Le restaurant le Laurent, les jets privés Paris Tulle, le pavillon de la Lanterne à Versailles ...). Il a aussi taxé à tout va, remettant même en cause sa promesse de ne pas augmenter la TVA, et Manuel Valls a été associé à ces décisions depuis le début, en tant que ministre régalien. 
Manuel Valls, parlons en. Ce donneur de leçons est quand même celui qui demande le respect de l'autorité, après avoir sans cesse piétiné celle de son ancien supérieur, Jean-Marc Ayrault. 
La presse (ou plus exactement une journaliste du Point) semble regretter que les centristes refusent de s'associer avec ce personnage (5). Pourtant, les centristes ont raison, et ce pour des raisons de forme aussi bien que de fond.


Sur la forme, Manuel Valls pourra faire autant de remaniements qu'il veut, le problème c'est le maintien de François Hollande en poste. Elu sur des mensonges (par action ou par omission) et sur la volonté de faire la synthèse entre des courants de pensée totalement irréconciliables (rendre hommage au communisme (6) et se déclarer humaniste, ce n'est pas possible), seule sa démission serait susceptible de redonner un peu d'air. Cette démission n'arrivera pas, Hollande veut rester en poste jusqu'en 2017 : et bien qu'il assume !
Quand au fond, est ce que les centristes peuvent-ils vraiment se rendre complice de la vision du monde selon Hollande et Valls ? Les centristes peuvent-ils cautionner le scandale de la Banque Publique d'Investissement (7) ? Peuvent-ils valider l'arrestation d'une française, en France, pour des crimes qui ne sont pas punis en France (8) ? Peuvent-ils accepter qu'un Premier Ministre ne réponde pas aux parlementaires en questions au gouvernement mais les insultent (9) ? Peuvent-ils vouloir travailler avec un président de la République qui fait preuve d'un insupportable populisme anti-européen quand ça l'arrange (10) ? Peuvent-ils vouloir travailler avec un exécutif qui il y a un an voulait "punir Bashar" et qui désormais va peut-être collaborer avec lui dans une perpétuelle guerre contre le terrorisme ? Peuvent-ils travailler avec un exécutif qui redessine les régions sur un coin de table un dimanche soir au lieu de prendre en compte les nombreux travaux faits sur le sujet ? Et peut-on passer sur le traitement anti démocratique mais pro République de l'affaire Dieudonné (11) ? Sur l'affaire Nicolas Bernard-Buss (12) ? Sur les bavures policières dont on ne parle plus ?
Il existe de nombreuses personnalités de qualité chez les centristes, mais ni la proposition de Charles de Courson (UDI) de réintégrer dans le revenu fiscal des députés leur IRFM (13), ni les idées de Jean-Christophe Fromantin (UDI) sur la réforme des régions (14), ni les signaux d'alarme émis par Sylvie Goulard (Modem) (15) n'ont jusqu'à présent trouvé grâce aux yeux de Valls et Hollande. Pourquoi cela changerait-il tout à coup ? 
On nous dit : Manuel Valls est un moderne, acquis aux idées libérales. C'est faux. Tout au plus est-il pleinement conscient du fait que le socialisme ne marche qu'avec l'argent des autres. Manuel Valls avant tout un politicien acquis à certains intérêts d'une certaine oligarchie. C'est totalement différent. C'est aussi un adepte du droit du plus fort, comme son patron François Hollande. C'est bien le droit de Manuel Valls, mais voila pourquoi les centristes ont à 1000% raison de refuser de s'associer à un personnage aussi peu proche des valeurs centristes. Si les socialistes veulent faire bouger les choses, ils n'ont qu'à demander l'adoption de la proportionnelle, la dissolution de l'Assemblée Nationale et la démission du président de la République. Tout cela n'arrivera pas. Oui, cela fait beaucoup trop longtemps que Hollande, Valls, Sapin, Taubira, Belkacem, Royal & co ont dépassé la durée de période d'essai. Et pendant cette période d'essai ratée, les socialistes se sont ingéniés à remettre en cause les quelques rares points positifs datant de la précédente majorité (heures sups défiscalisée, auto entrepreneur, réforme de la carte militaire).

Heureusement que sur le plan de l'économie aussi bien que sur celui des droits de l'homme, l'Europe et ses institutions arriveront à empêcher la France de dériver trop loin. Faute de pouvoir compter sur la volonté, réelle ou feinte, réformatrice de Manuel Valls, qui ne disposera de toutes façons pas d'une majorité au sein des députés PS, les français peuvent au moins espérer que l'Europe empêche l’exécutif de trop faire n'importe quoi. 



(1) Conseil Constitutionnel Texte intégral de la Constitution du 4 octobre 1958 en vigueur
(2) Des Paroles et des Actes La preuve qu'Hollande niait la crise en 2012
(3) Observatoire des Subventions Sylvie Andrieux
(4) Mediapart Les vacances d'un député PS aux frais de l'Assemblée 25 mai 2012
(5) Le Point Remaniement : les petits calculs du centre 28 Août 2014
(6) Libertarien TV François Hollande rend hommage au communisme
(7) Contrepoints Banque Publique d'Investissement
(8) Sud Ouest Arrestation d'Aurore Martin : "Valls a fait ce à quoi Guéant avait renoncé" 3 novembre 2013
(9) Le Lab Europe 1 Manuel Valls au député UMP Pierre Lellouche : "Je t’emmerde !" 4 février 2014
(10) Le Parisien Libéral La Commission n'a pas à nous dicter ce que nous avons à faire ? 29 mai 2013
(11) Nouvelles de France Dieudonné : hommes et femmes de loi dénoncent les méthodes Valls comme un danger pour la démocratie 14 janvier 2014
(12) Atlantico Mariage pour tous : l'opposant Nicolas B. raconte son arrestation et son emprisonnement 8 août 2013
(13) Impots Economie Les députés refusent de fiscaliser leur IRFM
(14) BFM TV Fromentin propose de passer à huit régions 17 janvier 2014
(15) Revue Civique Sylvie Goulard : l’Europe fédérale ou le chaos 2012

vendredi 3 janvier 2014

Les vœux d'Hervé Morin pour 2014



NB : là où Hervé Morin n'a pas entièrement raison, c'est sur l'idée qu'un changement de majorité serait la seule chose à faire en France en 2014.

Imaginons qu'à la faveur d'une dissolution, l'UMP et l'UDI arrivent au pouvoir. En quoi Henri Guaino, Alain Juppé, Chantal Jouanno, François Baroin, Nicolas Dupont-Aignan et tous les adeptes du #socialismededroite, ceux qui veulent "préserver le modèle social français" auraient une politique différente de Ayrault, Mosco et autres Belkacem ?

Oui à un changement de majorité, mais pas avant un changement de logiciel dans l'opposition. C'est ce que proposent les libéraux :  un nouveau logiciel pour la France. 

samedi 3 août 2013

Armée : l'Etat joue au poker avec l'argent public

Jean-Yves le Drian, PS
En grande forme, le gouvernement a choisi de parler d'armée, avant de partir en vacances (1). Simplement, le ministre de la défense, Jean-Yves le Drian,  a oublié de parler de stratégie. A quoi sert l'armée française, et quels sont ses objectifs stratégiques ? Protéger le territoire national ? Contribuer, dans le cadre de coalitions multinationales, à aller déloger de leurs sanctuaires des terroristes islamistes ? Faire du social ?

D’où la réaction de l'ancien ministre de la défense (2), Hervé Morin, qui parle de mystification par rapport à la loi de programmation militaire (voir le site web du Nouveau Centre UDI). 




Hervé Morin dit, notamment, que François Hollande aurait dû avoir le courage de procéder à de véritables arbitrages : 
Hervé Morin, UDI

  • d’une part, assumer le fait que la France n’est plus capable de financer deux composantes
    pour la dissuasion
    , afin de dégager les crédits nécessaires pour les priorités de nos forces conventionnelles (hélicoptères, avions de transport militaire, drones, présence navale) et donc aller vers l’extinction progressive de la composante aéroportée. 
  • d’autre part, au lieu de procéder à une réduction proportionnelle de nos forces armées, s’engager dans un format résolument nouveau qui consisterait à créer un corps expéditionnaire capable de mener dans une autonomie stratégique totale. 
Ces arbitrages n'ont pas été faits, et au lieu de cela, le gouvernement, par la voix de le Drian, a préféré rentrer dans un tweetclash que mentionne l'Opinion (lire #Tweetclash : #Défense, gueguerre Morin / Le Drian).



Tweetclash : #Défense, gueguerre Morin / Le Drian par Lopinionfr

Pourtant, la France ne peut s'économiser un débat qui existe aux Etats Unis (3) ou en Suisse (4).  Alors, la France, pourquoi se montre t-elle incapable de le mener, que ce soit au niveau national ou, mieux, au niveau fédéral Européen ?

Plus frappant encore est le titre du Monde : Le budget de l'armée repose sur l'hypothèse d'une vente des Rafale à l'étranger. C'est là où on se rend compte que le gouvernement joue au poker avec l'argent du contribuable.

Quand on pense que les socialistes, quand ils étaient dans l'opposition, avaient reproché à la précédente majorité à la fois son atlantisme et son affairisme. Ne voilà t-il pas que non seulement la France n'est toujours pas sortie de l'OTAN, mais qu'en plus, elle va contribuer, qu'elle soit de gauche ou de droite, à la richesse de la famille Dassault ?

Cette affaire de loi de programmation militaire illustre parfaitement tout ce qu'on peut reprocher à l'actuel gouvernement :

  • incapacité à définir les missions de l'Etat
  • absence totale de vision stratégique
  • fuite en avant garantie, in fine, par le contribuable
  • communication qui ne colle pas à la réalité
Accessoirement, à qui la France compte t-elle vendre des Rafale ? 




En Inde, comme tentait de le faire le Drian (5) ? N'oublions pas que le précédent gouvernement a longuement  travaillé sur ce contrat, au point d'annoncer fin 2012 la vente de 126 Rafale à ce pays (6) un peu prématurément. N'oublions pas, également, la réaction des Indiens face aux propos de Montebourg au sujet de Mittal (7). 
Aux Saoudiens ? On peut douter qu'ils apprécient le fait qu'on bloque leurs touristes à Roissy Charles de Gaulle (8) pour cause de niqab (une mesure pourtant logique et qui va enfin dans le sens d'une diplomatie active). 
Aux Chinois ? Confondus avec des Japonais (9), ils risquent de confondre Rafale et F16, avant de développer leurs propres avions.
Aux Suisses ? La France leur a déjà déclaré la guerre (10), et les Suisses ont bien raison de préférer des Saab Gripen, moins chers avant rabais Dassault de surcroît (11), afin de garder de l'argent pour entraîner leurs forces contre le risque que présente une France ultra socialiste à leur frontière (12). 
Au Tchad ? Ils nous réclament le paiement de factures apparemment impayées (13). 
A l'Amérique du Sud ? Le précédent de l'avion du président Morales leur restera en travers de la gorge un moment, et avec raison, alors que le danger révélé par Edward Snowden est bien réel. 


En fait, le souci, et partant du principe que le Rafale est en réalité pas juste le produit non pas d'une entreprise privée mais un enjeu national et public, c'est que nous n'avons pas dit clairement quel type de diplomatie nous souhaitions, nous français, privilégier, et, de là, quelles étaient nos alliances. 

Peut-être que François Hollande, chef des armées et chargé du domaine réservé (diplomatie, notamment) pourrait profiter de quelques jours dans la quiétude de la Lanterne (14) pour réfléchir à tout cela. Ça sera sans doute plus productif que des déplacements démagogiques à Clichy sous Bois.


Sur le même sujet 
Ni Atlantiste, ni pro droits de l'homme, ni Bolivarienne, ni fédéraliste Européenne, je suis ?, un post du 6 juillet 2013


(1) Atlantico : Le gouvernement est en vacances... mais les a-t-il bien méritées ? La réponse avec le bulletin de notes des ministres
(2) Atlantico : Programmation militaire: Morin dénonce une "mystification" sur les moyens
(3) L'Opinion : Le Pentagone contraint de réduire l'US Army
(4) RTS : L'obligation du service militaire soumise au verdict des urnes
(5) Jean-Dominique Merchet : Jean-Yves Le Drian, le politique du business
(6) Opex 360 : Le contrat de vente du Rafale à l’Inde pourrait être finalisé d’ici “3 ou 4 mois”
(7) Europe 1 : En Inde, l’encombrant M. Montebourg
(8) Le Monde : Des Saoudiennes refoulées à Roissy pour refus d'ôter leur voile intégral
(9) Libertarien TV YouTube : François Hollande confond les Japonais et les Chinois !
(10) La Tribune de Genève : Une banque épiée par des douaniers français
(11) Opex 360 : Suisse : Dassault Aviation propose le Rafale au prix d’un Gripen
(12) Le Parisien Libéral : Suisse : L'armée prépare ses frontières au chaos social européen
(13) Al Wihda : Le Tchad exige le remboursement de sa note au Mali
(14) Contrepoints : Comme Sarkozy, Hollande adore la Lanterne

dimanche 19 mai 2013

Le féminisme à géométrie variable, ça suffit !

Il y a quelque chose de comique chez les féministes : c'est leur vision à géométrie variable de ce qu'est le féminisme, de la nature de ce qu'il devrait combattre et des contradictions sur les méthodes. 

Prenez Marie-Ségolène Royal, qui sort un livre ces jours-ci, accompagné d'un gros plan de com chez les medias mainstream type le Huff Post. Ne trouvez-vous pas insupportable de lire que, selon Ségolène Royal, si elle n'a pas été soutenue par le PS et élue par les français en 2007, c'est parce qu'elle était une femme ? Quelle arrogance de la part de cette Enarque ancienne ministre,  vis-à-vis de tous les hommes et femmes politiques qui n'atteindront jamais son niveau de pouvoir. N'est-elle pas présidente de conseil régional ? 
Ce qui est drôle avec les féministes de gauche, c'est que, quand ils échouent, c'est forcément de la faute à la société, jamais de la leur.
Si le brave Olivier Falorni a gagné en 2012 face à Marie-Ségolène Royal, c'est, non pas parce qu'il était un homme, mais parce qu'il était un petit, un sans grade face à a toute puissance d'une personne soutenue par l'état major socialiste.

A droite aussi, la notion de féminisme n'est pas très claire. Déjà, on cherche toujours à savoir si les conservateurs défendent la thèse essentialiste (les femmes ont des qualités intrinsèquement liées à leur sexe) ou non. Ensuite, on aimerait bien que l'UMP explique comment on peut défendre un idéal de parité alors que la vie politique française est dominée par le scrutin majoritaire à deux tours. A moins que l'on ne mette que des femmes en candidate, il n'y a par définition aucune garantie pour que des élections fassent élire 50% de femmes, c'est de la pure logique.

Des femmes au pouvoir, il y en a eu, et il y en a. Toutes n'ont pas eu besoin de quotas. Sauf
preuve du contraire, Margaret Thatcher s'est imposée à la tête des Tories puis du Royaume Uni à la force de son seul mérite, et par les idées. Maintenant, si les féministes à géométrie variable veulent vraiment aller jusqu'au bout de la logique des quotas, qu'elles s'attendent à trouver sur leurs routes les minorités qui seraient elles aussi éligibles à de tels dispositifs. Si, par exemple, le seul argument d'Anne Hidalgo, la candidate à la mairie de Paris, est "il faut une femme à la tête de Paris, nous sommes 53% de la population de la ville", très bien, mais dans ce cas, que propose t-elle pour qu'on soit sûrs que le personnel politique parisien reflète vraiment la sociologie de la ville, dans toutes ses dimensions (économiques, ethniques, raciales, religieuses) ?

Face au féminisme de quotas, il y a le féminisme de promotion de l'Humanité toute entière, comme le montre
l'action de femmes telles que Christine de Saint Genois, qui a reçu fin 2012 les palmes de l'excellence, pour sa carriere exceptionelle et sa lutte pour la liberté et la dignité des femmes dans le monde (voir le communiqué de presse d'Alternative Libérale).






Sur le même sujet 

jeudi 16 mai 2013

Article 1 : "toute référence à la durée du temps de travail est abolie"

Article 1 : "toute référence à la durée du temps de travail est abolie". 


Non, rassurez-vous, il n'y a pas de loi de ce genre dans les cartons. Le gouvernement socialiste de gauche
tient à ce que les hommes blancs bac / bac +2, entre 30 et 45 ans, syndiqués, employés salariés du public ou du CAC 40 (ou retraités), degôche, conservent les avantages liés aux 35 heures et aux rigidités de notre Code du Travail de plusieurs milliers de pages. Tous les autres, les jeunes, les femmes, les pauvres, les riches (au dessus de 4000 euros par mois), les entrepreneurs, les vieux, les non qualifiés, les surqualifiés, n'ont qu'à s'arranger. 


L'Expansion titre "La France continue de détruire des emplois, sauf dans l'intérim." - Un indice de plus que SMIC, 35 heures, CDD et CDI et la rigidité du code du travail sont bien des facteurs majeurs du chômage en ce pays. 

Que le Parti Socialiste ne fasse rien, c'est normal, il est dans une démarche électoraliste. Mais que l'UMP donne des leçons sur les 1 an de Flambysme Hollandisme, c'est d'un comique ! Les élus UMP, notamment celui qui trouve que à moins de 5000 euros par mois, on est un minable (lire L'oligarchie des incapables, un post du 6 janvier 2012), n'ont-ils pas eu la majorité à l'Assemblée et le contrôle de l'Elysée pendant 10 ans ? Pourquoi n'ont-ils pas tout simplement supprimé les 35 heures ? 

On nous dit souvent : le Code du Travail protège le pauvre et faible petit salarié, forcément exploité par les gros méchants capitalistes (de préférence anglo-américains). Question : est ce que la Suisse (40 pages de Code de Travail) est un far west ? 

Comme d'habitude, l'UMP et le PS sont d'accord sur l'essentiel : toujours plus d'Etat, toujours plus de lois.
Hervé Morin et les centristes de l'UDI avaient esquissé un début de reflux, en proposant en 2012 le retour aux 37 heures. L'idée y était, mais trop timide. Il faut supprimer toute référence à la durée du temps de travail dans le Code du Travail, et laisser les gens s'organiser librement avec les employeurs potentiels.



Egalement sur Agoravox

jeudi 9 mai 2013

Hervé Morin voir la France "au bord du gouffre social"



"Les bouc-émissaires, faut pas les chercher ailleurs. Nos difficultés, elles ne sont pas liées à l'Allemagne, elles ne sont pas liées à l'euro. Si notre système judiciaire ne marche pas, c'est pas à cause de l'Allemagne ou de l'euro. Si notre école ne marche pas, c'est pas à cause des autres. Cessons d'aller chercher des bouc-émissaires ailleurs, posons nous des questions sur nous-mêmes et deuxièmement essayons d'avoir un vrai élan européen : 1° de la politique et de la démocratie, et 2° une politique économique et fiscale qui nous permette de nous relever"

mardi 9 avril 2013

Charles de Courson primé par Anticor.

Cette semaine, le député Nouveau Centre–UDI, Charles de Courson va recevoir un prix de l’éthique de la part de l’Association Anticor. 
Spécialisé dans les questions financières, il avait déposé au mois de juillet dernier, un amendement dont le but était de soumettre à l’impôt la partie de l’indemnité représentative des frais de mandat non utilisés à des fins professionnelles. La proposition, qui n'avait été soutenue à l’Assemblée que par le groupe UDI, avait été rejetée.

jeudi 4 avril 2013

Entrepreneuriat : comment libérer les talents et les compétences en France ?


Communiqué de Presse d’Alternative Libérale du 03 mars 2013


Alors que la France fait face à une récession sans précédent, la classe politique française tend à se replier sur elle-même en recherchant des solutions dans l’ultra étatisme, le dirigisme, le nationalisme et le socialisme. Ces recettes ont pourtant échoué, de tout temps, et sous toutes les latitudes. Alternative Libérale, le parti pris de la liberté, fidèle à son engagement en faveur des valeurs de libertés, tient à rappeler que la France n’est pas une ile isolée, qui pourrait vivre sous un régime complètement étatique, mais que notre pays est au contraire une des composantes de l’Union Européenne, et qu’il s’enorgueillit de sa qualité de ses forces vives, à commercer par les entrepreneurs.
Alternative Libérale, avec le soutien du Forum Libéral Européen et de la Friedrich Naumann Foundation for Freedom, ont le plaisir de vous inviter au débat suivant :
Entrepreneuriat : comment libérer les talents et les compétences en France ?
Ce débat aura lieu le samedi 6 avril 2013 de 15h30 à 18h30 à la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale, au 4 place saint Germain des Prés.
Les intervenants seront à la disposition des journalistes entre 15h30 et 16h.
Il rassemblera les intervenants suivants :
Olivier MOUSSON | Président de la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale
SUSANNE HARTIG | Directeur Exécutive du Forum Libérale Européen (ELF)
FRÉDÉRIC DE HARVEN | Président d’Alternative Libérale, membre d’ELF
SIR GRAHAM WATSON MEP | Président  du Parti ALDE, Les Libéraux Démocrates Européens
DENIS JACQUET | Président de la société d’e-learning Edufactory et du mouvement Parrainer la croissance.
ARMAND BOGAARTS | Entrepreneur et dirigeant (CDL, LCL Belgium, T-Plan N.V.)
ALEXANDER GRAF LAMBSDORFF | Député Européen (FDP), Vice-Président de l’ALDE
HERVE LAMBEL | président de l’organisation patronale Le Cerf, candidat à la présidence du Medef .
AZIZ SENNI | Entrepreneur Social, Fondateur Président du Conseil de Surveillance du fond d’investissement Business Angels des Cités, Fondateur Président d’ATA.
De cette rencontre, Alternative Libérale tirera des conclusions quant à la nécessité de laisser s’exprimer le potentiel entrepreneurial des français.

vendredi 1 mars 2013

Les prochains rendez-vous d'Alternative Libérale


Cher Adhérent(e), Cher Sympathisant(e),

Souvent annoncées, quasiment aussi souvent réduites à néant, les réformes du droit du travail ne sont pas à la hauteur des enjeux du XXI siècle. Alors que nous sommes à un tournant de l’histoire quittant progressivement le modèle de la sociale démocratie, il est nécessaire de définir une autre façon de gouverner, une autre façon de faire de la politique qui invite à repenser l’action de la puissance publique dans un monde en permanente mutation.  

En cette période de changement nous devons être capables de faire table rase des discours nationalistes et démagogues pour faire confiance aux citoyens, à l’individu et  aux entrepreneurs. Ainsi, alors que nous vivons une révolution industrielle et que le monde est devenu « notre jardin », nos gouvernements demeurent frileux aux changements, préférant souvent un repli nationaliste. 

Confrontée à une instabilité juridique et fiscale,  la compétitivité de nos entreprises et l’attrait pour des entreprises étrangères d’investir en France se sont considérablement réduits. C’est dans ce contexte qu’Alternative Libérale a le plaisir  de co-organiser, ensemble avec le Forum Libéral Européen, un débat sur l’entreprenariat !

Ainsi Alternative Libérale, membre du Forum Libéral Européen (ELF), avec le soutien de la Friedrich Naumann Foundation for Freedom, sera honorée de vous inviter à la table ronde :
ENTREPRENEURSHIP: UNLEASHING FRANCE’S POTENTIAL, à Paris, Société d’Encour agement pour l’Industrie Nationale, 4, Place Saint-Germain-des-Prés le samedi 6 avril 2013, 15h30-18h30

Le débat sera placé sous la  présidence de Sir WATSON, Président du Parti Libéral Européen (ALDE 3ème parti au Parlement). Plusieurs autres invités internationaux nous feront l’honneur d’être parmi nous ;
ALEXANDER GRAF LAMBSDORFF MEP, Député Européen (FDP), Vice-Président de l’ALDE,
ARMAND BOGAARTS, Entrepreneur et dirigeant (CDL, LCL Belgium, T-Plan N.V.),
DENIS JACQUET, Président de la société d'e-learning Edufactory et du mouvement Parrainer la croissance.

La liste des intervenants vous sera communiquée prochainement. L’objectif de la conférence est d’instaurer un échange avec la salle après une brève présentation des participants. La conférence sera traduite en directe.

Inscriptions sur la boite mail fdeharven@alternativeliberale.fr

Par ailleurs, je vous rappelle la réunion du 21 mars « un nouveau Logiciel pour la France » à 19h30 dans un salon de l’Assemblée Nationale. Merci de vous inscrire rapidement auprès de Jacques Gautron : gautron.jacques@free.fr

Au plaisir de vous retrouver nombreux lors de ces rendez-vous importants,

Bien cordialement,

Frédéric de Harven

lundi 21 janvier 2013

Louis XVI, la nouvelle star ?

Derrière le titre second degré, l'étonnement. Certes, il y a 220 ans, les révolutionnaires guillotinaient Louis XVI. Mais à part quelques poignées d'irréductibles comme Le Petit Conservateur Palaisien, Démocratie Royale, ou la presse people, gotha et monarchie comme Noblesse & Royautés ou Lyon People, qui cela intéresse t-il ? 

Louis de Bourbon
Pourtant, Le Point, qui est quand même un média tout ce qu'il y a de plus mainstream, a quand même rédigé un article sur le sujet. C'est aussi le cas de Sud Ouest ou le Progrès de Lyon. Alors ? Signe annonciateur favorable pour Louis XX (prêt à se lancer en politique en France en 2013 ? se demande Economie Matin), ou son concurrent Jean de France ? (nous ne prendrons pas parti dans la querelle dynastique :-) )

Il est clair que 220 ans après la Révolution Française, on peut ouvrir les yeux. Les promesses d’égalité de situation n’ont pas été tenues, car elles ne peuvent pas l’être (même en URSS entre 1919 et 1991 ou en Europe de l’Est entre 1945 et 1989, les gens rêvaient d’inégalités et de liberté). Quand aux promesses de démocratie représentative dans laquelle les élus représentent le peuple, elles sont à nuancer. Certes, nous élisons librement nos représentants (la moitié de Français qui ne vote jamais n’a à ce sujet, qu’à s’en prendre qu’à elle même puisqu'elle ne veut pas imaginer qu’il existe autre chose que l’UMP et le PS et leurs deux Fronts, de gauche ou national).
Jean d'Orléans
Mais quelles sont les possibilités d'interpeller nos élus pour qu'ils votent des budgets en équilibre, ne se présentent plus aux élections quand ils sont condamnés, soient responsables sur leurs biens propres des dérapages de la dépense publique, ou, tout simplement, aient la décence de bien vouloir être taxés sur 100% de leur revenu ?

On a certes coupé la tête de Louis XVI, mais les français ont-ils conscience du fait que Flamby Mollande François Normal 1er Hollande nous coûte plus cher que ce que la Reine Elisabeth II coute aux britanniques ? Les français ont-ils bien en tête que lorsqu'un courageux député, Charles de Courson (Nouveau Centre UDI) pour ne pas le nommer, cherche à fiscaliser la part de l'indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) – 6 412 euros par mois – non utilisée à des fins professionnelles,  les députés rejettent l'idée ? Est-ce là l'héritage des belles paroles des révolutionnaires (sur fond de bain de sang en Vendée et d'inégalité constitutionnalisée pour les femmes et les esclaves des Antilles, au passage).

La Belgique, les Pays Bas, le Luxembourg, la Suède, la Norvège ou le Royaume Uni fonctionnent. La Suisse, la République Fédérale d'Allemagne aussi. En France, nous avons préféré prendre les défauts de chaque système (monarchie présidentielle, oukases et crimes de lèse majesté, personnalisation du pouvoir, création de potentats locaux) et délaisser les avantages (la stabilité d'Elisabeth II ou le régime de démocratie directe suisse). Quand choisiront-nous ? Du point de vue budgétaire aussi bien qu'au niveau des libertés civiles, ça urge ! Alors pourquoi pas une monarchie libérale voire libertarienne dans le cadre d'un nouveau Saint Empire Romain Germanique ? Ne poussons pas l'hypothèse plus loin. Dans un pays comme la France de 2013, un roi désireux de recentrer l'Etat sur ses seules missions régalienne serait vite poussé par son premier ministre, fatalement ultra étatiste, à s'occuper de tout et à recréer un état nounou. Le préalable, c'est donc bien la libéralisation de la France.

dimanche 9 décembre 2012

Les libéraux démocrates sur le terrain - Agenda de la semaine


10 Décembre 2012

Le Président du Partie Libérale Démocrate, Aurelien Veron, sur France Inter Lundi matin dans l'émission "Service Public" de 10h00 à 10h45 sur le travail le dimanche.


11 Décembre 2012

Dans le cadre du cycle de conférence à Paris autour d'Alain Madelin, sur  « connaître l’économie pour mieux comprendre le monde », Gérard Dréan donnera une conférence à Paris le 11 décembre.


12 Décembre 2012

La Conférence Olivaint a le plaisir de recevoir Hervé Morin, Ancien Ministre, Président du Conseil National de l’UDI, Président du Nouveau Centre, mercredi 12 décembre à SciencesPo (amphi Erignac au 13, rue de l'université) à 19h15. Hervé MORIN interviendra sur le thème: « Le Centre, l'opposition crédible? ». 



13 Décembre 2012

Première réunion de suivi du projet lancé le 27 septembre avec les Associations, Think tanks et Groupe libéraux. Cette réunion doit permettre de transformer l'essai réussi lors de la "Réunion de rentrée Libérale". Contact : Jacques Gautron, Alternative Libérale.



15 Décembre 2012

Nous avons le plaisir de vous inviter à la première édition du Salon du Livre Libéral, Le Livre en Liberté.
Vous pourrez y rencontrer 50 auteurs libéraux : Notre salon est un mélange de jeunes auteurs bandes dessinées  MIEGE, Clément GRANDJEAN, d’économistes réputés Florin AFTALION, JM.DANIEL, Nicolas LECAUSSIN  de philosophes comme P.NEMO, Alain LAURENT, Yves ROUCAUTE, d’historiens JG.MALLARAKIS, Benoit MALBRANQUE et bien d’autres.
Tout au long de la journée, trois conférences suivies d’un débat seront organisées :
  • 15h15-16h00 : Théorie du genre et subversion du Droit (Drieu GODEFRIDI – Henri LEPAGE)
  • 16h45-17h30 : L’identité intellectuelle du libéralisme  (Alain LAURENT – Vincent VALENTIN)
  • 18h15-19h00 : L’autoédition  (Gérard DREAN – Ulrich GENISSON – Daniel  TOURRE)
Retrouvez également cet événement sur la page Facebook qui lui est dédiée :
http://www.facebook.com/events/461684417208593/ 
Venez nombreux !

vendredi 7 décembre 2012

Ayrault l'enfumeur

Ayrault l'enfumeur ? Si c'est Libération qui le dit ...

Même Françoise Fressoz, du Monde, est bien obligée de titrer la gauche face au mur du réel.

La bulle socialiste qu'évoque Franck Boizard ne parvient même pas à être détruite par le rapport d'un certain Gallois que mentionne Guy Sorman.

Say oui to France ? on voudrait bien, mais les bouffoneries montebourgeoises empèchent d'y croire !

La réalité, c'est H16 qui en parle : Une France, sexy no more et nicht mehr sexy, voila le pays qu'Ayrault dirige, de préférence pour créer ces usines à gaz dont nous avons le secret.

Et qu'on ne vienne surtout pas nous dire que les revirements du gouvernement seraient une sorte d'aggiornamento libéral. Comme disaient Frédéric de Harven ou Hervé Morin au congrès du Nouveau Centre la semaine dernière, l'Etat n'a jamais été aussi présent en France, et le gouvernement d'Ayrault ne prend aucune mesure pour changer cette situation. Ils sont nombreux comme  Jean-François Revel ou Bastiat 2012 à noter que la France est un pays sur-étatisé mais sous gouverné.

Même quand on décentralise, note Aurélien Véron, du Parti Libéral Démocrate, on préfère empiler des strates administratives plutôt que d'alléger et de simplifier.

le fait est que le gouvernement ultra socialiste et ultra étatiste de Jean-Marc Ayrault est prisonnier de dogmes  :


  • malgré l'échec de l'ultra étatisme depuis 30 ans (toujours plus de lois et d'impots), on continue à croire les analyses keynésiennes. Le Bobo Libéral dénonce cette arnaque keynésienne qui aboutit à cette frénésie fiscale qui anime nos gouvernants.
  • il vaut mieux faire quelque chose plutôt que ne rien faire, en matière d'économie, à Florange notamment. "L'Etat peut".
  • l'ordre spontané issu de l'ensemble des micro décisions décentralisées de 2.5 millions de chefs d'entreprises français est moins souhaitable que le dirigisme issu de la réflexion de quelques technocrates.
  • l'interventionnisme étatique produit de la justice sociale.
  • même si le pays est proche de la faillite, il ne faut pas hésiter à tenir un discours socialiste, un peu comme les dirigeants du PCUS continuaient à proférer des analyses marxistes, en juillet 1991, depuis Moscou.
  • une bonne vieille usine appartenant à un grand groupe qui se voit vaut mieux qu'une start up qui ne se voit pas.
  • le droit de propriété, bien que principe constitutionnel depuis la Déclaration Des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789, peut être remis en cause s'il le faut.
Du coup, ça donne des mensonges ou des approximations en chaîne. 





Heureusement qu'il y a des cas médiatiques Mittal pour masquer des éches bien français ! Pourtant, gérer un pays avec bon sens, c'est possible. Allemagne: 0 déficit ! Et nous, et nous, et nous ?, se demande Corto 74.

L'art de faire compliquer semble présider ce gouvernement, disait l'Hérétique ? Alors, faisons simple : Ayrault ? Démission ! L'Etat ne peut pas tout !

mardi 4 décembre 2012

Années 30 ou Années 70 ?

D'aimables lecteurs de Contrepoints ont posté leurs observations en réaction à 

Présidence Hollande : le fiasco

  Ils sont sceptiques quand à la possibilité que le contexte actuel d'ultra étatisme et d'ultra socialisme sur fond de crise profite au final aux extrémistes Frontistes (de gauche ou national), et non pas à un discours centriste, libéral, démocrate. 





Ils ont quelques raisons de s'inquiéter. 

Malgré (ou, grâce à) la nullité de ce gouvernement, le contexte n'a jamais été aussi favorable aux discours Melenchono-Lepénesque. Le pitoyable spectacle de l'UMP, et l'arrogance d'une gauche socialiste engluée dans les affaires passées ou présentes (*) mais néanmoins au pouvoir a de quoi exaspérer. De plus, le socialisme, chacun le sait, fait le lit du socialisme nationaliste (lire "Le Socialisme en Chemise Brune, un « essai sur les dimensions socialistes du national-socialisme hitlérien »", de Benoît Malbranque)

Mais, à tous les libéraux qui ne croient pas/plus qu'il soit possible de gagner la guerre, qu'ils regardent l'exemple de Margaret Thatcher, qui a pris le pouvoir dans un Royaume Uni tellement soviétisé que le FMI en avait pris le contrôle. 

Enfin, qu'ils relisent le discours d'Hervé Morin dimanche à Valence :

"Les Croix de Feux, Maurras, l’antiparlementarisme : tout cela est de retour. Le malaise de la société est tel que les interdits et les tabous en place depuis Vichy et la fin de la guerre sont en train de tomber les uns après les autres. Les mêmes mots sont entendus à gauche et à droite, chez les bourgeois comme dans les classes populaires : frontières, étrangers, impôts, bureaucratie. Et nous centristes, nous nous demandons comment arrêter cette vague populiste. Nous le savons bien, les temps de crise ne sont pas des périodes faciles pour les centristes car le recours aux réactions primaires, aux peurs et aux stéréotypes sont tellement plus faciles que l’appel à la réflexion et à l’intelligence". 

http://www.nouveaucentre.fr/page/02122012-discours-dherve-morin-au-congres-de-valence

Répondons point par point à Flamby Mollande François Normal 1er Hollande en le renvoyant à ce qu'il est : l'opportuniste girouette de Tulle, soumise à l’extrême gauche tout comme une partie de la droite louche vers la fille à papa de Saint Cloud.


*
Ayrault : condamné  à 6 mois de prison avec sursis et 30 000 francs d'amende, pour des faits de favoritisme (source l'Express)
Fabius : lui, ça va, il a retrouvé son honneur après le sang contaminé (source Libération)
Peillon : ne respecte pas la charte des ministres au bout d'une semaine en poste
Taubira : a occupé un logement social de 80m² loué 986€ à Paris (source HuffPost) Les locataires de 30m2 à 1000 euros, souvent électeurs socialos, apprécieront. 
Moscovici : il faut croire que travailler à Bercy, ça plait aux petites jeunes. Mosco échange t-il avec 
Montebourg : ne tirons pas sur l'ambulance
Batho : preuve vivante qu'avec juste le bac, on peut aller très loin dans l'arrogance, logée par le contribuable
Belkacem : chahutée sur l'esclavage, elle rattrape son retard avec les gays
Cahuzac : ses 100 000 euros de montres (!!) chez lui ne font pas très socialiste ...
Benguigui : l'accuser d'abuser de jets privés, c'est être anti féministe !


dimanche 2 décembre 2012

Hervé Morin - Nouveau Centre UDI - Congrès de Valence

A l'occasion du Congrès de Valence qui s'est tenu ce 2 décembre 2012, Hervé Morin a été réélu président du Nouveau Centre. Clairement, il entend jouer au sein de l'UDI la partition libérale que le Parti Républicain a joué au sein de l'UDF, le parti de centre droit, durant les années 80, d'après son discours que l'on peut résumer en 6 phrases clefs : 

  • Nous sommes drogués à l’Etat, perfusés à l’allocation, intoxiqués à la réglementation

  • Méfions-nous de ce qui a été souvent le péché mignon des centristes : la tiédeur, la demi-mesure, le consensus poussé à l’extrême #congresNC

  • Le Nouveau Centre a toujours revendiqué d’être le parti des libertés, ... libertés économiques mais aussi le parti d’une société décentralisée

  • Quand est-ce que l’Etat nous foutra un peu la paix et nous fera un peu plus confiance ? #congresNC

  • Entre l égalité et la liberté je choisis la liberté. Oui je choisis la liberté tellement elle a reculé dans notre pays tellement elle a été rongé jours après jours .... #CongresNC

  • Nos compatriotes souffrent de cette société de la contrainte sans pour autant avoir le sentiment d’être protégé comme il faut #congresNC
Un discours clair que ne renieront pas la plupart des libéraux du Parti Libéral Démocrate, mais aussi les centristes, qui ne se reconnaissent ni dans le socialisme de gauche (PS et son front de gauche), ni dans le socialisme de droite (UMP (hors Réformateurs) et leur front national). 

Reste à déterminer comment l'UDI et ses composantes (Nouveau Centre, Alternative Libéral, Parti Radical, CNIP et certains Modem) trouveront leur autonomie et amèneront leurs idées centristes, fédéralistes Européennes, libérales et démocrates jusque devant les électeurs en 2014. La proposition de loi sur la reconnaissance du vote blanc, adoptée il y a deux semaines sur proposition du groupe UDI à l'Assemblée Nationale (Jean-Louis Borloo, Hervé Morin, Jean-Christophe Fromantin, Charles de Courson ...) donne une idée intéressante de la façon dont tous ces centristes peuvent bosser ensemble. Mais l'UDF et les années 80 sont loin. L'UDI et les libéraux doivent avoir de nouveau chevaux de bataille, tels que l'open data, la carte d'identité biométrique (le fichage des gens honnêtes), le soutien public d'entreprises privées ... les causes anti ultra-étatisme ne manquent pas, et il faudra plus que des (bons) discours pour sortir la France de son carcan ultra socialiste.

Pour suivre Hervé Morin :