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mardi 11 août 2015

Vive les exilés fiscaux !

Il y a de plus en plus d'exilés fiscaux (1), et c'est une bonne nouvelle !
Certes, l'expression "exil fiscal" ne décrit pas exactement la réalité, puisque parmi les gens qui partent, tous ne sont pas riches.
Mais ces forces vives ou retraitées qui ont choisi d'habiter Genève, Bruxelles, Luxembourg ou Londres sont autant de votes avec leur pieds de français qui n'en peuvent plus de la façon dont notre pays fonctionne, et qui refusent, parce qu'ils en ont les moyens financiers, intellectuels ou psychologiques, de couler avec lui.

Un enseignement pour la "droite" française : le socialisme de droite n'a pas marché. Les départs ont commencé à s’accélérer sous Fillon, vous savez, celui qui a tenté d'élever le mur de Berlin fiscal qui cerne la France, en créant l'exit tax. Quand on crée une taxe sur le patrimoine de ceux qui partent, les départs ne ralentissent pas, au contraire. 
Autre fait à noter : les migrants et autres réfugiés, quand ils le peuvent, s'installent en Allemagne ou surtout en Angleterre (2). Il faut croire que eux aussi ne croient pas plus que ça aux vertus du socialisme à la française.

Que peut-faire le gouvernement ? D'ailleurs, devrait-il faire quelque chose ? S'il considère qu'à long terme, les départs de jeunes, d'étudiants, d'entrepreneurs ou de grosses fortunes fait peser sur le pays le même risque que le départ des Huguenots, alors le pouvoir devrait agir. De plus, on peut aussi ajouter qu'on ne peut pas faire vivre un pays uniquement avec des professions réglementés, des fonctionnaires, des chômeurs, des capitalistes de connivence ou des retraités. Il faut aussi tous ceux qui, par leur énergie, créent de la richesse.
Mais le plan que le gouvernement est à la fois simple et compliqué : il s'agit de démentir l'idée que les impôts ne peuvent qu'augmenter (puisque la France, en déficit chronique, ne prélève pas assez de richesse pour faire fonctionner ses services publics et financer le social, ou alors dépense trop) et mettre fin à l'idée ancrée que l'instabilité juridique et fiscale ne cessera jamais.

Autrement dit, il faudrait qu'Emmanuel Macron parvienne à convaincre ses collègues Valls, Eckert et Sapin que la France aurait à gagner en préférant le programme du Parti Libéral Démocrate à celui du Parti Socialiste. Bon courage à lui ! En attendant, dans un pays qui refuse de voir la réalité, le vote avec les pieds des exilés fiscaux est la meilleure réponse possible face à un Etat hors de contrôle. 



vendredi 22 mai 2015

AirBnB Paris vs AirBnB London !

Ah ah ah, pauvres moujiks électeurs des arrondissements 1 à 5 et 10 à 12 ! Ils pensaient élire des démocrates bon teint à la tête de l’exécutif parisien, ils se retrouvent avec des commissaires politiques communistes assumés qui traquent le koulak qui ose louer son appartement sur AirBnB (1). 

Et oui, camarades, on ne peut pas dire, pourtant, que vous n'étiez pas prévenus ! Souvenez-vous du post du 27 mai 2014, "AirBnB : ces parisiens, de gauche, qui vont comprendre leur douleur". 

Alors, vous direz : il faut bien lutter contre ces locations sauvages qui raréfient l'offre de logement dans la capitale, ne sont pas déclarées, au fisc notamment, et génèrent trop de va et vient. D'ailleurs, Ian Brossat, l'adjoint communiste à la mairie de Paris, en charge du logement, le dit lui-même : ce sont les riverains qui sont les principaux pourvoyeurs de plaintes contre les appartement AirBnB. 
Vous direz également : Barcelone lutte bien contre ces sous-locations, alors pourquoi pas Paris ? 

Soit. 

Mais à votre avis, pourquoi AirBnB marche si bien à Paris ? N'est ce pas parce que l'offre hôtelière est saturée ? Les taux de remplissages des hôtels parisiens ne sont-ils pas en cause, qu'ils soient liés à l'industrie des congrès professionnels, à l'attrait touristique de la capitale ou, pour le bas de gamme, au scandale des locations, aux frais des contribuables, de chambres à prix d'or et à la limite de la salubrité, fournies aux sans-papiers ? 
Autrement dit, le succès de AirBnB n'est-il pas tout simplement la réponse que le marché fournit à un besoin ? 

Peut-être que les méchants propriétaires qui louaient sur AirBnB choisiront de passer à la location classique, plutôt que de devenir de vrais hôteliers. Mais pensez-vous vraiment, dans ce cas, qu'ils seront enclins à entretenir leur bien, surtout si le rendement locatif est contraint par les lois sur le blocage des loyers ? Ou alors, la situation actuelle perdurera : pour se prémunir contre les risques, la sélection (des années  de fiches de paye, les avis d'imposition, etc) sera encore plus forte, et seuls les hauts fonctionnaires genre Agnès Saal (2) (très haut salaire et totale sécurité de l'emploi ...) parviendront à se loger !

Franchement, en jouant aux inspecteurs du fisc, la mairie de Paris s'engage dans une voie qui ne se révélera pas être à l'avantage des parisiens. Alors que la capitale, et Anne Hidalgo, ouvre les yeux et note que l'alternative existe. 
Apparemment, à 2 heures et quelques d'Eurostar d'ici, ils ont une toute autre approche : ils dérégulent" et autorisent les londoniens à louer librement leur logement, ou une propriété, jusqu'à 90 jours par an sans risquer une amende, ou avoir besoin de demander une autorisation.



Oui vous avez bien lu (3) : Quand Paris lutte contre Airbnb, Londres l'accueille à bras ouvert (et Airbnb sait dire merci). 

Et oui les amis, il n'y a pas de fatalité à ce que, comme dirait H16,  des fonctionnaires sachent mieux que des propriétaires  ce qui est bon pour leur logement (4) !  
Mais bon, si ce sont les touristes qui nous gênent, il faut le dire. Après tout, ils ne sont juste que ceux qui font vivre les employés de Roissy Charles de Gaulle, le Louvre, Louis Vuitton, Eurodisney ou tous ces cafés et restos si charmants du Marais, n'est ce pas ? 

Pour conclure, juste un chiffre : il y a 100 000 français à Londres. Demandez leur si ils sont tous SDF,au pays de l'ultra libéralisme giga capitaliste et méchant, ou bien si c'est plus facile de se loger à Londres qu'en Socialie, à Paris. 



(4) H16 AirBnB à Paris, ça suffit à la fin ! 22 mai 2015. 

mercredi 8 avril 2015

Pozzo di Borgo, l'UDI converti à la TTF ?

Vous connaissez, vous, le nom de votre sénateur ? C'est pas évident, vu que seuls les grands électeurs votent pour mettre au Palais du Luxembourg ces politiciens aguerris, et rompus à toutes les subtilités de la vie publique. 
Du coup, pas sur que vous ayez entendu parler d'Yves Pozzo di Borgo, sénateur, élu (UDI) à Paris, vice président de la Commission des Affaires européennes.
Les militants parisiens de l'UDI, le parti centriste, eux, le connaissent ! Pour une raison qui n'est pas encore tout à fait claire, Yves Pozzo di Borgo (donc membre de l'UDI), n'avait pas hésité (avec d'autres comme, Jean-Christophe Lagarde) à torpiller en public la candidature à la mairie de Paris de Christian Saint-Etienne (1) (UDI). Allez comprendre .. Mais quand Bill Clinton nous confirme que la série House of Cards et sa succession d'intrigues politiciennes est à 99% réaliste (2)  ...

Alors, qu'a donc récemment fait notre valeureux sénateur, Yves Pozzo di Borgo, pour qu'on parle de lui ? 
La réponse se trouve dans les très instructifs comptes rendus des discussions tenues dans le cadre de la Commission des Affaires européennes du Sénat. Ne riez pas, cela n'est pas si rébarbatif que çà, et surtout, c'est là où on réalise qu'en fait, entre le PS, l'UDI, l'UMP et les deux Fronts, il n'y a bien aucune alternative : nos politiciens semblent bel et bien tous d'accord pour créer toujours plus de taxes, toujours plus d’impôts (enfin, sauf pour eux, cela va sans dire, n'est-ce pas mesdames et messieurs qui rejetez la fiscalisation de l'IRFM).

Donc, si vous vous rendez sur le site web du Sénat, vous pourrez tomber sur le projet de taxe sur les transactions financières (3) et la communication de Mme Fabienne Keller (UMP, socialiste de droite). Et là, qu'est ce qu'on apprend ? Que le sénateur Pozzo di Borgo applaudit de ses deux mains ce projet de taxe dont l'inspiration est d'extrême gauche.
Que dit-il au sujet de ce projet repris par le collectif extrémiste de gauche Attac ?

"Parmi les financements innovants, la TTF est un projet fondamental pour une innovation
remarquable. [...] Une fois de plus, la France est le moteur de l'innovation fiscale et je me réjouis que le président de la République soit volontariste sur ce projet. Je suis convaincu que la création de la TTF n'aura qu'un impact marginal sur l'économie, contrairement à ce que les milieux financiers avancent avec une certaine mauvaise foi. Enfin, je suis heureux que la France retrouve son rôle de force de proposition et de réflexion sur l'équilibre du monde."

ou encore

"Comparaison n'est pas raison, mais lors de la création de la taxe sur les billets d'avion, que de cris de la part des banques aussi ! Or il n'y a pas eu d'incidences sur l'économie. Quelle est l'entreprise qui va quitter Francfort, Londres ou New York pour aller dans une bourse de l'autre bout du monde ? Je ne crois pas à la délocalisation des centres financiers, mais il est normal que les banquiers se défendent."

Pourtant, un certain nombre d'éléments devraient être rappelés au bon souvenir du sénateur Pozzo di Borgo, qui, dans un excès de folie taxatrice, se voit donc déjà légiférer, en tant qu'élu français, pour l'Allemagne ou les Etats-Unis !

D'une part, la TTF, taxe comportementale, n'a aucun sens. En effet, qu'est ce que la taxe sur les transactions financières ? La taxe Tobin (la première esquisse de la TTF), c'est une taxe proportionnelle applicable à toute transaction impliquant un instrument financier (actions, obligations, dérivés) et qui a pour but explicite de limiter la volatilité, en rendant les transactions de court terme non rentables. Si l'économiste James Tobin a donc d'abord imaginé sa taxe, ce n'était pas pour qu'elle rapporte, mais qu'au contraire, elle tue sa base fiscale, en renchérissant le coût des transactions. En effet, si une taxe altère ou annule la rentabilité prévisible d'une opération financière, on peut imaginer que les opérateurs financiers (sauf à penser qu'ils sont stupides et dotés de financements illimités) ne se lanceront pas dans une telle opération. Et si malgré l'existence de la taxe, les opérateurs se lancent dans une transaction, c'est donc qu'ils espèrent une rentabilité encore plus forte, donc plus de volatilité (4).
Si il y a une taxe Tobin / TTF efficace, il n'y a donc pas de rentrées fiscales puisqu'il y a moins voire plus du tout de transactions, sauf celles de "long terme" tel que l'achat d'actions Renault par l'Etat français, avec un argent qu'il ne possède pas, ou alors les plus volatiles.
Les taxes comportementales n'ont donc aucun sens sur le plan budgétaire.

D'autre part, la TTF a déjà testée, et elle n'a pas marché (5). En 1984, la Suède a mis en place une taxe sur les transactions financières du marché d'actions de la bourse de Stockholm, puis sur le marché des obligations. Mais cette TTF a abandonnée en 1990 suite au déplacement des transactions vers des marchés et des instruments financiers non taxés. Ce déplacement a  entraîné un effondrement des transactions à la bourse de Stockholm (entre -30 et -60% en 3 ans) et a restreint très fortement l'augmentation des recettes fiscales (50 millions de Couronnes Suédoises en moyenne par an au lieu des 1.5 milliards prévus).
Quand à la France, elle dispose en réalité déjà de sa TTF. Une taxe sur les transactions financières a été instituée par les dispositions de l’article 5 de la loi n° 2012-354 du 14 mars 2012 de finances rectificative pour 2012 (6).
La encore, les effets ont été les mêmes qu'en Suède : la taxe sur les transactions financières française a fait baisser les volumes de 10% à Paris.
Qu'est ce que le sénateur Pozzo di Borgo pense qu'il se passera quand l'UE adoptera une TTF Européenne ? Les transactions iront ailleurs, tout simplement, et les entreprises suivront, pour celles qui, PME ou grands groupes comme Total (7), ont anticipé. Fantasme ? Le sénateur Pozzo di Borgo dispose certainement d'une connexion Internet. Il peut donc constater deux choses : d'une part, grâce à Internet, les choses ne se passent plus comme dans un roman de Zola, il n'y a plus besoin d'être dans l'enceinte du palais Brongniart pour faire une transaction boursière (8). D'autre part, des plans existent chez un certain nombre de groupes français pour partir.

Qui plus est, la double justification morale de la TTF, "réguler la finance" et "aider ces pauvres pays africains" ne repose sur rien. D'une part, depuis 2008, ce qui a fait faillite, c'est la finance régulée (Dexia ?) et les finances publiques, mais certainement pas tous ces mastodontes dont le public n'entend jamais parler, type Icap, Blackrock ou Ontario Teachers. Normal, on a voulu faire croire que la crise, c'était la méchante finance et non pas des décisions publiques et politiques néfastes. D'autre part, on sait que l'aide publique au développement est une fumisterie. Ce dont l'Afrique a besoin, c'est du libre échange, et certainement pas de la commisération de députés et de sénateurs français.

Pozzo di Borgo est-il toujours à l'UDI, c'est à dire le parti membre, au niveau européen, des centristes et libéraux européens (ALDE) ou bien s'apprête t-il à rejoindre des groupes anti libéraux et plus extremes ? Parce qu'une chose est sure : il ne peut pas y avoir de TTF sans frontières ultra étanches, d'où la cohérence des extrêmes pour qui la fermeture des frontières est la base. Pour info et si le le sénateur Pozzo di Borgo l'avait oublié, son parti politique, l'ALDE, a rejeté l'idée de taxe sur les transactions financières (9).
Pozzo di Borgo n'est pas obligé d'être aussi versatile que l'ancien président de la République !

Quand on parle du rejet de la TTF, il ne s'agit absolument pas de défendre les banques, il s'agit de défendre le consommateur. Chacun sait à quel point, comme n'importe quelle entreprise d'ailleurs, les banques et les intermédiaires financiers ne sont clairement pas la Croix Rouge. Leur but, comme n'importe quelle entreprise, est de faire du profit, et ce en tenant compte des très nombreuses contraintes juridiques qui pèsent sur elles. 
Mais les banques paient déjà les taxes et impôts suivants :
  • C3S bancaire
  • taxe systémique
  • impôt sur les sociétés (comme toutes les entreprises) 
  • Contributions additionnelles
  • TVA (non récupérable, à la différence des sociétés industrielles du CAC 40)
  • taxe sur les salaires
  • CVAE
  • Taxe sur les bureaux
  • Retenues à la source 
Or, une taxe est toujours répercutée sur le consommateur final. Donc si à cette longue liste de taxe, on rajoute la TTF, alors elle sera payée par nous tous. Et ne pensez pas qu'en matière d'intermédiation financière, vous n'êtes pas un consommateur final. En effet, vous n'êtes peut être pas un day trader en possession d'un compte titre chez un broker, à l’affût des opportunités sur les marchés. Cette catégorie est de moins en moins nombreuse (merci Fillon et son abaissement du seuil des taxations sur les plus values sur cessions de valeurs mobilières au premier euro de cession ). En revanche, combien de français ont de l'assurance vie investie en divers produits financiers ? Même les fonctionnaires sont indirectement actionnaires, quand ils épargnent via la Prefon !

En outre, Dans un pays, la France, qui dépend bien plus des banques et du secteur financier que la Suisse (et oui !), et dans une aire urbaine, la région parisienne, qui a déjà un problème de sièges sociaux, veut-on vraiment risquer de voir BNP Paribas, Credit Agricole CIB ou Natixis d'achever leur déménagement ? 
A quand un nouveau contrat social ? Voila ce qu'on attend des politiciens comme le sénateur Pozzo di Borgo. Qu'ils nous propose un recentrage de l'Etat sur ses seules missions régaliennes (police, justice, armée et diplomatie) de préférence gérées au niveau fédéral européen, et un système fiscal juste, simple, fondé sur une flat tax la plus faible possible, au lieu de se livrer à ce concours permanent de "créativité" fiscale ! 

jeudi 2 avril 2015

Concert pour les chrétiens d'Orient: la RATP a-t-elle eu raison de censurer l'affiche?

Au nom de la laïcité, la RATP a décidé de retirer la mention "pour les chrétiens d'Orient" sur les affiches annonçant le prochain concert des "Prêtres", et dont les bénéfices devaient être versés à une association qui leur vient en aide. 

Concert pour les chrétiens d'Orient: la RATP a-t-elle eu raison de censurer l'affiche dans le métro parisien ? Vous pouvez voter sur le site de RMC BFM.

Au delà de la polémique sur les chrétiens d'Orient, il serait du coup bon que la RATP nous précise ce qu'elle est : un espace privé dans lequel s'applique son règlement privé, fondé sur une vision stricte de la laïcité (laicarde, on pourrait dire), ou bien un espace public qu'elle met à la disposition de clients, qu'ils soient annonceurs ou voyageurs ? 

On pourrait admettre une RATP qui fonde ses valeurs sur le programme des franc-maçons, après tout, toutes les entreprises ont une culture et des valeurs, au delà de leur but, faire de l'argent, mais alors, pourquoi le règlement interne du métro parisien actuellement en vigueur s'appuie t-il sur le décret édicté le 22 mars 1942 ? 
Oui, vous avez bien lu. L'entreprise qui entend faire de la morale en plus de transporter des voyageurs (enfin, tant qu'un conducteur de la ligne A du RER n'est pas en grève ...) est aussi une administration qui n'a jamais renié les principes Vichystes qui président à certaines de ses actions. 
La paille et la poutre ? 

Difficile de dire comment la RATP décide qu'une affiche publicitaire est compatible ou pas avec ses propres règles (cf l'affaire Gleeden), mais ce qui est en revanche certain, c'est qu'il est vraiment temps de dépoussiérer le mode de fonctionnement de la Régie "Autonome" des Transports Parisiens. 

Enfin, rassurez-vous, pendant que la RATP, en France, regarde vers le passé, à l'étranger, elle est pragmatique, et s'accommode bien des valeurs libérales, à Londres , là où des compagnies privées font rouler de bus, en concurrence, sans CGT, sans comité de censure et en diffusant des pubs diverses et variées, parfois christianophobes, parfois christianophiles.


EDIT vendredi 3 avril 2015

sur le même sujet, lire Encore un Epic Fail de la laïcité à la française sur le blog de H16 ou Quand la RATP reste « neutre » face aux assassins sur le blog de Koztoujours

mercredi 18 juin 2014

18 juin : un surprenant François Fillon londonien !

C'est en effet en direct du Royaume Uni que l'ancien premier ministre a tenu à rendre hommage à deux composantes idéologiques importantes de la droite française : le gaullisme, avec la célébration de l'appel du 18 Juin (1), et le libéralisme, avec la. participation de Fillon à une table ronde de la conférence “The 2014 Margaret Thatcher Conference On Liberty” animée par Gaspard Koenig, de Génération Libre.



Fillon aura tenu un discours plein de bon sens mais audacieux, vu non seulement le contexte français de 2014 mais également les décisions politiques (socialistes) prises par le gouvernement Fillon 2007-2012. Comme quoi, il est toujours possible d'espérer.

Les médias ne retiendront que la petite phrase sur les universités françaises , "foyer du marxisme" (2), sans voir le cheminement intellectuel de l'ancien premier ministre, autrefois proche de Seguin. Dommage. A moins qu'ils ne croient pas à la conversion ?


(1) François Fillon N’oublions jamais le souffle de la résistance 18 juin 2014
(2) Atlantico Pour François Fillon, les universités françaises sont des "foyers de marxisme" 18 juin 2014

vendredi 11 octobre 2013

Nos bureaux sont ouverts de 9h à 17h, du lundi au vendredi

Tel est le message de nivellement par le bas que les socialistes (de gauche comme de droite), au pouvoir à tous les étages en France, font passer.
Et gare à ceux qui veulent sortir des clous !

Le Parisien de ce matin publie un bon article titré Paris, la Ville Lumière, s’éteint (1), en notant qu'entre la fermeture des magasins dès 21 heures, l'extinction des illuminations et la concurrence des autres capitales : Paris vit de moins en moins la nuit.

Et s'il ne s'agissait que de le nuit ! C'est plus large que cela. Il y a tant de décisions séparées qui vont dans le même sens : de la volonté de faire plier des salariés de Sephora (2) à la lutte contre le développement des voitures de tourisme avec chauffeur (3), tout semble fait par les politiques et par les syndicats pour qu'effectivement, et à rebours de la réalité du monde aussi bien que des intérêts de Paris et des parisiens, la marche des choses se plie à une seule idée : tout le monde sur une seule ligne !

OK, Paris n'est ni Londres, ni Berlin, ni Barcelone. Paris a son propre charme, et c'est heureux d'ailleurs que les touristes aient encore la gentillesse de venir nous aider à faire tourner le Louvre, Louis Vuitton ou Disneyland. Mais, même dans ce domaine qui constitue un point fort français, ne pourrait-on pas considérer que quitte à avoir des touristes et les désagréments qui vont éventuellement avec, on pourrait quand même en profiter pour les accueillir au mieux et donc espérer maximiser la recette par visiteur ? 




Il y a un lien entre l’effondrement de la place financière de Paris (4), le plan social d'Air France (5) et la cherté des prix de l'immobilier parisien : la méfiance envers la liberté des gens et le rejet des mécanismes de marché. 

La France souffre d'un double problème : d'une part, la confusion entre Etat et Nation, qui aboutit à cette culture jacobine et irresponsable d'ultra étatisme généralisé, et d'autre part la prise en otage du pays par l'élite des baby boomers et leurs alliés. 
En effet, y compris en tordant le bras à la réalité (6), les socialistes entretiennent l'illusion selon laquelle il existerait un léviathan bienveillant (que les puristes excusent cette antinomie) appelé Etat et qui, du haut de quelques ministères situés dans la capitale, seraient en mesure de savoir ce qui est bon pour tout le monde, et mieux que quiconque. 

Il est urgent de cesser de croire que l'Etat (où plus exactement, le contribuable) doive payer/réguler/taxer/réglementer/subventionner/légiférer/organiser/punir chaque parcelle de notre vie. Nous pouvons, tous ensemble, refuser cette mainmise du public sur nos vies et faire émerger, spontanément, des solutions valables ici mais pas la bas. 

Si ne serait-ce qu'une seule salariée de Sephora veut travailler entre 21h et minuit, qu'est ce que cela peut faire à la CGT ? 
Si des parisiens veulent faire des courses alimentaires le soir en sortant du travail, et que des supérettes sont justement ouvertes, pourquoi vouloir punir (7) ? 

Parce que le pire, c'est qu'une fois que l'Etat, la loi et les syndicats auront tué une fois pour toute le dynamisme de l'économie parisienne et les velléités entrepreneuriales, ils se tourneront vers un alourdissement de la fiscalité pour compenser ! En effet, il faudra bien indemniser les chômeurs et trouver des sources de financement pour tous les services abusivement qualifiés de publics (crèches, etc). A ce moment la, la boucle sera bouclée, et le couvre feu que les étatistes auront mis en place trouvera sa touche finale par le mise en place de miradors fiscaux (8). 

Chouette perspective ...

Sinon, en 2014, il y a des élections. A Paris notamment, il y a des gens comme Christian Saint-Etienne(9) (le candidat de l'UDI) qui pensent que rien n'est écrit et qu'un sursaut entrepreneurial (10) peut sauver Paris et le pays, à condition de la classe politique effectue sa propre révolution dans sa façon de gérer l'Etat (11). 
Si jamais la classe politique choisissait de ne rien changer, les citoyens, eux, voteraient de toutes façons avec leurs pieds (12).





(1) Le Parisien Paris, la Ville Lumière, s’éteint 11 octobre 2013
(4) Le Temps La place de Paris lutte contre son déclin 4 septembre 2013
(6) Les Decodeurs du Monde Manuel Valls réinvente la nation 9 octobre 2013
(10) Municipales 2014 à Paris L’ICONOMIE - Pour sortir de la crise - Christian Saint-Etienne (#UDI) 30 septembre 2013
(12) Contrepoints Bricoleurs du dimanche contre bricoleurs du quotidien 4 octobre 2013

samedi 27 juillet 2013

Taxis Parisien vs voitures de tourisme avec chauffeur (VTC)

Quelle belle illustration de soumission à un lobby existant !

Les taxis menacent de bloquer la ville de Paris si le gouvernement ne fait rien contre les voitures de tourisme avec chauffeur (VTC) qui se développent à toute vitesse, et hop ! Le gouvernement édicte une source le Point).
réglementation contraignante et ridicule : un projet d'arrêté pour contraindre les VTC à respecter un délai minimal de quinze minutes entre le moment où le client réserve et celui où il est pris en charge serait sur le point de voir le jour (

Si c'est vrai, c'est vraiment révélateur de la vision gouvernementale en matière du fameux "intérêt général".

Surtout, c'est pour les taxis que la situation est en réalité la plus critique. Pourquoi ? 

Certes, les VTC peuvent constituer à très court terme une concurrence pour les taxis qui, eux, ont acheté une licence (1). Ça, c'est ce qui se voit. 
Mais ce qui ne se voit pas, c'est les choix de long terme des parisiens et des touristes. 

Chacun a en tête un champ des possibles, en matière de déplacements notamment, qui se modifie à chaque fois que des paramètres changent : l'ouverture du Tunnel sous la Manche et le lancement de l'Eurostar a facilité les déplacements Paris-Londres, le Velib a fait prendre conscience aux parisiens que certains déplacements courts, peu pratiques en bus, pouvaient se faire sans attente, et la politique anti voiture de Delanoé commence à avoir un impact sur le nombre de voitures qui entrent dans Paris. 

Les VTC sont potentiellement une bonne chose et pour les déplacements des parisiens et pour les taxis, à long terme, car ils élargissent la palette d'outils pour les parisiens et les gens de passage qui ne veulent pas ou ne peuvent pas posséder leur propre véhicule individuel. 

Mais si à force de chercher (et de ne pas trouver) de taxis le soir en sortant, ou même en journée pour aller à un rendez-vous, les parisiens finissent par intégrer dans leur tête le fait qu'il faut qu'ils aient des voitures ou des scooters, ou qu'ils se privent de sorties après 2h du matin, ce qui va se passer, c'est que les taxis auront fini de scier la branche sur laquelle il sont assis. Est-ce vraiment ce qu'ils veulent ? 

(1) NB semble t-il qu'au départ, ces plaques de taxis n'etaient pas revendables mais que la pratique a finalement été légalisée en 1995, source Web Libre

samedi 25 mai 2013

Un militaire agressé au cutter à La Défense : Europe at war ?

Un militaire a agressé au cutter à La Défense par, d'après le Monde,un homme de type nord-africain âgé d'environ 30 ans qui  portait un pull beige, et avait la tête couverte d'un bonnet ou d'une calotte blanche. (Mais impossible de dire pour le moment s'il portait ou non une djellaba, comme certains médias l'affirment). 

On fait tout de suite le lien avec l'attentat qui a eu lieu à Londres cette semaine dont , au passage et toujours d'après le Monde, on apprend qu'un des auteurs était en contact avec le MI5, tout comme Mohamed Merah aurait pu, selon certaines sources, être un agent perdu par les services secrets français. 

Quelle est la nature de la guerre que nous menons, si elle existe ? Ne devrions nous pas être au courant des tenants et aboutissants ? Est-ce que certaine idée de l'Europe, de culture chrétienne et à la pratique politique laique, est vraiment en guerre contre un monde musulman qui rejetterait nos valeurs ? Si tel est le cas, qu'est ce que cela signifie pour les musulmans d'Europe ? 

Toutes ces questions sont éminemment complexes. Mais une chose est sûre : comme disait Nick Clegg, des Libéraux Démocrates britanniques, les moyens à mettre en oeuvre pour se prémunir à 100% contre le terrorisme sont de nature à faire reculer de manière sévère les libertés civiles (voir le Télegraph). Sommes nous vraiment prêts à cela ? A chaque fois que nous adoptons un Patriot Act / Plan Vigipirate / Communication Data Bill, les terroristes gagnent leur guerre qui consiste, non pas uniquement à tuer des gens mais surtout à tuer notre mode de vie. 

jeudi 21 février 2013

La fracture sociale pour ceux qui ne veulent pas comprendre

Il y a un truc super comique en matière d'analyse de cette pauvre France qui souffre du fait du méga libéralisme sauvage et ultra américain qui la caractérise, c'est quand un bobo au sens littéral du terme (portefeuille à droite et vote à gauche) veut vous expliquer qu'il faut plus d'Etat afin de lutter contre la précarisation des populations fragilisées (les classes moyennes rurbaines). 

Ah, ces  bobos qui ne veulent pas comprendre qui ne veulent pas comprendre que la fracture sociale, c'est nous tous, c'est ce que nous voulons.

Prenez Jegoun et son post "Les nouvelles classes populaires" du 21 février 2013,  en réaction à l'article du Monde Exclues, les nouvelles classes populaires s'organisent en "contre-société", ou Sarkofrance et son post "hors système". 

Jegoun écrit : 


  • J’ai acheté mon appartement en 1994 en proche banlieue Parisienne. 
  • Quand je suis arrivé, nous avions une usine. Mon quartier, tout près de la Nationale 7, à 500 mètres de la capitale, hébergeait plein d’ateliers divers 
  • L’usine a disparu, remplacée par un centre commercial. Les ateliers ont été remplacés par des immeubles d’habitation ou de bureau. 
  • Des « cadres Parisiens » (comme moi) ont commencé à habiter cette petite ville. Les ouvriers ont disparu. Repoussé en banlieue. 
  • Le parc de logements sociaux est très important (37% de mémoire) et est occupé en partie par des populations issues de l’immigration, relativement bien intégrées. 
  • Dernier épisode en date : le siège de LCL s’est installé dans la commune voisine
  • Où sont passés les ouvriers ? Ils ont été poussés vers une banlieue plus lointaine. De toute manière, il n’y a plus d’usine, dans le coin. 

et, plus loin 

  • Il faut redonner l’espoir à cette « nouvelle France populaire », réorienter le développement économique, renforcer les services publics sur le territoire, …

Déjà, félicitations à Jegoun. Il a acheté pile poil au sortir de la crise de l'immobilier de 1991-1994, juste avant le début du fameux bull market de 1996-2006, pendant lequel l'immobilier a été multiplié par 3. 

Ensuite, c'est là où ça se gate, c'st quand nos amis gauchistes partent en mode "il faut que l'Etat intervienne contre les conséquences de nos choix individuels". C'est du foutage de gueule puissance maxi ! Pourquoi ? 

Les bobos, ils ne sont ni fous ni débiles. Ils ont raison de partir des endroits chers, où l'on paie 6, 7, 8 ou même 9000 euros le mêtre carré, pour aller vers les endroits où le mètre carré est à 2,3 ou 4000 euros. Mais ce faisant, ils encouragent les opérations de rénovation urbaine. Les promoteurs immobiliers et les urbanistes ou même les commerçants ne sont pas animés par un esprit de méchanceté mais de rationalité. Ils voient que si une population plus aisée remplace une population plus pauvre, alors les prix peuvent monter. 

Si les bobos voulaient vraiment aider les ouvriers à garder leur mode de vie, alors ils resteraient dans des minuscules deux pièces du XIIIeme ou du XVIIeme arrondissement plutôt que d'aller chercher plus grand et moins cher de l'autre coté du périph'. 

Le Kremlin Bicètre, Heloise Nez
En plus, les bobos ne se contentent pas de pousser les prix immobiliers à la hausse : ils amènent leur propre mode de vie, qui n'a rien de critiquable mais qui n'est pas celui des ouvriers. Le blog "photographier la ville" le montre bien : quand un sushi shop/Daily Monop/agence Acadomia s'installe dans un quartier de la petite couronne, c'est très rarement parce que des prolos l'ont ardemment réclamé. En général, c'est plutôt un entrepreneur pas trop stupide qui a vu qu'une nouvelle population pourrait constituer sa clientèle.

Ce processus de gentrification, il a été étudié à maintes reprises par les universitaires, et il suit toujours le même schéma  de Ivry (voir l'article de Libération sur cette autre ville probablement perdue pour les communistes au profit des socialos en 2014) à Saint Ouen, en passant par Montreuil ou Clichy : d'abord les explorateurs (vrais pauvres créatifs et originaux) puis les jeunes familles abonnées à Libé soi-disant à la recherche de la diversité (sauf dans l'école des enfants) puis, enfin, l'apartheid social sous couvert d'investissement public, mené par un maire socialiste. 

Quand la mairie lance des grands chantiers type couverture de la N7, c'est trop tard, les socialistes ont investi la place, il n'y à plus qu'à déménager, les pauvres ! (voir le forum de Europe Ecologie les Verts - Val de Marne). 

Quelle conclusions pratiques tirer de cette entreprise de désinformation qu'est le mythe de la gauche amie des ouvriers ? 

Déjà, ouvrez les yeux ! Ca n'est pas une quelconque main invisible d'un moloch marché tout puissant qui gentrifie Montreuil ou le Kremlin Bicètre mais des décisions très visibles de mairies de gauche. A quoi cela sert-il, pour la Fédération Anarchiste, de faire des manif contre la Loi du Marché alors que c'est bien le maire de la ville, Dominique Voynet, qui a signalé le squatt. Les maires gauchistes qui n'assument pas disent "il y a du danger dans ces squatts" ou "c'est à l'Etat de reloger ces gens". Pourquoi ne pas avoir tout simplement laissé les gens habiter des immeubles délabrés, dans ce cas, si le propriétaire et les locataires étaient d'accord ? Réponse : parce qu'une mairie préfère des immeubles à 4000 euros le mètre carré, comme au Kremlin Bicètre, plutôt qu'à 1000.

Ensuite, les gens qui protestent contre l'usage d'argent public pour faire des aménagements urbains ou des travaux publics d'envergure, comme les manifestants de Notre Dame des Landes, ont raison ! Qu'est ce qui peut rassembler des écolos radicaux et les Contribuables (voir le blog Ecologie Libérale) ? C'est bien le fait que l'argent public est pris à tous pour servir à seulement quelques uns, sans même évoquer la rentabilité douteuse ou nulle de certains projets ? 

C'est exactement le même genre de paradoxe que l'on voit en réaction à l'excellente idée de la SNCF, créer des TGV low cost, le Ouigo. Les bien-pensant comme Seb Musset ou la CGT & proches écrivent : 
  • Ce qui ressemble à la réintroduction de la 3e classe permet en fait la disparition progressive de la classe intermédiaire
  • La SNCF, une compagnie qui assurait autrefois un service correspondant davantage à la notion de service public (???), a  réinventé la troisième classe
Nos gauchistes n'ont pas compris ou pas voulu voir le fait que, quand la SNCF créait ses lignes TGV à grand frais, elle le faisait à crédit,  (un kilomètre de ligne TGV coûte 15 fois plus qu'un kilomètre de voie ferroviaire classique, d'après le Journal du Net ) (1). ce faisant, puisque la dette s'accumulait au sein de RFF, elle préparait la future inaccessibilité du TGV au plus grand nombre. Pourquoi ? Parce que la SNCF relève ses prix pour pouvoir rembourser le réseau. 

Nous n'avons qu'à ne pas payer la dette de RFF ? Pourquoi pas (sachant qu'elle a quand même servi à payer les ingénieurs et les ouvriers ou le matériel utilisé pour construire les lignes ...), mais dans ce cas, quelle boite acceptera de travailler gratuitement, à l'avenir, à la construction de lignes ou à leur entretien ? Il est donc bien préférable que ce soit les clients du TGV qui paient les péages de RFF, et puisque nous sommes arrivés à des prix du billet trop élevés, l'idée de TGV low cost est donc une excellente idée. 

Alors, au final, quelles solutions ? 

  • déjà, accepter que la mixité sociale doit cesser d'être un objectif politique : les français n'en veulent pas (lire La mixité sociale, personne n'en veut, un post du 28 mars 2012). 
  • ensuite, stopper d'urgence les politiques publiques qui impliquent de taxer les uns pour redistribuer à d'autres puisque souvent, ces politiques publiques ont des conséquences anti sociales (au sens gauchiste du terme). En effet, combien de CSP - à Roissy Charles de Gaulle Terminal E, à Louis le Grand ou dans le TGV high cost ? 
  • enfin, sortir de la société d'Etat-nounou qui veut que les politicards ultra interventionnistes s'accordent le droit de définir ce qu'est un logement décent ou non. L'inacceptable des uns est le rêve des autres, et le prix permet de mettre tout le monde d'accord
  • ajoutons : en finir avec les idées ultra interventionnistes en matière de logement, d'aménagement ou de transport, au profit des solutions privées, individuelles et décentralisées, le résultat final n'est pas plus mauvais (2).

Moins d'Etat ! Plus de libertés !


(1) Coût de construction d'une ligne TGV
  • LGV Nord 1989 : 7.5 millions d'euros le kilometre (source : gouv.fr) 
  • LGV Est 2002 : 13 millions d'euros le kilomètre (source LGV Est)
  • Le Mans-Rennes 2011 : 18 millions d'euros le kilomètre (source Challenges)
  • Bordeaux Tours 2012 : 22 millions d'euros le kilomètre (source Wikipedia)
  • Paris Lyon bis 2025 : 23 millions d'euros le kilomètre (source Lyon Capitale)



(2) La Défense, une initiative publique, gaulliste puis mitterrandiste est dans le rouge (source : MonPuteaux.com), alors que Carary Wharf, 100% privée y compris le métro DLR, fait des profits (source : Télégraph). 








jeudi 20 septembre 2012

Indignez vous !

Pendant que le gouvernement nous occupe avec des discussions sociétales, les affaires continuent ! Dire que les électeurs socialistes pensaient avoir affaire à quelqu'un chargé de pacifier la France et de nous protéger (lol). Pourtant, ces mêmes électeurs seront les premiers déçus, si ce n'est déja le cas et surtout si ils sont des modérés qui, avant tout, veulent vivre en paix sans qu'un Etat nounou nous prenne la main chaque fois que l'on veut traverser la rue.

Ces jours-ci, on parle pas mal de manifestations salafistes dans Paris (en oubliant les musulmans qui ne demandent qu'à vivre de manière privée et non politisée leur religion), de mariage civil pour les gays (en oubliant les homos qui veulent tout sauf un coup de projecteur sur leur sexualité, tout comme les hétéros d'ailleurs) , mais, comme le note le Comité de Surveillance du Flamby, l'affaire Charlie Hebdo permet en tous cas d'occulter le renoncement numéro 1 de Flamby qui en profite pour passer en catimini le traité qu'il dénonçait en campagne. Il doit d'ailleurs se sentir très mal car de nombreux députés EELV, PC, PdG et même PS vont s'abstenir ou voter contre. C'est dans l'Expansion d'hier, Le gouvernement français se penche ce mercredi sur la ratification du nouveau traité budgétaire européen via deux textes très contestés à gauche. Or, cette règle d'or, bien qu'indispensable, se discute ! Certes, il faut des gardes fous. En fait, il faudrait même qu'il soit interdit de faire du déficit puisqu'il annonce toujours des futures hausses d'impots. Mais les gardes fous que les politiciens choisisssent ne sont-ils pas toujours violés par ces mêmes politiciens ? Souvenons-nous de ce qu'est devenu le respect des critères de Maastricht : un souvenir. 

D'autres électeurs de Flamby pensaient qu'après 5 ans de Sarkozysme (bouh !), le respect de la personne serait au coeur des préoccupations du pouvoir actuel. Mais, pour ne parler que des contrôles policiers au faciès, Valls ne vient-il pas de renoncer à l'annonce initiale (et, à vrai dire, peu réaliste) de récépissé de contrôles ? 

Certains centristes comme  l'Hérétique  pensent qu'en dehors de la fiscalité (!!), il n'y a pas à être choqué plus que cela par la politique menée par Ayrault. Les choses sont claires. Le gouvernement pratique une politique ultra socialiste et ultra étatiste à tous les niveaux dont le maintien du déficit est le point de départ. Les idées libérales au sens économique et sociétal sont absentes de ce gouvernement. Il faut donc être choqué par ce gouvernement qui, dixit Gaspard Koenig, souffre de schizophrénie. (lire Moscovici à Londres : cas d'école des contradictions de la gauche au pouvoir sur Atlantico.fr). Vouloir une politique libérale pour la France ne consiste pas simplement à proner la baisse des dépenses publiques pour leur simple baisse. C'est avant tout défendre l'idée que l'individu est mieux placé que quiconque pour savoir ce qui est bon pour lui.

Ca tombe bien. Aujourd'hui, 20 septembre 2012, c'est la journée internationale de la liberté. C'est aussi le jour de sortie de Libres !, le livre libre de droits, aux 100 auteurs, 100 sujets, 100 doubles-pages, et sans concession avec la liberté !



Qu’est-ce que la Liberté, où en sont les limites, comment peut-elle nous permettre de vivre mieux ? Telles sont les questions auxquelles ce livre s’attache à répondre. L’originalité de ce livre, c’est qu’il est le fruit d’une collaboration de 100 auteurs issus de la société civile. Tous ne sont pas des auteurs professionnels, la plupart sont de simples citoyens, issus de tous les horizons et qui n’appartiennent à aucun parti. Tous chérissent la liberté et se sont associés pour la défendre avec leurs mots et leurs expériences. Il en ressort que la liberté responsable, sous toutes ses formes est la vraie réponse à la crise que traverse notre société. Un livre que beaucoup de lecteurs devraient trouver à la fois abordable et donnant un éclairage peu convenu. Emparez-vous de ce bouquin, discutez-en, il émane de gens qui vous expliquent leur vision du libéralisme, ce qui changera du fait que souvent, le libéralisme est présenté et discuté par des anti libéraux assumés. Vous trouverez plus d'informations sur Le site web : http://lamaininvisible.org et L’interview des éditeurs.

Il y a beaucoup à faire, surtout dans un contexte où, d'un coté, on a une droite enlisée dans son ultra étatisme et ses querelles internes, non pas idéologiques, mais de personnes, et, de l'autre coté, un gouvernement qui se renie sur le fond et poursuit la politique de toujours plus d'Etat (impôts, videosurveillance, police, décoration des Affaires Etrangères avec des oeuvres "empruntées" à Orsay ...!). Que faire ? Certains comme nos amis de Libres ! écrivent des bouquins, d'autres comme Aurélien Véron privilégient l'action politique partisane. Les parisiens sont à ce titre conviés ce soir à la rentrée du PLD avec Charles Beigbeider et Arnaud Dassier.

Vous n'êtes pas seuls ! Alors soyez Libres !

Plus d'infos sur Libres chez H16.

vendredi 7 septembre 2012

Vitesse libre sur autoroute en France, c'est pour quand ?

Belle unanimité de la presse française contre la Cannonball ce matin : Le Point titre "les zozos sont lachés", France 24 peste contre une "course pour millionnaires", le Telegramme de Brest se félicite du fait que "Les bolides anglais soient «bridés» par les gendarmes", etc.

Il faut avouer que penser qu'on puisse faire Saint Malo-Barcelone en 8 heures et 30 minutes, c'est un peu optimiste au pays des radars que Sarkozy nous a légué et que Flamby Mollande est bien content d'avoir (cash net : des centaines de millions d'euros par an pour l'Etat !).

L'unanimité de la presse française rappelle aussi le fait que, durant les années 80, personne ne demandait aux villageois algériens ou maliens situés sur le parcours du mythique Paris-Dakar (avant qu'il ne soit relocalisé en Amérique du Sud, un peu comme le Pekin Express de M6) si cela ne les génait pas qu'une course pour millionnaires (en Francs CFA) traversaient leurs champs à 160 km/h de moyenne.

On peut aussi se demander ce qui se passera quand la Cannonball sera remplacée par une plus grosse course, d'ici quelques années, organisée non pas par des jetsetters Londoniens mais par des jeunes chinois, des russes, des brésiliens ou des indiens en mal de dépaysement et d'aventure. Aurons-nous les moyens financiers et policiers de dire non ? Le monde bouge très vite, si vite que les hommes politiques actuellement au pouvoir n'ont même pas réalisé que nous ne vivons plus dans la 5eme puissance du monde (oui, certes, ça ne veut rien dire, lire x-ième puissance mondiale , un post du 17 Août 2010) mais dans un pays à la compétitivité qui s'érode dangereusement (lire La France disparaît du top 20 des pays les plus compétitifs sur Easybourse.fr).

Sinon, au delà du second degré (quoi que) que chacun aura donc bien compris, rappelons quand même que chez nos voisins et amis Allemands, dont une partie de leurs autoroutes n'ont pas de limitation de vitesse, n'ont pas plus de morts sur les routes que chez nous alors qu'ils sont plus nombreux que nous. Clairement, la vitesse ne peut donc pas sérieusement être prise pour un facteur accidentogène de premier plan.

Alors, comme toujours, réclamons un peu de cohérence à notre gouvernement, qui :

- fait en sorte que les brits déroulent le tapis rouge pour les riches mais se désole du taux de chomage chez nous
- tente de promouvoir le tourisme en France mais accueille les touristes à coup de gendarmes
- promeut une politique écolo-gauchiste au gouvernement et regrette ensuite que les industries polluantes comme l'auto aillent mal

Dans ce contexte de haine anti-vitesse et anti-auto, saluons la nouvelle 208 GTi que Peugeot lancera courageusement au Mondial de l'Auto de Paris 2012. Questions : sera t-elle à la hauteur du mythe de sa glorieuse ainée, la 205 GTI ? Et y aura t-il des français assez fous pour l'acheter ?

lundi 3 septembre 2012

Bonne rentrée à tous

Et n'oublions pas, lessons from London 2012 oblige, que la croissance, c'est du travail, du capital et des techniques appliquées. 








Le gouvernement n'a rien à faire la dedans, à part taxer tout ce qui bouge pour aller faire la guerre sur d'autres continents ou justifier des missions publiques à l'efficacité contestable.

Et pour celles et ceux qui pensent qu'actuellement, en France en 2012, nous vraiment dans un pays super giga libéral à économie ultra capitaliste de marché sauvage, trouvent-ils et trouvent-elles logique que l'Etat, au lieu de laisser le Credit Immobilier de France, dans le rouge, faire faillite,  apporte sa garantie à une banque favorisant la spéculation immobilière (c'est mâââââââl !) alors que ce même Etat est en déficit ? 

Bonne rentrée à tous !