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samedi 27 février 2016

Taxis Parisiens vs VTC : le combat d'arrière garde ?

N'est-il pas significatif que les archi conservateurs de l'extrême gauche ou de l'extrême droite soient parmi les derniers soutiens pro statu quo des taxis parisiens ?

Pendant que le Front de Gauche (1) et le Front National (2) dénoncent la stratégie d'ubérisation de notre société/les américains / les paradis fiscaux / la concurrence déloyale et se battent pour "protéger le modèle social français", le front de l'innovation se déplace.

La guerre est-elle entre Uber/Le Cab/Chauffeur-Privé et les taxis ? Même plus. C'est limite du passé. 

On a appris cette semaine que, dans le cadre de l'analyse des projets de smart city, Jean-Louis Missika, en charge de ces dossiers à la mairie de Paris, "étudie la mise en place à Paris de transports sans chauffeur d'ici 2020" (3).
Les taxis se battent contre les VTC, alors que les VTC sont déjà dans le paysage et qu'une autre offre est en train d'émerger. 

Il n'y a pas de surprise à une telle annonce de la part de la ville de Paris..

Déjà, chez Google, les voitures sans chauffeurs avancent, et ce n'est pas le seul acteur.
Par exemple, Londres va lancer des voitures sans chauffeur à Heathrow cet été (4). Même Uber a une réflexion (sans doute très avancée) sur le sujet (5).

Ensuite, et c'est dommage que la campagne 2015 des régionales Ile de France ait préféré mettre l'accent sur des petites phrases type "candidat de la race blanche" plutôt que sur des enjeux stratégiques, le candidat centriste et libéral Aurélien Véron, de la plateforme aux Urnes Citoyens, avait fait passé le message d'un archaïsme des monopoles publics type RATP (6) ou privés type taxis sous licence, face à l'émergence de nouvelles technologies alternatives, comme la voiture ou les bus sans chauffeur.




Les électeurs, dont les taxis, et les médias, avaient-ils reçu le message ? Le message est en train de se transformer, sous nos yeux, en faits.

Face à cette vague technologique, des taxis, et même des VTC, n'ont pas tout à perdre. Ils ont même une carte à jouer, celle du service et de la relation directe, humaine.
Disons bien : Des taxis, pas Les taxis. Les taxis, ça ne veut rien dire. Il y en a des inutiles (au véhicule sale ou obsolète, pas équipées en lecteur de carte de crédit, à la conversation insipide ou pénible) et il y en a des bons (a propos dans la conversation, conduisant bien, équipés de véhicules plaisants).
Il y aura toujours des gens qui préféreront faire des déplacements en taxi. Tout est dans l'offre, tout comme le concept de la start up parisienne 4 roues sous un parapluie (se promener dans Paris en Citroen 2 CV décapotée) n'a tué le Vélib, ni la ligne 73 des bus RATP, ni la ligne 6 du métro, ni les velos-taxis, ni les même les taxis. Le même client peut avoir envie d'expériences différentes et peut donc être amené à utiliser tous ces services. Et ne parlons pas de ceux qui, véhicules sans chauffeur ou pas, ne seront jamais des clients des taxis.

Si les politiciens voulaient rendre service au taxis, ils leur proposeraient deux choses : d'une part, une opération vérité sur ces fameuses licences. Ils rappelleraient que les licences de taxis font certes l'objet d'un commerce, mais qu'elles ont aussi été distribuées gratuitement par la préfecture de police de Paris. 

D'autre part, ils leur feraient lire la pétition des marchands de chandelles, le classique de Frédéric Bastiat (7). Les plaintes des vendeurs de bougie contre la concurrence déloyale du soleil sont décidément d'une telle actualité ...


On pourrait ajouter une troisième action : faire prendre conscience aux 12 millions de franciliens que nous sommes tous des ambassadeurs de Paris, et de l'image, positive ou négative, véhiculée auprès des touristes.
Faire brûler des pneus sur le périf ou organiser des opérations escargot sur la A1 est-elle la meilleure réponse que les taxis puissent apporter, dans ce contexte ? 
Toutes les villes de la terre, qui ont vu fleurir les VTC, sont la preuve vivante que le marché est assez grand pour tous et que le marché s’est étendu, sans faire de victimes de la faillite (7). C'est normal : la diversité crée le marché !

Ce qui est sûr, c'est que c'est fini, les rentes de situation, et tant mieux ! Les taxis parisiens, une fois qu'ils auront fini de pleurer la perte du contrat Agnès Saal (9), pourront peut-être passer à autre chose ? 




(2) Front National Taxis : les raisons d’une juste colère 27 janvier 2016
(3) Municipales 2014 à Paris Transports: Des minibus sans chauffeurs à Paris avant 2020 26 février 2016
(5) Les Echos Uber accélère sur la voiture autonome 25 février 2016
(6) Huffington Post La fin annoncée des transports publics en Ile-de-France 20 octobre 2015

lundi 29 juin 2015

Affaire #Uberpop : l'étatisme qui tombe le masque ?

Décidément, cette affaire de guerre entre les taxis et les nouveaux modes de transports issus des nouvelles technologie ne finit pas d'en dire long sur l'ADN de notre classe politique.

Egalement publié sur Agoravox


Récapitulons : la semaine dernière, des racailles taxis retournent, au sens propre du terme, des véhicules de type VTC, c'est à dire des voitures propres, conduites par des chauffeurs avec un minimum de présentation. 




Et à votre avis, qui est condamné en comparution immédiate à de la prison ? Un taxi voyou lanceur de parpaing sur une famille ? Un fosssoyeur d'un pan important de l'économie française ? Ou un fou furieux contrevenant à la liberté de circulation ? Non, un VTC qui ne faisait que se défendre. 



On croyait avoir touché le fond avec cette condamnation, mais le meilleur était encore à venir. En effet, ce week end, alors que la France voyait son plan Vigipirate renforcé du fait de la crainte de menaces terroristes supplémentaires, n'a t-on pas vu la police être mobilisée, non pas pour traquer ceux qui lancent une guerre de civilisation (c), mais pour pourchasser les chauffeurs "UberPop" potentiels ?


Mais le bouquet a été atteint cette après-midi. Alors que Cahuzac est toujours libre, alors que Manuel Valls n'a toujours pas remboursé son voyage privé Poitiers-Berlin, alors que le séjour de Hollande dans un château de Bernard Arnault n'a toujours pas fait le moindre début de commencement d'une enquête de police, on met 2 dirigeants d’Uber France en garde à vue, dans le cadre d’une enquête pour exercice illégal de la profession de taxi  et dissimulation de données informatiques ? 


Chacun conviendra sur l'idée que les taxis sont en train de remporter une victoire à la Pyrrhus, et encore, de très court terme. Car, comme le rappelle Le Duff (1), quel parisien ou quel touriste n'a pas eu droit , en prenant un taxi, à une "amabilité rasant les pâquerettes, une  voiture sale et/ou sentant fortement le tabac, à des trajets farfelus pour saler la note, au refus de la CB, voire au refus de la course" ?  

De plus, sur le plan politique, et puisque le gouvernement a choisi son camp, celui des taxis, par pur clientélisme, pense Ordre Spontané (2), quel sens y a t-il à faire passer quelques mesures de libéralisation de l'économie, avec la loi Macron (pensons aux lignes de bus, par exemple), et ce à l'aide de 49.3 fort peu démocratique et respectueux du parlement, pour ensuite annonçer que le service de transport de personnes UberPOP, symbole des activités nouvelles liées aux développements d’internet, des smartphones et des réseaux sociaux, devait être « dissous et déclaré illégal », comme le remarque Nathalie MP (3) ? 

En réalité, c'est juste un masque qui tombe. Celui de l'alignement de certains intérêts. N'allons même pas juqu'aux analyses qui cherchent à déterminer si il existe un lien entre la G7 et le PS. 



Après tout, l'ex UMP, aujourd'hui les Républicains, s'est elle aussi montrée incapable ou en tout cas non désireuse de solutionner un problème identifié ... en 1959 par le rapport Armand-Rueff.
Non, prenons simplement les faits : les bénéficiaires de rentes, souvent liées à l'organisation du pays depuis la Seconde Guerre Mondiale, affichent clairement leur mépris du client, surtout quand la loi est de leur coté. Les taxis sont la caricature de cette situation, mais d'autres secteurs sont exactement dans la même situation, pensons à la Sécurité Sociale par exemple.

Combien de temps les français vont-ils accepter ce genre de situations ?
Le succès de toutes les alternatives aux taxis, que ce soit Uber, UberPop, les autres compagnies de VTC, les motos taxis (4) ou le covoiturage prouve bien que les français attendent de l'Etat qu'il se préoccupe plus de sécurisation des biens et des personnes que de la préservation de monopoles légaux (5) !






(1) Vous reprendrez bien un peu de socialisme ? La France s’überisera ou mourra 25 juin 2015
(2) Ordre Spontané Ne tirez pas sur le taxi 25 juin 2015
(3) Nathalie MP POPérisons la France au lieu de la paupériser dans l’Etat providence 27 juin 2015
(4) Libres ! 100 auteurs, 100 idées - Stanislas Mozoluk, Taxi! Vous êtes libre ?
(5) Parti Libéral Démocrate Légalisons UberPop, protégeons les personnes et les biens 25 juin 2015

vendredi 22 mai 2015

AirBnB Paris vs AirBnB London !

Ah ah ah, pauvres moujiks électeurs des arrondissements 1 à 5 et 10 à 12 ! Ils pensaient élire des démocrates bon teint à la tête de l’exécutif parisien, ils se retrouvent avec des commissaires politiques communistes assumés qui traquent le koulak qui ose louer son appartement sur AirBnB (1). 

Et oui, camarades, on ne peut pas dire, pourtant, que vous n'étiez pas prévenus ! Souvenez-vous du post du 27 mai 2014, "AirBnB : ces parisiens, de gauche, qui vont comprendre leur douleur". 

Alors, vous direz : il faut bien lutter contre ces locations sauvages qui raréfient l'offre de logement dans la capitale, ne sont pas déclarées, au fisc notamment, et génèrent trop de va et vient. D'ailleurs, Ian Brossat, l'adjoint communiste à la mairie de Paris, en charge du logement, le dit lui-même : ce sont les riverains qui sont les principaux pourvoyeurs de plaintes contre les appartement AirBnB. 
Vous direz également : Barcelone lutte bien contre ces sous-locations, alors pourquoi pas Paris ? 

Soit. 

Mais à votre avis, pourquoi AirBnB marche si bien à Paris ? N'est ce pas parce que l'offre hôtelière est saturée ? Les taux de remplissages des hôtels parisiens ne sont-ils pas en cause, qu'ils soient liés à l'industrie des congrès professionnels, à l'attrait touristique de la capitale ou, pour le bas de gamme, au scandale des locations, aux frais des contribuables, de chambres à prix d'or et à la limite de la salubrité, fournies aux sans-papiers ? 
Autrement dit, le succès de AirBnB n'est-il pas tout simplement la réponse que le marché fournit à un besoin ? 

Peut-être que les méchants propriétaires qui louaient sur AirBnB choisiront de passer à la location classique, plutôt que de devenir de vrais hôteliers. Mais pensez-vous vraiment, dans ce cas, qu'ils seront enclins à entretenir leur bien, surtout si le rendement locatif est contraint par les lois sur le blocage des loyers ? Ou alors, la situation actuelle perdurera : pour se prémunir contre les risques, la sélection (des années  de fiches de paye, les avis d'imposition, etc) sera encore plus forte, et seuls les hauts fonctionnaires genre Agnès Saal (2) (très haut salaire et totale sécurité de l'emploi ...) parviendront à se loger !

Franchement, en jouant aux inspecteurs du fisc, la mairie de Paris s'engage dans une voie qui ne se révélera pas être à l'avantage des parisiens. Alors que la capitale, et Anne Hidalgo, ouvre les yeux et note que l'alternative existe. 
Apparemment, à 2 heures et quelques d'Eurostar d'ici, ils ont une toute autre approche : ils dérégulent" et autorisent les londoniens à louer librement leur logement, ou une propriété, jusqu'à 90 jours par an sans risquer une amende, ou avoir besoin de demander une autorisation.



Oui vous avez bien lu (3) : Quand Paris lutte contre Airbnb, Londres l'accueille à bras ouvert (et Airbnb sait dire merci). 

Et oui les amis, il n'y a pas de fatalité à ce que, comme dirait H16,  des fonctionnaires sachent mieux que des propriétaires  ce qui est bon pour leur logement (4) !  
Mais bon, si ce sont les touristes qui nous gênent, il faut le dire. Après tout, ils ne sont juste que ceux qui font vivre les employés de Roissy Charles de Gaulle, le Louvre, Louis Vuitton, Eurodisney ou tous ces cafés et restos si charmants du Marais, n'est ce pas ? 

Pour conclure, juste un chiffre : il y a 100 000 français à Londres. Demandez leur si ils sont tous SDF,au pays de l'ultra libéralisme giga capitaliste et méchant, ou bien si c'est plus facile de se loger à Londres qu'en Socialie, à Paris. 



(4) H16 AirBnB à Paris, ça suffit à la fin ! 22 mai 2015. 

mardi 30 septembre 2014

Délaissez @airfrance pour mettre leurs pilotes irresponsables au chômage !

14 jours de grève !

Après quatorze jours de grève qui auront coûté des centaines de millions d'euros à Air France KLM, le Syndicat National des Pilotes de Ligne, majoritaire chez Air France avec 71 % des voix, a décidé de mettre fin au conflit social.

Pour cela, le gouvernement Valls aura piétiné la liberté d'action du management d'Air France KLM (1) en forçant la compagnie aérienne à abandonner la création de Transavia Europe et l'installation de bases pour cette filiale hors de France et des Pays-Bas.

Nouveau scandale aujourd'hui, si cela est confirmé. D'après le Figaro, les pilotes d'Air France cherchent à se faire payer leurs jours de grève (2) ! Oui, vous avez bien lu ! Après avoir déclenché une grève qui a mis en difficulté leur entreprise, et ce alors qu'Air France KLM, fragile, avait tout fait depuis le début de l'année pour conquérir de nouveaux clients, à commencer par une nouvelle campagne de pub, les pilotes, ces kamikazes égoistes, veulent maintenant jouer sur le coté too big to fail de leur entreprise, qui, de gré ou de force, véhicule l'image du pays. 

Alors, clients du transport aérien, refusez cette nouvelle prise d'otage perpétrée par le SNPL. Boycottez Air France pour mettre leurs pilotes irresponsables au chômage, une fois pour toute ! Ils ne veulent pas piloter pour Transavia ? Voyons comment ils se débrouillent si leur employeur fait vraiment faillite. 
De toutes façons, il n'y a même pas à lancer d'appel au boycott. La perte d'image, les pilotes du SNPL l'ont crée eu mêmes, et Easyjet/Ryanair/Blablacar/SNCF d'une part, ou Emirates/Singapore Airlines d'autre part, se sont bien frottés les mains pendant deux semaines. 

Avec des gens comme le SNPL, pas besoin de menace djihadiste pour couler le pays ! Alors mettons fin aux agissements de ces terroristes ! La faillite pure et simple d'Air France permettra à des structures saines d'opérer, tout comme le déclin de la SNCM ne signifie pas la fin des liaisons Corse-continent, puisque Corsica Ferries travaille !




vendredi 11 juillet 2014

Vous êtes au Cap-Ferret, où allez-vous dîner ? Au Il Giardino ou à l’Hôtel de la Plage ?

Peut-être avez vous lu cette histoire, Un restaurant du Cap-Ferret fait condamner une blogueuse pour une mauvaise critique. Ce resto s'appelle Il Giardino, et la blogueuse s'appelle l'Irrégulière (son nouveau blog : http://leschroniquesculturelles.com/). Elle a posté un article de blog titré « L’endroit à éviter au Cap-Ferret » suivi du nom de l'établissement (l'article a depuis été retiré mais est toujours disponible en cache ici).

N'étant jamais allé diné dans ce resto, on se gardera bien d’émettre une critique. De plus, manifestement, cette française de Londres n'a pas réussi à éviter deux écueils : les problèmes interculturels de communication, et le risque de critiques de restos rédigées à chaud, sous le coup de la colère. Cependant, la blogueuse voulait-elle nuire à ce resto ? Manifestement, non. Son blog, autrefois inconnu, s'adressait à une audience réduite qui suit ses aventures de loin.

Mais la blogueuse met quand même le doigt sur un vrai problème : la croyance, largement diffusée en France, que les touristes seront toujours là et qu'ils n'ont qu'à tout accepter en silence.
Hier, Montebourg a critiqué Booking. 
Auparavant, certains se sont élevés contre Tripadvisor.  La vérité, c'est que désormais, tout resto, tout hôtel, doit faire avec l'existence du Net. 

Au lieu de faire une pub monstrueuse pour l'Irrégulière, pourquoi Il Giardino n'a pas crée son propre site web, ou fait le dos rond en attendant que ses clients qui ont aimé le resto s'expriment, comme Berthomeau ? 

Si vous êtes du coté du Cap Ferret, vous pouvez aller plutôt tester le restaurant de l’Hôtel de la Plage au Lège Cap Ferret, très bon, d'un bon rapport qualité prix et au bon service ! Au delà de la comparaison qui n'a pas lieu, faute d'éléments concrets à opposer entre les deux, en allant chez l'Hotel de la Plage, vous serez sûrs de ne pas être déçus. 

Si vous êtes allé diné chez Il Giardino et que vous avez apprécié ce resto, n'hésitez pas à le faire savoir sur Tripadvisor , surtout si vous n'avez pas vécu la même chose que L'Irrégulière ! D'ailleurs, Il Giardino devrait directement demander à ses clients d'aller commenter !
Ce qui est certain, c'est qu'on peut être sûr que Il Giardino mettra un soin particulier à soigner le service cet été, alors pourquoi ne pas y retourner également ?




EDIT 18 juillet Suite à une remarque pertinente d'un lecteur , ajoutons ceci

Evidemment, la liberté d'expression vient de prendre un coup, avec un juge qui accepte de prononcer un jugement pareil : “L’endroit à éviter au Cap-Ferret : Il Giardino” =être condamné(e )en première instance le 30 juin dernier à 1500 euros à titre de provision sur dommages et intérêts et 1000 euros de frais de procédure.) Mais comme le faisait remarquer Maitre Eolas, l'effet Streisand devrait se charger tout seul de détruire la réputation de Il Giardino et de rendre partiellement justice à la blogueuse. Maintenant, est ce que Il Giardino est bon ou pas ? Bonne question. aux futurs clients de juger. Et à Il Giardino d'adapter non seulement sa façon d'accueillir les gens mais aussi de se créer une réputation sur le net. 

vendredi 11 octobre 2013

Nos bureaux sont ouverts de 9h à 17h, du lundi au vendredi

Tel est le message de nivellement par le bas que les socialistes (de gauche comme de droite), au pouvoir à tous les étages en France, font passer.
Et gare à ceux qui veulent sortir des clous !

Le Parisien de ce matin publie un bon article titré Paris, la Ville Lumière, s’éteint (1), en notant qu'entre la fermeture des magasins dès 21 heures, l'extinction des illuminations et la concurrence des autres capitales : Paris vit de moins en moins la nuit.

Et s'il ne s'agissait que de le nuit ! C'est plus large que cela. Il y a tant de décisions séparées qui vont dans le même sens : de la volonté de faire plier des salariés de Sephora (2) à la lutte contre le développement des voitures de tourisme avec chauffeur (3), tout semble fait par les politiques et par les syndicats pour qu'effectivement, et à rebours de la réalité du monde aussi bien que des intérêts de Paris et des parisiens, la marche des choses se plie à une seule idée : tout le monde sur une seule ligne !

OK, Paris n'est ni Londres, ni Berlin, ni Barcelone. Paris a son propre charme, et c'est heureux d'ailleurs que les touristes aient encore la gentillesse de venir nous aider à faire tourner le Louvre, Louis Vuitton ou Disneyland. Mais, même dans ce domaine qui constitue un point fort français, ne pourrait-on pas considérer que quitte à avoir des touristes et les désagréments qui vont éventuellement avec, on pourrait quand même en profiter pour les accueillir au mieux et donc espérer maximiser la recette par visiteur ? 




Il y a un lien entre l’effondrement de la place financière de Paris (4), le plan social d'Air France (5) et la cherté des prix de l'immobilier parisien : la méfiance envers la liberté des gens et le rejet des mécanismes de marché. 

La France souffre d'un double problème : d'une part, la confusion entre Etat et Nation, qui aboutit à cette culture jacobine et irresponsable d'ultra étatisme généralisé, et d'autre part la prise en otage du pays par l'élite des baby boomers et leurs alliés. 
En effet, y compris en tordant le bras à la réalité (6), les socialistes entretiennent l'illusion selon laquelle il existerait un léviathan bienveillant (que les puristes excusent cette antinomie) appelé Etat et qui, du haut de quelques ministères situés dans la capitale, seraient en mesure de savoir ce qui est bon pour tout le monde, et mieux que quiconque. 

Il est urgent de cesser de croire que l'Etat (où plus exactement, le contribuable) doive payer/réguler/taxer/réglementer/subventionner/légiférer/organiser/punir chaque parcelle de notre vie. Nous pouvons, tous ensemble, refuser cette mainmise du public sur nos vies et faire émerger, spontanément, des solutions valables ici mais pas la bas. 

Si ne serait-ce qu'une seule salariée de Sephora veut travailler entre 21h et minuit, qu'est ce que cela peut faire à la CGT ? 
Si des parisiens veulent faire des courses alimentaires le soir en sortant du travail, et que des supérettes sont justement ouvertes, pourquoi vouloir punir (7) ? 

Parce que le pire, c'est qu'une fois que l'Etat, la loi et les syndicats auront tué une fois pour toute le dynamisme de l'économie parisienne et les velléités entrepreneuriales, ils se tourneront vers un alourdissement de la fiscalité pour compenser ! En effet, il faudra bien indemniser les chômeurs et trouver des sources de financement pour tous les services abusivement qualifiés de publics (crèches, etc). A ce moment la, la boucle sera bouclée, et le couvre feu que les étatistes auront mis en place trouvera sa touche finale par le mise en place de miradors fiscaux (8). 

Chouette perspective ...

Sinon, en 2014, il y a des élections. A Paris notamment, il y a des gens comme Christian Saint-Etienne(9) (le candidat de l'UDI) qui pensent que rien n'est écrit et qu'un sursaut entrepreneurial (10) peut sauver Paris et le pays, à condition de la classe politique effectue sa propre révolution dans sa façon de gérer l'Etat (11). 
Si jamais la classe politique choisissait de ne rien changer, les citoyens, eux, voteraient de toutes façons avec leurs pieds (12).





(1) Le Parisien Paris, la Ville Lumière, s’éteint 11 octobre 2013
(4) Le Temps La place de Paris lutte contre son déclin 4 septembre 2013
(6) Les Decodeurs du Monde Manuel Valls réinvente la nation 9 octobre 2013
(10) Municipales 2014 à Paris L’ICONOMIE - Pour sortir de la crise - Christian Saint-Etienne (#UDI) 30 septembre 2013
(12) Contrepoints Bricoleurs du dimanche contre bricoleurs du quotidien 4 octobre 2013

samedi 27 juillet 2013

Taxis Parisien vs voitures de tourisme avec chauffeur (VTC)

Quelle belle illustration de soumission à un lobby existant !

Les taxis menacent de bloquer la ville de Paris si le gouvernement ne fait rien contre les voitures de tourisme avec chauffeur (VTC) qui se développent à toute vitesse, et hop ! Le gouvernement édicte une source le Point).
réglementation contraignante et ridicule : un projet d'arrêté pour contraindre les VTC à respecter un délai minimal de quinze minutes entre le moment où le client réserve et celui où il est pris en charge serait sur le point de voir le jour (

Si c'est vrai, c'est vraiment révélateur de la vision gouvernementale en matière du fameux "intérêt général".

Surtout, c'est pour les taxis que la situation est en réalité la plus critique. Pourquoi ? 

Certes, les VTC peuvent constituer à très court terme une concurrence pour les taxis qui, eux, ont acheté une licence (1). Ça, c'est ce qui se voit. 
Mais ce qui ne se voit pas, c'est les choix de long terme des parisiens et des touristes. 

Chacun a en tête un champ des possibles, en matière de déplacements notamment, qui se modifie à chaque fois que des paramètres changent : l'ouverture du Tunnel sous la Manche et le lancement de l'Eurostar a facilité les déplacements Paris-Londres, le Velib a fait prendre conscience aux parisiens que certains déplacements courts, peu pratiques en bus, pouvaient se faire sans attente, et la politique anti voiture de Delanoé commence à avoir un impact sur le nombre de voitures qui entrent dans Paris. 

Les VTC sont potentiellement une bonne chose et pour les déplacements des parisiens et pour les taxis, à long terme, car ils élargissent la palette d'outils pour les parisiens et les gens de passage qui ne veulent pas ou ne peuvent pas posséder leur propre véhicule individuel. 

Mais si à force de chercher (et de ne pas trouver) de taxis le soir en sortant, ou même en journée pour aller à un rendez-vous, les parisiens finissent par intégrer dans leur tête le fait qu'il faut qu'ils aient des voitures ou des scooters, ou qu'ils se privent de sorties après 2h du matin, ce qui va se passer, c'est que les taxis auront fini de scier la branche sur laquelle il sont assis. Est-ce vraiment ce qu'ils veulent ? 

(1) NB semble t-il qu'au départ, ces plaques de taxis n'etaient pas revendables mais que la pratique a finalement été légalisée en 1995, source Web Libre

dimanche 9 juin 2013

Les anti-mariage gay ont perturbé la finale de Roland Garros, et ils ont eu tort

Les anti-mariage gay perturbent la finale (voir le Blog Roland Garros - le Monde). C'était peut-être potache et impertinent, mais ils ont eu tort !

A un moment, il faut savoir arrêter !

"Hollande, ta loi, on en veut pas ?" Mais la loi est passée ! Et puis surtout, faut-il prendre en otage le prestigieux tournoi de Roland Garros, pièce essentielle dans ce qui fait l'image de la France, à savoir le bon chic bon genre rétro ? 

Paris va déjà souffrir de l'impréparation de Manuel Valls vis à vis des incidents du Trocadéro, sans parler de l'image du pays dégradée par les incessantes manifestations (casseurs de la CGT type Continental Compiègne). A un moment, il faut savoir si on préfère préserver les parts de marché du pays sur le marché du tourisme, ou si on privilégie une lutte à outrance qui dessert la cause défendue.

A chaque manifestation des anti-mariage gays, la gauche socialiste se permet de faire de stupides amalgames entre cette lutte et les événements type mort de Clément Méric. Est-ce que les Manifestants pour Tous veulent ? Ils feraient mieux de dénoncer :

La  frange minoritaire et jusqu'au boutiste de la Manif pour Tous, celle qui a choisi ce mode de happenings, doit cesser de se tirer une balle dans le pied. A moins qu'ils soient de mèche avec Valls, bien sûr. 



mercredi 22 mai 2013

Quand les salariés se battent pour travailler le dimanche



Il est temps de laisser ceux qui le peuvent et ceux qui le veulent choisir librement quand et comment ils veulent travailler.
En tant que clients, on aime tous trouver des magasins ouvert le dimanche. Ne parlons même pas des touristes qui visitent la Capitale.

Sur le même sujet 

Les socialistes d'accord avec l'Eglise quand ils veulent, un post du 5 décembre 2012

Sunday's closed, un post du 27 février 2011
Travail dominical ? un post du 3 juillet 2011