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mercredi 24 juin 2015

La Tour Triangle défie House of Cards

Il y a une semaine, le RER A a été totalement paralysé vers 8h du matin, au moment où il est le plus utile, c'est à dire quand des centaines de milliers de travailleurs l'utilisent pour se rendre au travail (1). Parmi ces voyageurs, on trouve notamment tous les employés qui travaillent dans l'un des gros poles de bureaux répartis le long de la ligne A, à commencer par la Défense (Plus de 100.000 personnes y travaillent) ou la Gare de Lyon.
Coup de "chance" : la ligne A est en partie doublée par la ligne 1 du métro, ce qui permet malgré tout de pouvoir se déplacer. 

Les franciliens seront donc d'accord avec cette idée simple : dans une période de répression de la conduite automobile, les lignes de transport en commun semblent utiles pour aller au travail. 

C'est exactement un des arguments qui font que l'on peut douter de l'utilité du projet de la Tour Triangle, dans le sud du XVeme arrondissement.

La Tour Triangle, on pourrait croire qu'il s'agisse d'un "beau projet architectural" et de la volonté de doter Paris de bureaux du XXIeme siècle, mais la genèse du projet, rappelons le, c'est une compensation offerte à Unibail Rodamco, respectable foncière membre du CAC 40.  
En effet, si la mairie de Paris, Bertrand Delanoé puis Anne Hidalgo, cherchent à rendre le projet de Tour Triangle possible, c'est manifestement dans le cadre d'une compensation proposée par la mairie de Paris envers Unibail Rodamco (2), gestionnaire du Forum des Halles (3). Si le conseil municipal décide de rendre constructible un petit bout de terrain situé sur le parc des expositions de la porte de Versailles, Unibail Rodamco s'engage à construire une tour dite "Tour Triangle".


Etant donné que cette tour comportera des bureaux (jusqu'à 5000 emplois, nous dit Anne Hidalgo) (4), est-ce qu'on pense vraiment que la ligne 12, dont chacun peut constater les limites lorsqu'il se rend au Salon de l'Agriculture ou à la Foire de Paris, va être suffisante pour convoyer tous ces travailleurs ? 

Un vote est donc nécessaire au conseil de Paris. Or, malgré toutes les magouilles et limites des élections municipales parisiennes (Quand on pense que Anne Hidalgo n'a même pas été élue dans son arrondissement ...), les citoyens essayent quand même de se doter de représentants censés refléter leurs idées et opinions, au niveau de chaque arrondissement ou au niveau de la ville.

Jusqu'à présent, et sur le sujet précis de la Tour Triangle, le contrat a été respecté. Les écolos d'EELV, par exemple, d'accord sur rien avec le PS (5) mais alliés quand même, ont toujours affiché leur opposition à la Tour Triangle (mais aussi à d'autres projets comme l'extension de Roland Garros sur les Serres d'Auteuil). Anne Hidalgo ne peut pas dire qu'elle ignorait que son "allié" Christophe Najdovski était opposé à la Tour Triangle.
De même,  Nathalie Kosciusko-Morizet, malgré tout ce qu'on peut lui reprocher, a au moins pour elle la constance en ce qui concerne la Tour Triangle : le 4 octobre 2013 par exemple, NKM affirmait son opposition au projet (6). 

C'est pour ça qu'Anne Hidalgo a essuyé un échec majeur en conseil municipal : ni ses alliés EELV, ni l'opposition UMP - Les Républicains et UDI ne sont pour.

Or, manifestement, les élus parisiens, des personnes majeures, libres et responsables et titulaires de fonctions électives qui découlent de la volonté des parisiens (enfin, théoriquement), sont manifestement susceptibles de devoir rendre des comptes à un avocat des Hauts de Seine ou à un cumulard de Seine Saint Denis. Le grand Paris avant l'heure !

L'ancien président de la République a affirmé son soutien au projet de la Tour Triangle (7). C'est bien son droit de citoyen libre que de s'exprimer sur le sujet, après tout. Le plus drôle est qu'Anne Hidalgo salue son avis et invite la droite parisienne à le suivre.
Plus problématique est le changement possible d'opinion (mais pas encore avéré) de quelques élus UDI (8) du XVeme (dont Eric Azière, pour ne pas le nommer), ce qui pourrait faire basculer la majorité.


Une hypothèse est que le PS a négocié quelque chose avec Jean-Christophe Lagarde, le député maire de  Drancy, en échange de sa capacité à faire pression, avec des moyens qui nous échappent, sur les élus UDI parisiens.

L'autre hypothèse, c'est que dans le contexte de la surprenante alliance électorale entre l'UDI et Les Republicains aux régionales 2012 (les UDI vont-ils vraiment faire campagne pour Wauquiez ??), Nicolas Sarkozy a réussi, on ne sait pas trop comment, à faire passer l'idée qu'il aille aider Anne Hidalgo à avoir son vote, fin juin, sur la Tour Triangle.

Autrement dit, si, dans quelques années, le stationnement dans le quartier de la Porte de Versailles est encore plus difficile qu’aujourd’hui et si les métros de la ligne 12 sont encore plus remplis, sans même évoquer tous les autres problèmes que la Tour Triangle pourra entraîner, ce sera non seulement potentiellement lié à d'obscurs plans de carrière d'un leader centriste mais aussi aux relations et accords qu'il aura su nouer avec le PS et les Républicains.

Si tel est le cas, on est vraiment à des années lumières d'élus qui ne seraient que les porte-paroles des électeurs ...

Centristes et habitants du XVeme, vous saurez pour qui ne pas voter la prochaine fois !

En attendant, la mairie de Paris a toujours le choix d'organiser un referendum, auprès des électeurs du XVeme. Ne serait-il pas plus sage, dans cette affaire de Tour Triangle, d'avoir recours à la démocratie ? 





(2) Collectif Contre Triangle canard enchainé 

vendredi 13 mars 2015

Alors comme ça, le PS Parisien a laissé tomber l'idée de salle de shoot ?

Vous vous rappelez de l'affaire de la salle de shoot que l'actuelle majorité à la mairie de Paris devait installer au 39 boulevard de la Chapelle dans le Xeme arr ? 
Ça avait fait grand bruit, à l'occasion de l'élection municipale de 2014. Il faut dire qu'Anne Hidalgo avait clairement déclaré son soutien au projet (1), tout comme Rémi Féraud, le maire (socialiste) du Xeme arr (2) qui avait dit qu'il était bête de s'y opposer.

Apparemment, si on en croit le blog Action Barbès, qui a lu le Quotidien du Médecin, le projet est abandonné (3) !



On croit rêver ! 

La salle de shoot, alias salle de consommation à moindre risque, devait se situer en plein cœur du triangle Barbès-Gare du Nord-Stalingrad. 

L'idée à la base, n'était pas stupide : partant du principe que les drogués existent, faut-il qu'en plus de leur consommation , qui par définition les met en danger, les toxicomanes se mettent également en risque pour défaut de conditions sanitaires suffisantes, comme c'est le cas lorsque certains utilisent des seringues usagées, par exemple ? 
Et faut-il mettre en danger les riverains, notamment les enfants, avec les déchets sur lesquels les gens peuvent tomber ? 

Une salle de consommation à moindre risque, ce n'est pas un lieu de légalisation de la drogue. C'est juste un lieu où les toxicomanes s'injectant par voies intraveineuses peuvent venir pratiquer leur injection dans des conditions sanitaires et d'hygiène  satisfaisantes ainsi qu'en présence d'un personnel formé.

Autrement dit, une salle de shoot est un lieu qui permet à la collectivité (qui paie quand les toxicomanes vont à l’hôpital pour des pathologies liées à une infection, et non pas à la prise de drogue en elle-même) d’être gagnante (5). 

Mais cela reste aussi un lieu de consommation de drogue, et c'est là où l'expérience était doublement mal partie, comme n'ont cessé de le répéter les riverains, à une majorité socialiste sourde à leurs arguments. 
D'une part, salle de shoot ou pas, la détention et la consommation de drogues sont interdites en France (ça n'a pas été toujours le cas, mais c'est un autre débat (6)). Dans ce contexte, comment peut-on autoriser une sorte de zone franche ? Fallait-il que la police, qui est là pour appliquer la loi, attende sagement à la sortie de la salle de shoot ?
D'autre part, une salle de shoot attire, par définition, des toxicomanes, c'est à dire une population dont, c'est ainsi, personne ne veut comme voisins, ne serait-ce que pour des raisons de sécurité : en effet, le coût des drogues pousse les toxicomanes à devenir des délinquants. Et, évidemment, les drogues dures favorisent les comportements asociaux (tout comme la consommation excessive d'alcool, d'ailleurs).

Tous ces arguments, le Parti Socialiste parisien les connaissaient, mais les a toujours balayé du revers de la main, traitant les opposants à la salle de shoot du Xeme de ringards, de conservateurs, d'idiots. Ces qualificatifs s'appliquent-ils aujourd'hui au maire du Xeme, Rémi Féraud, et à Anne Hidalgo ? 

En plus, en laissant tomber le projet de salle de shoot qui, répétons le, avait quand même l'avantage d'offrir un lieu plus sûr que la rue, un squatt ou une cage d'escalier à des gens malgré tout en détresse personnelle, le PS va plomber le débat de la dépénalisation de la distribution et de la consommation des drogues douces type cannabis. En effet, les salles de shoot n'adressent pas la question du cannabis, qui, lui, pourrait très bien faire l'objet d'un commerce en bar tabac ? C'est néanmoins désormais peu vraisemblable que ce dossier soit réouvert, par amalgame et ne serait-ce que parce qu'il nécessite un débat national. Peu importe si les expériences chez nos voisins portugais (7) ou plus loin (Colorado) (8) ont montré des résultats positifs. Les partisans de la thèse de la continuité drogues douces/drogues dures auront de toutes façons beau jeu de souligner le fait que même les "progressistes (9)" autoproclamés sont d'accord avec eux.

Il y a deux façons de voir la décision du Parti Socialiste de laisser tomber le projet de salle de shoot : d'un coté, les socialistes ont fini par écouter les riverains. C'est le minimum qu l'on puisse demander à une majorité municipale. Mais de l'autre coté, on voit bien à quel point le PS n'a pas hésité, cyniquement, à mentir, que ce soit sur les économies à réaliser à Paris (10), ou sur des dossiers sociétaux du genre salle de shoot. 
Cela va bientôt faire un an qu'Anne Hidalgo dirige le conseil municipal parisien. Élue avec un programme quasiment identique à celui de sa soi-disante opposante Nathalie Kosciusko-Morizet (11), Hidalgo montre que finalement, elle sait être aussi plus conservatrice que les gens de droite qui critiquaient NKM pour sa timidité. La fin justifie les moyens ? 




(3) Action Barbès Salle de conso : au 39 au pas ? 11 mars 2015

dimanche 8 mars 2015

Paris va t-elle rendre hommage à Margaret Thatcher ?

C'est la journée internationale du droit des femmes !
Et la capitale, dirigée par une maire socialiste, s'enorgueillit de féminiser la voirie parisienne.


En effet, et le constat est global dans tous le pays, un nombre réduit de rues porte le nom d'une femme, célèbre ou non (1). A Paris même, en 2011, 166 rues - sur les 6.365 que compte la capitale - portaient des noms de femmes célèbres, soit 2,6% (2). 


Alors, si on part du principe que la quasi invisibilité des femmes dans les noms de rue influe sur le mental des parisiennes et les empêchent de viser des postes de pouvoir (Nathalie Kosciusko-Morizet ou Anne Hidalgo ont prouvé le contraire, mais bon ...), alors on peut se dire que donner le nom  d'un jardin à l'ancienne ministre de Valery Giscard d'Estaing est une décision qui va dans le bon sens. 

Il y a cependant une femme qui mérite de voir son nom porté par une rue parisienne, c'est Margaret Thatcher.




La maire de la capitale espagnole, Ana Botella, a déjà nommé une place de Madrid du nom de Margaret Thatcher. 



Alors, qu'attendons-nous ?


Sur le même sujet 

Le Parisien Libéral Oui à une Rue Margaret Thatcher à Paris 18 avril 2013


(2) L'Obs Sexe des rues :Cherchez les femmes 13 juillet 2012

lundi 24 mars 2014

Municipales 2014 : et le Front de Gauche ?

Egalement publié sur Agoravox
A l'occasion de ce premier tour des municipales 2014, on parle beaucoup du Front National. En effet, sur un total de 36000 communes françaises et donc autant d'élections de maires, le Front National arrive en tête dans dix-sept communes de plus de 10 000 habitants et sept autres villes plus petites (1) . Il sera également présent dans 229 triangulaires. Etonnant, n'est ce pas, pour un parti politique qui rassemble les suffrages d'un électeur sur cinq ou sur six, en score national et selon les élections ... ;-) ? 

Il y a un autre front dont on parle un peu moins, c'est le Front de Gauche. 
D’après le secrétaire national du Parti de Gauche Eric Coquerel (2), "ces listes ont obtenu en moyenne 11,71% des voix (contre 15,54% pour le FN), et dans 307 villes elles en ont recueilli plus de 8%, égalant quasiment le FN. Il en va ainsi de Rennes (15%), Clermont Ferrand (12%), Poitiers (15,29%), Avignon (12,46%) et Limoges (14%) par exemple".

De manière plus globale, ne peut-on pas s'étonner du fait que, 25 ans après la chute du mur de Berlin, des mairies comme Arles, Bobigny, Dieppe ou Nanterre se réclament du communisme ? 

Le Front National et le Front de Gauche sont les deux faces de la même pièce de monnaie ultra étatiste et dirigiste. Gaspard Koenig a comparé, sur son blog Liberté Chérie, le programme officiel du Front national à celui du Front de gauche. Ils sont en grande partie interchangeables (3). 


pas de collaboration FN-UMP
Certaines personnalités de l'UMP font du rejet des extrêmes un de fondamentaux de leur colonne vertébrale idéologique. On peut penser, par exemple, à Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP) qui a toujours fait du rejet de l'extrême droite, de ses valeurs et de son histoire, un point clef.
D'autres personnes, comme Anne Hidalgo (#PS), n'hésitent pas à s'allier à des extrémistes, tels que Ian Brossat (Parti Communiste) et à utiliser le logo Front de Gauche dans leur campagne.
PS et FDG unis

On reproche, à juste titre, la filiation du FN avec les idées collaborationnistes de la WWII ou les actes de torture en Algérie, par exemple. Pourquoi ne dénonce t-on pas les propos des communistes et leur négation de l'Homme et des libertés ? Les morts de Staline ou de Che Gevara ne valent pas ceux de Hitler ou ceux de la junte argentine ?

Cette complaisance vis à vis de l'extrême gauche, surtout observable au PS, est insupportable. Il est temps que la presse rappelle que le Front de Gauche et le Front National, c'est la même chose. Sur le plan électoral, seuls l'UDI et quelques personnalités de l'UMP se caractérisent par un rejet clair des extrêmes. Au PS, les choses sont plus floues. 



(2) Les Inrocks Front de gauche : l’autonomie a globalement porté ses fruits aux municipales 24 Mars 2014
(3) Le Point Le FN, parti "hard left" 23 Février 2014



25 mars 2014 EDIT
un aimable lecteur note que les communistes n'ont tué aucun français. En est-il si certain ? Se souvient-il de l'antisémitisme et le collaborationnisme de la gauche et de l'extrême gauche ?


mercredi 12 mars 2014

Etudiants, relisez donc Frédéric Bastiat que #NKM remet à l'honneur dans sa campagne #Paris2014

Si ce n'est pas encore fait, lisez "Municipales : NKM propose la « gratuité » des transports pour les étudiants" sur Contrepoints, et ensuite Frédéric Bastiat.



Oui, il n'y a rien de gratuit, et si les étudiants parisiens ne paient pas leur Pass Navigo, alors ce sont d'autres personnes qui paieront, car les chauffeurs de la RATP ne travaillent pas gratuitement, les saoudiens ne livrent pas de pétrole pour rien et l'électricité du métro a un coût. 
Ceux qui paieront, ce sont les contribuables. Pas grave, direz-vous, ils ont les moyens de payer ? Oui, jusqu'à un certain point. Jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de contribuables riches, en fait. 

Fausse menace, que la fuite des contribuables, dirons certains qui pensent que Atlas Shrugged d'Ayn Rand n'est qu'une mauvaise fiction ? Pas si sûr. En 13 ans de gestion Delanoé-Hidalgo, la ville de Paris a perdu la plupart des sièges sociaux du CAC 40. Il n'en reste plus que 3. Certes, ces entreprises ne sont pas parties aux Bahamas, mais à la Défense ou à Saint Denis. Mais c'est autant de recettes fiscales en moins pour Paris. La prochaine étape, on la connait. Elle a commencé tout doucement, avec le transfert de quelques fonctions stratégiques d'un grand groupe pétrolier avec une énorme tour à la Défense, vers Londres, ou le départ du top management du numéro un français de l'équipement électrique vers Hong Kong. 

Oui, à court terme, il y a aura toujours des Xavier Niel et des Zlatan Ibrahimovic pour payer. Mais à moyen terme ? 

Etudiants, si vous n'avez pas les moyens d'étudier à Paris, ville parmi les plus chères au monde, notamment au niveau immobilier, étudiez les alternatives : 

En ce qui concerne l'élection municipale, évidemment il s'agit de voter pour le candidat le moins lolesque. NKM n'est pas la pire, à ce niveau. 


mardi 11 mars 2014

#Paris2014 : Paris Libéré (Charles Beigbeider) n'est pas une liste dissidente des #MUN75000

On lit un peu partout dans la presse (notamment chez Béatrice Gurrey, du Monde) que alors que la socialiste Anne Hidalgo aurait rassemblé son camp", Nathalie Kosciusko-Morizet serait confrontée à toute une série de dissidences. C'est tout à fait inexact. La vérité, c'est juste l'inverse.
On est bien la dans un cas de partialité assumée de la presse, comme l'a expliqué l'Hérétique (1). 

Anne Hidalgo n'a pas rassemblé son camp. Déjà, sur les 6 têtes de listes aux municipales 2014 à Paris, trois font partie de l'actuelle majorité, celle qui a gouverné ensemble depuis 2001. Danielle Simonnet, du Front de Gauche, et Christophe Najdovski, d'Europe Ecologie les Verts, sont comptables du bilan de l'équipe sortante, mais ils divergent complètement d'Anne Hidalgo sur l'analyse du bilan. 
Par exemple, Najdovski n'est même pas d'accord avec Hidalgo sur les méthodes de lutte contre la pollution atmosphérique.
Quand à Danielle Simonnet, assez sincère dans ses analyses, elle a démontré que Bertrand Delanoé et Anne Hidalgo sont partagés entre leurs responsabilités d'édiles parisiens et leur volonté de composer avec Hollande et Ayrault. Danielle Simonnet a rappelé que Hidalgo a accepté de laisser tomber une créance d'un milliard d'euros dûe aux contribuables parisiens par l'Etat (2), simplement parce que Hollande et Ayrault ont remplacé Sarkozy et Fillon.

Les militants socialistes disent "mais EELV et le Front de Gauche, ce sont d'autres couleurs politiques, ils ne sont pas des dissidents du PS". Alors qu'ils regardent ce qui se passe dans le 20eme arrondissement, arrondissement archi à gauche, pour voir qu'il y a des dissidents du PS. 

En revanche, Nathalie Kosciusko-Morizet a fait un remarquable travail d'union de la droite et du centre (de la carpe et du lapin, à notre humble avis) en ayant des têtes de liste qui vont des centristes (Christian Saint-Etienne) aux chrétiens engagés en politique (Atanase Périfan) en passant par les Sarkozystes (Frédéric Péchenard) ou les barons parisiens de la droite (Goasguen, Lebel, Goujon ...). 

Est-ce que Paris Libéré, la liste de Charles Beigbeider, est une liste dissidente de celle de NKM ? Stricto sensu, non, pas du tout. Charles Beigbeider ne s'était pas présenté à la primaire de l'UMP contre
Bournazel et NKM. Il a décidé de monter une liste car il a pensé que les libéraux-conservateurs n'étaient pas bien représentés dans la campagne, et que NKM ouvrait un boulevard au boboisme en courant après Hidalgo. On est donc bien dans une démarche positive, avec des candidats neufs (Sandra Fellous dans le IXeme, Jacky Majda dans le IIIeme) même si les têtes de liste de Paris Libéré ne sont pas toutes à. 100% d'accord sur le programme et les idées de Charles Beigbeider.

Mais après tout, laquelle des 6 listes est homogène ? Certainement pas celle de NKM, mais encore moins celle d'Anne Hidalgo. Quand on met sur la même liste Ian Brossat (communiste) et Jean-François Martins (centriste du Modem, pro Européen), de quelle cohérence peut-on se réclamer ? 

On le voit clairement, la liste d'Anne Hidalgo est à la fois incohérente et cernée de dissidences. Celle de NKM n'a pas su clairement s'affirmer. Celle de Charles Beigbeider est donc logique, et elle s'appuie sur des gens qui travaillent les dossiers locaux, comme David Alphand dans le XVIe ou Serge Federbusch dans le Xeme. 
Si les électeurs votent pour un couple personnalité/programme plutôt que pour une étiquette UMP ou PS, alors, le choix dans les arrondissements sus mentionnés ne devrait pas être difficile. Pour d'autres, le choix reste ouvert et plus difficile, nous y reviendrons.

La liste de Charles Beigbeider a déjà eu un impact : elle a forcé NKM à prévoir de baisser les impôts. Une bonne chose.



(1) L'Hérétique Municipales parisiennes : presse partiale 20 janvier 2014

samedi 1 mars 2014

#MUN75000 - A 3 semaines du 1er tour, #NKM réalise que sa liste est incohérente idéologiquement parlant !

Selon le Lab Europe 1, Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP) va destituer Hélène Delsol, sa tête de liste du IIe (1). La cause de cette destitution serait la préférence donnée par Hélène Delsol à Aurélien Véron (Parti Libéral Démocrate) vs Christophe Lekieffre ainsi que des propos ou attitudes homophobes qu'Hélène Delsol aurait eu.

Ce dernier point reste à confirmer, sachant que l'article du Lab Europe 1 contient une erreur majeure qui n'échappera ni aux libéraux ni aux observateurs de la vie politique : classer Aurélien Véron (Parti Libéral Démocrate) comme étant un proche de la Manif pour tous et se classant "très à droite de l'échiquier politique". 
Chacun sait que, si être  "très à droite" c'est être contre le mariage pour tous, Aurélien Véron est, de ce point de vue qui n'a rien à voir avec les municipales parisiennes (puisque la loi est votée, applicable et appliquée), très à gauche de l'échiquier politique (lire Oui au mariage homo, pour une famille durable sur Atlantico ou voir « Mariage » homosexuel : l’abbé Guillaume de Tanoüarn vs Aurélien Véron, un post du 29 aout 2011).

Mais, du. coup, puisque Nathalie Kosciusko-Morizet vire Hélène Delsol, va t-elle aussi demander à Jean-François Legaret (75001) ou à Claude Goasguen (75016) de partir ? N'étaient-ils pas en pointe sur la Manif pour Tous, et en porte à faux avéré et assumé vis-à-vis de leur tête de liste ? Quid d'Atanase Périfan (75020). De manière plus générale, les positions de toutes ces têtes de liste,  y compris Delsol, sont connues.

En réalité, il est stupide de faire de l'opinion des uns et des autres un critère clé pour une place de tête de liste aux cotés de NKM, et ce pour les raisons suivantes :

  • la loi, répétons le, est adoptée et s'applique. Il n'y a plus de débat jusqu'à un prochain changement de majorité au parlement. Quelques soient les gens qui seront élus en mars prochain, ils marieront des couples gays si l'occasion se présente
  • en virant Delsol, NKM donne raison à celles et ceux, notamment à droite, qui critiquent ce qui serait une soumission aux desiderata du lobby LGBT et des franc-maçons
  • en voulant se donner une image gay friendly au sens PS du terme, NKM ne comprend pas qu'elle ne fera jamais mieux qu'Hidalgo, qui a préempté le terrain et affiche des têtes de listes pour qui la sexualité est un élément d'identité, carrément.
  • NKM ne pense pas aux gens, y compris gays, qui refusent les thèses essentialistes que la gauche fait circuler, et elle ignore les solutions que les libéraux auraient pu (dans un cadre, répétons le une fois de plus, national et législatif, et non pas municipal) lui apporter, à savoir la privatisation du mariage et la fin du mariage civil.
Bref, il était temps que NKM réalise qu'il n'y a rien d'idéologiquement commun entre ses différentes têtes de liste. A 3 semaines du 1er tour, la vérification s'imposait, en effet. 



(1) Le Lab Europe 1, Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP) va destituer Hélène Delsol, sa tête de liste du IIe (1).  28 février 2014
(2) Atlantico Oui au mariage homo, pour une famille durable, par Aurélien Véron, 25 juillet 2011

lundi 27 janvier 2014

#MUN75000 : #NKM peut gagner

L'Hérétique semble séduit par la dernière proposition de NKM en matière de circulation. On peut, au contraire du bloggeur centriste, partager les réserves d'Arnaud Dassier, du Parti Libéral Démocrate. 

Malgré cela, malgré cette énième tentative de NKM de passer pour une Hidalgo de la droite modérée, et parce qu'il reste  55 jours avant le premier tour des municipales 2014 à Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet peut encore gagner la municipale parisienne. 

L'auto proclamée tueuse connait la mission : avoir 81 conseillers de Paris qui voteront pour elle lors de l'élection du Maire de Paris. Pour arriver à cet objectif, Nathalie Kosciusko-Morizet a deux éléments à sa disposition : 


  • Anne Hidalgo est au pouvoir depuis 12 ans et elle est soutenue par tout le PS, d'Antoni Duarte à François Hollande en passant par Manuel Valls ou Arnaud Dassouline
  • Nathalie Kosciusko-Morizet est détestée par une partie de l'UMP, à commencer par son top management, et moquée par la presse. 
Anne Hidalgo est donc comptable des résultats du PS, quand NKM ne l'est pas des propos de Copé. 

Première observation : qu'est ce que Anne Hidalgo peut promettre actuellement qu'elle n'aurait pas pu faire en 12 ans ? Certes, sa campagne démontre qu'elle et son équipe maitrisent les dossiers, ce qui est bien le minimum vu que le PS dirige Paris depuis 2001. Mais il suffit d'écouter les alliés d'Hidalgo, EELV les Verts et les Communistes, pour savoir ce qui a été réussi et ce qui a été raté. 

C'est la deuxième remarque : on parle beaucoup des listes dissidentes de l'UMP, mais quid des listes concurrentes au PS, qu'elles soient sous couleur Europe Ecologie les Verts, MRC ou MUP, avec le retour de Michel Charzat ou Robert Jurassic Park Hue ? Tous ces gens n'ont-ils pas gouverné ensemble ? Pourtant, eux aussi, en présentant des candidats, disent "12 ans ca suffit". 

Troisième remarque, l'image. On présente souvent Anne Hidalgo comme une personne cool (car de gauche), branchée sur l'écologie et les circulations douces, républicaine et issue du peuple, en opposition à NKM qui serait une pauvre petite fille riche et déconnectée du peuple. Ce faisant, on oublie plusieurs choses : d'une part, NKM est plus jeune et moins cumularde que Hidalgo. A l'heure où on parle de renouvellement de la classe politique, Hidalgo est plutôt mal placée pour donner des leçons. D'autre part, pourquoi veut-on à tout prix que les élus soient "proches du peuple" ? Pas plus que le PDG de Total est proche de ses pompistes, le maire de Paris n'a pas forcément à faire 45 mn de RER A pour venir travailler à Paris, il est surtout élu pour faire son boulot au mieux. 

Quatrième et dernière remarque, alors que Anne Hidalgo est associée à une partie de l'extrême gauche communiste (le PCF, détaché du Front de Gauche), NKM, elle, a toujours été hyper claire avec l'extrême droite. Et si elle prenait un peu plus de temps pour le rappeler à Hidalgo et surtout aux électeurs qui, originaires d'Europe de l'est, d'Asie ou d'Afrique, savent ce que communisme veut dire ? 

Nathalie Kosciusko-Morizet ne doit pas avoir peur de ne pas présenter de programme. Qui dans les électeurs d'Anne Hidalgo ou parmi la presse lira les 197 pages de Paris qui Ose ? De plus, les partenaires de Nathalie Kosciusko-Morizet, comme Christian Saint-Etienne, ont déjà réfléchi au sujet. 
En revanche, il y a un message simple que Nathalie Kosciusko-Morizet peut diffuser : 12 ans ça suffit !

mardi 7 janvier 2014

#Paris2014 : attention aux sondages peu pertinents

Un sondage de l'IFOP donne Anne Hidalgo vainqueur à 52% contre Nathalie Kosciusko-Morizet en mars prochain.
C'est idiot.
L'élection municipale n'est pas une présidentielle.

A Paris, les électeurs n'auront pas à voter, tous ensemble, pour une candidate PS ou une candidate UMP. Ils auront à voter, chacun dans l'un des 20 arrondissements, pour une liste Front de Gauche, PS, EELV, NKM, Beigbeider, FN ou autre et cette liste donnera des conseillers municipaux, par arrondissment, qui éliront le maire.

Sur le plan méthodologique, le sondage de l'IFOP est donc peu pertinent.

Reste qu'en pratique, l'avance d'Hidalgo est importante, et on voit mal comment l'héritière de Delanoé, au pouvoir depuis 12 ans, et néanmoins retraitée de la fonction publique, pourrait perdre ...


samedi 4 janvier 2014

#Paris2014 : A la différence d'#Hidalgo, #NKM peut être fière d'elle

A la base, fin décembre, il n'était plus tellement prévu de commenter la campagne des municipales #Paris2014. En effet, Christian Saint-Etienne (1) rallié à Nathalie Kosciusko-Morizet, on perdait la moins antilibérale des têtes de liste, pour se retrouver dans un classique débat UMP-PS, droite-gauche, étatisme de droite vs étatisme de gauche.

En plus, les medias avaient décidé que, de toutes façons, une femme serait élue à la tête de Paris, et on pouvait donc en conclure que les idées devaient passer au deuxième plan, derrière le sexe du candidat. 

Certes, NKM avait bien avoué son admiration pour Margaret Thatcher (2), mais les libéraux, Libertarien (3) ou H16 (4) par exemple étaient d'accord, il ne pouvait s'agir que d'une blague

Or, en ce début janvier, les choses sont un peu différentes. D'une part, NKM subit des attaques que l'Hérétique a raison de qualifier de ridicules (5), quand ce n'est pas carrément du sexisme à l'état pur (6). A ce sujet, la gauche, si prompte à se mobiliser, est toujours absente quand il s'agit de défendre Valérie Pécresse face à Bernard Cazeneuve ou toute autre personnalité de droite de sexe féminin.

De plus, la menace d'une liste dissidente menée par Charles Beigbeider dans les 20 arrondissements se précise, et ce alors que le programme de Paris Libéré ne convainc pas largement (7). 
Pire, alors que Beigbeider est un libéral assumé, il va aller travailler avec des constructivistes comme Géraldine Poirault-Gauvin (8), ou des gens aux convictions gaullistes ou indéterminées, tout en laissant de coté des personnalités intéressantes comme la liste j'aime 7eme.

Il faut donc revenir sur le fond du problème : la tête de liste de l'UMP. 
Déjà, le point de départ est qu'après la défaite de Sarkozy en 2012, l'UMP a évité le débat d'idée et on ne sait toujours pas si l'UMP est ploutocrate, libérale, socialiste de droite ou nationaliste. Ce flou se ressent aussi sur la volonté de NKM de rassembler des gens qui ne pensent pas pareil. Mais, à Paris, l'UMP a organisé une primaire, certes imparfaite, qui a donné le leadership à NKM. Et là, il faut quand même applaudir le geste. 

En effet, en octobre 2012, le PS voulait organiser une primaire ouverte à Paris (9). On sait ce qu'il en est advenu : Anne Hidalgo a été désignée seule candidate par Delanoé et adoubée par un congrès de socialistes en mai 2013 (10). Où est le débat ? Où est la démocratie au PS ? 
NKM a le mérité d'avoir entamé le débat d'idée à l'UMP Paris, là où Anne Hidalgo l'a étouffé. 

Un autre mérite de NKM est sa constance vis à vis des extrêmes, la où Anne Hidalgo n'en a aucune. Nathalie Kosciusko-Morizet a toujours été ferme sur la question du Front National, on l'a encore vu hier avec la question de l'hommage à la victime du meurtre du Trocadero à la Saint Sylvestre.

En revanche, a t-on vu Anne Hidalgo :
  • dénoncer les agissements des bandes antifas à la Motte Piquet Grenelle
  • dénoncer la récupération par l'extrême gauche de la mort de Clément Méric
  • refuser de s'allier avec une partie du Front de Gauche et du Parti Communiste
Pas du tout ! Au contraire, Anne Hidalgo s'affiche avec Ian Brossat, insultant par la même les victimes du communisme (100 millions de morts), ceux qui ne veulent pas voir le Sacré Coeur détruit et tous ceux pour qui le mot liberté a un sens.


Idéalement, une coalition rassemblant NKM,  Saint-Etienne, Sarnez, Beigbeider, Federbusch, les centristes et les libéraux aurait travaillé ensemble, rejetant les extrêmes, de gauche et de droite, sur les marges, et débarassant la droite et le centre des apparatchiks ou des gens périmés.
Mais les choses (et les personnalités) sont ce qu'elles sont. Et face à une droite bancale mais démocratique, la gauche oppose un front uni. Dommage.

Quoi qu'il en soit, NKM peut, par certains aspects, être fière d'elle. Reste le programme ...(qui ne peut pas être pire que celui d'Hidalgo).



(1) Christian Saint-Etienne Tribune de NKM et CSE : L’urgence d’un projet pour le Grand Paris 17 décembre 2013
(2) Le Parisien Libéral NKM confie admirer Margaret Thatcher ?? Mind the gap ! 7 mars 2013
(5) L'Hérétique Des critiques contre NKM incroyablement ridicules 3 janvier 2014. 
(6) Municipales 2014 à Paris Vague d'insultes sexistes envers #NKM 3 janvier 2014
(7) L'Hérétique J'ai lu le pacte pour Paris : je suis sceptique. 2 janvier 2014 
(8) Le Parisien Libéral Dati vs Debré, vive l'UMP ! 22 mai 2012
(10) Le JDD Delanoë passe le témoin à Hidalgo 28 mai 2013

mardi 15 octobre 2013

Logement étudiant: Paris est la troisième ville la plus chère d’Europe. On fait quoi ?

Vous avez vu la news publiée par le Figaro Etudiants (1), de terme de Logement étudiant: Paris est la troisième ville la plus chère d’Europe. Ceci est évidemment en lien qu'en terme de logement tout court, Paris est une ville chère. Alors, on fait quoi ? 

Déjà, il y a un évident problème de gestion des ressources foncières. Elle dépend des maires, qui détiennent le pouvoir d'accorder des permis de construire (car e France, exception, les terrains sont non constructibles par défaut). En réponse à cela, on voit, municipales 2014 oblige, fleurir dans les programmes des candidats la promesse de construire des nouvelles cités universitaires (c'est le cas dans le programme de la sortante Anne Hidalgo, lire ses 150 propositions (2), mais aussi dans celui de Nathalie Kosciusko-Morizet (3).

Mais qui peut croire que la pression foncière sera sérieusement diminuée par la construction de 3500 ou 4000 ou même 10000 chambres d'étudiants ? Il y a rien que dans le Veme arrondissement plus de 87 000 étudiants. 

La solution au coût de la vie étudiante à Paris ne passe évidemment pas par la politique, mais par les choix des étudiants. 

Osons le dire : les étudiants devraient cesser de succomber au jacobinisme et au centralisme, et feraient mieux d'entreprendre des études, après avoir réfléchi à l'opportunité même de faire des études, dans des villes plus petites, moins chères.

Par exemple : comment se fait-il que les étudiants franciliens ne demandent pas à aller étudier à Orléans ou à Caen ?

Il faut cesser de croire qu'il existerait un droit aux études que devraient financer sans limites des contribuables sous pression. Pire, le faible coût apparent des études universitaires, au niveau des droits d'inscription, crée une illusion et masque le vrai coût des études.
Donc , avant même de se demander s'il faut étudier à Paris si on est d'un milieu modeste, peut-être faudrait-il se poser la question de l'opportunité d'études supérieures tout court (4).

Un peu négatif comme propos ? Peut-être, mais moins que la réalité qui s'impose à des étudiants qui ont mal fait leurs calculs ou ont eu un problème , comme Vivien G (5), moins violent aussi que les hallucinants taux d'échec en premier cycle, et moins violent, encore, que le fait que des jeunes diplômés constatent que les diplômes ne suffisent pas toujours dans notre contexte d'économie bloquée.

De toutes façons, les socialistes, qui essayent d'éloigner la France de la cessation de paiement, ont décidé de sacrifier une partie des espoirs des étudiants, pour pleins de raisons, pas uniquement financières. Ils connaissent les problèmes liés à la massification de l'enseignement supérieur, ce sont eux qui l'ont encouragé, depuis Mai 68 puis sous Mitterrand. Maintenant, ils font marche arrière en s'attaquant au plus facile : suppression des bourses au mérite, abandon des cités U, etc. Les socialistes savent de toutes façons très bien que le modèle d'étudiant en centre ville est parfait pour l'élite mais ne colle pas avec le profil des étudiants de milieux modestes. Nous ne sommes plus au XIIIeme siècle à l'époque de la création de la Sorbonne.

A Paris en 2014, il n'y a pas que NKM ou Anne Hidalgo. espérons que les autres candidats, à commencer par Christian Saint-Etienne, mettront en oeuvre un programme de :


  • décentralisation accélérée des facs parisiennes (pourquoi la Sorbonne n'irait pas à la campagne ? HEC ou Polytechnique ne sont pas morte d'être allées à Jouy en Josas et à Palaiseau)
  • promotion de l'information réelle sur le cout de la vie étudiante à Paris 
plutot que des promesses démagogiques de construction de cités U dans Paris. 



(4)  Le Parisien Libéral Bacheliers ? Bravo ! Et maintenant ?, un post du 12 Juillet 2013
(5) Rue 89 Vivien G., forcé d’arrêter ses études à cause de 2 500 euros

samedi 21 septembre 2013

Qui est Christian Saint-Etienne (#CSE2014) candidat à la Mairie de #Paris2014 ?

A peu près tous les parisiens savent que l'année prochaine, on a le choix entre garder l'actuelle équipe, au pouvoir depuis 12 ans, ou changer d’exécutif municipal. Or, si on en croit les journaux, le débat électoral serait un simple duel droite-gauche, et une histoire de femmes.

Evidemment, l'histoire est fausse, à plus d'un titre. 
Déjà, il y a 7 tètes de listes, de l’extrême gauche à l’extrême droite, hommes et femmes, et non pas un simple dialogue UMP-PS 

Ensuite, on peut espérer que cette municipale nous permettra de sortir d'un débat NKM vs Hidalgo, étant donné que, au final et si on ne tient pas compte de leurs partis, très différents, la candidate UMP et la candidate PS ont  une opinion peu éloignée sur un certain nombre de sujets. 

C'est dans ce contexte, et aussi parce qu'il a pas mal réfléchi au Grand Paris (1), un sujet important pour l'avenir de la capitale, que Christian Saint-Etienne, soutenu par les centristes de l'UDI, a décidé de se présenter à l’élection municipale 2014 à Paris (2). 



Qui est-il ? 

Christian Saint-Etienne est un économiste de 61 ans, né en 1951. Il est titulaire de la Chaire d'économie industrielle au Conservatoire National des Arts et Métiers. Christian Sait-Etienne a écrit de nombreux ouvrages, montrant notamment la situation de milieu de gué dans laquelle se trouve l'Europe, ni fédérale, ni des Etats. Sur le plan politique, Christian Saint-Etienne, conseiller municipal de Paris élu dans le 5eme arr, est centriste, historiquement membre de l'UDF. Christian Saint-Etienne, à la différence de 6 des 7 autres candidats à la municipale de Paris, possède une expérience internationale. Il a démissionné du Conseil d'Analyse Economique (3), voyant que le gouvernement actuel avait décidé d'emmener la France dans le mur.



Est-il libéral ?

Christian Saint-Etienne n'est ni libertarien ni minarchiste. En revanche, il s'oppose aux idées socialistes d'ultra étatisme avec constance (4). Par rapport à  Danielle Simmonet et Ian Brossat (extrême gauche et communiste), Anne Hidalgo (socialiste), Christophe Najdovski (écolo), Marielle de Sarnez (centre gauche), NKM (UMP) et Wallerand de Saint Just (extrême droite), Christian Saint-Etienne est le moins anti libéral des candidats à Paris. Il est donc susceptible de plaire à un électorat modéré, il a donc de sérieuses chances d'être élu. 

Que propose t-il ? 

Christian Saint-Etienne propose de construire un environnement favorable aux entrepreneurs par la stabilité juridique et fiscale, comme Hervé Morin ou Charles de Courson.
Pour l'UDI Paris, L'élection municipale à Paris ne concerne pas uniquement  les 20 arrondissements de la capitale, mais l'ensemble de la région du Grand Paris. L'enjeu pour Paris est de bénéficier, comme Londres, de son ouverture, sur sa façade maritime pour faciliter les échanges physiques et sur sa façade numérique, pour les échanges d'idées et de bits


Christian Saint-Etienne, candidat de l'UDI à la... par BFMBUSINESS


Christian Saint-Etienne veut faire de Paris la capitale économique et culturelle de l'Europe. 

Et les femmes ? 

Chez les libéraux, on vote pour des gens porteurs d'idées, et non pas pour des sexes (5). Que le maire de la capitale soit un homme ou une femme n'a donc aucune importance, et le fait que certains veulent une femme pour maire parce que c'est une femme n'a de sens que dans un contexte essentialiste, où l'on pense que les femmes politiques sont sensiblement différentes des hommes politiques. C'est évidemment faux. Les femmes politiques sont comme les hommes politiques, ni pires ni meilleures (6). 
Evidemment, en France, on préférerait avoir Angela Merkel ou feu Margaret Thatcher que Hollande ou Ayrault au pouvoir. Pas parce que sont des femmes, mais parce que ce sont des personnes qui ont su se préserver du socialisme. Il n'y a donc aucune raison de voter pour Anne Hidalgo parce qu'elle est une femme, par contre, il y a une raison de ne pas voter pour elle : Anne Hidalgo est au pouvoir depuis 12 ans maintenant. Ce n'est pas une nouvelle candidate, c'est une sortante. 
Ceci étant dit, il y aura évidemment des têtes de listes féminines aux cotés de Christian Saint-Etienne, dans les arrondissements. 



Comment le soutenir ?

Pour soutenir Christian Saint-Etienne, vous pouvez : 

  • le suivre sur Facebook et Twitter
  • retweeter les posts identifiés par le hashtag #CSE2014
  • contacter Alternative Libérale (7) et le Parti Libéral Démocrate Grand Paris
  • faire des dons à l'UDI Paris
  • participer à la campagne terrain des centristes à Paris
  • voter pour les listes UDI à Paris en mars prochain (8)

(4) Contrepoints : "France : état d'urgence" de Christian Saint-Etienne
(5) Le Parisien Libéral Anne Hidalgo doit être élue car c'est une femme, un post du 5 septembre 2012
(6) Le Parisien Libéral 53% des Parisiens sont... des Parisiennes, un post du 23 octobre 2012
(7) Alternative Libérale Alternative Libérale salue la nomination de Christian Saint-Etienne comme tête de liste UDI à Paris
(8) Municipales 2014 à Paris / UDI http://2014paris.blogspot.fr/search/label/UDI

lundi 16 septembre 2013

Anne Hidalgo à la conquête de Paris, dixit @lemonde ? Erreur.

Cette après-midi, le Monde, fait un portrait de la candidate socialiste à la mairie en Paris, en titrant "Anne Hidalgo à la conquête de Paris".




Il y a pourtant quelques petits problèmes avec cette candidature. 

Déjà, Anne Hidalgo n'est pas à la conquête de Paris, elle est au pouvoir depuis 12 ans déjà. Anne Hidalgo est la première adjointe depuis 2001 (1) et une cumularde (2). 

Ensuite, le Monde écrit qu'Anne Hidalgo est bien décidée à n'épargner personne pour gagner la mairie de Paris. Mais les contribuables le savent bien, qu'Anne Hidalgo ne ménage personne (3) !


De plus, par ces temps de dénonciation du danger de l'extrême droite, pourquoi les médias ne dénoncent-ils pas l'alliance entre la gauche et l’extrême gauche y compris à Paris ? Anne Hidalgo s'est rendue ce week end à la Fête de l'Huma (source : Municipales 2014 à Paris). Pourrait-on mentionner le fait qu'au niveau national aussi bien que local, la gauche est attirée (et collabore) avec son extrême tout comme la droite est tentée (à tort) par une alliance avec l'extrême droite ? Même Marielle de Sarnez, centriste pourtant autrefois tentée par une alliance avec le PS, est bien forcée de reconnaître qu'Anne Hidalgo a géré la ville de manière partisane.

Et puis, que dire de la volonté d'Anne Hidalgo de monter à 30% de HLM dans Paris, à terme (source : Journal du Dimanche) (4) ? N'est ce pas ridicule ? Déjà, pourquoi 30% et non pas 100% ? Après tout, qui ne voudrait pas d'un logement moins cher ? Quand est-ce que nous allons prendre conscience du fait que le principe même du HLM est injuste et qu'il est au contraire temps de vendre les logements sociaux à leurs occupants, ou à des acquéreurs prêts à mettre le vrai prix, celui du marché (5) ? Les HLM parisiens et franciliens, quand ils n'hébergent pas des pistonnés ou, au contraire, créent des ghettos d'immobilité sociale et géographique, génèrent une corruption gigantesque que seule la transparence peut réduire (6). 



Le scrutin parisien est compliqué, les sondages ne veulent rien dire. Etant donné qu'il y a 20 élections différentes dans 20 arrondissements différents, les sondages devraient être faits arrondissements par arrondissement, et non pas en faisant comme si nous parlions d'une élection à la proportionnelle sur liste unique. Donc il n'est possible de dire si l'avance d'Anne Hidalgo par rapport à ses concurrents tels que Christian Saint-Etienne ou Nathalie Kosciusko-Morizet est si grande que cela. Mais ce qui est certain, c'est que le Monde n'aide pas au débat en utilisant des termes abusifs. 

Anne Hidalgo n'est pas à la conquête de Paris, elle est une sortante à la défense de son siège, et qui a pour bilan, certes, le Velib, l'Autolib ou les la fermeture des quais dans le VIIeme mais aussi : 

  • l'abandon d'une créance d'un milliard d'euros, dûe par l'Etat aux parisiens, uniquement parce que la couleur politique du gouvernement a changé (7)
  • l'explosion de l'endettement de la Ville, parallèle à la hausse des impôts  pour cause de progression encore plus rapide des dépenses
  • la non dénonciation du scandale Yacine Chaouat, l'élu socialiste du XIXeme condamné par la justice pour avoir battu sa femme, mais toujours en poste car membre du PS
  • la programmation, en catimini, en plein mois d'Août, de la destruction des Serres d'Auteuil
  • et tout le reste (absence d'avis sur le travail dominical, vidéosurveillance, Roland Garros, boulevard Magenta, tram ruineux ...)
Personnalité atypique, dit le Monde ? Vraiment ? Oui, il y a bien un point sur lequel l'héritière de Delanoé montre son coté atypique : être retraitée à 53 ans (8) , c'est quand même original. En mars 2014, faisons en sorte que l'ancienne inspectrice du travail puis chargée de mission à la Générale des Eaux profite pleinement de sa retraite. 


(1) Paris Ouverts, la capitale en Campagne Anne Hidalgo, « l’héritière » vous salue bien ! 29 Mai 2013
(2) PS Ile de France Anne Hidalgo, conseil régional
(3) Les Echos A Paris, des taxes modérées, mais en forte progression 16 Septembre 2013
(4) le JDD Paris: Hidalgo prête à s'engager sur 30% de HLM 14 Septembre 2013
(5) Le Parisien Libéral Privatiser pour en finir avec le scandale des HLM un post du 23 mars 2012
(6) Contrepoints Corruption : mise en examen de Philippe Kaltenbach, sénateur-maire PS de Clamart 6 Août 2013
(7) Municipales 2014 à Paris Dossier qui fâche : le milliard d'euros des #Parisiens 31 Août 2013

dimanche 4 août 2013

Révolte fiscale : les Bretons refusent les taxes de l'État français !

L'heure de la révolte fiscale a sonné du coté de la Bretagne !
Hier, des manifestants ont abattu un portique écotaxe situé à Guiclan (sur la N12, entre Morlaix, Landivisiau et Carantec)


Si cela n'est pas, avec la révolte des tondus, méprisée par Marisol Touraine, le début d'une jacquerie de grande ampleur !




Que va faire Valls ? Envoyer des CRS quadriller la Bretagne ? Grace aux 35 heures, depuis le mois de mai dernier, il n'y pas assez de policiers et gendarmes, selon Economie Matin. De toutes façons, entre les troubles à Marseille, les Roms à expulser à Lille, à Paris ou dans l'Essonne, la surveillance des stations balnéaires à risque (lire Le Figaro : La délinquance gagne les plages) ou le réveil des anti Notre Dame des Landes, ce ne sont pas les théâtres d'opération qui manquent ! 

Les français n'en peuvent plus de tous ces impôts que l'UMP et le PS s'ingénient à inventer. Cela fait quelques mois que le gouvernement sait que la zone rouge est atteinte, et que le rendement fiscal diminue alors que les taux et assiettes augmentent, vérifiant ainsi la courbe de Laffer. 
Maintenant, avec la révolte de Guiclan, le message est clair : non, c'est non !

Ceci étant dit, rendons quand même à César ce qui appartient à César. Ce ne sont pas Moscovici, Cahuzac et Ayrault qui ont décidé le principe de l'écotaxe poids lourds. C'est une décision du précédent gouvernement.  Et si on en croit l'Agence Bretagne Presse, le trouble suscité par l'écotaxe en Bretagne va bien au delà des 0.02 € à 0.25€/km de taxe demandés aux poids lourds : c'est bien le respect du traité signé entre Anne de Bretagne et François 1er qui est en jeu, et il faut croire que décidément, conformément à ce que soulignait un article du Figaro du 9 mai 2009, Sarkozy n'avait effectivement rien compris à la Bretagne et à son anti jacobinisme. 

Reste toutefois le principe de l'écotaxe. Elle vise, dans son principe, à faire internaliser par les usagers de la route (dont les routiers) les coûts environnementaux réels ou supposés générés par le trafic routier, afin de rendre le train et le ferroutage plus compétitif. Le problème est que l'Etat, actionnaire à 100% de la SNCF, bloque les initiatives privées et régionales de fret ferroviaire (lire Novatrans-Combiwest : l’Araf tranche en faveur de RFF), en admettant même que le ferroutage puisse atteindre le degré de flexibilité du fret routier un jour, ce qui est evidemment impossible. 
L'autre problème réside dans le fait que le trafic routier est déjà ultra taxé. Automobilistes, aviez-vous remarqué que vous êtes sujets à une double taxation sur chaque litre d'essence ? La TVA s'ajoute à la TIPP payée, dans un joyeux micmac d'autant moins clair que l'Etat ne veut pas que les distributeurs affichent clairement sur les tickets de caisse la distinction entre les deux taxes. 

Quelque part, l'ecotaxe correspond quand même à une vision, celle d'accélérer la transition énergétique, afin de faire évoluer l'économie française, trop dépendante au pétrole, vers une économie plus verte, décarbonnée, circulaire (qui favorise le recyclage), conformément au schéma de Jeremy Rifkin. 

Mais quand bien même on serait séduit par le concept (et c'est loin d'être gagné), rien n'est dit par son auteur quand aux moyens politiques à mettre en oeuvre pour parvenir à cette situation. Or, on réalise bien que pour le PS, EELV, les deux Fronts (de gauche ou national) et une partie de l'UMP, il y a une avant garde éclairée, qui doit guider le peuple,de gré ou de force, à coup de barrières ecotaxes installées sans débats ni concertation. Ne serait-il pas plus simple de laisser les gens débattre ? Qui, par exemple, dans le monde politique français, rappelle que notre mode de vie implique toujours plus de guerres au Mali ou ailleurs et de baisers sur les pieds des Saoudiens ? Les gens sont capables de comprendre que le tout-pétrole est incompatible avec une diplomatie des Droits de l'Homme. Ils n'ont pas besoin d'écotaxe pour cela. Ils ont juste besoin d'alternatives simples, efficaces et disponibles. Les Velibs, les véhicules électriques, et le train, n'en sont pas.

Si Jean-Marc Ayrault, Philippe Martin, Nathalie Kosciusko-Morizet ou Cécile Duflot sont tellement interessés par l'écologie, qu'ils démissionnent de la fonction publique, abandonnent la politique et créent des entreprises focalisées sur la recherche d'alternatives au pétrole. Sinon, qu'ils laissent les gens rouler, de préférence en baissant les taxes, histoire de les laisser profiter d'une liberté constitutionnelle, celle de circuler librement. Le marché, en ajustant les prix du pétrole à la demande, se chargera de faire le tri, tout seul comme un grand, sans Etat nounou pour lui tenir la main. 

samedi 20 juillet 2013

Le Président de la République devrait-il démissionner ?

Le Président de la République devrait-il démissionner ?

Article également publié par Contrepoints, le webzine Libertarien 

Certes, cette question ne figurera jamais dans les QCM que les sondeurs posent au peuple français pour tester la popularité, même en employant le conditionnel comme c'est le cas ici, et non pas l'impératif, afin de ne pas tomber dans le crime de lèse majesté. 

Mais reprenons la séquence présidentielle depuis le 14 Juillet. 

En début de semaine, Europe 1 nous disait "François Hollande a mal vécu son 14 juillet", parce que Hollande avait été sifflé sur les Champs Elysées, puis boudé par les téléspectateurs. 

Avant hier, Hollande recevait 100 journalistes pour échanger des informations, à l'occasion d'un dîner, et Françoise Fressoz, du Monde, titre "Hollande dans la tragédie du quinquennat" car le président de la
République réaliserait le fait que 5 ans, pou changer la France, c'est un peu court.

Europe 1 est même plus précis en écrivant que Hollande veut en prendre pour dix ans.

Mais quel est le problème avec le Président Hollande ? Il y en a plusieurs : sa campagne, son équipe, sa foi en l'Etat, son parti politique et les mécontents.


Sa campagne
Les lecteurs fidèles de ce blog savent qu'ils ne trouveront pas ici d'apologie du Sarkozysme, ce socialisme de droite. Néanmoins, et quoi qu'on pense de la crise des subprimes (chez les libéraux, on rappelle sans relache qu'il s'agit d'une crise de la régulation étatique et non pas une crise un capitalisme, au départ (1)) on se souvient du fait que Hollande a nié à Sarkozy l'idée que cette crise, exogène, ait pu gêné la mise en oeuvre de son programme (cf le débat télévisé du 6 mai). On se souvient d'un candidat Hollande qui a passé la campagne présidentielle a nier ou à minimiser la crise, avant de se réveiller brutalement le 31 Août 2012. Pire, maintenant que la prise de conscience a eu lieu, on sait que le président Hollande est persuadé que la France "prendra le train de la croissance mondiale" quoi qu'il se passe en France, au niveau de la politique économique catastrophique qu'il mène. Question : est ce que Hollande a menti pour être élu, comme dirait Marc de Scitivaux (2) ? 

Son équipe
Le Président Hollande est l'ancien premier secrétaire du PS, et son gouvernement reflète son CV. Quelle cohérence y a-t-il à avoir au sein de la même équipe une personne qui pense que les problèmes de PSA Peugeot Citroen sont une chance pour la transition écologique et une autre personne pour qui le sauvetage de PSA, avec le concours des pouvoirs publics, est essentiel, si possible en faisant rendre gorge à l'odieuse famille capitaliste qui possède l'entreprise (3) ? 
De plus, pourquoi avoir embauché Jérome Cahuzac en temps que chargé de la lutte contre la fraude fiscale, lui qui, avant même l'affaire Cahuzac de comptes en Suisse, avait été reconnu coupable d'embauche de femme de ménage non déclarée, sans papiers ? Est-ce que ce talentueux chirurgien engagé à gauche n'avait vraiment pas les moyens intellectuels et financiers pour embaucher de manière officielle une personne autorisée à résider sur le territoire français ? 

Sa foi en l'Etat 
La foi en l'Etat de Hollande ne diverge guère de celle que les socialistes de droite de l'UMP manifestent, mais au PS, cela tourne à la blague récurrente. A chaque interview du Président Hollande ou du gouvernement, vous êtes sûr de lire "crédit impôt compétitivité", "banque publique d'investissement", "contrats de génération", "60.000 profs", bref la fameuse boite à outil. 
Manifestement, Hollande et son équipe n'ont toujours pas compris que les individus et les entreprises n'ont pas besoin d'Etat nounou pour leur tenir la main, ils ont juste besoin d'un état régalien qui fait bien son travail de production des services publiques régaliens (police, justice, armée et diplomatie) et qui promeut la stabilité juridique et fiscale. 
En 2013, les français ont compris deux choses

  • l'Etat, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde (4) 
  • la courbe de Laffer existe : trop d’impôts tue l’impôt.
Ou, en résumé :

L'État n'est pas la solution, c'est le problème. (Ronald Reagan)

Son parti politique, le PS
Faut-il rappeler que Sylvie Andrieux a été autorisée à se présenter aux législatives alors que de forts soupçons pesaient sur elle ? Faut-il évoquer la Fédération PS du Pas de Calais ? Faut-il parler de Dalongeville ?

La diversité des mécontents
Comment le Président Hollande (et le gouvernement Ayrault) va tenir encore 4 ans face aux opposants suivants :

  • les manifestants de Notre Dame des Landes (5) : Ayrault veut son nouvel aéroport, eux non. le clash est inévitable. Montebourg a bien résumé la situation (6)
  • la Manif Pour Tous : est ce que poursuivre les G.A.V des veilleurs pacifiques ou des gens qui ont pour seul délit d'avoir un t-shirt MPT va aider à calmer les esprits ? 
  • une partie de la communauté gay (et ses soutiens), pour qui le mariage pour tous n'est qu'un préalable, et qui attend la PMA et la GPA avec impatience (en toute logique !)
  • les contribuables, à commencer par Xavier Kemlin. En effet, François Hollande n'a pas fait de déclaration conjointe de patrimoine avec celle que tout le monde s'accorde à nommer sa conjointe/concubine/partenaire. C'est pourtant obligatoire dans le cadre de l'ISF. 
  • l'armée, qui sera l'une des principales victimes du budget 2014
  • les chômeurs, qui n'ont rien à attendre d'une politique socialiste (7) 
  • les militants des Droits de l'Homme, qui ont en travers de  la gorge les contrôles au faciès, la traque des sans papiers par les policiers, le maintien de la ZAPI 3 de Roissy ou la poursuite des expulsions de Roms
  • les minorités ethniques, à commencer par les arabes et les musulmans. Ils ont déjà compris que Hollande & Valls, c'est le même combat que Sarkozy & Hortefeux
  • le Parti Socialiste et Claude Bartolone, qui ont tout fait pour déminer le projet de transparence des patrimoines (8)
  • les viticulteurs occitants, pour qui ca boome !
  • les automobilistes, qui rouleront bientôt à 120 sur autoroute et à 30 en ville
  • les parents, attachés à une certaine qualité de l'enseignement et à la motivation des professeurs (9)
  • les entrepreneurs, qui ne peuvent que craindre la persistance de l'instabilité juridique et fiscale. 

Est-ce que exhiber, de temps en temps, un néonazi, dans une séquence digne de Minority Report, suffira à occuper le terrain médiatique ? Non.

Que devrait-il faire ? 

François Hollande n'est pas Margaret Thatcher. Pourtant, bien qu'il n'ait pas le caractère de feu la Dame de Fer, Hollande n'a pas pour autant généré la France apaisée qu'il appelait de ses voeux. Le Hollandisme est bien du Sarkozysme par d'autres moyens. Il n'y a qu'à voir le climat partout en France pour s'en rendre compte.


Mais si le Président Hollande trouve la tache trop difficile et les français trop peu reconnaissants, il lui reste toujours les armes de la dissolution de l'Assemblée Nationale et de la démission. 
Il ne ferait que reprendre les sages exemples de la Reine Beatrix des Pays Bas (10), ou du Roi Albert II de Belgique, sans oublier le Pape Benoit XVI.

Evidemment, cela supposerait que Hollande accepte, sagement, de renoncer aux attributs du pouvoir présidentiel. Mais la relève existe, qu'elle soit républicaine (Jean-Louis Borloo, Hervé Morin, Bruno le MaireNathalie Kosciusko-Morizet),   monarchique (Louis XX (11), Jean de France), technocratique (Pascal Lamy) ou encoren helas, autoritaire et antilibérale (l'extrémiste de gauche Jean-Luc Mélenchon et son alter ego  Marine le Pen), sans parler de tous les talents non mentionnés dans cette courte liste.



(1) Libertarien : Qui sont les vrais responsables de la crise ?
(2) La Lime : La politique et le mensonge
(3) Ecologie Libérale : Les écolos ne sont pas socialistes mais centristes voire libéraux
(4) l'Etat, de Frédéric Bastiat
(5) Ecologie Libérale : Notre Dame des Landes
(6) "Tu fais chier la terre entière avec ton aéroport de Notre-Dame-des-Landes, tu gères la France comme le conseil municipal de Nantes" source le JDD, cité par PaSiDupe "Pulvar: Montebourg est une nuisance au gouvernement"
(7) Le Parisien Libéral : Le tour de vis fiscal fait chuter l'emploi à domicile
(8) Municipales 2014 à Paris : Visitez la maison de Claude Bartolone
(9) PaSiDupe : Education: les socialistes recrutent des professeurs au rabais pour faire nombre
(10) Noblesse et Royautés : Les futures activités de Béatrix des Pays-Bas
(11) Economie Matin : Louis XX prêt à se lancer en politique en France en 2013 ?