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samedi 11 avril 2015

@Anne_Hidalgo : #1anParis

Ce samedi, Anne Hidalgo organisait une réunion d'information appelée "compte rendu de mandat" devant les parisiens, à l'occasion de l’achèvement de sa première année en tant que maire de Paris.



Sans surprise, le Parti Socialiste parisien se félicite de cette première année. Il parle même d'un an de promesses tenues (1) !



C'est drôle, ils ont même organisé des tractages ce week end. On pensait que le PS n'avait plus d'argent. 
On a du se tromper.

Là où on ne se trompe pas, c'est que même sur les thèmes sur lesquelles Anne Hidalgo a choisi de communiquer, il y a beaucoup à dire. 

Mythe : Priorité au logement : 10000 nouveaux logements par an
Fait : Pour développer du logement social, la mairie de Paris ne fait pas construire des nouveaux appartements, elle préempte ou rachète des logements existants, et en fait artificiellement des HLM. Outre le maintien de cette notion surréaliste qu'est l'existence de logements hors marché, cette politique a deux conséquences néfastes : d'une part, elle alimente le clientélisme, d'autre part, elle pèse sur le budget de la ville de Paris. La vérité, c'est que la politique logement de la ville de Paris va dans le mur (2). 
Mythe : Lutte contre la pollution : sortir du diesel d’ici 2020
Fait : Anne Hidalgo n'est pas arrivée au pouvoir en 2014. Cela fait depuis 2001 qu'elle participe à la gestion de Paris et de l'Ile de France. Entre 2001 et 2014, Hidalgo a validé la politique d'achats de bus diesel de la RATP, par ses votes et par les subventions de Paris au STIF (3). Ces bus, récents pour certains, ne seront pas mis à la poubelle en 2020. La sortie du diesel ne concerne que les manants de banlieue qui ont le mauvais gout de venir travailler en voiture à Paris. 

Mythe : Développer l’attractivité de Paris
Fait : la fuite des sièges sociaux du centre de Paris va devenir un problème croissant (4), dont la réponse n'est pas que municipale. 

Mythe : Notre grande cause : prendre en charge les plus démunis
Fait : Anne Hidalgo n'a aucun outil positif et viable pour prendre en charge les démunis qui, au passage, n'ont jamais été aussi nombreux à Paris. Ce combat, c'est celui des associations et ONG comme la Croix Rouge, la Mie de Pain ou Fleur de Bitume à qui il faut donner de la liberté d'action et des moyens récoltés par la générosité des donateurs (5). 

Mythe : Budget participatif : c’est vous qui décidez
Fait : le coté participatif du budget participatif d'Anne Hidalgo était doublement limité : d'une part, il ne portait que sur 5% du budget d'investissement (qui lui même représente moins de 20% du budget total), d'autre part, toutes les propositions des parisiens n'étaient pas recevable. Par exemple, il n'était pas possible de proposer de ne pas dépenser, et de rendre un peu d'argent aux contribuables et citoyens Parisien (6).

On pourrait aussi évoquer l'abandon du milliard d'euros des parisiens (7), ou encore le plan social envisagé par Madame le Maire alors que la candidate Hidalgo le refusait (8). 

Evidemment, pas la peine de demander ce que l'opposition pense ou dit, c'est pas facile d'être à la fois conseillère municipale de Paris et députée de Longjumeau ou députée Européenne. Sinon, on aurait entendu des propositions de légalisation des crèches clandestine, de circulation des métros H24, de suppression des feux rouges pour fluidifier le trafic, d’arrêt de la répression de la prostitution, de franche baisse des effectifs de fonctionnaires de Paris ou de fusion des communes limitrophes, pour ne prendre quelques exemples.




(1) Parti Socialiste Paris Avec Anne Hidalgo pour Paris : un an de promesses tenues 3 avril 2015
(2) Delanopolis Le record du HLM le plus cher de nouveau pulvérisé à Paris ! 4 juillet 2013
(3) Libération Diesel : la mémoire d’Anne Hidalgo a des ratés 17 mars 2014
(4) Contrepoints Les grandes entreprises fuient Paris : Hidalgo sous pression ! 15 mars 2015
(5) Le Parisien En achetant son DVD, aidez les sans-abri parisiens 31 mars 2015
(6) Contribuables Budget participatif de Paris : une parodie de démocratie 3 février 2015
(7) Municipales 2014 à Paris Relations avec l'Etat : Anne #Hidalgo (#PS) réclamerait-elle le milliard d'euros des parisiens ? 8 février 2014
(8) Le Parisien Libéral Effectifs de l'administration parisienne : Anne Hidalgo "change d'avis" ... ? 14 octobre 2014

vendredi 13 mars 2015

Alors comme ça, le PS Parisien a laissé tomber l'idée de salle de shoot ?

Vous vous rappelez de l'affaire de la salle de shoot que l'actuelle majorité à la mairie de Paris devait installer au 39 boulevard de la Chapelle dans le Xeme arr ? 
Ça avait fait grand bruit, à l'occasion de l'élection municipale de 2014. Il faut dire qu'Anne Hidalgo avait clairement déclaré son soutien au projet (1), tout comme Rémi Féraud, le maire (socialiste) du Xeme arr (2) qui avait dit qu'il était bête de s'y opposer.

Apparemment, si on en croit le blog Action Barbès, qui a lu le Quotidien du Médecin, le projet est abandonné (3) !



On croit rêver ! 

La salle de shoot, alias salle de consommation à moindre risque, devait se situer en plein cœur du triangle Barbès-Gare du Nord-Stalingrad. 

L'idée à la base, n'était pas stupide : partant du principe que les drogués existent, faut-il qu'en plus de leur consommation , qui par définition les met en danger, les toxicomanes se mettent également en risque pour défaut de conditions sanitaires suffisantes, comme c'est le cas lorsque certains utilisent des seringues usagées, par exemple ? 
Et faut-il mettre en danger les riverains, notamment les enfants, avec les déchets sur lesquels les gens peuvent tomber ? 

Une salle de consommation à moindre risque, ce n'est pas un lieu de légalisation de la drogue. C'est juste un lieu où les toxicomanes s'injectant par voies intraveineuses peuvent venir pratiquer leur injection dans des conditions sanitaires et d'hygiène  satisfaisantes ainsi qu'en présence d'un personnel formé.

Autrement dit, une salle de shoot est un lieu qui permet à la collectivité (qui paie quand les toxicomanes vont à l’hôpital pour des pathologies liées à une infection, et non pas à la prise de drogue en elle-même) d’être gagnante (5). 

Mais cela reste aussi un lieu de consommation de drogue, et c'est là où l'expérience était doublement mal partie, comme n'ont cessé de le répéter les riverains, à une majorité socialiste sourde à leurs arguments. 
D'une part, salle de shoot ou pas, la détention et la consommation de drogues sont interdites en France (ça n'a pas été toujours le cas, mais c'est un autre débat (6)). Dans ce contexte, comment peut-on autoriser une sorte de zone franche ? Fallait-il que la police, qui est là pour appliquer la loi, attende sagement à la sortie de la salle de shoot ?
D'autre part, une salle de shoot attire, par définition, des toxicomanes, c'est à dire une population dont, c'est ainsi, personne ne veut comme voisins, ne serait-ce que pour des raisons de sécurité : en effet, le coût des drogues pousse les toxicomanes à devenir des délinquants. Et, évidemment, les drogues dures favorisent les comportements asociaux (tout comme la consommation excessive d'alcool, d'ailleurs).

Tous ces arguments, le Parti Socialiste parisien les connaissaient, mais les a toujours balayé du revers de la main, traitant les opposants à la salle de shoot du Xeme de ringards, de conservateurs, d'idiots. Ces qualificatifs s'appliquent-ils aujourd'hui au maire du Xeme, Rémi Féraud, et à Anne Hidalgo ? 

En plus, en laissant tomber le projet de salle de shoot qui, répétons le, avait quand même l'avantage d'offrir un lieu plus sûr que la rue, un squatt ou une cage d'escalier à des gens malgré tout en détresse personnelle, le PS va plomber le débat de la dépénalisation de la distribution et de la consommation des drogues douces type cannabis. En effet, les salles de shoot n'adressent pas la question du cannabis, qui, lui, pourrait très bien faire l'objet d'un commerce en bar tabac ? C'est néanmoins désormais peu vraisemblable que ce dossier soit réouvert, par amalgame et ne serait-ce que parce qu'il nécessite un débat national. Peu importe si les expériences chez nos voisins portugais (7) ou plus loin (Colorado) (8) ont montré des résultats positifs. Les partisans de la thèse de la continuité drogues douces/drogues dures auront de toutes façons beau jeu de souligner le fait que même les "progressistes (9)" autoproclamés sont d'accord avec eux.

Il y a deux façons de voir la décision du Parti Socialiste de laisser tomber le projet de salle de shoot : d'un coté, les socialistes ont fini par écouter les riverains. C'est le minimum qu l'on puisse demander à une majorité municipale. Mais de l'autre coté, on voit bien à quel point le PS n'a pas hésité, cyniquement, à mentir, que ce soit sur les économies à réaliser à Paris (10), ou sur des dossiers sociétaux du genre salle de shoot. 
Cela va bientôt faire un an qu'Anne Hidalgo dirige le conseil municipal parisien. Élue avec un programme quasiment identique à celui de sa soi-disante opposante Nathalie Kosciusko-Morizet (11), Hidalgo montre que finalement, elle sait être aussi plus conservatrice que les gens de droite qui critiquaient NKM pour sa timidité. La fin justifie les moyens ? 




(3) Action Barbès Salle de conso : au 39 au pas ? 11 mars 2015

jeudi 5 mars 2015

Roland Garros : Valls attaque sur le front Ouest !

Que vous soyez habitant de Boulogne ou du quartier d'Auteuil, ou spectateur du tournoi de Roland Garros, vous connaissez le problème : le très joli stade rétro de Roland Garros, souffre de plusieurs défauts,  dont sa surface relativement réduite et sa faible capacité d'extension. 
Que voulez-vous ! En 1927, alors que le XVIeme arrondissement sentait encore la peinture fraîche, les concepteurs ont oublié (excusez-les !) de penser qu'on créerait une liaison autoroutière de desserte de la banlieue ouest et de la Normandie, que Paris franchirait les portes du périf, et que le Qatar serait un jour en mesure de concurrencer Londres et New York sur le plan de l'organisation de tournois sportifs majeurs !
Serres d'Auteuil, victimes collatérales ?

Les spectateurs qui se rendent à Roland Garros, au moins durant la première semaine de la quinzaine du tournoi, le savent : le lieu, charmant au demeurant, est ingarable, desservi par une ligne 10 qui n'a pas été prévue pour cela et relativement exigu. D'ailleurs, les chiffres le montrent : alors que Wimbledon s'étend sur 17 hectares, le tournoi parisien bénéficie de quasiment moitié moins de surface (1). 

Cela fait des années que la Mairie de Paris sait qu'elle a un double problème à gérer : l'extension du stade, et la renégociation des redevances versées par la Fédération Française de Tennis à la ville de Paris. Cette mairie, Anne Hidalgo l'a co-géré avec Bertrand Delanoé (vous savez, celui qui n'est plus maire mais continue pourtant à bénéficier d'un bureau et d'un secrétariat (2)) depuis 2001. Madame le Maire de Paris ne peut donc pas nous faire le coup de l'héritage.. 
Seulement, pour les redevances, c'est raté. La FFT a plié la négociation; Roland Garros continuera à être son jackpot, tant mieux pour elle. 
En revanche, pour l'extension, rien n'est joué. Certes, il n'y a pas de ZAD porte d'Auteuil, et l'ouest Parisien ne s'est pas (encore ?) transformé en Notre Dame des Landes ou en Sivens. Mais, clairement, l'administration parisienne a sous-estimé le rejet que suscite son projet : étendre Roland Garros (utilisé à 100% moins de 3 semaines par an, donc) sur un espace vert très fréquenté, le jardin des Serres d'Auteuil. Ce rejet n'est même pas une question gauche-droite. A la base, le maire du XVIe, Claude Goasguen, était d'accord avec Delanoé (3), même s'il a révisé son jugement depuis. Quand aux "alliés" d'Anne Hidalgo à la mairie de Paris, les verts d'EELV, ils sont contre la destruction des Serres d'Auteuil. 

C'est là où intervient Marie-Ségolène Royal, dite Ségolène Royal. Cette riveraine (4) a eu une idée, curieuse si on part du principe que pour l'ex compagne de Hollande, la solidarité gouvernementale, c'est important (5), mais maligne si on admet le fait que cette thuriféraire de la démocratie participative", également ministre de la pacification des relations PS-EELV de l'environnement, a d'autres chats à fouetter (Ecomouv ? LGV Poitiers Limoges ? Fessenheim ?). Ségolène Royal a donc ressorti des cartons les plans alternatifs au massacre des Serres d'Auteuil. Même le Delanopolis n'en est pas revenu (6) !

Fallait-il en rester là ? Bien sûr que non ! Ce matin, le premier ministre Manuel Valls, qui a réussi à diminuer les impôts et taxes, régler le problème du chômage de masse en France, trouver des solutions pour lutter contre l'insécurité, réussir à proposer un budget en équilibre, recentrer l'Etat sur ses seules missions régaliennes ainsi que, bien sûr, repeupler le marché d'Evry de white, de blancos, s'est dit qu'il pouvait maintenant s'attaquer à ce dossier prioritaire pour le gouvernement de la sixième puissance mondiale : l'extension du stade de Roland Garros. Après tout, ce n'est pas comme si la ministre Royal ne s'était pas penché dessus, ou comme si il existait une mairie et des citoyens à Paris !

Et que nous dit Valls ? Qu'on a assez tergiversé, et que peut importe les propositions, il faut étendre Roland Garros selon les plans de la FFT, c'est à dire au détriment des Serres d'Auteuil. De toutes façons, la conclusion du débat sur la loi Macron a donné le ton : le gouvernement ne négocie pus avec les terroristes les français ! Et tout ça pour quoi ? Parce que Valls se place dans la perspective d'une France qui organiserait les JO en 2024. Il faut donc montrer au CIO la capacité du pays à avancer. Organiser le Jeux Olympiques ... on rêve ...! Est-ce que Valls n'a pas compris ce qui s'est passé à Athènes en 2004 ? Et pense t-il que la France, qui n'a plus de pain, a besoin de jeux (8) ? 

L'alternative
Donc en résumé, Valls s'oppose aux riverains, à une de ses ministres, à l'Unesco mais aussi au bon sens qui voudrait, faute de couverture de la A13, que l'on déménage Roland Garros à Versailles. Et tout ça pour quoi ? Quand-est ce que les français cesseront d'être les victimes collatérales des guerres interne à la gauche socialiste ?






(3) L'Hérétique Goasguen fait cause commune avec Delanoë 8 décembre 2011
(8) Koz Toujours Expo2025 vs JO2024, y’a pas débat ! 5 mars 2015

lundi 17 novembre 2014

La conception de la démocratie selon Anne Hidalgo, maire socialiste de Paris

Si vous êtes parisien (et même si vous ne l'êtes pas :-) ), alors vous savez que le conseil municipal de la capitale délibérait, ce lundi 17 novembre 2014, sur un point "purement technique", à savoir la délibération 2014 DU 1117 proposant le déclassement de l’assiette de la Tour Triangle et la signature d’une promesse de bail et d’un bail à construction relatif à la réalisation de la Tour Triangle, dans le 15eme arrondissement (1).

En général, en démocratie (et la France en est encore une), quand on vote, l'organisateur du scrutin accepte par avance le résultat. 

Pas à la mairie de Paris !

Les élus se sont prononcés, contre le projet de la tour Triangle, défendu par l’exécutif, par 83 voix contre 78. Mais Anne Hidalgo, maire (PS) de Paris a considéré le vote comme « nul » !
Hidalgo a décidé de contester le résultat du vote, sur le prétexte que certains conseillers ont montré leur bulletin sur Twitter et devant les caméras, alors qu'il s'agissait d'un vote secret, une fois que le résultat était connu, et non pas quand les incidents avaient eu lieu. Du coup, Anne Hidalgo conteste le vote.

C'est ça, la démocratie selon Hidalgo ? Soit vous êtes avec moi, soit vous êtes hors la loi ? 



On croit rêver ! Le même parti socialiste qui nous dit qu'il est sain que la France s'engage dans des guerres "contre le terrorisme" et "pour la démocratie" (3) aux quatre coins du monde, est le même parti qui, à Paris, dénie la légitimité démocratique des élus ? Est-ce qu'il faut que l'ONU donne un mandat à l'armée malienne pour qu'elle vienne expliquer la démocratie à Anne Hidalgo et libérer Paris ? 

En réalité, Anne Hidalgo devrait au contraire remercier ses opposants !

D'une part, le rejet du projet par une coalition conservatrice (UMP), centriste (UDI) et écolo (EELV) est une bonne nouvelle pour la démocratie : pour une fois, les élus font ce à quoi ils se sont engagés durant une campagne. L'UMP, l'UDI et EELV n'ont jamais caché être contre le projet de la Tour Triangle (4). Un vote en conscience, individuel, sera toujours mieux qu'un vote de coalition, répondant à une oukaze tombée d'en haut. 

D'autre part, Anne Hidalgo pourra s'appuyer sur le vote de son opposition pour expliquer à Bertrand Delanoé (vous savez, l'ancien maire qui a toujours un bureau et un secrétariat à l'Hotel de Ville (5), celui qui a avancé ce projet) et à Unibail Rodamco que tout ça, c'est pas sa faute, c'est juste la faute à la démocratie. En effet, ce projet de tour sur un bout de terrain dans le sud du XVeme semble furieusement ressembler à du capitalisme de connivence. En effet, si on en croit l'analyse du Delanopolis (5), le deal de la Tour Triangle a pour contexte le don à Unibail Rodamco de la pleine propriété du centre commercial des Halles et le renouvellement de sa concession du parc des expositions de la porte de Versailles. Certes, il n'y a pas un sou d'argent public dans le projet Tour Triangle. Mais l'alliance entre cette respectable société du CAC 40 et la Mairie de Paris a t-elle clairement été expliquée à l'électeur socialiste ? 

Enfin, le rejet de la Tour Triangle permettra à Anne Hidalgo de penser, enfin, à une stratégie pour Paris, et à une politique de coopération avec les communes de banlieue. On nous dit : Paris manque de surfaces de bureaux (ce qui est drôle, c'est quand c'est Ian Brossat, le communiste qui veut 30% de HLM dans Paris qui le dit !), mais la majorité municipale parisienne a t-elle remarqué qu'à quelques stations du périf, on construit ou on cherche à écouler des mètres carrés vides ? Hidalgo (qui cumule pourtant au Conseil Régional Ile de France) et Brossat sont-ils si coupés du monde pour qu'ils n'aient jamais entendu parlé de la Défense (7), de la Plaine Saint Denis, de Roissypole ou du futur aménagement du plateau de Saclay ? Ah oui, mais la taxe professionnelle  contribution économique territoriale, elle, est touchée par ville et non pas par région. Ah, oui, aussi, c'est la ville de Paris qui a un énorme souci de budget (il manque 400 millions ? (8)), de dettes impayées par l'Etat (le milliard d'euros des parisiens offert par Hidalgo et Delanoé à l'Etat socialiste ? (9)) et de départ des entreprises ? C'est exact ! 

Du coup, à Anne Hidalgo d'expliquer qu'en fait, son projet politique de soviétisation de l'immobilier parisien (10) ainsi que l'héritage de la double mandature Delanoé (11), ont elle faisait parti, vont rendre les conditions d’exécution du budget parisien très difficiles ces prochaines années ou, autrement dit, qu'après avoir fait n'importe quoi pendant 12 ans, Anne Hidalgo a menti (au moins par omission, au pire par incompétence) pour être élue, sachant que son programme était dangereux et néfaste. 

Pourquoi Anne Hidalgo n'explique t-elle pas tout cela, au lieu de convoquer l'Etat, via le préfet, et la justice dans les affaires parisiennes ?





(2) L'Opinion Hidalgo - NKM : 0 - 1 17 novembre 17 novembre 2014
(9) Municipales 2014 à Paris Dossier qui fache : le milliard d'euros des Parisiens 2 mars 2013
(12) Libération Tour Triangle : un vote hostile pas vraiment carré 17 novembre 2014

mardi 14 octobre 2014

Effectifs de l'administration parisienne : Anne Hidalgo "change d'avis" ... ?

En mars dernier, il y a seulement 7 mois, Anne Hidalgo affirmait que, "contrairement à son adversaire" (puisqu'elle avait réussi à personnaliser et à bipolariser la municipale (1), avec l'aide des médias mainstream), elle n'aurait pas besoin de mettre en oeuvre un plan social au sein de la mairie de Paris (2).

Egalement publié sur Contrepoints


Aujourd'hui, 14 octobre 2014, Hidalgo annonce dans le Monde (3) que "Des directions seront supprimées au sein de l’administration locale et des départs à la retraite ne seront pas remplacés". 


La situation a t-elle changé au point qu'il faille revoir tous ses plans ? 

Non, la vérité c'est que Anne Hidalgo, d'une part, n'a pas tenu compte des warnings de ses amis d'extrême gauche (Danielle Simonnet) (4) aussi bien que des signaux d'alarmes tirés par les libéraux  (5) (Aurélien Véron), les conservateurs (Nicolas Miguet) ou certains médias (6), et, d'autre part, a hésité à exposer clairement à ses électeurs l'importance du cadeau fait par elle-même et Bertrand Delanoé au gouvernement Hollande Ayrault : 1 milliard d'euros de dette de l'Etat à la ville de Paris lié aux dotations aux collectivités locales. 
Ce milliard, Hidalgo et Delanoé le réclamaient (à juste titre) quand Sarkozy et Fillon étaient au pouvoir, et ils l'ont abandonné, par "amitié" (?). 


Anne Hidalgo : "L'Etat doit plus d'un milliard... par AnneHidalgo


De plus, on sait que la situation globale des finances parisiennes se dégrade (voir le Delanopolis (8)). la ville ne pourra même pas taxer le périf', puisque l'écotaxe a été unilatéralement abandonnée par Ségolène Royal !

Toutes ces difficultés financières actuelles, celle qui avait été la première adjointe depuis 2001 ne pouvait pas l'ignorer. Elle avait d'autant plus le loisir de s'informer qu'elle ne suivait pas avec assiduité les conseils municipaux dans le XVeme, arrondissement où elle était élue d'opposition (9). Elle pouvait donc se concentrer sur les affaires de la mairie centrale. L'a t-elle fait ? A t-elle étudié les chiffres ? 

Autrement dit, pour Anne Hidalgo, la fin (être élue maire de Paris) a justifié les moyens.
Pas mal de gens se félicitaient du fait qu'une femme devienne maire de la capitale. Tous ces gens peuvent maintenant constater que les femmes politiques sont des hommes politiques comme les autres, avec un rapport étonnant à la vérité et à la réalité. 


(5) Aurélien Véron Paris, finances en danger 25 décembre 2013

samedi 4 octobre 2014

Dernière idée d'@Anne_Hidalgo : s'occuper des sachets plastiques

Non mais, Allo quoi ! comme dirait vous savez qui.

La ville de Paris est à la recherche de 400 millions (1), la fin de la bulle immobilière met en danger l'édifice clientéliste mis en place par le pouvoir socialiste (2), les visiteurs qui débarquent Gare du Nord ont une image catastrophique de la ville (3), la saleté des rues demeure une honte, mais de quoi s'occupe la maire de Paris ? 


Oui, vous avez bien lu : L’Exécutif parisien propose d'interdire les sacs plastiques à usage unique (source : Ville de Paris).

Bon, quand on passe au delà du titre, en fait on comprend que la ville de Paris n'a aucun moyen d'interdire, elle peut "juste" se contenter d'engager une concertation avec les commerçants parisiens pour arrêter la distribution de ce type de sacs. C'est déjà plus raisonnable, et cela ne correspond pas vraiment à l'affirmation très péremptoire d'Anne Hidalgo. Une concertation à 61 000 (si on en croit les chiffres de la CCIP), donc. 

Ça, c'est bien une méthode socialiste. Les super effets d'annonce qui s'adressent, non pas aux citoyens et contribuables, mais à différents partenaires d'une majorité qui ne partage rien. 

En effet, comment Europe Ecologie Les Verts ont-ils pu choisir, en quelques heures, de fusionner leurs listes avec celles du PS Parisien alors qu'ils ne sont d'accord sur rien ?

Un seul exemple ? le pic de pollution de la semaine dernière. Valls et Hidalgo n'étaient pas d'accord avec l'analyse de Christophe Najdovski (5). 

Par contre, puisqu'Anne Hidalgo veut s'occuper de sacs plastiques, pourquoi n'interdit-elle pas les ignobles sachets verts plastiques qui remplacent les poubelles publiques, mis en place "pour raisons de sécurité", plutôt que de s'immiscer dans la façon dont les commerçants gèrent leurs affaires ? 

Commerçants qui, au passage, n'ont pas attendu Anne Hidalgo soit pour faire payer les sacs plastiques, soit pour proposer des alternatives comme les sacs réutilisables. La stratégie de Monoprix en est un bon exemple.

Comme souvent, l'écologie passera par chacun d'entre nous, à partir de solutions décentralisées, et certainement pas par des injonctions venues d'en haut. 

Et puis pendant qu'Anne Hidalgo joue à l'écolo comme Marie-Antoinette jouait à la fermière, elle ne s'occupe pas de son boulot : 
  • gérer les 50 000 fonctionnaires (6) de la Ville de Paris (plus que l'ensemble de la fonction publique directement employée par l'Union Européenne)
  • essayer, dans la mesure du possible et dans le respect de la vie privée, de s'assurer que les animateurs recrutés dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires sont des gens équilibrés et non pas des violeurs d'enfants (7)
  • expliquer pourquoi Delanoé, qui n'est plus conseiller municipal, a toujours un bureau à la mairie de Paris (8)
  • boucler le budget, récupérer le milliard d'euros des parisiens donnés à Hollande et Ayrault alors qu'ils étaient tant réclamés à Sarkozy et Fillon (9)
  • assurer la propreté de la ville afin que les rats cessent de proliférer aux Tuileries (10)


Bref, est-ce trop demander à Anne Hidalgo de se concentrer sur ce pour quoi elle a été élue ? (Enfin, élue ... le XVeme arr, où elle s'est présentée, a clairement dit non, mais le système électoral parisien est ce qu'il est). 


(8) Observatoire des Subventions qui paye le bureau et la secrétaire de Bertrand Delanoé 9 juin 2014
(10) Le Monde Les rats ont pris leurs quartiers aux Tuileries 29 juillet 2014

lundi 31 mars 2014

#MUN75000 - L'élection #Paris2014 est-elle valide ?

O.K., la campagne de NKM n'a pas fait le poids face au rouleau compresseur socialo-communiste. Elle a souffert du positionnement de NKM (1) ainsi que de la méfiance installée entre la députée de l'Essonne et la Manif pour Tous (2). Pour les centristes comme l'Hérétique, il faut à présent se tourner vers les Européennes (3).

Mais peut-on vraiment valider l'élection municipale Paris 2014 ?


  • Dans le 75004, le résultat est tellement serré qu'il y a un risque d'erreur. Le camp de NKM a contesté le résultat (écart de 55 voix entre les deux candidats UMP et PS)


  • Dans le 75008, la liste Lellouche (UMP) aurait communiqué de manière inappropriée au vu des lois en vigueur, et Charles Beigbeider (Paris Libéré) pourrait contester le résultat. 



  • Dans le 75010, nous n'apprenons qu'aujourd'hui que, vu que la ministre Yamina Benguigui est suspectée d'avoir menti sur sa déclaration de patrimoine, la haute autorité pour la transparence de la vie publique ne devrait saisir, qu'aujourd'hui, lundi 31 mars, le procureur de Paris du cas de la ministre. (4). Tout en respectant la présomption d'innocence, ne peut on pas penser que cette information aurait empêché Rémi Féraud, le maire du Xeme, d'atteindre 66% au deuxième tour ? 


  • Dans le 75014, de nombreux électeurs ont été radiés


  • Dans le 75019, aussi, des électeurs ont été radiés (5)


Les municipales à Paris sont-elles quand même une affaire entendue ?



(1) Le Delanopolis Nathalie Fiasco-Morizet 25 mars 2014
(2) Franck Margain Élections municipales : le PCD se renforce à Paris 31 mars 2014
(3) L'Hérétique Et maintenant, l'Europe ! 30 mars 2014
(4) Le Monde La ministre Yamina Benguigui suspectée d'avoir menti sur sa déclaration de patrimoine 31 mars 2014
(5) Le Monde « Radiée des listes, je suis devenue abstentionniste malgré moi » 29 mars 2014




EDIT : 17h23 D'après BFM TV, Hidalgo demande à Benguigui de démissionner

hypocrite , pourquoi a t-elle laissé  se présenter alors que l'info était connue depuis la semaine derniere (cf le Delanopolis du 14 mars 2014) ? 

mercredi 17 juillet 2013

Paradoxe socialiste de l'immobilier

Décidément, les socialistes nous étonneront toujours. Si on en croit BFM TV, les particuliers qui achètent un logement pourraient voir les droits de mutation payés lors de l'achat progresser pour financer les départements. Le plafond devrait passer de 3,8% à 4,5%.



Pour une ville comme Paris où les jeunes, les vieux et les non fonctionnaires  ont déjà du mal à se loger, qu'est ce que cela veut dire ? Tout simplement que les prix d'achat vont augmenter, ou que les loyers vont suivre, ou encore que les logements seront plus rares. 

Hallucinant cette mesure. 

Pendant ce temps, pour des questions d'affichage, le maire de Paris, Bertrand Delanoé, "crée" à prix d'or des logements sociaux à Paris, sans toucher au parc immobilier (sans construire), en rachetant à prix d'or des logements existants (lire "Et hop ! Encore un coup de baguette magique et 1 408 logements sociaux bidons créés à Paris ! sur le Delanopolis).

Et au même moment, le projet de loi de Cécile Duflot pourrait avoir pour effet de faire progresser le loyer des logements des moins bons quartiers franciliens et parisiens (lire Duflot préfère-t-elle baisser les loyers des riches au détriment des locataires pauvres? sur Challenges). 

On commence à comprendre la politique socialiste en matière de logements : oui aux insiders et aux obligés du pouvoir, financés par le contribuable, et tant pis pour les autres. 
C'est effectivement une façon de voir les choses.